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Évaluer un Préjudice Économique

Le document décrit la méthodologie générale pour évaluer un préjudice économique en comparant la situation réelle à une situation hypothétique sans le fait générateur, et explique que cela nécessite de mobiliser l'expertise en comptabilité, finance et économie.

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Évaluer un Préjudice Économique

Le document décrit la méthodologie générale pour évaluer un préjudice économique en comparant la situation réelle à une situation hypothétique sans le fait générateur, et explique que cela nécessite de mobiliser l'expertise en comptabilité, finance et économie.

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FICHE n°3 a

FICHE n°3 a – Comment évaluer un préjudice économique ?


Comment évaluer un préjudice économique ?

1 – Principe général

« Le propre de la responsabilité civile est de rétablir aussi exactement que possible


l'équilibre détruit par le dommage, et de replacer la victime dans la situation où elle se
serait trouvée si l'acte dommageable ne s'était pas produit » (Cass. civ. 2e, 28 octobre
1954, J.C.P. 1955, II, 8765).

Autrement dit, le principe général de l’évaluation d’un préjudice économique consiste à


comparer la situation observée (ou scénario réel) avec la situation qui aurait été celle du
demandeur en l’absence de fait générateur de responsabilité (situation dite «
contrefactuelle »).

Cette méthodologie vaut quelle que soit la nature du fait générateur, perte d’exploitation,
rupture brutale des relations contractuelles, acte de concurrence déloyale aussi bien que
pratique anticoncurrentielle, par exemple.

La question principale au moment d’évaluer un préjudice est de déterminer ce qui se


serait vraisemblablement produit en l’absence du fait générateur. Cette situation ne peut
être observée directement, il est donc nécessaire de formuler des hypothèses pour la
reconstruire. Le préjudice est ensuite déterminé en comparant la situation observée (le
fait générateur s’étant produit), avec cette situation contrefactuelle (situation non
observable dans laquelle le fait générateur ne se serait pas produit).

Une fois que la situation contrefactuelle a été établie, le préjudice économique peut être
quantifié par différence avec la situation réelle qui est observée. Par exemple, le profit
estimé dans la situation contrefactuelle est comparé au profit réel engrangé par la victime
et permet d’en déduire, par différence, le préjudice économique correspondant à la perte
de profit supportée par la victime.

Le principe général de l’évaluation d’un préjudice économique par comparaison entre la


situation réelle et la situation contrefactuelle englobe les deux natures de préjudice que
recouvrent le gain manqué (lucrum cessans) et la perte subie (damnum emergens).

-1-
2 – Les disciplines mobilisées pour évaluer les préjudices
économiques

L’évaluation des préjudices économiques requiert de mobiliser les expertises « du


chiffre » qui rassemblent trois disciplines principales : la comptabilité, la finance et
l’économie.

• La comptabilité permet d’identifier, de classer et de suivre les flux financiers


d’une entreprise (ses dépenses, ses recettes, etc.). Elle rassemble des données
utiles à la compréhension de la performance historique de l’entreprise et de
sa capacité à générer du profit. La comptabilité intègre la comptabilité générale
qui sert à l’établissement des états financiers, ainsi que la comptabilité analytique
qui permet de mesurer les marges et les coûts, utiles dans le calcul des préjudices
(marge sur coûts variables par exemple).

▪ La finance d’entreprise permet de décrire et de comprendre les décisions


financières de l’entreprise. Elle mobilise des modèles à partir desquels calculer la
valeur de l’entreprise pour ses actionnaires et appréhender la capacité future de
l’entreprise à générer de la trésorerie.

▪ L’économie (et plus spécifiquement la microéconomie) permet de décrire et de


comprendre le fonctionnement du marché de l’entreprise (offre/demande), de
caractériser sa stratégie concurrentielle et d’évaluer les impacts économiques de
ses décisions ou de phénomènes externes sur ses profits.

Ces disciplines fournissent des méthodes et outils utiles pour quantifier les préjudices
économiques (fiche n°3b sur les méthodes comptables et financières, fiche n°3c sur
les méthodes économiques) en fonction de leur nature.

Version 1er janvier 2024

-2-

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