Collège d’Hématologie des hôpitaux
Atlas de cytologie
ganglionnaire
Objectifs
• Susciter l’intérêt pour la pratique de cette analyse (très intéressante, grande variété
de pathologies) par de plus nombreux laboratoires de biologie [dans la grande
majorité des centres publiques et/ou privés l’étude des ganglion ne repose que sur
l’analyse anatomo-pathologique]
• Proposer une version rénovée et accessible à tous de l’Atlas « référence » de
1997 (P. Felman et O. Gentilhomme) (Pas de re-édition de cette ouvrage de référence)
• Rappeler la complémentarité avec le « gold standard » anatomo-pathologique
en insistant sur les nombreux intérêts (pour le patient et pour le biologiste
lecteur) de la cytologie ganglionnaire
• Rappeler également les « limites » de cette analyse cytologique en insistant sur la
grande modestie que doit avoir le lecteur
• Rappeler l’importance du contexte clinique et des contacts avec le prescripteur
• Rappeler l’importance du caractère pluridisciplinaire de la réponse définitive
(clinique/cytologie/phénotypage/cytogénétique/bio mol/ ana-path)
• Rappeler les grands principes de prélèvements et, brièvement, les
recommandations pré-analytiques et analytiques exposées par le GFHC dans
la revue de biologie médicale en 2021
Contenu
• Description cytologiques des différentes pathologies observables sur un
prélèvement ganglionnaire
• Pathologies bénignes, malignes, hématologiques et non hématologiques réparties
en 8 chapitres :
– Données anatomo-physiologiques
– Adénopathies réactionnelles
– Métastases ganglionnaires
– Tumeurs bénignes non ganglionnaires
– Localisations ganglionnaires d’hémopathies myéloïdes
– Lymphomes non Hodgkiniens (B, T, NK)
– Lymphomes de Hodgkin
– Lymphomes de l’immunodéprimé
Contenu
• Pour l’Hémato, référence à l’OMS 2016-2017, qui sert de base à la
classification
• Nombreux dossiers illustrant différents aspects observables pour chaque
pathologie
• Précision sur les avantages et les limites de l’analyse cytologique dans chacun
des cas de figure
• Données complémentaires (phénotypage, cytogénétique, bio mol, ana-path)
mentionnées de façon plus ou moins détaillée à la suite de chaque description
cytologique
• 250 figures ; 650 images environ
A titre d’exemple
8 figures présentes dans l’Atlas
B C
A
D E
Fig. III-3b – Mélanome : images ciblées sur les éléments tumoraux à grossissement plus
fort, avec mise en avant le la finesse du sable mélanique gris-noir et de la chromatine fine
(A), du caractère globuleux des noyaux avec aspect en ballon de rugby (C,D), et la présence
d’une inclusion nucléaire à l’emporte-pièce (Flèche, D). Le tableau est complété par la
présence de mélanophages (E) et de zones nécrotiques (B). Patient différent de celui de la
Figure III-3a. Appositions d’un ganglion inguinal x1000.
A B
C D
Fig. III-6a - PNET : image scannographique de la masse abdominale (A). Eléments
cellulaires homogènes de taille assez petite, avec peu d’anisocaryose. La tendance à
la cohésion, parfois à la fusion cellulaire, et l’aspect particulier des vacuoles, de taille
variable, permettent d’évoquer une localisation de tumeur peu différenciée.
Appositions masse abdominale x1000.
A B C
Fig. IV-1a – Kyste amygdaloïde : nombreuses cellules épithéliales à cytoplasme modérément
basophile et étendu, à noyau petit et pycnotique, avec présence de squames anucléés (flèches), le tout
en atmosphère nécrotique. Noter le fond de frottis très clair.
Cytoponction d’un ganglion sous maxillaire : images A x400, images B,C x 800.
A B C
[Link]-7o – Lymphome folliculaire (forme mixte, à petites et grandes cellules) : présence de
nombreuses grandes cellules prenant l’aspect de centroblastes ou de grands centrocytes à noyau
franchement clivé (flèches).
Patient différent de celui des Figures VI-7l et VI-7m. Appositions : image A x500, images B,C
x1000.
[Link]- 10d – Lymphome de Burkitt (forme avec nombreuses vacuoles) : sur l’image de gauche,
en haut sont visualisés des débris apoptotiques et, au centre une mitose (flèche). L’intense
basophilie cytoplasmique des éléments est ici bien visible. Noter en bas à gauche de l’image de
droite une cellule d’aspect franchement blastique, à chromatine non densifiée, dont on voit
clairement le nucléole, ce qui n’est pas toujours le cas sur la coloration au MGG. Patient différent
de ceux des Figures VI-10 précédentes. Appositions : image A x500, image B x1000.
A B C
[Link]- 11c – Lymphome diffus à grandes cellules B (autre aspect) : aspect nécrotique très riche en
macrophages à corps tingibles, avec présence d’éléments monomorphes compatibles avec une allure lymphoïde
centroblastique, à rapport nucléo-cytoplasmique élevé, avec présence d’une petite inclusion se projetant sur le
noyau (flèche). La localisation médiastinale aurait pu faire discuter un carcinome à petites cellules, toutefois peu
probable en raison de l’absence totale d’amas cellulaire cohésif. Le phénotypage a confirmé la population
monotypique B kappa CD20+ CD5- CD10-. Appositions : images A,B x500, image C x1000.
[Link]- 1c – Lymphome de Hodgkin classique (noyaux nus de cellules de Sternberg dans deux
dossiers de forme scléro-nodulaire) : la visualisation de ces noyaux, à chromatine maillée entrecoupée de
plages claires, incluant un énorme nucléole unique intensément basophile, est suffisante pour évoquer le
diagnostic. Remarquer sur le dossier de l’image de droite un fond fibro-nécrotique net. Cytoponctions
x1000.
[Link]- 18a – Lymphome anaplasique à grandes cellules ALK- : éléments très hétérogènes en
taille, avec présence de nombreuses formes gigantesques, monstrueuses, à noyau polylobé.
Remarquez la chromatine beaucoup plus resserrée que dans les cellules de Sternberg et l’absence
de nucléole visible. A la différence des cellules carcinomateuses, il n’y a pas de chevauchement
cellulaire et on ne voit pas de nucléole. Observer une mitose sur l’image de gauche et 2
macrophages à corps tingibles sur l’image de droite, témoins de la prolifération cellulaire.
Observation clinique : femme de 58 ans présentant un ganglion cervical de 7 cm, apparu 1 mois
auparavant, dur, fixé, légèrement douloureux. L’immunohistochimie a retrouvé des cellules
tumorales CD20-CD3-CD30+ ALK-. Les études génétiques ont permis de retrouver un
réarrangement DUSP22-IRF4. Appositions x500 .