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Nombres Complexes : Concepts et Applications

Le document décrit l'ensemble des nombres complexes C, contenant les nombres réels et un nombre i tel que i^2 = -1. Il présente la forme algébrique d'un nombre complexe z = a + ib ainsi que des opérations sur les nombres complexes comme l'addition, la multiplication et l'inverse.

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Nombres Complexes : Concepts et Applications

Le document décrit l'ensemble des nombres complexes C, contenant les nombres réels et un nombre i tel que i^2 = -1. Il présente la forme algébrique d'un nombre complexe z = a + ib ainsi que des opérations sur les nombres complexes comme l'addition, la multiplication et l'inverse.

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Cours

e
tr
Nombres complexes
pi 2BSX
ha
C

I L’ensemble C - forme algébrique

1 L’ensemble C

ä Proposition
Il existe un ensemble noté C, appelé ensemble des nombres complexes qui possède les propriétés
suivantes :
• C contient l’ensemble des nombres réels : R ⊂ C
• C contient un nombre noté i tel que i2 = −1.
• Tout nombre complexe z s’écrit de manière unique z = a + ib avec a et b réels.
• L’addition et la multiplication des nombres réels se prolongent aux nombres complexes et les
Chapitre : Nombres complexes

règles de calcul restent les mêmes.

Exemple

z1 = 2 + 3i ∈ C ; z2 = −3 ∈ C ; z3 = 2i ∈ C et z4 = − 7 ∈ C

Remarque
N⊂Z⊂Q⊂R⊂C

2 Forme algébrique
D Définition
• L’écriture z = a + ib est appelée la forme algébrique du nombre complexe z.
• le réel a est la partie réelle de z, notée ℜe(z).
• le réel l b est la partie imaginaire de z notée ℑm(z).

d’après l’unicité de l’écriture sous la forme algébrique on donc

C OROLAIRE
deux nombres complexes sont égaux ssi ils ont(la même partie réelle et la même partie imaginaire
a = a0
soit z = a + ib et z0 = a0 + ib0 on a z = z0 ⇐⇒
b = b0

Cas particulier
• Si ℜe(z) = 0 on dit que z est imaginaire pure L’ensemble des imaginaires pur est noté iR
• Si ℑm(z) = 0 on dit que z réel

1
Section II Représentation graphique d’un complexe 2

II Représentation graphique d’un complexe

Le plan est rapporté à un repère orthonormal (O; →



u ;→

v) direct .
• A tout nombre complexe z = x + iy avec x et y réel, on associe Im
le point M
~ est
de coordonnées (x; y). On dit que M, ou que le vecteur OM
l’ image de z. est que z est l’affixe du point M ou du vecteur
−−→ M(x + iy)
OM. y
−−→
• L’affixe de M se note souvent zM et celui de OM se note
−−→
aff(OM)
x Re
• L’axe des abscisses (O;~u) est appelé axe des réels, l’axe des
ordonnées
• Le plan est alors appelé plan complexe. (O;~v) est appelé axe
des imaginaires purs.
Application
3
1 Placer les points A, B et C d’affixe respectif : zA = −1 − 2i, zB = 2 − i et zC = +i
2
2 calculer les distance OA et AB

III Opérations sur les nombres complexes

COMPLEXES
1 Règles du calcul
Les règles de calcul sur les nombres réels s’étendent au nombres complexes.

N OMBRES
Application
Écrire les nombres complexes suivents sous la forme algebrique
• 4√− (3 − i)√ • i(2 + 5i) + 3(2 − i) • (2 − i)(3 − 2i) • (3 − i)2
• ( 2 − i)( 2 + i) • (2 − i)3 • (a + ib)(a − ib) •(a + ib)2 1.C HAPTER 1

Application
1 Calculer i3 , i4 , i5 i7 , i8 , i9
2 En déduire la forme algébrique de zn = in en fonction de n pour tout n ∈ N
3 Donner la forme algébrique de i2001 , i1430 , i2019

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Section III Opérations sur les nombres complexes 3

2 Inverse d’un complexe non nul

ä Proposition
1
tout nombre complexe non nul z admet un inverse noté
z

Preuve
soit z = x + iy avec (x, y) 6= (0, 0)
1 1 x − iy x − iy x y
Alors = = = 2 2
= 2 2
− 2 i
z x + iy (x + iy)(x − iy x + y x +y x + y2

Application

1 2 2−i 2i
Mettre sous la forme algébrique • • √ • √ •
i 1−i 3 i 2+1 1+i

Application
Soientt z1 = −1 + 2i et z2 = 1 − i deux nombres complexes ;
z1 1 1
Écrire sous la forme algébrique : • z21 − z2 • z1 z22 • • +
z2 z1 z2

3 Interprétations géométriques

COMPLEXES
Im
N(z)
y + y0

Soit M et M 0 deux points du plan complexe d’affixes respectives M 0 (z0 )


y0
z = x + iy et z0 = x0 + iy0 . N et P deux points tels que :

N OMBRES
−→ −−→ −−→0 −→ −−→
ON = OM + OM et OP = kOM y
On a z + z0 = (x + x0 ) + i(y + y0 ) et kz = kx + iky M(z)
−→ −→
aff(ON) = z + z0 et aff(OP) = kz
x0 x x + x0 Re
1.C HAPTER 1

Propriété
Soit A et B deux points du plan complexes d’affixe respectives zA et zB
~u et ~v deux vecteurs et k un réel


 aff (AB) = zB − zA
 aff (~u +~v)=aff (~u)+aff (~v) et aff (k~u) = kaff (~u)
 ~u =~v ⇐⇒aff (~u)=aff (~v)
zA + zB
 Soit I le milieu de [AB].on a zI =
2
 A, B et C sont alignés si et seulement si ∃k ∈ R : zB − zA = k(zC − zA )

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Section IV Conjugué d’un nombre complexe 4

Application
Dans le plan complexe munie du repère o.n.d (O; → −u ;→

v ) ; on considère les points A, B et C qui ont
11
pour affixe respectives zA = −2 + i, zB = 3 + 3i et zC = 1 + i
5
−→ ~
1 calculer les affixes des vecteurs AB et AC
2 En déduire que A, B et C sont alignés
3 Placer les points A, B et C

Application
On considère les points A, B, C et D d’affixes respectives zA = 3+i, zB = 2−2i, zC = 2i et zD = 1+5i
1 faire une figure
2 montrer que ABCD est un parallélogramme
3 calculer l’affixe de son centre

IV Conjugué d’un nombre complexe

D Définition
Soit z = a + ib (x; y) ∈ R2 un nombre complexe. on appelle conjugué de z noté z le nombre
complexe z = a − ib

COMPLEXES
Interprétation géométrique
Im
M(z)
y

N OMBRES
Dans le plan complexe si le point M a pour affixe z, alors l’image
M 0 de z est le symétrique de M par rapport à l’axe réel x Re

−y M 0 (z)
1.C HAPTER 1
Exemple
√ √ √ √
• 2+i = 2−i • 3−i 2 = 3+i 2 • 2i = −2i • 1 + 2 = 1 + 2

Propriété

I z=z I zz = a2 + b2 I z + z0 = z + z0 I zz0 = zz0


 0
z0
 
n 1 1 z
I zn = z I = (z 6= 0) I = (z 6= 0)
z z z z

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Section IV Conjugué d’un nombre complexe 5

Conéquences
 z + z = 2ℜe(z) et z − z = 2iℑm(z)
 z ∈ R (réel) ⇐⇒ z = z ⇐⇒ ℑm(z) = 0
 z ∈ iR (imaginaire pur) ⇐⇒ z = −z ⇐⇒ ℜe(z) = 0

Exemple

2+i 2−i
Soit les nombres complexe z1 = et z2 =
1 − 2i 1 + 2i
1 Vérifier que z1 = z2 , et en déduire que z1 + z2 est réel et que z1 − z2 est imaginaire pur.
2 Simplifier z1 + z2 et z1 − z2

Application
résoudre dans C les équations suivante
1 4z + 2i − 4 = 0
2 (1 + i)z + 1 − i = 0
3 3z − 2iz = 5 − 3i
4 z2 − 3z + 2 = 0

Application
Déterminer l’ensemble des points M d’affixe z tel que Z = z2 + z soit un réel

COMPLEXES
Application
z−1
oit z un nombre complexe 6= −1. on pose Z = .
z+1
1 On pose z = x + iy déterminer ℜe(Z) et ℑm(Z) en fonction de x et y

N OMBRES
2 En déduire l’ensemble des points M d’affixe z tel que Z est imaginaire pur

Application
Soit P le polynôme défini sur C par : P(z) = z2 + 4z + 5
1 Montrer que si z0 est une racine de P alors z0 est aussi racine de P
1.C HAPTER 1
2 Vérifier que −2 + i est une racine de P et en déduire une autre racine de P

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Section V Module d’un nombre complexe 6

V Module d’un nombre complexe

1 Définition et propriétés
D Définition
Soit M un point du plan complexe d’affixe z = x + iy où
(x; y) ∈ R2 p
La distance OM = x2 + y2 = s’ appelle me module de z et
se note |z| p √
on a : |z| = OM = x2 + y2 = zz
Im
M(z)
y y2
p x2 +
=
OM

x Re

Exemple
√ √
• |1 − i 3| = 1 + 3 = 2 • |3i| = 3 • | − 2| = 2

Propriété

COMPLEXES
Soit z et z0 deux nombres complexes
 |z| = 0 ⇐⇒ z = 0  |z| = | − z| = |z|
1 1
 |z × z0 | = |z| × |z0 |  = (z 6= 0)
z |z|

N OMBRES
z0 |z0 |
 = (z 6= 0)  |zn | = |z|n (n ∈ N)
z |z|
 |z| > |ℜe(z)|  |z| > |ℑm(z)|
 |z + z0 | 6 |z| + |z0 | Inégalité triangulaire
1.C HAPTER 1
Application
Calculer le module de chacun des nombre complexes
1 (2 − i)4

3+i 3
2 √
2−i
1+i 8
 
3 √
3−i

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Section V Module d’un nombre complexe 7

Application
Dans le plan complexe on considère les points A, B et C d’affixes respectives a = −2 ,b = 1 + i et
c = −1 − 3i
1 Placer les points A, B et C
2 Montrer que ABC est un triangle rectangle

Application
Soit z un nombre complexe non nul
1
Montrer que |z| = 1 ⇐⇒ z =
z

2 Interprétation géométrique

Propriété

Dans le plan complexe muni du repére o.n.d (O; →



u ;→

v ) , on considère les points A, B et M d’af-
fixes respectives zA , zB et z
I Distance : AB = |zA − zB |
I L’ensemble des point M(z) tel que |z − zA | = |z − zB | est la médiatrice du segment [AB]
I L’ensemble des point M(z) tel que |z − zA | = r où (r > 0) est le cercle de centre A et de rayon
r

Preuve

COMPLEXES
Exercice

Application
Dans chacun des cas suivants déterminer l’ensemble des points M du plan complexe d’affixe z tel

N OMBRES
que
1 |z − 3| = 5
2 |z − 1 + 2i| = 2
3 |z − 2i| = |z + 1|
4 |z + 2 − i| = 3 1.C HAPTER 1
5 |iz + 2| = |z + 2i + 1|

Application
on considère dans le plans complexe le point A d’affixe zA = 1.
z−1
A chaque point M 6= A d’affixe z on associe le point M 0 d’affixe z0 =
1−z
1 Montrer que M 0 ∈ C(O; 1)
z0 − 1
2 Montrer que est un réel, puis en déduire que A, M et M 0 son alignés
z−1
3 construire le point M 0 dans le cas ou z = −2 + i

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Section VI Argument et forme trigonométrique d’un complexe non nul 8

VI Argument et forme trigonométrique d’un complexe non nul

1 Argument d’un complexe non nul


a partir de ce paragraphe le plan complexe est muni du repère o.n.d(O; →

u ;→
− ~ et ~v = OJ
v ) avec ~u = OI ~
Im
Á tout point M(x, y) du plan distinct de O on fait associer le nombre M(z)
y
complexe z = x + iy
−−→ −−→ =r

− →
− OM
( u , OM) θ = ( u , OM)[2π ]
Soit θ une mesure de l’angle orienté
p x = rcos(θ ) θ
Posons r = |z| = x2 + y2 . Alors x Re
y = rsin(θ )

D Définition
Soit M un point du plan complexe d’affixe z = x + iy, x 6= 0 et y 6= 0. 
~ −−→
On appelle argument de z, noté arg(z), toute mesure de l’angle orienté u; OM et on écrit
−−→
 
~
arg(z) ≡ u; OM [2π ].

Exemple

Le plan complexe est rapporté au repère o.n d (O; →



u ;→−
v)
On
 considère les point A, B, C et D d’affixes respectives a = 2, b = 2 + 2i, c = −2 + 2i et d = −i

COMPLEXES



~u; OA = 0 =⇒ arg(2) = 0[2π ]

~u; −→
 
π π
OB = =⇒ arg(2 + 2i) = 2π ]
 4 4
−→

~u; OC = 3π =⇒ arg(−2 + 2i) = 3π [2π ]

N OMBRES
4 4
−→
 
~u; OD = − π − π
=⇒ arg(−i) = [2π ]
2 2

Conséquences 1.C HAPTER 1


? Argument d’un nombre réel ? Argument d’un imaginaire pur
π
• z ∈ R∗+⇐⇒ arg(z) ≡ 0[2π ] • z ∈ iR∗+ ⇐⇒ arg(z) ≡ 2π ]
∗− 2
• z ∈ R ⇐⇒ arg(z) ≡ π [2π ] ∗− −π
• z ∈ iR ⇐⇒ arg(z) ≡ 2π ]
2 π
ainsi z ∈ R ⇐⇒ z = 0 ou arg(z) ≡ 0[π ] ainsi z ∈ iR ⇐⇒ z = 0 ou arg(z) ≡ [π ]
2
• arg(z) ≡ − arg(z)[2π ]
• arg(−z) ≡ π + arg(z)[2π ]

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Section VI Argument et forme trigonométrique d’un complexe non nul 9

2 Forme trigonométrique d’un complexe non nul


D Définition
Le plan complexe est rapporté au repère o.n d (O; → −
u ;→
−v)
Soit M un point du plan complexe d’affixe z 6= 0
On pose OM = |z| = r et θ ≡ arg(z)[2π ]
L’écriture z = r(cos(θ ) + i sin(θ )) est appelée forme trigonométrique de z

Exemple

Soit z = 1 +√
i 3
On a : |z| = 1 + 3 = 2!

1 3 π π
Donc z = 2 + i = 2(cos( ) + i sin( ))
2 2 3 3
π π √
Ainsi 2(cos( ) + i sin( )) est une forme trigonométrique de 1+i 3
3 3

3 Relation entre forme algébrique et forme trigonométrique

ä Proposition
Soit z un complexe non nul
Si z = x + iy est la forme algébrique de z et z = r(cos(θ ) + i sin(θ )) une forme trigonométrique de
z

COMPLEXES

x ℜe(z)
cos(θ ) = =


|z|

p

 r
2
Alors r = |z| = x + y et 2

 y ℑm(z)
sin(θ ) = =


r |z|

N OMBRES
Exemple
√ √
• Soit z = 2 + 2i, On a : |z|!= 4 + 4 = 2 2
√ √
√ 2 2 π π 1.C HAPTER 1
Donc z = 2 2 + i = 2(cos( ) + i sin( ))
2 2 4 4
2π 2π
• soit z2 = 4(cos( ) + i sin( ))
3 3 √
2π 1 2π 3 √
On a cos( ) = − et sin( ) = . Donc z2 = −2 + 2 3i
3 2 3 2

Exemple

Écrire sous forme trigonométrique les nombres complexes suivants



• z1 = 3 + 3i
• z2 = −2 + 2i

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Section VI Argument et forme trigonométrique d’un complexe non nul 10

√ √
• z3 = 6−i 2
• z4 = −3 − 3i

4 Propriétés des arguments

ä Proposition
Soit z et z0 deux nombres complexes non nuls, on a :
 arg(z × z0 ) = arg(z) + arg(z0 )[2π ]
 arg(zn ) = n arg(z)[2π ], pour tout n ∈ N
 
1
 arg = − arg(z)[2π ]
z
 0
z
 arg = arg(z0 ) − arg(z)[2π ]
z

Conséquences
Notons r(cos(θ ) + icos(θ )) par [r, θ ]
Si z = [r, θ ] [2π ] et z0 = [r0 , θ 0 ] [2π ] avec (r; r0 ) ∈ (R∗+ )2 et (θ ; θ 0 ) ∈ R2 Alors on a :
 z = [r, −θ ] [2π ]
 −z = [r, π + θ ] [2π ]
 z × z0 = [r × r0 , θ + θ 0 ] [2π ]
1
 = [ 1r , −θ ] [2π ]

COMPLEXES
z
z0 0
 = [ rr , θ 0 − θ ] [2π ]
z
 zn = [rn , nθ ] [2π ]

N OMBRES
Application
Écrire sous la forme trigonométrique les nombre complexe suivants

1 z1 = ( 3 − i)11
1+i 1.C HAPTER 1
2 z2 =
2i
√ √
6−i 2
3 z3 =
2 + 2i
π
4 z4 = (1 + i tan( ))(−1 + i)
8

Application

On considère les nombres complexes z1 = 1 − i, z2 = 1 + i 3
1 Écrire sous la forme algébrique les nombres complexes suivant
• iz1 • z1 • z1 × z2 • (z1 × z2 )12
2 Écrire z1 × z2 sous la forme algébrique

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Section VI Argument et forme trigonométrique d’un complexe non nul 11

π
3 En déduire les lignes trigonométrique de
12

5 Interprétation géométrique de l’argument

Propriété
Soit A, B, C, et D quatre points deux à deux distincts d’affixes respectives zA , zB , zC et zD
 − →
 → −
u ; AB = arg(z − z )[2π ]
B A
 
−
→− → zC − zA
 AB; AC = arg [2π ]
zB − zA
 
−
→ −→ zD − zA
 AB; CD = arg [2π ]
zB − zA

Application
Dans chacun des cas suivants, déterminer l’ensemble des points M d’affixe z satisfaisants la condition
π
 arg(z − 1 − 2i) = [2π ]
3
π
 arg(iz) = [2π ]
4
z − 1 + 2i π
 arg( ) = [2π ]
z+1 2

COMPLEXES
Conséquences

→− → zC − zA
 trois points distincts A, B, et C sont alignés ⇐⇒ (AB; AC) = 0[π ] ⇐⇒ arg( ) = 0[π ]
zB − zA

→ −→ zC − zD
 les droites (AB) et (CD) sont parallèles ⇐⇒ (AB; CD) = 0[π ] ⇐⇒ (arg ) = 0[π ]

N OMBRES
zB − zA
−→ −→ π zC − zD
 les droites (AB) et (CD) sont perpendiculaires ⇐⇒ (AB; CD) = [π ] ⇐⇒ (arg )=
2 zB − zA
π
[π ]
2
1.C HAPTER 1
Application
A, B, C trois point d’affixe respectives zA = 2i, zB = 2 + i, zC = 1 − i
zC − zB
1 Écrire le complexe sous la forme trigonométrique et algébrique
zA − zB
2 En déduire la nature du triangle ABC

Application
√ √
A, B, C trois point d’affixe respectives zA = 1 + i, zB = 3 + 5i, zC = 2 + 2 3 + i(3 − 3)
1 calculer AB et AC, en déduire la nature de ABC
−→
\ −→
2 Déterminer une mesure de l’angle (AB; AC)

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Section VII Forme exponentielle d’un nombre complexe 12

3 En déduire que ABC est un triangle équilatérale

VII
VII Forme exponentielle d’un nombre complexe

1 Définition
D Définition
Le nombre complexe de module 1 et d’argument θ sera noté eiθ :

eiθ = cos(θ ) + isin(θ )

Exemple

eiπ = −1
π
ei 2 = i

2 Cas générale
Nous avons vu que tous nombre complexe z non nul peut s’écrire sous la forme z = |z|(cos(θ ) + isin(θ ))

D Définition

COMPLEXES
z = reiθ . est une forme exponentielle d’un complexe de module r et dont θ est un argument :

z = |z|eiθ = |z|(cos(θ ) + isin(θ ))

N OMBRES
3 Opérations sur les forme exponentielles
T Théorème
Soient r et r0 deux réels strictement positives et θ et θ 0 deux réels
1.C HAPTER 1
 reiθ = re−iθ
 −reiθ = rei(π + θ )
1 1
 iθ = e−iθ
re r
 re × r e = rr0 ei(θ + θ )
0 iθ 0 0
i θ

reiθ r 0
 0 iθ 0 = 0 ei(θ − θ )
re r
 (reiθ )n = rn einθ pour tout n ∈ N

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Section VIII Les équations du seconde degrés à coefficient réels 13

Application
√ 3π
1 Déterminer le module et un argument de z1 = −2i, z2 = 1 + i, z3 = − 3 + i z4 = −3ei 5
z3
2 Déterminer une forme exponentielle de z1 , z2 , z3 , z4 , z22 z3 , z1 z4 , ,
z2
3 Montrer que z2019
3 est un imaginaire pur

4 Formule de Moivre
T Théorème
Pour tout réel θ et pour tout entier naturel n,on a : (cos(θ ) + i sin(θ ))n = cos(nθ ) + i sin(nθ )
Elle s’écrit aussi (eiθ )n = eniθ

Application
Déterminer cos(2x) et cos(3x) en fonction de cos(x)

5 Les deux formules d’Euler


T Théorème
Pour tout réel θ
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
 cos(θ ) =  sin(θ ) =
2 2i

Application

COMPLEXES
1 + cos(2x)
Montrer que  cos2 (x) = et
2
1 3 sin(x) − sin(3x)
 cos(x) cos(y) = (cos(x + y) + cos(x − y) et que  sin3 (x) =
2 4

N OMBRES
Application
x x x
1 Montrer que pour tout x de R : 1 + eix = (ei 2 + e−i 2 )ei 2
√ √
2 En déduire une forme trigonométrique du complexe z = 2 + 2 + i 2
3 En déduire cos( π8 ) et sin( π8 )
1.C HAPTER 1

VIII
VIII Les équations du seconde degrés à coefficient réels

On appelle équation du seconde dégrée è coefficient réels toute équation de la forme az2 + bz + c = 0
ou a ∈ R∗ , (b, c) ∈ R2

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Section VIII Les équations du seconde degrés à coefficient réels 14

1 Résolution de l’équation z2 = δ

ä Proposition
Soit δ un réel √
 si δ > 0 alors z2 = δ ⇐⇒ z = ± pδ
 si δ < 0 alors z2 = δ ⇐⇒ z = ±i |δ |

Exemple
√ √
• z2 = −4 ⇐⇒ z = 2i ou z = −2i • z2 = −3 ⇐⇒ z = i 3 ou z = −i 3

2 Résolution de l’équation az2 + bz + c = 0 ou a, b et c sont des réels


Posons ∆ = b2 − 4ac  2
b ∆
On a az2 + bz + c = 0 ⇐⇒ z + = 2
2a 4a
on conclut que :

T Théorème
−b
 Si ∆ = 0 l’équation admet une unique solution dans R : z0 =
2a
√ √
−b − ∆ −b + ∆
 Si ∆ > 0 l’équation admet deux solutions dans R : z1 = et z2 =
2a 2a
p
−b − i |∆|
 Si ∆ < 0 l’équation admet deux solutions conjugués C : z1 = et z2 =

COMPLEXES
p 2a
−b + i |∆|
2a

Remarque

N OMBRES
• toute expression Q(z) = az2 +bz+c se factorise dans C et Q(z) = az2 +bz+c =
a(z − z1 )(z − z2 )
• Q(z) = az2 + bz + c = a(z − ba z + ac ) = a(z − Sz + P)
−b c 1.C HAPTER 1
S = z1 + z2 = et P = z1 × z2 =
a a

Exemple

Résoudre dans C : z − 8 3z + 64 = 0

Application
Résoudre dans C les équation suivantes
• 2z2 + z + 3 = 0
• 2z2 + 6z + 5 = 0
• z2 + z + 2 = 0

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Section IX Écritures complexes de transformations 15

• z2 − 6z + 13 = 0
• (z + i)2 + (z + i) + 2 = 0
• ((−iz + 3 + 3i)2 − 2(−iz + 3 + 3i) + 2 = 0

IX Écritures complexes de transformations

1 Écriture complexe d’une translation


Im M
~ d’affixe b et M(z) un point du plan
soit t la translation de vecteur W
complexe M0
M 0 (z0 ) l’image de M(z) par la translation t.
~ 0 =W
~ ⇐⇒ z0 − z = b Re
Donc :MM W ~(
b)

T Théorème
~ un vecteur d’affixe b On a équivalence :
W
~ d’affixe b
1 t la translation de vecteur W
2 l’écriture complexe de t est z0 = z + a

COMPLEXES
2 Écriture complexe d’une homothétie
Im M0

N OMBRES
soit Ω un point d’affixe ω et k un réel non nul h l’homothétie de
centre Ω de rapport k Ω
M 0 (z0 ) l’image de M(z) par l’homothétie h.
Donc :ΩM ~ 0 = kΩM
~ ⇐⇒ z0 − ω = k(z − ω )) Re
M
1.C HAPTER 1

T Théorème
Ω un point d’affixe ω et k un réel non nul On a équivalence :
1 h l’homothétie de centre Ω(ω ) de rapport k
2 l’écriture complexe de h est z0 − ω = k(z − ω )

Remarque
 h(Ω) = Ω. Ω est l’unique point invariant par h(Ω,k) (k 6= 1)
 si k = −1 alors h est la symétrie centrale de centre Ω

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Section IX Écritures complexes de transformations 16

3 Écriture complexe d’une rotation


soit Ω un point d’affixe ω et θ un réel. r la rotaion de centre Ω et
d’angle θ
M 0 (z0 ) l’image de M(z)par la rotation r.
ΩM 0 = ΩM
 Im Ω
Donc :r(M) = M 0 ⇐⇒
(− −→ −−−→
ΩM, ΩM 0 ) = θ [2π ]

 0
|z − ω | θ

 =1 Re
|z − ω |

⇐⇒ 0
arg( z − ω ) = θ [2π ]

 M0
z−ω M
z0 − ω
⇐⇒ = eiθ
z−ω
⇐⇒ z0 − ω = eiθ (z − ω )
T Théorème
Ω un point d’affixe ω et θ un réel . On a équivalence :
1 r est la rotation de centre Ω(ω ) et d’angle θ
2 l’écriture complexe de r est z0 − ω = eiθ (z − ω )

Remarque
 si θ = 0 alors r(M) = M pour tout point M du plan

COMPLEXES
 si θ = π alors r = sΩ
 r(Ω) = Ω. Ω est l’unique point invariant par r(Ω,θ ) (θ 6= 0)

Application
1 Déterminer l’écriture complexe de la translation de vecteur →

N OMBRES
u
2 Déterminer l’écriture complexe de la translation qui transforme A(2 − 3i) en B(4 + 5i

1.C HAPTER 1

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