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Liquidation de la TVA Brute et Assiette

Ce document décrit les principes de la détermination de l'assiette de la TVA au Sénégal, notamment la distinction entre le régime du réel et le régime forfaitaire, ainsi que les éléments inclus et exclus de la base d'imposition.

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Thèmes abordés

  • conditions cumulatives,
  • contrat de vente,
  • remises,
  • opérations imposables,
  • droit de timbre,
  • déclaration de TVA,
  • base d'imposition,
  • montant à débourser,
  • calcul de la TVA,
  • déclaration trimestrielle
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Liquidation de la TVA Brute et Assiette

Ce document décrit les principes de la détermination de l'assiette de la TVA au Sénégal, notamment la distinction entre le régime du réel et le régime forfaitaire, ainsi que les éléments inclus et exclus de la base d'imposition.

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  • déclaration de TVA,
  • base d'imposition,
  • montant à débourser,
  • calcul de la TVA,
  • déclaration trimestrielle

SECTION II.

LA LIQUIDATION DE LA TVA BRUTE

La liquidation consiste à déterminer le montant de la taxe brute. Celle-ci est obtenue


en multipliant le montant de la recette hors taxe de l’opération en cause, par le taux de
TVA. Une fois ce montant connu, il n’en reste pas moins que la TVA, comme tout
impôt, est une dette, d’où l’importance de connaître son fait générateur et son
exigibilité.
Le calcul de la TVA brute s’articule ainsi autour de quatre notions : la base
d’imposition, le taux, le fait générateur et l’exigibilité.

A. LA BASE D’IMPOSITION OU ASSIETTE DE LA TVA

La détermination de la base imposable d’un impôt consiste à cerner la matière


imposable et à fixer les règles d’évaluation correspondantes afin d’aboutir au montant
sur lequel doit s’appliquer le tarif ou le taux de l’impôt.
L’appréhension de cette base peut se faire de manière réelle c'est-à-dire sur la base
d’éléments précis, tirés par exemple de la comptabilité, ou de manière forfaitaire c'est-
à-dire de façon approximative.
Le forfait est généralement utilisé pour cerner la base imposable ou l’impôt dû par une
certaine catégorie de contribuables, généralement ceux évoluant dans le secteur dit
informel.
Ainsi, pour tenir compte de la dualité du tissu économique et de ses contraintes
d’administration, l’assiette de la TVA au Sénégal est déterminée selon deux régimes
d’imposition : le régime du réel et celui du forfait : Contribution Globale Unique
(CGU).

1. L’ASSIETTE DE LA TVA SELON LE REGIME DU REEL

Les personnes morales, quel que soit leur chiffre d’affaires réalisé, relèvent
obligatoirement du régime du réel (normal ou simplifié).
Quant aux contribuables personnes physiques, ne relèvent du réel, que les opérations
faites par les redevables dont le chiffre d’affaire annuel toutes taxes comprises excède
50 millions de FCFA.
Dans le cadre de ce régime, un principe général régit la détermination de l’assiette de
la TVA : la base d’imposition est constituée par le montant total du prix demandé par
le fournisseur en contrepartie de la livraison du bien ou de la prestation de service
rendue (a). Cette règle générale connaît toutefois un certain nombre d’exceptions :
certains éléments du prix d’une opération imposable ne sont pas taxés (b).
Egalement, certaines opérations obéissent à des règles particulières d’imposition (c).

a. Les éléments du prix imposables

Les articles 364 et 365 du CGI précisent que la base d’imposition des livraisons et
ventes de biens, travaux et prestations de services est constituée par le prix total, tous
frais compris, du produit ou du service imposé, ou la valeur des biens ou services reçus
ou à recevoir.
La TVA frappe ainsi, en règle générale, l’ensemble des éléments constitutifs du prix de
vente des biens ou services. Il convient donc de prendre en compte non seulement le
prix de base ou catalogue ou encore prix de référence, mais également tous les frais
accessoires facturés séparément ou non, qui s’y rattachent tels que les frais de
transport, les frais financiers, les frais de commission ou de courtage, les frais
d’assurance, les frais d’emballage, les frais fiscaux, les indemnités ne revêtant pas le
caractère de dommages et intérêts, les suppléments de prix, les majorations diverses
pour services rendus.
La base d’imposition comprend donc l’ensemble des paiements en espèce ou en
nature. Elle est déterminée quel que soit le mode de règlement et sans qu’il n’y ait lieu
de tenir compte de l’échelonnement dans le temps du versement des contreparties.
Peu importe, en effet, que ces versements interviennent avant, au moment, ou après la
conclusion du contrat ou la réalisation de l’opération.

b. Eléments du prix exclus de la base imposable

Certains éléments ne sont pas à comprendre dans la base imposable, soit parce qu’ils
entraînent une diminution de prix (rabais, remises et ristournes), soit parce qu’ils
constituent des remboursements de frais (débours réels), soit parce qu’ils bénéficient
d’une pure tolérance administrative (pourboires), soit parce qu’ils ne constituent pas
des affaires (indemnités ayant le caractère de dommages et intérêts).

Certains impôts et taxes sont, également, à exclure de la base d’imposition.

Les réductions de prix consenties par les fournisseurs à leurs clients ne sont pas
imposables à la TVA lorsque les conditions ci-après sont cumulativement réunies :

La réduction doit bénéficier pour son montant exact à l’acheteur et figurer sur
la facture ;
La réduction ne doit pas constituer la rémunération d’un service quelconque.

NB : Lorsqu’ils sont accordés après envoi de la facture, le fournisseur doit émettre une
facture rectificative ou une note d’avoir portant référence à la facture initiale. Le
fournisseur qui a collecté la TVA sur la facture initiale peut récupérer le montant de la
TVA sur la réduction de prix. Le client qui a déjà opéré la déduction de la TVA sur la
facture initiale doit rectifier le montant de cette déduction à concurrence de la TVA sur
la réduction de prix.

Les remboursements de débours réels pour compte d’autrui : les intermédiaires ne


doivent pas soumettre à la TVA les sommes que leur remboursent les commettants
dans la mesure où ces sommes correspondent à des dépenses engagées sur ordre et
pour le compte de ces derniers, et sont portées par l’intermédiaire dans sa comptabilité
dans des comptes de passage. La non-imposition de ces remboursements est
cependant subordonnée aux trois conditions cumulatives suivantes :

- Le mandataire doit agir en vertu d’un mandat préalable explicite : la mention «


pour compte » doit figurer sur la facture ;
- Le mandataire doit rendre compte exactement à son mandant du montant de la
dépense, et les remboursements doivent donner lieu à une reddition exacte de
comptes (refacturation à l’identique) ;

- Il doit justifier auprès du service des impôts le montant exact des débours.

Les pourboires sont en principe taxables mais ils ne sont pas recherchés en, paiement
si les trois conditions cumulatives suivantes sont réunies :

Le client est informé au préalable du caractère obligatoire de pourboire du


versement supplémentaire qu’il consent volontairement ;

Les pourboires encaissés sont reversés intégralement au personnel en contact


avec la clientèle à l’exclusion des cadres ;

Le reversement effectif des sommes au personnel est justifié à l’aide d’un


registre émargé par les bénéficiaires.

Les indemnités considérées comme la juste réparation d’un préjudice telles que celles
revêtant le caractère de dommages et intérêts ne sont pas imposables.

Exemple : Jean endommage le « scooter » de François d’une valeur de 700 mille francs.
En guise de réparation, Jean verse à François un montant de 2 millions de francs. Dans
ce la TVA sera liquidée sur les 2 millions.

Certains impôts et taxes ne sont pas à inclure dans la base imposable. C’est le cas :

de la TVA sur l’opération en cours. La base imposable est, en effet, déterminée


hors TVA ;

des droits d’enregistrement et de timbre acquittés pour le compte d’un client.

NB : Tous les autres impôts et taxes, notamment les taxes spécifiques, doivent être
inclus dans la base imposable.

c. Opérations soumises à des règles d’assiette particulières

Ces opérations concernent les importations, les livraisons à soi-même, les prestations
à soi-même, les prélèvements, les échanges, les aides et les emballages.
Les importations : la base imposable pour les importations est constituée par la valeur
CAF (coût assurance fret) augmentée des droits et taxes de toute nature, liquidés au
profit du budget de l’Etat par l’Administration des douanes, à l’exclusion des droits
d’enregistrement et de la taxe sur la valeur ajoutée elle-même. De même, les services
effectivement compris dans la valeur en douane de biens importés sont taxables selon
les mêmes modalités que lesdits biens au moment de leur mise à la consommation.
NB : En pratique, la base imposable pour les importations correspond à la valeur en
douane des produits (Valeur CAF + les droits de douanes) ;

Les livraisons à soi-même et les prestations à soi-même : la base imposable pour


ces opérations est constituée par leur valeur déterminée par la comparaison avec le
prix normal de vente des biens, services ou travaux similaires. Cette valeur ne peut, en
aucun cas, être inférieure au prix de revient ;

Les livraisons de biens et prestations de services entre parties liées : la base


imposable est constituée par la valeur du bien livré ou de la prestation de service
déterminée en fonction du prix normal de vente d’une livraison ou prestation similaire
;
Les opérations réalisées entre deux entités d’une même entreprise ou d’un même
groupe dont l’une n’est pas établie au Sénégal : la base imposable est constituée par
la valeur de la prestation déterminée en fonction du prix normal de vente d’une
prestation similaire ;

Les échanges : en cas d’échange, chacun des coéchangistes est considéré comme
vendeur. L’assiette de la TVA est constituée par la valeur des biens reçus en
contrepartie de ceux livrés.

Les aides : on distingue les aides versées par les pouvoirs publics de celles consenties
entre entreprises :
Les aides versées par les pouvoirs publics ou subventions sont imposables
lorsqu’elles constituent le complément direct du prix d’une opération
imposable ou lorsqu’elles sont destinées à compenser globalement
l’insuffisance d’une entreprise ou d’un service ;
Les aides entre entreprises : leur régime diffère selon qu’elles présentent un
caractère commercial ou financier. Les aides à caractère financier c'est-à-dire
celles consenties pour des motivations financières ne sont pas à soumettre à la
TVA. Sont, par contre, imposables toutes les aides à caractère commercial car
elles constituent, en fait, la contrepartie d’un service particulier « innommé ».

Les emballages. Leur régime fiscal est le suivant :


Les emballages non récupérables, lorsqu’ils sont facturés, constituent des
éléments du prix et suivent le sort du produit emballé ;
S’agissant des emballages consignés, le versement de la consignation et son
remboursement ultérieur, ne constituent pas des opérations imposables ; si, par
contre, l’emballage n’est pas restitué, il est considéré comme vendu et la
consignation devient alors imposable.

NB : Afin d’éviter les désagréments liés à la non restitution de l’emballage, par


prudence, il est plus indiqué de facteur aux clients la TVA sur le montant de la
consignation.
2. L’ASSIETTE DE LA TVA SELON LE REGIME DE LA CGU

La contribution globale unique est un impôt synthétique qui comprend six (6)
catégories d’impôts :
- L’impôt sur le revenu assis sur les bénéfices industriels et commerciaux ;
- L’impôt du minimum fiscal ;
- La contribution des patentes ;
- La contribution des licences,
- La taxe sur la valeur ajoutée ;
- La contribution forfaitaire à la charge des employeurs.

Sont assujetties à la CGU, les personnes physiques dont le chiffre d’affaires annuel,
tous droits et taxes compris, n’excède pas 50 millions de francs TTC.
La contribution globale unique ne s’applique cependant pas aux personnes physiques
dont l’activité relève de la catégorie des bénéfices non commerciaux ainsi qu’aux
personnes physiques réalisant des opérations de vente, de location d’immeubles ou de
gestion immobilière.
La contribution globale unique est déterminée chaque année en considération de la
totalité du chiffre d’affaires réalisé du 1er janvier au 31 décembre de l’année
précédente.

Pour le calcul de la CGU, il existait avant la loi 2019-17 du 20 Décembre 2019 portant
loi de finances pour l’année 2020, un barème de progressivité par tranche constitué
de cinq (5) taux (entre 4 et 8%) pour les prestataires de services et de trois (3) taux
(entre 1 et 2,8%) pour les commerçants et producteurs.

En raison de la complexité de ce dispositif et pour faciliter les modalités de


détermination de l’impôt dû, une méthode plus simple a été adoptée consistant à
appliquer au chiffre d’affaires annuel, un taux de 2% pour les commerçants et un taux
de 5% pour les prestataires de services.

Ces changements traduisent donc une réduction globale des taux d’imposition et une
simplification qui permet aux personnes concernées de calculer elles-mêmes l’impôt
dû.
Le paiement de la contribution globale unique donne lieu chaque année, au versement
d’acomptes à imputer sur l’impôt dû au titre de l’année. Chaque acompte est égal au tiers
de l’impôt dû.
Les acomptes sont spontanément versés dans les quinze premiers jours des mois de mars
et mai de l’année d’établissement de l’impôt. Ils doivent être payés à la caisse du comptable
du Trésor du lieu du principal établissement du redevable.
Les contribuables dont le montant de l’impôt n’excède pas 100 000 francs sont tenus de
payer spontanément l’impôt dont ils sont redevables. Ce paiement est effectué en une fois,
par voie de fiche de paiement par anticipation, avant le 1er mai de chaque année pour
l’année en cours.
NB : Les redevables soumis à la contribution globale unique ne sont pas autorisés à
facturer la taxe sur la valeur ajoutée à leurs clients.
La loi a, toutefois, prévu une possibilité pour les contribuables relevant de la
contribution globale unique d’opter pour leur assujettissement au régime du réel. A
cet effet, ils doivent notifier leur choix au service des impôts compétent, au plus tard
le 31 janvier de l’année d’imposition. L’option ainsi exercée est totale et irrévocable.

EXERCICE D’APPLICATION SUR LA BASE D’IMPOSITION DE LA TVA


A l’occasion de leurs dix ans de mariage, M. NIANG veut offrir à Mme NIANG une «
Citroën PICASSO ». Chez le concessionnaire, le prix de la voiture s’établit comme suit
au regard des conditions financières proposées par M. NIANG :
- Prix catalogue : 10.000.000 HT
- Remise : 6 sur le prix catalogue
- Forfait transport et mise à disposition : 100.000
- Option DVD : 200.000
- Intérêt pour paiement à crédit : 400.000
- Carte grise : 10.000
- Reprise de la Citroën C3 de M. NIANG : 5.000.000 TTC

TAF : Calculer la base imposable à la TVA pour cette opération et le montant à


débourser par M. NIANG pour faire plaisir à son épouse.

Correction :
Prix Catalogue 10 000 000
< Remise > (10 000 000 x 6 ) < 600 000 >
Forfait Transport 100 000
Option DVD 200 000
Intérêt pour paiement à crédit 400 000
…………………………………..
1) Base imposable TVA 10 100 000

La remise est à retrancher de la base ; la carte grise constitue un droit de timbre acquitté
pour le compte du client.
2) Montant effectif à débourser par M. NIANG

Prix d’achat TTC de la PICASSO 11 918 000


Carte grise 10 000
< Prix de vente TTC de la C3 > < 5 000 000 >
Total à débourser par M. NIANG 6 928 000

B. LE TAUX DE LA TVA

Deux taux sont prévus pour la TVA au Sénégal : un taux normal de 18% et un taux
réduit à 10% pour les prestations d’hébergement et de restauration fournies par les
établissements d’hébergement touristique agréés.
C. LE FAIT GENERATEUR DE LA TVA

Le fait générateur de la TVA peut être défini comme le fait par lequel sont réalisées les
conditions légales nécessaires pour l’exigibilité de la taxe. C’est l’événement qui donne
naissance à la dette du redevable envers le Trésor public et rend la taxe exigible. La
connaissance du fait générateur est aussi importante pour l’entreprise qui réalise
l’opération imposable que pour l’entreprise cliente.

Le fait générateur détermine ainsi :

La période au titre de laquelle le montant des opérations imposables doit


obligatoirement faire l’objet de déclaration.

Au Sénégal, cette période est mensuelle pour les assujettis soumis au régime du réel
normal, ou trimestrielle pour ceux qui sont soumis au régime du réel simplifié.

Sont soumises au régime du réel simplifié :

- Les personnes morales lorsque le chiffre d’affaires annuel, toutes taxes comprises, est
inférieur à cent (100) millions de francs ;

- Les personnes physiques qui effectuent des livraisons de biens ou des opérations de
prestations de services lorsque leur chiffre d’affaires annuel, toutes taxes comprises,
est compris entre 50 millions et 100 millions de francs.
Le mode d’imposition ou le taux applicable, en cas de changement de législation
par exemple.

Quand ce fait intervient-il ? En pratique, l’intervention du fait générateur dépend de


la nature des opérations effectuées. Sauf dans certains cas particuliers, il n’est pas, en
principe, lié à l’encaissement par le fournisseur des sommes dues par le client.

1. L’INTERVENTION DU FAIT GENERATEUR (principe)

L’intervention du fait générateur en matière de TVA est constituée :

Par la livraison du bien ou des travaux pour les opérations de ventes, les
travaux immobiliers et les travaux à façon ;
Par la première utilisation pour les livraisons à soi-même de biens ou de travaux
immobiliers ;
Par l’accomplissement du service pour les prestations de service ;
Par la mise à la consommation c'est-à-dire par le franchissement du cordon
douanier pour les importations de marchandises.

NB : Toutefois, la loi stipule qu’en cas d’émission d’une facture avant que les
livraisons de biens ou les prestations de services ne soient effectuées, le fait
générateur est réputé intervenir au moment de l’émission de la facture.
C’est le cas également en cas d’encaissement du prix ou d’avances, avant que les
livraisons de biens ou les prestations de services ne soient effectuées ou avant
qu’une facture ne soit émise ; le fait générateur est réputé intervenir au moment de
cet encaissement à concurrence du montant encaissé.

2. LE CAS DU FAIT GENERATEUR PARTICULIER

Le fait générateur de la TVA se situe à l’encaissement pour un certain nombre


d’opérations. Il en est ainsi :
des opérations de crédit-bail ou de finance islamique ;
des opérations payées sur fonds de l’Etat, des collectivités locales ou soumises
au précompte ;
des opérations effectuées par les membres des centres de gestion agréés soumis
au régime du réel simplifié.

D. L’EXIGIBILITE DE LA TVA

Elle est engendrée par le fait générateur et constitue le moment à partir duquel le
Trésor public est en droit de réclamer sa créance sur le redevable.
Sauf pour les affaires d’importations, l’exigibilité de la TVA intervient dans le mois
suivant celui du fait générateur et au plus tard le 15 de ce mois pour les assujettis
soumis au régime du réel normal.
Exemple : Pour une vente taxable effectuée en janvier 2016, la taxe due au titre de ce
mois doit être mentionnée sur une déclaration à déposer au plus tard le 15 février de
la même année.
Par contre, pour les assujettis soumis au régime du réel simplifié, les affaires réalisées
au titre d’un trimestre sont déclarées au plus tard le 15 des mois d’avril, juillet,
octobre et janvier.
Exemple : Pour une vente taxable effectuée en janvier 2016, la taxe due au titre de ce
mois doit être mentionnée en même temps que toutes les autres ventes et prestations
effectuées au cours du trimestre sur une déclaration à déposer au plus tard le 15 avril
de la même année.
Pour les importations, le fait générateur coïncide avec l’exigibilité.

Common questions

Alimenté par l’IA

Le fait générateur de la TVA est l'événement qui réalise les conditions légales nécessaires pour l'exigibilité de la taxe, définissant à partir de quand une entreprise doit déclarer cette taxe. Pour les ventes et travaux, c'est la livraison ou l'exécution ; pour les services, c'est leur accomplissement ; pour les importations, c'est la mise à la consommation. Cela signifie que les entreprises doivent être attentives aux moments où les transactions prennent effet pour l'établissement de la TVA .

Les ventes entre entités d'une même entreprise ou groupe, dont l'une n'est pas établie au Sénégal, sont imposées sur la base de la valeur de la prestation déterminée en fonction du prix normal de vente d'une prestation similaire. Cela implique que la transaction est évaluée à un prix de marché pour justifier le montant imposable .

La base d'imposition de la TVA comprend non seulement le prix de base ou catalogue, mais également tous les frais accessoires facturés, tels que les frais de transport, financiers, de commission, d'assurance, d'emballage et fiscaux. Tous les paiements, en espèces ou en nature, sont inclus, indépendamment du moment de leur paiement. Cela signifie que la base d'imposition couvre l'ensemble des transactions financières liées à la vente, augmentant ainsi le montant sur lequel la TVA est calculée .

Pour être exonéré de TVA, les remboursements de débours réels doivent remplir trois conditions : le mandataire agit en vertu d'un mandat explicite, la mention 'pour compte' doit figurer sur la facture, il doit rendre compte exactement au mandant du montant des dépenses, et il doit justifier ces débours auprès du service des impôts .

Les emballages non récupérables, lorsqu'ils sont facturés, sont inclus dans le prix du produit et suivis de la TVA. En revanche, les emballages consignés ne sont pas imposables à la TVA pour le versement et le remboursement de la consignation, à moins que l'emballage ne soit pas restitué, auquel cas il est considéré comme vendu, rendant la consignation imposable .

Les rabais, remises et ristournes ne sont pas inclus dans la base imposable de la TVA s'ils entraînent une diminution de prix bénéficiaire pour l'acheteur. Pour cela, la réduction doit figurer sur la facture et ne pas constituer la rémunération d'un service quelconque. Si accordées après l'émission initiale de la facture, un rectificatif doit être émis par le fournisseur .

Les aides versées par les pouvoirs publics ou subventions sont imposables lorsqu'elles constituent un complément direct du prix d'une opération imposable ou compensent une insuffisance. Les aides à caractère commercial entre entreprises sont également imposables, car elles représentent la contrepartie d’un service 'innommé', tandis que les aides à caractère financier ne le sont pas .

Pour des opérations comme le crédit-bail, les faits générateurs particuliers situent l'exigibilité de la TVA lors de l'encaissement, plutôt que lors de la livraison ou de la réalisation du service. Cela affecte la gestion de liquidités et la planification fiscale car les entreprises doivent prévoir l'exigibilité en fonction de l'encaissement .

La TVA elle-même est exclue de sa base imposable, car l'objectif est de taxer la valeur ajoutée créée par l'activité économique et non la taxe sur la taxe. Cette exclusion permet de maintenir le principe d'équité fiscale en assurant que l'impôt est effectivement basé sur la valeur économique réelle de la transaction .

La CGU simplifie le calcul fiscal pour les petits contribuables en substituant le barème complexe de progressivité par tranche avec un taux fixe (2% pour commerçants et 5% pour prestataires de services), basé sur le chiffre d'affaires. Cette simplification permet aux contribuables de calculer eux-mêmes facilement l'impôt dû .

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