Valorisation du Lactosérum en Glaces
Valorisation du Lactosérum en Glaces
Du Diplôme de master en :
Filière :agro-alimentaire
Thème
Présenté par :
Mr B. KADRI.
USDB1 Président
Mr D. AMALOU USDB1 E
Examinateur
Résumé
Résumé :
Les résultats obtenus montrent que l’incorporation du lactosérum à des taux variables
0%,25%,35%,50% dans la fabrication des crèmes glacées montre des propriétés physico-
Concernant les résultats microbiologiques sont conformes aux normes selon l’arrêté
interministériels
Le test organoleptique montre que la majorité des digesteurs ont préféré les deux crèmes
Nous tenons tout d’abord à remercier Dieu le tout puissant et miséricordieux, qui nous a
En second lieu, nous tenons à remercier très sincèrement notre promoteur Mr MEGATLI
de nous avoir fait l’honneur de dirigé ce travail. Nous sommes très reconnaissantes pour la
Nos vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté
propositions.
particulier monsieur Med. Bouragaa cadre dans cette entreprise pour nous avoir autorisé et
permis de faire le stage dans de bonne conditions, ainsi que les demoiselles pour nous avoir
fait profiter de leurs connaissances sur les crèmes glacées , et sans oublié le chef de
fabrication et toute son équipe, ainsi que les membres de l’annexe pour leurs aide précieuse.
pour sa gentillesse et ses bonnes explications qui nous ont éclairé le chemin de la recherche
Enfin, nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à la
réalisation de ce travail.
DÉDICACE
Je dédie ce modeste travail à
Ma chère mère, une femme qui a sacrifié sa vie pour ces enfants.
Wassila
Dédicace
Je dédie mon travail à celle qui m’a donné la vie, la source de la tendresse ma
chère
mère « Fatiha» qui m’a apporté son appui durant toute mes années d’étude,
pour
A mon cher père« Ali » qui m’a entouré de tous ses encouragements et son
A celui qui a partagé mes enthousiasmes autant que mes moment difficiles,
mon
Fiancé ; Mohamed
A ma grande mère
ZINEB
Liste des tableaux
-Ig: Immunoglobuline.
-ml : Millilitre
-N : normalité voulue
-T° : Température.
Chapitre. I. Le lactosérum.
I. Matériel……………… …………………………………………………………………….30
[Link]……………………………………………………………………………………31
2.1 Echantillonnage…………………………………………………………………………...37
2.5. Isolement…………………………………………………………………………….......38
Référence bibliographique
Annexe
Introduction
L’industrie de lactosérum a connu un essor très important ces dernières années dans les pays
développés. La stimulation de ce développement est liée d’une part au potentiel énorme de
pollution provoqué par ce produit et d’autre part au fait que la majorité de sa matière sèche est
constituée d’éléments à valeur nutritive élevée (Moetta, 2002)
Le lactosérum, plus simplement appelé sérum ou petit lait, est la phase aqueuse qui est séparé
du caillé lors de la fabrication de fromage .Elle représente la plus grande partie du
laittransformé en fromage (Werner et al, 2010).
De par sa richesse en éléments nutritifs tels que le lactose, les protéines solubles les vitamines
hydrosolubles, les éléments minéraux et la matière grasse le lactosérum constitue un excellent
milieu de culture pour les microorganismes, ce qui fait de ce produit un facteur de pollution
redoutable (Agnès, 1986)
Depuis 2013, la production algérienne de fromage est de 1540 tonnes, ce qui se traduit par
une production d’environ 14 million de litre de lactosérum (FAO-ONU, 2017). Ces quantités
massives font de la gestion du lactosérum un enjeu à la fois économique et écologique.
Economique puisque la gestion de chaque kilogramme de produit (le terme produit inclut
produit finis, coproduit et sous-produit) représente un cout pour le transformateur industriel,
et écologique puisque le lactosérum, s’il n’est pas géré correctement, représente un polluant
majeur (Smithers, 2008)
La poudre de lactosérum peut être utilisée dans les aliments destinés à l’homme comme
substitut du lait écrémé dans les boissons, dans les produits laitiers, dans les pâtes
alimentaires, en pâtisserie et biscuiteries, en panification en charcuterie, tandis que les
produits de fractionnement sont utilisés dans l’industrie pharmaceutique comme produit
diététique, dans les productions d’alcool et la levure boulangère (Alais, 1981). Il est utile de
noter que le lactosérum entre aussi dans la composition des aliments pour divers animaux
d’élevage (Boudier, Luquet, 1980)
L’inexistence d’une mise en valeur du lactosérum se pose avec acuité en raison de l’absence
d’une réglementation stricte, émanant des pouvoirs publics, pouvant interdire le rejet de ce
produit dans la nature. Le rejet de lactosérum dans les égouts représentant une perte sèche de
l’élément nutritif. Au cours de ces dernières années, plusieurs travaux apportant de nouvelles
connaissances sur la valorisation du lactosérum ont été réalisés au niveau des universités
algériennes.
Le lactosérum est un liquide jaune verdâtre, contenant une quantité importante de protéines de
lait environ 20% et riche en éléments nutritifs (Muller et al.,2003)
Le lactosérum est très fermentescible et fragile. Il représente 85 à 90% du volume de lait
utilisé (Guimarães et al, 2010; Lapointe-Vignola, 2002).Ce dernier est un sous-produit de la
fromagerie et de la caséinerie, son pH est compris entre 5 et 6.5. Il représente près de 90% du
lait mis en œuvre (Kosikowski, 1979 ; Mereo, 1980).
Il est obtenu suite à la coagulation des caséines sous l'action de la présure (lactosérum doux),
ou suite à l’acidification du lait (lactosérum acide) (Morr, 1989). Traditionnellement,
l'opération qui suit l'étape de coagulation consiste à séparer la phase coagulée du reste du lait
au cours d'une opération d'égouttage. La fraction liquide ainsi recueillie s'appelle le
lactosérum. (Figure N°1) représente la fabrication de différents types de fromages
Il contient environ 50 % des nutriments du lait de départ : protéines solubles, lactose,
vitamines et minéraux (Guimarães et al.,2010; Lapointe-Vignola, 2002).
LAIT
PASTEURISATION
Ensemencement
des ferments
MATURATION
lactiques et de la
présure
COAGULATION
DECOUPAGE, BRASSAGE
MOULAGE
Figure N°1 : Schéma général de la fabrication de différents types de fromages (pâtes molles,
pressées, fraiches). (Madaoui, 1989)
II. Sources industrielles du lactosérum :
1) La fromagerie :
C’est l’ensemble des procédés qui conduisent à la fabrication des fromages à partir du lait
nature, ce dernier subit les processus de coagulation et de synérèse, aboutissant d’une part à
une phase solide le « fromage », d’une part à une phase liquide «le lactosérum» (Laplanche,
2004).
2) La beurrerie :
C’est l’ensemble des procédés qui conduisent à la fabrication du beurre à partir du lait nature.
Après écrémage de ce dernier suivi d’une extraction de la caséine par précipitation on obtient
du « lactosérum écrémé ». (Laplanche, 2004).
III. Types de lactosérum :
Le lactosérum doit être considéré comme un produit dérivé plutôt qu'un sous-produit de la
fabrication des fromages, ou de la caséine. D’après le tableau suivant (Tableau.1).On
distingue deux types de lactosérums: celui résultant de la coagulation des laits non acides, par
la présure, et qu'on appelle" lactosérum doux" et celui résultant, de la fabrication des
fromages à pâtes fraîches, à pâtes molles ou de la caséine lactique appelle " lactosérum acide"
(Linden et al.,1994; De La Fuente, 2002).
a) Lactosérum acide :
Le lactosérum acide est obtenu après la coagulation du lait par précipitation des caséines à
leur pH isoélectrique de 4,6 par ajout d'acide fort ou d'acide lactique (Violleau, 1999).
La caséine est combinée à des sels de calcium, l'acidification entraîne sadéminéralisation qui
fait passer dans le lactosérum une part importante d'élémentsminéraux, notamment le calcium
et le phosphore (Sottiez, 1990).
Les lactosérums acides sont moins riches en lactose et plus riches enminéraux. Ils sont aussi
plus ensemencés en germes lactiques et moins sujets à des fermentations que les lactosérums
doux (Moletta, 2002).
Les teneurs élevées en acide lactique et en minéraux posent des difficultés pour la
déshydratation de ces lactosérums, aussi, ils sont souvent utilisés à l'état liquide. Pressée cuite
ou non cuite (Emmenthal, Saint Paulin, Edam…..etc.), est de pH variant entre 5 et 6,3. Les
lactosérums doux sont généralement déshydratés (Morr, 1989 et Moletta, 2002).
Le lactosérum acide provient de la fabrication des pâtes fraîches et des pâtes molles, son pH
varie entre 3.8 et 4.6 (Moletta, 2002).
b) Lactosérum doux :
Le lactosérum doux provient de la fabrication de fromages où la transformation est basée sur
la coagulation de la caséine par la présure. La présure induite par la coagulation de la caséine
se produit à un pH d’environ 6.5 donc, le lait est produit pendant le traitement enzymatique
est désigné comme lactosérum doux (Chatzipaschali et Stamatis, 2012; Panesar et al., 2007).
Le lactosérum doux est pauvre en sels minéraux et riche en lactose et en protéines. En plus
des protéines solubles du lait, ce type de lactosérum contient une glycoprotéine qui provient
de l'hydrolyse de la caséine Kappa par la présure (Sottiez, 1990).
Le lactosérum doux issu de la production de pates pressée et/ou cuites ou molle.
et al., 1994).
NB : les nutriments du lactosérum les plus abondants sont le lactose, les protéines solubles, et
les sels minéraux.
1. Le lactose :
2. Les minéraux
Bien que selon certaines pratiques fromagères, il y’a ajout de sel, ce dernier avec toutes les
matières minérales en solution dans le lait se retrouve dans le lactosérum.
Les 8 à 10% des matières salines de l’extrait sec de sérum sont constitués pour plus de 50%
de chlorures de sodium et de potassium et pour le reste de différents sels de calcium,
principalement sous forme de phosphate de calcium (Vrignaud, 1983).
Ces sels minéraux constituent en quelques sortes les éléments indésirables du sérum. En effet,
il semblerait qu’une quantité relativement élevée constitue un obstacle à l’utilisation du
lactosérum dans l’alimentation humaine et infantile.(Linden et al., 1994).
Les protéines ne forment pas la fraction la plus abondante du lactosérum, mais elle est la plus
intéressante sur le plan économique et nutritionnel qui est supérieures auxprotéines dublanc
d'œuf, prise comme protéines de référence .Leurs compositions en acide aminé, très riche
(Sottiez, 1990).Ce tableau (Tableau.4) représente les acides aminés du lactosérum et de
caséines
Tableau 04 : Acides aminés essentiels (gr/100gr) (Moletta, 2002)
α -lactalbumine (α-LA)
Comme la β- lactoglobuline, l’α -lactalbumine est une protéine globulaire de structure
primaire présentant de nombreuses homologies de séquences avec le lysozyme d'œuf de
poule: 47 résidus d'acide aminé identiques sur 123 (Cheftel et al., 1985); son poids
moléculaire est de 14 KDa et se présente avec une concentration de 1 à 1,5 g/L, (environ 20%
des protéines totales de lactosérum).l’α- lactalbumine a été considérée comme la protéine la
plus stable hautes températures (Morr et Ha, 1993) ont montré que l’αlactalbumine est
dénaturé à 65,2°C et à pH=6,7 et que 80 à 90% de dénaturation est inversé lors de
refroidissement .’Chaplin et Lyster1986) ont trouvé que l'application des températures de
l'ordre de 77°C à des solutions d’ α-lactalbumine et le refroidissement immédiat donne une
dénaturation irréversible de 10% seulement. L' α- lactalbumine est une autre protéine
fonctionnelle très intéressante par sa composition riche en tryptophane, qui en fait une base de
fabrication de peptides destinés à l'alimentation diététique ou alimenteuse (Bergel et al.,
2004).
Industrie laitier :
La poudre de lactosérum acide peut remplacer la poudre de lait écrémé à des taux précis pour
la fabrication des yaourts, sans atteinte à la qualité ni à l’arôme de ces derniers. (Luquet et
Boudier, 1984).
Dans la confiserie
Le lactosérum a d’importantes utilisations dans la fabrication de certains bonbons, et il se
trouve le moins couteux des produits laitiers utilisables du fait de son importante teneur en
eau (Vrignaud, 1983).
En boulangerie
Le lactosérum doux connait un emploi croissant dans les produits de boulangerie de fait de
nombreuses avantages :
• Meilleure conservation : la combinaison du lactose avec les matières azotées (réaction de
Maillard) donne des complexes stables qui constituent donc une moyenne de défense naturelle
contre le rancissement
• Amélioration du gout et l’arôme du pain
• Amélioration des caractéristiques internes et externe : affinage de la coloration ; pâte plus
tendre et augmentation du rendement (Apria, 1980).
X. La poudre de lactosérum :
La poudre de lactosérum est aussi utilisée dans plusieurs produits laitiers tels que la crème
glacée, les desserts congelés et les préparations de fromage fondu. Ces solides du
lactosérumpourraient remplacer la poudre de lait écrémé ou une partie de celle-ci.
(Vuillemard, 2015) affirme que cette substitution est très avantageuse due au coût inférieur
du lactosérum en poudre. D’autres industries alimentaires telles les boulangeries, l’industrie
de la confiserie et l’industrie de la viande utilisent aussi la poudre de lactosérum afin de
développer de nouveaux produits (Vuillemard, 2015).
b. Séchage
La déshydratation du lait et des lactosérums a pour objectif de stabiliser ces produits afin
d’assurer le stockage et le transport. Elle permet l’abaissement de l’activité d’eau etd’assurer
une meilleur stabilité des produits au stockage, il existe plusieurs techniques de
déshydratation, parmi elles :
-Séchage par atomisation : lorsqu’un corps humide est placé dans un courant d’air ou un autre
gaz suffisamment chaude et sec, il s’établit spontanément entre ce corps et l’air un gradient de
température et de pression partielle d’eau tels Qu’un transfert de chaleurs’effectue de l’air
vers le produit sous l’effet de l’écart de température et qu’un transfert d’eaus’effectue en sens
inverse sous l’écart de pression partielle d’eau entre l’air et la surface du produit. L’air sert
donc à la fois de fluide caloporteur et de gaz vecteur. L’élimination de la vapeur d’[Link] fait
grâce à l’entrée de l’air chaud et sec dans la tour de séchage, et sa sortie humide et refroidi.
-Séchage sur cylindres chauffants : est un procédé de séchage par ébullition. Le flux
thermique est transmis par une surface en contact avec le produit. L’apport de la chaleur
latente d’évaporation se fait par conduction au travers de la surface chauffé par de la vapeur
(130 à 150°C) et de produit qui s’y trouve déposé (Michel et al, 2000).
c. La déminéralisation
La teneur en éléments minéraux, des lactosérums, peut être réduite par électrodialyseou par
échange d’ions sur résine.
-L’électrodialyse : est un procédé de nature électrochimique, il permet d’extraire en partie ou
la totalité des ions contenue dans une solution, en conservant des substances pas ou très peu
ionisées. C’est un procédé utilisé pour dessaler les eaux saumâtre, le sel dissout dans une
solution aqueuse en ions positifs en ions négatifs, qui sont ensuite mis en mouvement par un
courant électrique à travers des membranes anionique et cationique, ce qui diminue la quantité
de sel.
-Echange d’ion : est un procédé qui utilise des billes de résines pour adsorber les matières
inorganique d’une solution ; en échange d’autres variétés ioniques.
d. Extraction des protéines solubles
Bien qu’en faible quantité dans le sérum, l’extraction des protéines de lactosérumprésente
beaucoup d’intérêt en raison de leur grande valeur nutritionnelle. Il existe diverses techniques
d’extraction dont la thermo-coagulation et l’ultrafiltration.
-de protéines. De plus, ils n’altèrent pas la forme initiale de la protéine (Yelles, 2002). La
thermo-coagulation : c’est le procédé le plus ancien. Il s’agit de porter à ébullition du
lactosérum acidifié à pH 4,6-4,7 pour que les protéines précipitent. Leur récupération sefait
par filtration ou décantation. La concentration finale du filtrat est environ de 88% pour
lesprotéines.(Yelles,2002).
-L’ultrafiltration : permet de récupérer les protéines du lactosérum tout en éliminant le lactose
et les sels minéraux. Ces opérations assurent la rétention des protéines en amont de la
membrane filtrante (retentât) et laissent apparaitre un perméat constitué essentiellement
d'eau,de lactose et sels minéraux. Ces procédés peuvent permettre d’obtenir des concentrés à
80%
e. Hydrolyse de lactose
En tant que système surgelé complexe, il s'agit du dessert laitier le plus connu. Son contenu
consiste en une matrice gelée contenant des bulles d'air, des globules gras, des cristaux de
glace et une phase sérique non congelée (Balthazar et al., 2017; Goff, 1997).
Il contient également de la poudre de lait écrémé, des édulcorants, des stabilisants, des
émulsifiants et des aromatisants. Par conséquent, ce système colloïdal a été caractérisé comme
instable thermodynamiquement. L'un des facteurs les plus importants qui entraînent la
détérioration de la texture de la crème glacée et son acceptabilité est le phénomène de
recristallisation, qui se produit pendant le stockage et se traduit par une augmentation
progressive de la taille moyenne des cristaux de glace (Soukoulis, et Tzia, 2009).
Des chercheurs ont utilisé des stabilisants pour obtenir une texture lisse en empêchant la
formation de gros cristaux de glace et de lactose dans les mélanges pendant le traitement et le
stockage, afin de remédier à cette situation et d'améliorer la qualité de la crème glacée.
À ce jour, de nombreux stabilisants ont été utilisés dans la formulation de la crème glacée
dans la recherche continue de nouvelles sources d'hydro colloïdes et de nouvelles
combinaisons de stabilisants pour obtenir une crème glacée de meilleure qualité (Azari,
etKhomeiri, 2017).( Kurt et al., 2016).
Les émulsifiants, tels que les constituants protéiques, ont un caractère amphiphile et
provoquent une adsorption à la surface des gouttelettes d’huile, ce qui diminue la tension
interfaciale et empêche ainsi l’agglomération des gouttelettes. En outre, la préférence
croissante des consommateurs pour les ingrédients naturels d'aliments fonctionnels sains et
naturels a poussé les fabricants de crème glacée à rechercher de nouvelles innovations dans
les composants qui ont des effets favorables sur la santé afin de satisfaire la demande
croissante des consommateurs. En conséquence, l'utilisation d'ingrédients comprenant des
fibres alimentaires, des antioxydants naturels, des minéraux, des vitamines et des colorants
naturels dans les produits laitiers est devenue importante.
II. Définition des Crèmes glacées :
Les crèmes glacées sont des préparations lait, de crème, de sucre et de mousse et d’une
émulsion partiellementcomprend notamment des globules gras tous dispersés dans une
solution aqueuse visqueuse macromoléculaire (W et al ., (1996)).(figure.2) représente la
structure de la crème glacée
Les proportions de ses différentes phases de crèmes glaces varient selon la formule.
La crème glacée est généralement composée d’environ 50% en volume d’air incorpore le reste
est un mélange de 60%-65% d’eau en poids, de 10% a15% de matière grasse, de 10% de lait
sous forme solide, de 15% de sucre
Afin d'obtenir le bénéfice maximal des composants de la crème glacée, il est important de
comprendre leur rôle, leur performance, leur interaction et leur limite, ainsi que leur
proportion d'utilisation optimale (Julien, 1985).
1. Lait
Le lait et les produits laitiers sont les principaux ingrédients utilisés dans la fabrication de la
crème glacée, ils sont la source de matières grasses laitières et de matières sèches dégraissées
du lait (Board, 2006) qui regroupent les protéines, le lactose et les minéraux (Ciobanu
1976). Les variables liées aux ingrédients laitiers exerçant une influence profonde sur la
saveur et la texture du produit congelé (Kilara et Chandan, 2007)
Ils sont également responsables d'une partie de la dépression du point de congélation et d'une
augmentation de la viscosité.
2. Matière grasse
Matière grasse laitière
Traditionnellement, la matière grasse du lait a été utilisée dans la production de crème glacée,
sous forme de crème, de lait ou sous forme de graisse de lait anhydre ou d'huile de beurre
(Ludvigsen, 2014). Le seuil minimum en matières grasses laitières est passé en 2008, de 8 %
à 5 % (DGCCRF, 2016).
La matière grasse laitière est essentielle, car elle fournit à la crème glacée sa saveur riche,
douce, pleine et crémeuse. La graisse augmentera également la viscosité du mélange et
fournira une glace plus fluide (Bot et al., 2003).
Graisses végétales
L'utilisation de graisses autre que la graisse du lait est interdite par la loi dans un grand
nombre de pays. Cependant, elles sont autorisées à être utilisées au Royaume-Uni, la Suède,
la Belgique, le Danemark et les Pays-Bas, à condition qu’elles présentent un point de fusion
inférieur à 37 °C, pour éviter qu'une sensation "accrochée" soit laissée dans la bouche.
Les graisses les plus couramment utilisées sont l'huile de palmiste partiellement hydrogénée et
l'huile de noix de coco, mélangées convenablement pour donner une gamme de fusion
satisfaisante. (Papademas et Bintsis, 2005).
3. Sucres
Le sucre, souvent le saccharose, est essentiel au goût et à la dépression du point de
congélation. Très peu de sucre peut provoquer la formation de trop de glace, trop de sucre
rend souvent la crème glacée très douce. Pour remédier à cela, une partie du saccharose est
remplacée par un substitut tel que le sirop de glucose, qui est moins doux et conduit à une plus
grande dépression du point de congélation (Walstra et al., 2005).
4. Stabilisants
Agents épaississants constitués de macromolécules à poids moléculaire élevé (hydrocolloïdes,
polysaccharides comme xanthane, l’amylose ou l’amylopectine de l’amidon, des gommes
variées comme le guar ou la caroube, des protéines, etc.) qui fixent l’eau dans des structure de
types gel (Perez, 2001), ces substances affectent également la consistance et en conséquence
le transfert de chaleur pendant la congélation (Walstra, 2005).
5. Emulsifiants
Petites molécules tensio-actifs généralement intégrées avec les stabilisants dans les mélanges
dont leur fonction est très différente. Les émulsifiants utilisés dans la fabrication de la crème
glacée sont de deux types principaux: les mono- et diglycérides et les esters de sorbitan. De ce
dernier, le polysorbate est un promoteur très fort de la déstabilisation des graisses dans la
crème glacée et est utilisé dans de nombreux mélanges de stabilisants commerciaux (Goff,
2016). Les émulsifiants ont également un effet sur la taille des cristaux de glace et autres
desserts congelés contenant de la matière grasse.
6. Épaississants et gélifiants
Dans le but de diminuer la quantité d’eau libre congelable dans les préparations, on peut
recourir à l’emploi de ces agents texturants. De nombreux additifs sont autorisés par la
réglementation tels que les alginates de sodium (E401), de potassium (E402), et d’ammonium
(E403), l’agar-agar (E406), la farine de graines de caroube (E410), la farine de graines de
guar (E412), la pectine (E440 i), la pectine amidée (E440 ii), les carraghénanes (E407), la
gomme xanthane (E415) et la carboxyméthylcellulose (E466) (Boutonnier, 2001).
7. Acidifiants
La correction du pH du milieu peut être réalisée par addition d’acides organiques ou de leur
sel. C’est ainsi que les correcteurs d’acidité suivants sont autorisés : l’acide citrique (E330)
ainsi que ses sels tels que les citrates de sodium (E331), de potassium (E332), de calcium
(E333) (Boutonnier,2001).
8. Colorants et arômes
Les arômes sont ajoutés pour augmenter l'acceptabilité et améliorer la qualité sensorielle, et
les colorants pour améliorer son apparence et identifier l’arôme utilisé. Ces colorants et les
arômes doivent être ajoutés au mélange après la pasteurisation (Pruthi, 1999).
IV. Deux constituants fondamentaux des glaces
1) Air
L’air, qui est incorporé à débit variable dans le mix, a été préalablement filtré. Il remplit
plusieurs rôles principaux dans les glaces. C’est ainsi que lorsque le taux de foisonnement
augmente, on constate une réduction de la taille des cristaux de glace et des bulles d'air, ce qui
contribue à une amélioration de la texture du produit fini. La présence d’air dans les glaces
permet d’alléger la valeur énergétique de celles-ci, de même que leur prix de revient. C’est la
raison pour laquelle la glace est un des rares produits alimentaires solides vendus au litre.
L’air étant un isolant thermique, il confère à la glace une meilleure résistance à la fonte lors
d’une élévation de température et procure une moindre sensation de froid, qui est désagréable
lors de la dégustation.
2) Eau
Celle-ci est également indispensable, car son rôle de solvant permet à l’eau de solubiliser
l’extrait sec dégraissé lactique ainsi que les sucres, ensuite son rôle de dispersant facilite
l’émulsification de la matière grasse. En outre, son passage partiel de l’état liquide à l’état
solide et la création de réseaux solides cristallins permet une stabilisation de la structure
physico-chimique complexe des glaces. Par ailleurs, elle doit être d’excellente qualité
bactériologique afin de ne pas véhiculer de germes microbiens (Boutonnier, 2001).
Néanmoins, une quantité d’eau excessive dans le mix va affecter de manière significative, à la
fois la qualité organoleptique (sensation granuleuse due à une taille importante de cristaux de
glace, et sensation aqueuse lors de la fonte en bouche) et la stabilité du produit fini
(accélération de la vitesse de fonte en raison d’une quantité d’eau libre excessive).
Procède de fabrication :
Pasteurisation
Après le mélange des ingrédients du mix, celui-ci est pasteurisé. La pasteurisationest le point
critique de contrôle biologique, destiné à éliminer les bactéries pathogèneset à diminuer la
quantité de micro-organismes qui peuvent détériorer le produit (Goff etal.,1995).
Traditionnellement réalisée à 69°C/30 min, elle se fait le plus souvent encontinu à plus haute
température et temps plus court (82-87oC pendant 15 à 30 s.),toute particule du produit
devant être maintenue à une température minimale durant untemps minimum (Goff et
al.,1994). Mais un traitement excessif peut donner de mauvaisgoûts de cuit ou de. Caramel
(Andreasen et Nielsen 1998).
Homogénéisation
Généralement réalisée en deux étapes afin d'éviter la re-coalescence de la matière grasse et
tout de suite après la pasteurisation (pour profiter de ce que le mix chaud estmoins visqueux),
1'homogénéisation consiste à appliquer au mix un sévère traitementmécanique, en l'obligeant
à passer à travers un orifice avec une différence de pressionamont/aval de 8 à 18 MPa (80 à
180 bars). Le but est de créer une émulsion stable dematière grasse, dispersée en globules de
moins de 1µm [(Thomas, 1981; Goff et al.,
1995) ; (Russell et Gerrard, 1996)]. On cherche à «disperser au maximum les globules gras
et faciliter la création, entre les protéines et les stabilisants, d'un réseau qui retiendra l'air
injecté et permettra d'obtenir la spongiosité recherchée» (Xalabarder,1994). Elle sert aussi à
incorporer les stabilisants peu solubles (Goff et al.,1994).
L'efficacité de l'homogénéisation est variable selon la température, la pression, le
typed'homogénéisateur et la composition du mix (Andreasen et Nielsen, 1998).
Maturation
Après refroidissement jusqu'à 4 °C, le produit est maintenu à cette température aumoins
2heures, souvent une nuit. A ce stade la matière grasse cristallise partiellement,les
biopolymères sont mieux hydratés, les protéines interagissent avec les émulsifiantset la
viscosité augmente [(Goff et al.,1995) ; (Marshall et Arbuckle, 1996);(Andreasen et
Nielsen, 1998)]. Toutes ces conditions seront favorables audéveloppement structurel du
produit. C'est à ce moment que 1 'on ajoute le colorant etcertains arômes.
Foisonnement et congélation
L'injection d'air et le refroidissement s'effectuent simultanément dans un échangeurde
chaleurà surface raclée (ESCR) pour obtenir en quelques dizaines de secondes unecrème
glacée molle, fluide et plus ou moins visqueuse, typiquement à -4°C et 100% detaux de
foisonnement (le double de volume par rapport au volume initial de mix). Ladispersion d'air
produira la texture légère et spongieuse, la sensation crémeuse enbouche, la résistance à la
fonte et la stabilité durant le stockage (Andreasen et Nielsen,1998). Environ 50% de l'eau est
congelée, et si le refroidissement est rapide, plusnombreux et petits seront les cristaux de
glace, et plus le produit sera stable au stockageet de texture moelleuse [(Marshall et
Arbuckle, 1996); (Hartel, 1996); (Andreasen etNielsen, 1998)]. En même temps, l'émulsion
de matière grasse est déstabilisée, ce quiest en fait bénéfique puisque cela apporte stabilité à la
mousse d'air, l'aspect secrecherché, et une texture crémeuse ([Madden, 1989); (Andreasen et
Nielsen, 1998)].
Durcissement
Dans des chambres ou tunnels où passe à une vitesse de 5 à 10 m/s un courant d'air très froid
(- 45 à -25°C) ou sur des plaques réfrigérantes (plate freezer) plus performantes, jusqu'à 80%
de l'eau finit par congeler, et la température au cœur du produit atteint -15°C [(Everington,
1991); (Goff et al.,1995); (Andreasen et Nielsen,1998)]. Le produit retrouve ainsi la
consistance quasi solide que l'on connaît.
Stockage
Selon les besoins, il s'effectue à -l8°C pour un stockage court ou -30°C pour uneconservation
plus longue. Il faut rappeler qu'après le durcissement, la qualité de lacrème glacée ne peut être
améliorée, et sa conservation dépendra exclusivement desconditions post-procès, du strict
respect de la chaîne du froid lors du transport et lacommercialisation. En dessous de -25°C, la
crème glacée est stable à long terme sansdanger de croissance de cristaux de glace, mais au-
dessus de cette limite, la croissance de cristaux de glace est possible et dépend de la
température de stockage, ce quirestreint la durée de vie du produit (Goff et al.,1995).
Pasteurisation
Process
Refroidir (4°C) et stocker le produit dans les cuves de Maturation pendant (6 à 12h) et
ajouté arome vanille
7
Ligne de Production
Introduction
Présentation de l’unité
L’unité OLYMPIC ICEest une entreprise privée à responsabilité limitée (S.A.R.L). Elle a
été créée en 1998 par BOUGAA MOHAMED
L’entreprise est composée de deux unités, une à BIRKHADEM et l’autreà BENI _TAMOU
Chaque unité est compose de deux département :
Département de production comprend atelier de production avec un laboratoire de contrôle
qualité
Département administratifconstitue de plusieurs services ; commercial, comptabilité,
marketing, gestion des stocks et recherche et développement
La moyenne du nombre des employés est de 60 employés
1. La poudre du lactosérum
On a travaillé avec une poudre importé de canada prête à l’emploi Les qualités
physicochimiques, microbiologiques, nutritionnelles sont mentionnées dans la fiche de
renseignements dans l’annexe 1
2. Les ingrédients
Lactosérum
Poudre de lait
Matière graisse
Sucre
L’eau
Emulsifiant
La recette :
La recette des crèmes glacée qu’on a préparés a été répétée 4 fois avec les mêmes mesures,
sauf la quantité du lactosérum qui a été changé dans chaque préparation.
II. Méthodes
1. Analyses physicochimiques :
1.1. Détermination du pH :
Principe
La détermination de l’acidité se fait par un titrage avec l’hydroxyde de sodium (NaOH) à
1/9N en présence de la phénolphtaléine à 1%.
Mode opératoire :
N1 × V1 = N2 × V2
1∗ 1
2=
2
N1: la normalité de l’acide.
V1: volume de l’acide qui correspond à la chute de burette.
N2: la normalité réelle de NaOH obtenue le titrage
f : facteur de corrections
1.3. Détermination de la teneur en matière grasse selon la méthode de GERBER.
Principe
La méthode Gerber pour l'analyse des graisses utilise de manière similaire la réaction
exothermique entre l'eau dans le produit et l'acide sulfurique concentré en combinaison avec
de l'alcool iso-amylique pour désintégrer la structure de l'émulsion et libérer la matière grasse.
Après centrifugation la matière grasse est collectée dans la partie inférieure du col de
butyromètre (Goff et Hartel, 2013).
Mode opératoire
-Mettre 10 ml d’acide sulfurique dans le butyromètre.
-Ajouter 11 g de la crème glacée.
-Ajouter 1ml d’alcool isoamylique.
-Agiter le butyromètre pour dissoudre les constituants
-Mettre le butyromètre dans la centrifugeuse pendant 5 min.
1.5. Dosage des protéines totales par dosage de l’azote méthode kjeddahl.
Mode opératoire :
1-Minéralisation :
-Peser 2g d’échantillon.
-Introduire la prise d’essai dans un matras de 250 ml, ajouter 2g de catalyseur (composé de
k2SO4, de CuSO4 et de Se) et 20 ml d’acide sulfurique (H2SO4).
-Porter le matras sur le support et chauffer pendant environ 3 H jusqu’à l’obtention d’une
coloration verte (le produit obtenu est appelé « minéralisât »).
-Laissé refroidir, puis ajouter peu à peu avec précaution 100 ml d’eau distillée en refroidissant
sous un courant d’eau.
2-Distillation :
-La teneur en azote total (TA) en mg/100 g de MS, est donnée par la formule suivante :
Avec
TP = TA * 5.7
Réactifs :
Réactifs :
• Carrez I
• Carrez II
• HCL pur
• Solution tartrique
• Solution cuivrique
• Solution ferrique
• Permanganate de potassium 0,1N
Mode opératoire :
-Peser 10g d’échantillon + 200 ml d’eau distillé laissé reposer 01h filtrer et compléter à 200
ml.
-Prendre 50ml du filtrat + 2 gouttes de HCL pur puis 30 min au bain-marie puis compléter à
100 ml
Formule et calcule :
=5∗ ∗ ∗
S : sucre exprimé en %
C : concentration KMnO4
2.1. Echantillonnage :
[Link] et homogénéisation :
L’utilisation d’un homogénéisateur de type péristaltique (Stomacher) est préconisée. Les
Microorganismes seront délogés de l'échantillon par de forts jets de liquide et par l'écrasement
de l'aliment. Habituellement, l'aliment devrait être homogénéisé pour une période d’une
minute et demie jusqu'à 2 minutes.
2. [Link] :
En profondeur du produit à une quantité de 1 ml qui va se faire en zone stérile et entre deux
bacs benzène et le tout en prenant tous préparation contre la contamination.
Ensuite on verse la gélose qu’il faut pour chaque germe et pour toutes les dilutions.
On exerce un mouvement délicat sur les boites de pétri se forme de huit ∞ qui va servir
àhomogénéiser l’ensemble de contenu.
Apres cette opération on incube dans l’étuve à la température idéale pour chaque germe
recherché.
Mode opératoire
-A partir de la dilution décimale à l’aide d’une pipette pasteur porté aseptiquement 1 ml dans
une boite de Pétri, verser ensuite la gélose (PCA).
-Repartir dans la boite en faisant des mouvements de forme de huit pour permettre à
l’inoculum de se mélanger à la gélose.
-Incuber les boites à une température de 30°C.
Les levures et moisissures sont des champignons microscopiques dont la présence dans les
boissons n’est pas souhaitée. Ils provoquent des changements organoleptiques tels que :
l’altération du gout, le gonflement, la mauvaise présentation et la diminution de la durée de
conservation des produits (Guiraud et Galzy, 1980). Les levures, quand elles se développent,
ne sont pas pathogènes, mais elles dégradent la qualité marchande. Les moisissures présentent
un risque sanitaire, parce qu’elles produisent des mycotoxines dans les aliments.
Le dénombrement des levures et moisissures est réalisés sur le milieu sabouraud.
L’ensemencement avait été effectué à raison de 1 ml par boite, sur deux boites en profondeur
et deux autres en surface, en suite elles ont été incubées à température ambiante pendant 03 à
05 jours. Les lectures ont été effectuées chaque jour pour voir l’évolution de la croissance.
Mode opératoire
Pour les coliformes totaux, l'ensemencement se fait en double couche.
Ensemencement :
Porter aseptiquement 1ml à partir de la dilution 10-1l’équipement, dans une boite Pétri stérile,
ajouter ensuite 15 ml environ de VRBL homogénéiser par des mouvements en huit et laisser
refroidir.
. Incubation :
Les boites sont incubées à 37 °C pendant 24 h.
Lecture :
Dans le cas d’un résultat positif des petites colonies roses apparaissent.
Tableau 07 : Les milieux favorables à la croissance des germes recherchés
40
35
30
pH
25
Acidité
20 EST
15 MG
protéine
10
sucre totaux
5
0
crème A crèmeB crème C crème D
Une stabilité du pH et de température pour tous les types de crèmes glacée même si au niveau
des résultats nous observons une légère augmentation du pH d’une crème glacées a une autre,
mais non significative.
Une diminution de taux d’acidité au fur à mesure en fonction des quantités du lactosérum
ajoutés. Cette diminution est dû donc à la pauvreté du lactosérum acide*.l’augmentation de
l’EST et de la matière grasse est tout à fait logique, car la valeur de l’EST et de matière grasse
est supérieur à celle de la poudre de lait. Cette augmentation est due aux protéines de
lactosérum incorporées.
La concentration des protéines trouvée (2,91) est sensiblement inferieur à celle du lait (36%)
Cela est dû à la concentration en protéines de la poudre du lactosérum utilisé (11%) et aussi à
l’addition d’autre ingrédient tel que ; l’eau, Matière graisse, sucre, émulsifiant.
L’histogramme montre une évolution très nette du taux de sucres qui passe de 20% jusqu’à
38%
Ce résultat est logique et du a la richesse du lactosérum en lactose qui est d’ailleurs le
composé le plus important.
Les lectures ont été faites sur la dilution10 la règle de dénombrement et la suivante,
∑ des colone
N=
1,1 ∗ 10
les résultats des germes aérobies sur PCA à 30°C des 4 échantillons analysés montre une
valeur inferieur à celle de ˂˂M˃˃ exigée par la norme (tableau N ) par contre la recherche des
coliformes totaux , levures, moisissures et salmonelles sont caractérisée par une absence dans
les échantillons analysés ,ces résultat indiquent que la qualité microbiologique est
satisfaisante et conforme aux normes selon l’arrêté interministériel du 02 juillet 2017 fixant
les critères microbiologiques des denrées alimentaires( journal N°39).
3 : Résultats d’analyses organoleptiques :
Tableau 10 : résultat organoleptique des crèmes glacées.
60%
50%
40%
Gout
30%
arome
20% texture
10%
0%
Crème A Crème B Crème C Crème D
Après préparation de notre crème glacée à base de lactosérum, nous avons organisé une
journée de dégustation et nous avons fait appel à 70 personnes non entrainés, qui ont
différents âges et différents niveaux intellectuel
La journée de dégustation des crèmes glacées nous a permis de faire ressortir les principales
caractéristiques sensorielles (goût, texture et arome) de chaque crème glacée étudiée et aussi
de faire ressortir la préférence des personnes qui ont dégusté les quatre produits testés.
Chaque critère évalué, nous a permis de tracer un histogramme qui a servi de faire une
comparaison entre les quatre crèmes glacées à déférents pourcentage du lactosérum.
La texture :
la texture
60
50
40
lisse
30
collant
20
sableux
10
0
crème A crèmeB crème C crèmeD
La figure 13 révèle que en 55 personne on trouve que la texture de crème glacée à base de
poudre de lait est lisse, alors que 14 on trouve que le produit une texture collante. pour la
crèmee glacée à 25 % lactosérum 50 personne trouve que la crème a une texture lisse et 20
personne trouve que la texture est collante 20 personne dite que la crème à une texture lisse ,
27 trouvé que elle est collante, et 23 trouvé que la texture est sableux pour
po la crème à 35%
pour le lactosérum, 30 personne ont trouvé que la texture du la crème à 50 % lactosérum est
collant, alors que 40 personne ont trouvé que le produit présente une texture sableux.
La saveur :
la saveur
40
35
30
25 amer
20 sucre
15 Trop sucre
10
Peu sucre
5
0
Crème A Crème B Crème C Crème C
La figure 14 clairement montre que la moitié du jury de dégustation ont trouvé que la crème
glacée de type A et B sont sucré alors que les 20 et 15 personnes restante respectivement pour
les crèmes A et B est trop sucré. Pour la crème C 25 personne du jury de dégustation ont
trouvé que le produit est amer, 10 personne trouvé que la crème est sucré, 10 personne aussi
trouvé que elle est trop sucré, alors que les 25 personnes trouvé que le produit a une saveur
s
peu sucre.
Le gout :
le gout
60
50
40
agréable
30 bon
moyen
20
désagréable
10
0
crème A crème B crème C crème D
La figure 15 :le
le gout des crèmes glacées a base de la poudre de lait et du lactosérum
La figure 15 révèle que 45 personnes du jury de dégustation ont trouvé que la crème glacée A
est agréable, 20 personnes dites qu’elle
qu’el est bonne,, alors que le reste du jury (5 personnes) ont
jugé que le produit est moyen.
Pour la crème B à 25% lactosérum 43 personne trouvé que le produit est agréable, 20
personne ont jugé que la crème est bon, alors que les 8 personnes restant dites que
q le produit
est moyen. 15 personne du jury de dégustation ont trouvé que la crème a 35% du lactosérum
(crème C) est bonne²,, alors que 19 personne l’ont trouvé moyen, pour la crème D 7 personne
du jury de dégustation ont jugé que le produit est bon, 28 l’ont trouvé moyen, par contre 36 et
55 personne ont trouvé que le produit est désagréable respectivement pour la crème C et D.
Conclusion
Conclusion
Les effluents produits par les unités de production du lait et de fromages sont parmi lesrejets
les plus polluants pour l’environnement. Cette charge polluante est due à la composition
organique et minéralogique de ce type d’effluent. Ceci dit, le lactosérum qui est un des rejets
principal des unités laitières, qui représente le 1/3 des effluents, se compose principalement de
l’eau, le lactose, en plus des protéines, la matière grasse et les minéraux.
L’essai de valorisation du lactosérum par son incorporation dans des crèmes glacées au lieu
de la poudre de lait, principale composé de glace, constitue une valeur ajoutée de ce produit
fini vu sa richesse en éléments nutritifs. Le but de cette étude était de voir l’impact de
l’incorporation du lactosérum sur les qualités microbiologiques, physico-chimiques et
organoleptiques de ces crèmes glacées.
D’après la somme des attributs. Nous avons effectué des analyses physico-chimiques,
microbiologiques et sensorielles afin de déterminer la qualité du produit fini. L’analyse
microbiologique du crème glacée à base de lactosérum a été conforme à la législation
algérienne et de qualité acceptable. Le test de dégustation (la texture, la flaveur, le gout)
réalisé avec des personnes non entrainés a révélé une acceptabilité de ce produit par ce jury en
enregistrant des résultats d’évaluation presque identique que la crème glacée préparé à base de
la poudre de lait.
Au terme de cette étude, il faut dire que la production de la crème glacée à base de lactosérum
va enrichir le produit fini du point de vu nutritionnel en apportant des éléments de haute
valeur nutritionnel (protéines, glucides, matière grasse et minéraux) en plus ça fera l’objet
d’une facilité de s’en débarrasser par les usines d’origine (fromageries) et constituera une
relation gagnant-gagnant avec l’industrie de fabrication et de transformation de glaces qui
gagnera sur le prix d’achat de ce sous-produit, comme il peut constituer une base de la
protection de l’environnement en évitant son évacuation dans la nature et par conséquent
éviter la prolifération accru des micro-organismes nuisibles dans l’environnement.
Références
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1996.
ANNEXES
ANNEXE2
Annexe 3 :
Balance Centrifugeuse
Butyromètre Centrifugeuse
La saveur :
amer sucre Trop sucre Peu sucre
Crème A 0 35 20 15
Crème B 0 35 15 20
Crème C 25 10 10 25
Crème C 20 8 10 32
Le gout:
Agréable bon moyen désagréable
Crème A 45 20 5 0
Crème B 43 20 8 0
Crème C 0 15 19 36
Crème D 0 7 28 55
La texture :
lisse collant sableux
Crème A 56 14 0
Crème B 50 20 0
Crème C 20 27 23
Crème D 0 23 40