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Comprendre les Amortissements

Ce document décrit les principes comptables relatifs aux amortissements. Il explique les différents types d'amortissements comptables comme l'amortissement linéaire et non linéaire, et présente des exemples de calcul et de comptabilisation des amortissements.

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Comprendre les Amortissements

Ce document décrit les principes comptables relatifs aux amortissements. Il explique les différents types d'amortissements comptables comme l'amortissement linéaire et non linéaire, et présente des exemples de calcul et de comptabilisation des amortissements.

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P2 - CONTRÔLE ET PRODUCTION DE L’INFORMATION FINANCIÈRE

CHAPITRE 1 : LES AMORTISSEMENTS

L’amortissement est la répartition de la valeur amortissable selon le rythme de


consommation des avantages économiques. Le plan d’amortissement est la traduction
comptable de cette répartition.

Le respect du principe de prudence oblige l’entreprise à constater à chaque inventaire (à la


fin de l’exercice comptable) l’amortissement annuel des immobilisations amortissables afin
de présenter une image fidèle de son patrimoine. L’amortissement est obligatoire même en
cas d’absence ou d’insuffisance de bénéfice en respectant le principe de permanence des
exercices.

I. LA RÉGLEMENTATION COMPTABLE DES ACTIFS AMORTISSABLES

A) LES PRINCIPES COMPTABLES

Le principe de prudence : il doit être appliqué de façon à ne pas transférer sur des exercices
futurs des incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de
l’entreprise.

La permanence des méthodes : à moins qu’un changement exceptionnel n’intervienne, il


convient d’utiliser les mêmes méthodes d’évaluation d’une année sur l’autre.

L’image fidèle : c’est l’image aussi objective que possible de la réalité de l’entreprise donnée
par la comptabilité financière afin qu’une personne de l’extérieurs puisse en avoir une
perception exacte.

B) LES IMMOBILISATIONS AMORTISSABLES

Les immobilisations amortissables corporelles : elles ont le plus souvent une utilisation
déterminable (limitée dans le temps par l’usure ou l’évolution technique). Seuls les terrains,
non amortissables, font exception à cette règle.

Les immobilisations amortissables incorporelles : il s’agit des immobilisations qui


bénéficient d’une protection juridique limitée dans le temps, ce qui leur confère une durée
d’utilisation déterminable ; elles sont donc amortissables (ex : brevets).

Remarque : Tous les actifs immobilisés ne sont pas amortissables. Un actif amortissable est
un actif dont l’utilisation par l’entreprise est déterminable (limitée dans le temps).

C) LES IMMOBILISATIONS NON AMORTISSABLES

Certaines immobilisations incorporelles : celles qui n’ont pas une durée d’utilisation
déterminable et qui ne sont donc pas amortissables (ex : le fonds de commerce, les marques).

Les immobilisations financières (actions et obligations à long terme) et les terrains.


II. L’AMORTISSEMENT ÉCONOMIQUE OU COMPTABLE

A) DÉFINITIONS

L’amortissement économique (ou comptable) constate la consommation des avantages


économiques attendus de l’immobilisation, ou, plus simplement, il constate la perte de valeur
des immobilisations. Il s’agit de l’amortissement qui est enregistré obligatoirement en
comptabilité : c’est donc une écriture comptable.

On distingue deux modes d’amortissement économique : linéaire et non linéaire (ou unités
d’œuvre).

Coût d’acquisition = Net financier + tous les frais jusqu’à la mise en service
Valeur résiduelle (VR) = Prix de vente (PV) – Frais engagés pour la vente
Base amortissable = Coût d’acquisition – Valeur résiduelle (s’il y en a une)

La valeur résiduelle (VR) est le prix de vente HT attendu sur le marché à la fin de
l’utilisation de l’immobilisation. Ce montant est diminué des frais engagés pour la vente. La
valeur résiduelle doit être estimée lors de l’achat de l’immobilisation sinon il n’y a pas de
valeur résiduelle.

B) LE MODE LINÉAIRE

Il s’agit d’un mode qui permet de répartir le montant (la base amortissable) de
l’immobilisation en fonction du temps.

Principes de calcul en amortissement linéaire : le point de départ de l’amortissement


linéaire est la date de mise en service (sauf pour les logiciels pour lesquels il s’agit de la date
d’acquisition).

Base amortissable = Coût d’acquisition – Valeur résiduelle (VR)


Taux = 100% / Durée d’utilisation
Annuités = Base amortissable x Taux x Prorata Temporis
Exemple : La société GER a acheté et mis en service le 20 Janvier N une machine-outil au
prix de 11 200€ HT. Le prix de vente (PV), après les 5 années d’utilisation est évalué à 3 500€
HT, les frais de remise en état sont estimés à 350€ HT. La société GER prévoit d’utiliser la
machine pendant 5 ans.

Plan d’amortissement linéaire


Immobilisation : machine-outil Valeur résiduelle (VR) : 3 150€ (1)
Coût d’acquisition : 11 200€ Valeur amortissable : 8 050€ (2)
Date d’acquisition : 20/01/N Taux d’amortissement : 20% (3)
Date de mise en service : 20/01/N
Base Annuités d’amortissement Amortissements VNC fin
Années amortissable Calcul Montant cumulés d’exercice
N 8 050 8 050 x 20% x (340/360) 1 520,55 1 520,55 9 679,45 (4)
N+1 8 050 8 050 x 20% 1 610 3 130,55 8 069,45
N+2 8 050 8 050 x 20% 1 610 4 740,55 6 459,45
N+3 8 050 8 050 x 20% 1 610 6 350,55 4 849,45
N+4 8 050 8 050 x 20% 1 610 7 960,55 3 239,45
N+5 8 050 8 050 x 20% x (20/360)* 89,44 8 050 3 150 (5)

(1) PV – Frais de vente = 3 500 – 350 = 3 150


(2) Coût d’acquisition – VR = 11 200 – 3 150 = 8 050
(3) 100 / Durée = 100 / 5 = 20%
(4) Coût d’acquisition – Amortissements cumulés = 11 200 – 1 520,55 = 9 679,45
(5) VR = 3 150

*Le Prorata Temporis (en fonction du temps) :


- La première année : calculer le prorata de la date de mise en service jusqu’au 31/12
de l’année.
- La dernière année : calculer le prorata du 01/01 jusqu’à la date de la mise en service.

Les deux proratas forment une année entière.

C) LE MODE NON LINÉAIRE OU PAR UNITÉS D’ŒUVRE (UO)

Les annuités varient d’une année sur l’autre en fonction de l’utilisation qui en est faite.

Principes de calcul en amortissement non linéaire :

Base amortissable = Coût d’acquisition – Valeur résiduelle (VR)

Valeur amortissable x Avantages éco n omiques consommés pendant l' année


Annuités =
Total des avantages économiques attendus

Valeur nette comptable (VNC) = Coût d’acquisition – Cumul des amortissements


pratiqués
Exemple (suite) : La société GER a acheté et mis en service le 20 Janvier N une machine-outil
au prix de 11 200€ HT. Le prix de vente (PV), après les 5 années d’utilisation est évalué à
3500€ HT, mais des frais de remise en état de 350€ HT seront nécessaires pour la vente. La
machine-outil sera utilisée de la façon suivante : une durée d’utilisation totale estimée à 12
000 heures :
1ère année : 2 000 heures
2ème année : 3 000 heures
3ème année : 3 000 heures
4ème année : 2 000 heures
5ème année : 2 000 heures

Plan d’amortissement linéaire


Immobilisation : machine-outil Valeur résiduelle (VR) : 3 150€ (1)
Coût d’acquisition : 11 200€ Valeur amortissable : 8 050€ (2)

Base Annuités d’amortissement Amortissements VNC fin


Années amortissable Calcul Montant cumulés d’exercice
N 8 050 8 050 x (2 000/12 000) (5) 1 341,67 1 341,67 9 858,33 (3)
N+1 8 050 8 050 x (3 000/12 000) 2 012,50 3 354,17 7 845,83
N+2 8 050 8 050 x (3 000/12 000) 2 012,50 5 366,67 5 833,33
N+3 8 050 8 050 x (2 000/12 000) 1 341,67 6 708,34 4 491,66
N+4 8 050 8 050 x (2 000/12 000) 1 341,67 8 050 3 150 (4)

(1) PV – Frais de vente = 3 500 – 350 = 3 150


(2) Coût d’acquisition – VR = 11 200 – 3 150 = 8 050
(3) Coût d’acquisition – Amortissements cumulés = 11 200 – 1 341,67 = 9 858,33
(4) VR = 3 150
(5) Base amortissable x (UO de l’année/UO totale) = 8 050 x (2 000/12 000) = 1 341,67

Enregistrement comptable de l’amortissement comptable/économique au 31/12/N :

Comptabilisation si amortissement linéaire au 31/12/N


Comptes Débit Crédit
681 1 520,55
28154 1 520,55

Comptabilisation si amortissement non linéaire au 31/12/N


Comptes Débit Crédit
681 1 341,67
28154 1 341,67

Attention : Le PCG prévoit le 8 en 2ème position pour indiquer les amortissements, il faut
donc mettre le compte de l’immobilisation concernée et rajouter un 8 en 2 ème position. Par
exemple, ici, la machine-outil 2154 devient 28154. Au bilan, les comptes 28 apparaissent à
l’actif dans la 2ème colonne.
III. L’AMORTISSEMENT FISCAL

Il s’agit de l’amortissement défini par l’administration fiscale qui fixe des durées d’usage
pour certains biens contrairement à l’amortissement comptable qui représente des durées
réelles. Il n’entraine aucun enregistrement comptable.

A) LES DIFFÉRENTS MODES D’AMORTISSEMENT FISCAUX

On distingue 4 modes d’amortissement fiscaux : linéaire, dégressif, exceptionnel et non


linéaire.

B) L’AMORTISSEMENT DÉGRESSIF

Ce mode de calcul est accepté fiscalement sous certaines conditions.

Taux d’amortissement dégressif = Taux linéaire x Coefficient fiscal

Les coefficients fiscaux sont les suivants :

- 1,25 si la durée de vie de l’immobilisation est de 3 ou 4 ans ;


- 1,75 si la durée de vie de l’immobilisation est de 5 ou 6 ans ;
- 2,25 si la durée de vie de l’immobilisation est de plus de 6 ans.

Principes de calcul en amortissement dégressif :

Base amortissable N = Coût d’acquisition. Jamais de valeur résiduelle


Base amortissable N+1 = Valeur nette fiscale N
Taux linéaire = 100% / Durée d’utilisation restant à amortir
Taux dégressif = 100% / Durée d’utilisation x Coefficient
Annuités = Base amortissable x Taux le plus élevé
Valeur nette fiscale = Coût d’acquisition – Cumul des amortissements

Remarque : L’annuité en amortissement dégressif est calculée à partir du mois d’acquisition.


Lorsque le taux dégressif devient inférieur ou égal au taux calculé sur la durée restant à
amortir, alors on utilise ce dernier (l’annuité devient donc linéaire sur la durée restant à
amortir).
Exemple : L’entreprise TUL a acquis une camionnette le 03/07/N, celle-ci est mise en service
le 10 Juillet N. Sur le plan fiscal, l’entreprise décide d’adopter le système dégressif.

Plan d’amortissement fiscal dégressif


Immobilisation : Camionnette Durée d’utilisation : 5 ans
Date d’acquisition : 03/07/N
Date de mise en service : 10/07/N
Coût d’acquisition : 18 000€ Taux dégressif : 35% (1)
Années Base Taux linéaire Taux Annuité Amortissements Valeur nette
amortissable dégressif d’amortissemen cumulés fiscale
t
N 18 000 (2) 100 / 5 = 20% 35% 3 150 (3) 3 150 14 850 (4)
N+1 14 850 100 / 4 = 25% 35% 5 197,50 (5) 8 347,50 9 652,50 (6)
N+2 9 652,50 100 / 3 = 33,33% 35% 3 378,38 11 725,88 6 274,12
N+3 6 274,12 100 / 2 = 50% 50% (7) 3 137,06 (8) 14 862,94 3 137,06
N+4 3 137,06 100% 50% 3 137,06 18 000 0

(1) 100 / Durée d’utilisation x Coefficient = 100 / 5 x 1,75 = 35%


(2) L’amortissement fiscal ne tient pas compte de la valeur résiduelle. Base amortissable
= Coût d’acquisition
(3) Base amortissable x Taux x Prorata = 18 000 x 35% x (6/12) = 3 150. L’annuité est
calculée au Prorata Temporis à partir du 1er jour du mois d’acquisition.
(4) Coût d’acquisition – Amortissements cumulés = 18 000 – 3 150 = 14 850
(5) Annuité N+1 = 14 850 x 35% = 5 197,50€
(6) Valeur nette fiscale N+1 = 18 000 – 8 347,50 = 9 652,50€
(7) Changement de taux. Toujours prendre le taux le plus élevé
(8) Annuités N+3 et N+4 : changement de taux

C) L’AMORTISSEMENT EXCEPTIONNEL

La loi peut prévoir un amortissement accéléré en faveur de certains investissements (sur 12


ou 24 mois).
IV. L’AMORTISSEMENT DÉROGATOIRE

Comme seul l’amortissement comptable/économique est enregistré, le PCG a formé le


concept d’amortissement dérogatoire afin de comptabiliser les aspects fiscaux.

Exemple (suite) : Camionnette : 18 000€ ; Valeur résiduelle : 3 000€.


Date d’acquisition : 03/07/N ; Date de mise en service : 10/07/N.
Mode d’amortissement fiscal : dégressif, durée 5 ans, coefficient : 1,75.
Mode d’amortissement économique : linéaire, durée 5 ans.

Plan d’amortissement de la camionnette au 31/12/N


Amortissement fiscal (dégressif) Amortissement économique (linéaire) Amortissement
dérogatoire
Année Base Annuité VNF Base Annuité VNC Dotations Reprises
amortissable amortissable
N 18 000 3 150 14 850 15 000 (1) 1 416,67 16 583,33 1 733,33 (2)
N+1 14 850 5 197,50 9 652,50 15 000 3 000 13 583,33 2 197,50
N+2 9 652,50 3 378,38 6 274,12 15 000 3 000 10 583,33 378,38
N+3 6 274,12 3 137,06 3 137,06 15 000 3 000 7 583,33 137,06
N+4 3 137,06 3,137,06 0 15 000 3 000 4 583,33 137,06
N+5 15 000 1 583,33 3 000 1583,33 (3)
18 000 15 000 4 583,33 1 583,33

(1) Base amortissable en linéaire = Coût d’acquisition – VR = 18 000 – 3 000 = 15 000


(2) Calcul de l’amortissement dérogatoire : 3 150 – 1 416,67 = 1 733,33€. Fiscalement,
l’entreprise peut déduire 3 150€, mais comptablement elle n’a déduit que 1 416,67€ ;
elle peut donc faire une dotation dérogatoire de 1 733,33€.
(3) Fiscalement, l’entreprise peut déduire 0€, mais comptablement elle a déduit 1 583,33€.
Elle doit donc faire une reprise dérogatoire de 1 583,33€.

Comptabilisation de l’amortissement économique/comptable au


31/12/N
Comptes Débit Crédit
681 1 416,67
28154 1 416,67

Comptabilisation de l’amortissement dérogatoire au 31/12/N


Comptes Débit Crédit
687 1 733,33
145 1 733,33

Enregistrement d’une reprise dérogatoire


Comptes Débit Crédit
145 Montant reprise
787 Montant reprise

Ne pas enregistrer l’amortissement fiscal.

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