Convention Sonatrach
Convention Sonatrach
Article 01 :
Article 02 :
Article 03 :
1
Article 04 :
Article 05 :
2
Chapitre 2 : Les obligations
Article 06 :
Le travailleur, quel que soit son rang, doit accomplir dans le respect des
dispositions réglementaires, les instructions de la hiérarchie, au mieux
de ses capacités professionnelles ainsi que toutes les tâches inhérentes
au poste qu'il occupe avec le souci constant d'améliorer la qualité de son
travail et d'augmenter la production et la productivité.
Article 07 :
Article 08 :
Article 09 :
Article 10 :
Article 11 :
Tout travailleur est tenu, quel que soit son grade, en fonction de ses
capacité, de contribuer activement aux actions de formation, de
perfectionnement et de recyclage organisées par l'Entreprise.
3
Article 12 :
Article 13 :
Article 14 :
Article 15 :
4
5
TITRE II : ENGAGEMENT DU PERSONNEL
Article 16 :
Article 17 :
Article 18 :
lorsque le travailleur aura exercé& au delà des délais prévus sans que
l'une ou l'autre partie n'ait demandé la cessation de la relation de
travail,
lorsque la relation de travail est en infraction aux dispositions légales
et réglementaires du fait de l'Entreprise.
6
Article 19 :
Article 20 :
Article 21 :
Article 22 :
Article 23 :
Le contrat de travail est nul et de nul effet dans les cas suivants :
7
Article 24 :
Chapitre 2 : Recrutement
Article 25 :
Est interdit tout recrutement qui n'a pas pour objet de pourvoir à une
vacance de poste ou à une création justifiée d'emploi.
Article 26 :
Article 27 :
Article 28 :
Nul ne peut faire l'objet d'un recrutement, s'il n'est pas libre de tout
engagement vis-à-vis du dernier employeur.
Cette disposition ne s'applique pas aux travailleurs recrutés à temps
partiel.
Article 29 :
8
Article 30 :
Article 31 :
Article 32 :
Article 33 :
Article 34 :
Article 35 :
9
Article 36 :
Article 37 :
Article 38 :
Article 39 :
Article 40 :
10
Article 41 :
Article 42 :
Article 43 :
Article 44 :
Article 45 :
Article 46 :
11
Article 47 :
Article 48 :
Article 49 :
Article 50 :
Le travailleur reçoit à l'issue de la période d'essai une décision de
confirmation établie par les responsables habilités.
La décision de confirmation est établie dans les mêmes formes que le
contrat de travail.
Article 51 :
Article 52 :
12
TITRE III : REMUNERATION
Article 53 :
Article 54 :
La création, le maintien ou la suppression d'un poste de travail
résultent exclusivement de la qualité, de la nature, de la complexité‚ du
travail à accomplir et de l'organisation, dans le cadre des objectifs de
production et de développement planifiés à court, moyen ou long
terme.
Article 55 :
L'échelle de référence des postes types est établie après une étude
approfondie et une analyse des postes de travail les plus
représentatifs de toutes les activités de l'Entreprise.
Cette échelle de référence aide à la prise des décisions relatives à
la maintenance et aux aménagements ultérieurs du système de
classification.
Elle constitue un repère représentatif des activités de l'Entreprise.
Elle est actualisée et complétée dans les mêmes formes,
périodiquement et en fonction du développement de l'Entreprise.
Les postes types y sont répartis dans des échelles (anciennement
appelées catégories).
Article 56 :
L'ensemble des postes de travail de l'Entreprise constitue la
nomenclature des postes de travail qui correspond à l'intégralité des
tâches et des missions qui incombent à l'Entreprise aussi bien en
matière de production et de développement que de gestion.
13
Article 57 :
En règle générale, pour fixer le salaire de base qui correspond à
chaque poste de travail, les différents postes de travail sont évalués
sur la base d'un système cohérent de critères et de règles
d'évaluation, conformément à une méthode de classification.
Cette évaluation permet de classer tous les postes l'un par rapport à
l'autre, en fonction de leurs caractéristiques propres.
Article 58 :
Le système d'évaluation des postes de travail se fonde sur les seuls
critères qui caractérisent la nature des tâches, des exigences
inhérentes à chaque poste : complexité,degré de
qualification,responsabilité, efforts et contraintes particulières à
caractère exclusivement professionnel.
Le résultat de l'évaluation des postes est soumis, pour avis, à un comité
d'experts désignés par les deux (02) parties.
Article 59 :
L'évaluation des postes de travail permet d'affecter à chaque
poste de travail un indice.
L'indice d'un poste de travail est d'autant plus élevé que les tâches
qu'il comporte nécessitent :
- des efforts plus importants,
- des tâches plus difficiles, plus complexes et/ou plus contraignantes,
- un degré de qualification et de responsabilité plus importants.
Article 60 :
Les postes de travail sont classés à partir de l'indice qui correspond à
un salaire de base.
Article 61 :
Le travailleur perçoit un salaire en contrepartie d'un travail qui
correspond à des tâches inhérentes au poste qu'il occupe.
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Article 62 :
La rémunération est composée des éléments suivants :
- le salaire de base,
- l'indemnité liée à l'ancienneté génératrice d'expérience
professionnelle (IEP),
- l'indemnité liée à l'avancement ou échelon,
- l'indemnité liée aux nuisances, s'il y a lieu,
- l'indemnité pour heures supplémentaires ou pour service permanent,
s'il y a lieu,
- l'indemnité liée au travail posté, s'il y a lieu,
- les primes liées au rendement,
- la prime de responsabilité et de sujétion s'il y a lieu,
- l'indemnité de zone et de conditions de vie,
- les indemnités à caractère de remboursement,
- l'indemnité de congé annuel,
- la bonification moudjahid,
- la différentielle de salaire en cas d'intérim,
- l'indemnité transitoire de zone industrielle nord (ITZIN),
- l'intéressement ou la participation aux résultats annuels de l'Entreprise,
- le salaire unique.
Article 63 :
Le salaire de base minimum d'Entreprise est fixé en fonction des
paramètres arrêtés par les parties à la négociation.
Article 64 :
Les salaires de base des différentes échelles sont déterminés
conformément aux dispositions contenues dans les accords joints à la
présente Convention.
Article 65 :
L'éventail des salaires de base constitue la grille des salaires de
l'Entreprise établie conformément aux dispositions des accords
découlant de la présente Convention.
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Chapitre 4 : Primes et indemnités
Article 66 :
L'indemnité d'expérience professionnelle (I.E.P) sanctionne
l’ancienneté‚ génératrice d'expérience professionnelle acquise au sein
et/ou en dehors de l'Entreprise.
Article 67 :
L'I.E.P est calculée sous la forme d'un pourcentage du salaire de base
et évolue avec le salaire de base du poste occupé‚ et le nombre
d'années d’ancienneté‚ au cours de la carrière dans le secteur
et/ou hors secteur.
Le taux attribué‚ à un travailleur au titre de l’ancienneté‚ dans
l'Entreprise est arrêté par les parties à la négociation et consigné‚
dans un accord.
Les années de participation à la lutte de libération nationale
comptent double et sont considérées comme expérience au sein de
l'Entreprise.
Les années de service national avant recrutement sont considérées
comme expérience hors secteur.
Article 68 :
L'I.E.P est actualisée au mois de janvier de chaque année.
Article 69 :
Les années incomplètes de travail sont validées, au prorata, à raison
du 1/12 ème du taux de l’ I.E.P, par mois exercé durant l'année
considérée.
Article 70 :
Pour la détermination de l' I.E.P, les mois incomplets de travail
sont réputés mois complets lorsque la présence durant le mois est
supérieure à15 jours calendaires.
Article 71 :
Les modalités de détermination du montant et les conditions
générales d'attribution de (ou des) l'échelon(s) sont arrêtées par les
parties et consignées dans un accord.
Article 72 :
Les travailleurs affectés à un poste de travail dont les tâches
présentent des inconvénients de pénibilité, de salissure, d'insalubrité
et/ou de danger bénéficient d'une indemnité de nuisance (I.N).
16
Article 73 :
La liste des postes qui ouvrent droit à l'I.N est établie par l'Unité
après avis de la Commission habilitée.
Elle est actualisée périodiquement dans les mêmes formes.
Article 74 :
Les modalités de détermination du montant de l'I.N sont fixées par les
parties et consignées dans un accord.
Article 75 :
L'I.N est diminuée ou supprimée selon le cas, dans les mêmes formes
que celles qui ont présidé à son attribution lorsque les nuisances pour
lesquelles elle a été attribuée ont été réduites ou éliminées.
Article 76 :
Le travail en quart ou travail posté prévu aux articles 149, 150 et 151
de la présente convention, ouvre droit au bénéfice d'une indemnité
dite indemnité de travail posté (I.T.P).
Article 77 :
L'I.T.P est destinée à compenser forfaitairement les sujétions de
travail organisé en équipes successives et notamment le
recouvrement d'horaires pour la passation de consignes, le travail de
nuit et le travail durant les jours de repos hebdomadaire et les jours
fériés chômés et payés.
Article 78 :
La liste des postes ouvrant droit à l'I.T.P est arrêtée par l'Unité
après avis de la Commission habilitée.
Article 79 :
Les modalités de détermination des montants de l'I.T.P sont arrêtées
par les parties à la négociation et consignées dans un accord.
Article 80 :
Chaque travailleur exerçant dans des conditions particulières de
résidence, d'isolement et de travail perçoit une indemnité de zone
et de conditions de vie (I.Z.C.V).
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Article 81 :
Les conditions de vie et d'isolement propres à chacune des régions,
des agglomérations, stations, chantiers, entrepôts, dépôts, bases de
vie, groupes de travail mobiles, sont évaluées à l'aide d'un indice de
conditions de vie et d'isolement.
Article 82 :
Le classement des sites en zones se fait par application du barème en
fonction de l'indice obtenu.
Article 83 :
A chaque zone correspond un taux arrêté par les parties et consigné
dans un accord.
Article 84 :
Les modalités de détermination des montants journaliers de l'I.Z.C.V,
pour le personnel soumis à relève et non soumis à relève, sont
arrêt‚es par les parties et consignées dans un accord.
Article 85 :
La prime de responsabilité et de sujétion (P.R.S) est destinée à
compenser les sujétions et les responsabilités qui n'ont pas été prises
en compte ou qui dépassent exceptionnellement le seuil pris en compte
dans l'évaluation du poste.
Par sujétion et responsabilité, il faut entendre nonobstant la
réalisation des tâches et des missions inhérentes à chaque poste de
travail :
- une disponibilité permanente,
- une prise d'initiative à chaque fois que l'opportunité se présente,
- une capacité à manager et à faire évoluer ses collaborateurs,
- une assistance à toutes les actions quand la situation l'exige,
- un engagement et une loyauté à toute épreuve visa vis de
l'Entreprise,
- un effort permanent d'innovation et de création,
- un comportement exemplaire,
- une présentation et une tenue irréprochables.
Article 86 :
Les modalités de détermination du montant de la P.R.S et
l'ouverture au droit y afférent sont arrêtées par les parties à la
négociation dans un accord.
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Article 87 :
La P.R.S n'est pas cumulable avec les indemnités et/ou primes qui
compensent les heures supplémentaires, le service permanent, les
conditions de travail et en particulier les nuisances, le travail organisé
en quart ou travail posté, l'astreinte, la permanence.
Article 88 :
Les primes liées à la productivité et aux résultats du travail sont
déterminées par un mécanisme qui vise à assurer la stimulation
matérielle des travailleurs et la liaison entre le salaire, la production
et la productivité.
Article 89 :
Les primes de rendement sont destinées à sanctionner la
productivité et le rendement.
Article 90 :
Les modalités de détermination des montants des primes de
rendement, sont arrêtées par les parties à la négociation et consignées
dans un accord.
Article 91 :
L'indemnité de congé annuel (I.C.A) est déterminée conformément aux
dispositions de l'article 187.
Elle est fixée par la Commission habilitée conformément aux
dispositions légales et à la règlementation interne.
Article 92 :
L'attribution de l'I.C.A est due quelle que soit la cause de la cessation
de la relation de travail.
En cas de décès du travailleur, l'I.C.A est versée aux ayants droit.
Article 93 :
Il est alloué au travailleur ayant la qualité de membre de l'A.L.N, de
l'O.C.F.L.N ou de moussebel telle que définie par la législation en
vigueur, une indemnité dite " bonification moudjahid".
Le montant de cette indemnité est déterminé conformément à la
législation et à la règlementation en vigueur.
Article 94 :
A l'exclusion de l'I.Z.C.V, toutes les primes et indemnités sont
soumises à l'impôt sur le revenu et à la cotisation de la sécurité sociale.
19
Article 95 :
En cas d’absence non rémunérée, toutes les primes et indemnités sont
calculées au prorata temporis des jours travaillés.
Article 96 :
La prime d'intéressement est une forme de participation aux résultats
de l'Entreprise.
Les modalités de détermination de la participation ou de l'intéressement
aux résultats de l'Entreprise sont arrêtées par la Direction de
l'Entreprise après avis des représentants des travailleurs.
Article 97:
Tout travailleur marié, dont le conjoint n'exerce aucune activité, perçoit
une indemnité mensuelle dite indemnité de salaire unique.
Article 98 :
Les heures supplémentaires sont les heures accomplies au delà de la
durée hebdomadaire légale de travail ou de la durée considérée
comme équivalente.
Article 99 :
Lorsque l'activité de l'Entreprise ou de l'Unité requiert un
surcroît de travail, soit occasionnellement, soit périodiquement, l'Unité
est tenue de procéder en priorité à l'embauche des travailleurs
occasionnels.
Article 100 :
Le recours aux heures supplémentaires doit répondre à une nécessité
absolue de service, revêtir un caractère d'urgence et d'exception
et être strictement limité.
Dans ce cas, l'Entreprise ou l'Unité peut requérir tout travailleur pour
effectuer des heures supplémentaires sans que ces heures
n’excèdent le pourcentage règlementaire de la durée légale.
Article 101 :
Les heures supplémentaires se distinguent selon qu'elles s'effectuent
:
- durant les jours ouvrables, y compris le 1er jour de repos
hebdomadaire dans le cas de la semaine de travail de cinq (05) jours.
- durant les jours de repos légaux (repos hebdomadaire),
- durant la nuit et durant les journées fériées, chômées et payées.
20
Article 102 :
Les heures supplémentaires effectuées donnent lieu à une majoration
du salaire horaire égale à :
- 50 % pour les quatre (04) premières heures supplémentaires
effectuées au sens de l'alinéa 1 de l'article 101,
- 75 % pour les heures supplémentaires effectuées au delà de la 48 ème
heure hebdomadaire,
- 100 % pour les heures supplémentaires effectuées les jours de
repos règlementaire,
- 125 % pour les heures supplémentaires effectuées de nuit
(entre 21 H et 5 H) et les journées fériées chômé‚es et payées.
Article 103 :
A l'exclusion des travailleurs soumis au système de travail posté, le
travailleur qui a travaillé un jour de repos légal au sens des articles
170 et 171 a droit à un repos compensateur d'égale durée
et bénéficie du droit de majoration des heures supplémentaires tel
que fixée à l'article 102.
Article 104 :
L'indemnité pour heures supplémentaires est un élément variable du
salaire. Elle est soumise à l’impôt et aux cotisations de sécurité sociale.
Article 105 :
Si par nécessité de service et compte tenu de l'organisation du
travail, le jour de repos hebdomadaire est fixé un jour autre que celui
arrêté par la législation en vigueur, la majoration pour heures
supplémentaires est celle de la journée de repos légal.
Article 106 :
La mission commandée, à l'intérieur du pays, est un déplacement pour
raison de service dans un rayon supérieur à cinquante (50)
kilomètres du lieu habituel de travail ou de résidence.
Article 107 :
Le déplacement du travailleur commence à l'heure du départ de son lieu
de résidence ou de son lieu de travail habituel.
Il prend fin à l'heure du retour du travailleur à son lieu de résidence
ou à son lieu de travail habituel.
21
Article 108 :
Les déplacements pour raison de service d'une durée inférieure ou
égale à 30 jours donnent lieu à l'établissement d'un ordre de mission
dûment signé par le responsable de structure ayant délégation de
pouvoir.
Pour les déplacements dont la durée est supérieure à 30 jours et
inférieure à quatre vingt dix (90) jours, la signature d'un ordre de
mission par un responsable ayant délégation de pouvoir est exigée.
Article 109 :
Le transport du travailleur en mission commandée est assuré par
l'Entreprise. Si le transport n'est pas assuré par l'Entreprise, le
travailleur est indemnisé conformément à la règlementation interne
en vigueur.
Article 110 :
Tout travailleur appelé à se déplacer pour les besoins du service
perçoit une indemnité forfaitaire dite indemnité compensatrice de
frais engagés ou frais de mission fixée selon les dispositions de la
règlementation interne.
Cette indemnité couvre forfaitairement les frais de restauration, les frais
d’hôtel et divers encourus, par le travailleur en mission commandée.
Article 111 :
Le montant de l'indemnité compensatrice de frais engagés ou frais de
mission est fixé en rapport avec les tarifs des établissements
hôteliers et des restaurants et varie selon :
- la catégorie socioprofessionnelle,
- le lieu où s'effectue la mission,
- l'existence ou non d'infrastructures d'accueil propres à l'Entreprise,
- La durée du déplacement.
Article 112 :
En cas de prise en charge totale par l’Entreprise, le travailleur perçoit
25 % du montant de l'indemnité compensatrice dans les cas prévus
par la règlementation interne.
Si l'Entreprise assure une prise en charge partielle, le travailleur
perçoit une indemnisation correspondant à la prestation non assurée.
22
Article 113 :
Le travailleur bénéficie des frais de restauration dès lors qu'il se trouve
éloigné de sa résidence ou de son lieu de travail habituel pendant
les périodes de temps comprises entre onze (11) heures et
quatorze (14) heures, dix huit (18) heures et vingt et une (21) heures.
Il bénéficie des frais d'hébergement lorsqu'il se trouve éloigné de sa
résidence habituelle pendant les périodes de temps comprises entre
vingt trois (23) heures et six (06) heures.
Article 114 :
Dans certains cas, des travailleurs peuvent être appelés à utiliser leur
véhicule personnel pour des raisons de service, ils perçoivent une
indemnité compensatrice dite indemnité kilométrique (I.K) fixée dans
le cadre de la règlementation interne.
Article 115 :
L'utilisation occasionnelle d'un véhicule personnel par le travailleur qui
en est propriétaire, pour des raisons de service, est soumise au
préalable à une autorisation écrite délivrée par le responsable habilité
sur présentation de la carte d'immatriculation et de la police d'assurance
véhicule.
Article 116 :
Les travailleurs occupant un poste de travail dont les tâches nécessitent
l'utilisation fréquente de leur véhicule personnel, perçoivent une
indemnité forfaitaire d'amortissement (I.F.A) et/ou une I.K.
Les montants de cette indemnité et la liste des postes y ouvrant
droit sont arrêtés par la Commission habilitée.
Article 117 :
La suspension de la relation de travail entraîne pour toute la période
considérée une retenue sur l'indemnité d'amortissement calculée au
prorata temporis de la période de suspension.
Article 118 :
L'indemnité visée à l'article 116 est suspendue également en cas de
vente ou de non utilisation du véhicule personnel pour les besoins de
service.
Article 119 :
En cas d'immobilisation du véhicule personnel (panne, accident)
l'indemnité d'amortissement habituellement perçue est maintenue
pendant six (06) mois.
23
Article 120 :
Les bénéficiaires des dispositions prévues aux articles 114 et 116
doivent justifier de la possession d'un véhicule personnel et du
permis de conduire.
Article 121 :
Le bénéfice de l'I.F.A ou de l'I.K exclut l'usage d'un véhicule de
l'Entreprise.
Article 122 :
L'I.F.A ou l'I.K ne sont pas cumulables avec l'indemnité de transport
(I.T).
Article 123 :
Les travailleurs perçoivent, sur l'ensemble ou sur une partie du trajet,
entre le lieu de résidence et le lieu de transport, une I.T.
Cette indemnité est arrêtée par la Commission habilitée.
Article 124 :
Les travailleurs sont tenus de produire un certificat de résidence
afin de bénéficier des dispositions de l'article 123. Ils doivent signaler
dans un délai de 15 jours tout changement de résidence.
Article 125 :
Les travailleurs qui n'utilisent pas les moyens de transport mis à leur
disposition ne peuvent prétendre à l'I.T.
Article 126 :
Les travailleurs confirmés ont la faculté de demander un prêt
destiné à faciliter l'acquisition d'un véhicule de tourisme.
Article 127 :
Le montant du prêt ainsi que les délais de remboursement sont fixés
par la direction après avis de la Commission habilitée.
Article 128 :
Le prêt pour achat de véhicule est attribué ou renouvelé selon les
modalités arrêtées par la règlementation interne.
24
Article 129 :
Tout prêt pour achat de véhicule donne lieu à l'établissement d'un
contrat dans lequel, entre autres points, figurent :
- les mesures conservatoires à prendre en cas de non remise des
justificatifs dans un délai de trois (03) mois (Nord) et de six (06)
mois (sud),
- les mesures légales et règlementaires à prendre en cas de fausses
déclarations, de licenciement ou de d‚mission du bénéficiaire du prêt.
Article 130 :
Tout travailleur exerçant dans des unités et établissements (bases,
chantiers) de l'Entreprise pendant plus de six (06) heures sans
interruption perçoit une prime dite prime de panier (P.P), sauf si
l'Entreprise met à sa disposition un repas.
Article 131 :
Si, en dépit du fonctionnement régulier de la cantine de l'Entreprise,
le travailleur ne s'y restaure pas, il ne peut prétendre au paiement de
la P.P.
Article 132 :
Le montant de la P.P est fixé conformément à la règlementation
interne en vigueur.
Article 133 :
Tout travailleur exerçant dans des unités, bases, chantiers (missions
de forage, missions d'exploration, missions de surveillance
géologique) et non nourri par l'Entreprise ou, qui pour les besoins de
service d'une manière habituelle est empêché de prendre ses repas
à son domicile, perçoit une indemnité de nourriture.
Article 134 :
Le montant de l'indemnité de nourriture est fixé conformément à la
règlementation en vigueur.
Le montant de l'indemnité de nourriture peut être cumulé avec le
montant de la prime de panier dans le cadre des dispositions
règlementaires internes.
Article 135 :
Durant le mois de Ramadhan les indemnités de nourriture ou de
panier demeurent dues si les périodes de travail coïncident avec la
rupture du jeûne.
25
Chapitre 7 : Dispositions particulières
Article 136 :
La rémunération est exprimée en termes exclusivement monétaires
et son paiement s'effectue en des moyens exclusivement monétaires.
Article 137 :
Le montant de la rémunération ainsi que tous les éléments qui la
composent figurent sur la fiche de paie mensuellement établie, à
l'exclusion toutefois d'un certain nombre de remboursements de frais.
Article 138 :
L'Entreprise verse régulièrement et à terme échu la rémunération due
au travailleur ayant normalement rempli les obligations du contrat de
travail.
Article 139 :
Les rémunérations ou avances sur rémunérations sont payées par
préférence à toutes autres créances.
Article 140 :
Les rémunérations contenues dans les sommes dues par l'Entreprise
ne peuvent être frappées d'opposition, de saisie ni être retenues pour
quelque motif que ce soit au préjudice des travailleurs auxquels
elles sont dues conformément à la législation en vigueur.
Article 141:
Le versement du salaire exclut tout avantage sous quelque forme que
ce soit, autres que ceux prévus par la législation et la règlementation
en vigueur au sein de l'Entreprise.
26
TITRE IV : ORGANISATION DU TRAVAIL
Article 142 :
La dur‚e hebdomadaire légale du travail est fixée à quarante quatre
(44) heures conformément à la législation en vigueur. Elle est
répartie au minimum sur cinq (05) jours ouvrables.
Article 143 :
Les horaires de travail sont fixés d'un commun accord par la
Direction de l'Entreprise ou de l'Unité et les représentants des
travailleurs en fonction des exigences du service, des conditions de
travail et des particularités locales.
Article 144 :
L'amplitude journalière de travail ne doit en aucun cas dépasser 12
heures.
Article 145 :
La durée hebdomadaire du travail peut être réduite, à titre
dérogatoire, par la Direction de l'Entreprise, après avis de la
Commission habilitée, pour les travailleurs occupant des postes
pénibles, dangereux ou contraignants sur le plan physique ou nerveux.
La durée hebdomadaire peut être augmentée à titre dérogatoire par la
Direction de l'Entreprise, après avis de la Commission habilitée pour
les postes de travail comportant des périodes d'inactivité.
Article 146 :
Les listes des postes concernés par l'article ci-dessus sont arrêtes
par la Direction de l'Entreprise sur recommandation de la
Commission habilitée.
Article 147 :
Tout travailleur effectuant un travail, sous le régime de la séance
continue, bénéficie d'un temps de pause d'une (01) heure dont une
demi-heure considérée comme temps de travail.
27
Article 148 :
Un travail est effectué à temps partiel lorsque sa durée hebdomadaire
est égale ou supérieure à la moitié de la durée légale du travail.
Les répartitions possibles, dans le cadre de la durée hebdomadaire
actuelle de travail de 44 heures, sont les suivantes :
- mi-temps : 22 heures
- trois quarts de temps : 33 heures
- quatre cinquièmes de temps : 35 heures, 12 mn
Article 149 :
Le travail peut être organisé en équipes successives quand les
besoins de la production l'exigent ; la journée peut être divisée en
deux (02) ou plusieurs tranches horaires appelées "postes" ou
"quarts".
Article 150 :
On appelle travail posté ou travail en quart tout travail qui s'effectue
par équipes successives d'une seule traite de jour et/ou de nuit en
dehors des heures normales de travail.
Article 151 :
Les différents systèmes de travail posté sont définis comme suit :
- système continu 2 X 12 sans période creuse,
- système continu 3 X 8 sans période creuse,
- système continu 3 X 8 avec période creuse,
- système semi continu 3 X 8 avec période creuse,
- système semi continu 3 X 8 sans période creuse,
- système discontinu 2 X 8 sans période creuse,
- système discontinu 2 X 8 avec période creuse.
Les modalités d'application du présent article sont déterminées par voie
règlementaire interne.
28
Article 152 :
Le travailleur qui n'est pas relevé à l'issue de son quart, par le
travailleur appelé à lui succéder, est tenu de rester à son poste de
travail jusqu' à ce qu'il soit pourvu à son remplacement et ce, dans
la limite prévue par la législation en vigueur en matière d'amplitude
journalière de travail.
Il percevra, dans ce cas, les majorations pour les heures
supplémentaires qu'il aura effectuées.
Lorsqu'un travailleur est appelé, exceptionnellement en dehors de
son tour normal de quart, à travailler, il a droit dans ce cas, en sus
du paiement des heures supplémentaires, à un repos compensateur
d'égale durée. Son transport est assuré par l'Unité.
Article 153 :
Sauf cas de force majeure, ou nécessité absolue pouvant avoir des
conséquences sur la production ou sur la sécurité des installations, il
est interdit de faire assurer par un travailleur deux postes en quarts
successifs.
Article 154 :
La permanence est une sujétion de service imposée aux travailleurs
sur les lieux de travail en dehors des heures normales de travail et
durant les jours de repos hebdomadaires et les jours fériés, chômés
et payés.
Article 155 :
Pendant les heures de permanence, le travailleur doit rester, pendant
un temps déterminé à la disposition de l'Entreprise ou de l'Unité
pour répondre aux besoins éventuels et prendre les mesures
nécessaires en cas d'urgence.
Si les consignes données ne prévoient pas de travaux particuliers,
le travailleur accomplit son travail habituel.
Article 156 :
Une permanence accomplie de façon continue pendant une durée
minimum de six (06) heures sans interruption est assimilée à une
journée normale de travail et ouvre droit à :
- une récupération d'une journée octroyée dans la mesure du possible
le premier jour ouvrable suivant le tour de permanence,
- une prime de panier.
29
Article 157 :
L'astreinte est une sujétion de service imposée à domicile en dehors
des heures règlementaires de travail.
Pendant la durée de l'astreinte le travailleur se tient à la disposition
de l'Entreprise ou de l'Unité, en vue de :
- recevoir des informations relatives aux interventions,
- effectuer des interventions sur les installations,
- décider des mesures à prendre en cas d'accidents graves.
L'astreinte est compensée selon les modalités arrêtées par la
Commission habilitée.
Article 158 :
L'astreinte n'est pas liée de façon permanente à un poste de travail ou à
un travailleur.
Elle peut varier pour un même poste ou un même travailleur.
Elle peut être supprimée en fonction notamment de l'évolution des
conditions d'exploitation.
Article 159 :
Chaque Unité doit mettre en place les systèmes d'astreinte les
mieux appropriés aux conditions d'exploitation.
L'astreinte doit être répartie, chaque fois que cela est possible,
entre travailleurs de même niveau.
Article 160 :
L'astreinte est une obligation pour les travailleurs figurant sur les listes
établies par l'Unité.
Tout refus entraîne des sanctions telles que prévues par le
Règlement Intérieur.
Article 161 :
Le travail de nuit signifie l'intervalle travaillé entre 21 heures et 05
heures, soit une durée de huit (08) heures.
Article 162 :
Tout travailleur non soumis au travail posté peut être appelé à effectuer
un travail de nuit en cas de nécessité.
Article 163 :
Le travail de nuit doit obligatoirement être interrompu par une
pause d'une demi-heure considérée comme temps de travail effectif.
30
Article 164 :
Le travail de nuit ouvre droit à un repos compensateur obligatoire
d'une journée. Si la durée du travail de nuit est inférieure à 06 heures,
le calcul du repos compensateur se fera au prorata temporis des
heures travaillées.
Article 165 :
Les heures de travail de nuit donnent lieu à une majoration
conformément à l'article 102 de la présente convention.
Article 166 :
Pour le personnel féminin et les travailleurs âgés de moins de 19
ans révolus, le travail de nuit est régi conformément à la législation
en vigueur.
Article 167 :
Les travailleurs bénéficiant de l'indemnité de zone et de conditions de
vie et soumis au système de relève sont astreints à un régime
spécial de travail tel que défini ci-après :
L'année de travail est organisée en cycles et se décompose comme
suit :
- période ininterrompue de travail effectif,
- congé de récupération,
- congé annuel payé,
- congé supplémentaire (sud),
- congé compensatoire jours fériés.
Chaque cycle se compose d'une période ininterrompue de
travail effectif et d'une période de récupération.
Les droits à congé peuvent être cumulés et répartis sur les périodes de
congés de récupération.
Un délai de route est accordé au travailleur conformément à la
règlementation interne de l'Entreprise.
Les aménagements suivants sont donnés à titre indicatif :
31
Système de travail 3 X 1 avec C.A + CS + CJF
* C.A : congé annuel * C.S : congé spécial * C.J.F : congé jours fériés
32
Système de travail 4 X 3 avec C.A + CS + CJF
33
Système de travail 6 X 3 avec C.A + CS + CJF
34
Article 168 :
Les Unités mettent en place le système qui répond le mieux à leur
fonctionnement. Le montant de l'indemnité correspondant à chaque
système lié à une organisation du travail est arrêté par la
Commission habilitée au niveau de l'Entreprise.
Article 169 :
Les travailleurs percevant l'I.Z.C.V et soumis au système de relève
bénéficient de la prise en charge de l'hébergement, de la
restauration, du blanchissage et du transport conformément à la
règlementation interne en vigueur.
Les travailleurs percevant l'I.Z.C.V et non soumis au système de
relève bénéficient de la prise en charge de l'hébergement et du
transport conformément à la règlementation interne en vigueur.
35
TITRE V : REPOS LEGAUX, CONGES ET ABSENCES
Article 170 :
Le travailleur a droit à une journée entière de repos par semaine.
Le jour de repos hebdomadaire est fixé par la loi.
Article l71 :
Les jours fériés, chômés et payés sont fixés par la loi.
Hormis les cas des travailleurs soumis au système de relève
et/ou de quart et lorsque les nécessités de service ne permettent pas
d'accorder le repos hebdomadaire ou les jours fériés chômés et payés,
les travailleurs ont droit dans tous les cas à un repos compensateur
d’égale durée et bénéficient du droit de majoration des heures
supplémentaires conformément aux dispositions de l’article 102.
Article 172 :
A l’exclusion des travailleurs exerçant en quart et/ou soumis au système
de relève, les agents devant travailler un jour de repos hebdomadaire
ou un jour férié, chômé et payé doivent être avisés vingt quatre
(24) heures, à l'avance, sauf cas de force majeure.
Ils ne peuvent se soustraire à l'obligation d'assurer le service, sauf cas
de force majeure.
Article 173 :
Le repos hebdomadaire peut être suspendu en cas de travaux urgents
dont l'exécution est immédiate et nécessaire pour :
- prévenir des accidents imminents ;
- organiser des secours ;
- réparer les dommages causés par les accidents survenus ;
- exécuter des travaux jugés nécessaires et indispensables pour éviter
un retard dans la reprise normale du travail.
36
Chapitre 2 : Congé annuel
Article 174 :
Tout travailleur a droit au congé annuel rémunéré.
Toute renonciation à tout ou partie du congé annuel est nulle
et de nul effet.
Article 175 :
Le congé annuel doit être pris pendant l'année en cours.
Le report d'une année sur l'autre de tout ou partie du congé annuel est
autorisé exceptionnellement dans les cas suivants :
- nécessité de service ;
- stage de perfectionnement ;
- formation professionnelle et/ou syndicale ;
- pèlerinage aux Lieux Saints de l'Islam.
Dans le cas prévu à l'alinéa 4, le travailleur doit formuler une demande
écrite au responsable de structure sous couvert de la voie hiérarchique.
Article l76 :
La période de référence pour le décompte du congé rémunéré annuel
se situe entre le 1er juillet de 1'année précédant le congé et le 30 juin
de l'année du congé.
Les congés annuels rémunérés sont accordés dans les conditions
suivantes :
- deux (02) jours et demi par mois, de travail effectif, sans que la durée
globale n'excède trente (30) jours calendaires pour l'année de travail ;
- trente (30) jours calendaires après un an de présence dans
l'Entreprise.
En tout état de cause, toute période égale à vingt quatre (24) jours
ouvrables ou quatre (04) semaines de travail est équivalente à un (01)
mois de travail pour le calcul de la durée du congé annuel.
Pour les travailleurs nouvellement recrutés le décompte est opéré
au prorata temporis, à partir de la date de recrutement.
Toute période dépassant les quinze (l5) jours ouvrables est équivalente
à un mois de travail.
Article l77 :
Sauf cas individuel digne d'intérêt ou nécessités de service, les congés
annuels sont accordés du 1er juillet au 31 décembre de l'année du
congé.
Toutefois pour les pères et les mères de famille, cette période
correspondra dans la mesure du possible avec celle des vacances
scolaires.
37
Article l78 :
Pour la détermination de la durée du congé annuel des travailleurs
saisonniers ou à temps partiel, toute période égale à cent quatre vingt
(180) heures est équivalente à un mois de travail.
Article 179 :
Outre les périodes de travail effectivement accomplies, sont considérés
comme périodes travaillées pour la détermination de la durée du congé
annuel rémunéré :
- le congé annuel ;
- les absences spéciales payées autorisées ;
- les journées de repos légaux telles que prévues aux articles l70 et l71
de la présente Convention ;
- les congés pour maternité, maladie ou accidents de travail ;
- le maintien ou le rappel sous les drapeaux ;
- les périodes de formation professionnelle et/ou syndicale ;
- le repos compensateur pour heures supplémentaires et les périodes de
récupération.
Article 180 :
Le congé de maladie de longue durée ne doit en aucun cas ouvrir droit à
plus d'un (01) mois de congé annuel et ce, quelle que soit la durée du
congé de maladie.
Article 181 :
La durée du congé annuel peut être augmentée pour les travailleurs
occupés à des travaux particulièrement pénibles ou dangereux. La liste
des postes concernés et la durée du congé supplémentaire dont
bénéficieraient les titulaires de ces postes sont fixées par les Unités
après avis de la Commission habilitée.
Article 182 :
Il est accordé aux travailleurs bénéficiant de l'I.Z.C.V, un congé annuel
supplémentaire de :
- quinze (l5) jours pour les travailleurs non soumis au
système de relève ;
- dix (l0) jours pour les travailleurs soumis au système de
relève.
38
Article 183 :
En sus du droit à congé supplémentaire, tel que défini à l'article
précédent, il est accordé aux travailleurs bénéficiant de l’I.Z.C.V
et soumis au système de relève un congé compensatoire jours fériés
(C.J.F) de douze (12) jours maximum par an.
Article 184 :
Le calendrier de départ en congé annuel est fixé par chaque structure
de l’Entreprise. En règle générale, le congé annuel est pris d'une seule
traite. Cependant, pour les travailleurs justifiant de conditions
particulières, le fractionnement, en deux tranches de dix sept (l7)
et treize (13) jours calendaires, est admis si les raisons de service
l'exigent ou à la demande du travailleur si les raisons de service
le permettent.
Article 185 :
Le travailleur peut interrompre son congé annuel à la suite d'une maladie
ou d’un accident pour bénéficier d'un congé de maladie et des droits y
afférents. Si le décès intervient durant le congé annuel, la période
comprise entre le jour du décès et la fin du congé annuel est considérée
comme temps de travail pour l'établissement du solde de tout compte.
Article 186 :
L’Entreprise peut rappeler pour nécessité impérieuse de service
un travailleur en congé annuel.
Dans ce cas, il est laissé au travailleur la faculté de prendre son congé
au mieux de ses intérêts.
Le travailleur ne peut refuser une reprise de service, sauf cas de force
majeure.
Article 187 :
L’indemnité afférente au congé annuel est égale au douzième (1/12)
de la rémunération totale perçue par le travailleur au cours de l’année
de référence du congé ou au titre de l’année précédant le congé.
Article 188 :
Le travailleur, employé à temps partiel, bénéficie des mêmes droits
à congé qu'un travailleur employé à temps plein, au prorata temporis
de l'horaire hebdomadaire effectivement travaillé.
39
Article 189 :
La relation de travail ne peut être ni suspendue ni rompue et le préavis
ne peut courir pendant le congé annuel.
Aucune sanction disciplinaire ne peut être prononcée pendant le congé
annuel.
Article 190 :
Le congé anticipé à prélever sur les droits à congé n’est autorisé que
dans les situations exceptionnelles et si les nécessités de service
le permettent.
Article 191 :
Le travailleur quelle que soit sa position hiérarchique ne peut être
rémunéré pour une période non travaillée sauf cas expressément prévus
par la législation en vigueur.
Article 192 :
Toute absence non justifiée dans un délai de 48 heures, le cachet
de la poste faisant foi, est sanctionnée conformément aux dispositions
arrêtées par le règlement intérieur de l’Entreprise.
Article 193 :
Aucun travailleur ne peut quitter son poste de travail s’il n’a pas été
expressément autorisé par écrit par le responsable hiérarchique habilité.
Article 194 :
Tout travailleur qui s’absente pendant une période de sept (07) jours
consécutifs, sans fournir de motif valable, est passible de licenciement
pour abandon de poste conformément au règlement intérieur
de l’Entreprise.
Article 195 :
L’Entreprise peut faire procéder en cas d’absences répétées,
à une enquête sociale ou à des visites médicales de contrôle et prendre
des mesures conformément au règlement intérieur de l’Entreprise.
40
Article 196 :
Le travailleur peut bénéficier dans certains cas, sous réserve de fournir
des justificatifs, d’absences sans perte de rémunération. Les absences
avec maintien de salaire concernent exclusivement :
- les travailleurs devant s’acquitter des tâches liées
à une représentation syndicale ou à une représentation du personnel
dans la limite du crédit horaire légal ;
- les travailleurs appelés à suivre des cours de formation professionnelle
ou syndicale autorisés par l’Entreprise dans la limite de six (06) heures
par semaine ;
- les travailleurs qui participent à des séminaires nationaux
ou internationaux en rapport avec leurs spécialités ;
- les travailleurs en pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam, une fois
durant leur carrière dans la limite de trente (30) jours calendaires ;
- les travailleurs, mères de famille pour allaitement, conformément
au règlement intérieur de l’Entreprise ;
- les travailleurs désignés dans un jury auprès d’un tribunal ;
- les travailleurs ayant la qualité d’athlète pour participer à des
compétitions nationales ou internationales, dans la limite de cinq (05)
jours ouvrables.
41
Article 197 :
Sous réserve de justificatifs, les événements familiaux ci-dessous
énumérés, donnent également droit à une absence sans perte
de rémunération :
- mariage du travailleur : trois (03) jours ouvrables ;
- mariage de l'un des descendants du travailleur trois (03) jours
ouvrables ;
- naissance d'un enfant du travailleur trois (03) jours ouvrables ;
- circoncision d’un enfant du travailleur : deux (02) jours ouvrables ;
- décès du conjoint ou de l’enfant du : cinq (05) jours ouvrables ;
- décès d’ascendants ou de collatéraux directs du travailleur ou de son
conjoint : trois (03) jours ouvrables.
Article 198 :
En règle générale et sous peine de perte, les congés spéciaux prévus
à l'article ci-dessus doivent être pris au moment de l’événement qui
les justifie.
Cependant, ils peuvent être reportés pour des raisons dignes d'intérêt.
Ce report ne peut excéder trente (30) jours calendaires à compter de la
date de survenance de l’événement.
Article 199 :
Des absences spéciales autorisées non rémunérées peuvent être
accordées par le responsable hiérarchique habilitée aux travailleurs qui
ont un besoin impérieux de s’absenter sur présentation de justificatifs
42
et si les nécessités de service le permettent. En aucun cas ces
absences ne peuvent dépasser vingt quatre (24) demi-journées dans
l'année.
Article 200 :
En sus de la durée des absences visées à l'article 197, un délai de route
peut être accordé en fonction de la durée du voyage aller-retour
lorsque le motif invoqué et le lieu de sa survenance impliquent
un tel déplacement.
Le délai de route dont la durée ne peut excéder quarante huit (48)
heures rémunérées, est apprécié par les services gestionnaires
compétents.
Article 201 :
Lorsque l'absence a pour cause une maladie, celle-ci doit être justifiée,
dans les délais établis par la législation en vigueur, le cachet de la poste
faisant foi, par la remise de la copie du certificat médical aux services
concernés.
43
Article 202 :
Les postes vacants sont pourvus en priorité par des travailleurs
confirmés de l'Entreprise appartenant à la même échelle ou à une
échelle immédiatement inférieure.
Tous les postes de travail à pourvoir font l'objet d'une publication
interne.
Article 203 :
Le passage d’un poste à un poste plus élevé constitue une promotion.
La promotion sanctionne le développement des connaissances
et des qualifications professionnelles du travailleur par une affectation
à un poste de classification supérieure.
La promotion vise également à réunir les conditions les plus favorables
à une amélioration constante de la production et de la productivité,
en affectant à chaque poste de travail le travailleur dont les qualifications
et les performances individuelles répondent parfaitement aux exigences
du poste.
Article 204 :
L’Unité arrête la liste des travailleurs à promouvoir après avis
de la Commission habilitée.
Cette liste est établie en tenant compte :
- des résultats obtenus lors d’un examen interne, à l’issue
d’un stage de formation professionnelle organisé à l'effet
de pourvoir des postes vacants ou à la suite d’obtention
de titres ou diplômes dûment reconnus et validés ;
- des résultats, du mérite, du potentiel individuel dans le
poste occupé et de l’adéquation du profil professionnel
de l’intéressé avec les critères normatifs d'accès au
poste de promotion ou des conditions d’accès qu'il sera
possible de substituer à la norme ;
- de l’équilibre de la gestion financière ;
- de l'organigramme pour les postes organiques ;
- de la qualité et du nombre de postes vacants ou crées ;
- des résultats d'une période probatoire n'excédant pas six
(06) mois pour les postes organiques.
Article 205 :
Le passage d’un échelon à un échelon supérieur, dans la même
échelle ou catégorie, constitue un avancement. Il sanctionne le résultat
au poste dans le cadre d'un système conçu à cet effet.
44
L'Unité arrête chaque année la liste des travailleurs concernés par
l'avancement.
Article 206 :
Le taux de l’effectif concerné par l’avancement est arrêté par la Direction
de l’Unité après avis de la Commission habilitée.
Les conditions d’attribution de (ou des) échelon(s) et les conditions
d'application sont arrêtées par voie réglementaire interne.
Article 207 :
L’accès au grade de cadre supérieurs est soumis aux conditions
d'accès aux postes supérieurs, aux performances et aux résultats
individuels, à la qualité et au nombre de postes vacants de l'Entreprise
et à l'agrément du Directeur Général de l'Entreprise ou de son
représentant dûment habilité.
Article 208 :
En cas d’insuffisance professionnelle, un travailleur peut être rétrogradé.
Cette insuffisance professionnelle doit donner lieu, dès sa constatation,
à une observation écrite adressée à 1'intéressé par les responsables
hiérarchiques.
Article 209 :
La rétrogradation pour insuffisance professionnelle n'est prononcée,
l'avis de la Commission habilitée exprimé, qu’après épuisement des
possibilités de faire bénéficier le travailleur d’un stage de formation
professionnelle ou de l'affectation à un poste de classification identique
à celui occupé et correspondant à ses compétences et à ses aptitudes.
Chapitre 2 : Mutation
Article 210 :
45
La mutation est un passage d'un poste de travail à un autre poste
de travail entraînant un changement d’affectation. Ce changement
d'affectation peut entraîner un changement de lieu de travail
ou de résidence ou les deux à la fois.
La mutation pour les besoins de service relève du fonctionnement
normal de l’Entreprise. Elle doit lui permettre notamment d'ajuster ses
objectifs à ses besoins.
Elle est nécessaire au développement professionnel de chaque
travailleur, par l'élargissement de ses compétences et l'accroissement
de son expérience.
Dans ce cadre, l’Entreprise développe une politique d’information
en direction des travailleurs sur les postes à pourvoir par voie de
mutation interne.
Article 211 :
Les travailleurs peuvent demander une mutation pour convenances
personnelles ou raisons familiales dignes d'intérêt.
L'Entreprise ou l'Unité peut accepter ou refuser cette demande, après
avis de la Commission habilitée et compte tenu des nécessités de
service motivées, des raisons invoquées et des possibilités d'accueil
et d’affectation.
Article 212 :
La mutation peut intervenir à la demande du conseil médical
de l’Entreprise.
Article 213 :
Tout travailleur peut être muté pour raison ou nécessité de service,
en n'importe quel lieu du territoire national.
Cependant, la mutation ne peut intervenir sans consultation préalable
de l'intéressé et avis de la Commission habilitée. Elle doit en outre tenir
compte de certaines contraintes socioprofessionnelles telles que :
- contre-indication médicale ;
- nécessité d'un suivi médical du conjoint ou des enfants
ou ascendants à charge.
La mutation, dans la mesure du possible, ne peut intervenir pendant
l'année scolaire.
Article 214 :
En aucun cas, la mutation ne peut revêtir un caractère disciplinaire.
46
Article 215 :
Tout travailleur qui refuse de rejoindre son poste, après notification
de sa mutation, s'expose aux sanctions disciplinaires prévues par
le règlement intérieur de l'Entreprise.
Article 216 :
Le travailleur muté pour les besoins de l’Entreprise et dont la mutation
entraîne un changement de résidence bénéficie d'une prise en charge
du déménagement et de l'attribution d’un logement de service.
Chapitre 3 : Formation
Article 217 :
L’Entreprise met en œuvre tous les moyens humains, matériels
et financiers pour promouvoir, organiser et réaliser des actions
de formation nécessaires à ses besoins et pour assurer une formation
permanente, compte tenu de l'évolution des techniques et des
conditions de travail en vue de la promotion sociale et professionnelle
des travailleurs et de son développement propre.
Article 218 :
L’Entreprise organise et met en œuvre des actions programmées dans
le cadre d’un plan annuel et pluriannuel, après avis de la Commission
habilitée en la matière :
47
- de mise en situation professionnelle des nouveaux
travailleurs, par des actions d'enseignement et
d’information.
Article 219 :
Sous réserve de l’accord de l’Entreprise ou de l’Unité, le travailleur qui
s'inscrit à des cours de formation ou de perfectionnement professionnel,
peut bénéficier d'une adaptation de son temps de travail ou d'un congé
spécial, avec préservation de son poste de travail.
Article 220 :
Les cycles de formation professionnelle spécialisée en entreprise sont
dispensés :
- au personnel de l'Entreprise après deux (02) années
d'ancienneté et ayant les qualifications et les
compétences requises ;
- à toute personne recrutée à cet effet et pour occuper un
poste déterminé. Dans ce cas, il est accordé au futur
travailleur un présalaire dont les montants et les
modalités pratiques d'application sont arrêtées par voie
réglementaire interne.
Article 221 :
L’accès au cycle de formation est subordonné aux résultats de tests
et examens professionnels.
L’objet des stages et leurs durées sont portés à la connaissance
de 1'ensemble des travailleurs et des futurs travailleurs concernés
au moins deux (02) mois avant le déroulement des tests et examens
professionnels.
Article 222 :
Tous les travailleurs concernés sont astreints à suivre les cours,
cycles ou actions de formation ou de perfectionnement organisés
à leur intention.
Tout refus est assimilé à une faute lourde ou grave.
Article 223 :
48
A l'issue du stage de formation professionnelle, un examen est organisé
par les services concernés de l’Entreprise ou de l'Unité conformément
aux procédures internes.
Article 224 :
Les programmes pédagogiques des cycles de formation sont élaborés
par les services de l’Entreprise et/ou de l’Unité.
Article 225 :
Les travailleurs admis à un cycle de formation professionnelle
spécialisée, de recyclage ou de perfectionnement conservent durant
la période de formation l'intégralité de leur salaire.
Article 226 :
Lorsque le travailleur chance de résidence pour effectuer une formation,
à la demande de l'Entreprise, celle-ci prend en charge les frais
de déplacement, d'hébergement et de restauration.
Article 227 :
Toute action de formation supérieure à trois (03) mois donne lieu
à l'établissement d'un contrat entre le travailleur et l'Entreprise.
Article 228 :
La durée d'engagement contractuel est calculée à raison de deux (02)
fois la durée de la période de formation. Elle ne peut toutefois être
inférieure à deux (02) ans pour les formations d'une durée supérieure
à trois (03) mois.
Article 229 :
Les attestations de stage, de perfectionnement professionnel
ou de recyclage, les certificats de qualification professionnelle sont
délivrés par l'Entreprise à tout travailleur ayant suivi avec succès un
cycle de formation, de perfectionnement ou de recyclage. Elles attestent
des acquisitions effectives de spécialisation, de connaissances
ou de qualifications professionnelles par le travailleur.
Article 230 :
49
A l'issue d'une formation professionnelle ou d'un recyclage, le travailleur
est réintégré et affecté :
- en cas de succès au poste de travail, objet de la
formation ou du recyclage, à un poste équivalent ou à
son poste d’origine ;
- en cas d'échec : au poste d'origine ou à un poste
équivalent à ses aptitudes.
Article 231 :
Les périodes de formation, recyclage, perfectionnement sont
considérées comme période de travail et sont comptabilisées au titre de
l’ancienneté pour les travailleurs permanents.
Article 232 :
Lorsque les nécessités de service l'exigent, l'Entreprise prend en charge
les frais d'enseignement supérieur ou de formation en Algérie
ou à l'étranger, débouchant sur des spécialités de haut niveau
ou des expertises.
Les modalités pratiques de prise en charge font l'objet d'un contrat
spécial entre l’Entreprise et le bénéficiaire.
Article 233 :
Toute interruption de la formation non dûment motivée et tout abandon
de poste, à l'issue de la formation, entraîne le remboursement par
les intéressés de l'intégralité des montants perçus durant la formation,
ainsi que des frais engagés par 1'Entreprise, sans préjudice
des poursuites judiciaires.
Article 234 :
Les travailleurs recrutés dans le cadre d'un contrat de travail à temps
partiel ou à durée déterminée ne peuvent prétendre à une formation,
à un recyclage ou à un apprentissage.
Article 235 :
Tout travailleur possédant une qualification, soit théorique, soit
technique, ou les deux à la fois ainsi qu'une expérience en entreprise
d'au moins cinq (05) années dans une filière peut être appelé à exercer
des tâches de formation.
Les modalités d’application du présent article sont arrêtées
conformément à la réglementation en vigueur.
Article 236 :
50
Les cycles de formation théorique et pratique sont dispensés par :
- le personnel de l'Entreprise ayant les qualifications
et les compétences requises ;
- toute personne recrutée à cet effet pour une durée
déterminée, à temps plein ou partiel et répondant aux
conditions de qualification et de compétence.
Article 237 :
Les conditions spécifiques de recrutement, de travail et de rémunération
des formateurs prévus à l’alinéa 2 de l’article ci-dessus sont précisées
par voie réglementaire interne.
Chapitre 5 : Intérim
Article 238 :
En cas de vacance d’un poste de travail organique, le remplaçant, au
titre d’intérimaire, doit réunir les critères de qualification correspondant
au poste.
Article 239 :
Durant toute la période d‘intérim, le remplaçant est tenu d’accomplir
toutes les tâches inhérentes au nouveau poste.
Article 240 :
L’intérim est formalisé obligatoirement par une décision dûment signée
par les responsables habilités.
Article 241 :
Une indemnité d’intérim est servie à l’intérimaire à partir du 3 ème mois.
Le cumul de plusieurs périodes d’intérim inférieures à 21 jours ne peut
ouvrir à cette indemnité.
Article 242 :
En aucun cas un intérim, pour absence du titulaire, ne peut dépasser
la durée de 365 jours calendaires.
La confirmation du travailleur au poste est réputée acquise
si sa réaffectation à son poste d’origine ou à un poste de rémunération
équivalente ne lui est pas notifiée, après 365 jours calendaires.
51
Article 243 :
Les médailles de travail sont attribuées, au travailleur réunissant
les conditions d’ancienneté, de sérieux, de dévouement et de loyauté :
- 15 ans et plus : médaille de bronze ;
- 20 ans et plus : médaille d'argent ;
- 25 ans et plus : médaille d’or ;
Les modalités de détermination et les conditions d’attribution
des médailles sont arrêtées par voie réglementaire interne.
Article 244 :
Les récompenses honorifiques comprennent les médailles et les titres
honorifiques.
Leur attribution est accompagnée d’une gratification. Le montant
de chaque gratification est arrêté par les parties et consigné dans
un accord annexé à la présente convention.
Article 245 :
Les récompenses pour mérite exceptionnel individuel ou collectif
comprennent les médailles et/ou les titres honorifiques.
Leur attribution est accompagnée d’une gratification. Le montant
de cette gratification est arrêté par la Commission habilitée.
Les conditions d’attribution et les modalités d’application sont fixées par
voie réglementaire interne.
52
TRAVAIL
Article 246 :
La suspension de la relation de travail intervient conformément
à la législation en vigueur.
Article 247 :
Le détachement sans solde est la position du travailleur confirmé
appelé à exercer une fonction ou une activité auprès d’une institution
ou d’un organisme public.
Article 248 :
Le détachement avec solde concerne les travailleurs détachés pour
une formation initiée ou avalisée par l’Entreprise ou appelés à effectuer
une période d’entretien ou de rappel dans le cadre de la réserve.
Article 249 :
Le travailleur appelé à exercer une charge publique est détaché sans
solde pour la durée de son mandat.
Article 250 :
Le détachement sans solde, mais avec comptabilisation de la durée
du détachement comme ancienneté ouvrant à une I.E.P concerne
exclusivement les cas suivants :
- les travailleurs accomplissant les obligations du Service
National ;
- l’exercice d’une fonction dans le cadre de la coopération
technique.
L’ancienneté est également comptabilisée dans les cas suivants :
- maladie ;
- maternité ;
- incapacité temporaire.
Article 251 :
Le détachement est prononcé à la demande du travailleur, après accord
des responsables habilités ou de l’organisme ou de 1’institution auprès
desquels il est détaché, sur présentation de justificatifs.
Article 252 :
53
Le travailleur mis en détachement pour accomplissement des obligations
du service national doit demander par écrit à sa structure d’origine
sa réintégration dans les deux mois qui suivent la date de sa libération
définitive. Au delà de ce délai, la réintégration n’est pas acquise de droit.
Article 253 :
Les travailleurs mis en position de détachement sont réintégrés de droit
à leur poste de travail ou à un poste de rémunération équivalente.
Article 254 :
Il peut être accordé aux travailleurs qui en font la demande, à titre
exceptionnel et sur présentation de pièces justificatives, des congés
sans solde n’excédant pas un (01) mois dans l’année, dans les cas
suivants :
- soigner un enfant à charge ;
- assister le conjoint ou l'ascendant malade ;
- préparer un examen ;
- participer aux congrès des partis politiques ou
associations ;
- participer aux compétitions sportives nationales ou
internationales.
Article 255 :
La mise en disponibilité est une suspension provisoire de la relation
de travail d’un travailleur confirmé. Elle entraîne la suppression
de la rémunération et la cessation des droits relatifs à l’ancienneté
et à la retraite.
Article 256 :
La mise en disponibilité est accordée sur décision de la Direction, après
avis de la Commission habilitée, dans les cas suivants :
- pour maladie ou accident du conjoint ou de l’enfant ;
- pour effectuer des études ou des recherches d'intérêt général ;
- pour suivre le conjoint en un lieu éloigné de celui où le travailleur
concerné exerce ses fonctions ;
- pour permettre au travailleur et à la femme au travail principalement
d'élever un enfant âgé de moins de cinq (05) ans ou atteint d'une
infirmité exigeant des soins continus ;
- pour convenances personnelles après deux (02) années d’ancienneté
dans l'Entreprise.
Article 257 :
54
La mise en disponibilité est de droit dans les cas prévus aux alinéas
1, 3 et 4 de l'article ci-dessus. Dans les autres cas, le responsable
habilité est tenu, après avis de la Commission habilitée, de notifier par
écrit son accord ou son refus dans le mois qui suit la demande
du travailleur.
Article 258 :
Il peut être mis fin à la mise en disponibilité à la demande de l'Entreprise
ou du travailleur dans les cas prévus aux alinéas 2 et 5 de l’article 256.
Article 259 :
Le travailleur qui abandonne son service sans avoir obtenu l'accord écrit
à sa demande de mise en disponibilité s’expose, après mise en
demeure de rejoindre son poste de travail, aux sanctions prévues par le
règlement intérieur de l’Entreprise.
Article 260 :
La mise en disponibilité est accordée pour une période d’une (01)
année. Elle peut être renouvelée, pour une durée égale, à quatre (04)
reprises dans les cas prévus à l’article 256 - alinéas 1, 2, 3, et 4 et à
deux (02) reprises dans le cas prévu à l’alinéa 5 du même article.
Le travailleur qui, en application de l’article 256 - alinéa 5, a bénéficié
d’une mise en disponibilité, ne peut renouveler sa demande qu’à l’issue
d’une période de cinq (05) ans.
Article 261 :
Le travailleur mis en disponibilité doit demander par écrit, à sa structure
d’origine, sa réintégration ou le renouvellement de sa période
de disponibilité en cours, au moins un (01) mois avant l’expiration
de celle-ci.
Article 262 :
Si le travailleur mis en disponibilité ne présente pas sa demande
de réintégration ou de renouvellement dans les délais fixés à l’article
261, il est mis en demeure de rejoindre son poste d’origine ou le poste
qui lui assigné et s’expose, en cas de non réintégration, aux sanctions
prévues par le règlement intérieur de l’Entreprise.
Article 263 :
Les travailleurs visés à l’article 256 - alinéas 1, 3 et 4 sont réintégrés
de droit à leur poste de travail d’origine ou à un poste de rémunération
équivalente.
Article 264 :
55
La mise en disponibilité est incompatible avec toute activité lucrative.
Article 265 :
L’Entreprise peut ordonner, pendant la période de mise en disponibilité,
des enquêtes pour s’assurer que la mise en disponibilité se justifie
réellement par les motifs avancés par le travailleur.
Toute fausse déclaration, ayant prévalu pour la mise en disponibilité,
entraîne le licenciement sans indemnités ni préavis, à compter de la
date de mise en disponibilité.
Article 266 :
La relation de travail cesse dans les cas prévus par la législation
en vigueur.
Article 267 :
Après accord des deux parties, le travailleur engagé pour une durée
déterminée peut résilier son contrat sous réserve d’un délai de préavis
de quinze (15) jours.
Article 268 :
La démission est une rupture volontaire de la relation de travail.
La démission est un droit reconnu au travailleur. Il est tenu de signifier
par écrit, sa volonté non équivoque de mettre fin à la relation de travail,
au terme d’un préavis de démission obligatoire.
Article 269 :
Le préavis obligatoire est de :
- un (01) mois pour les agents d’exécution ;
- deux (02) mois pour l’agent de maîtrise ;
- six (06) mois pour les cadres ;
- six (06) à douze (12) mois pour les cadres supérieurs.
Le préavis peut être réduit par accord express des deux (02) parties.
Article 270 :
A l'exception des cas de décès et de retraite, la cessation de la relation
de travail est prononcée en toute circonstance, sur demande écrite
du travailleur ou sur décision de l’Entreprise, avec l’indication des motifs
et des dispositions légales et réglementaires qui la justifient.
Au cas où le travailleur quitte son poste, avant le terme du préavis
de démission obligatoire, il y a abandon de poste.
Article 271 :
56
Le responsable hiérarchique est tenu de prévoir un entretien avec
le travailleur, qui manifeste la volonté de démissionner, dans le but
de s’informer ses raisons qui motivent la démission.
Article 272 :
Le responsable hiérarchique est tenu de signifier sa décision
d'acceptation de la lettre de démission du travailleur.
.Article 273 :
Durant la période du préavis de démission, le travailleur démissionnaire
doit demeurer à son poste de travail et s'acquitter de ses tâches.
Il est tenu au secret professionnel.
Article 274 :
En cas d’incapacité totale de travail telle que définie par la législation
et dûment constatée, l’Entreprise peut rompre la relation de travail la
liant au travailleur concerné en lui signifiant par écrit sa volonté non
équivoque de mettre fin à la relation de travail.
Elle indique au travailleur le préavis qui lui est accordé ainsi que
le montant de 1’indemnité qui lui est versé en totalité à l’expiration
du préavis.
Toutefois, en cas de guérison dûment constatée, le travailleur est
réintégré de droit à un poste de travail correspondant à ses capacités.
Article 275 :
En cas de suppression d’emplois pour des raisons économiques d’ordre
conjoncturel ou structurel, le licenciement collectif se traduisant par des
licenciements individuels est décidé après négociations collectives.
Article 276 :
La structure de l'Entreprise qui procède à une compression d'effectif
ne peut en aucun cas recourir à la pratique systématique des heures
supplémentaires ou à de nouveaux recrutements dans les catégories
socioprofessionnelles des travailleurs concernés par la compression
d’effectif.
Article 277 :
57
La compression d'effectif ne peut intervenir qu’après épuisement de tous
les moyens susceptibles de réduire le nombre de licenciements
et notamment :
- la mise à la retraite conformément à la législation en
vigueur ;
- l'organisation et la conduite d'action de formation
reconversion ;
- la reconversion ;
- le travail intermittent ;
- l'adaptation du régime indemnitaire notamment des
primes et indemnités liées aux résultats ;
- la suppression progressive du recours aux heures
supplémentaires ;
- la réduction de la durée du travail ou le redéploiement du
personnel vers d'autres activités de l'Entreprise ;
- l'utilisation du travail partiel.
En cas de refus, le travailleur bénéficie de l’indemnité de licenciement
pour compression d’effectif.
Lorsque la décision de compression est incontournable, l'Entreprise
procède à la compression d'effectif en prenant en compte par ordre
de priorité et d’un commun accord avec les représentants des
travailleurs les critères suivants :
- ancienneté ;
- qualification ;
- situation familiale, avec majoration d'un (01) an pour les
travailleurs mariés et d'un (01) an pour chaque enfant à
charge ;
- performance personnelle ;
- prise en compte des protections légales en faveur de
certaines catégories (moudjahidine et ayants droit,
handicapés).
Article 278 :
L’Entreprise signifie au travailleur licencié pour compression d'effectif
le préavis et le montant de l'indemnité de licenciement.
Article 279 :
Le montant visé à l'article ci-dessus, est arrêté conformément
à la réglementation en vigueur.
Article 280 :
58
Le préavis accordé aux agents licenciés pour compression d'effectif
est de :
- 12 mois pour les cadres supérieurs ;
- 06 mois pour les cadres ;
- 04 mois pour les agents de maîtrise ;
- 02 mois pour les agents d’exécution.
Article 281 :
Pendant le préavis de démission, les travailleurs visés aux articles 267
et suivants sont autorisés à s'absenter dans la limite de deux (2) heures
par Jour.
Ces heures sont fixées par accord entre les parties.
Si le travailleur le demande, les heures d’absence sont regroupées
en partie ou en totalité.
Elles sont payées comme si l’intéressé avait travaillé.
Pour les travailleurs bénéficiant de l’I.Z.C.V, ces heures sont groupées
soit à l’occasion d’une période de congé ou de récupération, soit en fin
de préavis.
Les heures qui n'auraient pu être prises du fait du rythme de travail
(relève) sont payées en fin de préavis.
Article 282 :
Tout licenciement intervenu en violation des dispositions de la présente
Convention est nul et de nul effet.
Article 283 :
Lorsque la relation de travail prend fin et quelqu' en soit le motif,
l'Entreprise délivre au travailleur un certificat de travail contenant
obligatoirement la date de recrutement, date de cessation de la relation
de travail, les postes de travail successivement occupés et les périodes
pendant lesquelles ces postes ont été effectivement tenus.
Article 284 :
Les travailleurs ayant fait l'objet d'un licenciement pour compression
d’effectif bénéficient d'une priorité de réembauche dans l’Entreprise
sous réserve du remboursement de l'indemnité de licenciement,
si la réembauche intervient dans un délai inférieur à un (01) an.
Les modalités de remboursement sont arrêtées par la Commission
habilitée.
Article 285 :
59
En cas de réemploi d'un travailleur licencié pour compression d’effectif,
il lui est fait obligation de se présenter à la première convocation, sous
peine de perte de son droit de priorité.
Article 286 :
L’Entreprise ne peut licencier pour compression d'effectif :
- les travailleurs en situation de détachement ou de mise
en disponibilité ;
- les travailleurs féminins pendant une grossesse ou
pendant le congé pré ou post natal.
Article 287 :
Le travailleur licencié ou démissionnaire, est rayé des effectifs
de l'Entreprise à l’expiration du préavis.
60
TITRE VIII : MEDECINE DU TRAVAIL, HYGIENE ET SECURITE,
OEUVRES SOCIALES ET PROTECTION SOCIALE
Article 288 :
La médecine du travail est une obligation de l'Entreprise. Elle est
à la charge de l’Entreprise et s'exerce sur les lieux de travail.
Elle a pour but de promouvoir et de maintenir le plus haut degré de bien
être physique et mental des travailleurs sur les lieux de travail.
Article 289 :
Les structures de médecine du travail ont pour missions de :
- prévenir et protéger les travailleurs, par l'établissement
des normes de travail, contre les risques pouvant
engendrer des accidents et des maladies
professionnelles ;
- identifier, surveiller et évaluer les risques d'atteinte à la
santé des travailleurs sur les lieux de travail ;
- orienter les travailleurs selon les possibilités sur les
postes convenant à leurs aptitudes physiologiques et
psychologiques ;
- assurer la réadaptation professionnelle, la rééducation et
contribuer aux reclassements des travailleurs
concernés ;
- évaluer le niveau de santé des travailleurs en milieu de
travail ;
- traiter les maladies professionnelles ou à caractère
professionnel ;
- organiser les premiers secours et les soins d’urgence ;
- contribuer à la sauvegarde de l'environnement.
Article 290 :
Les services de médecine du travail sont chargés :
- des visites médicales obligatoires d'embauche qui
déterminent l'aptitude au travail et de l'information de
l'agent nouvellement recruté ou muté, des risques
éventuels auxquels il peut être exposé dans son poste
d'affectation ;
- des visites périodiques auxquelles sont soumis
obligatoirement au moins une (0l) fois l'an tous les
travailleurs de l’Entreprise ;
61
- des visites de suivi pour les travailleurs affectés à des
postes à risques, les femmes en état de grossesse, les
mères d’enfants âgés de moins de deux (02) ans, les
handicapés, les réorientés médicaux, les apprentis et les
travailleurs vieillissants ;
- des visites médicales qui interviennent obligatoirement à
la reprise du travail, après une absence pour cause de
maladie professionnelle ou à caractère professionnel,
après une absence de plus de trois (03) mois ou après
des absences répétées justifiées par un arrêt
de travail ;
- des soins d’urgence aux travailleurs victimes d'accidents
de travail,
- des campagnes de sensibilisation et de vaccination.
Article 291 :
Les services de médecine du travail sont également chargés :
- des visites d'inspection d’hygiène des lieux de travail,
des bases de vie et des services de restauration ;
- du contrôle de l'équilibre des repas ;
- de la surveillance particulière des travailleurs concernés
par le travail posté ;
- de l'étude de poste, pour la recherche des causes de
nuisances, l'évaluation des risques et de toute étude et
enquête se rapportant à la médecine sur les lieux de
travail, à l'ergonomie et à l'épidémiologie ;
- d'analyser les risques professionnels et de proposer des
améliorations des conditions de vie ;
- de la formation des sauveteurs secouristes ;
- de l'établissement de normes de travail en tenant compte :
- du volume de travail ;
- des effectifs par poste de travail ;
- du temps de repos dans les cas où le travail est effectué
à un rythme imposé par la production et/ou dans les cas
de postes nuisants.
62
Chapitre 2 : Hygiène et Sécurité
Article 292 :
L’Entreprise est tenue d’assurer l'hygiène et la sécurité aux travailleurs
sur les lieux de travail, conformément à la législation en vigueur
et au règlement intérieur de l'Entreprise.
Article 293 :
Des Commissions Paritaires d’Hygiène et de Sécurité sont instituées
conformément à la législation en vigueur au niveau de chaque Unité
et au niveau de l'Entreprise.
Article 294 :
Les Commissions Paritaires d’Hygiène et de Sécurité doivent veiller
à la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs
de l'Entreprise ou de l'Unité, à l'amélioration des conditions de travail
et à la protection de l’environnement.
Elles ont également pour mission de veiller à l'observation
des prescriptions législatives et réglementaires en matière d’hygiène,
de sécurité et de conditions de travail.
Article 295 :
Les Commissions Paritaires d’Hygiène et de Sécurité dont les membres
sont choisis en fonction de leurs connaissances et de leurs aptitudes,
sont chargées :
- de signaler les risques professionnels auxquels sont
exposés les travailleurs et de donner un avis sur les
listes des postes nuisants ou à hauts risques ;
- de procéder ou de faire procéder à des enquêtes à
l'occasion de chaque accident grave, chaque maladie
professionnelle ou à caractère professionnel et de
proposer des mesures de prévention ;
- d'inspecter les lieux de travail et les équipements en vue
de s'assurer de l'application des prescriptions législatives
et réglementaires (aménagement des lieux de travail) ;
- de susciter toute initiative visant à l'amélioration des
moyens de prévention ;
- de rechercher des solutions concernant l’organisation
matérielle du travail (charge de travail, rythme,
pénibilité....,), l'environnement physique et psychologique
du travail, la durée et les horaires de travail ainsi que
l’aménagement du temps de travail posté ou de nuit.
63
Article 296 :
Les membres des Commissions Paritaires d’Hygiène et de Sécurité sont
également chargés de :
- développer par tous les moyens le sens du risque
professionnel, l'esprit de sécurité, l'instruction, la
formation du personnel dans es domaines de 1'hygiéne
et de la sécurité ;
- initier des missions de recherche, d’études de
documentation en matière d'hygiène et de sécurité ;
- s'assurer de l'organisation et de l'instruction des équipes
chargées des services d'incendie et de sauvetage ;
- s'assurer de la fourniture par l'Entreprise et/ou l'Unité des
tenues de travail et des équipements de protection
collectifs et individuels en faveur des travailleurs affectés
à des postes nuisants ou dangereux ;
- veiller à ce que tous les procédés de travail, les
méthodes, le matériel, l’appareillage soient conformes
aux normes de sécurité.
Article 297 :
Les structures de médecine du travail, de sécurité et les Commissions
Paritaires d'Hygiène et de Sécurité sont chargées chacune, en ce qui
la concerne, de la diffusion de l’information et de l’éducation
des travailleurs dans les domaines de la santé, de l’hygiène
et de la sécurité au travail.
Article 298 :
La formation, l’information et l’éducation en matière d'hygiène, de
sécurité et de santé constituent un droit et un devoir pour le travailleur.
Article 299 :
Les structures de médecine du travail, de sécurité et les Commissions
Paritaires d’Hygiène et de Sécurité ne déchargent pas les hiérarchies
de leurs responsabilités en la matière.
Article 300 :
Les contrevenants aux dispositions légales et réglementaires en matière
de santé, d'hygiène et de sécurité sont passibles personnellement
de peines prévues par la législation en vigueur.
64
Chapitre 3 : Œuvres Sociales
Article 301 :
Toute action qui contribue à l'amélioration des conditions de vie
matérielle, culturelle et sociale est considérée comme œuvre sociale.
Article 302 :
L'Entreprise est tenue de réunir les conditions d’exercice des Œuvres
Sociales.
Article 303 :
Le but des œuvres sociales est l'amélioration du bien être matériel,
social et culturel des travailleurs au sein de l'Entreprise et de leur famille,
des retraités et de leur famille et des familles des travailleurs décédés.
Article 304 :
Les structures des œuvres sociales ont pour mission de créer, gérer
et développer :
- l'assistance sociale ;
- les prestations en matière de médecine curative ;
- les pouponnières, jardins d’enfants, écoles maternelles ;
- les sports de masse ;
- le tourisme populaire : excursions, sorties aérées,
centres de vacances, centres de repos, colonies de
vacances et échanges interentreprises ;
- les installations et les activités culturelles ;
- les coopératives de consommation ;
- les actions tendant à faciliter la création des coopératives
immobilières, à aider à l'achat ou à la construction de
logement.
Article 305 :
Le Fonds des Œuvres Sociales est alimenté par :
- la contribution de l'Entreprise à raison de trois pour cent (03 %) du
montant de la masse salariale brute, primes et indemnités de toutes
natures comprises, telle qu'elle ressort de l'exercice comptable de
l'année précédente ;
- les ressources qui proviennent des manifestations sportives, culturelles
et des jardins d'enfants ;
- la participation des travailleurs ;
- les subventions, dons, legs, etc. ;
- la quote part non distribuée partielle ou totale de la prime
d'intéressement après décision de l'organe de Direction de l'Entreprise.
65
Article 306 :
Le fonds des œuvres sociales ne peut être détourné de son affectation.
Article 307 :
Toutes les actions entreprises dans le cadre des œuvres sociales, à
l'exclusion des charges du personnel, des dépenses liées
aux infrastructures et à l’amélioration des conditions de vie sur site,
bases, chantiers, unités sont financées par le fonds des Œuvres
Sociales.
Article 308 :
Il est crée une Commission Paritaire des œuvres sociales dénommée
"Commission Centrale des Œuvres Sociales".
Article 309 :
La composition de cette Commission est arrêtée d'un commun accord
par la Direction Générale et le Syndicat d'Entreprise.
Article 310 :
Chaque partie désigne par lettre adressée à l’autre partie et en temps
voulu, ses représentants à la Commission Centrale des Œuvres
Sociales.
Article 311 :
La Commission Centrale des Œuvres Sociales est chargée :
- d'élaborer son règlement intérieur ;
- de définir la politique générale en matière d'œuvres
sociales ;
- d'arrêter les programmes ainsi que les budgets y
afférents ;
- de définir les modalités et les conditions de contrôle de la
gestion des œuvres sociales.
Article 312 :
La gestion des œuvres sociales est confiée à l'Entreprise.
66
Chapitre 4 : Protection sociale
Article 313 :
Les travailleurs bénéficient des droits à la sécurité sociale et à la retraite.
Article 314 :
L’âge de la retraite est fixé conformément à la législation en vigueur.
Article 315 :
En cas de nécessité absolue de service, à la demande de la hiérarchie
et après décision du Directeur Général, des travailleurs peuvent être
maintenus en activité au delà de l’âge de la retraite.
Des dispositions réglementaires internes fixent la durée du maintien.
En tout état de cause cette durée ne peut dépasser cinq (05) ans.
Article 316 :
La retraite anticipée est accordée en application des dispositions légales
et réglementaires en vigueur.
Article 317 :
Une année avant la mise à la retraite, les services gestionnaires doivent
aviser le travailleur en vue de :
- la constitution de son dossier pour l’ouverture des droits
à la pension de retraite ;
- la reconstitution de sa carrière et l'assainissement de sa
situation administrative.
Article 318 :
Pour bénéficier de la pension de retraite, le travailleur doit remplir
les conditions fixées par la législation et la réglementation en vigueur.
Article 319 :
Le travailleur dont la relation de travail prend fin, selon les cas figurant
au tableau ci-après, bénéficie, d’une allocation de fin de carrière en
fonction de son ancienneté dans l’Entreprise, selon les dispositions
définies dans le cadre d’accords entre les parties concernées.
67
1er cas : cessation de 2ème cas : 3ème cas : cessation
la relation de travail cessation de la de la relation
du fait de la retraite relation travail de travail due à une
ou du décès due à une maladie maladie professionnelle
non professionnelle ou un accident de
travail
02 mois de salaire de 03 mois de salaire 05 mois de salaire
base + IEP après de base + IEP après de base + IEP après
05ans d'ancienneté 05 ans d'ancienneté 05 ans d'ancienneté
68
Article 320 :
Le travailleur retraité et ses ayants droit, le travailleur licencié pour
incapacité physique ou mentale et ses ayants droit et les ayants droit
des travailleurs décédés continuent de bénéficier de la protection
et des œuvres sociales de l'Entreprise.
Article 321 :
I1 est crée une mutuelle sociale des travailleurs de l'Entreprise dont
les objectifs sont notamment :
- attribution aux travailleurs de l'Entreprise d'une retraite
complémentaire ;
- remboursement des frais médicaux et pharmaceutiques,
complémentaires à celui de la caisse de Sécurité
Sociale ;
- maintien d'un salaire pour une période déterminée au
profit des ayants droit des travailleurs décédés ;
- maintien d'un salaire, pour une période déterminée, au
profit des travailleurs en incapacité totale due à un
accident de travail ou une maladie professionnelle.
Article 322 :
L’organe de gestion sera précisé par les statuts de la mutuelle sociale.
Article 323 :
L’adhésion des travailleurs à la mutuelle sociale de l’Entreprise est
automatique, sauf avis contraire expressément formulé par écrit par
le travailleur.
Article 324 :
Les notions de famille ou d’ayants droit sont entendues au sens défini
par la législation relative aux prestations familiales et sous réserve qu’il y
ait cohabitation.
69
TITRE IX : EXERCICE DU DROIT SYNDICAL ET PARTICIPATION
DES TRAVAILLEURS
Article 325 :
Le droit syndical est reconnu à tous les travailleurs. Il s'exerce librement
dans l'Entreprise conformément aux dispositions législatives
et aux accords conclus entre l'Entreprise et les organisations syndicales
concernées.
Article 326 :
Les organisations syndicales représentatives des travailleurs ont
les prérogatives suivantes :
- participation aux négociations de conventions ou accords
collectifs ;
- participation à la prévention et au règlement des conflits
collectifs de travail ;
- promotion des actions de formation en direction de leurs
membres.
Article 327 :
Les organisations syndicales disposent :
- du droit de tenir, après information de la Direction, des
assemblées générales du collectif en dehors des heures
de travail et exceptionnellement, pendant les heures de
travail après accord de la Direction ;
- du droit de collecter les cotisations syndicales selon des
procédures arrêtées avec la Direction ;
- du droit de communiquer aux travailleurs toute
information liée à la vie de l’Entreprise et aux activités
syndicales.
Article 328 :
Un exemplaire des communications syndicales est transmis au Directeur
Général de l’Entreprise ou au Directeur de l'Unité ou au responsable
de structure selon les cas, simultanément à l'affichage.
Article 329 :
L’affichage des communications syndicales ne doit pas être utilisé
à des fins politiques, à des fins de propagande ou à des fins publicitaires
ni être de nature à troubler l’ordre de l’Entreprise.
70
Article 330 :
L’Entreprise s'engage à respecter les protections légales dont
bénéficient les délégués syndicaux, dans l’exercice de leur mandat
syndical, et à mettre en œuvre les facilités indispensables à
l’accomplissement de leurs activités.
Article 331 :
Aucun délégué syndical ne peut faire l'objet d’un licenciement,
d'une mutation, ou d'une sanction disciplinaire de quelque sorte que
ce soit, du fait de ses activités syndicales.
Article 332 :
Toute procédure disciplinaire engagée par l’Entreprise, à l’encontre
d’un délégué syndical„ doit intervenir dans le cadre de la législation
en vigueur et des accords conclus.
Article 333 :
Dans l’exercice de leur activité, les délégués syndicaux sont soumis
aux dispositions législatives et conventionnelles et aux accords conclus.
Article 334 :
Tout délégué syndical a droit à une absence payée par mois,
équivalente au crédit horaire légal, avec possibilité de cumul ou de
répartition entre les délégués syndicaux de ce crédit horaire.
Le responsable hiérarchique est tenu informé de ces absences.
Article 335 :
Le temps passé par les délégués syndicaux aux réunions avec
la Direction et/ou dans des conférences, séminaires, congrès n’est pas
pris en compte, pour le calcul du crédit horaire mensuel légal.
Article 336 :
Les conditions et les limites dans lesquelles les délégués des structures
syndicales peuvent être détachés ou autorisés à s’absenter sont
arrêtées conformément à la loi et consignées dans un accord.
Article 337 :
l’Entreprise met à la disposition des organisations syndicales
représentatives les moyens nécessaires à leur fonctionnement
conformément aux dispositions législatives et aux accords conclus
71
Article 338 :
La représentation et la participation des travailleurs est appliquée au
sein de l’Entreprise conformément à la législation et à la réglementation
en vigueur
72
TITRE X : PRÉVENTION ET REGLEMENT DES CONFLITS
INDIVIDUELS DE TRAVAIL
Article 339 :
Constitue un conflit individuel de travail tout différend de travail,
opposant un agent salarié à l'Entreprise, sur l’exécution de la relation de
travail liant les deux parties, si ce différend n’est pas résolu dans le
cadre des procédures internes de règlement.
Article 340 :
En cas de conflit, le travailleur soumet le différend au supérieur
hiérarchique habilité, qui est tenu de lui répondre dans les cinq (05)
jours ouvrables qui suivent la date de la saisine.
Article 341 :
Si le conflit n’est pas résolu à ce niveau, le travailleur saisit le Directeur
d'Unité, qui est tenu de lui répondre dans les dix (10) jours ouvrables
qui suivent la date de la saisine.
Article 342
Si le conflit persiste, le travailleur saisit le responsable hiérarchique
supérieur, qui est tenu de lui répondre dans les douze (12) jours
ouvrables qui suivent la date de la saisine.
Si l'agent est reçu, il peut se faire assister par un représentant
des travailleurs.
Article 343 :
Après épuisement des différentes procédures internes, le travailleur peut
saisir l'inspection du travail territorialement compétente
73
TITRE XI : PREVENTION ET RÉGLEMENT DES CONFLITS
COLLECTIFS ET EXERCICE DU DROIT DE GREVE
Article 344 :
Le conflit collectif est l'expression d'un désaccord relatif aux relations
socioprofessionnelles et aux conditions générales de travail entre
l’Entreprise et les travailleurs, parties à la relation de travail.
Article 345 :
Dans le cadre de la prévention des conflits et pour traiter à temps
les causes éventuelles des malaises sociaux au sein de l’Entreprise,
les parties organisent des réunions périodiques, à tous les niveaux
de l’Entreprise, sous la présidence du responsable concerné
ou de son représentant, au cours desquelles sont examinées les
relations socioprofessionnelles et les conditions générales de travail.
En cas de nécessité, des réunions extraordinaires peuvent être
organisées à l'initiative de l’une des parties.
La date, le lieu et l’ordre du jour des réunions sont fixés d'un commun
accord par les parties.
A l’issue de chaque réunion, un procès-verbal est établi et communiqué
simultanément aux représentants des Parties et à la hiérarchie
supérieure. Le procès-verbal doit comporter les points examinés,
les accords intervenus et les points sur lesquels persiste le différend.
Article 346 :
Le terme "partie" signifie, d'une part, les représentants de la Direction
et d’autre part, les délégués syndicaux représentant les travailleurs.
Article 347 :
Lorsqu’un désaccord persiste sur tout ou partie des questions
examinées lors des réunions périodiques, la procédure de conciliation
interne est engagée à l'initiative de l'une ou l'autre partie conformément
aux dispositions des articles ci-après.
Article 348 :
Une réunion de conciliation regroupant les deux parties est tenue
au niveau hiérarchique immédiatement supérieur de l’Unité.
74
Article 349 :
En cas de non règlement de tout ou partie des questions examinées,
le conflit est porté devant une commission de conciliation interne
chargée de rendre des conclusions qui s'imposent aux parties tenues
d’en assurer l'exécution.
Article 350 :
La commission de conciliation interne est constituée de membres
représentant la Direction de l’Entreprise et du Syndicat de l'Entreprise.
Article 351 :
La durée de la procédure de conciliation interne ne saurait excéder,
dans tous les cas, un (0l) mois à partir de la date où le différend est
porté par écrit, à la connaissance de la Direction Générale et/ou de la
Direction d’Unité.
Article 352 :
En cas de non règlement du conflit par voie de conciliation interne,
la partie la plus diligente saisit l'Inspection du Travail territorialement
compétente pour engager les procédures de conciliation
et éventuellement de médiation conformément aux dispositions
législatives en vigueur.
Article 353 :
En cas de non règlement du conflit par voie de conciliation, les parties
peuvent recourir à l’arbitrage conformément aux articles 452 à 454
du code de procédure civile.
Article 354 :
Dès que les parties soumettent leur différend à l'arbitrage, le recours
à la grève ne peut pas s’exercer et la grève déclenchée est suspendue.
La sentence arbitrale rendue s’impose aux parties. Elles sont tenues
d’en assurer l’exécution, sous peine de poursuites judiciaires.
Article 355 :
En cas de conflit grave ou persistant accompagné d’une grève
prolongée, des procédures exceptionnelles de règlement peuvent être
envisagées conformément à la législation en vigueur.
75
Article 356 :
Le droit légal des travailleurs de recourir à la grève obéit aux conditions
et modalités définies ci-dessous :
- épuisement des procédures internes de prévention des
conflits, de conciliation et de médiation ;
- approbation de la grève, par vote à bulletin secret, à la
majorité des travailleurs réunis en assemblée constituée
d’au moins la moitié des travailleurs du collectif
concerné ;
- audition par l’assemblée, des représentants de la
Direction, à la demande de ces derniers ;
- dépôt d'un préavis de grève d'une durée de quinze (15)
jours au moins, auprès de la Direction de l’Entreprise,
comportant les motifs du conflit, la date, le lieu et la
durée de la grève avec copie à l’Inspection du Travail
territorialement compétente
- détermination des mesures nécessaires pour la
préservation et la sécurité des personnes, des biens et
des installations de l'Entreprise ;
- poursuite des activités indispensables, organisées en la
forme d'un service minimum obligatoire.
Article 357 :
Pendant la durée de la grève, un service minimum obligatoire est
organisé. La liste des postes de travail, assujettis au service minimum,
est établie et mise à jour au niveau de chaque Unité, en accord avec
les délégués syndicaux représentants les travailleurs.
Article 358 :
Il peut être ordonné, conformément à la législation en vigueur,
la réquisition des travailleurs en grève occupant des postes de travail
indispensables aux besoins vitaux des travailleurs, à leur sécurité
et à la sécurité des installations.
Article 359 :
Le droit de grève exercé dans le respect des dispositions légales et
conventionnelles est protégé par la Loi.
Article 360 :
Le préavis de grève court à compter de sa date de dépôt auprès
de l’Entreprise et/ou de l’Unité et de l’Inspection du Travail
territorialement compétente.
76
Article 361 :
En règle générale, la grève déclenchée dans les conditions prévues
aux articles 356 et suivants ne rompt pas la relation de travail.
Elle en suspend les effets, sauf dans ce que les parties sont convenues
quant à la relation de travail, et aux conditions de prise en charge dans
les sites isolés.
Article 362 :
Aucune sanction ne peut être prononcée contre les travailleurs, en
raison de leur participation à une grève déclenchée dans les conditions
prévues par la législation en vigueur et par les dispositions de la
présente Convention.
Article 363 :
L’affectation des travailleurs, par voie de mutation ou de recrutement
destinée à pourvoir au remplacement des travailleurs en grève est
interdite par la loi.
Article 364 :
Sont considérées comme fautes professionnelles, sans préjudice
des poursuites légales, qui entraînent le licenciement sans indemnité
ni préavis :
- la participation à une grève qui n'a pas pour objet la
modification ou l'amélioration de la relation de travail ;
- la grève déclenchée en violation des textes légaux et
réglementaires ;
- l'entrave à la liberté du travail qui se traduit par tout acte
de nature à empêcher par menaces, manœuvres
frauduleuses, violences ou voies de fait, les travailleurs :
- d'accéder au lieu habituel de travail ;
- de reprendre ou de poursuivre 1’exercice de leur activité
professionnelle.
- la séquestration de personnes ;
- l'intimidation des travailleurs ou des responsables ;
- l'occupation des lieux de travail quand elle a pour objet
de constituer une entrave à la liberté du travail ; dans ce
cas, l’Entreprise peut demander l’évacuation des locaux
par ordonnance judiciaire ;
- la destruction et le sabotage des biens et équipements
de l'Entreprise ;
- les actes de vandalisme ;
77
- le refus d'obtempérer à l’exécution d’une ordonnance
judiciaire d'évacuation des locaux et la rébellion envers
les représentants de l'Ordre Public ;
- les grèves politiques qui visent à s'immiscer dans les
actes réservés à la puissance publique ;
- les grèves de solidarité dans la mesure où elles ne
peuvent avoir aucune influence sur la situation du
travailleur ;
- le refus d'exécuter un ordre de réquisition.
78
TITRE XII : RÉGLEMENT INTERIEUR
Article 365 :
L’Entreprise est tenue d’élaborer un règlement intérieur
et de le soumettre pour avis aux représentants des travailleurs.
Article 366 :
Le règlement inférieur fixe principalement les règles relatives :
- à l'organisation technique du travail ;
- à l'hygiène et à la sécurité ;
- à la discipline ;
- à la qualification des fautes professionnelles, au degré
des sanctions correspondantes et aux procédures
d'exécution y afférentes.
Article 367 :
Toute faute professionnelle, négligence, infraction aux règles de sécurité
et de façon générale tout manquement aux obligations professionnelles
et à la discipline peut entraîner, dans le respect des procédures
définies par le règlement intérieur de l’Entreprise, l'application
de l’une des mesures disciplinaires suivantes :
a) sanctions du 1er degré :
- avertissement simple ;
- avertissement écrit.
b) sanctions du 2ème degré :
- blâme ;
- mise à pied de 1 à 3 jours consécutifs, sans traitement.
c) sanctions du 3ème degré :
- mise à pied de 4 à 8 jours consécutifs, sans traitement ;
- rétrogradation ;
- licenciement sans indemnité ni préavis.
Article 368 :
Les différents cas de fautes professionnelles et le degré des sanctions
correspondantes ainsi que les procédures disciplinaires sont définis par
le règlement intérieur de l’Entreprise dans le cadre de la législation
en vigueur.
Article 369 :
Les clauses du règlement intérieur ne peuvent, en aucun cas, supprimer
ou limiter les droits et les obligations découlant des lois,
de la réglementation en vigueur et les dispositions de la présente
Convention d’Entreprise.
79
Article 370 :
Le règlement intérieur est mis à la disposition des travailleurs de
manière permanente et en un lieu accessible.
Article 371 :
Le règlement intérieur élaboré au niveau de l’Entreprise est complété
par les règlements intérieurs spécifiques à chaque Unité en tant que
de besoin.
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TITRE XIII : EXECUTION, REVISION ET DENONCIATION DE LA
CONVENTION D’ENTREPRISE
Article 372 :
La présente Convention est conclue pour une durée indéterminée.
Elle prend effet à partir du jour qui suit sa signature par les parties.
Elle est présentée aux seules fins d’enregistrement par la partie la plus
diligente auprès de l’Inspection du Travail et du greffe du tribunal
territorialement compétents.
Article 373 :
La présente Convention ne peut être révisée ou modifiée à la demande
de l’une des parties qu’à l’issue d’une année, à partir de la date
de sa signature, sauf en cas de modifications législatives
et réglementaires ayant de plein droit des effets sur celle-ci.
Article 374 :
Les dispositions de la présente Convention ne sont pas cumulables avec
de nouvelles dispositions qui seraient introduites par la législation.
Les dispositions les plus avantageuses s’appliquent dans tous les cas,
soit par substitution pure et simple, soit à titre complémentaire.
Article 375 :
Les parties contractantes veilleront à la stricte observation
des engagements nés de la présente Convention.
Article 376 :
La présente Convention fera l’objet dès la date de sa signature par
les Parties, d'un avis d'information des travailleurs. Cet avis souligne
les modalités devant permettre à tout travailleur de l’Entreprise
d'en prendre connaissance.
Article 377 :
Les travailleurs liés par la présente Convention à l'Entreprise peuvent
intenter toute action, visant à obtenir l'exécution des engagements
contractés, sans préjudice des réparations qu’ils pourraient demander
pour violation de ladite Convention.
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Article 378 :
Les parties contractantes qui sont liées par la présente Convention
d'Entreprise peuvent exercer toutes les actions en justice qui naissent
de ce chef, en faveur de leurs membres et peuvent également intenter
en leur nom propre, toute action visant à obtenir l'exécution
des engagements contractés.
Article 379 :
La Convention d’Entreprise peut être dénoncée en partie ou en totalité
par les parties signataires dans le respect de l'article 373.
Article 380 :
La dénonciation est signifiée par lettre recommandée à l’autre partie
signataire, avec copie à l'Inspection du Travail.
Article 381 :
La dénonciation emporte obligation pour les parties d’avoir à engager
des négociations dans les trente (30) jours pour la conclusion
d’une nouvelle Convention d’Entreprise.
Dans tous les cas, la dénonciation de la convention ne peut avoir
d’effets sur les contrats de travail antérieurement conclus, qui
demeurent régis par les dispositions en vigueur jusqu’à la conclusion
d’une nouvelle convention d’Entreprise.
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DISPOSITIONS FINALES
Article 382 :
Il est créé une Commission Paritaire dite Commission de la Convention
composée des représentants de la Direction de l'Entreprise
et du Syndicat d'Entreprise.
Cette Commission est chargée :
- d'élaborer son règlement intérieur qui déterminera
notamment sa composition et son fonctionnement ;
- de suivre l'application des dispositions contenues dans la
présente Convention ;
- de compléter les informations demandées par les
services chargés d’en assurer l'application ;
- d’interpréter éventuellement les dispositions susceptibles
de prêter à confusion.
Article 383 :
Les missions et modalités de fonctionnement des Commissions
habilitées visées par la présente Convention sont fixées par la Direction
Générale et le Syndicat National d’Entreprise.
K. REBBAH A. BOUHAFS
83