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NF en 1504-10

Ce document décrit les exigences relatives à l'application sur site des produits et systèmes de protection et de réparation des structures en béton, ainsi que le contrôle de la qualité des travaux, la maintenance, la santé et la sécurité, et l'environnement. Il s'agit de la norme NF EN 1504-10 (avril 2004) qui traite de la protection et réparation des structures en béton.

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Ce document décrit les exigences relatives à l'application sur site des produits et systèmes de protection et de réparation des structures en béton, ainsi que le contrôle de la qualité des travaux, la maintenance, la santé et la sécurité, et l'environnement. Il s'agit de la norme NF EN 1504-10 (avril 2004) qui traite de la protection et réparation des structures en béton.

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Reef 4 Classique - Version 4.5.0.

1 - Edition 183 - Février 2016


Document : NF EN 1504-10 (avril 2004) : Produits et systèmes pour la protection et la réparation de structures en béton - Définitions,
prescriptions, maîtrise de la qualité et évaluation de la conformité - Partie 10 : application sur site des produits et systèmes et contrôle de la
qualité des travaux (Indice de classement : P18-901-10)

NF EN 1504-10
Avril 2004
P 18-901-10

Produits et systèmes pour la protection et


la réparation de structures en béton
Définitions, prescriptions, maîtrise de la qualité et
évaluation de la conformité
Partie 10 : application sur site des produits et systèmes et contrôle
de la qualité des travaux

Products and systems for the protection and repair of concrete structures
- definitions, requirements, quality control and evaluation of conformity - part
10 : site application of products and systems and quality control of the works
Produkte und Systeme für den Schutz und die Instandsetzung von
Betontragwerken - Definitionen, Anforderungen, Qualitätsüberwachung und
Beurteilung der Konformität - Teil 10 : Anwendung von Produkten und
Systemen auf der Baustelle, Qualitätsüberwachung der Ausführung

Statut
Norme française homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20
mars 2004 pour prendre effet le 20 avril 2004.
Remplace le fascicule de documentation P 18-802, d'octobre 1992.

Correspondance
La Norme européenne EN 1504-10 :2003, avec son corrigendum AC:2005, a le
statut d'une norme française.

Analyse
Le présent document décrit les exigences relatives à l'application sur site des
produits et systèmes de protection et de réparation des structures en béton, ainsi
que le contrôle de la qualité des travaux, la maintenance, la santé et la sécurité, et
l'environnement.

Descripteurs
Thésaurus International Technique : structure en béton, produit pour construction
en béton, réparation, produit de protection, béton, essai de conformité, essai en
place, contrôle de qualité.

Corrections
2ème tirage janvier 2007 : Par rapport au 1er tirage, incorporation du corrigendum
AC, d'octobre 2005.
3ème tirage septembre 2010 : Par rapport au 2ème tirage, ajout de la mention de
remplacement.
Sommaire

Liste des auteurs


Avant-propos
Avant-propos national
Introduction
1 Domaine d'application
2 Références normatives
3 Termes et définitions
4 Stabilité structurale pendant la préparation, la protection et la réparation
5 Exigences générales
6 Méthodes de protection et de réparation
7 Préparation du support
7.1 Généralités
7.2 Préparation du béton
7.2.1 Généralité
7.2.2 Nettoyage
7.2.3 Repiquage
7.2.4 Enlèvement de béton
7.3 Préparation des armatures
7.3.1 Généralités
7.3.2 Nettoyage
8 Application des produits et systèmes
8.1 Généralités
8.2 Défauts du béton et du renforcement structural
8.2.1 Adhérence
8.2.2 Mortier et béton appliqués à la main
8.2.3 Mortier et béton projetés
8.2.4 Mortier et béton coulés
8.2.5 Cure
8.2.6 Fissures et joints
8.2.7 Revêtements de surface et autres traitements
8.2.8 Ancrage
8.2.9 Collage de plaques
8.3 Défauts dus la corrosion des armatures
8.3.1 Protection des armatures par un revêtement
8.3.2 Enlèvement
8.3.3 Remplacement
9 Contrôle de la qualité
9.1 Généralités
9.2 Essais de contrôle de la qualité et observations
10 Maintenance
11 Santé, sécurité et environnement
Annexe a (informative)
A.1 Avant-propos
A.2 Références normatives
A.3 Définitions
A.4 Stabilité structurale pendant la préparation, la protection et la réparation
A.5 Exigences générales
A.6 Méthodes de protection et de réparation
A.7 Préparation du substrat
A.7.2.1 généralités
A.7.2.2 Nettoyage
A.7.2.3 Repiquage du béton
A.7.2.4 Enlèvement de béton
A.7.3.1 Généralités
A.7.3.2 Nettoyage
A.8 Application des produits et systèmes
A.8.1 Généralités
A.8.2.1 Adhérence
A.8.2.2 Mortier et béton appliqués à la main
A.8.2.3 Mortier et béton projetés
A.8.2.4 Mortier et béton coulés
A.8.2.5 Cure
A.8.2.6 Fissures et joints
A.8.2.7 Revêtements de surface et autres traitements
A.8.2.9 Collage de plaques
A.8.3.1 Protection des armatures par un revêtement
A.8.3.2 Et a.8.3.3 enlèvement et remplacement
A.9 Contrôle de la qualité
A.9.1 Généralités
A.9.2 Essais et observations pour le contrôle de la qualité
A.11 Santé, sécurité et environnement
Membres de la commission de normalisation
Président : M BOIS
Secrétariat : M SMERECKI - AFNOR
MME BADOZ CERIB
M BARDEL LAFARGE MORTIERS SA
M BLACHE CSTB
M BOIS CGPC - CONSEIL GENERAL PONTS ET CHAUSSEES
M BOUINEAU SNROC
M BOULLENOIS MBT FRANCE
M DELBOS BOSTIK FINDLEY SA
M DEVILLEBICHOT EGF BTP
M DONADIO SIKA FRANCE
MME GAUTHIER BNSR
M GUERIN FOSROC CIA
M GUERNI HIM FRANCE
M GUINEZ CETE DE L OUEST LABO REG ANGERS
M JEANPIERRE EDF POLE INDUSTRIE SQR
M JUMEL CRELAB
M KRETZ LCPC - LABO CENTRAL PONTS CHAUSSEES
M KRIMM SOCOTEC
M LE GOFFIC SOCOM
MME LEMARCHAND SNMI
M LOMBARD SIKA FRANCE
M MAFILLE WEBER ET BROUTIN FRANCE
M MILLOTTE ADP AEROPORTS DE PARIS
MLLE RUZIN AFNOR
M THOMAS UNICEM
MME TOURNIER CEBTP
M TOUZE LCPC - LABO CENTRAL PONTS CHAUSSEES
M WAGNER AFNOR CERTIFICATION
M WALLE RESIPOLY CHRYSOR
Avant-propos
Le présent document (EN 1504-10 :2003) a été élaboré par le Comité Technique CEN/TC 104 " Béton et produits
associés ", dont le secrétariat est tenu par DIN.
Cette Norme européenne devra recevoir le statut de norme nationale, soit par publication d'un texte identique, soit
par entérinement, au plus tard en juin 2004, et toutes les normes nationales en contradiction devront être retirées au
plus tard en juin 2004.
Le présent document fait partie d'une série de Normes européennes EN 1504 " Produits et systèmes pour la
protection et la réparation des structures en béton ". Les autres parties de cette norme sont données dans l'Article 2
intitulé " Références normatives ".
Le statut de Norme nationale doit être attribué à la présente Norme européenne soit par publication d'un texte
identique, soit par approbation.
La présente Norme européenne spécifie les exigences relatives à l'exécution des mesures de protection et de
réparations des structures en béton.
Elle a été élaborée par le sous-comité 8 du CEN/TC 104 " Produits et systèmes pour la protection et la réparation
des structures en béton " dont le secrétariat est tenu par AFNOR.
L'Annexe A est informative.
Selon le Règlement Intérieur du CEN/CENELEC, les instituts de normalisation nationaux des pays suivants sont
tenus de mettre cette Norme européenne en application : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne,
Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République
Tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse.
Avant-propos national
Références aux normes françaises
La correspondance entre les normes mentionnées à l'article " Références normatives " et les normes françaises
identiques est la suivante :
EN 206-1
NF EN 206-1 (indice de classement : P 18-325)
EN 1008
NF EN 1008 (indice de classement : P 18-211)
EN 1504-1
NF EN 1504-1 (indice de classement : P 18-901-1)
EN 1504-2
NF EN 1504-2 (indice de classement : P 18-901-2) 1
EN 1504-3
NF EN 1504-3 (indice de classement : P 18-901-3) 1
EN 1504-4
NF EN 1504-4 (indice de classement : P 18-901-4) 1
EN 1504-5
NF EN 1504-5 (indice de classement : P 18-901-5) 1
EN 1504-6
NF EN 1504-6 (indice de classement : P 18-901-6) 1
EN 1504-7
NF EN 1504-7 (indice de classement : P 18-901-7) 1
EN 1504-8
NF EN 1504-8 (indice de classement : P 18-901-8) 1
ENV 1504-9
XP ENV 1504-9 (indice de classement : P 18-901-9)
EN 1542
NF EN 1542 (indice de classement : P 18-923)
EN 1766
NF EN 1766 (indice de classement : P 18-920)
EN 1881
NF EN 1881 (indice de classement : P 18-965) 1
EN 1990
NF EN 1990 (indice de classement : P 06-100-1)
ENV 1992-2
XP ENV 1992-2 (indice de classement : P 18-720)
ENV 1992-4
XP ENV 1992-4 (indice de classement : P 18-740)
EN 10080-1
NF EN 10080-1 (indice de classement :A 35-010-1) 1
EN 12190
NF EN 12190 (indice de classement : P 18-937)
EN 12350-1
NF EN 12350-1 (indice de classement : P 18-437)
EN 12350-2
NF EN 12350-2 (indice de classement : P 18-439)
EN 12350-3
NF EN 12350-3 (indice de classement : P 18-429)
EN 12350-4
NF EN 12350-4 (indice de classement : P 18-431)
EN 12350-5
NF EN 12350-5 (indice de classement : P 18-432)
EN 12350-6
NF EN 12350-6 (indice de classement : P 18-440)
EN 12350-7
NF EN 12350-7 (indice de classement : P 18-443)
EN 12390-1
NF EN 12390-1 (indice de classement : P 18-430)
EN 12390-2
NF EN 12390-2 (indice de classement : P 18-438)
EN 12390-3
NF EN 12390-3 (indice de classement : P 18-455)
EN 12390-7
NF EN 12390-7 (indice de classement : P 18-435)
EN 12390-8
NF EN 12390-8 (indice de classement : P 18-436)
EN 12504-1
NF EN 12504-1 (indice de classement : P 18-444)
EN 12504-2
NF EN 12504-2 (indice de classement : P 18-445)
EN 12504-4
NF EN 12504-4 (indice de classement : P 18-447) 1

1)
En préparation.

EN 12696
NF EN 12696 (indice de classement : A 05-668)
EN 13395-1
NF EN 13395-1 (indice de classement : P 18-953-1)
EN 13395-2
NF EN 13395-2 (indice de classement : P 18-953-2)
EN 13395-3
NF EN 13395-3 (indice de classement : P 18-953-3)
EN 13395-4
NF EN 13395-4 (indice de classement : P 18-953-4)
ENV 13670-1
XP ENV 13670-1 (indice de classement : P 18-450-1)
CEN/TS 14038-1
NF EN 14038-1 (indice de classement : A 05-679-1) 2
EN 14487-1
NF EN 14487-1 (indice de classement : P 18-510-1) 2
EN 14487-2
NF EN 14487-2 (indice de classement : P 18-510-2) 2
EN 14629
NF EN 14629 (indice de classement : P 18-983) 2
EN 14630
NF EN 14630 (indice de classement : P 18-984) 2
2)
En préparation.

EN 24624
NF EN 24624 (indice de classement : T 30-062)
EN ISO 2409
NF EN ISO 2409 (indice de classement : T 30-038)
EN ISO 2808
NF EN ISO 2808 (indice de classement : T 30-120)
EN ISO 3274
NF EN ISO 3274 (indice de classement : E 05-052)
EN ISO 4288
NF EN ISO 4288 (indice de classement : E 05-054)
EN ISO 4628-1
NF EN ISO 4628-1 (indice de classement : T 30-071)
EN ISO 4628-6
NF EN ISO 4628-6 (indice de classement : T 30-071-6)
EN ISO 8501-1
NF EN ISO 8501-1 (indice de classement : T 35-501-1)
ENV ISO 8502-1
XP ENV ISO 8502-1 (indice de classement : T 35-502-1)
EN ISO 8502-2
NF EN ISO 8502-2 (indice de classement : T 35-502-2)
EN ISO 8502-3
NF EN ISO 8502-3 (indice de classement : T 35-502-3)
EN ISO 8502-4
NF EN ISO 8502-4 (indice de classement : T 35-502-4)
Les autres normes mentionnées à l'article " Références normatives " qui n'ont pas de correspondance dans la
collection des normes françaises sont les suivantes (elles peuvent être obtenues auprès d'AFNOR) :
ENV 1992-3
prEN 14038-2
EN ISO 4628-2
EN ISO 4628-3
EN ISO 4628-4
EN ISO 4628-5
ISO 4677-1
ISO 4677-2
ISO 7031
ISO 8047
Introduction
La présente norme fait partie de la série de normes européennes EN 1504 qui définissent et spécifient les produits et
systèmes de protection et de réparation des structures en béton. La présente norme définit et spécifie l'application
sur site de ces produits et systèmes et le contrôle de la qualité des travaux.
L'exécution de ces travaux constitue une partie importante et intégrante du processus complexe de protection et de
réparation, et la présente norme spécifie de quelle manière ces travaux doivent être réalisés. Les spécifications
contenues dans la présente norme font partie de la définition de l'utilisation prévue des produits et systèmes
concernés. L'exécution des travaux doit être conforme à cette série de normes, avec l' ENV 13670-1 , l' EN 1990 ,
l'ENV 1992-2-4 , l' EN 206-1 et à toute autre Norme européenne ou homologation technique européenne applicable.
Les spécifications relatives à ces produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton sont
données dans les Partie 2 à 7 de la présente norme. Elles peuvent être respectées seulement si les règles données
dans la Partie 9 de la présente norme et dans la présente partie de la norme sont respectées.
La présente norme contient une Annexe A qui fournit un guide et des informations générales en complément du texte
normatif. Le contenu de l' Annexe A est numéroté comme le texte normatif pour faciliter le renvoi à ce dernier, mais
avec le préfixe " A ".
1 Domaine d'application
La présente partie de l'EN 1504 définit les exigences relatives à l'état du support avant et pendant l'application, y
compris la stabilité de la structure, le stockage, la préparation et l'application des produits et systèmes de protection
et de réparation des structures en béton, ainsi que le contrôle de la qualité, la maintenance, la santé et la sécurité, et
l'environnement.
2 Références normatives
Cette Norme européenne comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces
références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées ci-après.
Pour les références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces publications ne
s'appliquent à cette Norme européenne que s'ils y ont été incorporés par amendement ou révision. Pour les
références non datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence s'applique (y compris les
amendements).
EN 206-1
Béton - Partie 1 : Spécification, performances, production et conformité.
EN 1008
Eau de gâchage pour bétons - Spécifications d'échantillonnage, d'essais et d'évaluation de l'aptitude à l'emploi, y
compris les eaux des processus de l'industrie du béton, telle que l'eau de gâchage pour béton.
EN 1504-1
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Définitions, prescriptions, maîtrise
de la qualité et évaluation de la conformité - Partie 1 : Définitions.
prEN 1504-2 :2000-03
Produits et systèmes pour la protection et la réparation de structures en béton - Définitions, prescriptions, maîtrise de
la qualité et évaluation de la conformité - Partie 2 : Systèmes de protection de surface.
prEN 1504-3 :2001-03
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Définitions, prescriptions, maîtrise
de la qualité et évaluation de la conformité - Partie 3 : Réparation structurale et réparation non structurale.
prEN 1504-4 :2000-04
Produits et systèmes pour la protection et la réparation de structures en béton - Définitions, prescriptions, maîtrise de
la qualité et évaluation de la conformité - Partie 4 : Collage structural.
prEN 1504-5 :2002-01
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Définitions, exigences, maîtrise de
la qualité et évaluation de la conformité - Partie 5 : Produits et systèmes d'injection du béton.
prEN 1504-6 :2001-12
Produits et systèmes de produits de protection et de réparation des structures en béton - Scellement d'armatures -
Partie 6 : Produits et systèmes d'ancrage et de scellement.
prEN 1504-7 3
Produits et systèmes de produits de protection et de réparation des structures en béton - Définitions, exigences,
maîtrise de la qualité et évaluation de la conformité - Partie 7 : Produits et systèmes de prévention contre la corrosion
des armatures.
prEN 1504-8 :2000-10
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Définitions, prescriptions, maîtrise
de la qualité et évaluation de la conformité - Partie 8 : Contrôle qualité et évaluation de conformité.
ENV 1504-9
Produits et systèmes pour la protection et la réparation de structures en béton - Définitions, prescriptions, maîtrise de
la qualité et évaluation de la conformité - Partie 9 : Principes généraux d'utilisation des produits et systèmes.
EN 1542
Produits et systèmes pour la protection et la réparation de structures en béton - Méthodes d'essais - Mesurage de
l'adhérence par traction directe.
EN 1766
Revêtements de sol textiles - Détermination de l'épaisseur du velours au-dessus du soubassement.
prEN 1881 :2003-06
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Méthodes d'essai - Essai
d'arrachement d'une barre du béton.
EN 1990 :2002
Eurocodes structuraux - Bases de calcul des structures.
ENV 1992-2 :1996
Eurocode 2 : Calcul des structures en béton et Document d'Application National - Partie 2 : Ponts en béton - DAN.
ENV 1992-3 :1998
Eurocode 2 : Calcul des structures en béton - Partie 3 : Structures des fondations.
ENV 1992-4 :2000
Eurocode 2 : Calcul des structures en béton - Partie 4 : Structures de soutènement et réservoirs.
prEN 10080-1 :1999-07
Aciers pour l'armature du béton - Armatures pour béton armé soudables - Partie 1 : Prescriptions générales.
EN 12190
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Méthodes d'essais - Détermination
de la résistance à la compression pour les mortiers de réparation.
EN 12350-1
Essai pour béton frais - Partie 1 : Prélèvement.
EN 12350-2
Essai pour béton frais - Partie 2 : Essais d'affaissement.
EN 12350-3
Essai pour béton frais - Partie 3 : Essai Vébé.
EN 12350-4
Essais pour béton frais - Partie 4 : Degré de compactabilité.
EN 12350-5
Essai pour béton frais - Partie 5 : Essai d'étalement à la table à chocs.
EN 12350-6
Essai pour béton frais - Partie 6 : Masse volumique.
EN 12350-7
Essais pour béton frais - Partie 7 : Teneur en air - Méthode de la compressibilité.
EN 12390-1
Essai pour béton durci - Partie 1 : Forme, dimensions et autres exigences aux éprouvettes et aux moules.
EN 12390-2
Essai pour béton durci - Partie 2 : Confection et conservation des éprouvettes pour essais de résistance.
EN 12390-3
Essai pour béton durci - Partie 3 : Résistance à la compression des éprouvettes.
EN 12390-7
Essai pour béton durci - Partie 7 : Masse volumique du béton.
EN 12390-8
Essai pour béton durci - Partie 8 : Profondeur de pénétration d'eau sous pression.
EN 12504-1
Essais pour béton dans les structures - Partie 1 : Carottes - Prélèvement, examen et essais en compression.
EN 12504-2
Essais pour béton dans les structures - Partie 2 : Essais non destructifs - Détermination de l'indice de
rebondissement.
prEN 12504-4 :1998-07
Essais sur béton - Partie 4 : Détermination de la vitesse de propagation du son.
EN 12696
Protection cathodique de l'acier dans le béton.
EN 13395-1
Produits et systèmes de protection et de réparation des structures en béton - Méthodes d'essai - Détermination de
l'ouvrabilité - Partie 1 : Essais d'écoulement des mortiers thixotropes.
EN 13395-2
Produits et systèmes de protection et de réparation des structures en béton - Méthodes d'essai - Détermination de
l'ouvrabilité - Partie 2 : Essai d'écoulement des coulis ou mortiers.
EN 13395-3
Produits et systèmes de protection et de réparation des structures en béton - Méthodes d'essai - Détermination de
l'ouvrabilité - Partie 3 : Essai d'écoulement du béton et de réparation.
EN 13395-4
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Méthodes d'essai - Détermination
de la maniabilité - Partie 4 : Application de mortier de réparation en sous-face.
ENV 13670-1
Exécution des ouvrages en béton - Partie 1 : Tronc commun et document d'application national.
prCEN/TS 14038-1 :2000-09
Réalcalinisation électrochimique et traitements d'extraction des chlorures applicables au béton armé - Partie 1 :
Réalcalinisation.
prEN 14038-2
Réalcalinisation électrochimique et traitements d'extraction des chlorures applicables au béton armé - Partie 2 :
Extraction des chlorures.
prEN 14487-1 :2002-06
Béton projeté - Partie 1 : Définitions, spécifications et conformité.
prEN 14487-2 :2003
Béton projeté - Partie 2 - Exécution.
prEN 14629 :2003-03
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Méthodes d'essai - Mesurage du
taux de chlorure d'un béton armé.
prEN 14630 :2003-03
Produits et systèmes pour la protection et la réparation des structures en béton - Méthodes d'essai - Mesurage de la
carbonatation d'un béton armé.
EN 24624
Peintures et vernis - Essai de traction (ISO 4624 :1978).
EN ISO 2409
Peintures et vernis - Essai de quadrillage.
EN ISO 2808
Peintures et vernis - Détermination de l'épaisseur du feuil (ISO 2808 :1997).
EN ISO 3274
Spécification géométrique des produits (GPS) - Etat de surface : Méthode du profil - Caractéristiques nominales des
appareils à contact (palpeur) (ISO 3274 :1996).
EN ISO 4288 ;1997
Spécification géométrique des produits (GPS) - Etat de surface : Méthode du profil - Règles et procédures pour
l'évaluation de l'état de surface (ISO 4288 :1996).
EN ISO 4628-1 :2003
Peintures et vernis - Evaluation de la dégradation des surfaces peintes - Désignation de l'intensité, de la quantité et
de la dimension des types courants de défauts - Partie 1 : Principes généraux et méthodes de cotation.
EN ISO 4628-2 :2003
Peintures et vernis - Evaluation de la dégradation des revêtements - Désignation de la quantité et de la dimension
des défauts et de l'intensité des changements uniformes d'aspect - Partie 2 : Evaluation du degré de cloquage.
EN ISO 4628-3 :2003
Peintures et vernis - Evaluation de la dégradation des revêtements - Désignation de la quantité et de la dimension
des défauts et de l'intensité des changements uniformes d'aspect - Partie 3 : Evaluation du degré d'enrouillement
(ISO 4628-3 :2003).
EN ISO 4628-4 :2003
Peintures et vernis - Evaluation de la dégradation des revêtements - Désignation de la quantité et de la dimension
des défauts et de l'intensité des changements uniformes d'aspect - Partie 4 : Evaluation du degré de craquelage (ISO
4628-4 :2003).
prEN ISO 4628-5 :2003-04
Peintures et vernis - Evaluation de la dégradation des revêtements - Désignation de la quantité et de la dimension
des défauts et de l'intensité des changements uniformes d'aspect - Partie 5 : Evaluation du degré d'écaillage.
EN ISO 4628-6
Peintures et vernis - Evaluation de la dégradation des surfaces peintes - Désignation de l'intensité, de la quantité et
de la dimension des types courants de défauts - Partie 6 : Cotation du degré de farinage par la méthode du ruban
adhésif (ISO 4628-6 :1990).
EN ISO 8501-1
Préparation des subjectiles d'acier avant application de peintures et de produits assimilés - Evaluation visuelle de la
propreté d'un subjectile - Partie 1 : Degrés de rouille et degrés de préparation des subjectiles d'acier non recouverts
et des subjectiles d'acier après décapage sur toute la surface des revêtements précédents + Supplément informatif :
Exemples de clichés représentatifs du changement d'aspect communiqué à l'acier décapé avec des abrasifs
différents (ISO 8501- 1 :1988).
EN ISO 8501-1
Supplément informatif à la partie 1, Préparation des subjectiles d'acier avant application de peintures et de produits
assimilés - Evaluation visuelle de la propreté d'un subjectile - Supplément informatif à la Partie 1 : Exemples de
clichés représentatifs du changement d'aspect communiqué à l'acier décapé avec des abrasifs différents (ISO 8501-
1 :1988/Suppl :1994).
ENV ISO 8502-1
Préparation des subjectiles d'acier avant application de peintures et de produits assimilés - Essais pour apprécier la
propreté d'une surface - Partie 1 : Essai in situ pour déterminer les produits de corrosion du fer (ISO/TR 8502-1
:1991).
EN ISO 8502-2
Préparation des subjectiles d'acier avant application de peintures et de produits assimilés - Essais pour apprécier la
propreté d'une surface - Partie 2 : Recherche des chlorures sur les surfaces nettoyées (ISO 8502-2 :1992).
EN ISO 8502-3
Préparation des subjectiles d'acier avant application de peintures et de produits assimilés - Essais pour apprécier la
propreté d'une surface - Partie 3 : Evaluation de la poussière sur les surfaces d'acier préparées pour la mise en
peinture (méthode du ruban adhésif sensible à la pression) (ISO 8502-3 :1992).
EN ISO 8502-4
Préparation des subjectiles d'acier avant application de peintures et de produits assimilés - Essais pour apprécier la
propreté d'une surface - Partie 4 : Principes directeurs pour l'estimation de la probabilité de condensation avant
application de peinture (ISO 8502-4 :1993).
ISO 4677-1
Atmosphères de conditionnement et d'essai - Détermination de l'humidité relative - Partie 1 : Méthode utilisant un
psychromètre à aspiration.
ISO 4677-2
Atmosphères de conditionnement et d'essai - Détermination de l'humidité relative - Partie 2 : Méthode utilisant un
psychromètre fronde.
ISO 7031
Béton durci - Détermination de la profondeur de pénétration d'eau sous pression.
ISO 8047
Béton durci - Détermination de la vitesse de propagation du son.
3)
En cours d'élaboration.

4)
En cours d'élaboration.
3 Termes et définitions
Pour les besoins de la présente Norme européenne, les termes et définitions donnés dans les Parties 1 à 9 de la
présente norme ainsi que les suivants s'appliquent.
3.1 personne habilitée
propriétaire franc et, s'il ne s'agit pas de la même personne, la personne occupant légalement les locaux
3.2 adhérence
force de liaison entre le produit ou le système appliqué et le support
3.3 coulis de ciment
mélange de ciment, d'eau et dans certains cas d'adjuvants
3.4 produits et systèmes de réparation à base de ciment
mortiers, bétons et coulis hydrauliques ou hydrauliques polymères
3.5 revêtement
traitement consistant à poser une couche continue sur la surface du béton, d'une épaisseur généralement comprise
entre 0,1 mm et 5,0 mm. Certaines applications particulières peuvent exiger une épaisseur supérieure à 5,0 mm
3.6 point de rosée
température à laquelle la vapeur d'eau se condense
3.7 imprégnation hydrophobe
traitement du béton visant à produire une surface résistant à l'eau. Les pores et les trous capillaires ne sont pas
remplis mais seulement couverts. L'aspect visuel reste quasiment intact
3.8 mortiers hydrauliques et bétons hydrauliques (CC)
mortiers et bétons à base d'un liant hydraulique mélangé à des granulats calibrés et qui peuvent inclure des
adjuvants et des additions qui, lorsqu'ils sont mélangés au mortier, font prise par une réaction d'hydratation
3.9 imprégnation
traitement du béton visant à réduire la porosité de la surface et à renforcer la surface. Les pores et les trous
capillaires sont remplis partiellement ou totalement. Généralement, le traitement forme un film discontinu compris
entre 10 μm et 100 μm à la surface du béton
3.10 mortiers ou bétons
mortiers et bétons à base de liants hydrauliques ou de polymères et mortiers et bétons hydrauliques modifiés
3.11 mortiers ou bétons de ciment hydrauliques polymères (PCC)
mortiers et bétons hydrauliques modifiés par l'addition d'un polymère
3.12 mortiers de polymère et bétons de polymère (PC)
mortiers et bétons à base d'un liant polymère mélangé à des granulats calibrés, qui prennent par une réaction de
polymérisation
3.13 trou préformé
trou ou fente formé(e) ou découpé(e) dans le béton, dans lequel une armature ou une autre fixation doit être ancrée
3.14 plan qualité
programme destiné à garantir que les activités liées à un processus sont adaptées à l'objectif prévu
3.15 enlèvement
enlèvement des parties contaminées, détériorées et/ou de parties saines du support
3.16 rugosité
degré d'irrégularité d'une surface
3.17 repiquage
enlèvement de matière à la surface du support jusqu'à une profondeur maximale de 15 mm
3.18 couche de lissage
couche appliquée sur une surface pour remplir les vides, les fissures et les trous ou pour égaliser une surface
irrégulière. L'objectif consiste à préparer la surface pour l'application de systèmes de protection
3.19 brouillard de projection
débris en suspension dans l'air résultant de l'application de béton ou de mortier projeté et formant une couche
indésirable sur le support
3.20 mortier ou béton projeté
mortier ou béton appliqué sous pression au moyen d'une buse et acheminé par des tuyaux
3.21 support
surface sur laquelle un matériau de protection ou de réparation doit être appliqué
3.22 humide sur humide
application d'un mortier ou d'un béton à base de ciment sur la surface d'un matériau similaire qui a pris mais n'a pas
durci
4 Stabilité structurale pendant la préparation, la protection et la réparation
La sécurité et la stabilité avant, pendant et après la réparation doivent être maintenues conformément à la Partie 9
de la présente norme.
Le temps nécessaire pour permettre aux produits et systèmes de réparation d'atteindre la résistance requise doit être
inclus dans le temps de réparation.
5 Exigences générales
Il doit être tenu compte de l'état chimique, électrochimique et physique du support ainsi que des éléments suivants :
les contaminants éventuels, la capacité de la structure à supporter les charges, les mouvements et les vibrations
pendant l'application de la protection et la réparation, les conditions ambiantes et les caractéristiques des matériaux
contenus dans la structure et des matériaux contenus dans les produits et les systèmes de protection et de
réparation.
Les exigences suivantes doivent être respectées :
obtenir l'état requis pour le support en ce qui concerne la propreté, la rugosité, les fissures, la résistance à la
traction et à la compression, les chlorures ou autres contaminants et leur pénétration, la profondeur de
carbonatation, la teneur en eau, la température et le degré de corrosion des armatures ;
obtenir la compatibilité des produits et systèmes de protection et de réparation avec le béton et les armatures
d'origine et la compatibilité entre les différents produits et systèmes, et éviter tout risque de créer les conditions
susceptibles d'entraîner la corrosion ;
obtenir les propriétés spécifiées pour les produits et systèmes après application et durcissement, afin que ces
produits et systèmes assurent leur fonction de protection et de réparation de la structure ;
obtenir les conditions de stockage et d'application requises, en ce qui concerne la température ambiante,
l'humidité et le point de rosée, la force du vent et les précipitations et la protection temporaire éventuellement
nécessaire.
6 Méthodes de protection et de réparation
Les principes et méthodes de protection et de réparation définis dans l'ENV 1504-9 sont décrits ci-après, à
l'exclusion des méthodes spécifiées dans d'autres normes européennes ou homologations techniques européennes.
Les méthodes exclues sont indiquées ci-après. L' Annexe A (informative) fournit des informations sur les méthodes
1.4, 1.6 et 11.3, les informations relatives aux méthodes 7.3 et 7.5 seront spécifiées dans une norme en cours
d'élaboration et les informations relatives aux méthodes 10.1 sont spécifiées dans l'EN 12696.
Les informations sur les méthodes 1.4, 1.6 et 11,3 sont seulement informatives et ne sont pas considérées comme
étant une partie de cette norme.
Méthodes exclues :
Méthode 1.4 Fissures colmatées localement [voir l' Annexe A (informative)]
Méthode 1.6 Transformation des fissures en joints [voir l'Annexe A (informative)]
Méthode 1.7 Montage de panneaux extérieurs
Méthode 1.8 Application de membranes
Méthode 2.3 Protection ou sur-revêtement
Méthode 2.4 Traitement électrochimique
Méthode 3.4 Remplacement de certains éléments
Méthode 4.7 Précontrainte - (postcontrainte)
Méthode 7.3 Réalcalinisation électrochimique du béton carbonaté (voir le prEN 14038-1 :2000-09)
Méthode 7.5 Extraction électrochimique des chlorures (voir l'EN 14038-2)
Méthode 10.1 Application d'un potentiel électrique (voir l'EN 12696)
Méthode 11.3 Application d'inhibiteurs sur ou dans le béton [voir l' Annexe A (informative)]
Pour chaque méthode, la préparation, l'application, le contrôle de la qualité et la maintenance doivent être conformes
aux Articles 7, 8, 9 et 10 de la présente partie de l'EN 1504.
Les paragraphes applicables sont donnés ci-après dans le Tableau 1 pour chaque méthode, avec les écarts, les
ajouts, les précautions et les restrictions.
Tableau 1 Présentation de chaque méthode, accompagnée de
tout écart, ajout, précautions nécessaire et restrictions
Tableau 1 Présentation de chaque méthode, accompagnée de
tout écart, ajout, précautions nécessaire et restrictions (suite)
Tableau 1 Présentation de chaque méthode, accompagnée de
tout écart, ajout, précautions nécessaire et restrictions (suite)
Tableau 1 Présentation de chaque méthode, accompagnée de
tout écart, ajout, précautions nécessaire et restrictions (suite)
Tableau 1 Présentation de chaque méthode, accompagnée de
tout écart, ajout, précautions nécessaire et restrictions (fin)
7 Préparation du support
7.1 Généralités
La préparation du support en béton et des armatures doit être adaptée à l'état requis pour le support et à l'état de
conservation de la structure en béton, pour permettre une application correcte des produits et des systèmes, et elle
doit être réalisée de manière à assurer une protection et une réparation conformes à cette partie et aux autres
parties de la présente norme. Les exigences relatives à la préparation sont données dans les paragraphes suivants
et sont associées aux méthodes de protection et de réparation du Tableau 2 .

Tableau 2 Préparation du support

7.2 Préparation du béton


7.2.1 Généralité
Le béton faible, détérioré et endommagé et, si nécessaire, le béton sain doivent être enlevés conformément au
principe et à la méthode choisis dans l' ENV 1504-9 .
Si nécessaire, le nettoyage doit être effectué après le repiquage ou l'enlèvement du béton, pour satisfaire à 7.2.2 ,
sauf si la méthode utilise de l'eau ; dans ce cas, ce nettoyage peut s'avérer inutile.
Le béton micro-fissuré ou décollé, y compris à la suite de l'emploi des techniques de nettoyage, de repiquage ou
d'enlèvement qui réduisent l'adhérence ou l'intégrité structurale, doit être enlevé ou consolidé. La surface finie doit
être examinée visuellement et soumise à essai par sondage au marteau pour détecter le béton décollé.

7.2.2 Nettoyage
Pour les méthodes qui nécessitent un nettoyage, les exigences suivantes doivent être respectées :
a. le support doit être exempt de poussière, de matériau décollé, de contaminants de surface et de matières qui
réduisent ou empêchent l'adhérence ou l'humidification par les matériaux de réparation ;
b. sauf si le nettoyage est réalisé juste avant l'application des matériaux de protection et de réparation, le support
nettoyé doit être protégé contre le risque d'une nouvelle contamination.

7.2.3 Repiquage
Pour les méthodes qui nécessitent un repiquage, les exigences suivantes doivent être respectées.
La texture de la surface repiquée doit convenir aux produits et systèmes appliqués et elle doit être spécifiée.

7.2.4 Enlèvement de béton


Pour les méthodes qui nécessitent l'enlèvement de béton, les exigences suivantes doivent être respectées :
a. l'étendue de l'enlèvement doit correspondre au principe et à la méthode choisis parmi ceux indiqués dans l' ENV
1504-9 ;
b. l'enlèvement doit être limité au minimum nécessaire ;
c. l'enlèvement ne doit pas réduire l'intégrité structurale au-delà de la capacité de la structure à assurer sa
fonction. Un étayage temporaire peut être nécessaire ;
d. la profondeur de la carbonation et les profils de concentration des chlorures ou autres contaminants dans le
béton doivent être déterminés et pris en compte ;
e. l'étendue de l'enlèvement de béton doit être conforme à la méthode choisie et doit être spécifiée. Elle doit
prendre en compte les aspects suivants :
1. la résistance du béton à la pénétration des gaz et des fluides ;
2. la nature et la concentration des contaminants avant et après la réparation ;
3. la profondeur de la contamination ;
4. la profondeur de la carbonation ;
5. l'activité de corrosion des armatures ;
6. le recouvrement des armatures ;
7. la nécessité d'un compactage du matériau de réparation ;
8. la nécessité d'adhérence au support ;
9. la nécessité d'un traitement des armatures.

7.3 Préparation des armatures


7.3.1 Généralités
Avant d'appliquer les systèmes de protection et de réparation, les armatures existantes et, éventuellement, neuves
doivent être préparées pour obtenir l'état requis, conformément à la spécification définie en fonction du principe et de
la méthode choisis dans l' ENV 1504-9 et des performances structurales requises. L'étendue du nettoyage, la
protection, l'enlèvement ou le remplacement doivent être ensuite spécifiés en tenant compte de la nécessité
éventuelle d'un traitement anti-corrosion et de la nécessité d'assurer l'adhérence spécifiée entre les produits et
systèmes de réparation et les armatures.

7.3.2 Nettoyage
Pour les méthodes qui nécessitent un nettoyage, les exigences suivantes doivent être respectées :
a. la rouille, la calamine, le mortier, le béton, la poussière et les autres matériaux décollés et néfastes qui réduisent
l'adhérence ou contribuent à la corrosion doivent être enlevés ;
b. l'armature mise à nu doit être nettoyée uniformément sur toute sa circonférence, excepté lorsque des
considérations structurales l'en empêchent ;
c. sauf si le nettoyage est réalisé juste avant l'application des produits et systèmes de protection et de réparation,
le support nettoyé doit être protégé contre le risque d'une nouvelle contamination ;
d. l'armature doit être nettoyée sans entraîner de détérioration pour l'armature et de détérioration ou de
contamination pour le béton adjacent ou l'environnement ;
e. lorsque l'armature mise à nu est contaminée par les chlorures ou d'autres matières pouvant entraîner la
corrosion, toute la circonférence de l'armature contaminée doit être nettoyée par projection d'eau à une pression
inférieure ou égale à 18 Mpa pour éliminer les chlorures et les autres contaminants, sauf si des méthodes
électrochimiques de protection et de réparation sont utilisées (voir A.7.3.2 ) ;
f. lorsque l'armature doit être protégée par la méthode 11.2, elle doit être nettoyée à Sa2 1/2 . Lorsque l'armature
doit être protégée par la méthode 11.1 et les autres méthodes à l'exclusion de la méthode 11.2, le nettoyage est
à spécifier et doit être adapté au revêtement à appliquer. La spécification, la méthode et le choix du nettoyage
doivent tenir compte de la concentration des barres, du contact entre les barres, de la proximité avec la surface
en béton et d'autres facteurs empêchant l'accès au nettoyage (voir A.7.3.2 ).
8 Application des produits et systèmes
8.1 Généralités
L'application des produits et systèmes doit être adaptée au support et à la structure sur lesquels ils sont appliqués et
assurer une protection et une réparation conformes aux autres parties de la présente norme, à l' EN 206-1 et à l'
ENV 13670-1 .
Avant utilisation, les produits doivent être stockés de manière à éviter une détérioration de leurs propriétés.
L'accès à l'ouvrage doit être approprié pour permettre de préparer et d'appliquer les produits et systèmes
conformément à la présente norme.
Une protection doit être prévue pour que la préparation, l'application et la cure soient réalisés conformément à la
présente norme.
Avant et pendant l'application des produits et systèmes, la température et la teneur en eau du support doivent être
prises en considération, ainsi que les caractéristiques de l'environnement comme par exemple la température,
l'humidité relative, le point de rosée, la vitesse de variation de la teneur en eau sous l'effet des précipitations et du
vent.
Le malaxage des produits et systèmes doit être effectué conformément à l' EN 206-1 et à l' ENV 13670-1 ou doit être
spécifié.
L'épaisseur des couches de produits et systèmes doit être conforme à la présente norme ou doit être spécifiée.
L'adhérence du matériau de réparation au support et entre les couches de matériau de réparation ne doit pas être
inférieure à la résistance d'adhérence spécifiée.
Les exigences relatives à l'application sont définies dans les paragraphes suivants et sont associées aux méthodes
de réparation et de protection du Tableau 3 .
Tableau 3 Application des produits et systèmes
Tableau 3 Application des produits et systèmes (fin)

8.2 Défauts du béton et du renforcement structural


8.2.1 Adhérence
Les exigences relatives à l'adhérence doivent être spécifiées et pour les bétons et mortiers appliqués, l'adhérence
doit être conforme au prEN 1504-4 :2000-04
L'eau pour l'humidification du support doit respecter les exigences de pureté pour l'eau de gâchage de l' EN 206-1 et
de l'EN 1008 .

8.2.2 Mortier et béton appliqués à la main


Lorsque des produits et systèmes à base de ciment sont utilisés sans un primaire d'accrochage, le support en béton
doit être correctement pré-humidifié, mais il doit être dépourvu d'eau à sa surface au moment de l'application. L'état
du support doit être spécifié lorsqu'un primaire d'accrochage est utilisé.
Le mortier de réparation doit être appliqué en le faisant pénétrer dans le support préparé et il doit être compacté en
évitant l'inclusion de poches d'air et de manière à obtenir la résistance requise et à protéger les armatures contre la
corrosion.
Il faut décider si le mortier ou le béton de réparation doit être appliqué en plusieurs couches pour éviter le risque
d'affaissement ou de glissement. L'épaisseur de la couche, le temps séparant les différentes applications
successives et les autres exigences éventuelles doivent être spécifiés. Lorsque l'application des couches est
interrompue et que les couches ne peuvent pas être appliquées humide sur humide, le traitement de surface pour
obtenir l'adhérence aux couches précédentes doit être conforme à 7.2.2, 7.2.3 et 8.2.1 .

8.2.3 Mortier et béton projetés


Le béton projeté et le mortier projeté utilisés comme matériaux de réparation doivent être conformes à la norme
relative aux bétons projetés (voir le prEN 14487-1 :2002-06 et le prEN 14487-2 :2003 ).
La nécessité de pré-humidifier le support doit être étudiée. Elle dépend de l'état du support et de la composition des
produits et systèmes utilisés.
Le béton et le mortier projetés doivent être mis en oeuvre en évitant la formation de vides et les rebonds et de
manière à obtenir la résistance requise et à protéger les armatures contre la corrosion.
Le brouillard de projection ou l'excès de matériau et les rebonds doivent être enlevés des surfaces environnantes et
du support avant d'appliquer du béton ou du mortier projeté.
Lorsque le béton ou le mortier projeté doit être appliqué en plusieurs couches et que les couches ne sont pas
appliquées humide sur humide, les surfaces intermédiaires doivent être conformes à 7.2.2 et 8.2.1 .
Aucun traitement ne doit être autorisé sur la surface de la couche finale de béton ou de mortier projeté, sauf si la
couche finale est non-structurante afin d'éviter la possibilité de réduire l'adhérence. Si un traitement est nécessaire
pour le béton ou le mortier projeté, il doit être appliqué sur la couche finale qui n'a pas été appliquée humide sur
humide sur le matériau structural.

8.2.4 Mortier et béton coulés


Lorsque des produits ou des systèmes à base de ciment sont utilisés sans un primaire d'accrochage, le support en
béton doit être correctement pré-humidifié, mais il doit être dépourvu d'eau à sa surface au moment de l'application.
L'état du support doit être spécifié lorsqu'un primaire d'accrochage est utilisé.
Le béton doit être remplacé conformément à l' ENV 13670-1 et il doit être spécifié pour éviter la ségrégation et le
ressuage ou la perte de pâte.
Le coffrage doit être conforme à l' ENV 13670-1 .
Le coffrage doit être mis en place le plus tôt possible après la préparation du support effectuée conformément à l'
Article 7 de la présente norme. Les ouvertures du coffrage doivent être protégées pour empêcher la pénétration de
débris ou de contaminants.
Le béton destiné au compactage par vibration doit être compacté autour des armatures et ailleurs en évitant
l'inclusion de poches d'air et de manière à obtenir la résistance requise et à protéger les armatures contre la
corrosion.
Lorsque le coulage est effectué avec du béton fluide destiné à être compacté par gravité, les exigences suivantes
doivent être également appliquées :
a. le support doit être conforme à l' Article 7 ;
b. le coffrage doit assurer une étanchéité à l'eau vers le béton existant et rien ne doit empêcher l'écoulement libre
du béton. Il doit être conçu pour permettre l'évacuation de l'air et de l'eau de ressuage ;
c. le béton doit être introduit dans le coffrage de manière à permettre l'évacuation de l'air et de l'eau de ressuage.
Il ne doit pas être vibré.

8.2.5 Cure
Lorsque des produits et systèmes de réparation à base de ciment sont utilisés, une cure est nécessaire. Elle doit être
conforme à l' ENV 13670-1 et spécifiée.
La méthode et le temps de cure humide doivent être spécifiés en tenant compte de la nature des produits et
systèmes, de l'épaisseur de la réparation et des conditions environnementales.
Les produits de cure ne doivent pas être utilisés lorsqu'ils affectent négativement les produits et systèmes appliqués
par la suite.

8.2.6 Fissures et joints


II doit être tenu compte de l'emplacement et de la taille des fissures et des joints, du mouvement éventuel du support
et de l'effet sur la stabilité, la durabilité et la fonction de la structure, et du risque de créer de nouvelles fissures à la
suite d'un traitement.
Le traitement des fissures doit être conforme au principe et à la méthode choisis dans l' ENV 1504-9 et aux
exigences suivantes :
a. les fissures doivent être nettoyées conformément à 7.2.2 ;
b. les fissures qui sont traitées pour restaurer l'intégrité structurale doivent être remplies avec un produit ou un
système de collage ;
c. les fissures qui sont traitées pour empêcher la pénétration d'agents doivent être remplies ou obturées ;
d. les fissures qui sont traitées pour absorber le mouvement doivent être réparées de manière à former un joint qui
traverse toute l'épaisseur de tout matériau de réparation et ce joint doit être positionné de façon à absorber ce
mouvement. Les fissures doivent être remplies ou obturées avec un matériau souple prévu à cet effet.
Le traitement des joints doit être réalisé de manière que le joint traverse toute l'épaisseur du matériau de réparation,
afin de maintenir la fonction du joint.

8.2.7 Revêtements de surface et autres traitements


Avant le revêtement de surface, les revêtements de lissage doivent être appliqués et durcis avec cure pour remplir
les surfaces irrégulières et les pores.
Les revêtements doivent être appliqués en respectant l'épaisseur maximale et minimale spécifiées.
Les teneurs en eau et températures maximales et minimales du support, ainsi que la température et l'humidité
ambiantes, doivent être spécifiées et être adaptées au matériau de revêtement, d'imprégnation hydrophobe ou
d'imprégnation.

8.2.8 Ancrage
L'ancrage pour fixer les armatures indépendamment des armatures existantes sur le support en béton doit être
réalisé conformément à l' EN 1504-6 :2001-12 , à l' ENV 13670-1 , à l' ENV 1992-2-4 et à toute autre Norme
européenne ou homologation technique européenne applicable.
Les éléments d'ancrage ne doivent pas être installés dans du béton fissuré ni réduire les performances structurales
ou électrochimiques d'autres armatures.
La texture et la propreté de la surface des trous et gorges d'ancrage doivent être conformes à 7.2.2 et 7.2.3 et
doivent être adaptées au matériau d'ancrage.

8.2.9 Collage de plaques


Le collage de plaques doit être réalisé conformément à l' EN 1504-4 :2000-04 , à l' ENV 1992-2-4 , et à toute autre
Norme européenne ou homologation technique européenne applicable.
Les surfaces de béton exposées qui vont recevoir des plaques de renforcement collées extérieurement doivent être
nettoyées et repiquées et les vides doivent être traités pour satisfaire aux exigences de 7.2.2 et 7.2.3 de la présente
norme. Le béton faible, détérioré ou endommagé doit être enlevé et les vides doivent être traités pour satisfaire aux
exigences de 7.2.4 , avant installation des plaques de renforcement collées extérieurement.
L'état de la surface au moment de l'application du produit de collage doit être conforme à 7.1, 7.2.1 et 7.2.2 de la
présente norme.
Le remplacement du béton enlevé, le remplissage des vides et le traitement des fissures doivent être effectués
conformément à l' Article 8 de la présente norme.
La surface des plaques en acier destinées à être collées doit être exempte de contaminants et elle doit être nettoyée
à Sa2 1/2 (voir l' ISO 8501-1 ).
La surface des plaques renforcées par fibres ou d'autres plaques destinées à être collées doit être préparée
conformément à la spécification.
Les colles doivent être appliquées de manière à satisfaire aux conditions ambiantes spécifiées.
La surface exposée des plaques doit être protégée comme spécifié.

8.3 Défauts dus la corrosion des armatures


8.3.1 Protection des armatures par un revêtement
Les exigences relatives à l'adhérence doivent être spécifiées et être conformes à l' EN 1504-6 :2001-12 . La surface
de l'armature à nu doit être uniformément protégée sur toute sa circonférence par un revêtement.
Il faut veiller à ce que le revêtement ne contamine pas le béton existant, si cela est néfaste pour l'adhérence entre le
béton existant et les produits et systèmes de réparation.
Le traitement de l'armature destiné à la protéger contre la corrosion doit être conforme à l' EN 1504-7 5 .
5)
En cours d'élaboration.

8.3.2 Enlèvement
Si l'armature est enlevée, les exigences suivantes doivent être respectées :
a. le support en béton ne doit pas être détérioré (voir A.8.3.2 ) ;
b. les armatures restantes ne doivent pas être endommagées.
8.3.3 Remplacement
Les armatures encastrées ajoutées ou remplacées doivent être conformes à 8.2.8 de la présente norme, à l' ENV
13670-1 , à l' EN 10080-1 :1999-07 ou à toute autre Norme européenne ou homologation technique européenne
applicable.
Pour éviter le risque de créer des conditions susceptibles d'entraîner la corrosion, les armatures ne doivent pas
établir un contact électrochimique avec un métal différent.
Lorsque des méthodes électrochimiques de protection et de réparation sont utilisées, les armatures ajoutées doivent
établir un contact électrique suffisant avec les armatures existantes pour être conformes au principe et à la méthode
choisis.
9 Contrôle de la qualité
9.1 Généralités
L'exécution des travaux doit être réalisée conformément au plan qualité élaboré spécialement pour le projet.
Les produits et systèmes utilisés pour l'exécution des travaux doivent satisfaire aux exigences relatives au contrôle
de la qualité définies dans le prEN 1504 parties 2 à 7 et partie 8 .
Les conditions de stockage et la durée d'utilisation des produits et systèmes doivent être conformes à l'Article 5 de la
présente norme et à la spécification.

9.2 Essais de contrôle de la qualité et observations


Les propriétés du support, l'aptitude des produits et systèmes, les conditions d'application et les propriétés finales
des produits et systèmes durcis doivent faire l'objet d'un contrôle de la qualité, effectué conformément aux essais et
observations spécifiés dans le Tableau 4 .
Les références aux méthodes d'essai sont données dans les normes européennes et ISO et lorsque aucune norme
n'existe, il est fait référence aux essais et observations de l' Annexe A qui renvoie le cas échéant à des normes
nationales. Des normes nationales peuvent être spécifiées lorsqu'il n'existe pas de Norme européenne.
Les essais décrits dans les normes nationales sont donnés à titre d'information.
Les paramètres maximaux et minimaux ainsi que la fréquence d'observation ou d'essai doivent être en conformité
avec la spécification du projet. Si la fréquence n'est pas spécifiée, les éléments figurant dans les Tableaux suivants
s'appliquent. Si les paramètres maximaux et minimaux ne sont pas spécifiés, l' Article A.9.2 de l'Annexe A
(informative) fournit des lignes directrices.
Lorsque les méthodes exclues sont utilisées, des exigences similaires sont requises pour le contrôle de la qualité.
L'état des caractéristiques doit être soumis à essai comme suit :
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
Tableau 4 Récapitulatif des essais et observations pour le
contrôle qualité (suite)
10 Maintenance
Les détails du mode opératoire de réparation et de protection, les résultats du contrôle qualité et les autres
informations pertinentes pour la maintenance ultérieure de la structure doivent être enregistrés et fournis à la
personne habilitée.
11 Santé, sécurité et environnement
L'exécution des travaux et les produits et systèmes utilisés doivent satisfaire aux exigences des réglementations
applicables concernant la santé et la sécurité des personnes, la protection de l'environnement et la sécurité incendie.
Annexe a (informative)
A.1 Avant-propos
La présente annexe fournit un guide et des informations générales en complément du texte normatif. Le contenu de
la présente annexe est numéroté comme le texte normatif pour faciliter le renvoi à ce dernier.

A.2 Références normatives


Les informations et références de l'Article 2 s'appliquent aux références données dans l' Annexe A (informative).
EN 12350-6
Essai pour béton frais - Partie 6 : Masse volumique.
ISO 565
Tamis de contrôle - Tissus métalliques, tôles métalliques perforées et feuilles électroformées - Dimensions nominales
des ouvertures.
Directive 89/106/CEE du conseil du 21 décembre 1988
relative au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des Etats membres
concernant les produits de construction.
Directive 92/57/CEE du Conseil du 24 juin 1992
concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en oeuvre sur les chantiers temporaires ou
mobiles (huitième directive particulière au sens de l'Article 16 paragraphe 1 de la directive 89/391/CEE).

A.3 Définitions
Les définitions de l' Article 3 s'appliquent à la présente annexe.
A.3.1 décapage
enlèvement de matière du support en béton jusqu'à une profondeur maximale de 2 mm
A.3.2 décapage à l'abrasif
décapage utilisant des abrasifs, ajoutés dans l'air
A.3.3 enlèvement mécanique
enlèvement de support par percussion ou abrasion
A.3.4 hydrodémolition non-sélective
enlèvement de béton jusqu'à une profondeur déterminée, à l'aide de techniques de projection d'eau à haute pression
A.3.5 hydrodémolition sélective
enlèvement de béton endommagé, en préservant le béton sain présentant une résistance déterminée, à l'aide de
techniques de projection d'eau à haute pression
A.3.6 mouillage
remplissage des fissures d'une surface horizontale par gravité à l'aide d'un conteneur distribuant le matériau de
remplissage au-dessus de la fissure
A.3.7 décapage à l'eau
décapage utilisant de l'eau à haute pression, avec ou sans abrasifs ajoutés

A.4 Stabilité structurale pendant la préparation, la protection et la réparation


La détérioration, les dommages et le procédé de réparation peuvent entraîner une réduction de la capacité portante
de la structure. Il convient de prendre en compte ce phénomène lors de la mise au point de la méthode de réparation
et lors de l'application, ainsi que dans les exigences éventuelles concernant la suppression permanente ou
temporaire des poids propres et des charges mobiles et les supports supplémentaires permanents ou temporaires à
prévoir, et lors de l'étude de l'ordre d'exécution des réparations pour l'adapter à la charge.
Même si de nombreuses réparations n'affectent pas les performances structurales, il convient de reconnaître que
des réparations successives effectuées sur la même structure en béton sur une certaine période de temps peuvent
créer un risque d'affaiblissement progressif dû à l'enlèvement répété de béton sur la structure et au remplacement
par du matériau nouveau.
Il peut arriver que le matériau de remplacement ne porte pas sa part de la charge lorsqu'il a des propriétés
différentes de celles des matériaux enlevés, ou du fait d'un retrait ou d'une contraction thermique initiale, ou en
raison de contraintes dans la structure au moment de la réparation.

A.5 Exigences générales


Si des vibrations (dues, par exemple, aux opérations de construction ou à la circulation routière) sont prévisibles
pendant la prise du béton ou du mortier de réparation, il convient que le produit ou système choisi soit capable de
supporter les vibrations sans entraîner d'effets défavorables, ou bien il convient de réduire ou d'éliminer les vibrations
en limitant les causes autant que nécessaire. Voir également A.7.2.1 et 8.1 .

A.6 Méthodes de protection et de réparation


Les méthodes exclues sont ou seront normalisées dans d'autres normes européennes ou spécifiées dans d'autres
homologations techniques européennes. Les méthodes 1.4, 1.6 et 11.3, pour lesquelles il n'existe pas actuellement
de Norme européenne ou d'homologation, sont décrites ci-après.
Méthode 1.4 - Fissures colmatées localement
La méthode consiste à obturer les fissures du béton pour empêcher la pénétration d'agents contaminants.
Préparation
Voir 7.2.1 et 7.2.2 .
Application
Voir 8.1, 8.2.6 et 8.7.6.
Le libre mouvement doit être maintenu. Il ne doit pas être appliqué de colle sur la largeur de bande libre.
Contrôle de la qualité
Voir 9.1 et 9.2 .
En l'absence d'informations disponibles, des essais préalables doivent être effectués pour déterminer l'adhérence
des colmatages et leur étanchéité aux agents pénétrants.

Tableau A.1 Contrôle de la qualité - méthode 1.4


Méthode 1.6 - Transformation des fissures en joints
Cette méthode utilise les fissures existantes comme des parties intégrantes de la structure. La conception du joint et
l'utilisation des matériaux doivent être conformes à l' ENV 1992-2-4 ou à toute autre Norme européenne ou
homologation technique européenne applicable.
Les joints doivent être réalisés conformément à la Norme européenne applicable.
Méthode 4.1 - Ajout ou remplacement d'armatures en acier encastrées ou externes
L'ajout d'une nouvelle armature aux structures contaminées par des chlorures risque de favoriser l'action électro-
chimique.
Méthode 7.1 - Augmentation du recouvrement de l'armature avec du mortier ou du béton de ciment
supplémentaire ou un revêtement de surface
L'application de revêtements de surface peut aider à la préservation de la passivité.
Méthode 9.1 - Limitation de la teneur en oxygène (à la cathode) par saturation ou revêtement de la surface
L'aptitude de la méthode de saturation à empêcher le transfert d'oxygène vers les armatures dépend de
l'imperméabilité obtenue par la saturation d'eau. L'efficacité du revêtement de la surface dépend des caractéristiques
du revêtement utilisé.
Méthode 11.2 - Application sur l'armature de revêtements de protection
L'efficacité de la méthode dépend de l'aptitude du revêtement à isoler l'armature de son environnement local, aussi
est-il important que le revêtement ne présente pas d'interruptions.
Méthode 11.3 - Application d'Inhibiteurs sur le béton
Les inhibiteurs sont appliqués comme un traitement de surface ou bien ils sont ajoutés aux produits et systèmes de
réparation.
Traitement de surface
Les inhibiteurs agissent comme des agents chimiques qui préviennent la formation de zones anodiques sur
l'armature. Leur efficacité dépend de l'aptitude du produit ou du système à pénétrer et à agir sur la surface des
armatures.
Préparation
Voir 7.1, 7.2.1 et 7.2.2 .
Application
Voir 8.1 et 8.2.6 .
Contrôle de la qualité
Voir 9.1 et 9.2 .

A.7 Préparation du substrat


A.7.2.1 généralités
La poussière et les fines particules de matériau laissées sur le support après l'enlèvement du béton peuvent contenir
suffisamment de ciment anhydre pour prendre et durcir en présence d'eau. Bien que le matériau soit faible, il peut
être difficile à enlever de la surface rugueuse du support préparé une fois durci et il est important de l'éliminer avant
la prise.
Les essais d'arrachement ne peuvent être utilisés pour mesurer la résistance superficielle à la traction que sur des
surfaces qui sont raisonnablement planes.
Les méthodes de nettoyage, de repiquage et d'enlèvement sont les suivantes :
1. Nettoyage
Mécanique, abrasif et à percussion
Décapage à l'abrasif et au sable
Décapage à l'eau à basse pression (ne dépassant pas 18 MPa)
et lorsque des volumes d'eau restreints sont nécessaires, jusqu'à 60 MPa
2. Repiquage
Mécanique, abrasif et à percussion
Décapage à l'abrasif et au sable
Décapage à l'eau à haute pression (jusqu'à 60 MPa environ)
3. Enlèvement
Mécanique et à percussion
Décapage à l'eau à haute pression (jusqu'à 60 MPa) et à très haute pression (jusqu'à 110 MPa)

A.7.2.2 Nettoyage
Le but du nettoyage est d'éliminer la poussière, les matériaux décollés et les agents contaminants afin d'améliorer
l'adhérence entre la surface propre du support et le matériau appliqué. Le décapage à l'eau, le nettoyage à l'air
comprimé propre ou par aspiration sont des méthodes efficaces.
Lorsque les contaminants sont présents sur la surface ou ont pénétré la surface, il peut être nécessaire de les
éliminer à l'aide de méthodes utilisant par exemple des solvants ou un nettoyage à la vapeur.
Les chlorures et autres contaminants peuvent être détectés par échantillonnage sur site et analyse chimique de
référence prEN 14629 :2003-03 relative à la teneur en chlorure et BS 1881 , partie 124 pour les autres analyses
chimiques.
Les contaminants incrustés à la surface peuvent inclure des fils d'attache, des clous et du bois.
Le nettoyage à l'eau des surfaces en béton, sans enlèvement de béton, est normalement effectué sous une pression
ne dépassant pas 18 MPa.
Le décapage à l'eau, suivant des techniques de projection à haute pression, est utilisé pour le nettoyage ou
l'enlèvement superficiel de béton jusqu'à une profondeur de 2 mm. Les membranes, les résidus d'asphalte, les
marquages en couleur et la laitance sont d'autres exemples de matériaux qui peuvent être enlevés.
Les fissures et les joints peuvent être nettoyés par une projection d'eau sous pression, par un rinçage à grande d'eau
ou par un jet d'air comprimé.
Lorsqu'on utilise l'air comprimé, on doit veiller à ce que l'air soit propre et qu'il ne pollue pas le support avec de
l'huile.
A.7.2.3 Repiquage du béton
Le repiquage est utilisé pour enlever du béton jusqu'à une profondeur de 15 mm et il produit une surface rugueuse
offrant une bonne adhérence lorsqu'une nouvelle couche de béton ou de mortier est coulée, appliquée ou projetée
sur le béton d'origine.
A.7.2.4 Enlèvement de béton
II convient que l'étendue de l'enlèvement prenne en compte les facteurs pertinents et la nécessité d'assurer un
enrobage non contaminé tout autour des armatures.
Les considérations structurales peuvent limiter l'ampleur de l'enlèvement.
Lorsqu'on utilise les méthodes 7.3, 7.5 et 10.1, il convient d'enlever le béton alvéolé ou décollé, les revêtements de
surface et les réparations précédentes dont la résistivité atteint des niveaux élevés inacceptables. Pour ces
méthodes, il n'est pas nécessaire d'enlever le béton original sain situé autour des armatures.
II convient également d'enlever les fragments de fils d'attache, les clous et autres débris métalliques encastrés dans
le béton, lorsque cela est possible.
Là où du béton est enlevé, il convient que les bords taillés forment un angle d'au moins 90 ° et de 135 ° au maximum
pour réduire la possibilité de décollement de la surface supérieure du béton sain adjacent et qu'ils soient
suffisamment repiqués pour assurer une bonne fixation mécanique entre le matériau d'origine et le produit de
réparation.

Figure A.1 Enlèvement de béton


Si la corrosion est présente sur la circonférence de la barre d'armature qui est à nu après l'enlèvement du béton
détérioré, il peut être nécessaire d'augmenter la profondeur d'enlèvement pour mettre toute la barre à nu, en fonction
de la spécification de réparation. Pour permettre un compactage correct, le dégagement autour de l'armature et la
distance minimale entre la barre de renforcement et le support restant doivent être au moins égaux à la plus grande
des deux valeurs suivantes : 15 mm ou bien la dimension granulaire maximale du matériau de réparation augmentée
de 5 mm. Il convient d'enlever le béton contaminé par les chlorures présents sur tous les côtés de l'armature sur une
distance d'au moins 20 mm.
Si l'armature ne présente aucune trace de corrosion, le béton carbonaté et/ou contaminé par les chlorures peut
rester en place si des méthodes électrochimiques sont utilisés ou si le béton est suffisamment sec.
Lorsque le béton est enlevé par des méthodes thermiques ou mécaniques, des micro-fissures peuvent apparaître
dans le béton laissé en place. Il convient d'enlever la couche contenant des micro-fissures par un décapage à l'eau
avec ou sans abrasif ou de la traiter pour restaurer son intégrité si la résistance superficielle à la traction n'est pas
suffisante pour permettre l'application des produits et systèmes. Les fissures peuvent être détectées en mouillant la
surface et en la laissant sécher. Les fissures retiennent l'eau et deviennent visibles sous la forme de lignes sombres.
Lorsque des procédés thermiques sont utilisés pour enlever le béton, l'apport de chaleur doit être soigneusement
contrôlé pour éviter l'endommagement et si le béton est endommagé, l'enlèvement du béton contaminé doit être
effectué à l'aide d'autres moyens.
L'hydrodémolition est un moyen rapide et efficace pour enlever du béton, et qui n'enlève qu'une quantité minimale de
béton sain. Aucune micro-fissure n'apparaît et le béton altéré peut être sélectivement éliminé, le béton sain restant
alors intact. La différentiation est faite autour d'une profondeur moyenne d'enlèvement. Cette méthode peut être
employée si elle est exécutée avec un équipement dont les performances sont connues. Les exigences à respecter
sont de parvenir à différencier le béton sain du béton altéré, d'enlever le béton sans laisser d'ombres et en ne
laissant qu'un nombre limité d'arêtes sous l'armature, et d'effectuer le travail sans créer de piqûres. L'enlèvement
peut être effectué jusqu'à une profondeur minimale prédéterminée de façon générale, mais lorsque le béton est faible
localement, la profondeur d'enlèvement doit être plus importante.
L'équipement normalement utilisé pour l'hydrodémolition sélective fonctionne sous une pression de 60 MPa à 110
MPa. Pour l'hydrodémolition sélective, il est nécessaire de spécifier l'équipement pré-qualifié pour cette méthode. La
rugosité de la surface peut varier considérablement et elle dépend de la distance entre la buse et le support, de la
pression d'eau, du débit d'eau, de la vitesse d'avance, de l'équipement et de la qualité du béton.
La pression de l'eau, qui est généralement mesurée à la pompe, peut être classée comme suit :
basse pression jusqu'à 18 MPa - utilisée pour nettoyer un support en béton et en acier ;
haute pression 18 MPa - 60 MPa - utilisée pour nettoyer un support en acier et enlever le béton ;
très haute pression 60 MPa - 110 MPa - utilisée pour enlever le béton lorsqu'un faible volume d'eau est
nécessaire.
La coupe à l'eau sous haute pression est définie comme une coupe effectuée au moyen d'une projection d'eau sous
pression de manière à pratiquer une fente étroite ou un petit trou. La méthode est utilisée, par exemple, pour
découper des parties ou faire des trous dans le béton armé. En ajoutant des abrasifs dans l'eau, il est également
possible de découper l'acier.
A.7.3.1 Généralités
Les performances structurales peuvent être modifiées par la diminution de la section transversale de l'armure ou par
la formation de piqûres de corrosion.
A.7.3.2 Nettoyage
Pour des raisons pratiques, le nettoyage s'applique généralement à toute la circonférence de la barre d'armature. Il
s'étend normalement 50 mm ou plus au-delà de la marque de corrosion, dans le sens longitudinal de la barre. Des
considérations structurales peuvent limiter la quantité de béton qui peut être enlevée et le nettoyage qui peut être
effectué. La cartographie de potentiel peut être une aide pour détecter la corrosion.
La norme de nettoyage pour la méthode 11.1, qui utilise des revêtements contenant des pigments actifs est
normalement Sa2, " nettoyage-décapage profond ". Pour la méthode 11.2, qui utilise des revêtements de protection,
la norme normalement spécifiée est de Sa2 1/2 " nettoyage-décapage très profond ". Le nettoyage peut être difficile
sur certains sites.
Lorsque l'accès au nettoyage est impossible ou difficile, en raison de la concentration des barres, du contact entre
les barres, de la proximité du support en béton, d'autres barres ou d'autres facteurs, il convient que la méthode et la
norme de nettoyage soient spécifiées. Si les produits de corrosion et les contaminants ne peuvent être éliminés ou si
le revêtement ne peut être appliqué sur toutes les zones destinées à être traitées, les performances du revêtement
peuvent être modifiées. Les normes Sa relatives au nettoyage-décapage sont données dans l'ISO 8501-1. Il est
permis d'utiliser toute méthode de nettoyage, y compris le décapage à l'abrasif.
L'élimination des chlorures présents sur la surface de l'acier ou sous forme de piqûres dans l'acier peut être
effectuée seulement à l'aide d'eau sous pression, normalement à basse pression (inférieure à 18 MPa) mais si un
faible volume d'eau est requis, la pression nécessaire peut aller jusqu'à 60 MPa.

A.8 Application des produits et systèmes


A.8.1 Généralités
II convient que la température du support et du mortier ou béton de réparation ne varie pas afin d'éviter le risque de
perte d'adhérence et de perte d'hydratation.
Le traitement en surface du béton ou du mortier peut entraîner la formation de fissures de retrait car le traitement
peut produire une couche superficielle riche en ciment.
A.8.2.1 Adhérence
Un profil de surface rugueux favorise une bonne adhérence entre le béton neuf et vieux et les produits et systèmes
de réparation. Il peut être obtenu par hydrodémolition ou par des moyens mécaniques. La rugosité d'une surface
produite par hydrodémolition est considérablement supérieure à celle d'une surface préparée au moyen d'un marteau
mécanique, qui est elle-même supérieure à celle d'une surface obtenue par décapage à l'abrasif. Si la méthode
d'hydrodémolition est utilisée, on obtient normalement une bonne adhérence entre le support en béton et le matériau
de réparation, et des liaisons mécaniques ne sont pas nécessaires pour la transmission des contraintes de traction et
de cisaillement inférieures à 0,4 MPa.
Il est possible de donner une texture rugueuse à la surface du mortier ou béton de réparation avant qu'il prenne afin
de favoriser la fixation mécanique pour la couche suivante.
Lorsque des produits et systèmes de réparation à base de ciment ou de liants polymères sont utilisés, il convient de
décider si l'application d'un primaire d'accrochage est appropriée. L'utilisation de primaires d'accrochage peut réduire
l'adhérence si la couche d'accrochage durcit avant l'application des produits et systèmes.
Lorsqu'on utilise des produits et systèmes de réparation à base de ciment sans appliquer de primaire d'accrochage,
et que la surface doit être pré-humidifiée comme spécifié en 8.2.2, 8.2.3 ou 8.2.4 pendant un temps minimal, il
convient de ne pas laisser sécher la surface avant l'application des produits et systèmes. Toutefois, il convient que
les pores de surface et les piqûres ne contiennent pas d'eau lorsque le matériau est mis en place, sinon l'adhérence
risque de s'en trouver diminuée. Ceci est indiqué par l'aspect de la surface qui doit être normalement sombre et mat,
et non luisant. Le but de l'humidification de la surface est d'empêcher le transfert d'eau du produit de réparation vers
le support, ce qui nuirait à l'hydratation du produit de réparation.
Les mortiers polymères hydrauliques peuvent durcir en formant à la surface une couche lisse riche en polymères, qui
est néfaste pour l'adhérence des couches suivantes ou du traitement de surface.
A.8.2.2 Mortier et béton appliqués à la main
Des dispositions doivent être prises pour tenir compte des différences de propriétés entre les produits et systèmes à
base de ciment et ceux à base de liants polymères. En général, les produits et systèmes à base de liants polymères
ont des coefficients de dilatation thermique et une résistance à la vapeur d'eau plus élevés et une résistance au feu
ou aux hautes températures plus faible que les produits et systèmes à base de ciment.
Les produits et systèmes à base de liants polymères peuvent être utilisés sous l'eau ou lorsqu'une résistance à
l'abrasion élevée est nécessaire, lorsqu'un gain rapide de résistance ou des couches minces sont requis ou lorsqu'il
est impossible d'assurer une cure pour les matériaux à base de ciment.
A.8.2.3 Mortier et béton projetés
Le mortier et le béton projetés peuvent être appliqués par voie humide ou sèche.
Il convient d'appliquer le mortier et le béton projetés en respectant un angle aussi proche que possible de 90 degrés
par rapport au support et une distance de 0,5 m à 1,0 m entre la buse et le support.
Si le béton projeté est appliqué selon une épaisseur supérieure à 70 mm, il peut être nécessaire d'incorporer des
armatures dans le béton pour empêcher l'apparition de fissures de retrait et pour contribuer à l'adhérence
mécanique.
Veiller à éviter la formation de vides derrière les armatures.
Pour le béton projeté qui a durci entre les couches, qui n'est pas appliqué humide sur humide, il convient de nettoyer
la surface par un décapage à l'eau à basse pression et à l'air comprimé. Normalement, le béton projeté ne nécessite
pas l'application d'un primaire d'accrochage.
Une couche supplémentaire non structurale peut être appliquée si la surface du matériau de réparation exige un
traitement spécial, par exemple une finition à la règle ou à la main.
A.8.2.4 Mortier et béton coulés
Des couches de drainage à la surface des coffrages empêchent la formation de vides superficiels et diminuent le
rapport eau/ciment de la couche superficielle.
A.8.2.5 Cure
Lorsqu'il est important d'éviter la formation de fissures dues au retrait plastique ou de séchage, la cure des produits
et systèmes hydrauliques est réalisée très efficacement en maintenant un excès d'humidité à la surface. Il est
généralement impossible d'appliquer de l'eau manuellement pendant tout le temps de cure requis, mais l'utilisation
de tuyaux flexibles perforés pour alimenter en eau un matériau absorbant (par exemple une toile de jute) recouvert
d'une feuille de plastique transparent est un moyen économique et très efficace, même dans les conditions de
dessiccation les plus sévères.
Pendant le processus d'hydratation et de durcissement du béton, il est important que le gradient de température
dans l'épaisseur de la structure soit aussi faible que possible pour éviter une fissuration d'origine thermique.
Les produits et systèmes contenant des agents modifiants polymères (pcc) font l'objet d'exigences particulières pour
la cure, car un équilibre doit être trouvé entre la nécessité de retenir l'humidité pour la cure du ciment et la nécessité
de réduire l'humidité pour permettre au constituant polymère de former un film afin d'augmenter la résistance.
A.8.2.6 Fissures et joints
Le remplissage des fissures peut se faire par des techniques d'injection, de mouillage ou sous vide. Avant de remplir
les fissures, les agents contaminants (tels que huile et autres matières) doivent être éliminés. La quantité tolérable
d'humidité ou d'eau dans les fissures dépend des propriétés du matériau de remplissage. Les fissures peuvent être
nettoyées et séchées à l'aide de méthodes utilisant de l'eau et des solvants ou de l'air comprimé. Si les fissures sont
remplies par injection, il est généralement nécessaire d'utiliser une rehausse pour pouvoir réaliser l'injection sans
interruption. Il convient que la partie des buses restant dans la structure soit faite d'un matériau qui ne provoquera
pas de réaction électro-chimique. Veiller à ce que la pression d'injection ne produise pas de nouvelles fissures ou
d'autres effets défavorables pour le support, les autres composants ou l'environnement. L'utilisation de coulis
thixotropiques peut créer des niveaux élevés de pressions inacceptables.
Le matériau de remplissage et d'étanchéité excédentaire est généralement éliminé.
L'équipement de mouillage doit assurer un flux adéquat et ininterrompu de matériau de remplissage jusqu'à la fin de
l'absorption.
D'autres méthodes de remplissage des fissures ont recours à la technique sous vide.
Si des variations importantes de la largeur des fissures se produisent au cours de l'injection et du durcissement, le
moment de l'injection doit être choisi, si possible, de manière à permettre une ré-injection au moment où la largeur de
la fissure est maximale et pendant le temps d'ouvrabilité du produit.
Le remplissage des fissures n'est pas approprié si une réaction d'expansion de la structure est susceptible de se
produire.
Dans la mesure du possible, il convient que les fissures soient totalement remplies. Le degré de remplissage peut
être établi en prélevant et examinant des carottes ou en procédant à un essai aux ultrasons (voir l'essai n° 33).
Le remplissage total des petites fissures d'une largeur inférieure à 0,1 mm est difficile à obtenir. Les résines
époxydes à faible viscosité et les coulis/ciments fins spéciaux peuvent donner de bons résultats. Il convient de les
soumettre à des essais préalables.
L'obturation des fissures par colmatage peut s'avérer préférable si les fissures sont contaminées ou trop petites pour
permettre un remplissage, ou si des mouvements longitudinaux et/ou de cisaillement sont supérieurs à 25 % de la
largeur de la fissure. En l'absence d'informations disponibles, des essais préalables peuvent être nécessaires pour
déterminer l'adhérence et l'étanchéité des colmatages.
Il peut être nécessaire de transformer les fissures en joints si des variations très importantes de la largeur des
fissures sont prévisibles en raison, par exemple, d'effets thermiques ou de mouvements structuraux. Il convient que
les nouveaux joints soient compatibles avec les joints existants. Si une ou des armatures doivent être coupées, les
effets néfastes éventuels doivent être pris en compte, particulièrement en ce qui concerne la capacité portante et le
risque de corrosion. La conception du joint et l'utilisation des matériaux doivent être conformes à l'ENV 1992-2-4, ou
à toute autre Norme européenne ou homologation technique européenne applicables.
A.8.2.7 Revêtements de surface et autres traitements
II existe un risque d'apparition d'efflorescences lorsque des procédés électrochimiques sont utilisés. Si elles ne sont
pas enlevées, elles gênent l'adhérence entre le revêtement et le béton.
Les inhibiteurs appliqués sur la surface peuvent laisser un dépôt superficiel susceptible de gêner l'adhérence du
revêtement suivant.
Le produit d'imprégnation et d'imprégnation hydrophobe peut être appliqué à la main, par pulvérisation, par la
méthode sous vide ou encore par l'intermédiaire d'un gel.
Lorsque le produit d'imprégnation hydrophobe est un silane ou un siloxane, l'imprégnation peut être améliorée en
appliquant le produit en deux étapes, humide sur humide.
A.8.2.9 Collage de plaques
Les plaques de renforcement collées extérieurement peuvent être en acier doux, en matériau composite renforcé par
des fibres ou autre matériau, offrant une capacité et une durabilité normalisées adéquates. L'utilisation d'acier
inoxydable ou d'acier à haute limite d'élasticité n'est pas recommandée.
La préparation suivante est recommandée pour la surface du support en béton :
II convient de déterminer la résistance superficielle à la traction. Il convient que le béton faible, détérioré ou
endommagé soit enlevé et remplacé. Il convient de remplir les fissures d'une largeur supérieure à 0,1 mm avec un
matériau structural de réparation compatible.
A.8.3.1 Protection des armatures par un revêtement
Des revêtements pour les armatures sont inclus dans de nombreux systèmes de réparation. Le revêtement appliqué
sur les armatures peut agir comme une couche de protection ou il peut être utilisé pour empêcher les zones revêtues
d'agir comme une anode et empêcher ainsi la corrosion des armatures non traitées. Il est également possible
d'obtenir une inhibition en enrobant les armatures d'une pâte de ciment alcaline avec ou sans agent modifiant
polymère. Si du ciment est utilisé, il convient de ne pas le laisser prendre avant l'application du mortier ou du béton
de ciment, car cela peut nuire à l'adhérence entre le matériau de réparation et l'armature.
A.8.3.2 Et a.8.3.3 enlèvement et remplacement
Les armatures supplémentaires ou de remplacement peuvent être fixées au moyen de liaisons mécaniques, par
soudage, par chevauchement sur les armatures existantes ou par ancrage dans le support en béton.
Les fixations des armatures ou autres attaches faites de métaux dissemblables et encastrées dans le béton armé
peuvent provoquer une corrosion locale rapide des armatures si un contact électrique direct ou indirect est établi
entre elles. Un problème semblable peut être créé par un contact électrique entres des éléments faits du même type
d'acier, s'ils sont placés dans des environnements différents, par exemple, des concentrations d'oxygène différentes.
Lorsque des techniques impliquant un apport de chaleur pour l'enlèvement ou le remplacement des armatures sont
utilisées, veiller à ne pas détériorer les armatures et le support en béton.

A.9 Contrôle de la qualité


A.9.1 Généralités
II convient que le personnel participant à l'exécution des travaux de protection et de réparation soit suffisamment
expérimenté et soit en possession d'une preuve écrite de sa compétence, lorsque cela est possible.
Comme indiqué à l'Article 9 (normatif), les essais sur site constituent un moyen de mesurage des caractéristiques et
de la qualité requises pour les produits et systèmes de réparation, à leur arrivée sur le chantier, et de leur
performances pendant et après leur application. Les essais sur site sont également un moyen de mesurage de l'état
de la structure et du support sur lesquels on va appliquer les produits et systèmes et de l'état de l'environnement
dans lequel on va appliquer les produits et systèmes.
Les méthodes d'essai sont décrites dans des normes européennes, mais lorsqu'il n'existe pas de Norme
européenne, il convient d'effectuer les essais conformément à des normes ISO ou nationales ou aux essais ou
observations décrits en A.9.2 .

A.9.2 Essais et observations pour le contrôle de la qualité

Tableau A.2 Exemples de paramètres minimaux et maximaux


acceptables pour les essais des caractéristiques
Description des essais de contrôle de la qualité et observations
Essai ou observation n° 1 - Décollement
Le sondage au marteau sur une surface en béton peut être effectué au moyen d'un marteau léger ou d'un autre
équipement d'essai par écho d'impact. Le but est de détecter les zones décollées de la structure en béton ou les
granulats individuels libres dans la couche de surface du support.
Essai ou observation n ° 2 - Propreté
II convient d'examiner visuellement la surface pour déceler la présence éventuelle de :
ciment durci ou brouillard de projection ;
défauts, tels que des poches de gravier ;
efflorescences ;
poudrage et sable ;
particules libres, telles que poussière ou écaillage du béton (exemple : au-dessus de l'armature) ;
croissances organiques ;
contaminants, tels que huile, graisse ou paraffine ;
produits de décollement, produits de cure ou résidus d'anciens revêtements ;
décollage du mortier.
La présence de poussière ou de contaminants à la surface du support peut être détectée en essuyant ou en grattant
la surface du béton. Une bande adhésive appliquée sur la surface indiquera la présence de poussière au moment de
son retrait.
Essai ou observation n° 3 - Régularité de la surface
Un examen visuel de la surface du support permet de déceler la présence de pores ou de piqûres susceptibles de
rompre la régularité d'épaisseur d'un film d'accrochage ou de revêtement.
La régularité du support peut être déterminée au moyen d'une règle en acier.
Les irrégularités peuvent être corrigées comme spécifié en 8.2.2, 8.2.6 et 8.2.7 .
Essai ou observation n° 4 - Rugosité
La rugosité peut être déterminée en utilisant un profilomètre ou la méthode de la surface de sable. La méthode de la
surface de sable est décrite dans l' EN 1766, 7.2 . La méthode du profil de la texture est décrite dans l' EN ISO 3274
et l' EN ISO 4288 .
Essai ou observation n° 5 - Résistance superficielle à la traction du support
La résistance superficielle à la traction peut être mesurée sur site en effectuant un essai d'arrachement analogue à
ceux spécifiés dans l' EN 1542 ou à celui décrit dans le BS 1881 , Parties 201 et 207. Il peut être réalisé directement
sur la surface à analyser ou en un point de la surface qui a été partiellement carotté, lors du mesurage de la
résistance à une profondeur spécifiée sous la surface. Il convient de préparer la surface avec soin et de choisir le
nombre d'essais et les points de mesurage de manière à ce qu'ils soient représentatifs.
Essai ou observation n° 6 - Largeur et profondeur des fissures
La largeur des fissures peut être mesurée au moyen d'une jauge électrique ou mécanique sur les structures
exposées. Les caractéristiques les plus importantes des fissures (largeur et variations de la largeur des fissures)
subissent des modifications liées aux conditions météorologiques (voir Essai ou observation n° 7). Lorsque ces
caractéristiques sont déterminées, il convient de consigner les informations supplémentaires suivantes :
1. la date et l'heure ;
2. les conditions météorologiques, c'est-à-dire : température de l'air, couverture nuageuse/pluie (y compris les
valeurs des jours précédents) ;
3. la température à la surface du composant dans les zones concernées par les fissures et, dans des cas
particuliers, à l'intérieur du composant.
Des carottes peuvent être prélevées pour déterminer le type et la taille de la fissure, l'état de la fissure et des bords
de la fissure et les éventuelles mesures correctives déjà réalisées. Le carottage constitue invariablement une
perturbation et, par conséquent, il convient de le limiter aux cas absolument nécessaires. Les essais par ultrasons
fournissent également de bons renseignements sur les caractéristiques des fissures. Ils ne peuvent être réalisés que
par du personnel expérimenté et correctement formé.
Essai ou observation n ° 7 - Mouvement de fissures
La largeur des fissures peut être mesurée au moyen de jauges mécaniques ou électriques. Il convient d'effectuer les
mesurages avec une précision d'au moins 0,1 mm. Il suffit généralement de comparer visuellement la largeur de la
fissure avec une ligne étalonnée sur une règle graduée (fissuromètre). L'utilisation d'une loupe d'inspection des
fissures requiert davantage d'expérience.
Des méthodes offrant des sensibilités différentes peuvent être utilisées pour mesurer les variations de distance
associées aux variations de la largeur des fissures :
1. une règle de la largeur de la ligne ;
2. des plaques de verre ou des jauges de contrainte peuvent être fixées sur une fissure (voir le BS 1881-206 ) ;
3. une loupe d'inspection des fissures ;
4. des marqueurs en plâtre minces sont appliqués au pinceau sur la surface en béton. Lorsque les fissures du
béton s'élargissent, des fissures apparaissent aussi dans le plâtre. Leur largeur peut être facilement déterminée
à l'aide de la loupe. Des lectures répétées, avec une précision de 0,01 mm, peuvent être effectuées pour suivre
les lentes variations de la largeur des fissures, y compris les altérations à long terme. Si nécessaire, plusieurs
marqueurs en plâtre peuvent être appliqués à intervalles réguliers sur la même fissure.
Lorsque des variations de la largeur des fissures sont observées au cours de la journée, les données pertinentes
doivent être consignées plusieurs fois par jour. Lorsque les variations de la largeur des fissures sont liées à la
circulation routière, la caractérisation de la circulation peut être nécessaire pour permettre une analyse plus efficace
des résultats. Il convient de choisir les périodes de mesurage de sorte que les résultats obtenus permettent de tirer
des conclusions adéquates concernant les variations quotidiennes et à court terme de la largeur des fissures à
l'heure planifiée pour le remplissage.
Sur les superstructures des ponts monolithiques et les structures similaires exposées directement aux intempéries, il
se produit des variations quotidiennes de la largeur des fissures, qui dans certains cas dépendent de l'isolation. On
peut prévoir des variations maximales les jours sans nuages pendant les mois d'été, mais pas les jours où la
couverture nuageuse est importante et les températures de l'air élevées. Lorsque les fissures atteignent la largeur
maximale, l'influence de la circulation routière contribue aussi généralement aux valeurs extrêmes des variations à
court terme de la largeur des fissures.
Essai ou observation n° 8 - Vibrations
Lors de l'application des produits et systèmes de réparation, il est important d'observer les vibrations dues à des
causes telles que la circulation routière, l'équipement ou l'action du vent. Pour enregistrer les vibrations il est possible
d'utiliser un équipement de mesurage des vibrations, par exemple un accéléromètre. Aucune restriction concernant
les causes des vibrations ne se justifie si les valeurs des vibrations sont dans les limites de tolérance des valeurs des
charges dynamiques acceptées par le produit ou le système pendant l'application.
Essai ou observation n° 9 - Teneur en eau du support et des fissures
La teneur en eau du support peut être évaluée à l'aide des essais et observations suivants :
1. Examen visuel
La teneur en eau de la surface peut être observée à l'aide des éléments suivants :
" sec " - La surface d'une cassure fraîchement produite à une profondeur de 2 cm environ ne doit pas
devenir plus claire suite au séchage ;
" humide " - La surface a un aspect humide et mat. Elle ne doit pas être recouverte d'une pellicule d'eau
luisante. Le réseau de pores du support ne doit pas être saturé d'eau, c'est-à-dire que les gouttes d'eau
déposées sur le support en béton doivent être absorbées, en laissant la surface reprendre son aspect mat
après un temps bref ;
" mouillé " - Le réseau de pores peut être saturé d'eau. La surface du béton peut être luisante, mais
exempte d'eau libre.
II est possible d'obtenir une indication visuelle supplémentaire en recouvrant la surface d'un film de polyéthylène
pendant 24 h. Si aucune humidité n'est visible, la surface et la peau peuvent être considérées comme sèches ;
2. sondes d'humidité relative ;
3. mesurage de la résistivité électrique à l'aide de l'essai de la sonde de Wenner et expression des résultats en
teneur en eau absolue, après essais en laboratoire. Il existe également un essai de conductivité à deux pôles
qui peut être associé à la teneur absolue en eau ;
4. prélèvement d'échantillons sur site et essais en laboratoire.
La teneur en eau des fissures peut être observée en prélevant des échantillons ou des carottes et en les examinant.
Essai ou observation n° 10 - Température du support
II convient de mesurer la température d'une surface en béton ou en acier au moyen d'un thermomètre conçu pour
mesurer les températures de surface. Lorsqu'il est nécessaire d'effectuer un mesurage exact de la température d'un
support, après application d'un matériau adéquat permettant d'assurer le contact thermique avec le support, le
mesurage peut être réalisé comme suit. Il convient de placer le thermomètre au point de mesurage et au centre d'un
matériau isolant tel qu'une plaque de polystyrène d'une surface de 0,5 m² et d'une épaisseur de 70 mm. Il convient
d'effectuer le mesurage lorsque la température est stable, c'est-à-dire lorsque la variation de la température avec le
temps est inférieure à 1 °C/5 min.
Essai ou observation n° 11 - Essai de carbonation
Utiliser l'essai donné dans le prEN 14630 :2003-03 .
Essai ou observation n ° 12 - Teneur en chlorures
La teneur en chlorures du support en béton peut être déterminée en prélevant des échantillons de poussière selon le
mode opératoire défini dans le prEN 14629 :2003-03 .
Il existe également des systèmes d'essai sur site qui peuvent être utilisés. Ils mettent en oeuvre une technologie
électrochimique.
Essais ou observations n° 13 et n° 14 - Pénétration d'autres contaminants et contamination des fissures
Le support en béton et les fissures peuvent être contaminés par des agents qui entraînent la détérioration du support
et des produits et systèmes de réparation et favorisent la corrosion des armatures. Ces contaminants incluent le
dioxyde de carbone, les chlorures, les sulfates et autres substances organiques et inorganiques. L'histoire de la
structure et son environnement sont susceptibles d'indiquer la possibilité d'une contamination. Lorsqu'on suspecte
une contamination, des échantillons par sondage ou carottage peuvent être prélevés et des essais en laboratoire
menés pour déterminer la teneur et les profils.
Essai ou observation n° 15 - Résistivité
La résistivité du support ou du matériau de réparation peut être mesurée par une méthode fondée sur la méthode
d'essai de résistivité du sol de Wenner avec quatre pointes. Pour le matériau de réparation, il convient de mesurer la
résistivité sur le matériau appliqué sur site ou sur des éprouvettes préparées ; il est normalement spécifié qu'elle doit
être comprise entre 50 % et 200 % de celle du support pour les méthodes électrochimiques 7.3, 7.5 et 10.1.
Essai ou observation n° 16 - Propreté des armatures existantes
Le degré de propreté requis pour les armatures en acier dépend de la méthode de réparation choisie. Le meilleur
moyen d'évaluer la propreté est de comparer l'aspect de l'acier nettoyé à celui défini dans l' ISO 8501-1 , exemple :
Sa2 1/2 .
Essai ou observation n° 17 - Dimension des armatures existantes
La dimension de l'armature doit être mesurée mécaniquement pour déterminer la dimension de la section
transversale aux endroits où les produits de corrosion ont été enlevés, afin d'obtenir la surface minimale de la section
transversale, de manière à pouvoir effectuer des calculs structuraux et des comparaisons avec la spécification.
Essai ou observation n° 18 - Degré de corrosion des armatures existantes
La diminution de la surface en acier de l'armature due à la corrosion peut être estimée après un mesurage
mécanique. Il convient de veiller à détecter les piqûres de corrosion éventuelles dans l'acier.
Il convient d'inspecter soigneusement les armatures revêtues d'époxy et les autres revêtements étanches car des
fissures ou défauts du revêtement combinés à une forte teneur en chlorures peuvent accroître la corrosion à
l'emplacement endommagé ainsi qu'une réduction de l'adhérence du revêtement. La corrosion est due au fait que
l'acier des armatures est isolé de l'environnement alcalin protecteur par le revêtement.
La corrosion peut également être détectée à l'aide de la cartographie de potentiel utilisant des essais par demi-pile.
Essai ou observation n° 19 - Propreté des plaques de renforcement
II convient que les plaques en acier soient exemptes de calamine, de rouille, de graisse et autres contaminants. Il
convient que le degré de propreté soit de Sa2 1/2 , tel que défini dans l' ISO 8501-1 . Il convient de nettoyer les
plaques composites comme spécifié.
Essai ou observation n ° 20 - Identité
L'identité peut être établie par un marquage et un étiquetage conformes à l' EN 1504-8 :2000-10 ou par un certificat
écrit. La pureté de l'eau peut être établie conformément à l' EN 1008 .
Essai ou observation n° 21 - Température ambiante
La température ambiante peut être mesurée au moyen de thermomètres. Il convient que la précision de lecture soit
d'au moins 1 °C.
Il convient d'effectuer les mesurages à proximité immédiate de l'ouvrage. Il convient de ne pas exposer le capteur de
température au rayonnement solaire direct. Il convient d'effectuer les mesurages avec une fréquence suffisante pour
enregistrer des variations de 2 °C et pour enregistrer les mouvements de température croissants et décroissants.
Essai ou observation n° 22 - Humidité ambiante
L'humidité ambiante peut être mesurée à l'aide des méthodes données dans l' ISO 4677 1-2 .
Essai ou observation n° 23 - Précipitations
Les précipitations peuvent être observées visuellement ou, si pertinent, enregistrées au moyen d'un pluviomètre.
Elles peuvent inclure la pluie, la neige, la rosée et les embruns.
Essai ou observation n° 24 - Résistance au vent
II convient de mesurer la vitesse du vent au moyen d'un anémomètre, de manière à pouvoir relever les valeurs
maximales au cours de l'application et à suspendre les travaux si cela est spécifié.
Essai ou observation n ° 25 - Point de rosée
Pour l'application de nombreux polymères et autres produits, le support doit être sec et la présence de rosée doit être
évitée, sauf spécifications contraires. Le point de rosée dépend directement de l'humidité atmosphérique relative
ambiante et de la température ambiante. La rosée apparaît seulement lorsque la température du support est
inférieure ou égale à la température du point de rosée.
Le tableau suivant (extrait du Tableau donné dans l' ISO 4677 1-2 ) indique les températures du point de rosée en
fonction de la température sèche ambiante et de l'humidité atmosphérique relative ambiante.

Le produit de réparation ou de protection ne peut généralement pas être appliqué lorsque la température sèche
ambiante se situe moins de 3 °C au-dessus du point de rosée, mais ceci dépend du matériau (voir Tableau A.2 ).
La température de l'air est mesurée au moyen d'un thermomètre à mercure ou numérique. La précision requise est
de ± 0,5 °C.
Pour le mesurage de la température de surface, il est possible d'utiliser des thermomètres électroniques numériques.
La précision requise est de ± 0,5 °C.
Pour l'évaluation de l'humidité de l'air, se reporter à l'essai n° 22.
Essai ou observation n ° 26 - Epaisseur du revêtement humide
La méthode n° 1 de la norme ISO 2808 donne deux méthodes pour mesurer l'épaisseur à l'état humide : la jauge à
peigne et la jauge à roue.
La première, qui est utilisée pour mesurer l'épaisseur des peintures et vernis, semble plus facile à adapter au
mesurage de l'épaisseur des revêtements de produits de réparation. La jauge est constituée d'un peigne en acier
inoxydable, dont les dents extérieures forment une ligne de base. Les dents intérieures sont progressivement plus
courtes de manière à présenter une série d'intervalles entre les dents et la ligne de base, et la taille de chaque
intervalle peut être lue sur l'échelle de la jauge. Aussitôt après l'application du produit, placer la jauge à peigne
fermement sur le support de telle manière que les dents soient perpendiculaires au plan de la surface et que le
peigne ne glisse pas. Retirer la jauge et puis examiner les dents pour déterminer quelle est la plus courte dent à
avoir touché le revêtement humide. Au moins trois mesurages sont effectués, en différents endroits et de manière
identique pour obtenir des résultats représentatifs de toute la surface réparée.
Il est également possible d'utiliser une jauge à roue.
Essai ou observation n° 27 - Consistance du béton ou du mortier
En complément de l'essai d'affaissement, de l'essai Vébé et de l'essai d'étalement décrits dans l' EN 12350, Parties 1
à 5 , il est possible d'effectuer un essai d'écoulement pour déterminer la consistance du béton fluide. Il est possible
de soumettre les bétons, mortiers et coulis aux essais spécifiés dans l' EN 13395, Parties 1 à 4 .
Essai ou observation n ° 28 - Teneur en air du béton frais
Utiliser les essais décrits dans l' EN 12350-7 .
Essai ou observation n° 29 - Epaisseur du revêtement sec
L'épaisseur d'un revêtement de surface sec peut être mesurée au moyen d'un duromètre, conformément à la norme
ISO 2808 , méthode n° 2.
L'épaisseur peut être également mesurée par des moyens destructifs tels que :
la méthode du profilomètre, conformément à la norme ISO 2808 ;
la méthode de l'entaille en coin (un appareil spécial est disponible qui comprend un microscope avec des
systèmes d'éclairage et un outil de coupe), conformément à l' ISO 2808 , Méthode B5 ;
le prélèvement d'échantillons carottés et le mesurage de l'épaisseur du film (plus destructif et il n'existe pas de
norme).
Essai ou observation n ° 30 - Recouvrement par le revêtement
Les interruptions, les trous et les défauts dans le revêtement peuvent être décelés visuellement, conformément à l'
ISO 4628-1-6 :2003-04 .
Essai ou observation n° 31 - Pénétration de l'imprégnation
La pénétration de l'imprégnation dépend de la porosité du support et de l'aptitude du produit à pénétrer. Il est
possible d'obtenir une estimation si on connaît la quantité de produit utilisée. Il est possible de se référer dans ce cas
à la norme EN ISO 2808 (Méthode n ° 2 : Détermination de l'épaisseur du film sec par calcul, à partir de la masse du
film par unité de surface).
Il est également possible de déterminer la pénétration en examinant des échantillons carottés.
Essai ou observation n° 32 - Perméabilité à l'eau du revêtement ou du matériau de réparation ou des fissures
remplies
Le principe de l'essai allemand de Karsten et des essais français de la norme NF P 84-402 ou NF T 30-801 consiste
à mesurer le volume ou le poids de l'eau pénétrant dans un mur en béton par unité de temps, au moyen d'un tube en
verre gradué, préalablement scellé de manière étanche sur la surface soumise à essai. Le diamètre du tube peut
être de 20 mm, 50 mm, 100 mm, suivant la norme utilisée. La hauteur de la colonne d'eau peut être de 100 mm, 150
mm, 200 mm, suivant la norme utilisée.
Les résultats obtenus sont les suivants :
la quantité d'eau pénétrant pendant le temps de l'essai (linéaire ou non, limitée ou non) ;
les conditions de température ;
la teneur en eau de la surface d'essai.
Les fissures qui sont remplies à 80 % au moins et avec une bonne adhérence entre le béton et le matériau
d'étanchéité peuvent être considérées comme imperméables à l'eau après un examen visuel. Dans les cas douteux,
des échantillons carottés peuvent être prélevés et soumis à des essais de pénétration tels que définis dans l' EN
12390-8 et l' ISO 7031 .
Essai ou observation n ° 33 - Degré de remplissage des fissures
Des échantillons carottés doivent être prélevés pour évaluer le degré de remplissage. Les fissures doivent être
totalement remplies. Le remplissage est considéré comme total si les fissures visibles à la surface de l'échantillon
carotté sont remplies à 80 % au moins. Généralement, on prélève des carottes de petit diamètre (50 mm ou moins)
dans les parties représentatives des fissures remplies.
Les méthodes d'essai par ultrasons définies dans le prEN 12504-4 :1998-07 et l' ISO 8047 peuvent également fournir
des renseignements sur l'état de remplissage. Les méthodes actuellement disponibles exigent une compétence et un
équipement d'essai complexe pour produire des résultats fiables sur site.
Essai ou observation n° 34 - Epaisseur du matériau de réparation ou recouvrement
Le recouvrement des armatures par le béton peut être déterminé au moyen d'un profomètre qui est un dispositif
électromagnétique. Il convient que la précision prévue dans des conditions moyennes sur site soit normalement de ±
15 % ou ± 5 mm, selon la valeur la plus grande, pour un recouvrement des armatures inférieur à 100 mm. Les
méthodes d'essai sont décrites dans le BS 1881 , Partie 204.
Le recouvrement par le béton peut également être déterminé en prélevant des carottes et en enlevant le matériau de
réparation.
Essai ou observation n° 35 - Adhérence du revêtement, de la colle et du matériau de réparation
L'adhérence peut être soumise à essai par l'essai d'entaille transversale spécifié dans l' EN ISO 2409 ou par un essai
d'arrachement tel que spécifié dans l' ISO 4624 et le BS 1881-201 et 207 ou analogue aux essais en laboratoire
décrits dans l' EN 1542 . L'essai d'entaille transversale peut être utilisé pour les couches inférieures à 0,5 mm
d'épaisseur et l'essai d'arrachement pour les couches plus épaisses.
Essai ou observation n° 36 - Résistance à la compression
La résistance à la compression du béton d'origine préfabriqué et du béton ou mortier de réparation durci peut être
mesurée en prélevant des carottes et en les soumettant à un essai d'écrasement tel que décrit dans le prEN 12504-
1 ou un essai au marteau à rebond tel que décrit dans l' EN 12504-2 . Lorsque l'essai au marteau est utilisé, il
convient de s'assurer que l'instrument est étalonné correctement. Du fait de la nature de cette méthode et de
l'éventuelle modification de la surface du béton ou du mortier, les résultats de cette méthode donnent une indication
de la résistance à la compression plutôt que des valeurs absolues.
La résistance du béton de réparation peut être établie conformément à l' EN 12390, Parties 1 à 3 , à l'aide des essais
d'écrasement d'un cube mais pour le mortier pc ou pcc et hcc, elle peut être établie conformément à l' EN 12190 .
Essai ou observation n° 37 - Masse volumique des mortiers ou béton durcis
II convient de déterminer la masse volumique du mortier ou ciment de réparation durci à l'aide des essais décrits
dans l' EN 12390-7 . Si la masse volumique du béton d'origine est requise elle peut être déterminée par carottage et
mesurage du poids et du volume.
Essai ou observation n° 38 - Retrait,fissuration du matériau de réparation
Le retrait et les fissures peuvent être observés visuellement et mesurés au moyen d'une jauge. Les fissures très fines
peuvent être détectées en mouillant la surface et en la laissant sécher. Au cours du séchage, les fissures deviennent
visibles car elles retiennent l'eau plus longtemps que la surface non fissurée.
Essai ou observation n ° 39 - Présence de fissures et de vides dans le matériau de réparation durci
Les vides, y compris ceux dus à un compactage, une injection ou un remplissage inadéquats, et les fissures peuvent
être détectés par radiographie, référence le BS 1881 , Partie 205, ou par mesurage de la vitesse d'une impulsion
ultrasonore ou radar, référence l' EN 12504-4 :1998-07 et l' ISO 8047 . Une autre méthode consiste à prélever des
carottes et à les soumettre à un examen visuel.
Essai ou observation n° 40 - Position des armatures
La position des armatures par rapport à la surface extérieure du béton et par rapport à d'autres armatures peut être
mesurée mécaniquement, lorsque du béton a été enlevé, ou au moyen d'un profomètre, comme spécifié dans le BS
1881-204, lorsque les armatures ne sont pas visibles.
Essai ou observation n ° 41 - Adhérence des armatures
La résistance d'adhérence des armatures dans le mortier ou le béton de réparation peut être déterminée en utilisant
les aspects appropriés du prEN 1881 :2003-06 , de l' ASTM A 944-599 ou équivalent. Les échantillons d'armatures
encastrées dans le matériau de réparation peuvent être soumis à essai suivant cette méthode.
Essai ou observation n° 42 - Présence de vides entre les plaques collées et le support
La présence de vides peut être détectée en effectuant un sondage au marteau ou par des méthodes d'écho d'impact
similaires, ou en réalisant les essais par ultrasons spécifiés dans l' EN 12504-4 :1998-07 .
Essai ou observation n ° 43 - Essais de charge
Des essais de charge sur site peuvent être nécessaires si la capacité portante d'un élément ou d'une structure doit
être déterminée après réparation ou renforcement.
Essai ou observation n ° 44 - Adhérence du matériau de remplissage des fissures au support
II n'existe pas d'essai sur site permettant de mesurer l'adhérence du matériau de remplissage des fissures. Toutefois,
il est possible d'obtenir une indication sur l'adhérence en prélevant des carottes et en les examinant, ou en
soumettant les carottes prélevées à l'essai de rupture spécifié dans l' EN 12504-1 .
Essai ou observation n ° 45 - Couleur et texture de la surface finie
II convient d'accorder le plus possible la couleur et la texture de la surface finie des réparations avec celles de la
surface d'origine.

A.11 Santé, sécurité et environnement


Il est recommandé de prendre des précautions lors de l'utilisation de substances dangereuses et radioactives.
NOTE 1
La Directive 92/57/CEE définit des exigences minimales de santé et de sécurité à mettre en oeuvre sur les
chantiers temporaires et mobiles et des exigences relatives à un plan de santé et de sécurité.
NOTE 2 La Directive 89/106/CEE sur les produits de la construction définit des exigences relatives à
l'hygiène, à la santé, à la sécurité et à l'environnement pour les tierces parties.
© AFNOR 2004 - Imprimé par LABORATOIRE PUBLIC D ESSAIS ET D ET
le 11/06/2019

Common questions

Alimenté par l’IA

Reinforcement bars contaminated with chlorides must be cleaned thoroughly around their entire circumference using water jetting at a pressure under 18 MPa unless electrochemical protection and repair methods are used. If required, reinforcement should be cleaned to a level of Sa2 1/2 according to ISO 8501-1. Proper preparation prevents future corrosion and ensures effective application of protective coatings .

Crack characteristics like width and depth are measured using electrical or mechanical gauges. These characteristics can be modified by environmental conditions such as temperature and moisture. It's important to document weather conditions at the time of measurement as they influence crack behavior. Methods such as core sampling and laboratory analysis can evaluate crack water content and help understand potential causes or risks .

Temperature and humidity measurements are critical because they influence the curing process and bonding properties of repair materials. An unanticipated temperature rise or drop can lead to differential curing, while incorrect humidity levels can cause delamination or improper adhesion. Regular monitoring helps ensure stable environmental conditions for optimal application effectiveness .

The EN 1504-1 standard specifies the requirements for the state of the substrate before and during application, including structural stability, storage, preparation, application of protection and repair products and systems for concrete structures, and quality control. It emphasizes compliance with a series of standards such as ENV 13670-1, EN 1990, and EN 206-1. Furthermore, it requires that the execution of works meets the provisions of the EN 1504 series, and additional guidelines for these processes are detailed in Annex A .

Surface regularity can be evaluated using a visual inspection and a steel rule to detect any surface irregularities such as pores or pits. Texture roughness can be gauged with a profilometer or sand surface method as described in EN 1766. These evaluations are essential to ensure that the bond between the repair materials and concrete is not compromised .

Maintaining adhesion and coverage over reinforcing bars involves challenges such as ensuring thorough cleanliness to a Sa2 1/2 level, preventing contamination from coatings on existing concrete, and appropriately selecting and applying coatings to avoid inducing further corrosion. Changes in environmental conditions can also affect adhesion, requiring careful monitoring and adjustment of application techniques .

Surface resistivity measurement evaluates the electrical resistance of the repair material compared to the concrete substrate. It helps assess compatibility, especially for electrochemical repair methods, and is important for understanding the material’s potential to resist ion penetration that could lead to corrosion. This testing ensures that repair materials meet predefined resistivity standards for long-term durability .

Maintaining proper substrate conditions and environmental factors is crucial because they directly affect the adhesion and effectiveness of repair products. Temperature, moisture content of the substrate, and environmental characteristics such as humidity and dew point are key factors to consider during application. These factors ensure that the applied products perform as intended and do not compromise the integrity of the repair .

Quality control tests on concrete substrates are crucial for ensuring that the substrate is free of contaminants and structurally sound for repair application. Tests such as surface cleanliness via adhesive tape tests, tensile strength tests in accordance with EN 1542, and surveillance of moisture content ensure the substrate's compatibility with repair materials. These precautions prevent repair failures and extend the lifespan of the structure .

The EN 1504 series provides comprehensive definitions, performance specifications, quality control requirements, and conformity assessment criteria for products used in the protection and repair of concrete structures. By providing detailed guidelines and requirements that must be adhered to for compliance, these standards ensure a consistent approach to concrete repair and protection across Europe. This harmonization facilitates mutual recognition of construction standards and enhances international collaboration and trade .

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