MORT MANON INTERPRETATION
L 1-4 : L’imperatif « pardonnez » montre que le chevalier Des Grieux implore son
destinataire, l’Homme de qualité. Par un effet de mise en abyme le lecteur a
l’ipression de devenir également le destinateur de cette imploration pathetique. La
métaphore « un récit qui me tue » traduit la difficulté du récit que De Grieux
s’apprete à conduire. De Grieux utitlise deux periphrases «un récit qui me tue » et
« un malheur qui n’u jamais d’exemple » pour designer l’evenement funeste qu’il
s’apprete à narrer. Les hyperboles « qui me tue » et « n’u jamais d’exemple » placent
le lecteur en situation d’attente. Le champ lexical du récit est associer a celui de la
tragédie. Le theme du souvenir exprime une douleur sans cesse renouvelé
L 5-8 : Le plus que parfait nous plonge dans le passé. La mort de Manon est évoquée
avec delicatesse et pudeur, dans un tableau touchant ou la mort est associée au
sommeil « je croyais ma chère maitresse endormie ». L’adverbe « tranquillement » et
le mdodalisateur «croyais » crée une sorte d’ironie tragique. En effet le lecteur
connait déjà l’issue fatale de cette scene que De Grieux semble encore ignorer.
Manon n’est jamais nomée et est idolatrer avec la périphrase « ma chère maitresse ».
La posture du chevalier qui retient son soufle amplifie l’ambiguité entre le sommeil et
la mort. Les alliteratons en « m » evoque les murmures, les paroles retenues, la
douceur. Ce récit souligne la proximitée des corps des amants.
L 8-11: Les dernières paroles se font murmures avant de céder au silence. Les paroles
de Manon sont aux styles indirectes comme si la voix de Manon de plus en plus faible,
s’éteignez devant nous. Le verde « croyais » montre la prise de conscience des
personnages. Le discours narrativisé qui s’en suit rappelle l’afirmation inital du
narrateur : les mots manquent pour traduire l’infinie douleur suscité par le trepas de
l’être aimée. Les phrases font alterner les pronoms « je » et « elle », le « NOUS » est
désormais dissocié : la mort separe les amants. Manon evoque sa mort avec la
periphrase «elle se croyait a sa dernière heures ».
L 11-13: La conjonction de coordination « mais » marque une rupture et la prise de
conscience de De Grieux. C’est alors le corps de Manon qui parle, les « soupirs »,
« silences », « serrements » sont sujets du verde « me font connaitre ». Des Grieux,
être sensible est attentif au langade du corps. La mort est designée par la periphrase
« fin de ses malheurs » qui suggere la violence que la société a infligé au amants.
L 14-16 : L’impératif « n’exigeait point de moi » rappelle le début du récit, de nouveau
De Grieux s’adresse à l’Homme de qualité. De Grieux exprime son incapacité à
terminer son récit. La mort de Manon entraine le silence du chevalier qui achève son
récit dans une économie de détails.
L 14-16 : La mort est évoquée en une seule phrase, brève, de trois mots, « je la
perdis » qui condense la douleur de De Grieux. Le lexique de la tragédie est présent.
La mort de Manon est d’autant plus tragique que dans leur fuites les amants
semblaient s’etre sincèrement retrouvés et amendés « je reçus d’elle des marques
d’amour ».
L 17-19 : Le texte s’acheve sur l’evocation de Des Grieux comme héros maudit. Le
vocabulaire religieux qui sature le dernier paragraphe presente le chevalier comme un
damné un pecheur que « le ciel » a « punit » à une vie « miserable » . La fin du récit
coïncide ainsi avec la fin de la vie mondaine du chevalier, qui se retire « je renonce
volontairement à l mener jamais plus heureuse »
PB MORT MANON : Comment le récit de De Grieux a-t-il sublimer la mort de Manon ?
I. La sobriété du récit
1. Les caractéristiques de la narration
2. Le récit impossible
II. Une mort pathétique
1. Un couple uni
2. Le pathétique de la scène
III. Le sens donné à la mort de Manon
1. Un châtiment divin
2. Une mort rédemptrice