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Introduction

La Trésorerie Générale du Royaume gère les finances publiques marocaines et assure plusieurs missions dont le recouvrement des créances publiques, le contrôle et le paiement des dépenses publiques, et la gestion des finances locales.

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Introduction

La Trésorerie Générale du Royaume gère les finances publiques marocaines et assure plusieurs missions dont le recouvrement des créances publiques, le contrôle et le paiement des dépenses publiques, et la gestion des finances locales.

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INTRODUTION GENERALE

La Trésorerie Générale du Royaume constitue l’une des administrations les


plus importantes relevant du Ministère de l’économie et des finances et à travers la-
quelle transite l’ensemble des flux financiers et comptables de l’Etat et des collectivi-
tés locales. Elle est également au centre d’un maillage institutionnel constitué d’admi-
nistrations publiques, d’établissements publics, de collectivités locales et d’autres
grandes institutions financières tous concernés par la gestion des deniers publics.
La Trésorerie générale du Royaume est chargée de la gestion des finances de 1503
collectivités territoriales, de 113 groupements et de 199 arrondissements, à travers un
réseau constitué de 12 Trésoreries Régionales 13 Trésoreries Préfectorales, 62 Tréso-
reries Provinciales.

1
MISSIONS DE LA TRESORERIE GENERALE DU
ROYAUME
Les missions de la Trésorerie Générale du Royaume sont nombreuses. Celles-ci
peuvent être résumées comme suit :

a) Le recouvrement des créances publiques ;

b) Le contrôle et le paiement des dépenses publiques ;

c) La gestion des finances locales ;

d) La gestion des dépôts au Trésor ;

e) La production de l’information financière et comptable.

a) Le recouvrement des créances publiques


Le recouvrement des créances publiques constitue l’une des missions principales de
la Trésorerie Générale du Royaume. Outre la perception des recettes non fiscales
(amendes, condamnations pécuniaires), le recouvrement effectué par le réseau des
comptables publics de la TGR porte principalement sur l’impôt de la Patente, la Taxe
Urbaine/Taxe d’Edilité et l’Impôt sur le Revenu. La TGR assure, par le biais de son
vaste réseau de comptables publics, la perception des recettes fiscales et non fiscales,
à travers notamment :

La gestion du contentieux administratif et judiciaire relatif au recouvrement et


l’assistance des percepteurs en la matière;

La prise en charge des ordres de recettes au titre du budget général de l’Etat, des
budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor;

2
La centralisation des prises en charges et des recouvrements au titre des amendes et
condamnations pécuniaires;

La gestion des comptes de prêts et d’avances accordées par le trésor et de «fonds de


roulement» consentis par des organismes de financement des projets publics;

L’élaboration des statistiques concernant la situation du recouvrement de créances


publiques;

Le rôle de la TGR dans le domaine des impôts et taxes ne se limite pas au seul
encaissement et recouvrement des recettes, mais aussi à délivrer les différentes
attestations administratives instituées par la législation (attestation de paiement des
impôts grevant l’immeuble, attestation fiscale relative à la cession de Fonds de
commerce, attestation de régularité fiscale Pour les soumissionnaires aux marchés
publics…).

La TGR procédé également à la gestion du recouvrement des taxes parafiscales pour


le compte de certains établissements publics. Il s’agit là d’une prestation qui fait
l’objet d’un conventionnement entre la TGR et l’organisme public concerné. Dans
l’exercice de ces missions, la TGR veille à privilégier des rapports de qualité avec les
contribuables en particulier et l’ensemble des citoyens en général. La TGR met
également à la disposition des contribuables différents canaux de paiement tout en
assurant un traitement rapide de leurs réclamations.

b) Le contrôle et le paiement des dépenses publiques


La TGR assure le contrôle et le règlement des dépenses publiques. Ainsi, le réseau
de la TGR est chargé de contrôler la régularité des engagements de la quasi-totalité
des dépenses de l’Etat. Elle assure à travers son réseau de comptables, le règlement
desdites dépenses. En effet, au vu des propositions d’engagement et des ordres de
paiement transmis par les ordonnateurs accrédités, les services de la TGR procèdent
au règlement des créances de l’Etat..

3
c) La gestion des finances locales
A travers son réseau de trésoriers et receveurs communaux, la TGR assure la
gestion des budgets de 1659 collectivités locales, de 86 groupements et de 41
arrondissements, En effet, la TGR procède au recouvrement de leurs créances, au
règlement des leurs dépenses et à la paie de leur personnel.
La TGR met à contribution également son expertise en offrant le conseil et
l'assistance nécessaire aux collectivités locales .Ce conseil qui est de nature juridique
et financière, concerne, entre autres, la modernisation des procédures comptables,
l’analyse financière et l’élaboration des tableaux de bord.
Pour la gestion des finances locales, la TGR est chargée notamment des missions
suivantes :
 Préparation du projet de budget :

Le projet de budget est préparé par les conseils délibérant en collaboration avec le
Receveur communal qui est chargé de :
 Présenter un rapport sur l’exécution du budget au 30 septembre de l’année n et
sur l’état des finances de la collectivité ;

 Assister le conseil pour l’établissement des prévisions de recettes et dépenses.

 Visa du budget :

Il concerne les communes rurales et les actes modificatifs du budget de l’ensemble


des collectivités locales.
 Exécution du budget :

Les Trésoriers et les Receveurs communaux sont chargés de :


 L’exécution des opérations de recettes ;

 L’exécution des opérations de dépenses ;

 La gestion du personnel local et du patrimoine ;

 La tenue de la comptabilité et la gestion de la trésorerie;

 L’assistance juridique et le conseil financier.

d) La gestion des dépôts au Trésor

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La TGR assure la mission de gestion des dépôts au Trésor. Elle participe à travers
cette activité au financement de la trésorerie de l’Etat. A ce titre, elle gère les comptes
des entreprises et établissements publics qui sont soumis à l’obligation de dépôt de
leurs fonds au trésor. Cette activité est étendue également à la gestion des dépôts
d’autres personnes morales ou privées.

e) La production de l’information financière et comptable


La TGR assure la centralisation des opérations comptables de l’Etat et des
collectivités locales et de ce fait elle constitue une référence en matière de production
et de valorisation de l’information comptable de l’Etat et des collectivités locales.
La production de l’information comptable permet ainsi de :
- Décrire précisément les opérations budgétaires et financières.
- Restituer rapidement une information fiable et indispensable à la prise de décision.
- Préparer les documents relatifs à la reddition des comptes.

5
Chapitre 1: la Trésorerie préfectorale de Meknès:
Section 1 : L’organigramme et la Description des services
La trésorerie préfectorale est tenue de contrôler les dépenses supportées par les
collectivités territoriales et aussi la perception des recettes communales.

Alors, la trésorerie préfectorale est chargée de :

 L’exécution des opérations de recettes.

 L’exécution des opérations de dépenses.

 La gestion du personnel local et du patrimoine.

 La tenue de la comptabilité et la gestion de la trésorerie

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1-L’organigramme de trésorerie préfectorale

Trésorier préfectorale

Chef de service agence Chef de service des Chef de visa des Chef de service du Bureau d’ordre
bancaire et comptabilité recettes budgétaire dépenses des visa des dépenses de
collectivités Ll’Etat

Chargé de la comptabilité et Chargé des recouvrements de Visa des dépenses


de la centralisation Visa des dépenses de
l’Etat et budgétaire de l’état des collectivités
et des collectives l’état

Chargé de la caisse et du Chargé des contentieux du


guichet de la banque recouvrement de l’état et Règlement
des collectivités

Chargé des opérations Chargé du guichet et


juridiques et a) des ANTET de TP
administratives de la
banque b)
c)
Commission de
vérification régie
recettes de l’état et des
collectivités

2- Description du fonctionnement global des services


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1- Bureau d’ordre
Le Bureau d’ordre est rattaché directement au Trésorier préfectorale. Il joue un rôle
primordial dans la gestion globale d’une Trésorerie dans la mesure où il est l’entrée et
la sortie unique de tout le courrier destiné ou produit par la Trésorerie préfectorale.
2-Activité bancaire
 Assurer le suivi et le pilotage de l’activité bancaire

 valider le plan d’action avec le chef de service compétent (objectif en nombre


de comptes, ciblage de la clientèle, ….etc.) ;
 Assurer le suivi de la réalisation du plan d’action ;

 Sensibiliser la clientèle (brochures, dépliants, journées d’information…etc.).

 Instruire et traiter les réclamations (retard dans le paiement, contribuables,


clients de la banque,…etc.) ;
 Accueillir les clients et réclamants
3-Service des recettes
C'est l'une des cellules de la trésorerie qui s'occupe d'une opération importante, il
s'agit de la prise en charge et recouvrement des ordres de recettes qui lui sont
présentés par les sous-ordonnateurs de la circonscription financière, au titre du budget
général ,budgets annexes ou certaines comptes spéciaux appuyés des bordereaux
d'émissions
Les ressources de l'État moderne sont principalement :
- Taxe de légalisation des signatures et de certification des documents,
- Droit d'état civil, Numérotation d'immeubles, Enregistrement de la vente du bétail),
-Part dans le produit des impôts de l'Etat (l’IS, IR, TVA),
-Recettes Patrimoniales (vente d'immeubles bâtis, vente de terrains non bâtis, vente de
terrains bâtis.),
4- Service comptabilité

8
C'est le service le plus important dans un poste comptable, puisque c'est lui qui a la
lourde tâche de collecter de traitement et d'interprétation de l'information.

Ce service retrace l'ensemble des opérations des dépenses et de recettes effectuées à la


TP et centralise les divers versements des comptables rattachés

5-Service des dépenses


Ce service s'occupe du contrôle de régularité et de contrôle de la validité des
dépenses ordonnancés par les sous-ordonnateurs de la circonscription financière. Dont
on détaillera par la suite la procédure utilisée pour exécuter ce genre de dépenses
publiques.
Les dépenses effectuées par l’État et les collectivités territoriale sont nommées dé-
penses publiques. Elles sont divisées en 4 parties:
- Les dépenses de fonctionnement des services publics
- Les dépenses d’équipement ou d’investissement Ex : Achat d’équipement.
- Les dépenses d’intervention dans les domaines social et économique.
- Le paiement des intérêts sur la dette publique

Catégorie de dépenses des collectivités territoriales

Il existe deux types de dépenses :

A- Dépenses matérielles :

Les bons de commande :

Les dépenses matérielles qui ne dépassent pas 200.000,00 DH sont réglées en vue d'un
bon de commande et une facture.

Les marchés publics :

Tout contrat à titre onéreux conclu entre, d'une part, un maître d'ouvrage et, d'autre
part, une personne physique ou morale appelée entrepreneur, fournisseur ou presta-

9
taire de services ayant pour objet l'exécution des travaux, la livraison de fourniture ou
prestataire de service.

B-Dépenses des personnelles :

Les fonctions du service des personnels se subdivisent en trois parties à savoir:

 Le traitement des paies des collectivités territoriales:

Les collectivités territoriales de Meknès sont au nombre de13 :

- COMMUNE MEKNES, TOULAL, OUISSLANE , DKHISSA,AIN


ORMA ,DAR OUM SOLTAN,AIT OUALLAL,AIN KERMA ,OUED
ROMMANE,AIN JEMAA,OUAD JEDIDA ;EL MHAYA,EL MACHOUAR
STINIA ,LA PREFECTURE

Le paiement des fonctionnaires des collectivités locales est fait selon leurs situations,
en effet il y a des titulaires et des temporaires.

 Le suivie des modifications:

 -Statutaires:
 Les mouvements qui touchent l’agent (mariage ; divorce ; naissance ; décès….) ;
 Avancement d’échelon
 Avancement de grade
 Indemnités de déplacements ;
 Le traitement du salaire du fonctionnaire, la cotisation concernant soit la mutuelle
soit la retraite
 les sanctions.

 Gestion de réclamation:

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Ce service permet aux fonctionnaires de réclamer au chef de service et discuter leurs
problèmes concernant leurs salaires avec lui afin de trouver des solutions dans le plus
bref délai.

Ce service se caractérise par l'usage d'un système appelé Aujour, en effet pour les
états de prélèvement relatifs aux organismes mutualistes, le gestionnaire du service de
la rémunération les reçoit après un premier traitement de chargement effectué par
Aujour.

3)- Procédure de l'exécution de la dépense :

Les dépenses publiques s'effectuent en deux phases :

· La phase administrative :

Cette phase comporte trois stades :

L'engagement : c'est l'acte par lequel l'organisme public (Etat, Collectivités territo-
riales,...) crée ou constate une obligation de nature à entraîner une charge.

La liquidation : a pour objet de vérifier la réalité de la dette et d'arrêter le montant de


la dépense, elle est faite au vu des titres établissant des droits acquis aux créances.

L'ordonnancement : c'est un document administratif conforme aux résultats de la li-


quidation et constituant l'ordre de payer les dettes des organismes publics

La phase comptable:

C'est l'étape de paiement de l'acte pour lequel l'organisme public se libère de la dette.
Le comptable assignataire qui contrôle la validité de ses dépenses, donc il s'assure du
respect des éléments suivants:

L'exactitude des calculs du règlement.

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L'existence de la certification ou du visa préalable d'engagement, lorsque ledit vise ou
ladite certification sont requis.

Le caractère libératoire du règlement.

S'assurer de la signature de l'ordonnateur qualifié ou de son délégué.

S'assurer de la disponibilité des crédits de paiement.

La production de pièces prévues par les nomenclatures établies par le ministre char-
gé des finances dont celles comportant la certification du service fait par l'ordonnateur
ou le sous ordonnateur qualifié.

Lorsque le comptable public ne relève aucune irrégularité, il procède au visa et au rè-


glement des ordonnances de paiement.

Section 2 : travaux effectuée au sein de trésorerie préfectorale

Durant la période de stage que j’ai passé au sein de trésorerie préfectorale


notamment dans le service de visa et règlement des dépenses des collectivités
territoriales; j’ai acquis beaucoup de renseignements qui Pourront m’aider durant
ma carrière professionnelle

Aussi dans ce service j’ai effectué certaines opérations. Comme nous l'avons déjà
mentionné, L’exécution des dépenses publiques s’effectue en quatre phases
successives: l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le paiement

Les taches que j’ai faites :

1)- Contrôle des Engagements de Dépenses de la TP

Le contrôle de la fiche de proposition d’engagement doit être fait pour chaque


catégorie de dépense.

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A la réception du dossier d’engagement de dépense, le Chargé du contrôle des
Engagements de Dépenses vérifie l’existence des pièces suivantes :

- L’exercice budgétaire qui doit correspondre à l’exercice courant;

- Le véritable créancier (Raison sociale, adresse) qui doit être compatible avec les
éléments du devis concerné;

- Service bénéficiaire qui doit faire parti des services rattachés à l’ordonnateur ;

- L’objet de la dépense, la nature de la prestation et le détail de la commande

(Caractéristiques) doivent être compatibles ;

- Qualité de l’ordonnateur (En vérifiant la qualité de l’ordonnateur) ;

2)-La phase de mandatement :

Aucune dépense ne peut être liquidée et ordonnancée par une collectivité territoriale
qu’après constatation des droits et créanciers.
On doit vérifier si les dépenses liquidées ont été préalablement engagées. On vérifie
également l’exactitude des calculs de liquidation ainsi que la régularité des pièces
justificatives.
Les dépenses liquidées et arrêtées donnent lieu à l’ordonnancement.
Les ordonnances de paiement doivent comporter les indications suivantes :
-la désignation de l’ordonnateur.
-l’imputation budgétaire.
-l’année d’origine de la créance.
-la désignation précise du créancier : nom, prénom ou raison, sociale et, le cas
échéant, son adresse (bon de commande, marché).
-le montant et l’objet de la dépense.
-s’il y a lieu, la référence de la certification de la proposition d’engagement qui doit
figurer sur les ordres de paiement objet de visa.
Parmi ces natures de dépenses on peut citer ;achat de fourniture concernant le
fonctionnement des collectivités gérés :matériel de bureau ,matériel technique,
13
entretien…,et les dépense d’équipement ;c’est le cas des bons de commande dont leur
montant ne dépasse pas 200000 dh et les marchés publics.

3)-Paiement

Après avoir effectué tous les contrôles concernant les bordereaux visés on
procède au virement de ces mandats ; pour cela on distingue trois types de virement :

 Les virements concernant les mandats virés au compte de la Trésorerie


Générale du Royaume TGR (les fonds particuliers) et qui ont un traitement
différent à ceux qui ont été virés aux autres banques.

 Ces mandats virés aux autres banques (BP, BMCE, BMCI,…) par réseau.

Les dépenses virées par disquette à Bank Al-Maghreb ; se sont les dépenses
concernées par les frais de déplacement et les indemnités des membres … et par la
suite l’agent doit établir le chèque.

Operations effectué sur système (gid) :

La mise en place du système de Gestion Intégrée des Dépenses (GID) entre dans le
cadre des orientations du Gouvernement visant la rationalisation et l’optimisation de
la dépense publique.

Chacune des étapes précédentes par laquelle la dépense passe doit vérifier sur papier
et sur le système GID :

Si le dossier et conforme, il :

Valide les contrôles effectués et vise sur le système GID

Sinon, il :

Valide les contrôles effectués sur le système GID,


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Rejette le dossier sur le système avec observation

Imprime la note d’observations

Remet le dossier et la note d’observation et envoie à l’ordonnateur.

Conclusion de premier chapitre :

En fait au niveau de la trésorerie préfectorale de Meknès, il ne s'agit pas d'une


entreprise qui cherche à améliorer sa compétitivité et la réalisation des gains mais
plutôt un service public avec une activité non marchande. Ce qui fait que les notions
de concurrence et celle de l'analyse des coûts n'ont pas d'importance et même l'apport
de la comptabilité analytique, du fait que ce sont les règles de la comptabilité publique
et l'esprit de l'utilité publique qui règnent.

15
Chapitre 2: Implantation d’un tableau de bord
au service des dépenses
Section 1: Tableau de bord
Le tableau de bord est un outil très important pour le chef d’entreprise mais qui
n’est en pratique pas très souvent utilisé. Nous nous intéresserons ici au tableau de
bord de gestion et répondrons aux questions : qu’est-ce qu’un tableau de bord ? A
quoi sert-il ? Comment le mettre en place ? Comment choisir ses indicateurs ?

1-1 Qu’est-ce qu’un tableau de bord ?


Le tableau de bord est un outil de gestion qui présente synthétiquement les activités
et les résultats de l’entreprise par processus, sous forme d’indicateurs qui permettent
de contrôler la réalisation des objectifs fixés et de prendre des décisions nécessaires,
selon une périodicité appropriée et dans un délai limité.

1-2 Qu’est-ce qu’un indicateur ?


Un indicateur est un paramètre ou une combinaison de paramètres qui représente l'état
ou l'évolution d'un système, il est choisi en fonction des leviers d'action qui seront uti-
lisés pour prendre d'éventuelles mesures correctives et donc en fonction de décisions à
prendre dans le futur.

On distingue plusieurs familles d'indicateurs présentes dans le tableau de bord. Il


s’agit les indicateurs d'activité (quantité produite, volume d'achat, chiffre d’affaires),
les indicateurs financiers (il s'agit des charges par nature comme les salaires, achat,
frais généraux), les indicateurs de rentabilité (résultat net, marge opérationnelle), les
indicateurs de qualité (délai de fabrication, satisfaction des clients, réclamation)

1-3 Pourquoi utiliser un tableau de bord ?


Le tableau de bord est un outil d’aide à la décision très important et il remplit notam-
ment les rôles suivants :

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 il permet de prendre les mesures nécessaires lorsque des écarts sont détectés entre
ce qui est prévu et ce qui se passe réellement,

 c’est ensuite un moyen d’apprentissage car le chef d’entreprise tire des conclusions
sur les écarts constatés et les actions mises en place pour corriger le tir,
 enfin, il permet également au chef d’entreprise de se projeter en avant et d’avoir
ainsi des informations pour établir ses prévisions
 Le tableau de bord permet donc au chef d’entreprise d’être réactif en cas de pro-
blème et de prendre des décisions en s’appuyant sur des éléments objectifs.

1-4 Comment mettre en place un tableau de bord ?


La mise en place d’un tableau de bord s’effectue en réalisant les étapes suivantes :
 fixer les objectifs que l’entreprise doit atteindre,
 lister les points clés à suivre pour que l’entreprise parvienne à réaliser ses objectifs,
 déterminer quels sont les indicateurs qui permettent de mesurer ces points clés,
 fixer le circuit du tableau de bord (qui renseigne telle ou telle donnée ? qui valide ?
qui sont les destinataires ?…)
 créer le projet de tableau de bord,
 mettre en place une phase de tests,
 tirer les conclusions de ces tests et éventuellement rectifier le tableau de bord,
 valider la version finale et le mettre en place définitivement.

1-5 Comment présenter un tableau de bord efficace ?


Pour réussir son tableau de bord, il faut veiller à :
 y faire figurer uniquement les indicateurs essentiels et éviter de mettre trop d’infor-
mations,
 déterminer correctement le circuit de l’information qui sert à l’alimenter,
 le mettre à disposition des bonnes personnes.

Section 2: Analyse théorique d’un tableau de bord.

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La théorie de l'équilibre, entraîné par Robert Kaplan et David Norton dans les années 90
a émergé en réponse à la nécessité d'analyser les organisations dans une perspective
différente à la crise financière, qui devenait obsolète. Ils ont cherché à établir un
nouveau modèle de mesures au sein des entreprises à générer de la valeur ajoutée dans
l'avenir et aussi de mieux comprendre les organisations.
Pour ce faire, l'Institut Nolan Norton, a parrainé une étude d'un an impliquant
plusieurs entreprises, de tous les secteurs (industrie, services, haute technologie et
dans le but de définir une «Corporate Scorecard» ou cuandro contrôle d'entreprise, qui
contiennent, outre les indicateurs financiers traditionnels, les mesures relatives au
temps de service à la clientèle, qualité, temps de fabrication ou de développement de
nouveaux produits. Au cours de l'étude, ont été ajoutés à d'autres mesures de la
productivité ou la qualité, qui ont été élargies pour inclure des éléments dans ce
tableau de bord.
Ainsi naquit le concept de «Balanced Scorecard», qui a organisé les indicateurs ou
mesures dans quatre grandes catégories ou perspectives: financière, client, et de
l'innovation interne et de l’apprentissage.
Pour chacun des quatre catégories, Kaplan et Norton identifient une série
d’indicateurs de résultat (a posteriori) et des indicateurs de performance ou d’action (a
priori). Les auteurs suggèrent
D’indiquer les objectifs, de faire figurer les indicateurs avec leurs valeurs cibles et
d’intégrer.
Les initiatives ou les actions afin de les ajuster avec les objectifs stratégiques. Il se
veut donc un pilotage de la création de valeur pour l’entreprise.

Section 3: Implantation d’un tableau de bord spécifique au service


des dépenses.

1-Tableau de bord pour l’activité dépense.

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La valeur ajoutée d'un tableau de bord pour cette activité c'est de faire savoir aux res-
ponsables les performances réalisées au niveau de l'exécution des dépenses publiques.
L'objectif étant de fournir les meilleures prestations aux différents partenaires en l'oc-
currence les sous ordonnateurs et les entreprises qui réalisent des prestations pour le
compte des collectivités territoriales.

L'indicateur choisi est le délai de réalisation d'exécution de telle ou telle dépense en


termes de délai de visa et délai de règlement.

Pour chaque type de dépenses on lui a associé un indicateur, l'objectif est de réduire
au minimum le délai de visa et du règlement. Ainsi on a comme indicateur.

- Délai moyen de visa et de règlement des bons de commandes (en jours).

- Délai moyen de visa et de règlement des marchés (en jours).

-Délai moyen de visa et de règlement des salaires et indemnités (En jours).


Concernant les objectifs à prendre dans le tableau de bord, on distingue entre deux
sortes d'objectifs qui doivent figurer sur le tableau de bord :

Ainsi le tableau de bord pour cette activité va récapituler ces indicateurs et dégager les
écarts des réalisations par rapport aux objectifs et par la suite en chercher les explica-
tions. Il doit être de la forme suivante :

Période ……………..
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INDICATEURS Résultat Objectif Ecart
Délai moyen de visa et de règlement des bons
de commandes.
Délai moyen de visa et de règlement des mar-
Objectifs finaux
chés.
Délai moyen de visa et de règlement des sa-
laires et indemnités.
Echange de Données Informatisés (disquettes)
avec les sous ordonnateurs.
Objectifs Action de formation et d'assistance au profit
intermédiaires
des sous ordonnateurs en vu de l'étalement des
émissions et l'amélioration de la qualité des
dossiers de paiements

Conclusion de deuxième chapitre

L'objectif de la mise en place d'un système de contrôle de gestion pour la TP (service


des dépenses), c'est de lui permettre d'atteindre ses objectifs avec une grande effi-
cience et efficacité et améliorer ses performances globales.

Ce système ne doit pas être figé, il faut le mettre à jour à chaque fois qu'il s'avère né-
cessaire pour en accroître l'utilité.

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Etude de cas :

Tableau de bord au service de dépenses

Ce tableau de bord a était rempli par un des responsables de visa des dé-
penses

Période : 1/3/2017 .... 31/3/2017


INDICATEURS RESULTA OBJECTIF ECART
T

Délai moyen de visa et de règlement 3j 5j 2j


des bons de commandes
Objectifs finaux Délai moyen de visa et de règlement 4j 5j 1j
des marchés
Délai moyen de visa et de règlement 2j 3j 1j
des salaires et indemnités
Echange de Données Informatisés 2j 3j 1j
(disquettes) avec les sous
Objectifs ordonnateurs
intermédiaires Action de formation et d'assistance 20h 20h 0h
au profit des sous ordonnateurs en
vu de l'étalement des émissions et
l'amélioration de la qualité des
dossiers de paiements

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Conclusion générale

Le stage représente une grande importance pour chaque stagiaire, car il constitue (un)
tremplin vers le monde professionnel.

Avant la clôture de mon rapport, je signale que j'ai acquis beaucoup de renseigne-
ments surtout pratiques sur le travail, et ce stage m'a permis d'acquérir une certaine
expérience, d'enrichir mes connaissances au niveau de différentes matières et d'avoir
une idée sur le milieu professionnel.

Enfin, dans l’espérance que ce rapport sera à la hauteur, je remercie vivement tous le
personnel de la trésorerie préfectorale de Meknès qui n’a cessé de m'aider et m'en-
courager pour que mon stage passe dans des bonnes conditions et de réaliser ce tra-
vail.

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