Rapport sur Visites d'Entreprises Énergétiques
Rapport sur Visites d'Entreprises Énergétiques
RAPPORT
Ecole Supérieure du
Pétrole et de l’Energie
Réalisé par :
ENSEIGNANT :
Dr. KESSE
KOUAME N’DOUA FERRON DE VALOIS
Enseignant-chercheur à l’INP-HB
N’GUESSAN YAO HANS ABRAHAM
Mr KRA
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Partie 3 : VISITE DE LA SOCIETE MULTINATIONALE DE BITUME ............................ 20
Introduction .......................................................................................................................... 20
I- DEPOT DE LA SMB .................................................................................................... 21
II- UNITES DE PRODUCTION ET DE TRAITEMENT ................................................... 23
1- La Distillation atmosphérique ........................................................................................ 23
2- La Distillation sous vide ................................................................................................ 23
3- Les installations vues sur le site ..................................................................................... 24
Dessaleur .............................................................................................................................. 24
Hydrocraqueur...................................................................................................................... 24
Bacs de stockage .................................................................................................................. 24
Bâtiment d’achats ................................................................................................................. 25
Pomperie incendie ................................................................................................................ 25
Complexe de désulfuration ................................................................................................... 25
Centrales de production d'électricité et d’eau ........................................................................ 25
Hydroskinning ...................................................................................................................... 26
Echangeurs de chaleur ..........................................................................................................26
Purgeoir ................................................................................................................................ 26
III- Conclusion ................................................................................................................. 26
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INTRODUCTION GENERALE
Dans le cadre de notre formation en tant qu'élèves techniciens supérieurs de deuxième année
en Pétrole et Maintenance des Équipements à l'École Supérieure de Chimie, de Pétrole et de
l'Énergie de l'INP-HB Yamoussoukro, nous avons eu l'opportunité passionnante de participer à
une série de visites d'entreprises majeures dans le secteur énergétique. Ces visites, qui se sont
déroulées du 7 au 10 mai, ont été organisées dans le but de nous fournir une expérience pratique
et concrète de l'industrie dans laquelle nous aspirons à travailler.
Avant de plonger dans le récit de ces visites enrichissantes, permettez-nous de vous présenter
brièvement l'Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro (INP-
HB). Fondé sur les principes de l'excellence académique et de l'innovation, l'INP-HB est une
institution d'enseignement supérieur renommée en Côte d'Ivoire. Axée sur plusieurs domaines
de formation, l'école s'efforce de former les futurs leaders et professionnels de l'industrie, en
leur fournissant les connaissances et les compétences nécessaires pour relever les défis
complexes contemporains.
Au cours des trois jours de visites, nous avons eu l'occasion de découvrir trois acteurs majeurs
de l'industrie énergétique en Côte d'Ivoire : le Centre d'Analyse et de Recherche (CAR) de la
PETROCI, le Terminal de Gaz Naturel d'Azito de Foxtrot, et la Société Multinationale de
Bitume (SMB). Chacune de ces visites nous a permis de comprendre les processus, les
technologies et les défis propres à chaque entreprise, tout en nous offrant un aperçu précieux
des opportunités et des enjeux qui caractérisent le secteur énergétique dans son ensemble.
Dans cette introduction, nous vous invitons à plonger avec nous dans le récit de ces visites
captivantes, qui ont non seulement enrichi notre parcours éducatif, mais ont également renforcé
notre passion et notre engagement envers l'industrie énergétique.
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Partie 1 : VISITE DU CENTRE D'ANALYSE ET DE RECHERCHE (CAR)
DE LA PETROCI
Objectifs de la visite :
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Introduction
La visite a débuté à 10h42 avec une présentation par le Dr. BAMABA Kader, Chef de service
micropaléontologie du CAR qui fut notre guide du jour. La présentation nous a permis de
découvrir les principales activités du C.A.R notamment :
- Exploration des systèmes pétrolier
- Production à travers la nature hydrocarbure
- Forage à travers la lithologie, analyse de boue de forage et Wellsite biostratigraphie
- Qualité en analysant les produits pétroliers
- Réservoir par le biais de la Volumétrie
- Recherche et Promotion dans les universités et des revues scientifique mondiale
Ainsi que les Missions du Centre d'Analyse et de Recherche créé en 1986 dont le Directeur
actuel est Mr Bakary FOFANA avec 28 ans d’expérience. Retenons que ce centre se veut
d’assurer une meilleure confidentialité par le traitement sur place des données par des
spécialistes ; être un prestataire de premier choix, reconnu pour ses services de qualité, dans les
délais raisonnables et à un coût réduit ; Valoriser les compétences nationales et assurer la
conservation et la gestion du patrimoine du bassin sédimentaire ivoirien.
Par la suite, nous avons eu l'occasion de visiter les laboratoires du centre, où nous avons pu
observer les équipements de pointe utilisés par des experts.
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I- CAROTHEQUE
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1- Etude des carottes
Le service d'études des carottes est supervisé par le Dr. FEA Isaac qui était absent. Ce
département est responsable de l'analyse des échantillons de carottes, généralement des petits
morceaux de carottes pesant environ 2 grammes, à l'aide du logiciel Well CARD. Cette analyse
vise à identifier les traces fossiles caractéristiques de l'environnement de dépôt.
En outre, ce service prend en charge l'analyse pétrophysique des carottes, notamment la mesure
de la porosité, de la perméabilité et de la densité. Pour ce faire, il utilise des équipements tels
que le prosimètre à injection d'hélium (Heporisimeter) et le perméabilimètre.
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3- Pétrographie
Ce service à en sa tête Mr KEITA Check qui est un ancien de l’INP-HB. Il nous a fait savoir
que l’analyse pétrographique consiste à déterminer la nature de la roche, à la lame mince de 30
microns d’épaisseur. Elle suit ces étapes :
- découpage en sucre de la roche prélevée ;
- imprégnation d’une résine bleue, qui colore les pores ;
- polissage de l’échantillon ;
- collage du sucre sur une lame mince, puis polissage jusqu’à obtenir une épaisseur de 30
microns ;
- collage de la lamelle
L’analyse de cet échantillon au microscope nous permet de mettre en lumière sa composition
minéralogique et sa porosité en fonction des teintes observées en lumière polarisée et en lumière
transmise. L’analyse des lames minces permet de mettre en évidence aussi :
- la taille des grains ;
- le tri des grains (la distribution des tailles) ;
- la morphologie des grains ;
- la description des phénomènes diagenèse (compaction, dissolution…).
On a mentionné qu'ils utilisent des technologies de pointe que possède le C.A.R telles que : la
diffractométrie à rayons X et la microscopie électronique à balayage.
Ce service vise donc l’Optimisation des Stratégies de Forage et de Production en fournissant
des données pertinentes et précieuses.
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III- DEPARTEMENT DE GEOCHIMIE ORGANIQUE
Le département de Géochimie Organique nous a été présenté en long et en large par M. KONE
Lamissa, chef de service. Ce service est chargé de l'identification et la quantification des
hydrocarbures, des biomarqueurs et d'autres composés organiques dans les échantillons
géologiques tels que les Carottes, Déblais et les Dry Simple. Les spécialistes fournissent des
informations précieuses sur la roche mère, telles que sa maturité, sa porosité et sa perméabilité,
permettant ainsi une évaluation approfondie des réservoirs potentiels en utilisant une gamme
de techniques avancées telles que la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de
masse pour assurer la précision et la fiabilité des données. Le département Géochimie de la
PETROCI est constitué de deux services :
2- Le service géochimie
Les principales études menées ici consistent à caractériser la roche mère en vue d’évaluer un
prospect. Pour cela, on fait alors appel à plusieurs méthodes :
La méthode de pyrolyse Rock-Eval implique le chauffage d'environ 100 mg de roche
broyée sous un courant de gaz inerte, tel que l'hélium. Ce processus de pyrolyse démarre
avec un isotherme à 300°C, suivi d'une augmentation progressive de la température à
raison de 25°C par minute jusqu'à atteindre 600°C.
À 300°C, les hydrocarbures libres présents dans la roche sont volatilisés, ce qui correspond au
pic S1. Entre 300 et 600°C, les composés hydrocarbonés plus lourds sont également libérés, ce
qui se traduit par le pic S2. La détection des produits libérés se fait par ionisation de flamme.
Le dioxyde de carbone produit par le craquage du kérogène est capturé jusqu'à 390°C, puis
détecté lors du refroidissement du four, représenté par le pic S3.
Ensuite, l'échantillon pyrolysé est automatiquement introduit dans un four d'oxydation où il est
chauffé à 600°C pendant 7 minutes sous un courant d'air. Le dioxyde de carbone produit est
détecté de la même manière que précédemment, créant le pic S4. Ce pic correspond au résidu
carboné de la pyrolyse effectuée jusqu'à 600°C.
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Cette méthode d'analyse fournit les paramètres suivants :
o La quantité d'hydrocarbures en milligrammes par gramme (mg/g), comprenant les gaz
et l'huile déjà présents dans la roche, représentée par le pic S1.
o La quantité de produits hydrocarbonés provenant du craquage du kérogène, indiquant
la quantité totale d'huile, notée par le pic S2.
o La quantité de dioxyde de carbone (CO2) résultant du craquage de la matière organique
en milligrammes de CO2 par gramme (mg de CO2/g) de roche, observée au pic S3.
o La température maximale (Tmax) atteinte par le four au sommet du pic S2, indiquant le
moment de production maximale des hydrocarbures. Ce paramètre est un indicateur du
degré de maturation de la matière organique (MO).
o La teneur en carbone organique résiduel, mesurée par oxydation, représentée par le pic
S4.
Ces données nous permettent de calculer :
- La teneur en Carbone Organique Total (TOC), qui indique la présence d'une roche mère.
- Le potentiel pétrolier de la roche, correspondant à la somme de S1 et S2.
- L'index d'hydrogène qui donne des informations sur le type de kérogène.
- L'index d'oxygène.
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La chemostratigraphie, aussi appelée géochimie inorganique, reconstruit la stratigraphie
en se basant sur les éléments chimiques inorganiques. Cette branche de la géochimie se
penche sur les interactions et compositions des éléments dans les systèmes géologiques,
étudiant les roches, les minéraux et les réactions chimiques, ainsi que le cycle des
éléments dans l'environnement terrestre. Ses applications vont de l'exploration des
ressources naturelles à la gestion environnementale et à la prédiction des risques
géologiques. Le département de géochimie permet ainsi de caractériser la roche mère,
l'huile et les extraits organiques, et d'effectuer une stratigraphie chimique.
IV-SERVICES DE BIOSTRATIGRAPHIE
Les spécialistes de ce domaine s’intéressent à l'étude des assemblages fossiles retrouvés dans
les roches sédimentaires, une discipline connue sous le nom de biostratigraphie. Cette analyse
approfondie de la distribution et de l'abondance des fossiles permet de déterminer l'âge et
l'environnement des dépôts sédimentaires. Les informations récoltées permettent
l'identification des réservoirs potentiels d'hydrocarbures et l'optimisation des stratégies de
forage et de production par le biais de l'utilisation des techniques les plus récentes en
biostratigraphie, incluant la micropaléontologie, la palynologie et la stratigraphie séquentielle,
afin de fournir des données précises et fiables aux clients.
1- Le service micropaléontologie
La micropaléontologie se concentre sur l'étude des microfossiles, généralement de taille
inférieure à un millimètre. Le service de micropaléontologie au sein du département de
biostratigraphie utilise ces microfossiles pour identifier les différentes couches géologiques,
déterminer l'âge des roches et reconstruire l'histoire géologique d'une région donnée. En
analysant la distribution des microfossiles dans les échantillons de roche, ce service contribue
à la modélisation des réservoirs pétroliers, à la caractérisation des formations géologiques et à
l'évaluation du potentiel pétrolier d'une zone. Le processus d’analyse après échantillon consiste
au lavage sur tamis à maille décroissante (250, 100 et 63 microns), au séchage à l’étuve, au tri
et à la reconnaissance.
La finalité de cette étude est la constitution d’un log stratigraphique basé sur le contenu en
microfossiles des déblais.
2- Le service nanostratigraphie
Il est chargé de l’étude des nanofossiles calcaires, plus précisément des coccolithes et les
monolithes. Le processus d’analyse consiste à l’échantillonnage, l’écrasage des déblais au
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mortier et au collage sur une lame mince avec une lamelle. L’observation se fait ensuite au
microscope pour la caractérisation.
Les coccolithes sont de minuscules structures calcaires produites par des organismes
unicellulaires marins appelés coccolithophoridés. Ces structures en forme de plaques
entourent les cellules de ces algues et sont souvent visibles sous forme de particules
dans les sédiments marins. Les coccolithes sont utilisés en géologie et en
paléoclimatologie pour reconstruire les conditions environnementales passées.
Les monolithes sont des nanofossiles calcaires spécifiques, souvent en forme de cône
ou de tube (monoconus) ou de structure discoïde (discothère). Ils sont d'une taille
extrêmement réduite et se trouvent dans les sédiments marins. Les monolithes
fournissent des informations sur la composition et la structure des écosystèmes marins
passés, ainsi que sur les conditions environnementales de ces époques.
3- Le service palynologie
La palynologie est l’étudie des microfossiles d’origine végétal présents dans les échantillons :
les grains de pollen, les spores et les dinokystes. La préparation de l’échantillon se fait dans ce
cas avec des acides forts en vue de dissoudre toute la matière minérale et avoir un concentré de
matière organique. La lame palynologie obtenue est analysée au microscope biologique. Ce
service analyse la composition et la distribution des pollens et des spores pour reconstruire les
paléoenvironnements, étudier les changements climatiques passés et identifier les sources
potentielles de matière organique dans les formations géologiques. En cartographiant les
assemblages palynologiques, le service de palynologie peut aider à délimiter les zones propices
à la formation de gisements pétroliers et à évaluer le potentiel de source des roches-mères. Ces
informations sont cruciales pour la prospection pétrolière, la sélection des sites de forage et
l'estimation des réserves d'hydrocarbures.
Au cours d’une étude, les trois services de la biostratigraphie font une synthèse à la fine grâce
au Microscope électronique à Balayage (MEB) afin de conclure sur les observations à la loupe
et analyser la composition chimique des éléments rencontrés.
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Figure 5 : Département de BIOSTRATIGRAPHIE
V- CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES
La visite du Centre d'Analyse et de Recherche de la PETROCI a été une expérience
enrichissante qui nous a permis de mieux comprendre les activités de recherche et d'analyse
dans le domaine pétrolier. Les technologies de pointe et l'expertise des spécialistes du centre
garantissent la qualité et la fiabilité des données produites, ce qui en fait un acteur majeur dans
le secteur de l'exploration pétrolière en Côte d'Ivoire. Les perspectives de collaboration entre
l’INP-HB et le CAR sont prometteurs, offrant des opportunités de partenariat dans le domaine
de la recherche et du développement technologique pour l'industrie pétrolière. En outre, cette
visite a renforcé notre engagement envers l'excellence et l'innovation dans notre domaine
d'étude, nous incitant à poursuivre nos efforts pour contribuer à l'avancement de la science et
de la technologie en Côte d'Ivoire.
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Partie 2 : VISITE DU TERMINAL A GAZ D’AZITO DE FOXTROT
INTERNATIONAL
Introduction
Le mercredi 08 mai 2024 à 08h41, nous avons effectué une visite à FOXTROT International
sur le terminal à gaz d’AZITO, où notre accueil fut un premier pas vers la sécurité. Nous avons
eu le privilège d'effectuer la visite sous la supervision de Monsieur Kouassi Jean Daniel,
Responsable HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement), et de Mme KOFFI NINON,
Responsable des stations On Shore de FOXTROT. Sur le site, nous avons été conduits à la salle
de réunion où Mr KOUASSI nous a enseignements sur des notions d’hygiène, de sécurité et
d’environnement, ce qui a débouché sur l'explication des règles d’obligation et d’interdiction
pour la sécurité des biens et des personnes sur le site. Cela était visible à travers le port des
Equipements de Protection Individuelle par tous les agents du site, la propreté de
l'environnement et le respect des règles d’hygiène. De plus, M. YOUBOUE nous a permis, par
le biais d’un exposé, d’avoir une vue globale des activités menées au sein du terminal à gaz
d’Azito, notamment la chaîne de production, de traitement et de vente du gaz naturel venant
des plateformes FOXTROT Offshore aux partenaires, dont le principal est Azito OM. Vue les
certifications aux normes ISO de ladite société, à savoir ISO 9001 (relative à un système de
management de la qualité) version 2015, ISO 14001 (Environnement) Version 2015 et ISO
45001 (système de management de la Santé et de la Sécurité au Travail (SST)) version 2018, il
est indéniable d’estimer leur grand dévouement à la contribution du développement du domaine
pétrolier et énergétique en Côte d’Ivoire ainsi qu’au niveau international. Après cela, nous
sommes passés à la visite proprement dite des installations du terminal. Pour ce faire, les
responsables nous ont subdivisés en trois groupes, dont deux groupes de six et un groupe de
cinq. Le nôtre a été dirigé par Monsieur KOUASSI Jean Daniel. Dans ce rapport, nous
essaierons de présenter de manière détaillée le rôle des installations visitées, ainsi que les
enseignements tirés de cette expérience professionnelle au sein de Foxtrot.
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I- PRÉSENTATION DU SITE FOXTROT D’AZITO
Guérite Principal : La guérite, point d'accès contrôlé et sécurisé, où chaque visiteur est
accueilli et identifié avant d'accéder aux installations.
Salle de Contrôle : La salle de contrôle est le centre des opérations, utilisant des
technologies permettant une surveillance en temps réel des équipements.
Pomperie Incendie : La présence d'une pomperie dédiée à la lutte contre les incendies
témoigne de l'engagement de Foxtrot envers la sécurité.
Abri de Stockage : Un abri de stockage sécurisé pour entreposer les matières premières
et les produits finis garantissant leur protection.
Bureau HSE : Le bureau HSE est le lieu où sont élaborées et mises en œuvre les
procédures en matière de santé, sécurité et environnement.
Base de vie : Elle fournir des installations et des services essentiels pour le personnel
travaillant sur place. Cela inclut des équipements de logement, de restauration, de loisirs
et de santé, garantissant le confort et le bien-être des travailleurs pendant leur séjour sur
le site.
Salle de réunion : lieu de rassemblement pour les employés et les gestionnaires afin de
discuter des opérations, des protocoles de sécurité, des plans de travail et d'autres aspects
importants liés aux activités. C'est un espace dédié aux réunions formelles et informelles
pour faciliter la communication et la prise de décision efficaces.
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Figure 1 : Site de foxtrot d’AZITO
Depuis la production à travers les plateformes Offshore FOXTROT A et B, les produits sont
acheminés vers les terminaux de livraison au travers d’un réseau de pipelines et de gazoducs
après avoir subi des traitements.
Tout commence avec l’arrivée de gaz naturel dans les gazoducs de 12’’ à 14’’ à haute pression.
Le gaz, devant être vendu avec des spécifications précises exigées par les partenaires, passera
successivement dans plusieurs installations avant d’être commercialisé. Parmi ces installations,
nous avons :
2- SKID DE SÉPARATION
Cette installation permet de séparer le gaz naturel, l’eau et l’huile grâce à un séparateur qui
maintient le niveau tampon afin de pouvoir faire la vidange. Sous la baisse de pression dans des
conditions de température, une partie du gaz se condense, ce qui est extrait du gaz afin de
faciliter sa circulation. Pour cela, nous avons sur les installations des slug catchers. Ils sont
essentiels dans l'industrie pétrolière et gazière pour récupérer les volumes importants de liquide,
appelés "slugs", qui se séparent du gaz lors du transport. En capturant ces slugs, ils préviennent
les dommages potentiels au système et les risques pour la sécurité. Après la récupération, ils
séparent le liquide du gaz, permettant au gaz de continuer à traverser le pipeline tandis que le
liquide est collecté pour un traitement ultérieur.
3- SKID DE COMPTAGE
L’unité de comptage se fait en fonction du débit, de la température et de la différence de
pression grâce à la porte d’orifice Daniel. Ce système est utilisé pour mesurer avec précision la
quantité de fluides traversant une installation industrielle. Son rôle principal est de fournir des
mesures précises pour le contrôle des processus, la facturation, la détection de fuites et
l'optimisation des performances. Une partie de ce gaz est automatiquement vendue à PETROCI
et l’autre subit des traitements spécifiques afin de répondre aux exigences des autres partenaires
avant d’être vendue. De ce gaz seront extraites les particules condensées et il sera chauffé.
4- SKID DE CHAUFFAGE
Est utilisé pour augmenter la température du gaz avant qu’il ne soit commercialisé. Le skid de
chauffage, à travers des fours, fait circuler un fluide à plus de 350°C pour le chauffer à la
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température requise. Les étapes typiques incluent l'introduction du fluide, son passage à travers
les fours où il est chauffé, puis sa sortie pour une utilisation ultérieure. Des systèmes de
surveillance et de contrôle garantissent un fonctionnement sûr et efficace en ajustant les
paramètres de chauffage selon les besoins.
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III- CONCLUSION
Cette visite a également mis en évidence l'importance de la collaboration avec les partenaires
et l'utilisation de technologies avancées pour répondre aux exigences strictes de l'industrie. En
tant que participants, nous avons acquis une appréciation plus profonde des défis et des
opportunités dans le secteur pétrolier, enrichissant ainsi notre parcours professionnel futur.
Nous exprimons notre gratitude envers FOXTROT pour cette expérience d'apprentissage
précieuse et nous sommes convaincus que leur leadership continu dans l'industrie guidera le
chemin vers un avenir énergétique durable et sécurisé, tant pour la Côte d'Ivoire que pour le
reste du monde.
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Partie 3 : VISITE DE LA SOCIETE MULTINATIONALE DE BITUME
Introduction
Bienvenue dans le récit captivant de notre récente visite à la Société Multinationale du Bitume
(SMB) size au quat en Côte d'Ivoire, une plongée fascinante dans les rouages de cette entreprise
et son influence tant locale que mondiale dans l'industrie du bitume. A l’initiative de Son
Excellence Félix Houphouët-Boigny, Président de la République, le Conseil des Ministres, en
sa séance du 3 mars 1976 autorise la création d’une entreprise de fabrication de bitumes, la
Société Multinationale de Bitumes (SMB). Le Vendredi 10 Mai a marqué le début d'une journée
riche en découvertes, débutant à 8h41 alors que nous nous rassemblions à la tour emblématique
de la SMB. Nous avons été chaleureusement accueillis par Mme KABLAN Angel responsable
du service Communication et Social de la SMB, une figure bienveillante qui incarne
l'engagement social de l'entreprise. Ses éclairages ont offert un précieux aperçu des initiatives
de la SMB, mettant en lumière son dévouement envers le bien-être de ses employés. Tout a
commencé en nous inculquant les règles de sécurité qui un volet primordial du domaine. Cela
a été fait par Mr KOUASSI Stéphane Chef de sécurité de la SMB. Par la suite Mme KABLAN
Angel nous a fait visionner un film institutionnel de la SMB qui nous a permis de savoir que la
SMB doté de deux sites dont le dépôt SMB et le site de production et de traitement de bitume.
Ladite société traite deux types de bitume dont le bitume de pénétration et le bitume de viscosité
de plus la SMB.
À 9h55, notre exploration nous a conduits au dépôt de la SMB, sous la conduite experte de
Monsieur Konan, un chef opérateur chevronné. Tout au long de la visite, Monsieur Konan a
partagé avec nous les intrications des processus de stockage et de distribution du bitume,
soulignant l'impératif de maintenir des normes de sécurité et de qualité inébranlables.
Enfin, à 11h30, nous avons été honorés de parcourir les différentes unités de production en
compagnie de Monsieur Touré Lamine. Cette expérience nous a permis de plonger dans les
mécanismes sophistiqués et les technologies de pointe qui propulsent les opérations de la SMB
vers de nouveaux sommets.
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I- DEPOT DE LA SMB
En provenance de la zone de production, le bitume est acheminé vers les bacs de stockage du
dépôt à travers les pipelines à haute température afin de faciliter son écoulement. Dans les
enceintes bien organisées du dépôt de stockage de la SMB, une scène impressionnante se
déploie, révélant la sophistication et l'efficacité remarquable de ses opérations. Nous avons eu
à voir :
Deux imposants bacs de stockage : gardiens fiables des réserves précieuses de bitume,
prêts à répondre aux demandes fluctuantes du marché. Chaque bac est d’une capacité
de 7500m3 et les bacs subissent un entretien décennal.
Les pipelines : tels des artères vitales, entrelacent chaque composant du réseau avec
habileté, assurant un flux régulier et fiable du bitume.
Deux camion-citerne, qui étaient en train d’être charge sont soigneusement enveloppé
de calorifuge afin de conserver au maximum le bitume chaud, étaient prêt à entreprendre
leur périple.
Les agents de chargement des citernes sont revêtus d’EPI spécifique qui aluminisés.
Mr KOFFI Konan chef Operateur du dépôt nous a fait savoir que depuis le dépôt l’on
ravitaille des navires avec un débit de 250m3/h à travers un circuit de pipeline muni de pompes
imposantes se prêtes à orchestrer le transport fluide du bitume vers sa destination finale et de
Skid de comptage. L’on nous a aussi signifié que ce dépôt est la seule porte de sortie de bitume
dans la sous-région et voir même l’une des plus importante de l’Afrique.
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Figure 1 : Dépôt de Bitume de la SMB
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II- UNITES DE PRODUCTION ET DE TRAITEMENT
1- La Distillation atmosphérique
La pression exercée dans ces installations est la pression atmosphérique. La distillation
atmosphérique est un processus de séparation des différents composants du pétrole brut en
fonction de leurs points d'ébullition. Ce processus consiste à chauffer le pétrole brut dans une
colonne de distillation, où les composants s'évaporent à des températures spécifiques et sont
collectés à différents niveaux de la colonne en fonction de leur poids moléculaire et de leur
point d'ébullition. Les fractions légères montent vers le haut de la colonne, tandis que les
fractions plus lourdes descendent vers le bas, permettant ainsi de collecter différentes fractions
de produits pétroliers pour un traitement ultérieur. De cette distillation, l’on obtient : l’Essence
totale, Kérosène, Gasoil léger atmosphérique et les Résidus atmosphériques (RAT).
Le RAT constitue donc la charge des installations de la distillation sous vide. Les produits
obtenus hormis le bitume sont vendus à la SIR qui est l’actionnaire principal de SMB avec plus
70% de parts.
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Apres production, le bitume subit des traitements de sorte à respecter les spécifications du
client.
Dessaleur
Le dessaleur joue un rôle crucial dans la chaîne de production et de traitement du bitume en
éliminant les contaminants tels que l'eau, les sels et d'autres impuretés. En chauffant le bitume
à des températures élevées, le dessaleur vaporise les contaminants, permettant ainsi de purifier
l'asphalte. Cette purification est essentielle pour maintenir la qualité et les propriétés de
l'asphalte, assurant ainsi sa durabilité et sa conformité aux normes requises.
Hydrocraqueur
L'hydrocraqueur est une unité de traitement clé dans l'industrie pétrolière, utilisée pour convertir
des hydrocarbures lourds en produits plus légers et de meilleure qualité, tels que le diesel et
l'essence. Ce processus, réalisé à haute température et sous pression, casse les liaisons
chimiques des molécules d'hydrocarbures lourds, formant ainsi des produits plus petits et plus
précieux.
Bacs de stockage
Les bacs de stockage sont des réservoirs utilisés pour stocker une gamme de produits, y compris
le bitume. Fabriqués à partir de matériaux robustes tels que l'acier ou le béton armé, ces
réservoirs sont conçus pour résister aux conditions environnementales et aux contraintes de
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manipulation. Ils sont équipés de dispositifs de sécurité et de surveillance pour prévenir les
fuites, les incendies et les surcharges. La maintenance régulière est nécessaire pour assurer leur
bon fonctionnement et leur longévité. C’est l’exemple du bac A204 de la SMB qui stock le brut
SMB.
Bâtiment d’achats
Bâtiment dédié au stockage des pièces de rechange pour les installations de production et de
traitement du bitume qui est une décision stratégique pour garantir la disponibilité continue des
équipements.
Pomperie incendie
La pomperie incendie est une installation essentielle pour la lutte contre les incendies,
fournissant de l'eau à haute pression pour éteindre les feux. Équipée de pompes spéciales et
souvent reliée à un réseau d'incendie comprenant des hydrants, elle peut être alimentée par une
source d'eau externe ou des réservoirs dédiés. Conforme à des normes strictes de sécurité, elle
nécessite une maintenance régulière et des tests pour garantir son bon fonctionnement en cas
d'urgence. En résumé, la pomperie incendie joue un rôle crucial dans la protection des vies et
des biens contre les incendies.
Complexe de désulfuration
Un complexe de désulfuration est une installation industrielle conçue pour réduire les émissions
de composés de soufre, tels que le dioxyde de soufre (SO2), dans l'atmosphère, contribuant
ainsi à réduire la pollution atmosphérique et à se conformer aux réglementations
environnementales. Celui-ci est en construction depuis maintenant trois ans.
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Hydroskinning
Hydroskinning est une étape essentielle dans le processus de production et de traitement du
bitume. Elle permet d'extraire le bitume du pétrole brut, de le fractionner en différents
composants, d'améliorer sa qualité en éliminant les impuretés, et d'optimiser les rendements en
produits finis.
Echangeurs de chaleur
Les échangeurs de chaleur sont des dispositifs utilisés pour transférer la chaleur d'un fluide à
un autre, sans mélange physique. Ils sont essentiels dans de la chaine de production et de
traitement du bitume pour réguler sa température pour des opérations ultérieure.
Purgeoir
Un purgeoir, aussi connu sous le nom de purgeur, est un dispositif crucial utilisé pour éliminer
l'air, les gaz non condensables et les liquides indésirables.
III- Conclusion
En sommes, la visite à la Société Multinationale du Bitume en Côte d'Ivoire a permis de mieux
comprendre son rôle dans l'industrie du bitume. Son engagement envers la qualité, l'efficacité
opérationnelle, les initiatives sociales et la durabilité environnementale en font un acteur clé
dans le secteur. La SMB continue de jouer un rôle vital dans la fourniture de bitume de haute
qualité, tout en contribuant au développement économique et social de la Côte d'Ivoire.
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CONCLUSION GENERALE
En conclusion, les visites d'entreprises majeures dans le secteur énergétique que nous avons eu
le privilège de réaliser ont été extrêmement enrichissantes. Elles ont offert une occasion
précieuse de mettre en pratique les connaissances acquises au sein de notre formation à l'École
Supérieure de Chimie, de Pétrole et de l'Énergie de l'INP-HB Yamoussoukro. Ces visites ont
non seulement permis de comprendre les processus, les technologies et les défis spécifiques à
chaque entreprise, mais elles ont également offert un aperçu concret des opportunités et des
enjeux présents dans le secteur énergétique en Côte d'Ivoire.
À travers ces rencontres, nous avons pu interagir avec des professionnels de l'industrie, élargir
notre réseau de contacts et renforcer notre compréhension des réalités du monde professionnel.
Ces expériences ont indéniablement enrichi notre parcours éducatif en nous offrant une
perspective pratique et concrète sur les défis et les opportunités qui nous attendent en tant que
futurs acteurs de l'industrie énergétique.
En tant qu'étudiants de l'INP-HB, ces visites ont consolidé notre passion et notre engagement
envers l'industrie énergétique, renforçant ainsi notre détermination à contribuer positivement à
son développement futur. Nous sommes reconnaissants envers notre école et les entreprises qui
ont rendu cette expérience possible, et nous sommes impatients de mettre en pratique les
enseignements tirés de ces visites dans notre parcours professionnel à venir.
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