ECONOMIE
TSECO
Ecrit par : Ayouba Ahmoudou étudiant en licence 2 à
la faculté des sciences économique et de gestion de
Bamako (FSEG)
Partie I : Les instruments d’analyse statistique et
reconnaissance ainsi que l’interprétation des unités.
Partie II : Analyse des différents types documents et la
technique de la dissertation économique.
Partie III : Notions de croissance et développement
économique, croissance démographique conséquences.
Partie IV : Les transformations économique et sociale dans
les pays industrialisés capitalistes.
Partie V : Les pays en développement.
Partie VI : La mondialisation de l’économie.
Partie VII : Sujets de dissertation économique corriges et
exercices ainsi que sujets de réchauffement pour l’élève.
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Tel : 82475348 / 67360360 / 51426391
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Partie I
CHAPITRE I : LES INTRUMENTS D’ANALYSE STATISTIQUE
Les instruments d’analyse statistique sont au nombre de 4 : les indices
simples, le taux d’accroissement, le coefficient multiplicateur et la part.
L’analyse de ces instruments permet de comprendre le langage des chiffres ;
d’où une allusion à leurs interprétations ou à leurs significations
I-LES INDICES SIMPLES
Ils permettent d’interpréter l’évolution d’une grandeur. Ils sont obtenus à
partir du rapport entre 2 valeurs d’une même grandeur. Les indices simples
sont calculés en fonction de l’année de référence ou l’année de base.
Par convention on affecte toujours l’indice 100 à l’année de base
It1/t0= alors I=
N.B. : Le choix de l’année de base se fait de 4 façons : le début de la période,
l’année médiane et l’année précédente (communément appelé base 100
l’année précédente).
REMARQUES
Bien qu’il soit multiplié par 100, l’indice n’est pas exprimé en %. Il retrace
une évolution mais ne donne ni le volume ni le niveau ; autrement dit à partir
des seuls indices, on ne peut pas apprécier l’importance d’une grandeur par
rapport à une autre.
En ce qui concerne l’année de base, les 3 premiers choix demeurent fixes
alors que le dernier varie chaque année.
II-LES TAUX D’ACCROISSEMENT
On les appelle encore taux de croissance ou taux de variation. Il y a lieu de
distinguer absolument 2 taux d’accroissements véritablement différents.
1-Le taux d’accroissement global (TAG ou T)
Il enregistre une évolution entre 2 périodes de référence. TAG =
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2-Le taux d’accroissement annuel moyen (TAAM ou T’)
Exprimé en %, il enregistre une évolution fictive (imaginaire) entre 2
périodes de référence fictive car les taux effectivement constatés sont
différents des taux annuels moyens obtenus
TAM = ( -1) x100 ou encore TAAM = ( -1) x100
M= ; mg=mxmxmxm… et n=nombre d’années sur la période
REMARQUES
a- On ne peut compenser une baisse par une hausse équivalente.
b) - On ne peut additionner ni soustraire les taux d’accroissement, on ne
peut que les multipliés ou les divisés entre eux. Pour cela il faut au préalable
les transformer en coefficient multiplicateur.
c) - On utilise une formule (issue de la 1ère) pour calculer le TAG si les
chiffres au départ sont exprimés en %. Les taux d’accroissements TAG=
(mg-1) x100
d) - Quand un taux d’accroissement diminue mais en restant positif, il y a
ralentissement de la grandeur si elle continue d’augmenter mais faiblement.
Si le taux ne cesse d’augmenter, il y a accélération.
Il y a diminution si et seulement si le taux d’accroissement est négatif sur
une période.
e- Le TAAM se calcule toujours à partir des coefficients multiplicateurs
(mg). Pour obtenir le résultat on procède à l’extraction de la racine n nième à
partir d’une calculatrice à double fonction comme ci-dessous :
Introduire dans la machine la valeur n (ou le nombre d’année) ; appuyer
sur la touche 2nde fonction, INV ou shift selon les machines ; appuyer sur la
touche y (puissance) x ou x (radical) ; introduire dans la machine à extraire
(ou valeur sous radical) ; appuyer sur =.
III-LES COEFFICIENTS MULTIPLICATEURS (M)
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Il exprime le nombre de fois par lequel une grandeur est multipliée sur
une période donnée m= ou m=
N.B. : Si m 1, cela signifie qu’il y a une diminution de la grandeur ; si m 1,
cela signifie une augmentation de la grandeur ; si m=1 alors il y a une stabilité
de la grandeur.
Pour trouver une population à travers un TAAM, on utilise : P1 = P0 * m avec
m=
IV-LA PART
Elle mesure l’importance ou le poids d’une grandeur dans un ensemble
donné.
P= ; la somme des parts est toujours égale à 100%.
CHAPITRE II : RECONNAISSANCE ET INTERPRETATION DES UNITES
Nous distinguons plusieurs unités telles que les indices, le % du taux
d’accroissement, le % de la part, le million d’habitants, le milliard d’€. Parmi
toutes ces unités seules les 1ères nécessitent généralement une
interprétation.
I-RECONNAISSANCE DES UNITES
Dans un tableau statistique, l’unité se reconnait à travers le titre qui
l’accompagne et se trouve souvent dans les parenthèses ou à l’intérieur du
tableau.
-pour le cas spécifique de l’indice, l’unité est déterminée à partir de l’année
de base qui est donnée dans le tableau ;
-pour la part désignée le plus souvent par la proportion, la colonne ou la ligne
du tableau donnant un total de 100% permet d’identifier cette unité. En ce
qui concerne le TAAM, on le désigne dans le titre du tableau statistique par
l’expression variation annuelle moyenne ou en % par an.
II-INTERPRETATION DES UNITES
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Interprété une unité revient à donner sa signification dans un phrase à
travers un chiffre. Dans cette phrase n’apparaît plus le nom de l’unité. Cela
permet de comprendre tout le contenu d’un tableau statistique.
Pour interpréter l’indice, on le transforme tout d’abord en TAG ou en
coefficient multiplicateur (m) par rapport à l’année de base. On fait ensuite
une phrase avec l’une de ces valeurs ainsi calculées.
S’agissant du TAAM, il s’interprète de la manière suivante « de telle année
à telle année, la grandeur à augmenter ou diminuer de X% en moyenne
chaque année ».
La part s’interprète en fonction de sa formule et commence toujours par
100 (l’ensemble) et se termine par le chiffre à interpréter (sous ensemble).
Partie II
CHAPITRE I : ANALYSE DES DIFFERENTS TYPES DE DOCUMENTS
Plusieurs types de documents accompagnent sujets de dissertation
économique dont notamment les textes, les tableaux statistiques et les
graphismes. Chacun de ces documents renferme des informations
nécessaires à la compréhension du sujet de dissertation.
Leur analyse consiste donc à tirer le contenu essentiel selon une technique
qui diffère en fonction de la nature du document.
I-ANALYSE D’UN TEXTE
Elle se fait de deux façons :
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1. On note les mots clés ou important du texte à partir desquels on essaie de
construire des phrases cohérentes.
2. On note plusieurs idées du texte et on essaie de tirer l’idée maitresse.
N.B. : Les expressions ou mots importants du texte peuvent aussi être
retenus comme idée.
II-ANALYSE D’UN TABLEAU STATISTIQUE
Devant un tableau statistique, on doit se poser 3 questions :
1. Quel est le titre ?
2. Quelle est l’unité utilisée ?
3. Par où commencer l’étude des nombres dans le tableau ?
•Si le titre existe, il facilite la compréhension et guide dans l’analyse. S’il
n’existe pas, il faut en trouver à partir des informations marginales c’est-à-
dire celles qui sont contenues dans les lignes et colonnes du tableau.
•L’unité est soit explicitement ou implicitement donné (confère ;
reconnaissance et interprétation des unités).
i. On décrit en partant du général au particulier. L’idée générale est
contenue dans la ligne ensemble (ou moyenne) ou la colonne
totale. Le cas particulier concerne le détail du plus petit au plus
grand chiffre.
ii. On explique ce qu’on a décrit auparavant.
iii. On oppose les cas extrêmes.
III-ANALYSE D’UN GRAPHIQUE
Elle est identique à celle d’un tableau scientifique.
CHAPITRE II : TECHNIQUE DE DISSERTATION ECONOMIQUE AVEC
DOCUMENTS
Elle comporte 2 phases : la phase d’élaboration du sujet ou phase
préliminaire et la phase de la rédaction.
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La 1ère phase consiste à rassembler et ordonner les idées à partir des
documents qui accompagnent le sujet. Cette phase se fait entièrement sur un
brouillon.
La 2nde phase permet de rédiger les 3 éléments fondamentaux d’une
dissertation (introduction, développement et conclusion) à partir des idées
préalablement sélectionnées.
Cette technique se résume en quelques points ainsi qu’ils suivent :
1. Lire plusieurs fois le sujet afin de cerner, définir le contenu ; bref le
comprendre (au moins 5 minutes).
2. Dégager les principales parties du sujet en leur donnant des titres
provisoires à chacune d’elles.
3. Prendre connaissance des documents qui accompagnent le sujet. Il s’agit
de s’imprégner brièvement du contenu de chacun des documents.
4. Analyser un à un les documents qui accompagnent le sujet. Cela doit se
faire dans un tableau comme suit :
N° du document ; titre du document ; contenu essentiel ; place dans le sujet ;
connaissances personnelles.
1. Regrouper les documents ainsi analysés (pour cela, il faut se référer à la
4ème colonne du tableau d’analyse des documents. Ce regroupement
permet de se faire une idée sur les différentes sous parties et paragraphes
du plan.
2. Etablir le plan détaillé. Cela revient à éclater les deux principales parties
du sujet en sous parties et paragraphes (au nombre de 3 au maximum
chacun)
3. Rédiger l’introduction et la conclusion en respectant leurs rôles.
4. Rédiger le développement à partir du plan détaillé.
N.B. : Les points 1 à 6 constituent la phase d’élaboration du sujet et se
font sur brouillon. Les points 7 et 8 concernent la phase de rédaction.
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Partie III
CHAPITRE I : NOTIONS DE CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT
I-DEFINITION ET MESURE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE
1- Définition
Selon François PERROUX, la croissance économique est l’augmentation
soutenue pendant une ou plusieurs longues périodes d’un indicateur de
dimensions pour une nation, le produit global net en termes réels. Autrement
dit la croissance économique est l’augmentation soutenue sur le long terme de
la production d’un pays.
Le terme croissance économique revêt un aspect quantitatif.
2- La mesure de la croissance économique
Pour mesurer la croissance économique, on retient les indicateurs suivants :
le PIB ou PNB évalué à prix constant. Dans le cadre de leur évaluation, on
rencontre les problèmes suivants : le choix d’une unité monétaire, du taux de
change.
L’unité monétaire est soumise aux variations des prix alors que le taux de
change est soumis aux fluctuations dues à la demande de monnaie.
Lorsqu’on rapporte les agrégats au nombre, cela donne une indication plus
juste de la richesse réelle d’un pays ; mais ce n’est qu’une moyenne qui ne tient
pas compte de la répartition réelle de la richesse. Par ailleurs dans l’utilisation
du PIB comme indicateur de croissance, un certain nombre d’éléments aussi
important n’est pas pris en compte pour suivre l’évolution réelle du bien être
de la population. Il s’agit en premier lieu de l’économie souterraine (économie
invisible et secteurs informels) qui se définit comme l’ensemble des activités
qui sont dissimulées, ignorées de la comptabilité nationale. Ces activités non
déclarées sont faites pour échapper aux impôts.
Elles représentent pour certains pays un élément important de l’activité
économique : 8% du PNB en G.B, 10% en Suède, 20% en Italie ; elles emploient
78,6% de la population active du Mali, 75% en Mauritanie, 74,9% en Guinée,
70% au Burkina Faso.
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Il se pose également le problème des désutilités. En effet un certain nombre
de phénomènes dont l’influence est considérable sur le bien être des individus
ne sont pas pris en compte.
Il s’agit spécialement :
• des procédés de fabrication (dont l’utilisation s’accompagne de nombreux
gaspillage sur la nature)
• des problèmes de déchets industriels
• des problèmes de pollution et de dégradation des conditions de vie
Tous ces éléments négatifs sont appelés les « dés-économies externes » ou
de « externalités négatives » qui entrainent des coûts pour la société. La prise
en compte de ces coûts se traduit par une diminution du PIB ou du moins de
l’existence d’effet négatif fait que l’augmentation du PIB peut s’accompagner
d’une baisse du bien être des individus.
II-Le développement économique et social
Selon François PERROUX, le développement économique est la combinaison
des changements économiques, mentaux et sociaux d’une population qui la
rend apte à faire accroître cumulativement et durablement son produit réel
global. En d’autres termes, le développement économique est l’ensemble des
transformations économiques, sociales, démographiques et culturelles qui
accompagnent la croissance économique.
Le développement économique revêt un aspect qualitatif.
La croissance et le développement économique sont deux phénomènes liés.
Ils sont à la fois cause et conséquence l’un pour l’autre.
En effet il peut y avoir croissance économique sans développement
économique, (comme c’est le cas au Mali qui a certes connu une croissance
économique mais n’est pourtant pas un pays développé. Il peut y avoir
développement croissance économique. Mais souvent, il peut y avoir à la fois
croissance et développement.
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III-Le développement durable ou soutenable :
Le concept de développement soutenable a été forgé en 1980 par un
organisme de recherche privé, l’alliance mondiale pour la nature (UICN). Il a été
consacré en 1987 dans un rapport établi pour l’ONU par Gro Harlem
Brundtland, alors premier ministre Norvégien, selon laquelle est soutenable
(durable) un développement << qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs >>
Aux deux extrêmes, il y a les écologistes purs et durs qui prônent une
croissance zéro pour stopper l’épuisement des ressources et les apôtres du
laisser-faire pour lesquels le progrès technologique permettra de résoudre in
fine tous les problèmes d’environnement.
IV- L’indice de développement humain (IDH) :
1-Les caractéristiques de l’IDH :
Le fait qu’une augmentation du PIN n’entraine pas obligatoirement celle du
bien être social à pousser certains tels que le club de Rome à remettre en cause
la croissance économique ou même à préconiser la croissance zéro (qui n’est
pas suivie d’une dégradation de l’environnement).
Faut-il effectivement remettre en cause la croissance économique ?
Ne faut-il pas rechercher un nouveau type de croissance économique qui
serait mesuré par de nouveaux indicateurs (sociaux) qui prennent en compte
les phénomènes quantitatifs et qualitatifs ?
Ces recherches ont conduit le PNUD à découvrir l’IDH (indice de
développement humain) en 1990. L’IDH est composé de 3 éléments considérés
comme essentiels pour le développement humain, il s’agit de la longévité, du
savoir et du niveau de vie.
L’IDH n’a pas la prétention de refléter tous les aspects de l’espérance
humaine mais vise à donner un moyen d’évaluer les propres accomplis dans les
domaines jugés prioritaires ainsi qu’à permettre des comparaisons entre pays.
Chaque variable ressort une note de 0 à 1.
2-Calcul de l’IDH :
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Le mode de calcul de l’IDH se fait de la façon suivante : pour chaque pays on
calcul la moyenne arithmétique des trois variables spécifiques. La valeur 0 pour
l’une ou l’autre de ces variables qui composent l’IDH correspond à la valeur
minimale (observée au cours des 30 années précédentes) et maximale (30 ans
suivant). Aucun pays n’atteint donc ces valeurs maximales.
-L’indice de longévité : La variable en est l’espérance de vie à la naissance, la
valeur minimale est 25 ans et la valeur maximale 85 ans. On attribue à la valeur
minimale la note 0 et à la valeur maximale la note 1.
En réalité ces notes vont de 0,885 en Islande à 0,290 pour la Sierra Leone.
Pour la France, l’espérance de vie moyenne étant de 76,6 ans, le calcul de la
note attribuée à la longévité se fait de la façon suivante : = 0,860
- L’indice du savoir : Il est calculé à partir de deux variables : le taux
d’alphabétisation des adultes (comptant pour ) et le nombre moyen d’années
( ). Les valeurs extrêmes sont 0% et 100% pour le taux d’alphabétisation, les
valeurs extrêmes sont de 0,99 (pays les plus industrialisés) et 0,19 (Djibouti) ;
Pour le nombre moyen d’années d’études de 0,83 (E.U) et 0,01 (Niger et
Burkina Faso).
Pour la France, le taux d’alphabétisation est de 99% alors 99/100 =0,990 et le
nombre moyen d’années d’études = 12 ans alors (12-0) / (15-0) = 0,800.
La note attribuée au savoir est (0,990x2/3) + (0,800x1/3) =0,927
- L’indice de niveau de vie ou de revenu : Il est calculé à partir du PIB réel par
habitant exprimé en $, calculé pour égaliser les parités de pouvoir d’achat
(PPA). Les valeurs minimales et maximales sont 200$ et 5385$.
Pour la France, à partir d’un PIB ajusté de 5349$. La note attribuée à l’indice
du niveau de vie : = 0,993.
3-Classement des pays suivant l’IDH :
Ce classement se fait de la façon suivante
IDH>0,800 : Pays à développement humain élevé
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0,500 IDH 0,800 : Pays à développement humain moyen,
-IDH ≤0,500 : Pays à développement humain faible.
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CHAPITRE II : CROISSANCE DEMOGRAPHIQUES CONSEQUENCES
I-l’evolution de la population mondiale :
En 1700 le monde comptait 680 millions d’habitants et en 2000, elle était de
6122 millions d’habitants. La croissance de cette population n’est pas
uniforme : elle a connu une accélération de 1700 à 1960, qui a été suivi d’un
ralentissement à partir des 1970.
1-Evolution globale
De 1700 jusqu’à 1960, l’évolution de la population mondiale a été assimilée
à une accélération : en effet de 1700 à 1900, il n’a fallu que 2 siècles pour que
la population mondiale double ; 35 ans on suffit (de 1950 à 1985) pour qu’elle
enregistre à nouveau un doublement.
Depuis 1960 à 1970, on assiste à un ralentissement de la population
mondiale.
2-Evolution par région
De façon générale, le poids démographique des PED est élevé (>80%)alors
que celui des PD est faible (<20%).
L’Asie a toujours été le continent le plus peuplé mais son poids diminue dans la
population mondiale (63,4% en 1700) pour ne représenter que près de la
moitié en 2100 (49 %).
L’Afrique connaît la plus forte croissance démographique et elle devrait
représenter 25% de la population mondiale en 2100. Les PD voient leur part
diminuée après avoir connu un maximum en 1950 (29,3%).
II- L’évolution de la fécondité dans le monde :
La fécondité est le nombre moyen d’enfant mis au monde par une femme.
Elle est encore appelée l’indice synthétique de fécondité (ISF) ou indicateur
conjoncturel de fécondité ou somme des naissances réduites.
L’indicateur conjoncturel de fécondité est obtenu en additionnant les différents
taux de fécondité par âge et il reflète la fécondité du moment.
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L’indicateur conjoncturel de fécondité est le nombre moyen d’enfant qu’une
femme ou 100 femme (s) mettrait (ent) au monde, si l’année considérée elle(s)
passait (ent) par tous les stades de la vie féconde.
2-La baisse de la mortalité
Plusieurs facteurs expliquent la baisse de la mortalité.
Dans les P.D, elle est due au progrès de l’hygiène, au développement de
l’instruction, au développement économique qui a permis d’accroitre le niveau
de vie de la population (à travers particulièrement la révolution agricole). Les
progrès de la médecine auraient davantage joué sur la réduction de la
mortalité s’ils n’étaient pas postérieurs aux 1ères baisses significatives.
Dans les P.E.D, les progrès de la médecine qui sont un facteur exogène ont
beaucoup contribué à la baisse de la mortalité. À cela il faut surtout ajouter une
certaine efficacité économique qui a permis de lutter contre les grandes
famines.
L’une des conséquences de la baisse de la mortalité est l’augmentation de
l’espérance de vie que l’on constate partout dans le monde bien qu’elle
augmente beaucoup plus vite dans les P.D que dans les P.E.D où elle y est
encore faible.
Partout dans le monde, nous constatons une baisse de la fécondité. C’est alors
un phénomène universel.
Dans les pays développés plusieurs facteurs sont à l’origine de cette baisse
de la fécondité :
-la baisse de la mortalité infantile : La mortalité infantile ayant baissé, pour
garder désormais un certain nombre d’enfants, on en fait moins ; c’est ainsi
que le comportement de la natalité va s’adapter à celui de la mortalité ;
-l’accroissement du niveau de vie : Les revenus étant suffisants, les couples
songeront à faire moins d’enfants ;
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-la multiplication des biens et services a changé les mentalités : Les ménages
font désormais un choix entre faire des enfants ou posséder certains biens ;
-les stratégies de l’ascension sociale : Faire peu d’enfants pour leur permettre
d’accéder à un statut social supérieur (voyages, études supérieures) ;
-la diffusion des moyens contraceptifs :
Dans les PED, les signes e la baisse de la fécondité arrivent de toutes part et
varient selon les pays. Elle est due :
-A une politique antinataliste rigoureuse en chine ;
-Aux mesures de redistribution sociale accompagne de politique sanitaire au
Cuba, Costa Rica, l’Etat du Karla en Inde ;
-Liée à une croissance économique forte en Corée du Sud et Taiwan. Cette
baisse de la fécondité est toujours corrélée à un développement de la
scolarisation qui influe sur les mentalités traditionnelles des femmes en
particulier ; les premières concernées.
Malgré une baisse importante enregistrer dans les PED la fécondité demeure
toujours élevée pour les raisons suivantes : les obstacles religieux car, les 2
grandes religions monothéistes sont opposées à une quelconque réduction ou
limitation des naissances, le rôle productif de l’enfant dans nos sociétés,
l’assurance vieillesse, etc.…
Parmi les indicateurs démographiques, on retient le taux de reproduction.
C’est le nombre de filles qui serait mis au monde par une génération fictive. On
l’obtient en multipliant l’indicateur conjoncturel de fécondité par 48 ,8 % (la
part des filles parmi les naissances) et il permet de se faire une idée sur le seuil
de remplacement ou de renouvellement des générations. Ainsi le
renouvellement des générations est assuré à 2,1 enfants par femme dans les
pays développées et à 2,6 dans les PED.
III-La transition démographique dans le monde
La transition démographique est le processus au cours duquel une société
passe d’un régime équilibré de taux de natalité et mortalité élevés (régime
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démographique traditionnel) à un régime de basses natalités et mortalités
(régime démographique moderne ou nouveau).
La transition démographique se caractérise par deux phases :
-dans la 1ère phase, la mortalité chute brutalement alors que la natalité reste
constante : Cela est à l’origine d’un important accroissement démographique
appelé « implosion ou inflation démographique » ;
-dans la 2ème phase, la natalité à son tour diminue et rejoint ainsi la mortalité
mais tout en lui restant supérieur. Dans ce cas, on note un ralentissement de la
population ou même une dépopulation (diminution de la population).
En définitive, nous pouvons dire que les P.D ont achevé leur transition
démographique alors que la plupart des P.E.D sont en pleine phase transitoire.
Cependant, dans le 2nd groupe de pays, certains n’ont pas encore entamé
leur transition (Afrique subsaharienne), tandis que d’autres (la Chine, l’Inde) à
l’image des P.D ont achevé ou presque achevé leur transition.
IV- Le vieillissement dans les pays développés
I-L’evolution démographique
1-Natalité et mortalité
De l’après guerre (fin 2ème guerre mondiale) jusqu’au milieu des années
1960, une reprise subite et prolongée de la natalité et de la fécondité va
toucher l’ensemble des P.D (Baby boom) qui durera près de 25 ans et fournira
la main d’œuvre importante des années 70-80.
Ce comportement démographique s’explique par la fin de la guerre c’est-à-
dire les retrouvailles des couples après la guerre, la reprise économique, les
similitudes sociales et familiales propices.
A partir de 1965, la natalité et la fécondité connaissent un net recul tandis
que la mortalité se stabilise. Dans la plupart des pays capitalistes développés, le
remplacement des générations n’est plus assuré. Par exemple en 1933 en
France la fécondité était de 1,53 ; 1,55 enfant par femme en Grande Bretagne
et 1,25 enfant par femme au RFA.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 16
En outre, dans les PD cette baisse de la mortalité s’explique par le progrès de
l’hygiène, le développement de l’instruction, le développement économique
qui a permis d’accroitre le niveau de vie de la population (grâce à la révolution
agricole). Le progrès de la médecine aurait davantage joué sur la réduction de
la mortalité s’ils n’étaient pas postérieurs aux premières baisses significatives.
2-La structure par âge :
Le poids des personnes âgées de 65 ans et plus augmente régulièrement
dans les pays capitalistes développés depuis 1960 (9,7%) et pourrait
représenter 20 à 25% de la population mondiale en 2025.
Certains pays comme la Suisse et la RFA devraient compter plus de 28% de
personnes âgées au 21ème siècle. C’est le vieillissement démographique
Il se définit comme l’augmentation de la part des personnes âgées de 60 ou 65
ans et plus dans la population totale.
Deux facteurs sont à l’origine de ce phénomène :
-la baisse de la fécondité : Les jeunes étant moins nombreux, la base de la
pyramide se rétrécit. C’est le vieillissement par le bas de la pyramide ;
-la baisse de la mortalité : Elle entraine le vieillissement si elle est enregistrée
aux âges les plus élevés. C’est le vieillissement par le haut de la pyramide.
II-les conséquences du vieillissement démographique
1-Un bouleversement politique
Le vieillissement démographique de nos jours est une réalité dans les P.D et
plus tard leur population pourrait diminuer pour ne représenter que 10% de la
population mondiale au 21ème siècle. Ainsi la suprématie politique et
économique de ces pays risque de se retrouver remise en question.
Une telle évolution peut ainsi engendrer de nouveaux flux migratoires en
provenance des pays du sud.
2-Le bouleversement des systèmes de protection sociale
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A court terme, la baisse de la fécondité peut avoir des effets positifs tels
que : la diminution des allocations familiales, les moindres dépenses
d’éducation ; Cependant à long terme deux problèmes se posent :
a) Le financement des retraites :
Il existe 2 systèmes de financement des retraites :
-le système de répartition : Dans ce système les cotisations sociales versées
par les actifs qui financent les retraités du moment ; c’est le système le plus
répandu ;
-le système de capitalisation : Chaque individu finance sa propre retraite en
plaçant une partie de son salaire avec l’aide d’organismes spécialisés
(entreprises d’assurance). De nos jours, de plus en plus, on se dirige vers un
système mixte. Le système de capitalisation est souvent présenté comme
inégalitaire ; seules les personnes aisées se permettent d’adhérer à ce système
Le système de répartition présente 2 inconvénients :
. Il est aussi injuste car la mortalité frappe différemment les individus selon
leur catégorie socioprofessionnelle.
. Il n’est plus adapté à la nouvelle structure de la population : en effet le
rapport se dégrade car il y a de plus en plus de retraités et de moins en
moins de cotisants.
Par exemple en 1950 aux USA, on comptait 5 actifs pour un retraité contre
4/1 en 1985 ; au Japon en 1985 6 /1 contre 4 / 1 en 2000 ; en France en 1975
on comptait 2,5 / 1 contre 2 / 1 en 2010.
De plus les pensions de retraite doivent être régulièrement réévaluées et
versées de plus en plus longtemps avec l’augmentation de l’espérance de vie.
Avec la dégradation du nombre , le système de répartition est rendu
difficile. Ainsi plusieurs solutions douloureuses sont envisageables :
- reculer l’âge de la retraite (65 ans pour les hommes et 70 ans pour les
femmes) ;
- augmenter le montant des cotisations versées par les actifs ;
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-augmenter la durée de paiement des cotisations sociales ;
-diminuer le montant des pensions de retraites ;
-développé le système de capitalisation.
b) Les dépenses de santé
L’entretien des personnes âgées coûtent énormément cher à la société que
celui des jeunes : d’où un conflit de génération. En effet ces personnes âgées
nécessitent plus de soins médicaux et doivent se faire hospitaliser le plus
souvent.
3-La société nouvelle :
Une société dans laquelle le poids du 3ème âge devient de plus en plus élevé,
peut être moins productive (la productivité est ascendante puis descendante
avec l’âge). De plus certains marchés sont délaissés (jouets, vêtements,
pédiatrie…) et réorientés (loisirs, vacances organisées).
Entre autres conséquences, on peut citer la diminution de la population
active, le développement du travail au noir, du secteur associatif ainsi que celui
du secteur de l’aide personnalisée aux personnes âgées (emplois d’infirmières,
de lecteurs de journaux pour les personnes âgées à domicile).
V- L’explosion démographique et l’imminence du vieillissement dans les PED
L’explosion démographique dans les PED se caractérise par une fécondité qui
demeure encore forte malgré le constat de sa baisse et une mortalité qui
diminue.
Dans les pays en développement, la mortalité a fortement chute depuis les
années cinquante du fait des progrès sanitaires et médicaux. Le maintien d’une
forte natalité a entrainé une explosion démographique impressionnante (la
population de l’Afrique a été multipliée par quatre entre 1950 et 2001).
Actuellement, la natalité est en baisse dans la plupart des pays en
développement. Des pays comme la chine ou les pays du Maghreb ont achevé
leur transition démographique. Cependant le nombre de naissances reste
encore élevé en Afrique intertropicale et dans les pays du proches Orient. Les
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 19
pays en développement ont une population très jeune ce qui peut poser des
problèmes en matière de scolarisation et d’emplois
Par ailleurs, le vieillissement démographique a surtout été perçu comme un
phénomène spécifique aux pays développés. Cette réalité n’est plus de mis
aujourd’hui. Bien qu’encore peuplé d’une population très jeune, le monde en
développement voie ses structures se transformer à une vitesse élevée, ce qui
laisse prévoir un rythme de vieillissement qui va être incontestablement plus
rapide que celui des pays du Nord. En effet, c’est dans les PED que les rythmes
de croissances de la population âgées sont actuellement les plus élevés.
En France, il a fallu 115 ans de 1865 à 1980, pour que la population de
personnes âgées double ; passant de 7% 0à 17% de la population totale.
En Chine, ce phénomène ne devrait prendre que 27 ans, de 2000 à 2007 ; la
proportion de la population des 60 ans et plus passant de 10 à 20%.
En Tunisie, la proportion actuelle des personnes âgées de 60 ans et plus est de
9%. Le doublement de cette proportion est prévu en 2029. En 30 ans, la
proportion passera de 9% à 18%.
VI- Les thèses de la croissance démographique
1-La thèse Malthusienne : la croissance démographique, obstacle au
développement
Thomas Robert Malthus (1766-1834) est un pasteur anglais et
économiste classique. Il publie des ouvrages tels que « essaie sur le principe de
la population en 1798 » ; « principes d’économie politique en 1820 ».
Selon Malthus, Il y a donc un décalage entre la croissance de la population et
celle des subsistances : tous les 25 ans la population varie selon une
progression géométrique (2, 4, 8, 16, 32 …) tandis que les subsistances varient
selon une progression arithmétique (2, 4, 6, 8, 10 …), obéissant ainsi à la loi des
rendements non proportionnels (l’exploitation excessive rend la terre moins
productive). Il en résulte misère et pauvreté.
Cet état de chose provoque la disparition des plus pauvres ; l’Etat ne doit
pas intervenir pour aider les pauvres et Malthus suggère la limitation volontaire
des naissances par les seuls moyens moraux du mariage tardif et de la
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 20
continence jusqu’au mariage (autrement dit, les individus ne doivent procréer
que s’ils peuvent subvenir aux besoins de leur famille).
Ainsi à partir des années 1960, l’exceptionnelle augmentation de la
population des pays du tiers monde est apparue, selon les antinatalistes,
comme un obstacle au développement économique.
L’argumentaire retient les propositions suivantes : la croissance
démographique identifiée à travers une fécondité qui demeure élevée :
-mène à l’épuisement des ressources naturelles ou leurs exploitations à un coût
supérieur (cela explique la pression démographique)
-Accroit le rapport de dépendance ;
-aggrave l’inégalité de la répartition des revenus ;
-absorbe une grande partie du capital par l’augmentation des investissement
sociaux (routes, logements, écoles hôpitaux), destinés à maintenir le niveau de
vie.
Ces investissements sociaux concurrencent ceux directement productifs
(investissement industriels).
II-La thèse nataliste : la croissance démographique : moteur du
développement
1-Les effets sur la demande des biens et services
Une population trop nombreuse provoque une augmentation des besoins
donc de la demande nationale. Pour satisfaire cette demande supplémentaire,
les entreprises sont incitées à produire davantage de biens et services pour
le marché intérieur qui voit ainsi sa taille s’élargir. On assiste également à la
création de nouveaux revenus et à la création de nouveaux emplois par les
mêmes entreprises.
La pression démographique selon Ester Boserup (économiste nord
américaine) génère une productivité et une capacité d’innovation accrue (la
pression créatrice).
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 21
2-Les effets sur l’offre de travail
Une population jeune et nombreuse permet de fournir une main d’œuvre
bon marché, disponible pour les productions industrielles. Par ailleurs les
jeunes générations sont souvent mieux formées et instruites, leurs
productivités plus élevées.
Les prédictions de Malthus semblent avoir été démenties par les faits : grâce
au progrès de l’agriculture de l’agriculture, les subsistances (la production
alimentaire) à l’échelle mondiale n’ont cessé de croitre et suffisent à nourrir la
population mondiale.
Ainsi il ne semble pas y avoir de relation bien définie entre croissance
démographique et croissance économique. Une population nombreuse est un
stimulant, un atout jusqu’à un certain seuil au-delà duquel elle devient un
handicap. Il existe alors un optimum de population en fonction des ressources
dont il serait intéressant pour un pays ou une région de déterminer.
VII- LES POLITIQUES DEMOGRAPHIQUES
1-Les politiques natalistes :
Les politiques menées dans les P.D sont largement incitatives : l’Etat favorise
les naissances en accordant des réductions d’impôts ou des primes (allocations
familiales). Parallèlement le développement de la contraception et la
légalisation de l’avortement permettent une plus grande liberté de l’individu,
une attitude favorable à la natalité.
2-Les politiques antinatalistes
La plupart des P.E.D suivent des politiques antinatalistes.
Les mesures sont plus ou moins autoritaires et vont de simples campagnes
de sensibilisations et d’informations, de diffusions des moyens contraceptifs
aux sanctions financières et sociales (le cas de la Chine avec la politique de
l’enfant unique).
L’augmentation du revenu et par conséquent celle du niveau de vie semble
être le meilleur moyen de réduire la natalité.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 22
Partie IV
LES TRANSFORMATIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES DANS LES PAYS
INDUSTRIALISES CAPITALISTES
CHAPITRE I : NAISSANCE ET ESSOR DU CAPITALISME
Le capitalisme se définit comme un système dans lequel les moyens de
production sont privés. Il repose sur la concurrence et la recherche du plus
grand profit.
I-LES DEBUTS DU CAPITALISME
1-Les économies précapitalistes
Les économies qui ont précédé le capitalisme avaient les caractéristiques
suivantes :
*L’agriculture est dominante, elle génère 50 à 75% du revenu national et
emploie 75 à 80% de la population active. Elle est peu productive avec la
pratique de la jachère et la précarité alimentaire était la règle.
La possession de la terre était un signe de richesse et de puissance. Cela
provoque une accumulation des terres et empêche d’investir dans d’autres
activités surtout industrielles.
*Les économies vivent en autarcie : les moyens de transport ne sont pas
développés, les capitaux, les hommes, les marchandises et les idées circulent
peu.
*Le secteur artisanal se transforme : on passe du domestic system au factory
system.
*La production faisait l’objet d’auto consommation : il n’y a pas d’excédent, de
surplus donc pas d’échange.
2-La révolution industrielle (R.I)
a) Définition
Le terme révolution industrielle (R.I) désigne la période durant laquelle on
passe d’une société traditionnelle à une société où prédomine l’activité
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 23
industrielle. Le terme révolution est abusif puisque les changements dans les
pays occidentaux est le fruit d’une longue maturation plus qu’une
transformation brutale. De plus la révolution n’est pas seulement industrielle
mais aussi agricole, technique, démographique et politique.
L’histoire a connu 3 types de révolutions industrielles :
*La 1ère révolution industrielle se caractérise par la dominance de l’industrie.
Elle s’est déroulée vers la 2nde moitié du XVIIIe siècle en Angleterre et la 1ère
moiti& du XIXe siècle en France.
*La 2ème révolution industrielle est celle de l’énergie et des transports illustrés
par le moteur à explosion, l’électricité, le téléphone, la radiodiffusion.
*La 3ème révolution industrielle est celle de l’informatique et des
télécommunications.
b) - Les origines de la révolution industrielle
La 1ère révolution industrielle s’explique par la conjoncture de différents
facteurs tels que :
-L’antériorité de la révolution agricole (R.A)
Le mouvement des enclosures, la suppression de la jachère et de la nouvelle
rotation des cultures va provoquer une augmentation importante de la
productivité agricole. Cela va permettre de dégager un surplus de main
d’œuvre agricole qui va fournir des bras aux nouvelles activités industrielles.
La hausse des revenus agricoles va stimuler la demande de biens de
consommation (textile) et de biens de production (outillage agricole)
mécanisation.
-L’accumulation du capital : Primitif par le commerce maritime
Le commerce triangulaire va être à l’origine du capital primitif orienté vers
l’implantation de l’industrie et non l’achat de la terre. Cela a été possible grâce
à l’émergence d’une nouvelle race d’entrepreneur prêt à prendre des risques.
-La révolution des techniques
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 24
La révolution industrielle doit beaucoup à une succession d’inventions ou
d’innovations.
Dans le textile
La navette de Kay (1733), le métier à tisser de Cartwright (1785) ; ces
inventions ont été à l’origine d’innovations liées à la machine à vapeur de Watt
(1774).
Dans la métallurgie : Le convertisseur de Bessemer (1856), le four martin
(1864).
Le chemin de fer (1814)
Le rôle de l’Etat
L’Eta a souvent mis en place les infrastructures (chemin de fer), il a pu
également créer ses propres entreprises et les revendre plus tard aux privées.
Développer la formation, accorder des subventions ou des avantages à
certaines entreprises privées, protéger le marché intérieur de la concurrence
étrangère.
b) -L’enchainement structurant
Des interactions vont se développer entre l’agriculture et les différentes
branches industrielles (textile et métallurgie par exemple), l’accroissement de
la production de l’une entrainera celle de l’autre. Il s’agit en fait de l’apparition
de branches motrices à effet d’entrainement sur les autres branches.
3-L’analyse de Rostow
Pour Rostow, la révolution industrielle qui s’est déroulée dans les pays
occidentaux n’est qu’une étape nécessaire qui s’inscrit dans un processus plus
global. Pour lui, pour se développer, chaque société doit passer par 5 étapes
(stades) :
1. La société traditionnelle : Elle est agricole et peu mobile c’est-à-dire
fermé au progrès.
2. Les conditions préalables au décollage : L’agriculture devient plus
productive, la population devient plus nombreuse, fournissant une main
d’œuvre et des consommateurs. Les transports s’organisent, les Etats se
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 25
développent, une catégorie d’individus capables de prendre des risques
apparaît.
3. Le démarrage ou take off : Le taux d’investissement double et passe de 5
à 10% voire 15% ; il y a l’apparition de branches motrices. C’est l’étape de
la Révolution industrielle.
4. Le stade de maturité : Les progrès techniques se diffusent à l’ensemble de
l’économie, les anciennes branches motrices sont remplacées par de
nouvelles.
5. Les biens sont standardisés : C’est-à-dire produit à grande échelle et
identique, les économies sont socialisées (la sécurité sociale s’étend à
l’ensemble de l’économie).
II-L’EXPANSION DU CAPITALISME
1-La transformation des entreprises
Les 1ers mouvements de concentration
Les phases de la concentration des entreprises sont au nombre de 3 :
*Une phase involontaire (phase d’élimination des plus faibles).
*Une 2nde phase volontaire qui correspond au renforcement des plus forts pour
résister à la crise.
*Une 3ème phase qui est celle d’un début de multinationalisation. Dès le XIXe
siècle des géants de l’industrie et des finances font leurs apparitions :
Schneider, Dupont de Nemours, Rockfeller, Rothschild, Krupp, Ford.
La financiarisation ou l’apport de capitaux aux entreprises capitalistes
La création des sociétés de capitaux (en particulier les S.A) va permettre de
drainer plus de capitaux vers l’industrie en réduisant les responsabilités. Le
financement de l’économie va aussi être facilité avec l’émergence de grandes
banques d’affaires souvent à l’origine de la création d’une société.
2-Les crises économiques
a) -Définition
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 26
Au sens large, la crise est une rupture de l’équilibre entre l’offre et la
demande des biens et services qui provoquent la dépression de l’activité
économique.
Au sens strict, elle est le retournement brutal de la conjoncture (situation
économique à court terme), une phase de dépression succède à une phase
d’expansion.
b) -Les différents types de crises
Les crises précapitalistes : Les sociétés précapitalistes se caractérisent par 2
types de crises :
*Les crises d’ancien régime qui sont celles de sous productions ayant pour
origine les mauvaises récoltes. Elles disparaissent à la suite de bonnes récoltes.
*Les crises mixtes, elles touchent à la fois la production agricole (s’étendent un
peu plus tard en ville) et la production industrielle.
Les crises modernes et les cycles économiques : Elles sont des crises de
surproduction (krachs boursier), de faillites bancaires. Elle revient
régulièrement et c’est ainsi que les analystes ont mis à jour des cycles
économiques réguliers.
*Un cycle court ou aussi Kitchin, il a une durée de 2 à 3 ans et est lié au
stockage et au déstockage (problème lié à la gestion des stocks).
*Un cycle majeur ou cycle Juglar : Il a une durée de 8 ans en moyenne et il
décompose l’activité économique en 4 phases :
-une phase d’expansion qui se caractérise par la hausse de tous les indicateurs
économiques (production, profit, investissement, salaire, prix) sauf le
chômage ;
-une crise d’alerte qui est souvent déclenchée par une faillite retentissante qui
sème la panique ;
-une phase de dépression : Tous les indicateurs sont à la baisse à l’exception
du chômage ;
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 27
*Un cycle long ou Kondratiev : Il aune durée moyenne de 50 ans. Il se
décompose en 2 phases :
-une phase A ou d’expansion pendant laquelle l’activité est à la hausse ;
-suivie d’une phase B ou de dépression qui se caractérise par un retournement
de l’activité sur le long terme. Le trend (tendance) de la productivité est orienté
à la hausse.
Le rôle des crises
Pour les libéraux, l’économie est toujours en équilibre et les fluctuations
sont passagères.
Pour les marxistes, la crise est inhérente au capitalisme, elle en est sa
respiration et lui permet de répartir de plus belle jusqu’à la crise ultime qui lui
sera fatale.
III-LES TENDANCES RECENTES DU CAPITALISME
1-L’évolution des secteurs d’activité
Le secteur est l’ensemble des entreprises qui exercent la même activité
principale. On distingue principalement 3 secteurs d’activité économique : le
primaire (agriculture), le secondaire (industrie) et le tertiaire (services).
Tous les pays développés ont connu la même évolution de leurs secteurs
d’activité avec cependant quelques décalages. La part de l’agriculture diminue
dans la production totale pour ne représenter que 3 à 4% du PIB ou de la valeur
ajoutée : c’est le déclin de l’agriculture.
L’industrie, dans un 1er temps, a pris le relais du secteur primaire mais
depuis les années 70-80, sa part décroit dans la production totale passant de 40
à 35% du PIB : c’est le déclin de l’industrie ou la désindustrialisation.
Les services à leur tour connaissent un développement continu. Leur part
représente 66% de la production totale et emploie 70% des actifs : c’est la
tertiairisation.
2-Les facteurs explicatifs de l’évolution des secteurs d’activité
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 28
L’évolution sectorielle s’explique par l’accroissement de la productivité. En
effet, les gains de productivité d’abord obtenu dans l’agriculture ont permis de
libérer la main d’œuvre agricole et d’élever les revenus agricoles. Il y a donc eu
transformation de la main d’œuvre agricole vers le secteur industriel.
Le même phénomène s’est reproduit dans le secondaire quand les gains de
productivité y sont apparus. La désindustrialisation s’explique par
l’augmentation des revenus agricoles qui a entrainé une augmentation et une
diversification des produits industriels (loi d’Engel), le développement des
services à l’entreprise c’est-à-dire le recentrage ou la redéfinition des activités
et Certaines activités jadis exercées par les entreprises de services, il s’agit de la
publicité, la gestion, l’entretien, le gardiennage.
3-La concentration des entreprises depuis la fin de la guerre
Les modalités et les stratégies de concentration
Les techniques de concentration
Pour augmenter leur taille, les entreprises ont recours aux techniques
suivantes :
*La fusion : 2 entreprises s’associent et donnent naissance à une nouvelle
firme.
*L’absorption : Une entreprise avale une plus petite et la fait disparaître.
*La prise de capital ou participation : Une entreprise détient une partie du
capital d’une autre entreprise. Si le montant du capital détenu par l’entreprise
est strictement inférieur à 10%, c’est un placement. S’il est supérieur à 10%,
c’est une participation. S’il est strictement supérieur à 51%, c’est une prise de
contrôle.
Les stratégies de concentration
Elle peut augmenter sa taille soit :
*par croissance interne, dans ce cas les bénéfices sont investis.
*par croissance externe, il s’agit de rachat d’une entreprise.
Ainsi plusieurs stratégies sont envisageables :
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 29
STRATEGIES DEFINITIONS AVANTAGES INCONVENIENTS
Concentration Regroupement Elimination de la Risque
horizontale d’entreprises concurrence, (l’existence d’un
fabricant le économie d’échelle seul créneau, pas
même bien (en répartissant les de position de
(groupe de biens)taches entre les repli en cas de
établissements, crise), difficulté
accroissement du d’harmonisation
pouvoir de des politiques de
négociation auprès chaque
des fournisseurs établissement
Concentration Regroupement Sécurité des Risque de goulets
verticale d’entreprises débouchés et de d’étranglement
fabricant des l’approvisionnement, (ralentissement
biens possibilité de de l’activité suite
complémentaires recentrage sur une à une rupture de
à des stades activité (qui n’est pas stock)
successifs du touché par la crise),
processus de meilleure maitrise
production des coûts et des prix,
suppression des
intermédiaires)
Diversification Regroupement Limite les Image de marque
ou d’entreprises risques « ne pas floue
Concentration fabricant des mettre tous ses œufs
conglomérat biens disparates dans le même
panier »
4-Les relations entre les petites et moyennes entreprises et les grandes
entreprises
Après un fort mouvement de concentration, on revient, depuis la crise des
années 1970, aux vertus des petites et moyennes entreprises et le processus de
concentration s’est quelque peu ralenti. En effet, la petite taille semble plus
flexible et permet une adaptation rapide à la conjoncture (Small is beautifull) :
la structure est plus légère, l’ambiance plus conviviale, les nouvelles
technologies n’imposent plus la grande taille.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 30
Au Japon, c’est surtout la qualité des relations entre grandes et petites
entreprises qui assure la solidarité du tissu industriel. Les petites et moyennes
entreprises et les grandes entreprises (Zaibatsu en Japonais) sont
complémentaires, elles ont une structure pyramidale.
CHAPITRE II : LA CROISSANCE ECONOMIQUE DANS LES PAYS INDUSTRIALISÉS
CAPITALISTES (PIC)
I-LES 30 GLORIEUSES
De 1945 à 1973, les principaux pays capitalistes développés ont connu une
croissance de la production et de la productivité sans précédent. En moyenne,
le taux de croissance du PIB était de 5% par an. C’est surtout le Japon et la RFA,
les vaincus de la 2ème guerre mondiale qui ont connu la croissance la plus
vigoureuse avec respectivement 9,7% et 6,0%. C’est ainsi que l’on parle de
« miracle Allemand ».
Cette période faste (prospère) est appelée les « 30 glorieuses » selon
l’économiste Français Jean Fourastié.
La croissance va ainsi s’accompagner dans tous les P.I.C d’un réel
développement et d’une amélioration des conditions de vie.
II-INVESTISSEMENT ET PROGRES TECHNIQUE
1-Définition
Il est l’acquisition des moyens de production permettant de maintenir la
capacité de production.
2-Les différents types d’investissements
On distingue principalement 3 types d’investissements :
a- L’investissement de remplacement : C’est l’équivalent de
l’amortissement. Il s’agit de remplacer le matériel usé par l’identique.
b- L’investissement de capacité : Il s’agit d’acquérir de nouveaux matériels
en vue d’augmenter le stock de capital fixe existant.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 31
c- L’investissement de productivité : Il s’agit d’apporter le capital fixe qui
incorpore plus de progrès technique.
3-Les déterminants de l’investissement
4 raisons poussent les entreprises à investir :
a- La demande anticipée : Si l’entreprise prévoit une augmentation durable
de ses commandes, elle serait alors incitée à augmenter ses capacités de
production, donc investir. C’est ce principe de l’accélérateur qui est ainsi
évoqué car l’investissement va être très sensible à toutes les variations de
la demande. Cependant toute variation positive de la demande ne se
traduit pas forcement par un investissement supplémentaire. Cela
dépend :
-du taux d’utilisation des capacités de production ;
-des stocks existant sur le marché ;
-de la solvabilité de cette demande.
b- La rentabilité escomptée : L’investissement doit être rentable et
rapporter plus qu’il ne coûte. On utilise parfois « l’indicateur de
probabilité ». Ainsi le taux de rentabilité des investissements doit être
supérieur au réel des emprunts effectués par l’entreprise ; celle-ci est
alors incitée à emprunter pour investir : c’est l’effet levier de
l’endettement, c’est-à-dire les conditions favorables à l’endettement.
c- La situation financière ou le rôle du profit : Elle correspond à la
réalisation des profits par l’entreprise qui se trouve ainsi dans une
situation financière saine. Plus les profits sont importants, plus
l’entreprise à recours à l’autofinancement, plus sa capacité d’emprunt est
importante (car les banques lui font confiance).
D’où la célèbre citation du chancelier Allemand Helmut Schmidt : « les
profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois
d’après demain ». L’entreprise peut aussi utiliser ses profits pour
rembourser ses dettes (ou se désendetter), elle peut également faire la
spéculation financière en plaçant ses profits sur le marché financier où ils
sont bien rémunérés.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 32
d- Le coût relatif du travail et du capital : Si le coût du travail est
relativement plus élevé que celui du capital, l’entreprise décidera alors
d’acheter de nouvelles machines que d’embaucher des travailleurs.
4-L’investissement et croissance économique
L’investissement occupe une place prépondérante dans l’activité
économique puisse qu’il transforme les conditions de l’offre des biens et
services et qu’il est une des composantes de la demande à court et long terme.
a) -Une composante de la demande
On peut assimiler l’investissement à une demande de bien de production
(ou bien d’équipement). Quand l’investissement augmente, la demande
globale augmente ainsi que la production et le revenu. Selon le principe du
multiplicateur d’investissement, le revenu national va augmenter plus que
proportionnellement à l’augmentation initial de l’investissement.
b) -La transformation des conditions d’offre
Les investissements de productivité intègrent les dernières nouveautés du
progrès technique. L’innovation est une source du progrès technique et elle
peut prendre plusieurs formes : l’innovation du produit, celle du procédé de
fabrication, celle l’organisation.
Pour Joseph Aloïs Schumpeter, l’innovation serait à la base de la croissance
économique et du cycle (Nikolaï) Kondratieff car elle permet de réaliser des
gains de productivité important.
Ainsi les innovations importantes arriveraient par vagues ou par grappes.
Elle peut être le fruit du hasard mais elle est de plus en plus faite de longues et
coûteuses recherches.
Plusieurs étapes se succèdent dans le processus de recherche :
-la recherche fondamentale : L’apparition de nouvelles connaissances
(exemple mathématique) ;
La recherche appliquée : Dans ce cas elles sont orientées vers un objectif ;
-le développement expérimental : On se lance dans la réalisation nouvelle.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 33
La dépense intérieure de recherche développement (DIRD) permet de
mesurer l’effort de recherche développement (RD). Dans les PD on consacre de
plus en plus une partie importante du PIB aux dépenses de recherches. La
nature des recherches dépend d’un pays à l’autre. On distingue des recherches
civiles ou militaires, privées ou publiques.
5-Investissement, progrès technique et emploi
La nature de l’investissement va influer sur l’emploi :
•l’investissement de remplacement a un effet nul ou neutre sur l’emploi
•l’investissement de capacité a un effet positif
•l’investissement de productivité a des effets ambigus : à court terme il y a
suppression d’emplois.
A long terme il y a création d’emplois grâce à la baisse du prix de vente des
produits (réalisation des économies d’échelle), mais les emplois créés
nécessitent plus de qualifications.
De façon générale, pour connaître l’influence du progrès technique sur
l’emploi, il faut comparer les taux de variation de la production et de la
productivité.
III-LE MARCHE DU TRAVAIL
1-Définition
Il est le « lieu » où se confrontent l’offre et la demande de travail, l’offre et
la demande d’emploi.
•L’offre de travail (ou demande d’emploi) émane des ménages.
•La demande de travail (ou offre d’emploi) émane des entreprises.
2-Les déterminants du marché de travail
a- L’offre de travail : La population active permet de se faire une idée sur
l’offre de travail. Plusieurs facteurs agissent soit négativement ou
positivement sur la population active : la démographie pure c’est-à-dire la
natalité et la mortalité, la scolarité (à travers l’âge d’aller à l’école et la
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 34
durée des études), le solde migratoire, le taux d’activité surtout des
femmes (qui, de plus en plus, arrivent massivement sur le marché du
travail), l’âge de la retraite.
b- Les transformations de la population active : Dans les pays capitalistes
développés, la population active ne cesse d’augmenter mais elle est
sujette à de multiples fluctuations. Elle a connu les transformations
suivantes :
*La féminisation : De plus en plus, les emplois se féminisent pour diverses
raisons, le développement de la fonction publique qui offre une garantie,
l’évolution du statut de la femme.
*La salarisation : Il s’agit de l’augmentation du taux de salarisation c’est-
à-dire la proportion des salariés parmi les actifs (70 à 80%) dans tous les
pays capitalistes développés excepté le Royaume Uni. Cela s’explique par
le déclin du secteur primaire, de l’artisanat, de la concentration des
entreprises, du développement de la fonction publique, d’un désir accru
de sécurité.
*La tertiairisation : Le développement des services a permis de créer des
emplois qui sont la plupart du temps occupés par des femmes (commerce,
secrétariat, santé).
c- La demande de travail : Dans les pays capitalistes développés, seuls le
Japon et les USA créent régulièrement des emplois de 1974 à 1988. Quant
à la France et la RFA, le niveau de leurs emplois reste stable. Les emplois
ainsi crées sont du tertiaire. C’est encore le Japon et les USA qui créent
des emplois industriels durant la même période.
La création d’emplois par les entreprises dépend spécialement du niveau
de la demande des biens et services et celui du coût salarial c’est-à-dire le
salaire et les charges salariales.
3-Les analyses traditionnelles du marché du travail
a) -La vision libérale
Pour les économistes libéraux, le travail est une marchandise comme une
autre. L’offre et la demande de travail sont fonction du niveau de salaire.
Le marché du travail est toujours en équilibre ou revient automatiquement à
l’équilibre (si toute fois elle est rompue) en laissant fluctuer le salaire.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 35
Le chômage résulte ainsi d’un salaire trop élevé que les rigidités empêchent
de baisser (l’influence des syndicats, l’institutionnalisation des salaires…).
Pour ces mêmes libéraux, le chômage est grande partie volontaire.
b) -La vision keynésienne
Le salaire ne détermine pas le niveau d’emploi, celui-ci est fonction de la
demande globale prévue c’est-à-dire la demande effective.
Pour les keynésiens, s’il y a chômage c’est que la demande est insuffisante
voire faible. Il faut donc augmenter les revenus. Sous cet angle, la solution
préconisée par les libéraux ne fait que détériorer la situation du marché du
travail. La baisse des salaires entraine celle de la demande des biens et
services.
4-Les nouvelles analyses du marché du travail
a) -La théorie de répartition
Le niveau du salaire est le résultat d’un rapport de force entre patronat et
salariat qui veulent chacun s’approprier une part importante de la valeur
ajoutée. Cependant une seule répartition de cette valeur entre les profits et les
salaires est à mesure d’assurer une meilleure création d’emplois.
b) -La théorie d’équilibre
Quand les prix ou les salaires sont rigides, le chômage classique et le
chômage keynésien peuvent coexiste
Marché des biens
Excès d’offre Excès d’offre Excès de
demande
Marché du
travail Chômage Chômage
keynésien classique
Excès de Stockage Inflation
demande
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 36
C) -L’école de la régulation
L’état du marché de travail dépend du rapport salarial qui caractérise les
relations entre salariés et détenteur du capital. Ce rapport salarial évolue avec
le temps jusqu’en 1929. L’Etat intervenait très peu et le salaire fluctuait
librement (la régulation concurrentielle). Durant les 30 glorieuses il intervient
et réglemente pour soutenir la demande des biens et services à travers
l’indexation, le salaire minimum (SMIC), les prestations familiales.
5-Les effets de la crise sur le marché du travail
a) -La montée du chômage
Le taux de chômage ne cesse d’augmenter dans pays capitalistes
développés et avoisine les 10% au plus profond de la crise des années 70.
Cependant le Japon reste proche du plein emploi (avec un taux de chômage
sensiblement égal à 2,9%.
Les 2 chocs pétroliers ont eu une influence bien marquée. Depuis lors la
situation s’améliore où se stabilise. Devant le chômage certaines couches ou
catégories sont plus exposées ou vulnérables que d’autres, il s’agit :
•des femmes qui font l’objet de discrimination à l’embauche car elles sont
moins organisées dans les syndicats, exercent des emplois précaires, touchent
des salaires d’appoint et elles se caractérisent par l’absentéisme.
•des jeunes qui n’ont pas assez d’expérience.
•des moins diplômés car ils ne sont pas assez polyvalents, c’est pourquoi de
nos jours il y a une course aux diplômes.
b) -La segmentation du marché du travail
Le marché du travail serait en fait fractionné en segment :
*le segment primaire et le segment secondaire
-le marché primaire (ou central) rassemble la main d’œuvre indispensable à la
bonne marche de l’entreprise. C’est aussi la main d’œuvre stable, elle est
qualifiée et syndiquée, touchent des salaires élevés et bénéficient d’avantages
sociaux importants ;
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 37
-Le marché secondaire (ou périphérique) a les caractéristiques inverses. Sur ce
segment la main d’œuvre est composée de jeunes, de femmes et d’immigrés
qui jouent le rôle d’amortisseurs aux fluctuations de l’activité.
*Le marché interne et le marché externe
-la distinction porte sur les modalités de recrutement et de promotions : le
marché interne concerne les emplois offerts à la main d’œuvre déjà employée
par l’entreprise ; le marché externe concerne les emplois pourvus par
recrutement sur le marché du travail.
Types de Avantages Inconvénients
marché
Marché *Les cadres connaissent tous les Formation longue et
interne rouages coûteuse
*Promotions possibles
(motivantes)
Marché *Choix plus large pour *Proportion faible
externe l’entreprise *Méconnaissance de
*Formation plus élevée l’entreprise
c-La précarisation de l’emploi
A partir des années 1970 dans les P.I.C, la nature de l’emploi va évoluer.
C’est pourquoi on passe de l’emploi typique qui s’st développé lors des 30
glorieuses a une multitude d’emploi atypique :
*l’emploi typique, normal ou total a les caractéristiques suivantes : un seul lieu
de travail, un seul employeur, un contrat à durée déterminée (CDI), une bonne
qualification, des salaires élevés, des possibilités d’avancement dans la carrière,
d’affiliation à un syndicat, le bénéfice de la sécurité sociale.
*l’emploi atypique, précaire ou instable a les caractéristiques contraires à celles
de l’emploi typique. Elle est à l’origine de l’apparition des formes particulières
d’emploi (FPE) telle que le travail à temps partiel, le travail temporaire
(intérimaire ou intérim), le contrat à durée déterminée (CDD), les stages (les
TUC ou les SIVP), l’apprentissage.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 38
• TUC (travaux d’utilités publiques) sont des stages effectués dans
l’administration publique.
• SIVP (stage d’insertion à la vie professionnelle) est effectué dans les
entreprises privées.
Le stage donne droit au paiement d’un salaire minimum. A l’issue des stages
dont le but est d’acquérir l’expérience, 30% des jeunes trouvent un emploi
stable (typique).
c) -La flexibilité du travail
Selon certains analystes, l’important volume de chômage constaté est
imputable à l’existence de rigidité qui empêche le marché du travail de
fonctionner correctement. Ces rigidités sont salariales (salaires trop élevés),
réglementaire (poids du syndicat, de l’Etat) ou concerne la gestion des
sureffectifs (lenteur de l’ajustement de l’emploi effectif à l’emploi désiré).
Pour revenir au plein emploi, il faut rendre au système productif une
certaine flexibilité afin que celui-ci s’adapte au moindre coût aux variations de
l’activité.
La flexibilité du travail se définit comme l’ensemble des mesures permettant
à l’entreprise d’adapter l’effectif de ses travailleurs aux fluctuations de l’activité
économique (ou de l’environnement). On peut distinguer plusieurs types de
flexibilité :
Types de Objectifs visés Moyens utilisés Exemples
flexibilité
*Quantitative *Répondre aux -temps partiel -lois de Delebarre et
-interne fluctuations du (chômage partiel) Séguin
-externe volume de -heures -CDD, intérim,
l’activité supplémentaires autorisations
-faire varier la -aménagement du administrative de
durée du travail temps de travail licenciement
-faire varier les -licenciement
effectifs -formes
particulières de
l’emploi
-l’externalisation
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 39
(sous traitance)
*Qualitative *Répondre aux -retour sur le -robot
-main d’œuvre variations de la salaire minimum programmable
capital composition de la -rogner l’influence -usine flexible
demande syndicale
-accroitre la -désagrément de
polyvalence l’Etat
*Salariale *Réduire les coûts -TUC, SIVP
salariaux -retraite privée
-réduire les -grèves aux USA et
salaires et les au Royaume uni
cotisations
sociales
6-L’organisation du travail
Tout long de l’histoire du capitalisme, l’organisation du travail va être à
l’origine des gains de productivité. Depuis le XVIIIe siècle, Adam Smith avait mis
l’accent sur le principe de la division du travail qui rendait le travail plus
efficace.
a) -Le taylorisme
Les principes du taylorisme :
Frederic Winslow Taylor (1856-1915) va être à l’origine de l’organisation
scientifique du travail (OST) basée sur les principes suivants :
-la parcellisation des taches : La fabrication d’un produit est décomposée en
une multitude d’opérations élémentaires de production (chaque travailleur est
spécialisé dans une tache et une seule qu’il doit répéter en permanence). Ainsi
le travail qui relève des ingénieurs est méthodiquement séparé du travail
d’exécution qui est l’appalachien des ouvriers, des manœuvres, des contre
maitres ;
-le chronométrage : On recherche le « one best way » c’est-à-dire la meilleure
façon de faire en décomposant les mouvements, en éliminant les gestes
inutiles, les flâneries. L’application de ces principes ont permis d’augmenter
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 40
fortement la productivité, mais le travail est déqualifié c’est-à-dire qu’il a perdu
tout son contenu).
Les principes du Fordisme :
Ils ont été adoptés aux USA en 1918, en Europe après la 2ème guerre
mondiale. Henri Ford va ajouter au principe du taylorisme plusieurs
améliorations :
-le convoyeur pour la chaîne de montage : Les produits se déplacent vers les
travailleurs à un cadence plus ou moins élevée ;
-les pièces sont standardisées et produites en grande série : Ce qui se traduit
par une diminution du coût unitaire ;
-le salaire des travailleurs est augmenté : Il gagne en effet 5$ par jour (five
dollars per day). Ainsi les travailleurs deviennent les principaux débouchés de
leurs productions. Ford a donc distribué le pouvoir d’achat.
Partout dans les P.I.C le fordisme a été à la base des 30 glorieuses.
b) -Un modèle de crise
Les symptômes de la crise :
A partir des années 1970, les gains de productivité vont connaître un
ralentissement. Les travailleurs vont de plus en plus manifester leur refus de
l’organisation taylorienne du travail. Les manifestations de cette crise sont les
suivantes :
-l’absentéisme des travailleurs augmente ;
-le taux de Trun over devient de plus en plus fort, les malfaçons augmentent.
Ces révolutions ont reflété le manque d’intérêt du travailleur pour son
emploi. En plus l’automatisation et la diversification du goût du public ou le
consommateur expliquent aussi cette crise.
Les aménagements apportés :
Plusieurs formules ont été développées pour « remotiver » le travailleur ou
lui donner quelques responsabilités :
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 41
-la rotation des postes : Le but est de lutter contre la monotonie ;
-l’élargissement des taches : Le nombre de taches effectué par ouvrier
augmente ;
-l’enrichissement des taches : Il s’agit de donner plus de responsabilités à
l’ouvrier ;
-le travail en équipe : Il s’agit de donner plus de responsabilité à une équipe ;
-le cercle de la qualité : Il repose sur le volontariat des ouvriers. Ce sont des
conseils lors ‘une assemblée générale des ingénieurs et des patrons ;
-la participation ou le partenariat : C’est le fait d’intéresser le travailleur aux
résultats de l’entreprise.
c) -Les nouvelles organisations du travail : le TOYOTISME
Taïchi Ohno a introduit les nouvelles méthodes de production dans la firme
de construction automobile TOYOTA. Ce qui a permis le passage du taylorisme
au toyotisme.
-la méthode Toyota a été conçue pour s’adapter à un contexte de croissance
lente qui a débuté en 1973 et aux conditions de diversification de la
production.
Elle repose, selon Ohno, sur 2 principes essentiels :
-la production juste à temps : Elle accorde la priorité à l’aval sur l’amont. En
effet dans le système Toyota, la logique part des commandes adressées à
l’entreprise pour remonter vers l’amont. L’objectif visé est de produire les
quantités visées par le marché et seulement cette quantité ou « zéro stock » ;
-l’auto activation : Elle consiste à doter d’une certaine autonomie, les
machines et les salariés des ateliers afin d’activer les mécanismes d’arrêt de la
production lorsque des anomalies sont constatée.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 42
CHAPITRE III : LES CRISES DES ANNEES 70-80 ET LES POLITIQUES ANTI CRISES
I-LES CARACTERISTIQUES DE LA CRISE DES ANNEES 70-80
Les 30 glorieuses ont laissé la place aux 20 moroses (20 ans de morosité ou
de difficultés économiques) qui se caractérisent :
1-Le ralentissement de croissance économique
Les pays de l’OCDE voient leur taux de croissance diminuer de moitié (1,5 à
2% en moyenne). Malgré cela le PIB continue à augmenter (à la différence de la
dépression des années 30).
La crise est surtout ressentie dans le domaine industriel, la production
mondiale diminuant en 1975 et en 1982. Ce ralentissement affecte tous les
pays du monde.
2-La flambée des prix (inflation)
On passe d’une moyenne de 4% d’inflation sur la période 1963-1972 à une
inflation à 2 chiffres : 2 pics sont mis en évidence, 1974-1975 (1er choc
pétrolier) et 1980-1981 (2ème choc pétrolier). A partir de 1981, on assiste à un
mouvement de désinflation (différent de la déflation).
3-La montée du chômage
Jusqu’en 1973, l’OCDE connaissait une situation de plein emploi. Depuis lors
le taux de chômage ne cesse d’augmenter mais reste néanmoins fluctuant.
Avec les chocs pétroliers apparaît une nouvelle situation « la stagflation »
c’est-à-dire la coexistence d’une croissance (stagnation) et d’une forte
inflation.
4-Les déséquilibres
a) -Les déficits extérieurs
Jusqu’en 1974-1975, les balances des paiements courant sont à peu près
équilibrer ; par la suite on distingue 2 catégories de pays : le Japon et la RFA qui
sont largement excédentaires et les autres avec surtout les USA qui sont
déficitaires. Ainsi le déficit des USA atteint des proportions énormes à la fin des
années 1980 (154 milliards de $ en 1987).
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 43
b) -Les besoins de financement des administrations
La crise va perturber les comptabilités publiques surtout en 1975 et en 1982.
Les déficits budgétaires vont devenir la règle, tout comme la montée de
l’endettement (en 1982 la dette des USA s’élevait à 3000 milliards $ contre
1200 milliards pour les pays du tiers monde).
En pourcentage (% ) du PIB 1961-1973 1983
USA -0,4% -4%
Japon +3,7% -3,7%
RFA +0,4% -3%
France -0,5% -3%
II-LES FACTEURS EXPLICATIFS DE LA CRISE
1-Une explication conjoncturelle
La faute au pétrole ?
2 chocs pétroliers vont venir bouleverser l’économie mondiale :
*En 1973, la guerre du kippour aboutie à la multiplication par 5 du prix du baril
de pétrole.
*En 1978-1979, la révolution en Iran, puis la guerre en Irak entrainent un
doublement du prix du pétrole de 1979 à 1980.
-les conséquences sont les suivantes : L’augmentation du prix de l’énergie a
alourdi le prix des consommations intermédiaires et les hausses des prix se
répercutent à l’ensemble de l’économie. Les ressources énergétiques
augmentent, les revenus disponibles pour les autres consommations et
l’investissement se contractent (entrainant une diminution de la demande
nationale et mondiale).
Ainsi le ralentissement de la demande provoque la stagnation de la
production et la hausse du chômage. Malgré tout, les chocs pétroliers
n’expliquent pas tout même s’ils ont provoqué la crise. Le prélèvement
pétrolier (ou la fortune pétrolière) n’aurait représenté qu’1% du PIB. Beaucoup
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 44
d’indicateurs se sont détériorés avant 1973 : la productivité, la rentabilité du
capital…
2-Les causes profondes de la crise
a) -La crise de l’innovation
La crise des années 70-80 marquerait le retournement au cycle Kondratiev
et verrait la fin des innovations porteuses des années 50 (automobiles). Les
nouvelles technologies seraient moins nombreuses et moins créatrices
d’emplois.
a) -La crise de l’intervention de l’Etat
Pour les libéraux, l’Eta intervient trop mal dans l’économie :
*les prélèvements obligatoires paraissent excessifs. En 1985, Ils représentaient
45,6% du PIB en France ; 29,2% aux Etats-Unis ; 28% au Japon. Ils découragent
alors l’initiative privée et le travail, ils favorisent la fraude fiscale et le travail au
noir.
*les dépenses de l’Etat sont inefficaces et créaient la bureaucratie. Ainsi les
dépenses de relance « keynésiennes » ne font que remplacer le mal en
favorisant l’inflation.
c) -La crise du fordisme
La crise de l’organisation du travail provoque le ralentissement de la
productivité alors que sur la même période les besoins en capitaux
augmentent. Les gains de productivité sont dès lors insuffisants pour assurer le
financement de l’investissement et l’augmentation du salaire réel (le beurre et
l’argent du beurre).
c) -La crise monétaire
L’effondrement du système monétaire international (SMI) hérité de Brettons
Wood (1945) suite à la non convertibilité du dollar en or déclaré par Nixon en
1971 va entrainer la désorganisation monétaire internationale.
III-LES REMEDES PROPOSÉS
1-Les instruments de la politique économique
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 45
On distingue deux types de politiques : la conjoncturelle (court terme) et la
structurelle (moyen ou long terme).
POLITIQUES ECONOMIQUES INSTRUMENTS OBJECTIFS
*Le budget de -relancer la
l’Etat (dépenses) demande de
peut être utilisé l’emploi ;
dans le cadre -ralentir l’activité,
POLITIQUE d’une politique : combattre
BUDGETAIRE -de relance : les l’inflation
dépenses
publiques
augmentent, les
impôts diminuent,
POLITIQUE on utilise les
CONJONCTURELLE déficits
OU KEYNESIENNE budgétaires ;
-de rigueur : on
diminue les
dépenses de fond,
on augmente les
prélèvements.
-le taux -Politique
d’escompte dans expansionniste
le cadre de la (soutenir la
POLITIQUE relance ; demande) ;
MONETAIRE -l’encadrement -politique
des crédits, restrictive :
quantité de refroidir la machine
monnaie, le économique, lutter
volume des contre la hausse
crédits ; des prix ;
-les réserves
obligatoires
diminuent, le taux
d’escompte ;
-l’open market ;
POLITIQUE -un Etat peut -obliger les
EXTERNE (TAUX choisir d’avoir une entreprises à faire
DE CHANGE) monnaie forte ; des efforts de
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 46
-il peut dévaluer.
productivité : anti
inflation ;
-relance des
exportations.
PLANIFICATION -le plan (indicatif) Orienter les
décisions
d’investissements
des entreprises
privées ;
-subventions ; - Orienter les
POLITIQUE -les décisions
STRUCTURELLE POLITIQUE nationalisations ; d’investissements
INDUSTRIELLE des entreprises
privées ;
-contrôler les
secteurs clés, lutter
contre le
monopole,
« constituer une
vitrine sociale »,
orienter les
investissements.
-la fiscalité Corriger certaines
POLITIQUE DE augmente la part inégalités,
REVENUS des salaires et des redistribuer de
profits dans la manière plus
valeur ajoutée ; efficace.
-prix : certains prix
peuvent être
contrôlés ;
Des politiques mixtes peuvent être menées (à la foi budgétaire et
monétaire). Des politiques agissant en sens inverse peuvent se succéder « stop
and go » (c’est-à-dire la politique de relance suivie d’une politique de rigueur
ou d’austérité).
2-Deux exemples de politique économique
a) -La relance keynésienne
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 47
*les mesures prises
-L’Etat réévalue 9 fois le SMIC de juin 1981 à mars 1983 (40%), augmente les
prestations sociales (dépenses de santé), allocation de chômage ;
-le gouvernement crée également 240 000 emplois publics de 1981 à 1983 et
nationalise les grandes entreprises et les banques. Au total, la relance entraine
80 million de francs.
*les résultats
La relance aboutie à une augmentation de la production en 1981-1982
(+2,5% en 1982) alors que les autres pays sont en récession. Par contre, l’effet
inflationniste est prononcé et le différentiel d’inflation avec les pays
partenaires s’élève. Le taux de chômage se stabilise.
Dès 1983, le déficit extérieur se détériore (100 milliards de francs en 1982
contre 50 milliards en 1981) et le déficit budgétaire atteint les 3% du PIB.
*la mise en place de l’austérité
La relance s’est heurtée à la contrainte extérieure : la production augmente
plus fortement en France qu’ailleurs ce qui entraine l’augmentation des
importations. Les prix augmentent plus fortement qu’ailleurs ce qui se traduit
par une baisse des exportations.
Pour combattre le déficit extérieur, le franc est dévalué 3 fois de suite (de
1982 à 1983) les salaires sont gelés (bloqués), on réduit le volume du crédit, on
augmente les prélèvements, on freine les dépenses.
b) -La politique Américaine sous Ronald Reagan (1980-1988)
*les principes
La politique économique de Ronald Reagan est bornée sur les théories
monétaristes et sur celles de l’économie de l’offre.
*le monétarisme
Pour Milton Friedman (1912-2006), il existe un taux naturel ; toutes
tentatives pour diminuer ce taux n’aboutit qu’à augmenter le niveau des prix.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 48
La seule politique économique consiste à surveiller la quantité de monnaie
générant de l’inflation.
*l’économie de l’offre ou « supply side economy » (Arthur Laffer)
Pour ce courant de pensée économique, « trop d’impôts tue l’impôt » : Une
trop forte imposition diminue les rentrées fiscales en décourageant l’activité (le
travail) et en encourageant la fraude (le travail au noir). La diminution des
impôts peut donc relancer l’activité sans pour autant générer les baisses de
recettes pour l’Etat et donc sans provoquer le déficit budgétaire.
*les mesures : On distingue 2 phases :
De 1980 à 1982 :
-la politique budgétaire : Le programme ERTA (Economic Recorvery Tax Act)
prévoit de fortes diminutions d’impôts. Les dépenses civiles sont aussi
diminuées contrairement aux dépenses militaires. Un fort mouvement de
déréglementation sur le plan de l’emploi et de la concurrence accompagne
cette politique (surtout au niveau des compagnies aériennes) ;
-la politique monétaire : Paul Volker, président de la FED (Fédéral Reserve
Bocard System), contrôle la croissance de la masse monétaire, ce qui se traduit
par l’envolée des taux d’intérêt de 5 à 14% voire 15% qui va empêcher toute
reprise économique et plonger les USA et le reste du monde dans la récession.
Fin 1982, il y a 12 millions de chômeurs et un déficit budgétaire de 200 milliards
de $.
De 1983 à 1988 :
A partir de 1983, le gouvernement Américain semble faire marche arrière :
le programme TEFRA augmente les impôts, la banque centrale relance sa
politique monétaire entrainant la chute des taux d’intérêt qui va relancer la
consommation et l’investissement. Avec ces nouvelles mesures l’économie
Américaine connaît une forte reprise qui se caractérise par : la désinflation, la
baisse du chômage (5,5% en 1989), la création de 6 millions d’emplois de
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 49
novembre 1982 à juin 1984. Cependant cette reprise va se traduire par une
dégradation des échanges externes (avec la flambée du dollar : 1$=10FF en
1985).
CHAPITRE IV : LES TRANSFORMATIONS SOCIALES
I-STRUCTURE DE CLASSE ET MOBILITE SOCIALE
Structure de classe
1-Définition
On appelle classe sociale la division en un certain nombre de couches
sociales ou groupes sociaux (stratification sociale ou hiérarchie sociale).
2-La classification des individus
Comment classer les individus dans les groupes sociaux de tel sorte que les
groupes soient le plus homogène possible : 2 grandes écoles se penchent sur ce
problème.
a) -Les Marxistes
Pour ceux-ci, l’appartenance de classe d’un individu est définie par la place
qu’il occupe dans le processus de production c’est-à-dire la possession ou la
non possession des moyens de production. D’où l’existence de la bourgeoisie et
du prolétariat.
b) -Les fonctionnalistes
Ce sont Weber en Allemagne et Parsons aux USA. Ils déterminent des
critères sociaux économiques tels que la possession, le niveau du revenu, la
consommation, etc. C’est cette conception qui a conduit l’INSEE en France à
adopter la nomenclature des CSP (devenu les PCS en 1982)
3-L’évolution des classes sociales
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 50
a) -Le développement des classes moyennes
Ce concept apparaît vers les années 30. Halbwachs (sociologue Français de
1875 à 1945) les définit comme ‘’les catégories qui ont un revenu et un
patrimoine de niveau moyen, intermédiaire entre ceux des classes les plus
élevées et ceux des classes les plus basses’’.
Cette notion est assez floue et mal définie car les catégories ainsi
rassemblées présentent des caractéristiques fortes différentes sur le plan du
travail et des idées politiques.
c) -La classe ouvrière
50% des ouvriers vivent dans des maisons individuelles (dont 37% sont
propriétaires de leurs logements). De plus en plus d’ouvriers partent en
vacances, ont des voitures et un niveau d’équipement ménager de plus en plus
élever.
La classe prolétaire de jadis défavorisée, exploitée aurait-elle disparue ? Ce
serait elle bourgeoise ? Si les conditions de vie des ouvriers se sont nettement
améliorées, la classe ouvrière conserve pourtant un certain nombre de
spécificité qui sont dominées et démunies.
d) -Les employés
Théoriquement un groupe social est d’autant plus fort et structuré qu’il se
retrouve en dehors du lieu de travail, dans un milieu homogène partageant les
mêmes conditions de vie.
En France, le cas de la classe ouvrière et de la paysannerie correspond à
cette situation. Mais les employés, assez homogènes dans le domaine du
travail, ont des comportements forts différents en dehors du travail.
La mobilité sociale
1-Définition et caractéristique
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 51
Elle est le trajet accompli dans l’espace social par un individu ou un groupe
social. Elle est le plus souvent liée à un changement de profession. On distingue
2 types de mobilités sociales :
•la mobilité intergénérationnelle : C’est la mobilité professionnelle d’un
individu au cours de sa vie. Par exemple un ouvrier qui devient stable.
• la mobilité intergénérationnelle : C’est la mobilité professionnelle d’un
individu par rapport à la profession exercée par ses ascendants. Par exemple un
enfant et son père ; un petit fils et son grand père.
La mobilité sociale peut être horizontale c’est-à-dire un changement de
profession n’entrainant pas une véritable modification.
Par exemple un employé devenu cadre moyen.
Elle peut être verticale c’est-à-dire un changement de profession entrainant
soit une ascension sociale soit un déclin social.
2-La mesure de la mobilité intergénérationnelle
Elle s’effectue à l’aide de table de mobilité sociale dont le but est de décrire
les changements dans le statut social des individus d’une population par
rapport au statut social des ascendants de ces individus.
*Le statut social est le plus souvent exprimé par les CSP.
*On peut dresser les tables sur 2 générations (mobilité sociale entre père et
fils ; entre mère et fille), sur 3 générations (entre grand père et petit fils, etc.).
*Pour que l’analyse soit homogène, il est nécessaire de prendre en compte
le statut social des individus et de leurs ascendants au même âge (45 à 59 ans).
a) -La lecture d’une table de mobilité sociale
Soit une population de 1000 individus répartie en 2 classes sociales : la
classe supérieure (CS) et la classe populaire (CP). On peut alors dresser une 1ère
table de mobilité sociale :
CLASSE DES FILS CS CP TOTAL
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 52
CLASSE DES PERES
CS 250 150 400
CP 100 500 600
TOTAL 350 650 1000
A partir de ce tableau on peut établir 2 types de tables de mobilité sociale :
-la table de destinée sociale :
Elle permet de savoir ce que sont devenus les enfants issus d’une même
classe sociale c’est-à-dire dont les pères appartiennent à la même classe
sociale. La destinée sociale se lit en lignes. Exemple sur un total de 400 enfants
dont les pères appartenant à la CS, 250 sont devenus CP. En ligne on part de
l’origine, on recherche le devenir de l’enfant. On peut établir la table de
destinée sociale exprimée en %
CLASSE DES FILS CS CP TOTAL
CLASSE DES PERES
CS 62,5 37,5 100
CP 16,67 83,33 100
62,5 signifie que sur 100 enfants issus de la CS 62,5 sont devenus CS.
On s’aperçoit que la grande majorité des enfants (62,5% des enfants CS et
83,33% des CP occupent la même position sociale que celle de leurs parents.
-la table de recrutement social :
Elle permet de savoir l’origine sociale des individus appartenant à telle ou
telle classe sociale (c’est-à-dire dans quelle classe les individus appartenant à
telle ou telle classe sociale ont-ils été recrutés ?).
Le recrutement social se lit en colonnes, exemple sur 350 enfants
appartenant à la CS, 250 sont issus de la CS et 100 sont issus de la CP. En
colonne on part du devenir, on recherche l’origine de l’enfant.
Il est aussi possible d’établir une table de recrutement social en % :
CLASSE DES FILS CS CP
CLASSE DES PERES
CS 71,43 23,08
CP 28,57 76,92
TOTAL 100 100
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 53
On s’aperçoit d’un phénomène « d’auto recrutement ». La grande majorité
des enfants CS sont issus de la CS idem pour les enfants CP.
b-Calculs relatifs à l’immobilité ou rigidité sociale à la mobilité sociale
Elle est représentée par des individus occupant la même position sociale que
leurs pères (intersection des lignes et des colonnes de même nature ou chiffre
sur la même diagonale).
La mobilité sociale est représentée par des individus dont la position sociale
est différente de celle de leurs pères (intersection des lignes et des colonnes de
nature différente ou chiffres hors de la diagonale).
En se basant sur la table des effectifs, il est alors possible de déterminer un
coefficient ou un pourcentage de rigidité et de mobilité sociale.
Coefficient d’immobilité sociale =
Coefficient de mobilité sociale =
Ainsi 750 individus sur 1000 sont immobiles (soit 75% de la population
totale) alors que 250 sont mobiles (soit 25%).
REMARQUE
A l’extrême, l’immobilité parfaite serait de 100% et la mobilité nulle tandis
qu’à l’inverse une mobilité parfaite de 100% donnerait une rigidité nulle.
II-LES FACTEURS DE MOBILITE SOCIALE
On distingue 2 facteurs importants :
1-L’évolution des structures de mobilité structurelle
C’est une mobilité forcée entrainée par l’évolution des structures au cours
du développement économique. Cela est dû à la disparition ou à la régression
de certaines professions et le renforcement d’autres.
Les agriculteurs avec la création des grandes exploitations sont les CSP en
déclin. Avec la croissance économique, certaines activités se développent
(tertiairisation des emplois). Cela entraine la prolifération des emplois.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 54
La structure démographique s’joute à celle de l’économie pour expliquer la
mobilité sociale (la fécondité est très élevée chez les employés). La mobilité de
circulation est liée aux désirs, aux aspirations de l’individu voulant accéder à un
niveau supérieur.
2-Le capital économique social et culturel
Le capital économique, composé du patrimoine et du revenu, est variable
d’une classe à l’autre. Il sera laissé en héritage aux enfants, c’est ce qui
explique une certaine absence de mobilité.
Le capital culturel est le niveau d’éducation des parents et l’ensemble des
connaissances culturelles, le savoir faire, du langage qui crée un environnement
favorable dans lequel puiseront les enfants. Il joue un rôle très important.
Le capital social est l’ensemble des connaissances, des relations sociales
dont disposent les parents et qui seront bénéfiques aux enfants.
Partie V
LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
CHAPITRE I : HETEROGENEITE DU TIERS MONDE
I-UN PROBLEME DE TERMINOLOGIE
Les économistes ont du mal à nommer les pays non industrialisés. En effet il
n’existe pas un terme approprié pour les désignés :
•Alfred Sauvy fait explicitement allusion au tiers Etat de la révolution
Française ou à un 3ème monde entre les pays capitalistes et socialistes
développés d’où le terme de tiers monde.
•On oppose également les pays du sud aux pays du nord.
•Si on raisonne en termes de retard, on trouve successivement les pays sous
développés, les pays en voie de développement et les pays en développement.
II-LA DIVERSITE DES SITUATIONS
Le tiers monde n’est pas un ensemble homogène :
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 55
•sur le plan géographique, les débouchés sur la mer, les dotations en
ressources naturelles, les superficies et les reliefs, les populations, les climats
sont très différents d’un pays à l’autre.
•sur le plan historique, la plupart des pays du tiers monde ont été colonisés
mais les conséquences furent différentes (la colonisation Française est
différente de la colonisation Anglaise).
•les niveaux de développements sont eux-mêmes très différents. On
distingue à cet effet des pays à faible revenu (avec des revenus inférieurs à
480$/habitants), des pays à revenu intermédiaire (inférieur à 6000$/habitants)
et des pays à revenu élevé (les pays producteurs de pétrole en particulier).
•le revenu n’est pas le seul critère de distinction. Les pays les moins avancés
sont surtout localisés en Afrique. A l’autre extrémité, il ya les nouveaux pays
industrialisés (NPI) qui se sont hissés au niveau des pays développés avec les
caractéristiques suivantes : une épargne plus forte, une démographie plus
stable, la part de l’industrie dans le PIB supérieur à 30%, l’analphabétisme est
moindre.
III-LES POINTS COMMUNS
Les pays du tiers monde sont ceux où les coûts de l’homme ne sont pas
couverts. De plus, les économies sont essentiellement agricoles dualiste et
désarticulées : l’économie traditionnelle coexiste avec l’économie moderne
urbaine mais les relations entre ces secteurs sont relativement faibles, les
activités ne sont pas complémentarités : le développement de l’une n’entraine
pas celle de l’autre.
CHAPITRE II : LES ANALYSES DU SOUS DEVELOPPEMENT
I-LE COURANT LIBERAL S’OPPOSE AU COURANT MARXISTE OU TIERS
MONDISTE
1-L’analyse libérale
a) -Le sous-développement : un problème naturel ou culturel
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 56
*Le climat, la pauvreté du sous sol, le relief, la fréquence des catastrophes
naturelles vont être incriminés. Ces facteurs constituent effectivement un
handicap pour les pays en développement. Ils demeurent insuffisants pour
expliquer le sous développement (par exemple le Japon, les pays Scandinaves,
le Brésil, la RDC).
*Les mentalités, la culture ou les traditions vont être accusées de constituer
des freins au développement : les structures sociales comme l’organisation de
la famille, les fêtes, l’idée du profit ou de subsistance, les structures politiques
(Etat instable, administration corrompue), les structures religieuses (l’hostilité
au progrès, le fanatisme, les castes), la conception du temps, le rôle de la
femme et de l’enfant, l’interdiction de l’insurge… peuvent en effet bloqués le
processus de croissance.
*Les plus extrémistes vont faire appel à la hiérarchisation des races pour
expliquer le sous développement.
b) -Une analyse externe de retard
Selon Rostov, le développement est linéaire. Les pays en retard connaissent
la marche vers la société de consommation de masse.
2-L’analyse externe de domination
Le développement de certains pays provoque le sous développement des
autres.
a) -L’analyse non Marxiste (François Perroux, Paul Bairoch)
Sans qu’il ne soit de volonté d’exploitation, la différence dans le
développement du tiers monde amène une création de profits. Actuellement, il
est plus difficile d’accéder au développement car les pays du tiers monde sont
en situation de concurrence vis-à-vis des pays industrialisés. Il faut donc
disposer d’un appareil de production efficace, compétitif et donc coûteux.
L’épargne interne, l’Etat insuffisant, les pays en développement doivent faire
appel aux capitaux étrangers.
3-L’analyse Marxiste
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 57
Le sous développement résulterait de la colonisation et de l’exploitation des
pays « périphériques » par les pays du centre. La domination étrangère a
destitué les économies traditionnelles :
•Nouvelles formes d’administration publique, nouvelles normes de
consommation, spécialisation défavorable, le pillage des ressources naturelles,
etc.
•Depuis l’indépendance, le néocolonialisme aurait succédé au colonialisme :
les secteurs rentables de l’économie sont toujours possédés par les capitaux
étrangers, la domination est à la fois technologique, commerciale (en ce qui
concerne le marché des matières premières minérales et agricoles) et politique.
Le commerce international permettrait aussi l’exploitation du tiers monde :
ce phénomène se traduit par la dégradation ou détérioration des termes de
l’échange dont la formule est la suivante :
Indice des termes de l’échange =
Si cet indice diminue cela signifie que pour obtenir la même quantité de
produits importés, il faut exporter une quantité plus grande de produits.
L’évolution des termes de l’échange des pays en développement a toujours
été fluctuante : ils se sont appréciés durant les 2 guerres mondiales ainsi qu’en
1973-1980. Depuis les années 1950, les termes de l’échange se dégradent. Pour
expliquer cette évolution, on peut mettre l’accent sur :
•la distribution différente des gains de productivité entre PED et PD.
•Une mauvaise spécialisation : les matières premières minérales et agricoles
sont extrêmement sensibles à la demande internationale c’est-à-dire que leurs
prix varient en fonction de la demande des pays consommateurs sur le marché
international.
• Une inflation plus forte dans les PED et dans les PD : les monnaies des PED
se déprécient ce qui renchérit les importations.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 58
CHAPITRE III : LES STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT
I-LA PLACE DE L’AGRICULTURE
Le développement du tiers monde passe par l’auto suffisance alimentaire et
une plus grande productivité agricole : une hausse de la productivité libère la
main d’œuvre pour l’industrie, garantie l’approvisionnement des villes, permet
d’accroitre les revenus agricoles et de constituer un marché interne.
1-Les reformes agraires
Elles répondent à plusieurs objectifs :
•assurer une plus grande justice sociale : la distribution des terres aux
paysans pauvres assure les besoins nutritifs et limite l’exode rural.
•obtenir une meilleure productivité : les grands domaines sont mal utilisés
(on y pratique généralement l’élevage extensif et les propriétaires sont
absentéistes) par contre les petites parcelles ne permettent pas la
mécanisation.
Le Japon, la Corée du sud, le Taïwan, la Bolivie, l’Egypte, etc. ont connu leur
reforme agraire. Celle-ci prend plusieurs formes : la collectivisation ou la
privatisation, la réglementation des fermages, le partage des grandes
propriétés ou la réunion des petites exploitations, la création de coopératives.
Ces reformes agraires se heurtent à certains obstacles : l’augmentation de
l’auto consommation, le rachat des terres par d’anciens propriétaires, les
difficultés de mise en valeur ou de financement. A titre d’exemple au Brésil en
1985, 1% des propriétaires possédaient 45% de la surface utile, 11 millions de
paysans étaient sans terre ; en Indonésie et en Bolivie 85% des ménages ruraux
étaient sans terres ou quasi sans terres.
2-La révolution verte
Dans les années 1960 au Mexique et en Inde, les variétés à hauts
rendements (VHR) de blé et de riz sont introduites et vont multiplier les
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 59
rendements par 3. Cette « révolution » permettra à l’Inde d’atteindre l’auto
suffisance alimentaire.
Le recours à ces VHR induit l’utilisation massive d’engrais, de pesticides et
nécessite une mécanisation poussée et les travaux d’irrigation important.
Cependant le coût de ces VHR est plus de 20 fois supérieures à celui des
variétés communes. L’importance des investissements renforce les inégalités
sociales, seuls les grands propriétaires pouvant les financer.
3-Le choix des cultures
Les agriculteurs des pays du tiers monde se trouvent souvent face à un
dilemme : favoriser les cultures vivrières permet l’auto suffisance et
correspond aux habitudes alimentaires et favoriser les cultures d’exportation
(ou cultures de rente) permet de se procurer des devises et de financer
l’industrialisation mais cela peut provoquer des famines, augmenter également
la dépense vis-à-vis de l’extérieur (instabilité des marchés, importations).
II-LES STRATEGIES D’INDUSTRIALISATION
On distingue 2 grandes catégories de stratégies :
•d’une part le choix d’un développement auto centré ou intraverti : les pays
refuges craignent leur insertion dans la division internationale du travail (DIT)
mais se heurtent à l’exiguïté du marché intérieur.
•d’autre part le choix d’une industrialisation extravertie, l’insertion dans la
DIT devant permettre le développement ou risque d’accroitre la dépendance.
1-Les stratégies auto centrées
Elles comprennent 2 types de stratégies.
a) -L’industrialisation par substitution d’importation
Il s’agit de remplacer les importations par des produits locaux.
e) -Les industries « industrialisantes »
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 60
La priorité est donnée aux industries lourdes qui ont de forts effets
d’entrainement sur le reste de l’économie.
2-Les stratégies extraverties
Elles comprennent essentiellement la stratégie d’industrialisation par la
promotion des exportations. Il s’agit d’exporter afin d’obtenir des devises qui
vont s’investir dans des secteurs plus capitalistiques. (Pour plus de détails voire
le tableau)
3-Les blocages à l’industrialisation
La boucle « Fordiste » n’existe pas : la production de masse n’est pas liée à la
consommation de masse (salaires faibles, marché intérieur faible). Le gaspillage
est important :
•on choisit souvent par prestige de grands projets complexes (du genre du
barrage Itaipu au Brésil) très coûteux et peut rentable alors que les micros
projets seraient plus rentables.
•les classes dirigeantes orientent les productions dans des directions peut
efficaces et s’approprient une part croissante de la richesse nationale qu’elle
n’investit pas dans le pays.
•le budget de l’Etat favorise la défense et l’armée (5% du PNB en 1980).
•la bureaucratie et la corruption découragent l’investissement.
CHAPITRE VI : L’ENDETTEMENT DU TIERS MONDE
L’évolution de la dette du tiers monde est fulgurante.
En 1973, elle s’élevait à 100 milliards $, 730 milliards $ en 1981, 1290
milliards $ en 1989, 1489 milliards $ en 1996, 2875 milliards en 2006. Mais c’est
au mois d’août 1982 que le phénomène se dégénère en crise de l’endettement
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 61
lorsque pour la 1ère fois le Mexique (pays lourdement endetté) se trouve dans
l’impossibilité de rembourser sa dette, suivi en suite par d’autres pays.
I-ORIGINE ET EVOLUTION DE LA CRISE DE L’ENDETTEMENT
Pour assurer leur croissance les PED confrontés à l’insuffisance de l’épargne
nationale vont avoir recours aux capitaux extérieurs. A cela il faut ajouter les
dépenses somptueuses de certains dirigeants, l’appel aux capitaux étrangers et
la fuite de capitaux ainsi que les crises de pétroles.
1-La situation au début des années 1970
En 1973, la dette du tiers monde était raisonnable et nullement inquiétante
(100 milliards $ US). Les recours aux banques étaient relativement limités
(30 000 milliards $) et les crédits sont généralement assortis de faibles taux et
à échéances lointaine.
2-La période 1973-1978
Le 1er choc pétrolier va détériorer la situation des PED non producteurs de
pétrole. Leurs déficits extérieurs s’aggravent et ils doivent se tourner vers le
système bancaire international.
Durant cette période, les pays les plus endettés (situer surtout en Amérique
latine) ont voulu continuer à assurer une croissance économique aussi soutenu
que par le passé, détériorant davantage la situation (importations massives, les
taux d’intérêts s’élèvent et les échéances se raccourcissent.
3-A partir de 1978
Le climat d’optimisme va pousser les banques à distribuer largement les
crédits aux pays du tiers monde sans tenir compte suffisamment de la
solvabilité potentielle des débiteurs.
C’est dans ce concept qu’intervient alors le 2ème choc pétrolier entraînant la
stagflation dans les pays industrialisés et une forte augmentation du service de
la dette (suite à la hausse vertigineuse des taux d’intérêt des banques qui
atteignent 20%).
En 1982 la profonde détérioration de la situation économique des pays du
tiers monde déclenche « la crise de l’endettement ».
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 62
II-LES MENACES QUI PESENT SUR LE SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL ET
LA RECHERCHE DE SOLUTION
Depuis 1930, le monde n’a pas connu de crise financière grave mais la
menace est de nouveau réapparue avec la crise de l’endettement. En effet la
fiabilité des banques risque de suivre celle tiers modiste.
Pour éviter le crash attendu, le FMI intervient d’une part pour faire pression
sur les banques afin qu’elles acceptent essentiellement le paiement des
intérêts dus et repoussent le paiement de la dette et d’autre part sur les pays
endettés pour qu’ils établissent leurs équilibres budgétaires et extérieur.
Pour résoudre le problème de la dette, les plans de « rééchelonnement » se
succèdent depuis août 1982. A partir de 1985, le plan Backer met l’accent sur
la nécessité de croissance des PED pour relancer leur solvabilité. Le plan Brady
en mars 1982 pose le problème de réduction des dettes commerciales dans les
PED.
Récemment, l’initiative des PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) a été mise en
place dans le but d’annuler tout en partie les dettes des pays du tiers monde
ayant consentis des efforts de redressement économique.
III-L’AIDE
Mis en place par les PD, elle a pour but de palier les difficultés des pays du
tiers monde. Elle se présente sous plusieurs formes :
1-L’aide publique au développement
Elles désignent les prêts du secteur public assortis de conditions inférieures
à celles du marché et des dons. Elle était fixée à 1% du PIB mais le comité
d’aide au développement (CAD) l’estime actuellement à 0,35%.
2-L’aide privée
Elle regroupe les dons des organisations non gouvernementales (ONG) mais
également des crédits à l’exploitation, les investissements de porte feuille, les
investissements directs à l’étranger (IDE).
L’aide peut être bilatérale ou multilatérale, liée ou non liée.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 63
3-L’UE et les pays ACP
L’UE fournit une aide spécifique aux ACP dans le cadre des conventions de
Lomé sous la forme d’une coopération financière et technique, d’une aide à la
stabilisation des recettes d’exportations et une facilité de financement de la
production minière.
Partie VI
LA MONDIALISATION DE L’ECONOMIE
CHAPITRE I : LE COMMERCE INTERNATIONAL
I-STRUCTURE DE L’ECHANGE INTERNATIONAL
1-L’évolution du commerce mondial
Dans une perspective historique longue, depuis 1800, le commerce mondial
(exportations et importations) a été multiplié par 300. Seules les années 1930-
1945 se sont traduites par un recul des échanges.
Dans une perspective plus récente, de 1950-1988, le commerce mondial a
décuplé pour atteindre 3000 milliards $. Les 2 chics pétroliers ont
particulièrement marqué le commerce mondial. Ce qui a fait qu’il a connu un
recul en 1975 et en 1981-1982.
La croissance des exportations sur la période a été plus forte que celle de la
production montrant ainsi le développement du commerce international.
Depuis 1960, la plupart des pays se sont ouverts sur l’extérieur (à partir d’un
taux d’ouverture ou taux d’exportation = ).
Ainsi à l’époque, les pays Européens étaient plus ouverts car ils consacraient
25% de leurs productions aux exportations. Par contre les USA et le Japon
demeurent relativement fermés (avec un taux d’ouverture sensiblement égal
à 10%)
2-Les produits échangés
Part dans les échanges courants 1963 1997
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 64
Produits agricoles 29 11
Produits minéraux 16 13
Produits manufacturés 52 73
La part des produits primaires ou produits de base (produits agricoles ou
minéraux) diminue passant de 45% à 24% alors que celle des produits
manufacturés augmente pour représenter 73% en 1997.
Cette dernière situation s’explique par le nouvel ordre économique
international ou redistribution de carte mondiale avec la spécialisation de
certains pays du tiers monde dans les produits manufacturés.
De nos jours on parle d’une nouvelle division internationale du travail (DIT)
par opposition à la DIT traditionnelle (spécialisation dans les produits de base).
3-La géopolitique de l’échange
Le commerce mondial est concentré entre les mains d’une minorité. Les
USA, l’Allemagne et le Japon assurent à eux seuls le tiers des exportations et
des importations mondiales. Ils sont suivis par la France, la Grande Bretagne,
le Canada, l’Italie, les Pays Bas ; ces derniers réalisant 59,5% des exportations
et 58% des importations.
Depuis les années 1970, on assiste à l’avènement des NOPEI (nouvel ordre
économique international) avec l’entrée d’un groupe de pays en
développement qui joue un rôle important dans le commerce international. Il
s’agit des nouveaux pays industrialisés (NPI) qui comprennent les 4 pays d’Asie
du sud (Hong Kong, Corée du sud, Singapour et Taïwan) ainsi que 2 pays de
l’Amérique latine (le Brésil et le Mexique).
Les années 1980 ont vu à leur tour surgir un second groupe de PED
exportant des produits manufacturés. Il s’agit essentiellement d’autres pays
asiatiques comme la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie. Les seuls pays d’Asie
restant encore en retard par rapport aux autres étant la Birmanie et la
Mongolie (le chef de file pour la locomotive étant le Japon).
II-LES THEORIES DE L’ECHANGE INTERNATIONAL
1-Les fondements de la DIT
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 65
a) -La théorie des avantages absolus « Adam Smith »
Chaque pays doit se spécialiser dans la production des biens où il est le plus
performant et importer les autres biens pour lesquels il ne détient pas un
avantage absolu.
Chacun des participants à l’échange y gagne, la communauté à intérêt à
échanger avec l’extérieur.
f) -La théorie des avantages comparatifs
Pays A (Angleterre) Pays B (Portugal)
1 pièce de drap 100 hommes par an 90 hommes par an
Vin 120 hommes par an 80 hommes par an
Le pays B a un avantage absolu dans les 2 productions. Chaque pays va alors
se spécialiser dans la production de la marchandise pour laquelle il est
relativement plus performant. Ainsi pour le drap, la productivité du pays A est
90% de celle du pays B alors que pour le vin la productivité n’est que de 67% de
celle du pays B. Le pays A est relativement meilleur dans la production de drap.
Au niveau de l’ensemble de la collectivité, si chacun des pays se spécialise,
on obtiendra un gain de production.
Total des hommes disponibles Pays A : 220 hommes ; une pièce de drap est
obtenue avec 100 hommes, avec 220 hommes on obtient 2,2 pièces de drap.
Total des hommes disponibles pays B : 170 hommes ; le vin est obtenu avec 80
hommes donc avec 170 hommes on obtient 2,125 fois plus de vin.
g) -La théorie de la dotation factorielle
Chaque pays doit se spécialiser dans la fabrique du produit qui incorpore le
facteur de production le plus abondant et importer les produits nécessitant le
facteur de production la plus rare (théorie H.O.S = Heckscher-Ohlin-
Samuelson). Elie Heckscher, Bertille Ohlin et Paul Anthony Samuelson.
2-La remise en cause de l’échange international
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 66
Pour certains analystes (principalement les marxistes ou tiers modistes), le
commerce international ne profite pas équitablement à tous les participants.
a) -L’échange inégal : Théorie développée par Samir Amin et A Emmanuel
Les pays du « centre » exploitent ceux de la « périphérie » : les salaires étant
plus faibles dans les PED et les spécialisations peu avantageuses. Les PD
peuvent obtenir plus de travail qu’ils n’en offrent en échangeant les
marchandises.
h) -L’impérialisme : Rosa Luxembourg, Lénine
Les profits diminuant dans les PD, les capitalistes vont exploiter les pays
« arriérés » dans lesquels les perspectives de profits sont plus élevées. Cette
exploitation va d’abord prendre la forme d’exportations de capitaux
(investissements étrangers) ou de manière plus violente de création de
colonies.
c) -Les effets de domination : François Perroux
Les échanges internationaux résultent des rapports de force et de pouvoir. Il
y a des pays qui ont des monopoles sur certaines technologies ou qui les
maitrisent tandis que d’autres n’y ont pas accès.
Ainsi les PED qui veulent renter sur le marché international se voient contrer
par les PD qui ont une certaine avancée technologique.
3-Le libre échange ou le protectionnisme
Le libre échange est l’ensemble des mesures permettant d’assurer la libre
circulation des marchandises à travers la réduction ou la suppression des
barrières douanières.
Le protectionnisme est l’ensemble des mesures permettant de protéger les
produits nationaux contre la concurrence étrangère. Il revêt 2 formes :
•le protectionnisme tarifaire : Il s’agit de l’application des droits de douanes
pour empêcher l’entrée des produits étrangers sur le marché national.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 67
•le protectionnisme non tarifaire : Il s’agit des obstacles aux barrières
douanières non tarifaires pour empêcher l’entrée de produits étrangers. On
distingue :
°la réglementation sanitaire, la sécurité, la pollution ;
°l’instauration des normes ;
°les quotas, les contingents ;
°le contrôle tatillon, les détails, les formulaires ;
°les subventions.
On cherche à empêcher l’entrée des produits étrangers pour soutenir les
activités en difficultés, garder son indépendance ou encourager l’émergence, la
restructuration de nouvelles activités : ce sont les fondements du
protectionnisme.
L’économiste Allemand Fréderic List légitimise le recours au protectionnisme
sous certaines conditions. Cette protection doit être sélective et temporaire,
elle doit permettre de former la main d’œuvre, maitriser les techniques et
acquérir une taille minimum (c’est la théorie du protectionnisme éducateur).
Le recours au protectionnisme comporte des risques. L’adoption des
mesures protectionnistes engendre souvent des mesures de rétorsions,
l’insuffisance ou le surcoût de produits fabriqués localement. De plus la
réduction de la taille du marché ne permet plus la réalisation des économies
d’échelle et la coupure des technologies développées à l’étranger peut rendre
l’appareil productif obsolète. La concurrence extérieure est éliminée.
III-LES FACTEURS DE LA MONDIALISATION
La multiplication des Etas indépendants, les progrès des transports
n’expliquent qu’une partie du phénomène de la mondialisation. La
multinationalisation des firmes et les apports internationaux jouent également
un rôle primordial. La mondialisation est l’interpénétration des économies, la
conception d’un produit à l’échelle mondiale. Avec la mondialisation
l’économie est devenue un village planétaire.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 68
La globalisation : En plus de la mondialisation elle comporte la mobilisation
internationale des capitaux et le développement de la distribution.
1-Le rôle des firmes multinationales (F.M.N)
a) -Définition
La multinationale est une entreprise qui a implanté une ou plusieurs filiales
dans plusieurs pays avec une stratégie et une organisation conçue à l’échelle
mondiale (on les repère quantitativement grâce au IDH).
Les multinationales sont de types différents : primaires (exportations des
ressources naturelles), de la stratégie productive (avantage de la DIT, salaire,
productivité), à la stratégie commerciale (marchés importants).
b) -Les facteurs de la multinationale
*La contrainte d’approvisionnement : Il s’agit de la maitrise de l’exportation
des ressources naturelles et du contrôle de leurs distributions.
*Contenir les réglementations : La production sur place évite les barrières
douanières et les quotas. La multinationalisation permet de profiter de
« paradis fiscaux ».
*Augmenter ses parts de marché : La dimension internationale permet
d’accéder à des économies d’échelle, l’existence d’une présence en face des
principaux concurrents.
*La réduction des risques : Cela se fait à travers la diversification
géographique.
*Abaisser les coûts de production : Cela consiste à diminuer les coûts de
transports (quand on se rapproche du consommateur), les coûts salariaux.
c) -Les conséquences de la multinationalisation
Avantages Inconvénients
•Création d’emplois •Pillages des ressources naturelles
•Relance de la croissance •Concurrence possible des productions locales
•Réduction possible des •Rapatriement des bénéfices
importations •Emplois peu qualifiés
•Apport de capitaux •pollution
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 69
•Apport de technologies •Acculturation (nouvelles normes de
et de techniciens consommation)
•Distribution de salaires •Instabilité : la stratégie de la F.M.N est globale
•rentrées fiscales •Poids pour les finances publiques (engagement de
la part de l’Etat d’implanter des infrastructures)
•La mise en œuvre de techniques capitalistes
entraine une dépendance et des importations
massives
•Abus de pouvoir (les F.M.N imposent leurs
politiques à l’Etat)
Les conséquences sur le commerce international
Une grande partie du commerce mondial échappe aux lois du marché. Le
commerce intra firme ou le marché captif (le tiers du commerce mondial)
fonctionne selon une logique propre : fixation de prix de transfert, majoration
ou minoration de factures pour échapper à des taux d’impositions prohibitifs
ou aux droits de douanes, transferts de fonds plus discrets que le rapatriement
des individus. Les chiffres du commerce mondial dépendent alors de la
stratégie des F.M.N.
2-Les accords et les organismes internationaux
Plusieurs traités ou institutions se sont donnés pour objectif de faciliter les
échanges que se soit au niveau mondial ou à un niveau plus raisonnable.
a-Les accords du GATT (General Agreement on Tariff and Trade)
Le GATT est un traité signé pour la 1ère fois en 1947 par 23 pays et qui depuis
a vu se succéder plusieurs « négociations commerciales multilatérales »
(NCM), avec plus de 100 signataires mais moins la Chine.
En octobre 1994, le GATT contient 124 pays signataires dont le Mali.
En janvier 1995, le GATT devient l’organisation mondiale du commerce
(OMC) dont l’objectif est de développer le commerce mondial et le libre
échange.
*Les principes de base du GATT :
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 70
°la non discrimination entre produits nationaux et étrangers encore appelée
« clause de la nation la plus favorisée » (tous les pays doivent bénéficier du
meilleur traitement accordé).
°l’élimination des restrictions quantitatives : Interdiction des
contingentements, des obstacles non tarifaires.
°Interdiction du « dumping » et des subventions à l’exportation.
Ces principes sont, dans les faits, souvent accomplis ; l’objectif du GATT
étant avant tout d’éviter l’affrontement commercial (possibilité de quotas) en
cas de déficits grave de la balance commerciale (préférence tarifaire accordée
aux PED, création de zones de libre échange).
*Les différents cycles de NCM :
°Le Dillon round (1961-1962) : Réduction de 20% du TEC (Tarif Extérieur
Commun), diminution des droits de douanes.
°Le Kennedy round (1964-1967) : Baisse de 35% des tarifs douaniers.
°Le Tokyo round (1973-1979) : s’attaque aux obstacles non tarifaires.
°L’Uruguay round (1986-1993) : bloquait les produits agricoles, la CEE
s’opposant aux USA, les propriétés intellectuelles (logiciels), les échanges de
services (les assurances, les banques et le tourisme).
b-La création de zones d’échanges privilégiés
Il existe plusieurs étapes dans le processus d’intégration économique :
•zones de libre échange (baisse des droits de douanes) ;
•union douanière (baisse des droits de douanes plus TEC) ;
•marché commun (baisse des droits de douanes, TEC, plus la libre circulation
des capitaux et des personnes) ;
•union économique (baisse des droits de douanes, TEC, la libre circulation
des capitaux et des personnes, harmonisation des politiques économiques)
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 71
•intégration économique (baisse des droits de douanes, TEC, la libre
circulation des capitaux et des personnes, harmonisation des politiques, plus
autorités supranationale).
Quelques exemples
La CEE (1957) : 15 pays ; l’AELE (Association Européenne de Libre Echange en
1955) : 19 pays ; l’ASEAN ; le pacte Andin (1969) : 5 pays ; l’ALENA (Accord de
Libres Echanges Nord Américain en 1992) : USA, Canada, Mexique ; l’UEMOA
(Union Economique et Monétaire Ouest Africain en 1994).
CHAPITRE II : LE SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL
I-LES CARCTERISTIQUES DU S.M.I
Il (SMI) doit répondre à plusieurs questions :
-comment se convertissent les monnaies entre elles ?
-quels sont les moyens de paiements acceptés ?
Le SMI repose donc sur la convertibilité des monnaies entre elles et la
détermination des moyens de paiements acceptés par tous les participants.
1-La convertibilité des monnaies
Elle peut être :
-interne : C‘est la garantie donnée de rembourser les billets en or ou en argent
(métal) ;
Externe : C’est la garantie donnée de changer librement une monnaie contre
une autre. Néanmoins la convertibilité externe n’est pas toujours pleinement
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 72
assurée car il existe un contrôle des changes qui peut limiter les quantités de
devises échangées.
2-Le taux de change
a) -Définition
Le taux de change est le prix d’une monnaie en une autre monnaie.
Exemple : 1 dollar = 455 FCFA ; 1 euro = 655,956FCFA
Dans un système de parité flottante, une monnaie peut s’apprécier (il faut
moins d’unité monétaire nationale pour se procurer une monnaie étrangère).
Dans un système de change fixe, les monnaies se dévaluent ou se réévaluent
(avec l’accord des autorités monétaires concernées).
i) -Les déterminants du taux de change
Pour la théorie de la parité du pouvoir d’achat (PPA), une certaine somme
en monnaie nationale doit, une fois convertie en devises, permettre de se
procurer la même quantité de biens.
D’après cette théorie les variations du taux de change reflètent ainsi le
différentiel d’inflation entre les pays.
En fait cette théorie reste imparfaite, d’autres facteurs interviennent :
-le solde de la balance des opérations courantes : S’il est positif, la demande
de monnaie nationale augmente et celle de devise décroît. Si les
investissements directs étrangers dans les pays sont supérieurs aux
investissements directs nationaux, la demande de monnaie nationale croît et
celle-ci s’apprécie ;
-les taux d’intérêts à court terme élevé vont attirer les capitaux étrangers
(placements, investissements de porte feuille) et accroître la demande de
monnaie nationale ;
-la politique économique menée par le gouvernement et les autorités
monétaires : Emission excessive de monnaie, emprunts pour financer le déficit
public, le soutien de la banque centrale à sa monnaie ;
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 73
-les spéculations qui anticipent une variation des parités.
3-Les liquidités internationales
Le paiement des marchandises, le règlement des dettes nécessitent un
moyen de paiement accepté de tous et existant en quantité suffisante mais pas
trop abondante. La croissance de ces liquidités internationales doit suivre celle
des échanges. Historiquement les métaux précieux, le livre sterling (£), le dollar
ont été utilisés comme moyens de paiement. Aujourd’hui des unités de
comptes artificiellement créer : ECU (unité monétaire économique) et le DTS
(Droit de Tirages spéciaux) prennent le relais.
II-L’EVOLUTION DU SMI
1-Le SMI avant 1945
Le système reposait sur l’étalon or et l’étalon de change or dont les principes
sont les suivants :
a) -Dans le cadre de l’étalon or
Chaque monnaie est définie par un poids en or. Le taux de change se fixe
donc au rapport des poids en or des différentes monnaies appelé le pair
métallique.
Exemple : 1$ = 1,7145 gramme d’or ; 1€ = 2 grammes d’or alors 1€ = =
1,1665$.
b-Dans le cadre de l’étalon de change or
Pour faire face à la pénurie de métal précieux, les pays acceptent les devises
comme moyen de paiement à côté de l’or. Ainsi une monnaie peut être définie
en or ou en devise convertible en or ce qui privilégie les pays à monnaie forte
(FF, €, £, $).
2-Le système de Bretton Woods
En juillet 1944 deux plans étaient en présence :
-le plan Keynes qui proposa la création d’une banque et d’une monnaie
supranationale « le bancor » ;
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 74
-le plan white, soutenu par les USA l’emportera et proposa la création du SMI
(les USA ont eu les du stock mondial d’or).
a) -Les principes du S.M.I
-Les monnaies sont définies par rapport au dollar : Les parités sont fixes avec
une marge de fluctuation de plus ou moins 1% ;
-seul le dollar est convertible en or sur le bar de 35$ l’once (once = 32 grammes
environ) ;
-les banques centrales des autres pays interviennent pour acheter leurs
monnaies afin de défendre leurs parités ;
-le système de change est fixe mais ajustable (s’il y a une dévaluation
strictement supérieure à 10%) ;
-un Fond Monétaire International (F.M.I) est créé. C’est une caisse de réserve
commune alimentée par des apports des pays membres. La contribution des
pays « côte part » est proportionnelle à sa part dans le commerce international
( en or, en commerce international), l’objectif est d’assurer la coopération
monétaire et la stabilité des changes. Pour cela le fond prête des devises aux
pays en difficulté de paiement.
b) -Le fonctionnement
Le système a fonctionné correctement de 1958 à 1968.
De 1945 à 1958, ce fut le règne du dollar. Sur toute cette période le dollar
est « as good as gold » (le dollar est aussi bien que l’or).
De 1958à 1971, ce fut l’écroulement progressif du système. La confiance
placée dans le dollar et l’économie Américaine va se dégrader au fil des années.
En août 1971, le président Nixon suspend officiellement la convertibilité du
dollar en or. C’est la fin du système Bretton Wood.
Les critiques adressées au S.M.I :
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 75
-un système injuste : Les USA peuvent faire un déficit extérieur sans provoquer
une dégradation de leur taux de change et s’approprier ainsi la production à un
coût faible « c’est un déficit sans pleurs » ;
-un système incohérent : La croissance des liquidités dépend de la politique
monétaire Américaine. Seul le déficit Américain permet d’approvisionner les
banques centrales en $ ;
-un système fragile : La quantité de $ croît plus vite que le stock d’or alors que
les demandes de conversion peuvent mettre le système en banqueroute.
Malgré tous ces reproches, le cadre monétaire a été relativement stable et a
permis le développement des échanges.
3-Des changes fixes aux changes flottants
a) -Le passage à un nouveau système
-Les accords du Smithsonian Institue (Washington) tentent de restaurer
l’ancien système en élargissant les marges de fluctuation autour de la parité
officielle et en dévaluant légèrement le $ (38 $ l’once) qui n’est pas convertible.
Ces accords qui renforcent les privilèges Américains ne seront pas appliqués
très longtemps.
En 1973, la plupart des pays décident de ne plus défendre la parité de leurs
monnaies face au dollar ;
-les accords de la Jamaïque, en 1976, officialisent le flottement des monnaies ;
chaque pays a le choix entre 3 possibilités :
•définition de sa monnaie par rapport au DTS ou tout étalon autre que l’or.
•définition de sa monnaie par rapport à une ou plusieurs devises.
•laisser flotter sa monnaie sur le marché des changes. Dans le cas d’un
flottement « pur », la banque centrale n’intervient plus. Dans le cas d’un
flottement « impur », la banque centrale peut intervenir pour maintenir une
parité non officielle. Ces accords consacrent la détérioration de l’or.
j) -Les effets attendus du flottement des monnaies
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 76
Les changes flexibles seraient plus avantageux que les changes fixes :
- aucune monnaie n’est privilégiée ;
-les banques centrales n’ont plus à se constituer des réserves de devises ;
-les gouvernements peuvent mener une politique économique indépendante.
-les changes flottants corrigent automatiquement les déséquilibres de la
balance des paiements. En effet si certains de ces avantages existent en
flottement pur, en flottement impur il faut être plus nuancé.
Au contraire certains prétendent que les changes flottants peuvent entraver
le développement du commerce international en le rendant plus aléatoire et
donc plus risqué.
C) -Le rôle du dollar
Bien qu’ayant perdu son statut de privilégié, le dollar n’en reste pas moins
une monnaie très utilisée pour les règlements internationaux et constitue une
grande partie des réserves officielles de change (plus de 50% en 1991). Cette
persistance est due aux habitudes contractées depuis 50 ans et au poids
industriel, commercial et politique des USA.
L’économie mondiale est donc encore sous influence du dollar.
Un cours trop élevé du $ renchéri le coût des matières premières et de
l’énergie, alourdi la dette des pays débiteurs (car les créances sont libellées en
dollar).
Un dollar trop fort gêne la compétitivité Américaine, ce qui peut freiner la
croissance Américaine et mondiale et ne permet pas aux USA de rembourser
leurs dettes.
4-Une tentative de stabilisation des changes : Le système de change
Européen (SME)
Les pays de la CEE vont essayer de se réunir au sein d’un système de change
fixe. Une tentative naîtra en 1972 avec « le système monétaire Européen ».
Les monnaies Européennes sont toujours liées au dollar mais réduisent la
marge de fluctuation entre elles.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 77
A la suite de politique économique divergente, ce système se soldera par un
échec.
Le S.M.E verra le jour en 1979. Chaque monnaie est définie par rapport à
l’ECU. Il existe un cours central qui est la valeur d’un ECU en monnaie
nationale. DE ce cours central on déduit les cours pivots des monnaies deux à
deux.
Le fond de coopération monétaire (FECOM) tient le rôle du F.M.I et prête
aux pays en difficulté.
5-L’Euro et l’union économique monétaire
Le traité de Maastricht signé par les 12 le 7 février 1992 à instituer l’U.E. Son
programme doit conduire à la création d’une monnaie unique (l’euro) et d’une
banque centrale Européenne.
La mise en circulation de la monnaie unique a été effective le 1er Juillet 2002,
s’accompagnant également du retrait des monnaies nationales. Au 1er jour de
sa naissance 1€ = 1,1665$.
Les pays Européens ont opté pour un euro fort face aux autres monnaies
pour contraindre les entreprises à des efforts de compétitivités et combattre
l’inflation. Au cas échéant elles mettront l’accent sur la conquête des parts de
marché.
L’euro a toutes les qualités pour devenir une monnaie internationale car elle
remplit les fonctions d’unité de compte (facturation des échanges
commerciaux internationaux), de moyen de paiement international (il est
utilisé par les entreprises et les banques dans les opérations internationales).
En fin face à une baisse de l’importance relative du dollar, l’euro a la chance
de remplacer ce dernier mais il doit pouvoir s’imposer en Asie.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 78
Partie VII
Chapitre I : Sujets de dissertation économique corriges ainsi que des sujets de
réchauffement pour les élèves.
1) Sujets corrigés :
Sujet 1 : Apres avoir montrer que la baisse de la fécondité est un
comportement démographique commun aux deux régions, vous expliquez
qu’en retour cette baisse est différente suivant les régions.
Introduction :
De nos jours, tous les pays connaissent plus au moins une réduction de la
fécondité.
La baisse de la fécondité est la diminution du nombre moyen d’enfants par
femme.
Un comportement démographique est le fait qu’un couple envisage ou arrête
de faire des enfants.
Les régions sont constituées des pays développés et des pays en
développement.
A partir des années 1960-1970, cette baisse s’est généralisée dans le monde.
Cette baisse de la fécondité présente-t-elle les mêmes aspects dans les deux
régions ?
Dans une première partie, nous montrerons que les deux régions connaissent
ce phénomène et dans une deuxième partie, nous mettrons l’accent sur les
différences.
Développement :
La baisse de la fécondité est un comportement démographique commun aux
deux régions
Commencée très tôt dans les pays développés et tardivement dans les pays en
développement, la baisse de la fécondité peut être effectivement considérée
comme un phénomène universel.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 79
Sur 35 ans, cette baisse atteint 34% dans les PED et a été entamée a partir de
1970 ; 29% dans les PD depuis 1965, alors que la moyenne mondiale est de
30%.
Pour les pays du sud, les raisons de la diminution du nombre moyen d’enfants
par femme sont variées : le recours aux politiques antinatalistes, le
développement de l’instruction des femmes, une forte croissance économique,
les mesures de distribution sociale.
Dans les pays développés, elle s’explique par la baisse de la mortalité infantile,
l’accroissement du niveau de vie, la multiplication des biens, les Stratégies de
l’ascension sociale.
Si les régions se partagent ce comportement démographique, on note
néanmoins des variantes.
Cependant cette baisse est différente suivant les régions
La fécondité étant de 4 ,1 enfants par femme dans les PED, elle demeure
encore faible puisqu’elle est supérieure à 2,6 enfants par femme nécessaires
pour assurer le remplacement des générations.
Ainsi, cette évolution de la fécondité place les PED en pleine phase transitoire,
a l’origine d’un accroissement démographique important encore appelé
explosion ou inflation démographique.
Dans les pays développés elle est de 2,0 enfants par femme, un niveau en deçà
du seuil de remplacement. Ces pays sont en fin de transition et connaissent le
vieillissement.
Conclusion :
La baisse de la fécondité est un comportement démographique propre à
chaque région.
Malgré que les PED enregistrent la baisse la plus importante, la fécondité reste
forte. Cela est à l’origine de l’explosion démographique. Quant aux pays
développés, ils sont confrontés au vieillissement démographique. Ces
différentes évolutions ont des conséquences sur le développement de ces
régions.
De nos jours, on assite à l’apparition de phénomènes démographiques
nouveaux aux conséquences inattendues surtout dans les PED.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 80
Sujet 2 : Quelle analyse peut-on faire du déclin de certains secteurs dans
l’activité économique des pays industrialisés capitalistes ?
Après s’être développées, deux des branches se sont passe
successivement le relais.
Le déclin est la diminution de la part d’un secteur dans la production totale ou
la diminution de son importance.
Un secteur est l’ensemble des entreprises qui exercent la même activité
principale.
L’activité économique est l’ensemble des actes effectués par les différents
agents économiques se rapportant à la production, la répartition et la
distribution.
De la fin des années 1960 au début des années 1980, l’agriculture et surtout
l’industrie ont fait l’objet de mutations dans les PIC.
Quelle analyse peut-on faire du déclin de ces secteurs ?
Tout d’abord, nous aborderons les causes et ensuite les conséquences du
déclin de l’agriculture et de l’industrie dans l’activité économique des PIC.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Les causes du déclin de certains secteurs dans l’activité économique des PIC
L’évolution des secteurs d’activité s’est effectuée de la même manière
et à peu près à la même période dans tous les pays développés. Cela s’est fait
de façon harmonieuse et a touché profondément la structure de l’économie.
Le secteur primaire dont l’activité était dominante au XIXe siècle (20 à 55% du
PIB) voit sa part diminuer pour ne représenter que 2,3 ou 4% de la valeur
ajoutée. Cela s’explique par l’accroissement de la productivité agricole qui fut à
l’origine d’un transfert de main d’œuvre vers l’industrie.
Le secondaire a pris le relais et connut à son tour le même phénomène. Sa part
passe de 45 à 35% de la production totale. La désindustrialisation s’explique
par l’accroissement des gains de productivité, les lois d’Engel et le
développement des services à l’entreprise.
Cette métamorphose fit jouer à ces deux secteurs un rôle nouveau au sein de
l’économie.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 81
Les conséquences du déclin de certains secteurs dans l’activité économique
des PIC
L’agriculture plus que jamais se développe grâce aux gros efforts
d’investissement qui furent delle une véritable industrie lourde. Ainsi, elle
devient un puissant complexe agro-industrie et se trouve au centre d’un
système d’échanges marchands : en amont elle adresse des commandes de
biens d’équipements et autres intrants agricoles et en aval, elle fournit en
matières premières les industries agricoles et alimentaires.
L’agriculture participe alors dans tous les pays industriels à la croissance
globale.
Par ailleurs, on assiste à une augmentation et une diversification des
produits industriels dans le monde et surtout dans les pays capitalistes
développes. Grace à la réalisation des économies d’échelle ceux-ci sont de
moins en moins couteux et sont vendus à des prix relativement bas. Cela a
permis d’établir entre l’industrie et les services des relations d’association ou
de complémentarité (en permettant au tertiaire de se développer, le
secondaire à son tour se développe également) et de substitution (les produits
industriels désormais remplacent certains services).
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Le déclin qui s’explique par plusieurs facteurs à réduit la part de l’agriculture et
de l’industrie dans la production totale. Cela ne signifie guère leur disparition.
Cette mutation a fait plutôt jouer un nouveau rôle à ces deux secteurs qui a
permis de renforcer davantage l’activité économique dans les PIC.
L’évolution sectorielle dans les PED a été qualifiée de paradoxe avec le
gonflement excessif du tertiaire.
Sujet 3 : A l’aide de vos connaissances, vous discutez des effets du progrès
technique sur l’emploi.
Depuis très longtemps le rôle du progrès technique dans les sociétés
industrielles a toujours été une source de préoccupation souvent polémique
entre les acteurs économiques.
Le progrès technique est le processus général de développement et de
perfectionnement des méthodes et des moyennes de production destines à la
maitrise de la nature par l’homme en révisant de plus en plus l’effort humain.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 82
L’emploi est la somme du travail humain effectivement employé et réénuméré,
dans un système économique.
Depuis la révolution industrielle, il constitue un élément fondamental du
développement des économies modernes, même s’il est parfois sujet de
comportement de rejet et son transfère reste aléatoire.
Le progrès technique a-t-il des effets sur l’emploi ?
Dans une première partie, nous parlerons de ces effets négatifs sur l’emploi et
dans la seconde partie nous analyserons ces effets positifs sur l’emploi.
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Les effets négatifs du progrès technique sur l’emploi
A court terme les progrès techniques réduisent le volume de l’emploi :
substitution du capital au travail, gain de productivité et la croissance de la
production.
Le progrès technique des emplois qualifiés alors qu’il supprime des emplois non
qualifiés, des emplois qui seront créer nécessite une nouvelle formation élevée.
Les effets positifs du progrès technique sur l’emploi
A long terme les progrès techniques favorisent la création de l’emploi
en agissant sur l’offre et la demande à travers l’augmentation des gains de
productivités.
La création d’emploi est soumise à certaines conditions :
Reduction du temps du travail intense et fort, des formations etc.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Les effets du progrès technique sur l’emploi dépendent à des grandes parties
des conditions de partage de la valeur ajoutée. Tant que se partage se réalise
d’une manière équitable entre salariés et l’entreprise, l’accroissement de la
demande brut celui de l’offert et l’économie fonctionne sans réel déséquilibre.
Le progrès technique peut-il avoir des effets sur toutes les activités
économiques ?
Sujet 4 : Selon Thomas Robert Malthus la croissance démographique est un
handicap a la croissance économique ?
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 83
De nos jours la relation entre la croissance démographique ainsi
qu’économique engendre des difficultés dans beaucoup des pays.
La croissance dermographique est l’augmentation de la population sous l’effet
de l’excédent de naissances sur les décès.
La croissance économique est l’augmentation soutenue sur le long terme de la
production d’un pays.
La population ne cesse d’augmenter à l’échelle mondial depuis les années
1960.
Comment la croissance démographique peut-elle être un handicap a la
croissance économique ?
Tout d’abord, nous allons montrer que la croissance démographique est un
handicap a la croissance économique et ensuite que celle-ci a est un atout a la
croissance économique.
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La croissance démographique est un handicap a la croissance économique
Thomas Robert Malthus 1766-1834 dans son célèbre essai sur le principe de la
population, estime qu’il y a décalage entre la croissance de la population et
seul des substances. Selon lui la population varie selon une progression
géométrique lorsque la production varie selon une progression arithmétique
obéissant à la loi de rendement non proportionnelle, il en résulte misère et
pauvreté. Cet état des choses provoque la disparition du plus faible. Malthus
estime que l’Etat ne doit pas intervenir pour aider les pauvres, car leur
fournirent des aides, les encouragent à procréer et donc finalement à
multiplies des indigents (pauvres). Il suggère la limitation des naissances par les
seuls moyens moraux du mariage tardif et de la continence jusqu’au mariage.
Pour les antinatalistes, une forte croissance démographique est un obstacle a la
croissance économique.
Elle mène à l’épuisement des ressources naturelles ou leur exploitation à un
cout supérieur ; nécessite l’augmentation des investissements sociaux tel que
les hôpitaux ; écoles ; routes ; logements etc. …
La dégradation de l’environnement, aggrave aussi l’inégalité de la répartition
des revenues car le chômage élevé fait pression sur le salaire et concours à la
pauvreté. Dans les compagnes les nombres des paysans sans terre augmente
ce qui favorise un exode rural et alimente le chômage urbain.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 84
Par ailleurs, une croissance démographique peut aussi être un stimulant
précieux.
La croissance démographique est un atout a la croissance économique
Dans une conjoncture économique favorable, un accroissement
démographique peut jouer poussivement à la fois sur la demande des biens et
services et sur l’offre de travail des agents économique.
Les effets sur la demande des biens et services :
une population nombreuse provoque une augmentation des besoins donc de la
demande nationale. Pour satisfaire ces besoins supplémentaire les entreprises
sont incitées à produire davantage des biens et services pour le marché
intérieur. Pour se faire, les entreprises vont augmenter leur capacité de
production ce qui permettra d’élargir la taille du marché intérieur ; à créer des
nouveaux emplois et à distribuer des revenues. Cet élargissement de la taille du
marché permet d’absorber et de rentabiliser une production de masse.
Les effets sur l’offre de travail :
une population jeune et nombreuse permet de fournir une main d’œuvre,
marché disponible pour les productions industrielle et l’exploitation des
ressources naturelle du pays.
Par ailleurs, les jeunes générations sont souvent mieux instruites et former ce
qui rend leur productivité plu élevées.
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Il n’est semblé pas y avoir des relations bien définis entre la croissance
démographique et croissance économique.
Une population nombreuse est un atout jusqu’à un certain seuil (niveau) au-
delà duquel elle devienne un handicap. La croissance démographique ainsi
qu’économique font-elles bon ménage ?
Sujet 5 : L’entreprise n’investit que lorsqu’elle espère sur une rentabilité
financière.
Qu’en pensez-vous ?
Depuis les années 1971-1980 la rentabilité financière des entreprises est
de 6% avec un taux d’intérêt réel proche 3%.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 85
L’investissement est l’acquisition des moyens de production durable qui
accroit, modernise ou remplace la capacité de production de l’entreprise.
La rentabilité étant le rapport entre le revenu et le capital engagé, permettant
à l’entreprise d’acheter des équipements sans s’endetter.
De nos jours la plupart des entreprises investissent envie d’en tirer profit
Les entreprises peuvent-elles investir sans une rentabilité financière ?
Après avoir évoqué les formes de l’investissement, nous parlerons ensuite des
raisons qui poussent les entreprises à investir.
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Les formes de l’investissement :
L’investissement de remplacement qui consiste à remplacer un matériel use
par l’identique, dans le but de maintenir le niveau de la production.
L’investissement de capacité qui vise à accroitre le niveau de la production afin
d’augmenter les bénéfices, et permet d’agrandir les entreprises.
L’investissement de productivité qui vise à améliorer la productivité des
facteurs de production notamment l’efficacité du facteur travail.
Les raisons qui poussent les entreprises à investir :
L’investissement doit être rentable et rapporte plus qu’il ne coute. L’évolution
de la rentabilité constitue un indicateur des perspectives de rendement des
investissements projettes. Il faut que ces entreprises tirent un profit.
L’amélioration du niveau de ce profit favorise la reprise de l’investissement par
auto-financement. Tant que le rendement économique de l’investissement est
supérieur au taux d’intérêt, l’entreprise est incitée à emprunter pour investir,
mais ce comportement a ses limites.
Lorsqu’une entreprise doit satisfaire des commandes supplémentaires alors
que ses capacités de production sont saturées, elle est incitée à investir.
Quant au cout relatif du capitale, si le cout salarial augmente plus vite que le
cout du capital, les entreprises préférons toute choses égale par ailleurs ;
substituer du capital a du travail et donc automatiser les productions plutôt
qu’embaucher.
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En fin, si les entreprises ont des profits élevés, elle apparaissent plus crédible
lorsqu’elles cherchent des capitaux sur le marché financier, les entreprises
n’investit pas sans une rentabilité financière.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 86
Les couts d’ajustement important peuvent-ils freiner l’investissement.
Sujet 6 : Pour renouer avec la croissance et l’emploi les entreprises
capitalistes sont appelles à investir.
Consigne : Montre dans quelle mesure l’investissement aux effets souvent
négatifs sur l’emploi puis intéresser les entreprises capitalistes.
Depuis la période de forte croissance de la production et de la productivité de
1945-1973 dite (trente glorieuses) que l’accent a été mise sur la relation de
l’investissement de la croissance ainsi que de l’emploi.
La croissance est l’augmentation soutenue sur une longue période de la
production d’un pays.
L’emploi est la somme du travail humain effectivement employé et réénuméré,
dans un système économique.
L’investissement est l’acquisition des moyens de production durable qui accroit
modernisent ou remplacent les capacités de production de l’entreprise.
Les effets de l’investissement sur l’emploi peuvent-ils intéresser les entreprises
capitalistes ?
Après avoir parlé des effets négatifs de l’investissement sur l’emploie nous
évoquerons ensuite ces effets positifs sur l’emploi.
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Les effets négatifs de l’investissement sur l’emploi
Pa ailleurs, l’insuffisance de la demande effective peut bloquer
l’investissement, si cet investissement est freiné, les entreprises capitalistes ne
vont pas améliores leur demande d’emploi, ni crées des emplois.
L’investissement de remplacement avec ces effets sur l’emploi qui consiste à
remplacer un matériel use par une autre envie de maintenir le niveau de la
production dans l’entreprise. Il y a suppression d’emploi si la demande
n’augmente pas.
Les effets positifs de l’investissement sur l’emploi
Les gains de productivité entrainent une création d’emploi à cause de
l’accroissement de la demande dit à l’augmentation du pouvoir d’achat du fait
de la croissance des salaries, des sociales de l’augmentation des profits. Il crée
des emplois des nouvelles activités et met a la disposition des consommateurs
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 87
des produits capable de relancer la consommation, la croissance et donc
l’emploi.
Il y a une relation importante entre l’investissement et la croissance qui passe
par le mécanisme combines du multiplicateur et de l’accélérateur qui
entrainent une augmentation du revenu et de la demande, donc on peut dire
que la croissance et l’emploi ont des choses en commun. Les gains de
productivité apportent a l’entreprise une hausse de ces profits qui facilitera le
financement des nouveaux investissements, et l’entreprise pourra augmenter
les salaires et revenu de ces salaries et créée des emplois.
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Enfin les entreprises capitalistes sont obligées d’investir pour aboutir à une
forte croissance ainsi qua une création d’emploi, pour leur bon
fonctionnement, ces entreprises sont-ils toujours obligées d’investir pour
atteindre leurs objectifs.
Sujet 7 : Le phénomène du vieillissement démographique de plus en plus
touche sans distinction les pays développés et les pays en développement.
Depuis quelques années le phénomène du vieillissement démographique se
poursuit dans les pays développés et en cour dans certains pays en
développement.
Le vieillissement démographique est l’augmentation progressive de la part des
personnes âgées de 65 ans et plus dans la population totale.
De 1960 à nos jours, les pays développés sont confrontés au vieillissement
démographique, prévu bientôt pour certains pays en développement.
Ce phénomène touche-t-il les deux régions de la même manière ?
Dans la première partie, nous parlerons du vieillissement démographique dans
les PD et dans la seconde nous aborderons ce phénomène dans les PED.
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Le vieillissement démographique dans les pays développés
Ce vieillissement démographique dit d’une part à la baisse de la fécondité,
dont les facteurs sont les suivant : la baisse de la mortalité infantile,
l’accroissement du niveau de vie, la multiplication des biens de consommation
durable, le développement des moyens contraceptifs, l’urbanisation et la
stratégie de l’accentuions social, d`où une diminution de la population des PD.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 88
Ils connaissent ainsi un nombre important des personnes âgées, ce qui fait que
le seuil de remplacement des générations n’est plus assuré parce qu’il n’est pas
atteint.
Il y a moins des jeunes et davantage des personnes âgées. Les PD font face
aujourd’hui à un problème de financement des retraites. Le vieillissement
démographique est devenu un phénomène irréversible dans les pays
développés. Il pourrait entrainer des nouveaux flux migratoires en provenance
des pays en développement.
Le vieillissement démographique dans les pays en développement
Les PED sont en première phase du processus, mais le rythme du
vieillissement de la population devrait s’y accélérer d’une manière
particulièrement rapide.
Le vieillissement dans les PED constitue un problème critique en raison des
certains facteurs : la faiblesse de l’infrastructure institutionnelle capable de
satisfaire les besoins d’une population âgée de plus en plus nombreuse,
l’utilisation des moyens contraceptifs, planning familiale d`où une baisse de la
fécondité. En un mot ce vieillissement démographique qui est en cour dans les
PED serait cause par le même phénomène produit dans les PD.
En chiffre tant relatif qu’absolus et incertitude quant à la capacité des familles
de continuer à dispenser des soins médicaux aux vieilles personnes autrement
dus les personnes âgées.
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En définitif, le vieillissement démographique apparait comme une
tendance universelle, mais varie selon les régions (PD et PED). Et dans les
prochaine années tous les pays du monde connaitront un vieillissement
démographique surtout dans leurs structures, résultant de la baisse de la
fécondité et l’allongement de l’espérance de vie.
Peut-on empêcher ce vieillissement démographique dans le monde ?
Sujet 8 : Avec les transformations économique les pays industrialisés
capitalistes (PIC) ont connu une mutation de leurs secteurs d’activité.
Consigne : Apres avoir évoqué le cas du secteur secondaire, tu montreras si
de nos jours, la désindustrialisation se poursuit encore dans ces pays.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 89
Des 1945 à 1995 dans les pays industrialisés capitalistes, les secteurs
d’activité ont connu une évolution avec quelque décalage.
Un secteur d’activités est un secteur qui regroupe des entreprises qui ont la
même activité principale.
De 1970 à nos jours, les secteurs d’activités subissent une mutation dans les
pays industrialisés capitalistes.
Les pays industrialisés capitalistes ont-ils connues une mutation de leur secteur
secondaire ?
Après avoir évoqué le cas des secteurs d’activités et principalement le secteur
secondaire, nous montrerons si de nos jours, la désindustrialisation se poursuit
encore dans ces pays (PIC).
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Les secteurs d’activités
Les secteurs d’activités ont connu une mutation d`où un remplacement du
primaire : la part de l’agriculture baisse fortement dans la production totale.
Donc l’agriculture qui le secteur primaire crée de plus en plus moins d’emploi
et moins de richesse, d`où le déclin du secteur primaire. Suite à ce déclin le
secteur secondaire a pris la relève pendant longtemps, la diffusion des objets
industriels mais aussi l’industrialisation des certaines fonctions et là le gout
pour la technique et les objets matériels qui se sont combines pour soutenir la
demande des biens manufactures.
Depuis 1970-1980 l’industrie a vu sa part baissée dans la production totale.
Depuis ce temps l’industrie occupe une place de moins en moins importante
dans la population active totale et dans l’emploi. Avec la baisse du poids de
l’industrie dans l’activité économique, qui plonge le secteur secondaire dans la
désindustrialisation.
A la fin du secteur secondaire, le service à leur tour enregistre un
développement continu. Ce secteur est devenu le plus grand d`où réservoir
d’emploi. Le secteur tertiaire est tributaire de la croissance du secteur
secondaire.
Poursuite de la désindustrialisation dans les PIC
Ainsi nous pouvons dire que la désindustrialisation se poursuit encore dans les
PIC. La croissance de la production industrielle fut à la base de forte croissance
économique de la période appelée (trente glorieuses) par Géant Fourastié.
Depuis de la crise la croissance industrielle se ralentie et le secteur secondaire
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 90
perd des emplois, de ce fait, on considère parfois que les PIC connaissent un
déclin du secteur secondaire d`où une désindustrialisation.
Les PIC sont en désindustrialisation en raison de la diminution de la part
relative de la production industrielle dans la production totale mais surtout en
raison de la diminution en valeur absolue dans la plupart des PIC, de l’emploi
industriel par exemple depuis 2002 en France on assiste à une deuxième vague
de désindustrialisation, depuis cette date plus de 500 000 emplois industriels
ont été perdues.
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La baisse relative du secteur secondaire et la diminution de l’emploi
industriel ne signifie donc pas nécessairement un déclin de l’industrie, ce
phénomène est plutôt la conséquence logique du développement économique.
La tertiairisation n’est pas la conséquence d’une crise industrielle mais celle
d’une certaine maturité industrielle.
Ces pays traverses-t-ils une crise économique ?
Sujet 9 : La population mondiale sans doute a beaucoup augmentée mais
enregistre actuellement un ralentissement.
Consigne : A l’aide des documents et de tes connaissances personnelles, tu
aborderas les caractéristiques de ce ralentissement et évoqueras le
déséquilibre démographique qui en découle.
La population mondiale a connu tout d’abord une accélération à partir de
1950 suivie d’un ralentissement depuis les années 1960-1970 avec un taux
d’accroissement moyen proche de 1,5% par an.
Le ralentissement de la population est la diminution des personnes.
De 1960 à nos jours, la population mondiale ne fait que ralentir.
La population a-t-elle ralentie partout dans le monde ?
Après avoir parlé des caractéristiques de ce ralentissement, nous évoquerons
ensuite le déséquilibre qui en découle.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 91
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Les caractéristiques du ralentissement de la population mondiale
Le ralentissement de la population mondiale est dit à des caractéristique tel
que : la baisse de la fécondité, cette baisse est donc un phénomène universel
mais son rythme diffère selon les régions ; ainsi qu’une élévation du taux de
mortalité. L’explosion de la population mondiale que redoutaient les
démographes n’aura pas lieu. Pres que par tout dans le monde, l’augmentation
de la population ralentit.
Avec la politique de l’enfant unique, un taux de natalité entraînement bas et les
incessants progrès de la sante publique. Ce ralentissement de la population
pousse le monde au vieillissement démographique plus principalement les pays
développés et bientôt les pays en développement, avec une espérance de vie
mondiale de 2,8% de 1950 à 2010. Et le seuil de remplacement des générations
n’est plus assure, ce qui pousse le monde à faire face aux problèmes de
financement des retraites.
Le déséquilibre qui en découle
Cependant, depuis des siècles l’effectif de la population dans les PED est
supérieur à celui des PD.
Les pays développés enregistrent depuis 1960 une baisse significative de la
population moins de 20 ans. Il en résulte une augmentation de l’espérance de
vie à la naissance et un ralentissement de la population à tel point que le
renouvellement des générations n’est plus assuré, car le seuil de remplacement
n’est pas atteint.
Dans les pays du tiers monde l’augmentation de la population est ralentit a
causé d’une diminution des naissances due au passage progressif à l’Age
industriel et la société de consommation.
A l’échelle des continents l’Europe reste la région la plus vieille du monde et
l’Afrique sub-saharienne étant la plus jeune.
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En définitif, la population mondiale enregistre un ralentissement, d`où un
vieillissement démographique dans les PD et encours dans certains PED.
De nos jours se ralentissement de la population continu-t-il toujours dans le
monde ?
Sujet 10 : Quelle influence l’investissement a-t-il sur l’emploi ?
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 92
Il y a de cela des années le taux d’investissement ne cesse d’être à la
supériorité du taux de l’emploi.
L’investissement est l’acquisition des moyens de production durable qui
accroit, modernisent ou remplacent les capacités de production de l’entreprise.
L’emploi est la somme du travail humain effectivement employé et réénuméré,
dans un système économique.
De 1970 à nos jours l’investissement a une influence sur l’emploi dans le
monde plus particulièrement dans les pays développés.
L’investissement a-t-il une influence sur l’emploi ?
Après avoir évoqué les différentes formes de l’investissement et leurs
évolutions, ensuite nous parlerons de l’influence de l’investissement sur
l’emploi.
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Les différentes formes de l’investissement et leurs évolutions
L’investissement a trois formes qui sont les suivantes : l’investissement de
remplacement qui consiste à remplacer les moyens de production hors usage
(usés) ; dans le but de maintenir le niveau de la production.
L’investissement de capacité qui vise à accroitre le niveau de la production afin
d’augmenter les bénéfices, les parts du marché etc…. Il permet aux entreprises
de s’agrandir, de réduire le cout de production, faire face à un accroissement
de la demande et d’améliorer l’organisation productive.
L’investissement de productivité qui vise à améliorer la productivité des
facteurs de production notamment l’efficacité du facteur travail, par
l’acquisition des biens de production modernes et plus performants.
Dans réalité les trois formes de l’investissement ont souvent tendance à se
recouvrir. Il n’est pas toujours possible de le séparer dans une opération
donnée ce qui correspond à l’augmentation de la productivité et qui renvoie à
une hausse de la capacité productive.
L’influence de l’investissement sur l’emploi
Depuis 1974-1997 dans les PD le taux de croissance de l’investissement est
toujours supérieur à celui de l’emploi. L’investissement de capacité a un effet
positif sur l’emploi c’est à dire il crée d’emploi. L’investissement de productivité
a des effets ambigus. Il y a création des nouveaux emplois grâce à la baisse du
prix de ventes des produits, mais les emplois crées nécessite plus des
qualifications.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 93
Certes, il crée des emplois dans les secteurs qui produisent les nouveaux biens
d’équipement, mais il contribue souvent à en déduire dans le secteur
traditionnel.
Il y a création d’emploi à cause de l’accroissement de la demande issu de
l’augmentation du pouvoir d’achat du fait de la croissance des salaires et
l’augmentation du profits.
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En fin, l’influence de l’investissement sur l’emploi est une question que le
monde essaye de trouver la réponse, en investissant plus, peut augmenter le
profit et crée des nouveaux emplois. Et les chefs des entreprises font tout pour
embaucher plus des personnes à leur niveau.
Cet investissement permet-il toujours de créer des emplois ?
Sujet 11 : La croissance économique et le développement durable sont
difficilement conciliable.
Consigne : A l’aide des documents et de tes connaissances personnelles,
montre dans quelle mesure la croissance économique et le développement
durable peuvent se concilier.
Depuis des années les économistes essayent de trouver une réponse
pertinente a la conciliation de la croissance économique et du développement
durable.
La croissance économique est l’augmentation soutenue pendant une ou
plusieurs périodes de la richesse d’un pays.
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins des
générations présentes tout en assurant la sauvegarde de l’environnement pour
les générations future.
De nos jours, concilier la croissance économique et le développement durable
reste une difficile à surmontée.
Peut-on concilier la croissance économique et le développement durable ?
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 94
Dans une première partie, nous parlerons de l’incompatibilité de la croissance
économique et le développement durable, ensuite nous dirons que la
croissance économique et le développement durable sont compatible.
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L’incompatibilité de la croissance économique et développement durable
La croissance économique et le respect de l’environnement n’est sont pas
conciliable. En effet la croissance économique est à la base des externalités
négatives qui sont à l’encontre du bien être des vivants.
La consommation des produits polluants est responsable du réchauffement
climatique, et réchauffement de la terre est à l’origine de l’augmentation du
niveau de la mer, la fonte des glaciers et surtout du manque futur de vivres sur
la planète.
La croissance économique existe aussi sur le déséquilibre qui peuvent naitre de
la croissance, d`où certains critiques considèrent que la croissance économique
bénéficie surtout à une minorité alors que la majorité ne retire aucun bénéfice
ni en niveau de vie moins en qualité de vie de la croissance économique.
La croissance économique permet de diminuer des inégalités de revenu des
individus à l’échelle mondial.
La croissance économique et le développement durable sont compatibles
De plus en plus, la préservation l’environnement est devenue le champ des
batailles pour tous les dirigeants des pays dit développés, toute fois, longtemps
laissé pour compte, les problèmes environnementaux trouves de plus en plus
des étaux favorables au niveau des autorités politique des pays dits
développés.
La consommation d’énergie nouvelle augmente par exemple en France de plus
en plus avec les sources d’énergie renouvelable. La croissance économique
peut être alors compatible avec le respect de l’environnement c’est à dire le
développement durable, de plus en plus les déchets sont recyclés. En effet cela
permet de diminuer la production et de préserver un tant soit peu pour
l’environnement.
Les productions moins polluantes avec des nouvelles techniques de production.
Le développement de l’efficacité énergétique avec des appareils, des
logements, des nouvelles techniques agricoles, plus de colloques en énergie, en
eau et en produits phytosanitaires.
Une croissance au service du bien-être qui tient compte des préoccupations
des écologistes, une réorientation de la consommation vers les services et les
technologies d’information moins polluantes.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 95
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Pour ce courant, la seule façon de résoudre le problème écologique est
la décroissance car la croissance de la production des biens et services et le
respect de l’environnement sont incompatible avec le moderne économique
actuel.
Peut-on avoir un développement durable sans la croissance économique ?
2) Sujets de réchauffement pour les élèves :
Sujet 1 : Les pays du tiers monde profitent-ils de la mondialisation ?
Première partie : Les pays du tiers monde profitent de la mondialisation
Deuxième partie : cependant d’autres pays profitent mieux
Sujet 2 : Tous les pays profitent-ils de l’échange international ?
Première partie : L’échange international peut profiter à tous les pays
Deuxième partie : Cependant selon certains analystes il ne profite pas aux
PED
Sujet 3 : Vous montrez que l’insertion des PED dans le commerce
mondial a eu des effets positifs sur l’économie de certains d’entre eux
mais a aussi entrainé des blocages pour d’autres.
Première partie : Nous montrerons que l’adhésion des PED dans le
commerce mondial a eu des effets positifs sur l’économie de certains
d’entre eux
Deuxième partie : Cependant l’adhésion des PED dans le commerce
mondial a aussi entrainé des blocages pour d’autres
Sujet 4 : Dans le cadre de la mondialisation, l’intégration peut-elle
constituer une chance de survie des économies à faibles revenus ?
Première partie : L’intégration peut constituer une chance de survie pour
des économie à faibles revenus
Deuxième partie : Cependant elles sont difficilement réalisables compte
tenu des spécificités et des difficultés des pays membres
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 96
Sujet 5 : La dette extérieure constitue-t-elle un handicap pour les pays
du tiers monde ?
Première partie : La dette extérieur est avant tout un facteur du
développement
Deuxième partie : Mais pour les pays du tiers monde elle peut devenir un
handicap
Sujet 6 : Le protectionnisme peut-il être favorable à la croissance ?
Première partie : Le protectionnisme peut être nécessaire pour obtenir
une croissance vigoureuse
Deuxième partie : Mais le protectionnisme présente aussi des
inconvénients
Sujet 7 : Le recours aux stratégies d’industrialisation a-t-il permis le
développement du tiers monde ?
Première partie : Les stratégies extraverties ont permis le développement
des pays du tiers monde qui les ont appliquées
Deuxième partie : Les stratégies autocentrées n’ont pas permis le
développement des pays qui les ont appliquées
Sujet 8 : Vous discuterez de la place et du rôle de l’agriculture dans le
développement du tiers monde
Première partie : La place de l’agriculture dans le développement du tiers
monde
Deuxième partie : Le rôle de l’agriculture dans le développement du tiers
monde
Sujet 9 : Les progrès de l’agriculture nationale sont-ils un préalable
indispensable au développement des pays du tiers monde ?
Première partie : Les progrès de l’agriculture sont certes nécessaires pour
le développement des pays du tiers monde
Deuxième partie : Les progrès de l’agriculture ne peuvent être les seuls
facteurs de développement des pays du tiers monde
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 97
Sujet 10 : Quelles sont les conséquences du progrès technique sur
l’emploi ?
Première partie : Le progrès technique transforme le volume de l’emploi
Deuxième partie : Le progrès technique transforme la nature de l’emploi
Sujet 11 : Certains analystes affirment que l’organisation scientifique du
travail reste un modelé de croissance pour les PDEM
Première parte : L’OST est un modèle de croissance économique pour les
PDEM
Deuxième partie : Cependant l’OST a montré ses limites
Sujet 12 : Dans quelle mesure la flexibilité du travail favorise-t-elle
l’emploi ?
Première partie : La flexibilité du travail peut être favorable à l’emploi
Deuxième partie : Les limites de la flexibilité du travail sur l’emploi
Sujet 13 : En quoi taylorisme et fordisme ont-ils favorise la croissance
puis l’ont éventuellement freinée ?
Première partie : L’OST a favorise la croissance dans les PDEM
Deuxième partie : L’OST a éventuellement freine la croissance dans les
PDEM
Sujet 14 : Est-il possible d’avoir un marché du travail équilibré ?
Première partie : Il est possible d’avoir un marché du travail équilibré
(selon certains analystes)
Deuxième partie : Mais il n’est pas toujours possible d’avoir un marché du
travail équilibré (chômage)
Sujet 15 : Quelle influence l’investissement a-t-il sur l’emploi ?
Première partie : Les différentes formes de l’investissement et leur
évolution
Deuxième partie : L’influence des différentes formes d’investissement sur
l’emploi
Sujet 16 : L’investissement est-il seulement créateur d’emploi ?
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 98
Première partie : L’investissement est créateur d’emploi
Deuxième partie : cependant il peut aussi supprimer ou maintenir des
emplois
Sujet 17 : Le profit est-il une condition suffisante de la reprise de
l’investissement ?
Première partie : Le profit peut être une condition nécessaire à la reprise
de l’investissement
Deuxième partie : Cependant il n’est pas une condition suffisante à la
reprise de l’investissement
Sujet 18 : Le chômage sans aucune distinction touche tous les actifs.
Qu’en pensez-vous ?
Première partie : Le chômage généralement touche tous les actifs
Deuxième partie : Cependant certains couches ou catégories sont plus
touchées que d’autres
Sujet 19 : « Les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain
et l’emploi d’après-demain » Qu’en pensez-vous ?
Première partie : Les profits d’aujourd’hui font l’investissement de
demain
Deuxième partie : Les investissement de demain font-ils l’emploi après-
demain
Sujet 20 : Les pays développés et les PED se trouvent à des phases
différentes dans la transition démographique.
Après avoir fait ressortir les caractéristiques spécifiques de ces
évolutions démographiques, vous aborderez ensuite leurs
conséquences.
Première partie : Les caractéristique spécifique des évolutions
démographique
Deuxième partie : Les conséquences de ces évolutions démographiques
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 99
Sujet 21 : Les PED sont en pleine phase transitoire dit-on-le plus
souvent.
Première partie : La plupart des PED sont en pleine phase transitoire
Deuxième partie : Cependant certains à l’image des pays développés ont
achevés ou presque achevés leur transition
Sujet 22 : Quelle conséquences la fin de la transition a-t-elle sur
l’économie des PIC ?
Première partie : La fin de la transition dans les PIC
Deuxième partie : Les conséquences de la fin de transition sur l’économie
des PIC
Sujet 23 : Les politiques démographiques ont-elles abouti aux résultats
escomptes ?
Première partie : Les politiques démographiques appliquées dans les
pays développés et leurs résultats
Deuxième partie : Les politiques démographiques appliquées dans les PED
et leurs résultats
Sujet 24 : La nouvelle fécondité (ou fécondité de remplacement) qui fait
son apparition dans les PED peut-elle être considérée comme
effrayante ?
Première partie : L’apparition de la nouvelle fécondité dans les pays en
développement
Deuxième partie : Les problèmes auxquels la fécondité de remplacement
expose les PED
Sujet 25 : Les pays du tiers-monde disposent-ils de ressources internes
importantes pour financer leur développement ?
Première partie : L’insuffisance des ressources internes de financement
dans les PED
Deuxième partie : Le recours aux ressources externes pour financer le
développement des PED
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 100
Sujet 26 : Le recours aux récentes stratégies de développement dans les
PED signifie-t-il l’échec de celles déjà initiées ?
Première partie : Le recours aux stratégies d’industrialisation
Deuxième partie : Le recours aux récentes stratégies
Sujet 27 : La baisse de la fécondité dans les pays capitalistes développés
n’a-t-elle que des effets bénéfiques ?
Première partie : Les avantages du vieillissement démographique
Deuxième partie : Les inconvénients du vieillissement
Chapitre II : Les exercices de réchauffement pour les élevés
Exercice 1 :
Indicateurs démographiques compares : Chine, Inde, Sri Lanka
Indice Esperance de Mortalité Taux annuel
synthétique vie féminine à infantile pour moyen
de fécondité la naissance 1000 d’accroissement
(en années) naissance
vivantes
1965 1966 1965 1986 1965
1965- 1986
1980-
5O 86
Chine 6,4 2,3 56 70 90 34 2,2 1,2
Inde 6,2 4,4 44 56 151 86 2, 3 2,2
Sri Lanka 4,8 2,9 65 72 63 29 1,6 1,5
D’après le rapport de la banque mondiale sur le développement dans le
monde, 1988.
Consignes :
1- Donne la signification des chiffres en gras
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 101
2- Calcule le TAG de la population de l’Inde de 1965 à 1980, de 1980 à
1986.
3- Calcule le TAAM de la population chinoise de 1965 à 1986.
Exercice 2 :
Soit le tableau suivant qui donne l’évolution du nombre de ménage dans les
pays :
Années 1999 2001 2002 2003 2004 2005
Ménages 74,6 85,4 100 107,1 113,3 114,5
1 – Quelle est l’année de référence et l’unité de ce tableau
2 – Combien de ménages a-t-il en 1999 et en 2005 sachant qu’il y avait
12195500 en année de référence ?
3 – Calculer le taux d’accroissement du nombre des ménages dans ce pays sur
la période 2002-2005.
4 – Transformer ce tableau en tableau d’indice de base 100 années
précédentes
Exercice 3 :
Soit le tableau de la population d’un pays (en millions)
Années 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Effectifs 19,4 2O,1 22,0 24,7 26,3 28,6 30,5 33,2 34,8
1 – Calculer le TAG de 1994 à 1998 et de 1998 à 2002.
2 – Calculer le TAAM de deux manières ; interpréter les résultats.
Exercice 4 :
L’indice de la production manufacturières de 1920-1938 (base 100 : 1913) dans
certains pays industrialisés.
Années USA France Royaume Uni RFA
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 102
1920 120 70 80 55
1925 150 115 79 90
1930 150 140 81 102
1935 145 110 110 120
1938 150 115 117 153
1 – Interpréter les chiffres en gras.
2 – Transformer les données de la RFA à partir de 1920 en indice de base 100
années précédentes.
3 – Comment évolue la production manufacturière dans les différents pays ?
Peut-on dire que la production manufacturière aux USA est plus grande que
celle des autres pays ? Pourquoi ?
4 – Calculer le taux d’accroissement de la production manufacturière du
Royaume Uni sur la période. Calculer le TAAM de deux manières et interpréter
le résultat.
5 – Transformer la production des USA en coefficient multiplicateur.
Exercice 5 :
Soit l’évolution de l’emploi total dans les pays industrialisés.
% Taux Moyen de Variation
annuel
1968-1974 1974-1980 1980-1984 1984-1988
USA 2,3 2,3 1,4 2,3
Japon 0,8 0,9 1,0 1,1
France 1,1 0,8 -0,4 0,2
RFA 0,4 0,2 -0,9 0,8
Italie 0,1 0,8 0,1 0,6
Royaume Uni 0,2 0,1 1,1 1,6
1 – Donner la signification des chiffres en gras
2 – Calculer le taux de variation globale de l’emploi en France sur la période
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 103
3 – Calculer le taux de variation moyen de l’emploi total de la RFA sur la
période.
Exercice 6 :
Soit l’évolution de la population d’un pays (en millions d’habitants).
Années 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Effectifs 19,4 20,1 21 24,7 26,3 28,6 30,5 33,2 36,8
1 – Calculer T et T’de 1994 à 1998 et de 1998 à 2002 ; de 1994 à 2002 de trois
manières pour le T et de deux manières pour le T’.
Exercice 7 :
% par an 1979-1987 1988-1990 1991-1993 1994-1995
Emplois 0 1,1 -0,6 0,1
Calculer le T et T’de l’emploi sur toute la période.
Exercice 8 :
Soit l’évolution des immigrations d’un pays
Années 1980 1990 2000
Indices des 120 105 110
immigrés
Indices des 100 104 115
émigrés
1 – Peut-on dire qu’en 2000 il y avait plus d’immigrés que des émigrés ?
Pourquoi ?
2 – Les immigres ont-ils augmentes de combien de 1980 à 1990 et de 1990 à
2000 ?
3 – Calculer les émigrés en 1990 et 2000 s’ils étaient 32 000 en 1980.
Exercice 9 :
Evolution de la production de trois secteurs industriels Suédoise.
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 104
Secteurs En millions d’Euro Parts dans le PIB ( en %)
industriels 1990 1995 1995 1997 1998
Automobile 600 650 30 38 36
Aéronautique 820 830 45 47 48
Agroalimentaire 125 124 25 15 16
1 - Faites une phrase où interpréter les chiffres en gras
2 – Calculer le PIB suédoise en 1997 à partir de la production du secteur de
l’automobile qui s’élève à cette période à 775 000 000 d’Euros.
3 – Lequel des secteurs de l’aéronautique et de l’agroalimentaire a enregistré la
plus forte croissance de sa production sur la période.
Exercice 10 :
Taux de croissance annuel moyen du PIB par tête en volume (en %)
1500-1820 1820-1992
Population mondiale 0,29 0 ,95
PIB par habitant 0,04 1,21
PIB mondiale 0,33 2,17
1 – Donner une définition à la croissance economique
2 – Interpréter les chiffres en gras
3 – Quelles sont les raisons qui font que le PIB en volume mesure mal la
production réalisée ?
4 – Comment expliquez-vous que le PIB par habitant augmente moins vite que
le PIB mondial ?
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 105
Bonne
chance !!!!!!!!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!!!
Ayouba Ahmoudou étudiant a la faculté des sciences économique et de gestion p. 106