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Ce document traite des eaux souterraines et des eaux de source. Il définit ces types d'eau et décrit leurs caractéristiques physico-chimiques ainsi que les procédures d'autorisation pour exploiter une eau de source.

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Ce document traite des eaux souterraines et des eaux de source. Il définit ces types d'eau et décrit leurs caractéristiques physico-chimiques ainsi que les procédures d'autorisation pour exploiter une eau de source.

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 Chapitre1 : Généralités eaux de sources

1
I -1 Introduction
L’eau est une ressource naturelle precieuse et essentielle pour de multiples usages, mais sa
qualité est confrontée à plusieurs problèmes dont la pollution liées aux actvités anthropiques,
d’où la nécessité de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau de consommation(1).

La dégradation de la qualité des eaux souterraines peut avoir un certain nombre d'impacts socio-
économiques, à savoir la dégradation des écosystèmes, les problèmes sanitaires, les impacts
directs ou indirects sur l'agriculture et le tourisme, ...etc. Les risques de dégradation de la qualité
des eaux souterraines sont nombreux et variés . Les rejets des eaux usées domestiques et
industrielles non traitées, et les utilisations intensives des engrais et pesticides en agriculture sont
considères comme les principales sources de pollution des eaux souterraines . Les caractéristiques
physico-chimiques des eaux souterraines sont très importantes pour déterminer les processus
naturels qui se produisent dans un aquifère (par exemple, la dissolution ou la précipitation des
minéraux, l'échange eau-roche, l'évaporation ...) et/ou les influences des activités anthropiques.
Cela va permettre de déterminer l'origine de la composition chimique des eaux souterraines et par
conséquent pour une gestion rationnelle des eaux souterraines(2)

I.2 L’eau de sources

I.2.1. Définition
L’eau de source est une eau d’origine souterraine, microbiologiquement saine et protégée contre
les risques de pollution, apte à la consommation humaine, elle est sans traitement ni adjonction
autres que ceux autorisés pour cette eau. L’eau de source se distingue de l’eau minérale naturelle
par le fait qu’elle doit être conforme à la norme de l’eau potable, qu’elle n’a pas d’obligation
d’avoir une composition minérale constante et caractéristique, et qu’elle ne prétend pas avoir
d’effet bénéfique pour la santé (3).
I.2.2. Les différents types de sources

I.2.2.1. Les principaux types de sources sont les suivants :

I.2.2.2. Sources d'affleurement


Lorsque la couche imperméable inférieure d'une nappe aquifère affleure le sol d'une vallée, l'eau
de cette nappe apparaît à la surface sous forme d'un chapelet de sources. Elles apparaissent
surtout dans des terrains calcaires ou cristallins, les sources thermo minérales appartiennent à
cette catégorie (4)

I.2.2.3. Sources de déversement


Ce type de sources se rencontre dans les terrains fissurés en surface, calcaires et surtout
granites (le réseau de fissures vient rencontrer la surface du sol, avec une pente qui permet d'y
conduire l'eau). Généralement leur débit est faible, pratiquement constant et peuvent facilement
tarir. Aussi n'envisagera-t-on leur captage qu'en l'absence d'autres possibilités (5)

I.2.2.4. Sources d'émergence


Bien que la couche perméable soit fissurée en direction de sol, on peut avoir un débit alimentant
un trou d'eau, souvent envahi de végétation par une ou plusieurs fractures ou l'on peut voir l'eau

1
bouillonner. Le débit localisé de ces sources est souvent important, leur risque de tarissement est
inégal (6)

I.2.3.Procédure d’autorisation d’exploiter une eau de source


de surveillance de la qualité de l’ L’article R.1321-6 du Code de la Santé Publique précise que
la demande d’auto-risation d’utilisation d’eau en vue de la consommation humaine (y compris les
eaux de sources ) doit etre adressée au préfet du ou des départements sur lesquels sont situées les
installation .

Le dossier de la demande devra notament comprendre :

 Les informations permettant d’évaluer la qualité de l’eau et ses variations possibles

 L’évaluation des risques de dégradation de celle-ci

 Une étude sur les caractéristiques géologiques et hydrogéologiques du secteur aquifère


ou du bassin versant concerné, la vulnérabilité de la ressource et sur les mesures de
protection à mettre en place,

 L’avis de l’hydrogéologue agréé portant sur les disponibilités en eau ,les mesures de
protection à mettre en œuvre et la définition des périmètres de protection

 La justification des produits et procédés de traitement à mettre en œuvre

 La description des installation de production , de distribution et des modalités(7)

I. 3. l’eau souterraines

I.3.1 Définition :
On entend par « eau souterraine » l’eau qui se trouve sous le niveau du sol et qui remplit soit
les fractures du socle rocheux, soit les pores présents dans les milieux granulaires tels les sables
et les graviers. Contrairement à l’eau de surface, l’eau souterraine n’est pas canalisée comme un
ruisseau ou une rivière, mais elle circule en profondeur dans les formations géologiques qui
constituent l’espace souterrain. L’eau souterraine est une composante importante du cycle
hydrologique l’eau provenant des précipitations s’infiltre dans le sol, circule verticalement
jusqu’à la zone de saturation (nappe phréatique) et se déplace vers la zone naturelle de résurgence
(les cours d’eau) située en aval.(8)

I.3.2.Les préncipa- les caractéristiques des eaux souterraines sont


présentées ci-dessous :
a) Turbidité faible. Les eaux bénéficient d'une filtration naturelle dans le sol

b) Contamination bactérienne faible. Le très long séjour dans le sol, la filtration naturelle et
l'absence de matières organiques ne favorisent pas la croissance des bactéries.

c) Température constante. Les eaux souterraines sont à l'abri du rayonnement solaire et de


l'atmosphère.

d) Indice de couleur faible. Les eaux souterraines ne sont pas en contact avec les substances
végétales, sources de couleur.

e) Débit constant. Contrairement à celles des eaux de rivière, la qualité et la quantité des eaux
souterraines demeurent constantes durant toute l'année.

f) Dureté souvent élevée. Les eaux peuvent être en contact avec des formations rocheuses
contenant des métaux bivalents (Mg2+, Ca2+, etc.) responsables de la dureté.

g) Concentration élevée de fer et de manganèse. Ces métaux, souvent présents dans le sol, sont
facilement dissous lorsque l'eau ne contient pas d'oxy- gène dissous(9)

I.3.3. Origine :

La plupart des eaux souterraines ont pour origine les eaux pluviales (pluie ou neige). Si elles ne
sont pas perdues par évaporation, transpiration ou écoulement, l’eau de ces sources peut
s’infiltrer dans les sols. Les quantités d’eau des précipitations sont retenues très difficilement sur
le sol sec formant un film sur la surface et dans les micro pores des particules du sol. Aux
niveaux intermédiaires, les films de l’eau recouvrent les particules solides, mais de l’air est
encore présent dans les sols (vides). Cette région s’appelle une zone non saturée ou zone
d’aération, et l’eau présente est dite vadose. En profondeur et en présence de quantités adéquates

1
d’eau, tous les vides sont remplis pour produire une zone de saturation, le niveau supérieur
représente la table de l’eau. L’eau présente dans une zone de saturation est appelée eau
souterraine.

I.3.4. Caractéristiques générales :


La nature géologique du terrain a une influence déterminante sur la composition chimique de
l’eau retenue. A tout instant, l’eau est en contact avec le sol dans lequel elle stagne ou circule : il
s’établit un équilibre entre la composition du terrain et celle de l’eau. Les eaux circulant dans un
sous-sol sablonneux ou granitique sont acides et peu minéralisées. Les eaux circulant dans des
sols calcaires sont bicarbonatées calciques et présentent souvent une dureté élevée. Dans le cas
des eaux karstiques, on peut cependant relever des variations brutales de qualité, avec apparition
de turbidité et de pollutions diverses. Ces variations sont liées à la pluviométrie et aux
ruissellements entraînés sans réelle filtration dans le réseau souterrain. Le tableau (1) donne les
caractéristiques des eaux souterraines selon les principaux paramètres analytiques. On notera en
particulier une bonne pureté bactériologique, une faible turbidité, une température et une
composition chimique plus ou moins constantes, l’absence presque générale d’oxygène
provoquant la présence d’éléments réduits indésirables.

Tableau 01 : Les principales caractéristiques d’eaux souterraines

Caractéristique Eaux souterraines


Température Relativement constante
Turbidité, MES (vraies ou colloïdales Faible ou nulle (sauf en terrain karstique)
Couleur Liée surtout aux matières en solution (acides
humiques par exemple)
Minéralisation Sensiblement constante en général
Fe et Mn divalents (à l’état dissous) Généralement présent
CO2 agressif Souvent présent en grande quantité
O2 dissous Absent la plupart du temps
H2S Souvent présent
NH4 Présent fréquemment sans être un indice
systématique de pollution bactérienne
Nitrates Teneur parfois élevée
Silice Teneur souvent élevée
Micropolluants minéraux et organiques Généralement absents, mais une pollution
accidentelle subsiste beaucoup plus longtemps
Eléments vivants Ferrobactéries fréquentes

Solvants chlorés Souvent présents


Caractère eutrophe Non

I.3.5. Potabilité
Les eaux souterraines ont, pendant longtemps, été synonymes « d’eaux propres » répondant
naturellement aux normes de potabilité. Ces eaux sont en effet moins sensibles aux pollutions
accidentelles. Néanmoins, de nombreuses nappes sont « influencées » par la qualité des eaux de
surface, c’est le cas déjà vu des réseaux karstiques, mais aussi des nappes alluviales. Lorsqu’une
nappe souterraine a été polluée, il est très difficile de récupérer sa pureté originelle : les polluants
ayant contaminé la nappe sont en effet non seulement présents dans l’eau, mais également
adsorbés sur les roches et minéraux du sous-sol. Les eaux souterraines peuvent aussi contenir des
éléments à des concentrations dépassant largement les normes de potabilité. Ceci est dû à la
composition du terrain de stockage et, pour certains de ces éléments, au caractère réducteur de
l’eau. On peut citer Fe, Mn, NH4, H2S…Les eaux souterraines doivent être traitées avant
distribution toutes les fois que la concentration d’un ou plusieurs de ces éléments La diversité des
roches réservoirs, ou aquifères, combinée à celle des climats et des paysages, dépasse la valeur
autorisée par les règlements en vigueur. (10)

I.3 .6.L’eau souterraine de l’eau contenue dans les roches


entraîne une grande variété de nappes d’eau souterraine, à la fois en taille, en profondeur et en
comportement.

1
I.3.6.1.Le nappes d’eau souterraine
ne sont ni des lacs ni des cours d’eau souterrains c’est de l’eau contenue dans les roches poreuses
saturées par les eaux de pluie qui se sont infiltrées :

A/ Les nappes libres ;


communiquent avec la surface car une couche perméable les recouvre; les pores de la roche sont
partiellement remplis d’eau, le sol n’est pas saturé et les eaux de pluies peuvent imprégner la
nappe par toute la surface. Son niveau monte ou baisse en fonction des précipitations. Elle se
renouvelle rapidement. Les nappes phréatiques appartiennent à cette catégorie

B/ Les nappes captives


sont recouvertes par au moins une couche géologique imperméable qui confine l’eau. Sous
pression, celle-ci peut jaillir dans des forages dits artésiens. Les nappes captives sont souvent
profondes, quelques centaines de mètres voire plus. Elles se renouvellent plus lentement. Leur
alimentation provient pour partie de zones affleurantes. Lorsque moins de 5 % de ces eaux sont
renouvelés à l’année, ces nappes sont dites fossiles(11)

I.4.Les risques climatiques et leur impact sur les eaux souterraines


L’aléa climatique peut être soit une évolution tendancielle, soit un événement extrême
climatique susceptible de se produire avec une probabilité plus ou moins élevée pouvant entraîner
des dommages sur les populations, les activités et les milieux.

Le réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, destruction de


l’environnement, pollution de l’air, du sol et de l’eau provoquée par les industries diverses,
disparité des richesses, raréfaction de l’eau, extinction des espèces vivantes, etc. sont les causes
de l’activité humaine qui ont des répercussions sur l’environnement : Elles produisent des rejets
(émission de polluants, eaux usées, production de déchets), Elles modifient et dégradent le sol,
Elles utilisent abusivement et font disparaître les ressources, le dérèglement climatique et ses
conséquences constat

Les aléas climatiques naturels sont de quatre ordres :


· Géologiques : séisme, glissement de terrain, écroulement, éboulement, coulée de boue, érosion
du littoral.

· Volcaniques : coulée de lave, expulsions de cendres, panaches volcaniques.

· Météorologiques : orage, foudre, pluie torrentielle, inondation, neige, avalanche, canicule,


sècheresse, grand froid, tempête, cyclone, tornade, etc.

· Maritimes : forte houle, tsunami, submersion marine. La planète connait depuis quelques
années d’importantes variations du climat qui amplifient certains aléas climatiques. Les 2
tempêtes de 1999 et de 2009 en sont les conséquences catastrophiques.

II. Changements climatiques :


Le changement climatique désigne l’ensemble des variations des caractéristiques climatiques
en un endroit donné, au cours du temps : réchauffement ou refroidissement. Certaines formes de
pollution de l’air, résultant d’activités humaines, menacent de modifier sensiblement le climat,
dans le sens d’un réchauffement global . Ce phénomène peut entraîner des dommages
importants : élévation du niveau des mers, accentuation des événements climatiques extrêmes
(sécheresses, inondations, cyclones,...), déstabilisation des forêts, menaces sur les ressources
d’eau douce, difficultés agricoles, désertification, réduction de la biodiversité, extension des
maladies tropicales, etc.(12)

III. Pollution des eaux souterraines

III.1. Définition de la pollution des eaux


Une eau est polluée lorsqu’elle est influencée par une activité humaine, elle perd

au moins une de ses fonctions (ou un de ses usages). Elle devient alors impropre à

l’utilisation et peut présenter un danger pour l’environnement. Les eaux souterraines se

caractérisent par leur teneur en substances minérales dissoutes d’origine naturelle

(géologique)

1
III.2. Origines des pollutions

III.2.1.Pollution d’origine urbaine :


Les rejets provenant des eaux résiduaires urbaines.

III.2.3.Pollution d’origine industrielle :


Polluants et micro-polluants organiques (hydrocarbure, solvant, phénol) ou

inorganique (métaux lourds, ammoniaque ….)

III.3.Pollution d’origine agricole :


Engrais, pesticides ou herbicides entrainés par les eaux de pluie et le ruissellement,

et les rejets organiques dues à la présence d’élevage importants

III.3.1 Concept de vulnérabilité des eaux souterraine à la pollution

III.3.2. Notion de vulnérabilité


Le terme « vulnérabilité » de l'eau souterraine à la contamination aurait été pour la première fois
utilisé par . Le concept de vulnérabilité de l'eau souterraine est généralement défini comme «la
capacité d'un système hydrogéologique à transmettre un contaminant potentiel depuis la surface
du sol jusqu'à atteindre la zone saturée ». Véhiculé l'eau des précipitations qui s'infiltre depuis la
surface du sol, donc le contaminant percole ainsi à travers la zone vadose jusqu'à atteindre la zone
saturée . Certains auteurs l’ont défini comme une propriété intrinsèque des aquifères ; d’autres
estiment que la vulnérabilité est liée aux propriétés spécifiques du contaminant. Cependant,
d’autres auteurs l’associent aux activités humaines et à la qualité agro-pédologique des terrains de
surface . La vulnérabilité d’une nappe traduit la facilité avec laquelle elle peut être atteinte par
une pollution provenant de la surface du sol . Selon une approche déterministe « Source-
Transfert-Récepteur », la vulnérabilité correspondrait au module « Transfert » en représentant le
transport d'un contaminant depuis la source jusqu'au milieu récepteur. Le module « Source »
représente la répartition spatiale de la charge de contaminant à la surface du sol et le module «
Récepteur » est l'eau souterraine (2).

Production hygiénique des sources d’eau

2.2.1 Protection des sources d’eau souterraine

2.2.1.1 Critères pour les sources d’eau souterraine


Il n’est pas aisé de distinguer l’eau souterraine protégée de l’eau souterraine non

protégée. Il conviendrait de tester régulièrement les sources d’eau souterraine pour

déterminer le caractère constant de leurs caractéristiques biologiques (y compris

microbiennes), chimiques, physiques et, lorsque nécessaire, radiologiques. La

fréquence des tests est déterminée par l’évaluation hydrogéologique et le schéma

d’uniformité historique d’une source d’eau particulière. Si une contamination est

détectée il conviendrait d’interrompre la production d’eau en bouteille jusqu’à ce

que la qualité de l’eau soit revenue aux paramètres établis. La source souterraine où

l’eau est recueillie devrait être homologuée par les autorités compétente ou par une

tierce partie jouissant des compétences nécessaires à l’homologation de ces sources

souterraines .(13).

I.3. Principaux paramètres de potabilité

I.3.1. Paramètres organoleptiques (physique)

I.3.1.1. Couleur
La couleur de l'eau est généralement transparente ; les grandes étendues d'eau apparaissent
souvent bleues, car elles reflètent la couleur du ciel. Mais la vraie couleur de l'eau naturelle

1
résulte des rayons lumineux non absorbés restants de la lumière d'origine . La couleur d'eau est
causée par des substances en solution , et généralement en raison de la présence des acides
humiques , les déchets industriels, manganèse, fer, cuivre peuvent également provoquer une
coloration d'eau.

I.3.1.2. Odeur
L'odeur est l'ensemble des sensations que le système olfactif perçoit en sentant certaines
substances volatiles . L'eau potable et l'eau pour la transformation des aliments, les boissons, et la
fabrication pharmaceutique doivent être essentiellement exemptes de goût et d'odeur . En effet,
l'odeur est un indice de pollution d'eau ou de décomposition de matière organique. Ces substances
sont généralement présentes à l'état de traces ne peuvent pas être détectées par les méthodes
analytiques standard qui peut être détecté par l'odorat seul . La présence de CO2 et fer dans l'eau
favorisera la croissance de bactéries telles que leptothrix et crenothrix. Ces organismes se
développent dans les réseaux de distribution et causent des problèmes organoleptiques

. I.3.1.3. Saveur

Le goût est la gamme de sensations perçues à la suite de la stimulation des papilles gustatives par
des substances solubles spécifiques . Le test de goût, comme le test d'odeur, est très subjectif et
peut être dangereux pour le personnel du laboratoire . Le seuil du goût pour un dégustateur
spécifique est le seuil de perception du goût de l'eau V1 après dilution (devient sans saveur
spécifique), par rapport un échantillon de référence V2 :

𝑆 = (𝑉1 + 𝑉2)/𝑉1 ………………………(1)

L’ozone à des concentrations de 1,0 à 1,5 mg / l a été appliquer au cours de nombreuses années
comme désinfectant et comme agent efficace pour éliminer la couleur, le goût et les odeurs de
l’eau potable.

I.3.2. Paramètres bactériologiques


Micro-organismes courants susceptibles de provoquer des maladies : bactéries, helminthes, virus,
cyanobactéries dangereuses et protozoaires. Il est produit principalement à partir de matières
fécales humaines ou animales. La consommation d'eau contaminée est le transmetteur le plus
facile pour les agents pathogènes. Ces micro-organismes peuvent causer des hépatites, du
choléra, des diarrhées aiguës, de la fièvre typhoïde, etc .

I.3.3. Paramètres physiques et chimiques

I.3.3.1. Température
La température de l’eau dépend principalement de température d’air. Les variations de
température des eaux ont généralement un caractère saisonnier. La connaissance de la
température est importante, car elle affecte sur les processus biologiques et physico-chimiques de
l’eau. La température d’eau est une variable importante lors du calcul de l’équilibre chimique
(par exemple, pour évaluer l’équilibre calciumcarbonate, l’agressivité de l’eau, la solubilité des
solides et des gaz dans l’eau, etc.)

I.3.3.2. Conductivité
La conductivité permet de savoir le pourcentage des minéraux dans l’eau, est généralement
mesurée ou convertie à 25 °C en (µs/cm). La mesure de la conductivité est une partie normale de
l’analyse physicochimique de l’eau. L’avantage est que sa valeur peut être obtenue relativement
facilement et rapidement. Il permet également d’obtenir une conception immédiate des
changements temporels de concentration de substances dissociées inorganiques dans les eaux
naturelles et usées .

I.3.3.3. Dureté de l’eau


La dureté est la somme des ions de calcium et de magnésium. Elle manifeste généralement par la
formation d’une faible mousse de savon et l'incapacité de bien nettoyer. Le degré de dureté de
l'eau varie d'une communauté à l'autre parce qu’elle est capable de percevoir les variations de
dureté. La limite maximale acceptable est de 500 mg/l.

I.3.3.4. Potentiel d’Hydrogène (pH)


Le pH relié directement des ions de H+ présents à la solution. Il montre l'agressivité ou douce
d'eau (alcalinité ou acidité) . Le pH est affecté par la composition des aquifères, le type du sol et

1
la concentration des éléments chimiques dans l'eau . Le pH mesuré sur le terrain immédiatement
après le prélèvement de l'échantillon en utilisant pH-mètre ou bandelettes.

I.3.3.5. Turbidité
La turbidité est due à des matériaux en suspension tels que l’argile, le limon ou des matériaux
organiques et inorganiques les mesures de turbidité sont effectuées en termes d’unités de turbidité
néphélométrique (NTU), qui mesure la quantité de lumière diffusée, généralement à 90◦ de la
direction de la lumière . Difficile de détecter une turbidité inférieure de 4 NTU à l'œil sauf avec
des outils plus sophistiqué.(14)

I.3.3.6. Les ions majeurs

I3.8.2.1.2 Les cations :

· Calcium : (Ca++) Les eaux souterraines renferment en abondance cet élément qui est
responsable de la dureté de l'eau. Le calcium se trouve en grande partie à l'état de bicarbonates et
à un degré moindre, sous forme de chlorures et de sulfates. La concentration admissible du
calcium dans une eau potable est de 100 mg/l pour les normes CEE et de 75 à 200 mg/l pour
l'OMS, voir tableau 6. Une eau contenant une quantité supérieure à 200 mg/l pose le problème
d'entartrage dans les circuits de chauffage et de refroidissement.

· Magnésium : (Mg++) Le magnésium est aussi un élément responsable de la dureté de l'eau.


La concentration admissible du magnésium dans une eau potable est de 30 à 50 mg/l pour les
normes de la CEE et de 30 à 150 mg/l pour l'OMS, si l'eau contient en même temps plus de 250
mg/l de sulfates. Les sels de magnésium ont un effet laxatif sur l'organisme. Sa présence en
grande quantité dans l'eau, provoque des incrustations sur les chaudières et canalisations.

· Sodium et Potassium : (Na+ - K + ) Ils sont plus rares que le calcium et le magnésium dans
les eaux ordinaires. Le sodium est plus fréquent que le potassium, mais les concentrations
peuvent être extrêmement variables. La concentration admissible du sodium dans une eau potable
est de 20 à 100 mg/l pour les normes de la CEE et de 200 mg/l pour l'OMS. La quantité du
sodium dans l'eau doit être reliée à la teneur en sulfates et chlorures à cause du goût et de l'effet
laxatif.
3.8.2.1.3 Les anions :
· Carbonates et bicarbonates : L'alcalinité d'une eau est due essentiellement aux carbonates
(CO3 --) et hydrogénocarbonates (HCO3 - ). Leur origine peut être les eaux de pluie qui se
saturent en CO2 et alimentant les nappes souterraines, ou la présence de roches sédimentaires
chimiques, calcaires (CaCO3) et dolomies [(CaMg) (CO3)2]. Les bicarbonates sont aussi
responsables du phénomène d'entartrage.

· Sulfates : (SO4 --) L'origine des sulfates dans une eau souterraine est due en général à la
présence du gypse et sa dissolution. Les eaux contenant des sulfates par dissolution du gypse sont
appelées eaux séléniteuses (qui contiennent des sulfates de calcium CaSO4). La concentration
admissible des sulfates dans une eau potable est de 5 à 250 mg/l pour les normes de la CEE et de
200 à 400 mg/l pour l'OMS. Une eau sulfatée a un goût désagréable, les ions sulfates augmentent
la conductivité électrique de l'eau et donc sa corrosivité.

· Chlorures : (Cl- ) L'origine des chlorures peut provenir de la dissolution d'un massif de sel
gemme ou suite à une intrusion marine. La concentration admissible des chlorures dans une eau
potable est de 5 à 200 mg/l pour les normes de la CEE et de 200 à 600 mg/l pour l'OMS. Une eau
chlorurée a un goût désagréable, surtout lorsqu'il s'agit de chlorures de sodium.

· Nitrates et Nitrites : (NO3 - et NO2 - ) Une présence des nitrates et des nitrites dans l'eau
d'une nappe est signe de pollution, suite à l'utilisation intensive des engrais chimiques. La
concentration admissible des nitrates dans une eau potable est de 25 à 50 mg/l pour les normes de
la CEE et de l'OMS. 3.8.2.1.4 Gaz dissous : Les principaux gaz dissous qu'on peut rencontrer
dans l'eau sont l'oxygène et le gaz carbonique.

· Oxygène : (O2) L'oxygène dissous est lié aux activités biologiques se développant dans l'eau.
L'origine de l'oxygène dissous peut être aussi en fonction de la nature de l'eau. Les eaux
superficielles peuvent en contenir des quantités relativement importantes.

· Gaz carbonique : (CO2) L'origine du gaz carbonique est le plus souvent due à l'activité
intense des bactéries des terrains traversés par l'eau ou des bactéries de l'eau elle-même. Le CO2
dissous intervient dans le goût de l'eau et surtout comme élément majeur du système
calcocarbonique qui joue un rôle essentiel dans l'équilibre physico chimique de l'eau

1
. 3.8.2.2 Titres chimiques : TA et TAC :
(Titre alcalimétrique et titre alcalimétrique complet) ces deux valeurs permettent de connaître les
concentrations en bicarbonates, carbonates et éventuellement en hydroxydes contenus dans l'eau.
Le TA et le TAC s'expriment généralement en degré français (°F).

· TH :
(Titre hydrotimétrique) il indique la teneur globale en sel de calcium et de magnésium qui sont
responsables de la dureté de l'eau, dans la plupart des eaux naturelles le calcium contribue au TH
dans la proportion de 70 à 90 %. Le TH temporaire : ou dureté carbonatée correspond aux
carbonates et bicarbonates de calcium susceptibles de précipiter par ébullition. Le TH
permanent : ou dureté non carbonatée correspond au sulfate et au chlorure de calcium stables. La
dureté exprimée en degré français donne le classement suivant des eaux :

· 0 à 7° : eau très douce.

· 7 à 14° : eau douce.

· 14 à 20° : moyennement dure.

· 20 à 30° : assez dure.

· 30 à 50° : eau dure. 3.8.3 C (15)


.

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