Cours sur Verrous et Bascules en Électronique
Cours sur Verrous et Bascules en Électronique
Licence 3 PHYSIQUE-CHIMIE
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Table des matières
1 Verrous et Bascules 4
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Verrous . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Verrous S-R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1.2 Analyse du fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1.3 Table de vérité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2 Verrous S-R à entrée de validation (verrou RSH) . . . . . . . . . . 5
1.2.3 Verrou D . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3 Signal d'horloge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4 Bascules déclenchées par front d'impulsion . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4.2 Bascule S-R synchrone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4.3 Bascules D (déclenchée par signal d'horloge) synchrone . . . . . . 10
1.4.4 Bascule J-K synchrone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4.5 Entrées asynchrones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.5 Applications des bascules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.5.1 Stockage parallèle des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.5.2 Division de la fréquence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.5.3 Comptage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
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2.2.6.4 Application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3 Codeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3.2 Codeur Décimal DCB . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.3.2.1 Table de vérité d'un Codeur Décimal DCB . . . . . . . . 21
2.3.2.2 Logigramme d'un Codeur Décimal DCB (voir gure 2.6) 22
2.3.3 Codeur de priorité Décimal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.4 Convertisseurs de code ou transcodeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.4.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.4.2 Convertisseur de code binaire en code Gray . . . . . . . . . . . . 22
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Chapitre 1
Verrous et Bascules
1.1 Introduction
Un circuit séquentiel est un circuit logique dont l'état des sorties dépend à la fois les
variables d'entrée et de l'état antérieur des sorties.
1.2 Verrous
Les verrous sont des éléments de stockage temporaire possédant deux états stables
et fournit une catégorie diérente des bascules. Les verrous et bascules sont tous des
éléments pouvant demeurer dans l'un ou l'autre de deux (2) états stables et utilisent un
arragement dans lequel les sorties sont réinjectées aux entrées opposées.
La diérence majeure entre verrous et bascules réside dans la méthode utilisée pour les
faire passer d'un état à un autre.
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Figure 1.2 Symbole d'une verrou.
Figure 1.3 Verrou R-S à entrée valide HAUT Figure 1.4 Verrou R−S à entrée
. valide BAS.
Entrées Sortie
R S Qn Qn+1
S Qn /R Qn+1 00 01 11 10
0 0 0 0
0 0 1 1 1
0 0 1 1
1 0 0 x x
0 1 0 1
0 1 1 1 Equation logique
1 0 0 0
1 1 0 x Qn+1 = S + RQn (1.1)
1 1 1 x
Exercice : Compléter le chronogramme de la gure 1.5. Application : Le verrou peut être
utilisé comme éléminateur de rebondissement d'un interrupteur.
C.I : Le circuit 74LS279 est un verrou S − R
5
Figure 1.5
Lorsque H est active (niveau HAUT) : le verrou RSH se comporte comme un verrou
RS.
Lorsque H est inactive (niveau BAS) : verrouilage (fonction mémoire)
Entrées Sortie
H R S Qn Qn+1
0 0 0 0 0
0 0 0 1 0
0 0 1 0 0 S Qn /HR Qn+1 00 01 11 10
0 0 1 1 0 00 1 1
0 1 0 0 0 01 1 1
0 1 0 1 0 11 x x
0 1 1 0 0 10 0 1 1 1
0 1 1 1 0 Equations logiques
1 0 0 0 0
1 0 0 1 1
1 0 1 0 1 Qn+1 = HS + HRQ + HQ (1.2)
1 0 1 1 1 Qn+1 = H(RQ + S) + HQ (1.3)
1 1 0 0 0
1 1 0 1 0
1 1 1 0 x
1 1 1 1 x
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La gure 1.7 est le logigramme d'une verrou RSH.
1.2.3 Verrou D
Un autre type de verrou à entrée est un verrou D. Il se distingue du verrou S-R puisqu'il
ne comporte q'une seule entrée D à part l'entrée de validation H. Son symbole et son
logigramme sont représentés par les gures 1.8 et 1.9 respectives.
Lorsque l'entrée de validation est active (HAUT), le niveau présent à l'entrée est
transféré en sortie Qn+1 =D.
Lorsque l'entrée de validation est inactive (BAS), la sortie est verrouillée.
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Entrée Sortie
H D Qn Qn+1
0 0 0 0
DQn / H 00 01 11 10
0 0 1 1
0 0 1 1 0
0 1 0 0
1 0 0 1 1
0 1 1 1
1 0 0 0
1 0 1 0 Qn+1 = H + HD (1.4)
1 1 0 1
1 1 1 1
1.4.1 Dénition
Une bascule est un élément logique bistable également appelée multivibrateur stable.
Une bascule déclenchée par front d'impulsion change d'état lors du front positif (front
ascendat) ou front négatif (front descendant) d'un signal d'horloge et ne répond à ses
entrées que lors de ces transitions du signal d'horloge. La gure 1.11 donne quelles types
de bascule. Nous nous intéressons aux bascules S-R, D et J-K.
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Figure 1.11 Quelles types de bascules
a ) S=1 ; R=0 : la bascule passe à l'état SET lors du front ascendant du signal d'horloge
( ou conserve son état SET si déjà à l'état SET).
b ) S= 0 ; R= 1 : la bascule passe à l'état RESET lors du front ascendant du signal
d'horloge ( ou conserve son état RESET si déjà à l'état RESET).
c ) S=0 ; R=0 : la bascule ne change pas d'état.
d ) Peu importe les niveaux sur R et S aucun changement n'est perçu à la sortie Q du
front descendant du signal d'horloge.
∗ Table de fonctionnement d'une bascule S-R à déclenchement front ascendant
∗ Logigramme simpliée d'une bascule S-R déclenchée par signal d'horloge est re-
présenté par la gure 1.16.
Remarque : La seule diférence entre la verrou S-R et le bascule du même type que celle
possede un détecteur de transition d'impulsion.
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Figure 1.16 Logigramme d'une bascule
Figure 1.17
Signal 1 : S=0 ; R=0 ; Q ne change pas
Signal 2 : S=0 ; R=1 ; Q= 0 (Etat RESET)
Signal 3 : S=1 ; R=0 ; Q= 1 (Etat SET)
Signal 4 : S=0 ; R=1 ; Q=0 (Etat RESET)
Signal 5 : S=1 ; R=0 ; Q= 1 (Etat SET)
Signal 6 : S=1 ; R=0 ; Q =1 (Etat SET)
Table 1.5 Table de vérité à une bascule à déclenchement par front positif
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Entrées Sorties
D Horloge Q Q Observations
1 ↑ 1 0 Etat SET (Stocker en 1)
0 ↑ 0 1 Etat RESET (Stocker en 0)
Exemple :
À partir des formes d'ondes de l'entrée D et de l'entrée d'horloge. Déterminer la forme
d'onde de la sortie Q si le bascule est initialement à l'état RESET (gure 1.19).
Figure 1.19
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Remarque : Une bascule J-K en mode basculement est parfois désigné de bascule T.
Table 1.6 Table de vérité d'une bascule J-K à déclenchement ar front positif.
Entrées Sorties
J K Horloge Q Q Observations
0 0 ↑ Q Q Aucun changement
0 1 ↑ 0 1 Etat RESET
1 0 ↑ 1 0 Etat SET
1 1 ↑ Q Q Basculement
Application :
Les formes d'onde de la gure 1.24 sont appliquées aux entrées J, K et Horloge. Déter-
miner la sortie Q si la bascule est à l'état RESET.
Figure 1.24
Q ne change que lors d'un front négatif du signal d'horloge.
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Remarque : Pour un fonctionnement ; les entrées PERSET et CLEAR doivent être main-
tenues au niveau HAUT (gure 1.25).
Exemple :
Figure 1.25
Pour une bascule J-K à déclenchement par front positif munie d'entrées asynchrones de la
gure 1.27. Déterminer la sortie Q en réponse aux entrées illustrées sur le chronogramme
si le niveau initial de Q est BAS.
Figure 1.26
Figure 1.27
Les bascules peuvent être utilisées pour le stockage parallèle des données, la division de
la fréquence et le comptage numérique.
13
illustré à la gure 1.28 avec quatre bascule.
Chaque ligne parallèle est connectée à l'entrée D d'une bascule.
Les entrées d'horloge sont connectées ensembles, an que chaque bascule soit déclenchée
par le signal d'horloge.
De plus les entrées asynchrones RESET (R) sont connectées sur une ligne commune pour
la mise à O initial des bascules.
Figure 1.28
Exemple :
La fréquence d'un signal d'horloge peut être divisée d'avantage.
En connectant les bascules ainsi, on obtient une division de fréquence de 2n où n
représente le nombre de bascule.
14
Figure 1.30 Bascule J-K utilisée pour divisée la fréquence par 4
Figure 1.31
1.5.3 Comptage
Une application importante des bascules est le comptage numérique. Ce concept est illus-
tré à la gure 1.32 avec les bascules J-K à déclenchement par front négatif, initialement
à l'état RESET.
Figure 1.32
Exemple :
Déterminer les formes d'onde des sorties QA , QB et QC du circuit suivant par rapport
au signal d'horloge et illustrer la séquence binaire représentée par ces forme d'onde.
Les sorties suivent les séquences 000, 001, 010, 011, 100, 101, 110, 111.
15
Figure 1.33
Figure 1.34
Figure 1.35
16
Chapitre 2
2.1 Introduction
Un circuit est combinatoire quand ses sortie ne dépendent que de ses entrées et non pas
aussi de ses entrées antérieurs. Les circuits combinatoires ne disposent d'aucun nécessaire
de mémorisation.
2.2 Décadeurs
2.2.1 Dénition
Un décodeur est un circuit combinatoire MSI qui établit le correspondance entre code
d'entrée binaire de n-bits et M ligne de sortie (M ≤ 2n ). Pour chacune des combinaire
d'entrée, une seule ligne de sortie est valide. Remarque :
Figure 2.1
MSI dénit des CI des 11 à 100 portes (MSI : Médium Scole Intégration)
SSI dénit des CI dont le mex=10 (SSI : Small Scole Intégration)
17
2.2.2 Décodeurs de 2 bits (1 parmi 4)
Il dispose de 2 entrée et 4 sorties. Une seule sortie est active (1 parmi 4)
2.2.3 Logigramme
18
2.2.5 Réalisation d'un décodeur à 3 entrées à partir de 2 déco-
deurs à 2 entrées
La mise en cascade consiste à utiliser les entrées de validation pour sélectionner un
décodeur parmi 2 à l'aide de la variable C.
2.2.5.1 Schéma
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2.2.6.2 Table de vérité Décodeur DCB-Décimal
Code DCB
Nbre décimal A B C D Sortie active
0 0 0 0 0 O0
1 0 0 0 1 O1
2 0 0 1 0 O2
3 0 0 1 1 O3
4 0 1 0 0 O4
5 0 1 0 1 O5
6 0 1 1 0 O6
7 0 1 1 1 O7
8 1 0 0 0 O8
9 1 0 0 1 O9
Chacune des fonctions du décodage est en mise oeuvre avec des portes NAND
qui fournissent des sorties d'état valide BAS.
Remarque : Les sortie d'état valide HAUT sont requises, on utilise les portes AND pour
le décodage.
SCHEMAs à réaliser
2.2.6.4 Application
Généralisation des fonction logiques
Adressage d'une mémoire : la représentation informatique d'une mémoire est celle
d'une boite aux lettres. Chaque case est identiée par un numéro. Ce dernier est délivré
par l'une des sorties d'un décodeur interne ayant par exemple n bits d'entrée. Ces n
bits d'entrée sont appelés ligne d'adressage de la mémoire. Donc dans une mémoire,
on trouve un décodeur d'adresse.
2.3 Codeurs
2.3.1 Dénition
Un codeur est un circuit combinatoire MLI eectuant la fonction inverse du décodeur.
Un codeur a un certain nombre de voies d'entrée dont une seule peut être active à la
fois.
À chaque activation d'entrée, il apparait un unique code de sortie à n bits.
20
Figure 2.4 .
A 0
= E1 + E3 + E5 + E7 + E9
A = E2 + E3 + E6 + E7
1
A2 = E1 + E5 + E6 + E7
A3 = E8 + E9
21
Figure 2.6 Logigramme d'un Codeur Décimal DCB.
2.4.1 Dénition
Un transcodeur est un circuit logique combinatoire permettant de passer de N bits écrit
dans un code C1 au même nombre de Nécrit dans un code C2 .
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Code binaire pur Code Gray
Nbre Décimal A3 A2 A1 A0 S3 S2 S1 S0 miroire
0 0 0 0 0 0 0 0 0
1 0 0 0 1 0 0 0 1
2 0 0 1 0 0 0 1 1 Premier miroire
3 0 0 1 1 0 0 1 0
4 0 1 0 0 0 1 1 0 deuxième miroire
5 0 1 0 1 0 1 1 1
6 0 1 1 0 0 1 0 1
7 0 1 1 1 0 1 0 0
8 1 0 0 0 1 1 0 0 troisième miroire
9 1 0 0 1 1 1 0 1
10 1 0 1 0 1 1 1 1
11 1 0 1 1 1 1 1 0
12 1 1 0 0 1 0 1 0
13 1 1 0 1 1 0 1 1
14 1 1 1 0 1 0 0 1
15 1 1 1 1 1 0 0 0
Les Ai sont des codes binaires pur et les Si sont des codes Gray.
Procédure :
Ecrire les 2 premiers valeurs 0 et 1
Ajouter 1 devant les 21 suivants
Par un eet mimoire, on complète les premiers bits
Ajouter 1 devant les 22 suivants
Par un eet miroire, on complète les premiers bits.
Etablisons le Diagramme de Karnough pour S0 , S1 , S2 et S3
Diagramme logique
23
Figure 2.7 Convertisseur de code binaire en code Gray.
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