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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple Un But Une Foi


------------------------
MINISTERE DE L’ECONOMIE
ET DES FINANCES
-----------------------
DIRECTION GENERALE
DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE
ET DU TRESOR
-------------

INSTRUCTION N° 0001 du 8 mai 2006 MEF/DGCPT/DCP

fixant les modalités d’application de l’article 201


du décret n° 2003-101 du 13 mars 2003
portant règlement général sur la comptabilité publique

1
SOMMAIRE
_________

CHAPITRE PREMIER

LA CONFECTION DU COMPTE DE GESTION

Section 1 Les principes généraux


- l’obligation de rendre compte
- la signature du compte de gestion

Section 2 La contexture du compte de gestion


- le contenu du compte de gestion
- les opérations préparatoires à l’établissement du compte de gestion
- les modalités de présentation du compte de gestion
- l’envoi des comptes de gestion à la Division de la Comptabilité publique
Section 3 La production du compte de gestion
- Le calendrier
- Le non respect du délai
- Le rôle des services de la Division de la Comptabilité publique

CHAPITRE II

LA MISE EN ETAT D’EXAMEN DU COMPTE DE GESTION

Section 1 Les objectifs de la mise en état d’examen

Section 2 Les opérations de vérification


- la vérification sommaire
- la vérification approfondie et exhaustive

Section 3 L’envoi des comptes de gestion par la Division de la Comptabilité publique


au juge des comptes

CHAPITRE III

LES ANNEXES

Annexe 1 : Page de garde du compte de gestion et dernière page


Annexe 2 : Inventaire des pièces générales
Annexe 3 : Modèle de procuration
Annexe 4 : Inventaire des liasses
Annexe 5 : Modèle des états de restes à recouvrer
Annexe 6 : Modèle des états de restes à payer

CHAPITRE IV

LES DISPOSITIONS FINALES

2
CHAPITRE PREMIER

LA CONFECTION DU COMPTE DE GESTION

SECTION I
-------

LES PRINCIPES GENERAUX


---------

La présente instruction contient des directives générales nécessaires à la préparation


et à la présentation des comptes de gestion des comptables principaux de l’Etat.

Il est rappelé que les comptes de gestion rendus par les comptables de l’Etat doivent
être affirmés sincères et véritables, sous peine de droit, tant en dépenses qu’en recettes,
datés et signés par le comptable en fonction ou son successeur ou ses ayants droits selon
les modalités définies par cette instruction.
Ils doivent en outre être paraphés et cotés sur chaque feuillet. Les renvois et ratures
doivent être approuvés et signés par le comptable.
Par ailleurs, l’attention des comptables est appelée sur le fait que la préparation du
compte de gestion est avant tout une tâche qui doit s’effectuer tout au long de l’année et qui
implique un classement des pièces de manière méthodique.
C’est pourquoi, afin d’assurer la confection de leur compte de gestion dans de
bonnes conditions en fin de gestion et de respecter ainsi les délais réglementaires de
production, les comptables doivent observer une méthode rigoureuse de préparation
permanente qui commence avec la gestion et consiste notamment :

- à classer au fur et à mesure, selon les cas, par comptes, titres, sections et chapitres,
dans des chemises appropriées, les titres de recettes et les mandats de paiement
accompagnés de leurs justifications ;
- à effectuer en cours d’année les éventuelles régularisations ;
- à surveiller périodiquement les états de restes à recouvrer de manière à éviter des
ajustements difficiles.

1. L’obligation de rendre compte

o Une obligation d’ordre public

La reddition annuelle des comptes est pour le comptable une obligation d’ordre public
en vertu des dispositions de l’article 34 de la loi organique n° 99-70 du 17 février 1999 sur
la Cour des Comptes qui dispose que « tout comptable public doit rendre compte de sa
gestion devant la Cour »

o Une obligation personnelle du comptable

L’obligation de rendre compte incombe au comptable en fonction à la clôture de la gestion

Le compte de gestion est établi par le comptable en fonction à la fin de la gestion.


En cas de changement de comptable en cours d’année, chaque comptable n’est
responsable que de sa gestion personnelle.
En cas de réserves formulées par un comptable entrant sur la gestion de son prédécesseur,
il doit être établi et produit à l’appui du compte de gestion, une balance des comptes, arrêtée
à la date de passation de service, pour permettre au juge des comptes d’apprécier la
gestion de chaque comptable.

3
En cas de refus, de négligence ou d’impossibilité de rendre compte dans les délais et si le
comptable concerné n’a pas désigné de mandataire pour remplir cette obligation, le
Directeur chargé de la Comptabilité publique nomme un commis d’office conformément à
l’article 20 du décret n° 99-499 du 8 juin 1999 fixant les modalités d’application de la loi
organique n° 99-70 du 17 février 1999 sur la Cour des Comptes.
Les fonctions de commis d’office peuvent être confiées au successeur du comptable
défaillant. Le montant de la rétribution du commis est arrêté d’un commun accord entre le
comptable ou ses représentants et le commis lui-même. En cas de désaccord, le Ministre
chargé des Finances statue sur proposition du Directeur chargé de la Comptabilité publique.
En cas d’insolvabilité ou de refus du comptable négligent de payer la somme mise à sa
charge, la dite somme devient un débet du comptable.

2. La signature des comptes de gestion

2.1 Généralités

Les comptes de gestion rendus par les comptables de l’Etat doivent être affirmés
sincères et véritables sous les peines de droit et être signés personnellement par le ou les
comptables concernés par la gestion.
Par dérogation aux dispositions de l’alinéa précédent, les comptes de gestion des
comptables principaux en résidence dans les pays étrangers peuvent être signés par leur
mandataire dûment habilité dont la signature doit être suivie de leur nom et de leur qualité.
La signature unique du ou des comptables doit être apposée au bas du compte à
l’endroit prévu à cet effet.
Les modifications manuscrites apportées éventuellement au compte sont avalisées
par le ou les comptables ou les personnes habilitées à signer le compte.
Les ratures et renvois transcrits manuellement doivent être approuvés et signés.

2.2 Mutation en cours de gestion

En cas de mutation de comptable, le comptable sortant peut donner à son


successeur une procuration pour signer à sa place les comptes de gestion et répondre aux
injonctions éventuelles sur ces comptes.
Cette procuration dont la forme est définie à l'annexe 3 de la présente instruction peut
être successivement transmise par les comptables qui l’ont reçue aux comptables qui leur
succèderont, sous réserve de l’acceptation de ces derniers.
Lorsque plusieurs comptables se sont succédés à un poste, un compte commun est
établi et rendu par celui qui est en fonction à la clôture de la gestion. Celui-ci peut cependant
formuler des réserves sur les opérations de son prédécesseur mais sans effet sur la ligne de
compte à la clôture de la gestion.

2.3 Décès d’un comptable en cours de gestion

Lorsqu’un comptable décède en cours de gestion ou en cas de décès du comptable


qui a donné procuration à l’origine, le compte de gestion est signé par les ayants droits ou
leur mandataire dûment habilité.
Toutefois, le comptable chargé d’établir le compte de gestion peut se substituer
d’office aux ayants droits du comptable décédé pour signer le compte à leur place, sous
réserve de les informer avant accomplissement par ses soins de cette formalité.
Dans ce cas, il est tenu de répondre aux injonctions pour le compte des ayants droits.
Chaque héritier ou légataire peut demander expressément à ses frais qu’une
expédition du compte de gestion ou une copie des réponses aux injonctions soit mise à sa
disposition, dans le poste comptable dont dépend son domicile.

4
SECTION II
--------

LA CONTEXTURE DU COMPTE DE GESTION


----------------

1. Le contenu du compte de gestion

Conformément à l’article 201 du décret n° 2003-101 du 13 mars 2003, portant règlement


général sur la Comptabilité publique, chaque compte de gestion doit être accompagné :
- des pièces générales ;
- de la balance générale des comptes arrêtés à la clôture de la gestion ;
- de l’état détaillé par compte d’imputation des dépenses et des recettes du budget
général et des comptes spéciaux du Trésor ;
- de l’état des restes à recouvrer et de l’état des restes à payer sur la gestion ;
- de l’état de développement des soldes en ce qui concerne les comptes qui se
justifient en solde ;
- et des pièces justificatives particulières.

La page de garde du compte de gestion comporte :

- Le nom du poste comptable ;


- L’année financière concernée ;
- Les nom, prénom et périodes de gestion du ou des comptables.

La dernière page comporte la déclaration de sincérité des opérations exécutées par le


comptable principal et sa signature. La déclaration de sincérité est ainsi libellée selon le
modèle donné en annexe 1.

Chaque compte de gestion est établi en trois exemplaires :

- un exemplaire à conserver par le comptable ;


- un exemplaire pour expédition au greffe central de la Cour des Comptes ;
- un exemplaire pour expédition au Directeur chargé de la Comptabilité publique ;

A. Les pièces générales

Elles sont constituées par :

- l’inventaire qui fait ressortir l’acte de nomination du ou des comptables (décret ou


arrêté selon le cas) ;
- la liste des procurations données à ses mandataires ;
- les arrêtés de création des régies de recettes ou des régies d’avances ;
- les décisions de nomination des régisseurs ;
- les procès verbaux de caisse et de portefeuille ;
- la récapitulation des opérations budgétaires et de trésorerie ;
- le procès verbal de passation de service et éventuellement l’attestation de
cautionnement.
Elles font l’objet d’une récapitulation conformément à l’annexe 2.

5
B. Balance générale des comptes

Elle indique, dans l’ordre croissant et par compte élémentaire de la nomenclature


générale des comptes, le numéro et l’intitulé des comptes, la balance d’entrée, les
opérations de l’année et la balance de sortie.
La balance des comptes du compte de gestion rendu pour l’année est certifiée conforme
aux écritures arrêtées par les postes comptables.

C. l’état détaillé par compte d’imputation des recettes du budget général

Cet état est établi à partir des éléments extraits de la comptabilité auxiliaire des
comptes de la classe 9.
Il présente, en les détaillant par compte d’imputation budgétaire, le montant des
recouvrements.
L’état détaillé par compte d’imputation des recettes du budget général rendu pour
l’année est certifiée conforme aux écritures arrêtées par les postes comptables.

D. l’état détaillé par compte d’imputation des dépenses du budget général

Cet état est établi à partir des données de la comptabilité auxiliaire de la dépense et
doit permettre de connaître, par section et à l’intérieur de la section, par titre, les éléments
suivants :
- le montant des prévisions inscrites dans le budget initial ;
- les modifications de crédits intervenues en cours d’année ;
- le total au 31 décembre des autorisations budgétaires ;
- le montant des engagements reçus ;
- le montant des ordonnancements pris en charge ;
- les crédits disponibles ;
- les paiements effectués au cours de la gestion.

E. l’état détaillé des restes à recouvrer

L’état des restes à recouvrer dont le modèle figure en annexe 5 est un état établi par
année et qui permet de connaître :
- les restes à recouvrer de l’année n-1;
- le montant des émissions de l’année ;
- le montant des réductions et des annulations ;
- le montant net des restes à recouvrer de l’année ;
- les recouvrements de l’année ;
- le montant des restes à recouvrer à la fin de la gestion.

F. l’état des restes à payer

L’état des restes à payer dont le modèle figure en annexe 6 est établi par compte
d’imputation permettant de connaître :
- l’année et la date de prise en charge du mandat ;
- le nom du créancier ;
- le montant des restes à payer. ;
Il comprend une colonne observations qui permet au comptable de donner les raisons du
non paiement des mandats en instance et les diligences entreprises pour régularisation.

6
G. l’état de développement des soldes

Il est établi sur un état faisant apparaître le solde à justifier soit en débit soit en crédit.
Il permet de connaître :
- les dates d’imputation au compte ;
- la nature de l’opération ;
- le montant ;
Il comprend une colonne observations qui permet au comptable de donner les raisons de
l’imputation à ce compte et les diligences entreprises pour régularisation.
La liste des comptes dont les soldes doivent être justifiés sera arrêtée et publiée après avis
de la Cour des Comptes.

H. les pièces justificatives

Les justifications de recettes

Les justifications des recettes concernant le budget général et les comptes spéciaux sont
constituées par :
- les états récapitulatifs du montant des rôles et les extraits de jugement émis ;
- les copies certifiées des ordres de recettes, les originaux des titres de réduction et les
relevés récapitulatifs de ces ordres et de ces titres visés pour accord par les ordonnateurs
compétents ;
- les états des produits recouvrés et des créances restant à recouvrer.

Les justifications de dépenses

Les justifications des dépenses concernant le budget général et les comptes spéciaux sont
constituées par :
- les mandats et les pièces établissant la réalité du service fait et les droits des créanciers,
les relevés récapitulant les mandats de paiement émis par les ordonnateurs compétents et,
le cas échéant, les ordres de réquisition ;
- les documents établissant la qualité des créanciers et leur capacité à donner quittance,
l'acquit des créanciers ou les mentions attestant le paiement ainsi que les titres, valeurs ou
coupons remis par les créanciers lors du paiement.

Les justifications des opérations de trésorerie

Les justifications des opérations de trésorerie sont constituées par :


- des certificats d'accord ou des états de développement des soldes ;
- les chèques, ordres de paiement ou de virement remis par les titulaires des comptes
de dépôt ;
- les titres d'emprunts ou les titres d'engagements appuyés de tous documents attestant la
validité du droit du créancier ou du bénéficiaire.

La nomenclature générale des pièces justificatives des dépenses de l’Etat est celle définie
par l’arrêté n° 6058 du 22 août 2003 portant établissement de la nomenclature des pièces
justificatives des dépenses de l’Etat, pris par le Ministre chargé des Finances, conformément
à l’article 157 du décret n°2003-101 du 13 mars 2003 portant Règlement général sur la
comptabilité publique.

7
2. Les opérations préparatoires à l’établissement du compte de gestion

A titre liminaire, certains points peuvent être soulignés afin de permettre aux
comptables d’établir leur compte de gestion dans les meilleures conditions :

- faire des contrôles périodiques en cours d’année de manière à déceler rapidement les
erreurs éventuelles, notamment en procédant à des vérifications à partir des balances des
comptes :
- procéder à un contrôle de cohérence entre la comptabilité de la collectivité et la
comptabilité générale du poste,
- s’assurer que toutes les opérations budgétaires ont bien été comptabilisées,
- procéder au contrôle des comptes de tiers et financiers – sens des soldes,
rapprochement avec les états de développement du solde ou les états de restes et les
pièces justificatives ;

- passer les opérations dès que possible ;

- préparer les travaux de fin d’année en relation avec les services de l’ordonnateur afin de
respecter la date de la fin de la journée complémentaire :
- établir en commun un calendrier pour planifier les opérations de fin d’année (fixation
d’une date limite pour l’envoi des derniers titres de recettes et mandats de l’exercice pour
chaque section),
- dès que possible, rapprocher les documents provisoires pour cibler les éventuelles
différences et les corriger au plus vite (y compris au niveau des prévisions budgétaires).

3. Les modalités de présentation du compte de gestion

La constitution des liasses

Les pièces générales forment obligatoirement la première liasse du compte de


gestion.
Elles sont classées séparément.

Il s’agit :
- de l’acte de nomination du comptable ;
- de la liste des procurations données à ses mandataires ;
- des procès verbaux de remise de service entre comptables successifs ;
- des procès verbaux de vérification de l’encaisse et du portefeuille ;
- des documents généraux se rapportant aux régisseurs (arrêté de création des
régies de recettes et d’avances et décision de nomination du régisseur).

La hauteur des liasses sera de 10 cm au maximum et leur poids ne peut dépasser 5


kilogrammes.
Les liasses doivent être emballées dans un emballage transparent et solide et être
soigneusement ficelées, à l’aide d’une ficelle solide.
Des modalités allégées d’emballage peuvent cependant être décidées en accord
avec la Cour des Comptes.
Les liasses portent une étiquette blanche pour les pièces justificatives particulières et
une étiquette jaune pour les pièces générales.
Chaque étiquette mentionne en caractères apparents :
- le nom du poste comptable
- l’année
- les numéros des comptes formant chaque liasse et le numéro de la liasse

8
Pour chaque compte de gestion, les numéros des liasses commencent au chiffre 1
pour les pièces générales et se poursuivent dans l’ordre croissant des numéros des comptes
pour les pièces justificatives et pour un même compte d’imputation dans l’ordre
chronologique des opérations .
La dernière liasse de l’envoi portera, à côté de son numéro, la mention « et
dernière », ainsi le nombre total de liasses du compte correspond au numéro de la dernière
liasse.
Il ne doit pas être utilisé de numéros « bis » ou « ter ».
Les liasses sont regroupées par ficelage pour constituer une liasse plus importante,
soigneusement identifiée par une étiquette et placée dans des sacs ou des cartons
n’excédant pas 20 kilogrammes.

L’ensemble des liasses est inventorié dans un état dont la forme est définie en
annexe 1 et qui doit accompagner le dépôt du compte au service du greffe central de la
Cour.

4. L’envoi des comptes de gestion à la Division de la Comptabilité publique

Les comptables sont directement responsables de la préparation matérielle et du dépôt de


leurs comptes à la Division de la Comptabilité publique, qui après mise en état d’examen,
doit les transmettre au Greffe central de la Cour.

Les modalités d’envoi sont arrêtées par le Directeur général.

Elles doivent être définies de façon à satisfaire deux objectifs :


- le respect des délais réglementaires de production des comptes au juge des
comptes ;
- la réalisation par le service intéressé d’une mise en examen dans des conditions
satisfaisantes.

Afin de réaliser ces deux objectifs, les justifications de toutes natures devront faire
l’objet d’un envoi trimestriel fixé comme suit :

- pour les comptables principaux, le dépôt des pièces justificatives à la Division de la


Comptabilité publique devra parvenir au plus tard à la fin du deuxième mois suivant
le trimestre au cours duquel les opérations ont été constatées ;
- pour la Division de la Comptabilité publique les délais impartis pour procéder à la
vérification des pièces déposées et à l’envoi au Greffe central de la Cour sont de
deux mois à compter de la réception des pièces envoyées par le comptable ;

A l’appui de cet envoi seront produits les documents suivants :

* En ce qui concerne les trois premiers trimestres de l’année financière :

- la balance générale des comptes arrêtée à la fin du trimestre considéré ;


- les états détaillés par compte d’imputation des recettes et des dépenses du budget
général et des comptes spéciaux du trésor ;
- les pièces justificatives particulières.

9
* En ce qui concerne le dernier trimestre de l’année financière, outre les documents
énoncés à l’alinéa précédent :

- les pièces générales ;


- l’état des restes à recouvrer et l’état des restes à payer sur la gestion
- l’état de développement des soldes en ce qui concerne les comptes qui se justifient
en solde ;

L’envoi de chaque compte de gestion est effectué au moyen d’une lettre d’envoi ou
d’un bordereau, établi en deux exemplaires :
- le premier est joint au compte de gestion ;
- le second est conservé par le poste comptable pour confirmation

10
SECTION III

LA PRODUCTION DES COMPTES DE GESTION


----------------

1. Le calendrier

Le délai fixé par l’article 34 de la Loi organique n° 99-70 du 17 février sur la Cour des
Comptes et l’article 200 du décret n°2003-101 du 13 mars 2003 portant Règlement général
de la Comptabilité publique est de cinq mois après la clôture de la gestion, c'est-à-dire au
plus tard le 31 juillet de l’année suivant la gestion budgétaire.
Toutefois, pour permettre la mise en état d’examen des comptes, les comptables sont
tenus de transmettre à la Division de la Comptabilité publique leur compte aux dates
indiquées ci-dessous :
- 31 mars pour les comptes des Trésoriers payeurs régionaux
- 15 avril pour les comptes du Trésorier général, du Receveur général et du Payeur
général.
L’objectif pour les comptables est d’effectuer la production des comptes de gestion
dans les délais réglementaires. Après avoir été mis en état d’examen ceux-ci doivent
parvenir au juge des comptes, conformément aux délais fixés par instruction du Directeur
chargé de la Comptabilité publique.

2. Le non respect du délai

L’article 34 de la loi organique n° 99-70 du 17 février 1999 sur la Cour des Comptes,
dispose que « tout comptable public qui ne présente pas ses comptes dans le délai prescrit
peut être condamné par la Chambre compétente à une amende pour retard dont le montant
est fixé par décret. »
En application de cet article 34 de la loi organique, le montant de l’amende infligée à
tout comptable qui ne présente pas ses comptes dans les délais prescrits est fixée à 20.000
francs au maximum par mois de retard (article 24 du décret n° 99-499 du 8 juin 1999 fixant
les modalités d’application de la loi organique n° 90-70 du 17 février 1999 sur la Cour des
comptes)
Cette amende est personnelle et pécuniaire en vertu du régime de la responsabilité
des comptables publics. .

3. Le rôle des services de la Division de la Comptabilité publique

Les services de la Division de la Comptabilité publique pourront intervenir


directement auprès des comptables qui connaîtraient des difficultés pour confectionner leur
compte de gestion.

Cette intervention peut s’exercer à la demande du comptable lorsque le comptable


rencontre des difficultés particulières appréciées par le Directeur chargé de la Comptabilité
publique.

Cette intervention peut également s’exercer à la demande du Chef de la Division de


la Comptabilité publique, lorsque ses services détectent des erreurs importantes au moment
des vérifications sommaires effectuées lors de la mise en état d’examen des comptes, ou si
un comptable dépose systématiquement ses comptes avec retard.

Quelle que soit l’aide apportée au comptable, celui-ci reste seul responsable de la
mise en état d’examen de son compte de gestion.

11
CHAPITRE II

LA MISE EN ETAT D’EXAMEN DES COMPTES DE GESTION


----------------

SECTION I
-------

LES OBJECTIFS DE LA MISE EN ETAT D’EXAMEN


---------

La mise en état d’examen est une activité administrative de contrôle des comptes qui
constitue un premier stade de vérification précédant l’intervention du juge des comptes.
Elle ne saurait en conséquence empiéter sur le contrôle juridictionnel qui est de la
compétence exclusive de la Cour des comptes. Elle ne comporte ainsi aucun contrôle de
fond.
Elle consiste à s’assurer que le compte est établi en forme régulière, qu’il est
accompagné des pièces requises et produit à la Cour dans les délais prescrits.

SECTION II
-------

LA PROCEDURE DE VERIFICATION
---------

Compte tenu du court délai imparti pour la préparation et la vérification des comptes, il est
impossible de procéder à toutes les vérifications. C’est pourquoi les vérifications sont
décomposées en deux phases :
- une première vérification dite « sommaire »
- une deuxième vérification qualifiée « d’approfondie »

1. La vérification sommaire

1.1 Les opérations de la vérification

Cette première phase de la mise en état d’examen donne lieu, de la part de la Division
de la Comptabilité publique, aux contrôles suivants :

- vérifier que le compte a été établi dans les formes prescrites par les règlements et
les instructions ministérielles en vigueur :
o établissement du compte par le comptable compétent ;
o reconnaissance des pièces générales et existence de procès verbaux de
remise de service et existence des procurations des comptables sortants en
cas de changement de comptables au cours de la gestion ;
o établissement du compte en conformité avec les nomenclatures et
instructions en vigueur diffusées par la Direction de la Comptabilité publique
et du Trésor.
- vérifier l’exacte reprise au compte de gestion des soldes de la gestion précédente
(deniers et valeurs inactives) ;

- vérifier l’exactitude arithmétique des résultats ;

12
- rapprocher les chiffres du compte de gestion avec ceux de la balance ;
- s’assurer que les soldes des différents comptes sont cohérents avec les règles de
fonctionnement de ceux-ci (comptes uniquement créditeurs ou uniquement
débiteurs).

1.2 Les suites données à cette première vérification

Lorsque les différents contrôles exposés ci-dessus n’appellent aucune observation, la


Division de la Comptabilité publique peut procéder à la vérification approfondie du compte
de gestion du comptable principal.

Dans le cas contraire, elle demande au comptable, au moyen d’un bordereau


d’observations, de procéder, dans le délai d’un mois, aux rectifications nécessaires sur le
compte de gestion qu’elle lui renvoie à cet effet.

2. La vérification approfondie et exhaustive

2.1 Les opérations de la vérification

La seconde phase de la mise en état d'examen correspond à une vérification


approfondie, mais sélective. Elle complète la vérification sur chiffres opérée lors de la
première phase et comporte principalement des contrôles sur pièces.

Les opérations considérées consistent à reconnaître les pièces générales et les


pièces justificatives détaillées des opérations de recettes et de dépenses.
La reconnaissance des pièces considérées consiste exclusivement en la vérification de la
présence matérielle de ces pièces. Cette vérification ne comporte donc aucun contrôle
portant sur la régularité de la pièce elle-même, de l’opération justifiée par la pièce ou encore
sur les calculs de liquidation de la dépense ou de la recette.
Ces contrôles sont des contrôles au fond qui relèvent de la compétence de la Cour des
comptes.

• La vérification exhaustive, systématique et permanente d’une partie fixe des pièces

Chaque année la Division de la Comptabilité publique doit obligatoirement effectuer la


reconnaissance de toutes les pièces générales.
Les contrôles portent :
- pour les opérations de recettes, sur le rapprochement entre la balance des
comptes et les pièces justificatives obligatoires.
- pour les opérations de dépenses, sur le rapprochement entre la balance des
comptes et les pièces justificatives obligatoires.
- pour les opérations des autres comptes, s’assurer de la présence matérielle :
o des états de développement des soldes des comptes 368 ;
o des états de développement des soldes des comptes de tiers ;
o des états de développement des soldes des comptes financiers ;
o des états de développement des restes à payer ;
o des états de développement des restes à recouvrer.

La Division de la Comptabilité publique doit également vérifier les pièces relatives


aux valeurs inactives et les pièces relatives à la situation personnelle des comptables.

13
• La vérification exhaustive portant sur certaines opérations

Cette vérification s’ajoute à la vérification systématique et permanente explicitée ci-


dessus.
Elle porte sur toutes les pièces justificatives détaillées relatives seulement à certaines
opérations de recettes et de dépenses qui sont fixées chaque année au début de l’opération
de mise en état d’examen dans les conditions définies ci-après ;
Les pièces justificatives détaillées qui font l’objet de cette reconnaissance ne doivent
pas représenter plus de 25% de l’ensemble des pièces justificatives du compte de gestion.
Cette disposition ne fait pas obstacle à l’obligation qui est faite au comptable de
produire à la Cour l’ensemble de ses pièces justificatives.
Chaque année et au plus tard en fin mars, la Cour des Comptes communique au
Directeur, chargé de la Comptabilité publique, la liste des comptes, services, chapitres,
articles et paragraphes pour lesquels toutes les pièces justificatives correspondant aux
opérations de recettes et de dépenses retracées à ces comptes doivent faire l’objet de la
reconnaissance exhaustive. Sous réserve du respect du plafond des 25% précité, cette liste
s’impose au comptable centralisateur et délimite la reconnaissance en cause.

La liste arrêtée par la Cour des Comptes peut être partiellement ou totalement
reconduite d’une année sur l’autre.

2.2 Les suites données à cette deuxième vérification

A la suite du contrôle opéré tant sur pièces que sur chiffres, des observations sont
éventuellement formulées à l’égard du compte de gestion et de ses justifications.
Ces observations ne peuvent porter que sur :
- des erreurs relevées dans les écritures comptables lors de la vérification des
chiffres.
- l’absence ou l’insuffisance des pièces justificatives détaillées ou des pièces
générales.
- le non-respect des normes prescrites en matière d’établissement du compte de
gestion.

Le Chef de la Division comptabilité publique les communique aux comptables


concernés au moyen d’un bordereau d’observations.
Le comptable procède alors dans les meilleurs délais aux régularisations nécessaires. En
toute hypothèse, les documents ayant fait l’objet de rectifications ou de régularisations
totales ou partielles, ainsi que toute partie des pièces justificatives complémentaires
demandées, doivent être adressées à la Division de la Comptabilité publique dans les plus
brefs délais afin que cette dernière puisse produire le compte de gestion concerné dans les
délais qui lui sont impartis.

Si à la suite du contrôle opéré tant sur pièces que sur chiffres il n’y a pas
d’observations, la Division de la Comptabilité publique prépare l’envoi des comptes de
gestions au greffe de la Cour des Comptes.

14
SECTION III
-------

L’ENVOI DES COMPTES DE GESTION PAR LA DIVISION DE LA COMPTABILITE


PUBLIQUE AU JUGE DES COMPTES

------------------

La Division de la Comptabilité publique assure l’envoi des comptes de gestion au


service du Greffe central de la Cour des Comptes.
L’envoi de chaque compte de gestion est effectué au moyen d’une lettre d’envoi ou
d’un bordereau. Cette lettre d’envoi ou ce bordereau est établi en deux exemplaires, dont le
premier est joint au compte de gestion et le second est adressé, pour information, au
commissaire du Droit. La lettre ou le bordereau d’envoi indique le nom du comptable,
l’exercice considéré, le nombre de paquets chargés et le nombre de liasses.
Il est rappelé que le compte de gestion envoyé au greffe de la Cour comprend le
compte de gestion proprement dit et l’ensemble des liasses composées des pièces
générales et des pièces justificatives qui lui sont jointes.
Le compte doit, en outre, être accompagné d’un inventaire résumé des pièces
justificatives établi en deux exemplaires, dont l’un est annexé à la lettre d’envoi adressée au
greffe et l’autre placé en tête du dossier des pièces générales.
Cet inventaire (modèle en annexe n° 4) résume le classement des pièces
justificatives – par numéro de comptes et sous comptes - renfermées dans chaque liasse.

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CHAPITRE III

LES ANNEXES

Annexe 1 : Page de garde du compte de gestion et dernière page

Annexe 2 : Inventaire des pièces générales

Annexe 3 : Modèle de procuration

Annexe 4 : Inventaire des liasses

Annexe 5 : Modèle des états de restes à recouvrer

Annexe 6 : Modèle des états de restes à payer

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CHAPITRE IV

LES DISPOSITIONS FINALES

Dispositions finales

Les dispositions de la présente instruction sont applicables aux comptes de gestion


des années 2007 et suivantes.

Toute difficulté d’interprétation de la présente instruction pourra être portée à la


connaissance du Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, sous le timbre
de la Division de la Comptabilité publique.

Le Ministre d'Etat,
Ministre de l'Economie et des Finances

ABDOULAYE DIOP

Signée le 08 MAI 2006

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