Vecteurs et Torseurs en Mécanique
Vecteurs et Torseurs en Mécanique
1. Vecteurs
⃗⃗⃗⃗⃗ .
On appelle vecteur un segment de droite orienté noté 𝐴𝐵
A est l'origine du vecteur et B son extrémité.
On distingue trois types de vecteurs : vecteurs libres, glissants et liés.
1.1. Vecteur libre
Un vecteur libre est défini par sa direction, son sens et sa norme, son point d’application
(origine) pouvant être quelconque dans l’espace.
Exemple :
Exemple :
Une force appliquée à un solide indéformable peut glisser sur sa droite d’action sans modifier
l’effet qu’elle produit. On dira que la force est représentée par un vecteur glissant
Exemple :
Le poids d'un corps 𝑃⃗ est un vecteur lié. C'est un vecteur qui a un point d’application bien
défini qui est le centre de gravité du corps.
Résumé
On distingue les vecteurs liés, glissants et libres comme suit :
▪ Un vecteur glissant a un point d’application variant sur une droite qui est son support.
1
Champs de vecteurs & Torseurs
2. Division vectorielle
⃗ deux vecteurs orthogonaux non nuls d’un espace vectoriel, existe-t-il un vecteur
Soient a⃗ et b
⃗ ?
𝑥 tel que : a⃗ ∧ x⃗ = b
On dit que 𝑥 est le résultat de la division vectorielle ⃗b par a⃗. S’il existe un réel positif λ, le
résultat de la division s’écrit :
a⃗ ∧ ⃗b
x⃗ = + λa⃗
a⃗2
En effet, on a :
⃗b ∧a
⃗ ⃗ ∧(a
a ⃗)
⃗ ∧b (a
⃗ .a ⃗ −(a
⃗ )b ⃗ )a
⃗ .b ⃗
a⃗ ∧ x⃗ = a⃗ ∧ ( ⃗2
+ λa⃗) = ⃗2
+ λ(a⃗ ∧ a⃗) = ⃗2
= ⃗b, car a⃗. ⃗b = 0 (a⃗ ⊥b
⃗ ).
a a a
3. Champ de vecteurs
⃗⃗ : 𝐸→ 𝐸⃗
𝑀
⃗⃗ (𝐴)
𝐴→𝑀
1 + 3𝑦 1 + 3𝑦 − 2𝑧
⃗⃗ ⃗⃗
𝑀(𝐴) = ( −3𝑥 ) , 𝑀 (𝐴) = ( −3𝑥 + 4𝑧 )
2 2 + 2𝑥 − 4𝑦
3.1. Champ de vecteurs équiprojectif
⃗⃗ est un champ équiprojectif si et seulement si on a :
Un champ de vecteurs 𝑀
⃗⃗ (𝐴) . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀 𝐴𝐵 = 𝑀⃗⃗ (𝐵) . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵
L’équiprojectivité traduit le fait que le champs en deux points quelconques A et B ont même
projection sur la droite (AB).
Mécanique de solide Chapitre 1
⃗⃗ (𝐵) = 𝑀
𝑀 ⃗⃗ (𝐴) + 𝑅⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 (Formule de transport).
⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝑀
𝐴𝐵 ⃗⃗ (𝐵) = 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑀
⃗⃗ (𝐴) + 𝑅⃗ ∧ 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝑀
⃗⃗ (𝐴) + 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ . (𝑅⃗ ∧ 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝑀
⃗⃗ (𝐴)
=0
4. Torseur
4.1. Définition
Un torseur, que nous noterons [T], est défini comme étant un ensemble de deux champs de
vecteurs définis dans l’espace géométrique et ayant les propriétés suivantes :
Le second champ est un champ de vecteurs antisymétrique qui vecteur fait correspondre
⃗⃗ 𝐴 qui dépend du point A et vérifiant la relation :
à tout point A de l’espace un vecteur 𝑀
⃗⃗ 𝐵 = 𝑀
𝑀 ⃗⃗ 𝐴 + 𝑅⃗ ∧ 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ . Le vecteur 𝑀
⃗⃗ 𝐴 est appelé moment au point A du torseur [T].
𝑅⃗ = ∑ 𝑉
⃗𝑖
𝑖=1
3
Champs de vecteurs & Torseurs
Soient :
𝑅𝑥 𝑀𝑥 ⃗ 𝑅𝑥 𝑀𝑥
𝑅𝑥 𝑖+𝑅𝑦 𝑗+𝑅𝑧 𝑘
𝑅⃗ = (𝑅𝑦 ) 𝑒𝑡 𝑀
⃗⃗ 𝐴 = (𝑀𝑦 ) , alors : [T]𝐴 = { } = {𝑅𝑦 𝑀𝑦 }
𝑀 𝑖 +𝑀 𝑗 +𝑀 ⃗
𝑘
𝑅𝑧 𝑀𝑧 𝑥 𝑦 𝑧 𝐴 𝑅𝑧 𝑀𝑧 𝐴
𝑅 𝑅
𝑅⃗ 𝑅⃗
Soient deux torseurs [T1 ] = { 1 } et [T2 ] = { 2 } définis par leurs éléments de
⃗⃗ 1 (𝐴)
𝑀 ⃗⃗ 2 (𝐴)
𝑀
𝐴 𝐴
réductions au point A.
𝑅⃗1 = 𝑅⃗2 et 𝑀
⃗⃗ 1 (𝐴) = 𝑀
⃗⃗ 2 (𝐴)
𝑅⃗1 + 𝑅⃗2
[T] = [T1 ] + [T2 ] = { }
⃗⃗ 1 (𝐴) + 𝑀
𝑀 ⃗⃗ 2 (𝐴)
𝐴
Cette quantité est indépendante du point A où l’on définit les éléments de réduction.
𝑅⃗1 . 𝑀
⃗⃗ 2 (𝐴) + 𝑅⃗2 . 𝑀
⃗⃗ 1 (𝐴) = 𝑅⃗1 . (𝑀
⃗⃗ 2 (𝐵) + 𝑅⃗2 ∧ 𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ ) + 𝑅⃗2 . (𝑀
⃗⃗ 1 (𝐵) + 𝑅⃗1 ∧ 𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ )
= 𝑅⃗1 . 𝑀
⃗⃗ 2 (𝐵) + 𝑅⃗2 . 𝑀
⃗⃗ 1 (𝐵) + 𝑅⃗1 . (𝑅⃗2 ∧ 𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ ) + 𝑅⃗2 . (𝑅⃗1 ∧ 𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ )
Mécanique de solide Chapitre 1
Or :
𝑅⃗1 . (𝑅⃗2 ∧ 𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ . (𝑅⃗1 ∧ 𝑅⃗2 ) = 𝑅⃗2 . (𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑅⃗1 ) = −𝑅⃗2 . (𝑅⃗1 ∧ 𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ )
Donc :
D’où :
𝑅⃗1 . 𝑀
⃗⃗ 2 (𝐴) + 𝑅⃗2 . 𝑀
⃗⃗ 1 (𝐴) = 𝑅⃗1 . 𝑀
⃗⃗ 2 (𝐵) + 𝑅⃗2 . 𝑀
⃗⃗ 1 (𝐵)
𝛼𝑅⃗
𝛼[T] = { }
⃗⃗ (𝐴)
𝛼𝑀 𝐴
𝑅⃗
Soit le torseur [T] = { }
⃗⃗
𝑀(𝐴) 𝐴
⃗
𝑅
L’invariant vectoriel de [T] est défini par : ⃗⃗⃗
𝐼𝑣 = 𝐼𝑠 ‖𝑅⃗‖
6. Torseurs particuliers
⃗ ⃗ ⃗ ⃗
[T ] = { 𝑅 } = { 0 } { 𝑅 = 0
⃗⃗
𝑀(𝐴) 𝐴 ⃗
0 𝐴 ⃗⃗
𝑀(𝐴) = ⃗0
5
Champs de vecteurs & Torseurs
Soit [T] un glisseur donné. Il existe au moins un point où le moment du glisseur est nul. Soit A
⃗⃗ (𝐴) = ⃗0.
ce point, nous pouvons écrire : 𝑀
⃗⃗ (𝐵) = 𝑀
𝑀 ⃗⃗ (𝐴) + 𝑅⃗ ∧ 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑅⃗ ∧ 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗
Cette relation exprime le vecteur moment en un point B quelconque d’un glisseur dont le
moment est nul au point A.
𝑅⃗ = ⃗0
Cette définition se traduire par : [C] = {
𝑃 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑀 ⃗⃗ (𝑃) ≠ ⃗0
⃗ ⃗ ⃗
[T] = { 𝑅 } = {𝑅 } + { 0 } = [G] + [C]
⃗⃗ (𝐴)
𝑀 ⃗0 𝐴 ⃗⃗ (𝐴)
𝑀
𝐴 𝐴
7.1. Définition
On appelle axe central ∆ d'un torseur [T] l'ensemble des points P tels que le
⃗⃗ (𝑃) est colinéaire à la résultante 𝑅⃗ .
moment 𝑀
⃗⃗ (𝑃) = 𝛼 𝑅⃗ , 𝛼 ∈ R.
Soit P ∈ Δ alors on a : 𝑀
⃗⃗ (𝑃) = 𝑀
𝑀 ⃗⃗ (𝐴) + 𝑅⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃 = 𝛼 𝑅⃗
𝑅⃗ ∧ 𝑀
⃗⃗ (𝑃) = 𝑅⃗ ∧ 𝑀
⃗⃗ (𝐴) + 𝑅⃗ ∧ (𝑅⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃 ) = 𝛼𝑅⃗ ∧ 𝑅⃗ = ⃗0
Mécanique de solide Chapitre 1
2
𝑅⃗ ∧ (𝑅⃗ ∧ 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝑅⃗ (𝑅⃗ . 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ ) − 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖𝑅⃗ ‖
Donc :
2
𝑅⃗ ∧ 𝑀
⃗⃗ (𝐴) − 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖𝑅⃗ ‖ + 𝑅⃗ (𝑅⃗ . 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = ⃗0
𝑅⃗ ∧ 𝑀
⃗⃗ (𝐴) 𝑅⃗ . 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ +( ⃗
𝐴𝑃 = 2 2) 𝑅
‖𝑅⃗ ‖ ‖𝑅⃗ ‖
Le premier terme de cette équation est indépendant du point P, on peut le noter comme
𝑅 ∧𝑀(𝐴) ⃗ ⃗⃗
étant un vecteur : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃0 = ⃗
2 , l'ensemble cherché Δ est une droite parallèle à 𝑅 et
⃗‖
‖𝑅
𝑅⃗ ∧ 𝑀
⃗⃗ (𝐴) 𝑅⃗ . 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ +( ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃0 + λ𝑅⃗
𝐴𝑃 = 2 2) 𝑅
‖𝑅⃗ ‖ ‖𝑅⃗ ‖
7.2. Le moment central
Comme 𝑃0 ∈ Δ , alors :
⃗⃗ 𝑐𝑒𝑛𝑡 = 𝑀
𝑀 ⃗⃗ (𝑃0 ) = 𝑀
⃗⃗ (𝐴) + 𝑅⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃0
𝑅⃗ ∧ 𝑀
⃗⃗ (𝐴)
⃗⃗ (𝐴) + 𝑅⃗ ∧
=𝑀 2
‖𝑅⃗ ‖
𝑅⃗ . 𝑀
⃗⃗ (𝐴) 𝑅⃗ . 𝑀
⃗⃗ (𝐴)
⃗⃗ (𝐴) +
=𝑀 𝑅⃗ − 𝑀
⃗⃗ (𝐴) = 𝑅⃗
2 2
‖𝑅⃗ ‖ ‖𝑅⃗ ‖
⃗ ⃗⃗
⃗⃗ 𝑐𝑒𝑛𝑡 = 𝑅.𝑀(𝐴)
Donc : 𝑀 2 𝑅
⃗
‖⃗⃗𝑅‖
Exercice 1
7
Champs de vecteurs & Torseurs
Exercice 2
Exercice 3
Mécanique de solide Chapitre 2
1. SOLIDE INDEFORMABLE
1.1. Définition
On appelle solide indéformable (ou solide rigide) et on note (S), tout système dont les
distances des points qui lui appartiennent restent constantes au cours du temps par rapport à
tout repère de référence :
Pour définir la position d’un solide (S) par rapport à un repère 𝑅 , il faut commencer par :
Pour définir la position du solide (S) ( 𝑅𝑠 ) par rapport à 𝑅0 nous devons donc définir :
La position et l’orientation d’un solide dans l’espace, sont donc définies par six paramètres
indépendants appelés paramètres de position.
9
Géométrie des masses
On appelle Angles d’Euler, notées habituellement (, 𝜃, 𝜑)les trois angles qui permettent
D’orienter une base (𝑥, 𝑦, 𝑧) liée à un solide par rapport à une base de référence
(𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 ).
Soient 𝑅0 (0, 𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 )et 𝑅(0, 𝑥, 𝑦, 𝑧)deux repères de même origine O, alors le passage
du repère 𝑅0 au repère 𝑅 nécessite la composition de trois rotations planes successives :
Le vecteur rotation
⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )est le vecteur rotation de la base de R par rapport à par
rapport à la base de 𝑅0 qui s’écrit :
⃗
⃗ (𝑅/𝑅0 ) = ̇ 𝑧0 + 𝜃 𝑢 ̇ 𝜑𝑧
⃗ +
Mécanique de solide Chapitre 2
(0, 𝑥, 𝑦, 𝑧) sont données par la matrice de passage entre les bases, et vice versa :
Soient (S) un solide indéformable et 𝑅0 un repère de référence, alors le champ des vitesses de
Donc :
2 ⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
𝑑‖𝑃𝑄 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗0 ‖ 𝑑‖𝑂
𝑑‖𝑃𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
0𝑄‖
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝐶𝑠𝑡 2‖𝑃𝑄
‖𝑃𝑄 ⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 0 ‖𝑃𝑄
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ ‖𝑃𝑄
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ [ + ]=0
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑‖𝑂 0 𝑃‖
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑‖𝑂 0𝑄‖
‖𝑃𝑄
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ [ ⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
= ‖𝑃𝑄 ]
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Donc :
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
𝑃𝑄 ⃗ (𝑃/𝑅0 ) = 𝑃𝑄
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
⃗ (𝑄/𝑅0 )
11
Géométrie des masses
4. Torseur cinématique
Soient (S) un solide indéformable et 𝑅0 un repère de référence, alors le champ des vitesses
de (S) par rapport à 𝑅0 , est un torseur appelé torseur cinématique de (S) par rapport à 𝑅0 ,
qu’on note :
⃗
⃗ (S/𝑅0 )
[V(S/𝑅0 )] = { }
⃗ ((𝑃 ∈ 𝑆/𝑅0 )
𝑉 𝑃
Où : ⃗
⃗ (S/𝑅0 ) = ⃗
⃗ (𝑅𝑠 /𝑅0 ), pour tout repère 𝑅𝑠 lié à (S), est le vecteur rotation instantané
de (S) par rapport à (R0).
Démonstration
(S) étant un solide indéformable, donc le champ des vitesses est équiprojectif ce champ
est antisymétrique et par conséquent, il existe un vecteur R⃗ tel que :
⃗ (𝑃/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗ (𝑄/𝑅0 ) + 𝑅⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑄𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑃𝑄 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑃𝑄
[ ] =[ ] +
⃗⃗ (𝑅𝑠 /𝑅0 ) 𝑃𝑄
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑅 𝑑𝑡 𝑅
0 𝑠
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑃𝑄
Or : [ ] = ⃗0, soit :
𝑑𝑡 𝑅𝑠
⃗ (𝑄/𝑅0 ) = ⃗
⃗ (𝑃/𝑅0 ) − 𝑉
𝑉 ⃗ (𝑅𝑠 /𝑅0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑄𝑃
D’où :
⃗ (𝑸/𝑹𝟎 ) +
⃗𝑽(𝑷/𝑹𝟎 ) = ⃗𝑽 ⃗⃗ (𝑹𝒔 /𝑹𝟎 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑸𝑷
⃗⃗ (𝑅𝑠 𝑅0 )
𝑑
𝛾 (𝑃/𝑅0 ) = 𝛾 (𝑄/𝑅0 ) + [ ⃗⃗⃗⃗⃗ +
] ∧ 𝑄𝑃 ⃗⃗ (𝑅𝑆 𝑅0 ) ∧ (
⃗⃗ (𝑅𝑆 𝑅0 ) ∧ 𝑄𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑑𝑡 𝑅 0
Mécanique de solide Chapitre 2
Démonstration
𝑃 𝑒𝑡 𝑄 (𝑆), on a :
⃗ (𝑄/𝑅0 ) + ⃗
⃗ (𝑃/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗ (𝑅𝑠 /𝑅0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑄𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑄𝑃
Or : [ ] =𝑉 ⃗ (𝑄/𝑅0 ) = ⃗
⃗ (𝑃/𝑅0 ) − 𝑉 ⃗ (𝑅𝑠 /𝑅0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑄𝑃
𝑑𝑡 𝑅0
D’où :
Cette relation montre que le champ des accélérations d’un solide n’est pas antisymétrique
et par conséquent ce n’est pas un torseur.
Le centre instantané de rotation (CIR) du solide (S) à la date t, est le point I ∈ (S) dont la
⃗ (𝐼 ∈ 𝑆/𝑅0 ) = ⃗0 .
vitesse par rapport à 𝑅0 est nulle : 𝑉
Le C.I.R analytiquement :
⃗ (𝑆/𝑅0 )⃗⃗⃗⃗
⃗ (A/𝑅0 ) + ⃗
⃗ (𝐼 ∈ 𝑆/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 𝐴𝐼 = ⃗0
⃗⃗⃗⃗ = −𝑉
⃗⃗ (𝑆/𝑅0 )𝐴𝐼 ⃗ (A/𝑅0 )
Donc :
13
Géométrie des masses
⃗ (A/𝑅0 )
𝑉 ⃗⃗ (𝑆/𝑅0 )
⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐼 = − 2
‖⃗
⃗ (𝑆/𝑅0 )‖
Le C.I.R graphiquement :
⃗ (A/𝑅0 ) +
⃗ (𝐼 ∈ 𝑆/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗⃗⃗⃗ = ⃗0
⃗⃗ (𝑆/𝑅0 )𝐴𝐼
⃗ (A/𝑅0 ) = ⃗
𝑉 𝐼𝐴 𝑉
⃗ (𝑆/𝑅0 )⃗⃗⃗⃗ ⃗ (A/𝑅0 ) ⊥ ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐴
⃗ (B/𝑅0 ) +
⃗ (𝐼 ∈ 𝑆/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗⃗⃗⃗ = ⃗0
⃗⃗ (𝑆/𝑅0 )𝐵𝐼
⃗ (B/𝑅0 ) = ⃗
𝑉 𝐼𝐵 𝑉
⃗ (𝑆/𝑅0 )⃗⃗⃗⃗ ⃗ (B/𝑅0 ) ⊥ ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐵
⃗ (𝑃 ∈ ∆/𝑅0 ) = 𝛼 ⃗
𝑉 ⃗ (𝑅𝑆 /𝑅0 )
Soit un solide (S) en mouvement par rapport à deux repères 𝑅0 (0, 𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 )et
𝑅(0, 𝑥, 𝑦, 𝑧) eux-mêmes en mouvement l’un par rapport l’autre. Soit P un point de (S).
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅0 ) et 𝑉
Cherchons une relation entre : 𝑉 ⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅).
Mécanique de solide Chapitre 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂 0𝑂
▪ [ ] ⃗ (O/𝑅0 )
= 𝑉
𝑑𝑡 𝑅0
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑃 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑃
▪ [ ] =[ ] + ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑉
⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )𝑂𝑃 ⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) + ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )𝑂𝑃
𝑑𝑡 𝑅0 𝑑𝑡 R
D’où :
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) + 𝑉 ⃗ (𝑅/𝑅0 )⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (O/𝑅0 ) + ⃗ 𝑂𝑃
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) = ⃗0
Si on suppose que le point P est lié à R alors 𝑉
⃗ (O/𝑅0 ) +
⃗ (𝑃 ∈ 𝑅/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )𝑂𝑃
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) + 𝑉 ⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (O/𝑅0 ) + 𝑂𝑃
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅0 )
𝑑𝑉 ⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅)
𝑑𝑉 ⃗ (O/𝑅0 )
𝑑𝑉 ⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑 ( 𝑂𝑃)
[ ] =[ ] + [ ] +[ ]
𝑑𝑡 𝑅
𝑑𝑡 𝑅
𝑑𝑡 𝑅
𝑑𝑡 𝑅
0 0 0 0
⃗ (𝑃∈ 𝑆/𝑅0 )
𝑑𝑉
▪ [ ] = 𝛾 (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅0 )
𝑑𝑡 𝑅0
⃗ (𝑃∈ 𝑆/𝑅)
𝑑𝑉 ⃗ (𝑃∈ 𝑆/𝑅)
𝑑𝑉
▪ [ ] = [ ] + ⃗ ⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) = 𝛾(𝑃 ∈ 𝑆/R) + ⃗
⃗ (𝑅/𝑅0 )𝑉 ⃗ (𝑅/𝑅0 )𝑉
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅)
𝑑𝑡 𝑅0 𝑑𝑡 R
𝑑⃗𝑉(O/𝑅0 )
▪ [ ] = 𝛾⃗ (O/𝑅0 ) .
𝑑𝑡 𝑅0
15
Géométrie des masses
⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑( 𝑂𝑃) ⃗⃗ (𝑅/𝑅0 ))
𝑑( ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑃
[ ] =[ ] ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃 + ⃗
⃗ (𝑅/𝑅0 ) [ ]
𝑑𝑡 𝑅
𝑑𝑡 𝑅
𝑑𝑡 𝑅
0 0 0
⃗⃗ (𝑅/𝑅0 ))
𝑑 (
=[ ] ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃 + ⃗⃗ (𝑅/𝑅0)⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) +
⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )( 𝑉 𝑂𝑃)
𝑑𝑡 𝑅 0
Donc :
𝑑( ⃗⃗⃗⃗⃗ )
⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )𝑂𝑃 ⃗⃗ (𝑅/𝑅0 ))
𝑑(
[ ] =[ ] ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃 + ⃗ ⃗⃗ (𝑅/𝑅0 )⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝑅/𝑅0)( 𝑂𝑃) + ⃗
⃗ (𝑅/𝑅0 ) ⃗𝑉(𝑃 ∈ 𝑆/𝑅)
𝑑𝑡 𝑅0 𝑑𝑡 𝑅0
𝛾 (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) = 𝛾 (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) + 2
⃗⃗ (𝑅𝑅0 )𝑉
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) + 𝛾 (𝑂/𝑅0 )
𝑑(
⃗⃗ (𝑅𝑅0 ))
+[ ] 𝑂𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ +
⃗⃗ (𝑅𝑅0 )(
⃗⃗ (𝑅𝑅0 )𝑂𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑑𝑡 𝑅 0
⃗⃗⃗ (R/𝑅0 )
𝑑
𝛾 (𝑃 ∈ 𝑅/𝑅0 ) = 𝛾 (O/𝑅0 ) + [ 𝑂𝑃 + ⃗
] ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ (R/𝑅0 ) ∧ (
⃗⃗⃗ (R/𝑅0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃)
𝑑𝑡 𝑅 0
Soit :
⃗
⃗ (𝑆/𝑅0 ) = ⃗
⃗ (S/𝑅) + ⃗
⃗ (𝑅/𝑅0 )
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅0 ) = 𝑉
𝑉 ⃗ (𝑃 ∈ 𝑅/𝑅0 ) et ⃗
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅) + 𝑉 ⃗ (𝑆/𝑅0 ) = ⃗
⃗ (S/𝑅) + ⃗
⃗ (𝑅/𝑅0 )
Mécanique de solide Chapitre 2
⃗⃗⃗ (S/𝑅0 )
⃗⃗ (S/R)
⃗⃗ (R/𝑅0 )
{ } ={ } +{ }
⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/𝑅0 )
𝑉 ⃗ (𝑃 ∈ 𝑆/R)
𝑉 ⃗ (𝑃 ∈ 𝑅/𝑅0 )
𝑉
𝑃 𝑃 𝑃
Il convient alors de distinguer trois points pour le contact entre les solides (S1) et (S2) :
- Le point I* de contact géométrique entre les deux solides à l’instant t (un point de
l’espace n’appartient ni (S1) ni à (S2).
Les points I*, I1 et I2 sont confondus l’instant t mais ont des trajectoires différentes,
des vitesses et des accélérations à priori différentes.
La vitesse du point I1, appartenant au solide (S1) par rapport à un référentiel (R2) lié
au solide (S2) caractérise le glissement en I* de (S1) par rapport à (S2).
17
Géométrie des masses
Définition
On appelle vitesse de glissement au point I* du solide (S2) par rapport au solide (S1), notée
⃗𝑔 (𝑆2 /𝑆1 ), la vitesse du point I2 appartenant au solide (S2) par rapport à un référentiel (R1) lié
𝑉
au solide (S1) :
⃗⃗ (𝑰 ∈ 𝑺𝟐 /𝑺𝟏 ) = 𝑽
⃗ 𝒈 (𝑺𝟐 /𝑺𝟏 ) = 𝑽
𝑽 ⃗⃗ (𝑰 ∈ 𝑺𝟐 /𝑹𝟏 )
⃗𝑔 (𝑆2 /𝑆1 )
Si (S1) et (S2) sont en mouvement par rapport à un référentiel quelconque (R), 𝑉
s’écrit :
⃗ (𝐼 ∈ 𝑆2 /𝑅) = 𝑉
𝑉 ⃗ (𝐼 ∈ 𝑆1 /𝑅) + 𝑉
⃗ (𝐼 ∈ 𝑆2 /𝑆1 ) , donc :
𝑇 ≠ ⃗0
⃗⃗⃗
{
⃗⃗⃗ 𝑁 = 0
⃗
⃗
⃗𝑔 (𝑆2 /𝑆1 ) = 0
𝑉
⃗𝑔 (𝑆2 /𝑆1 ) = ⃗0 .
On dit qu’il y a roulement sans glissement si : 𝑉
Dans ce cas, le point de contact I appartient à l’axe instantané de rotation qui est alors
défini par : (𝐼, ⃗
⃗ ).
Mécanique de solide Chapitre 3
1. GÉNÉRALITÉS
Pour la description et la compréhension du mouvement des systèmes matériels, il est
indispensable de connaître :
- La localisation du centre d’inertie ;
- La détermination des moments d’inertie et produits d’inertie par rapport à des axes (matrice
d’inertie).
2. CENTRE D’INERTIE
2.1. Système discret
Si le système (S) est constitué d’un ensemble de N points matériels de masse mi(i=1,…, N)
𝑚 = ∑ 𝑚𝑖
𝑖=1
∑ 𝑚𝑖 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐺𝑃𝑖 = ⃗0
𝑖=1
19
Géométrie des masses
𝑚 = ∫ 𝑑𝑚(𝑃)
𝑃∈(𝑆)
Le centre d’inertie (ou centre de masse) de (S) le point noté G tel que :
∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑑𝑚(𝑃) = ⃗0
𝐺𝑃
𝑃∈(𝑆)
1
𝑥𝐺 = ∫ 𝑥 𝑑𝑚(𝑃),
𝑚 𝑃∈(𝑆)
1
𝑦𝐺 = ∫ 𝑦 𝑑𝑚(𝑃),
𝑚 𝑃∈(𝑆)
1
𝑧𝐺 = ∫ 𝑧 𝑑𝑚(𝑃)
𝑚 𝑃∈(𝑆)
Application
Déterminer la masse et le centre d’inertie d'un demi disque matériel de rayon R.
L’axe (Oy) est un axe de symétrie donc : xG = 0 , le centre de masse du solide est situé sur
1
m ∫S
l’axe de symétrie. On a : y G = y dm
⎧r cosθ
surface ds a pour coordonnées : ds ⎨ avec : 0 ≤ θ ≤ π y
⎩ r sin θ
ds = rdθ dr
⎧ xG = 0
4R ⎪
yG = d’où : G ⎨ 4R
3π ⎪⎩ y =
3π
G
[Link]été de symétrie
Si un solide homogène possède un élément de symétrie (point, axe, plan), alors G appartient à
Mécanique de solide Chapitre 3
cet élément.
Posant : ⃗𝑂⃗𝑃(𝑥,
⃗ 𝑦, 𝑧) et ⃗𝑢 (𝛼, 𝛽, 𝛾)
3.1. Définition
Le moment d’inertie du solide (S) par rapport à l’axe (𝜟) est le scalaire positif défini par :
𝐼(𝑆/∆) = ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐻 2 𝑑𝑚(𝑃)
𝑃∈(𝑆)
𝑃𝐻 = ‖𝑂𝑃 ⃗̂
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ sin( 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ )
, 𝑂𝑃
Or
⃗ 𝑂𝑃
‖𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = ‖𝑢
⃗ ‖‖𝑂𝑃 ⃗̂
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ sin( 𝑢 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃) = ‖𝑂𝑃 ⃗̂
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ sin( 𝑢 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃) , 𝑐𝑎𝑟 ‖𝑢
⃗ ‖ = 1.
𝛼 𝑥 𝛽𝑧 − 𝛾𝑦
⃗ 𝑂𝑃 = ( ) ( ) = ( 𝛾𝑥 − 𝛼𝑧 )
𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝛽 𝑦
𝛾 𝑧 𝛼𝑦 − 𝛽𝑥
21
Géométrie des masses
Par suite :
2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ 𝑂𝑃
𝑃𝐻 2 = ‖𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = (𝛽𝑧 − 𝛾𝑦)2 + (𝛾𝑥 − 𝛼𝑧)2 + (𝛼𝑦 − 𝛽𝑥)2
▪ 𝐴 = 𝐼𝑜𝑥 = ∫𝑃∈(𝑆)(𝑦 2 + 𝑧 2 ) 𝑑𝑚(𝑃) : Moment d’inertie de (S) par rapport à l’axe (OX).
▪ 𝐵 = 𝐼𝑜𝑦 = ∫𝑃∈(𝑆)(𝑥 2 + 𝑧 2 ) 𝑑𝑚(𝑃) : Moment d’inertie de (S) par rapport à l’axe (OY).
▪ 𝐶 = 𝐼𝑜𝑧 = ∫𝑃∈(𝑆)(𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑑𝑚(𝑃) : Moment d’inertie de (S) par rapport à l’axe (OZ).
▪ 𝐷 = 𝐼𝑦𝑧 = ∫𝑃∈(𝑆) 𝑦𝑧 𝑑𝑚(𝑃) : Produit d’inertie de (S) par rapport au plan (Oyz).
▪ 𝐸 = 𝐼𝑥𝑧 = ∫𝑃∈(𝑆) 𝑥𝑧 𝑑𝑚(𝑃) : Produit d’inertie de (S) par rapport au plan (Oxz).
▪ 𝐹 = 𝐼𝑥𝑦 = ∫𝑃∈(𝑆) 𝑥𝑦 𝑑𝑚(𝑃) : Produit d’inertie de (S) par rapport au plan (Oxy).
Finalement, on aura :
𝐽𝑜 (𝑆, 𝑢
⃗) = ∫ 𝑂𝑃 (𝑢
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃)𝑑𝑚(𝑃)
𝑃∈(𝑆)
Pour constituer la matrice de l’opérateur d’inertie appliqué aux trois, on applique cet opérateur
aux vecteurs de la base orthonormée d’étude, c’est à dire aux trois vecteurs du repère d’étude
(𝑥
⃗⃗⃗⃗0 , ⃗⃗⃗⃗ 𝑧0 ), . Soit la matrice [𝐽𝑜 (S, ⃗⃗⃗⃗
𝑦0 , ⃗⃗⃗ 𝑥0 ); 𝐽𝑜 (S, ⃗⃗⃗⃗
𝑦0 ); 𝐽𝑜 (S, ⃗⃗⃗
𝑧0 )].
𝑥 1 𝑥
𝑥0 ) = ∫𝑃∈(𝑆) 𝑂𝑃 (𝑥
𝐽𝑜 (S, ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗0 𝑂𝑃)𝑑𝑚(𝑃) = ∫𝑃∈(𝑆) (𝑦) ((0) (𝑦)) 𝑑𝑚(𝑃)
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑧 0 𝑧
𝑥 0 𝑦2 + 𝑧2
=∫ (𝑦) (−𝑧) 𝑑𝑚(𝑃) = ∫ ( −𝑥𝑦 ) 𝑑𝑚(𝑃)
𝑃∈(𝑆) 𝑧 𝑦 𝑃∈(𝑆) −𝑥𝑧
∫ (𝑦 2 + 𝑧 2 ) 𝑑𝑚(𝑃) = 𝐴 = 𝐼𝑜𝑥
𝑃∈(𝑆)
𝑥 0 𝑥
𝐽𝑜 (S, ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑦
𝑦0 ) = ∫𝑃∈(𝑆) 𝑂𝑃 ⃗⃗⃗⃗0 𝑂𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ )𝑑𝑚(𝑃) = ∫ (𝑦 ) (( 1) (𝑦 )) 𝑑𝑚(𝑃)
𝑃∈(𝑆)
𝑧 0 𝑧
𝑥 𝑧 −𝑥𝑦
=∫ (𝑦) ( 0 ) 𝑑𝑚(𝑃) = ∫ (𝑥 + 𝑧 2 ) 𝑑𝑚(𝑃)
2
𝑃∈(𝑆) 𝑧 −𝑥 𝑃∈(𝑆) −𝑦𝑧
= ∫ (𝑥 2 + 𝑧 2 ) 𝑑𝑚(𝑃) = 𝐵 = 𝐼𝑜𝑦
𝑃∈(𝑆)
𝑥 0 𝑥
𝐽𝑜 (S, ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑧⃗⃗⃗0 𝑂𝑃
𝑧0 ) = ∫𝑃∈(𝑆) 𝑂𝑃 ⃗⃗⃗⃗⃗ )𝑑𝑚(𝑃) = ∫ (𝑦 ) (( 0) (𝑦 )) 𝑑𝑚(𝑃)
𝑃∈(𝑆)
𝑧 1 𝑧
𝑥 −𝑦 −𝑥𝑧
=∫ (𝑦) ( 𝑥 ) 𝑑𝑚(𝑃) = ∫ ( −𝑦𝑧 ) 𝑑𝑚(𝑃)
𝑃∈(𝑆) 𝑧 0 𝑃∈(𝑆) 𝑥 2 + 𝑦 2
∫ (𝑥 2 + 𝑦 2 ) 𝑑𝑚(𝑃) = 𝐶 = 𝐼𝑂𝑧
( 𝑃∈(𝑆)
23
Géométrie des masses
∫ ⃗ 𝑂𝑃
(𝑢 ⃗ 𝑂𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ ). (𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ )𝑑𝑚(𝑃) = ∫ 𝑢
⃗ . (𝑂𝑃 ⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ )𝑑𝑚(𝑃)
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
=𝑢
⃗ .∫ (𝑂𝑃 ⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ )𝑑𝑚(𝑃) = 𝑢
⃗ . 𝐽𝑜 (𝑆, 𝑢
⃗)
𝑃∈(𝑆)
Donc :
𝑰(𝑺/∆) = 𝒖 ⃗ ) = 𝑻[𝒖
⃗ . 𝑱𝒐 (𝑺, 𝒖 ⃗ ]. [𝑱𝒐 (𝐒)]. [𝒖
⃗]
4.4. Repère principal d'inertie et Base principale d’inertie
𝐼𝑜𝑥 0 0
(𝐼𝑥𝑦 = 𝐼𝑥𝑧 = 𝐼𝑦𝑧 = 0). [𝐽𝑜 (S)] = [ 0 𝐼𝑜𝑦 0]
0 0 𝐼𝑜𝑧
De la même façon :
𝐼𝑜𝑥 −𝐼𝑥𝑦 0 𝐴 −𝐹 0
[𝐽𝑜 (S)] = [−𝐼𝑥𝑦 𝐼𝑜𝑦 0 ] = [−𝐹 𝐵 0]
0 0 𝐼𝑜𝑧 0 0 𝐶
𝐼𝑜𝑥 0 −𝐼𝑥𝑧 𝐴 0 −𝐸
[𝐽𝑜 (S)] = [ 0 𝐼𝑜𝑦 0 ]=[ 0 𝐵 0 ]
−𝐼𝑥𝑧 0 𝐼𝑜𝑧 −𝐸 0 𝐶
25
Géométrie des masses
Donc :
𝐶
𝐴=𝐵= +∫ 2𝑧 2 𝑑𝑚(𝑃)
2 𝑃∈(𝑆)
Mécanique de solide Chapitre 3
Un système (S) présente la symétrie sphérique s’il est invariant dans toute rotation autour d’un
point O. Les trois axes (O, ⃗𝑥⃗⃗⃗0 ), (O, ⃗𝑦⃗⃗⃗0 ) et (O, ⃗𝑧⃗⃗0 ). ) sont des axes de symétrie de révolution. les
produits d’inertie sont tous nuls et ces trois axes jouent le même rôle du point de vue
géométrique et du point de vue de la répartition de la masse, par conséquent les moments
d’inertie 𝐼𝑜𝑥 = 𝐼𝑜𝑦 = 𝐼𝑜𝑦 , et la matrice d’inertie, prend la forme :
𝐼𝑜𝑥 0 0 𝐴 0 0
[𝐽𝑜 (S)] = [ 0 𝐼𝑜𝑥 0 ] = [0 𝐴 0]
0 0 𝐼𝑜𝑥 0 0 𝐴
La matrice d’inertie d’un solide en un point O est égal à la somme de la matrice d’inertie en
O du centre de masse G affecté de la masse m et la matrice d’inertie en G du solide S .
c.à.d :
𝐼𝑜𝑥 −𝐼𝑥𝑦 −𝐼𝑥𝑧 𝐼G𝑥 −𝐼𝑥𝑦 −𝐼𝑥𝑧 𝑦𝐺 2 + 𝑧𝐺 2 −𝑥𝐺 𝑦𝐺 −𝑥𝐺 𝑧𝐺
[−𝐼𝑥𝑦 𝐼𝑜𝑦 −𝐼𝑦𝑧 ] = [−𝐼𝑥𝑦 𝐼G𝑦 −𝐼𝑦𝑧] + 𝑚 [ −𝑥𝐺 𝑦𝐺 𝑥𝐺 2 + 𝑧𝐺 2 −𝑦𝐺 𝑧𝐺 ]
−𝐼𝑥𝑧 −𝐼𝑦𝑧 𝐼𝑜𝑧 ⃗⃗⃗⃗0 ,𝑦
⃗⃗⃗⃗0 ,𝑧
−𝐼𝑥𝑧 −𝐼𝑦𝑧 𝐼G𝑧 ⃗⃗⃗⃗0 ,𝑦
⃗⃗⃗⃗0 ,𝑧 −𝑥𝐺 𝑧𝐺 −𝑦𝐺 𝑧𝐺 𝑥𝐺 2 + 𝑦𝐺 2 (0,𝑥⃗⃗⃗⃗ ,𝑦⃗⃗⃗⃗ ,𝑧⃗⃗⃗⃗ )
(0,𝑥 ⃗⃗⃗⃗0 ) (G,𝑥 ⃗⃗⃗⃗0 ) 0 0 0
27
Géométrie des masses
Exemples d’application :
Exp -1 :
Donc :
𝑚𝐿2
𝐼𝑦𝑦 = 𝐼𝑧𝑧 =
12
0 0 0
𝑚𝐿2
0 0
[𝐽𝑜 (S)]𝑅1 = 12
𝑚𝐿2
[ 0 0
12 ]𝑅1
Exp -2 :
Mécanique de solide Chapitre 3
Les plans (xGz) et (yGz) sont des plans de symétrie, alors tous les produits d’inertie sont nuls.
la matrice d’inertie en G est diagonale.
La masse de la plaque est : 𝑑𝑚 = 𝜎𝑑𝑠 ⇒ 𝑚 = 𝜎 4𝑎𝑏.
𝑚𝑏 2 4
𝐼𝑂𝑥𝑥 = 𝐼𝐺𝑥𝑥 + 𝑚(𝑦𝐺 2 + 𝑧𝐺 2 ) = + 𝑚𝑏 2 = 𝑚𝑏 2
3 3
2 2)
𝑚𝑎2 4
𝐼𝑂𝑦𝑦 = 𝐼𝐺𝑦𝑦 + 𝑚(𝑥𝐺 + 𝑧𝐺 = + 𝑚𝑎2 = 𝑚𝑎2
3 3
𝑚 2 4
𝐼𝑂𝑧𝑧 = 𝐼𝐺𝑧𝑧 + 𝑚(𝑥𝐺 2 + 𝑦𝐺 2 ) = (𝑎 + 𝑏 2 ) + 𝑚(𝑎2 + 𝑏 2 ) = 𝑚(𝑎2 + 𝑏 2 )
3 3
𝐼0𝑥𝑦 = 𝐼𝐺𝑥𝑦 + 𝑚𝑥𝐺 𝑦𝐺 = 0 + 𝑚𝑎𝑏
4
𝑚𝑏 2 −𝑚𝑎𝑏 0
3
4
[𝐽𝑂 (S)]𝑅 = −𝑚𝑎𝑏 𝑚𝑎2 0
3
4
[ 0 0 𝑚(𝑎2 + 𝑏 2 )]
3 𝑅
29
Géométrie des masses
Exp -2 :
Mécanique de solide Chapitre 3
1. GÉNÉRALITÉS
La cinétique est définie à partir de la cinématique en introduisant la notion de masse.
L’objectif de la cinétique est l’étude des mouvements des masses indépendamment des causes
qui les provoquent. Elle est définie à partir de la cinématique en introduisant la notion de
masse. On peut dire que :
2. TORSEUR CINETIQUE
5.1. Définition
Le torseur cinétique (ou torseur des quantités de mouvement) [𝐶(𝑆/𝑅0 )] , defini en un point A
de l’espace par :
⃗⃗⃗⃗
𝑅𝐶 = ∫ ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
𝑉
𝑃∈(𝑆)
[𝐶(𝑆/𝑅0 )] =
⃗⃗⃗⃗𝐴 (𝑆/𝑅0 ) = ∫
𝜎 𝐴𝑃𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
𝐴{ 𝑃∈(𝑆)
31
Mécanique de solide Chapitre 4
𝜎𝐴 (𝑆/𝑅0 ) = ∫
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
𝐴𝑃 ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝐴𝐵
(𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ )𝑉
⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
=∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
𝐴𝐵 ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 + ∫ 𝐵𝑃𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
⃗⃗⃗⃗⃗ ∫
= 𝐴𝐵 ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 + ∫
𝑉 𝐵𝑃𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑅
⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗𝐶 + ⃗⃗⃗⃗
𝜎𝐵 (𝑆/𝑅0 )
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
⃗⃗⃗⃗
𝜎𝐴 (𝑆/𝑅0 ) = ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝜎𝐵 (𝑆/𝑅0 ) + 𝑅 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗
𝑅𝐶 = ∫ ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = 𝑚 𝑉
𝑉 ⃗ (𝐺/𝑅0 )
𝑃∈(𝑆)
[𝐶(𝑆/𝑅0 )] =
𝜎𝐴 (𝑆/𝑅0 ) = ∫
⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝑃𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = ⃗⃗⃗⃗ 𝑅𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝜎𝐵 (𝑆/𝑅0 ) + ⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵
𝐴
{ 𝑃∈(𝑆)
=∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
𝐴𝑃 ⃗ (𝐴/𝑅0 )𝑑𝑚 + ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ (
𝐴𝑃 ⃗⃗ (S/𝑅0 ) ∧ 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ )𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
= [∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑑𝑚] 𝑉
𝐴𝑃 ⃗ (𝐴/𝑅0 ) + ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ (
𝐴𝑃 ⃗⃗ (S/𝑅0 ) ∧ 𝐴𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗ )𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉
= 𝑚𝐴𝐺 ⃗ (𝐴/𝑅0 ) + 𝐽𝐴 (𝑆,
⃗⃗⃗ (S/𝑅0 ))
Donc :
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑽
𝝈𝑨 (S/𝑹𝟎 ) = 𝒎𝑨𝑮
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ (S/𝑹𝟎 ))
⃗ (𝑨/𝑹𝟎 ) + 𝑱𝑨 (𝑺,
▪ ⃗𝑽
⃗ (𝑨/𝑹𝟎 ) = ⃗𝟎 : Le point 𝑨 de l’espace est fixe dans 𝑅0 , alors on a :
𝝈𝑨 (S/𝑹𝟎 ) = 𝑱𝑨 (𝑺, ⃗
⃗⃗⃗⃗ ⃗ (S/𝑹𝟎 ))
3. TORSEUR DYNAMIQUE
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝐷 = ∫ 𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆)
[𝐷(𝑆/𝑅0 )] =
⃗⃗⃗⃗
𝛿𝐴 (𝑆/𝑅0 ) = ∫ 𝐴𝑃𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴
{ 𝑃∈(𝑆)
Avec :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝐷 est la résultante dynamique de (S) dans son mouvement par rapport à R0.
⃗⃗⃗⃗
𝛿𝐴 (𝑆/𝑅0 ) est le moment dynamique de (S) en A dans son mouvement par rapport à R0.
⃗ (𝑃/𝑅0 ))
𝑑(𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝐷 = ∫ 𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = ∫ [ ] 𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆) 𝑑𝑡 𝑅 0
= 𝑚𝛾 (𝐺/𝑅0 )
Donc :
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ (𝑮/𝑹𝟎 )
𝑹𝑫 = 𝒎𝜸
2.2.2. Expression du moment dynamique
⃗⃗⃗⃗
𝛿𝐴 (𝑆/𝑅0 ) = ∫ 𝐴𝑃𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = ∫
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
(𝐴𝐵 𝐴𝐵 )𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
=∫ 𝐴𝐵 𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 + ∫
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵𝑃𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
𝐴𝐵 ∫
= ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 + ∫ 𝐵𝑃𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 𝑅 ⃗⃗⃗⃗⃗𝐷 + ⃗⃗⃗⃗
𝛿𝐵 (𝑆/𝑅0 )
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
33
Mécanique de solide Chapitre 4
⃗⃗⃗⃗𝐶
𝑑𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝐷 = [ ] =∫ 𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = 𝑚𝛾 (𝐺/𝑅0 )
𝑑𝑡 𝑅 𝑃∈(𝑆)
[𝐷(𝑆/𝑅0 )] = 0
⃗⃗⃗⃗
𝛿𝐴 (𝑆/𝑅0 ) = ∫ 𝐴𝑃 𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 = ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑅𝑫 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝛿𝐵 (𝑆/𝑅0 ) + ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵
𝐴
{ 𝑃∈(𝑆)
𝜎𝐴 (𝑆/𝑅0 ) = ∫
⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝑃𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚 ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
(𝐴𝑂 𝑂𝑃)𝑉 ⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
Donc :
𝑑(𝜎
⃗⃗⃗⃗𝐴 (𝑆/𝑅0 ))
[ ] =∫ ⃗ (𝑃/𝑅0 ) − 𝑉
[(𝑉 ⃗ (𝐴/𝑅0 ))𝑉 𝐴𝑃 𝛾 (𝑃/𝑅0 )]𝑑𝑚
⃗ (𝑃/𝑅0 ) + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑅 𝑃∈(𝑆)
0
⃗ (𝐴/𝑅0 ) ∫
= −𝑉 ⃗ (𝑃/𝑅0 ) 𝑑𝑚 + ∫
𝑉 𝐴𝑃 𝛾 (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
= −𝑉 ⃗ (𝐺/𝑅0 ) + ⃗⃗⃗⃗
⃗ (𝐴/𝑅0 ) m𝑉 𝛿𝐴 (𝑆/𝑅0 )
D’où :
⃗⃗⃗⃗𝑨 (𝑺/𝑹𝟎 ))
𝒅(𝝈
⃗⃗⃗⃗
𝜹𝑨 (𝑺/𝑹𝟎 ) = [ ] + ⃗𝑽(𝑨/𝑹𝟎 ) 𝐦𝑽
⃗ (𝑮/𝑹𝟎 )
𝒅𝒕 𝑹 𝟎
▪ ⃗𝑽
⃗ (𝑨/𝑹𝟎 ) = ⃗𝟎 : Le point 𝑨 de l’espace est fixe dans 𝑅0 , alors on a :
⃗⃗⃗⃗𝑨 (𝑺/𝑹𝟎 ))
𝒅(𝝈
⃗⃗⃗⃗
𝜹𝑨 (𝑺/𝑹𝟎 ) = [ ]
𝒅𝒕 𝑹 𝟎
5. ENERGIE CINETIQUE
5.1. Définition
On appelle énergie cinétique d’un solide (S)dans son mouvement par rapport à 𝑹𝟎 le scalaire
défini par :
𝟏 𝟐
𝑬𝒄 (𝑺/𝑹𝟎 ) = ∫ ⃗⃗ (𝑷/𝑹𝟎 )] 𝒅𝒎
[𝑽
𝟐 𝑷∈(𝑺)
Mécanique de solide Chapitre 3
Démonstration
2
2𝐸𝑐 (𝑆/𝑅0 ) = ∫ ⃗ (𝑃/𝑅0 )] 𝑑𝑚 = ∫
[𝑉 ⃗⃗⃗⃗
(𝑉 (𝐴/𝑅0 ) + ⃗
⃗ (S/𝑅0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃). 𝑉⃗ (𝑃/𝑅0 )𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
=∫ ⃗⃗⃗⃗ ⃗ (𝑃/𝑅0 ) 𝑑𝑚 + ∫
(𝑉 (𝐴/𝑅0 ). 𝑉 ⃗⃗ (S/𝑅0 ) ∧ 𝐴𝑃
( ⃗⃗⃗⃗⃗ ). 𝑉
⃗ (𝑃/𝑅0 ) 𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
⃗ (𝐴/𝑅0 ). ∫
=𝑉 ⃗ (𝑃/𝑅0 ) 𝑑𝑚 + ∫
𝑉 ⃗⃗ (S/𝑅0 ) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗
( ⃗ (𝑃/𝑅0 ) 𝑑𝑚
𝐴𝑃 ). 𝑉
𝑃∈(𝑆) 𝑃∈(𝑆)
=𝑉 ⃗ (𝐺/𝑅0 ) +
⃗ (𝐴/𝑅0 ). 𝑚𝑉 ⃗⃗ (S/𝑅0 ). ∫ ⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑉
𝐴𝑃 ⃗ (𝑃/𝑅0 ) 𝑑𝑚
𝑃∈(𝑆)
⃗ (𝐺/𝑅0 ) + ⃗
⃗ (𝐴/𝑅0 ). 𝑚𝑉
=𝑉 ⃗ (S/𝑅0 ). ⃗⃗⃗⃗
𝜎𝐴 (S/𝑅0 ).
Donc :
⃗⃗⃗ (𝑺/𝑹𝟎 )
𝒎𝑽 ⃗ (𝑮/𝑹𝟎 )
𝟐𝑬𝒄 (𝑺/𝑹𝟎 ) = { {
⃗𝑽(𝑨/𝑹𝟎 ) ⃗⃗⃗⃗𝑨 (S/𝑹𝟎 )
𝝈
𝑨 𝑨
35