Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny
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Département Sciences de la Terre et des Ressources Minières
COURS DE MINERALURGIE
Présenté par : TIEMOKO Tonga Paul
Ingénieur des Mines
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Enseignant-Chercheur INPHB
Exploration INTRODUCTION
5 % Cu GISEMENT I- Schéma général –minéralurgie & métallurgie
Exploitation
minière
PREPARATION
25 % Cu MINERAIS
MECANIQUE
Concassage
Libération des
différents
Minéralurgie constituants
Broyage
Séparation Classification
CONCENTRE
Pyrométallurgie Gravimétrie
Métallurgie
extractive Hydrométallurgie
REJET
Electrométallurgie Flottation
ENRICHISSEMENT
99 % Cu METAL IMPUR
Pyrométallurgie
Magnétisme
Affinage
Hydrométallurgie
Electrométallurgie
CONCENTRE
99,999 % Cu METAL PUR Electrostatique
Mise en Triage
forme
Lixiviation
PRODUIT FINI 2
II- Définitions
•Minerai : Roche (ou ensemble rocheux) composée de
diverses espèces minérales dont au moins une possède
une valeur marchande. Au sens large, c’est donc toute
substance minérale que l’on peut exploiter avec
profit.
•Gangue: Ensemble de substances sans valeur qui
accompagnent la substance utile.
•Minéralurgie : Ensemble des procédés et techniques
permettant de produire des minéraux commercialisables
ou utilisables par l'industrie, à partir des minerais bruts
extraits des mines. 3
III- Classification des ressources minérales
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IV- Exemples de Minéraux et leurs usages
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CHAPITRE 1: THEORIES DE LA
FRAGMENTATION
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I- GENERALITES
1- Définition:
❑ Fragmentation: Ensemble des techniques ayant pour but
de réduire les dimensions des fragments de minerais
pour:
▪ libérer un ou plusieurs minéraux recherchés de la gangue
dans une matrice de minerai (Substances de mines);
▪ obtenir la granulométrie voulue en vue d'un traitement ou
d'une manipulation ultérieure;
▪ exposer une surface étendue par unité de masse du matériau
(Surface spécifique), ce qui facilite certaines réactions
chimiques spécifiques (ex.: pour la lixiviation);
▪ satisfaire les exigences du marché relatives aux spécifications
granulométriques (matériaux de carrières). 7
2- Types de fragmentation
❑ Le concassage : C’est la première étape du procédé de
fragmentation, effectué généralement par voie sèche. On
distingue:
▪ le concassage grossier (primaire): de 1200-500 à 350-
100 mm;
▪ le concassage secondaire (intermédiaire): de 350-100 à
100-40 mm;
▪ le concassage tertiaire (fin): de 100-40 à 30-10 mm;
❑ Le broyage : c’est la dernière étape du procédé de
fragmentation. On distingue:
▪ le broyage primaire : de 30-10 à 6-2 mm;
▪ le broyage fin: de 6-2 à 1-0,5 mm;
▪ le broyage ultrafin: de 1-0,5 à 0,1-0,005 mm et plus… 8
3- Actions mises en jeu
Les différentes méthodes de concassage et de broyage se
distinguent par l'espèce de la déformation irréversible
principale. Ces méthodes sont:
a) l'écrasement
b) la spallation
c) la cassure
d) la coupe
e) la trituration
f) le choc
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4- Types de minéraux après fragmentation
•Types de particules généralement obtenus
Concentré
Dans un même lot/tas
Minerai Fragmentation
Rejets
Mixtes
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•Types de particules (Selon Meloy, 1862)
Minéral de valeur complètement libéré Gangue complètement libérée
Mixte simple Mixte complexe 11
•Dimensions des particules
Principales méthodes de mesure :
1. Criblage : Ø> 10 mm (diamètre déterminé par rapport à la maille
du crible par laquelle la particule passe ou non)
2. Tamisage à sec : 100 µm<Ø< 10 mm
3. Tamisage humide : 30 µm<Ø< 10 mm
4. Sédimentométrie : 1 µm <Ø< 100 µm
5. Centrifugation analytique: 0,01 µm <Ø< 20 µm
6. Diffraction laser : 0,01 µm <Ø< 3 mm
7. Microscopie : 50 µm <Ø< 1 mm
8. Potentiel Zêta : 3 nm <Ø< 10 µm
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5- Paramètres de la fragmentation
•Modélisation de la libération des minéraux
Théories de Meloy (1862)
L/3
▪Si à partir d’un cube d’arête L, on
L/3
L/3 produit n petits cubes d’arête L/3,
L
la différence entre la surface
produite et la surface initiale est:
∆S = Sf – Si = n.6.(L/3)² - 6L²
L
L ∆S > 0 Sf > Si
Conclusion :
❑ Il y a création de nouvelles surfaces à chaque fragmentation
❑ Probabilité de libération des minéraux plus grande quand la
fragmentation est plus poussée.
❑ La masse du cube initial se conserve après fragmentation.
On démontre que : 13
❑ Constance des surfaces après fragmentation
Stade initial : ………………… Atot = 6L2
1er stade de fragmentation :
•Surface de chaque petit cube : ….A1 = 6(L/3)2 = 6L2/9 = (2/3)L2
•Surface des 27 des petits cubes …Atot = 27x(2/3L2) = 18L2
2ème stade de fragmentation :
•Surface de chaque petit cube : …A1 = 6(L/9)2 = (6/81)L2
•Surface des 729 des petits cubes…Atot = 93(6/81L2) = 54L2
Il y a donc création de nouvelles surfaces
❑ Proportionnalité entre masse, volume et dimension moyenne du grain
produit
Stade initial ……………….…..d0 = L …….M0 = L3
1er stade de fragmentation : …..d1 = L/3 .…M1 = (L3/27)..27 = L3
2ème stade de fragmentation : ….d2 = L/9 …M2 = (L/9)3..729 = L3
La masse et le volume des produits fragmentés = à ceux du produit initial.
Exploitation par Rittinger (1867) :
ΔS = 6L3 (d-1 - D-1)
ΔS = 18L2 - 6L2 ΔS = 6 L3 ( 1 - 1 )
L/3 L W’ = K’ (d-1 - D-1) 14
•Les lois énergétiques
- Formules de calcul l’Energie Spécifique (Es)
Loi de Rittinger (1867) Loi de Kick (1885)
W = K (Sf – Si) = K (d-1 – D-1) W = K (ln D/d)
Energie consommée fonction de la Energie nécessaire à la déformation
quantité de surfaces créées, elles-mêmes jusqu’à la rupture proportionnelle à la
inversement proportionnelles aux variation de volume, donc au rapport de
diamètres réduction (D/d)
Compromis de Bond (1951)
Wb = Wi.10(1/√d80) – (1/√D80)
Energie spécifique inversement
proportionnelles au carré de la nouvelle
surface requise
▪ Wb : Energie par unité de masse (en kwh/t) ▪ D80 : Dimension de la maille du tamis laissant
▪ Wi : Work index, constante caractéristique du passer 80% en poids du matériau à concasser.
matériau ▪ d80 : Dimension de la maille du tamis laissant
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passer 80% en poids du matériau concassé.
- Limites d’application
Hypothèse Limites d’application en Stade
mm de la fragmentation
Loi de Kick D > 30 Concassage grossier et
intermédiaire
Loi de Rittinger 1 > D > 0,05 Broyage fin et surfin
Loi de Bond 80 > D > 1 Concassage intermédiaire,
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fin, broyage préalable, fin
- Quelques indices Wi de Bond
Minéral ou Minerai……………………. Wi
Barytine…………………………………….. 6,24
Gypse………………………………………… 8,16
Pyrite…………………………………………. 8,9
Bauxite………………………………………. 9,45
Quartzite………………………………….... 9,58
Fluorine……………………………………… 9,76
Magnétite………………………………….. 9,97
Dolomite……………………………………. 11,31
Minerai de fer oolithique………….. 11,33
Minerai de plomb-zinc……………… 11,35
Charbon……………………………………… 11,37
Grès…………………………………………… 11,53
Feldspath…………………………………… 11,67
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• Le rendement énergétique (Re)
L'énergie nécessaire pour la fragmentation de l'unité de masse de la
particule de la grosseur D à la grosseur d s’appelle Energie spécifique (Es).
▪ Es = Energie (ou Puissance) absorbée (Kw)/capacité nominale (t/h)
pour la destruction de l’unité de masse par heure (Kwh/t)
▪ La puissance totale absorbée ET = Energie (ou Puissance) totale (ou
nominale) consommée pour la destruction de l’unité de masse par heure.
▪ Le rendement énergétique, c’est le rapport de l’énergie spécifique (ou
utile) de fragmentation (Es) et de l’énergie totale consommée (ET)
Il varie de 1 à 3% de l'énergie consommée, la plus grande partie de
l’énergie consommée est transformée en chaleur.
On peut exprimer toute opération de comminution par la relation
suivante :
Grosses particules + Energie Petites particule + Chaleur + 18Bruit
• Le rapport de réduction (Rr)
C’est le taux de réduction que l'on définit comme le rapport du
diamètre moyen (ou bien maximal) des morceaux arrivants à
concasser ou à broyer au diamètre moyen (ou bien maximal) des
morceaux sortants de ces procédés.
Rr = Dm/dm ou Dmax/dmax
Pour la fragmentation à quelques stades, le taux de réduction total est
égal au produit algébrique des taux de réduction particuliers (pour
chaque stade)
Rr = Rr1. Rr2. Rr3. …. Rr n
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
▪ [1] ANGELIER P., Concasseurs à mâchoires : 1ère partie,
Industrie Minérale, Mines & Carrières, pp 19-24, Janv. (1985).
▪ [2] ANGELIER P., Concasseurs à mâchoires : 2ème partie,
Industrie Minérale, Mines & Carrières, pp 95-104, Fév. (1985).
▪ [3] BLAZY P., Principaux appareils de fragmentation, la
valorisation des minerais, Part. I, Chap. 2, p 31-34, (1970).
▪ [4] MELOY T.P. & BERGSTROM B., Matrix stimulation ball
mill circuits considering impact and attrition grinding. Proc. 7th
IMPC, Newyork (1964).
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