0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
302 vues65 pages

Dialogue Polémique: Ismène vs Antigone

Ce document présente un dialogue argumentatif entre deux sœurs, Ismène et Antigone, à propos de l'enterrement de leur frère Polynice. Ismène tente de dissuader sa sœur Antigone de procéder à l'enterrement en lui présentant ses arguments, mais Antigone refuse d'écouter et maintient sa position par des contre-arguments.

Transféré par

ahmed taffach
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
302 vues65 pages

Dialogue Polémique: Ismène vs Antigone

Ce document présente un dialogue argumentatif entre deux sœurs, Ismène et Antigone, à propos de l'enterrement de leur frère Polynice. Ismène tente de dissuader sa sœur Antigone de procéder à l'enterrement en lui présentant ses arguments, mais Antigone refuse d'écouter et maintient sa position par des contre-arguments.

Transféré par

ahmed taffach
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Module 4

Activité : lecture méthodique.


Niveau : 1ère année bac.
Compétence : Reconnaître un dialogue polémique.
Capacités à privilégier : *Dégager les arguments et les contre arguments à
partir d’une lecture méthodique.
*repérer la tonalité polémique.
Identification du texte :
1-Situation :
-De quoi s’agit-il dans cette scène ?

-Quels sont les personnages mis en scène ?

-De quoi parlent –ils ?

Après une nuit de réflexion, Ismène essaye de convaincre sa sœur


Antigone et de la dissuader afin de renoncer à son projet d’enterrer
Polynice.

2-Caractéristiques :

Type : Argumentatif.

Genre : Dialogue.
Personnages : Ismène- Antigone

Temps : Infinitif.
Tonalité : Polémique.

Hypothèses de lecture :
- Ismène cherche à argumenter sa sœur au sujet de l’enterrement de leur
frère (Polynice) .
- L’attitude des deux sœurs.
Les axes de la lecture :
1- Tentative d’Ismène à dissuader Antigone.

2-L’entêtement d’Antigone :

3-Le courage d’Antigone et l’angoisse d’Ismène.

Analyse du 1er Axe :


La tentative d’Ismène face à l’entêtement d’Antigone :
-Ismène et Antigone discute à propos de quoi ?

-Quelle est la position vis-à-vis de l’enterrement de Polynice ?

-Que cherche à faire Ismène ?

-Par quels moyens ?

-Quels sont les arguments fournis par Ismène ?

-Quelle est la réaction d’Antigone ?

-Quels sont les contres arguments d’Antigone ?

Les arguments d’Ismène Les contre arguments


d’Antigone
*La peur de la condamnation à *Le devoir d’enterrer
mort. leur frère

*L’amour de vie. *trop de réflexion est


inutile dans ce type de
*Le sentiment de réflexion.
70

circonstance.

*La peur de violence et de la *L’indifférence


cruauté du roi. d’Antigone

*La peur d’être un exemplaire *Le refus de


d’un condamné. l’obéissance.

*Ismène considère plus *Le refus d’être


raisonnable que sa sœur raisonnable et de
comprendre.
*Le rang social
*Le refus) des règles de
*L’horreur du châtiment des conduite familiales
villageois et des gardes
*Le refus de l’écoute
*La peur de la souffrance attentive

*L’Ironie (L’entêtement)

1ière conclusion :

Il s’agit d’un dialogue argumentatif entre les deux sœurs à propos de


l’enterrement de leurs frère Polynice. Face à l’entêtement d’Antigone, le
stratagème d’Ismène a échoué .et Antigone ose défier les ordres du roi, Créon.

Analyse du 2ème axe :


Le courage d’Antigone et l’angoisse d’Ismène :

 Comment parait-t-elle Antigone ?


 Comment semble- t-elle Ismène ?
 Comment trouvez- vous les propos de chacune des deux sœurs?
 Le lexique d’Ismène comment il est ?
 Que montre le lexique d’Antigone ?

Lexique de la peur Lexique du courage


 Il nous ferait mourir.  Les phases négatives
70

 D’abord c’est horrible.  Elle n’avait qu’à ne pas


 Ils nous haïront. désobéir.

 Ils nous cracheront à la figure  Nous devons aller enterrer


notre frère
 Supplice
 Il ne faut pas que je donne
 Les gardes avec leurs têtes l’exemple
d’imbéciles leurs grosses
mains, leur regard de bœuf  Moi je ne veux pas
sans savoir si c’est bine ou comprendre
mal  Ironie (comme tu as pensé !)
 Souffrir, sentir la douleur
 On peut plus la supporter
 Comme une voix aigue

2ème Conclusion :

Ismène est faible, lâche et conformiste. Alors qu’Antigone est courageuse et


anticonformiste.

Synthèse :
Dans ce dialogue argumentatif, la tentative d’Ismène, le model conformiste, a
échoué à cause de l’entêtement d’une jeune courageuse et anticonformiste ;
Antigone.

70
Module : 4
Niveau ciblé : La première année du cycle du baccalauréat.
Activité : Activités orales (visionnement d’un documentaire traitant des
Conditions de la femme à la campagne.
Compétence visée : Communiquer oralement
Capacité à privilégier : - Inviter l’élève à la prise de notes et de parole.
- Sensibiliser les élèves sur les mauvaises conditions
de vie de la femme.
Phases Déroulement du cours Tâches à
réaliser
 Le visionnement d’un documentaire Les élèves
Visionnement e évoquant les conditions de la femme visionnent
t impression rurale. attentivement.
générale : L’idée générale du documentaire
De quoi s’agit-il dans le documentaire ?
S’exprimer
 Les conditions de la femme dans la oralement
campagne d’après le documentaire.
Discussion sur ″″
le contenu du Les causes et les conséquences de la mauvaise
documentaire : situation dans se trouvent les femmes à la
campagne. Enumérer
oralement les
différentes
causes et
conséquence.
 L’analphabétisme de la femme
villageoise

 Les traditions veulent que les femmes Discuter


travaillent plus que les hommes dans la
campagne (d’après le documentaire).
70

 En plus des travaux domestiques, elles


vont aux champs, au pâturage… Parler
 Solutions proposées pour en faveur de oralement
la femme campagnarde.
- compte rendu oral du documentaire en
Bilan : récapitulant les points déjà abordés
Module : 4
Niveau ciblé : La première année du cycle du baccalauréat.
Activité : langue ; « la subordonnée circonstancielle de temps »
Compétence visée : reconnaitre la subordonnée circonstancielle de temps.
Capacité à privilégier : - repérer la proposition subordonnée.
-identifier les conjonctions et les locutions conjonctives.
*Déroulement du cours :
Phases Déroulement de la cours Taches à réaliser
I- observation : Corpus1 : Lecture du corpus1.
P1 : il est venu chez moi à 9 heures. Souligner le
P2 : il est venu chez moi quand j’étais complément
parti. circonstanciel de temps.
Corpus 2:
p3 : je vais acheter des gâteaux pendant
que vous préparez le thé.
P4 : depuis qu’il a commencé à pratiquer
du sport, il se sent bien.
P5 : nous vous rejoindrons après que vous
 La substitution du groupe
prépositionnel complément
circonstanciel de temps par une
proposition subordonnée
circonstancielle de temps donne
lieu à une phrase complexe.

 Lecture du
 La proposition subordonnée corpus2 pour
circonstancielle de temps ne peut déterminer la
constituer une phrase à elle seule ; proposition
elle dépend de la proposition subordonnée
II- principale. circonstancielle
conceptualisation  On peut effacer ou déplacer la de temps.
: proposition subordonnée  Identifier la
circonstancielle d temps proposition
70

puisqu’elle a la fonction de principale et la


complément de phrase. proposition
subordonnée.
 Repère les
conjonctions et
les locutions
conjonctives
dans les phrases
du corpus.

Synthèse :  Déterminer les


la subordonnée circonstancielle de caractéristiques
temps sert à situer l’action dan le temps, de la
elle est liée à la proposition principale par subordonnée
des subordonnants (conjonctions ou circonstancielle
locutions conjonctives). En outre, le choix de temps.
du subordonnant dépend de la relation
entre l’action de la principale et celle de la
subordonnée.

 Exercice :
III- faites une seule phrase complexe
Appropriation : comportant une subordonnée
circonstancielle de temps avec les
deux phrases syntaxique proposées
en utilisant le subordonnant qui
convient :
a- Ils se dépêchent de rentrer au
port.la tempête se lève.
b- Louise à acheter une belle
voiture. Elle a mangé des fruits
de mer.  Faire l’exercice
c- Ma sœur est tombée malade. Elle
a mangé des fruits de mer.  Passer au
d- Les applaudissements éclatèrent tableau noir
dans la salle.la vedette se pour faire une
présenta sur scène. correction
e- Les souvenirs affluèrent à a sa collective.
mémoire .il entra dans sa maison
d’enfance.
70
Module : 4
Niveau ciblé : La première année du cycle du baccalauréat.
Activité : Production écrite.
Compétence visée : Rédiger un portrait
Capacités à privilégier : - Identifier les caractéristiques d’un portrait
Physique et moral
- Comparer les deux portraits

Phases Déroulement de la cours Taches à


réaliser
I- Présentation et Sujet : A la lumière de votre lecture d’Antigone, Lecture du sujet.
analyse de l’énoncé faites le portrait physique et moral d’Antigone et Souligner les
du sujet d’Ismène. mots clés.
* Rédiger une
Introduction : Définir un portrait (physique et introduction
moral). * Le professeur
Développement : 1) Portrait physique note au tableau
II- Elaboration du d’Antigone la meilleure
plan - Elle est petite, maigre, noiraude production des
- Elle est jeune. élèves sans
2) Portrait moral d’Antigone : corriger les
- Elle pense. Elle regarde droit devant elle. fautes en premier
- Elle est renfermée. Personne ne la prenne au
sérieux dans la famille.
-Elle aime vivre.
3) Portrait physique d’Ismène :
- Elle est jeune, blonde et belle.
- Elle est plus belle qu’Antigone.
4) Portrait moral d’Ismène :
- Elle rit. Elle a un goût de la danse, du bonheur
et de la réussite. Elle est heureuse.
Conclusion : -Dégager les deux portraits. * Dégager le
- Dégager le contraste entre les deux sœurs. contraste
70

III- Affinement -Eloignement du tableau. Inviter les élèves à


s’auto- corriger.

IV- Traces écrites Les élèves notent le texte sur les cahiers.
Antigone: Lecture méthodique Scène 1 et 3
Lecture méthodique Antigone
Scène 1 et 3/ Après le prologue
I- Situation :
a- La situation d’énonciation : Qui ? A qui ? Quoi ? Pourquoi ? Comment ?
Le prologue entre en scène pour présenter les personnages de la pièce au public. Ces derniers sont cités selon leurs relations de proximité avec l’héroïne de l’histoire
Antigone. Chacun d’eux est décrit physiquement et moralement. Sa position sur scène, son rôle dans l’histoire dont il est conscient, son passé, ses motivations et même
son destin inéluctable sont dits à l’avance.
b- La mise en place du tragique :
Le prologue déclenche la machine tragique en rappelant le passé de la famille : la mort d’Œdipe et la guerre entre ses deux fils ; l’élection de Créon et son édit dont la
conséquence sera la mort des trois personnages : Antigone, Hémon et Eurydice.
II- Analyse :
1) La relation entre Antigone et sa nourrice :
- Nounou - Ma colombe
- Ma pomme rouge - Mon pigeon/ Ma tourterelle/ Ma mésange
La nourrice et Antigone sont aussi proche l’une de l’autre qu’une mère et sa fille. Elles se tutoient sans aucun égard pour la différence sociale qui les sépare. Antigone
l’appelle Nounou, ma pomme rouge, a besoin d’elle pour la protéger de ses cauchemars et de ses peurs, de ses faiblesses et pour lui donner le courage et la force
d’affronter son destin : « Ta main sur ma joue voilà je n’ai plus peur. »
La nourrice utilise de petits noms d’oiseaux en s’adressant à Antigone : « Ma colombe ; mon pigeon, ma tourterelle, ma mésange. » Elle la câline, la borde dans son lit,
s’inquiète pour elle, elle lui tourne autour avec des câlinages, mais elle la gronde aussi : « menteuse, mauvaise, hypocrite fanfaronne ; se permet de la punir comme sa
fille, te frapper comme tu étais petite. »
2) Le portrait de deux sœurs :
Le portrait physique Le portrait moral
Antigone : Renfermée- rêveuse- consciente de son destin- solitaire- courageuse- folle-
Jeune- maigre- noiraude- mal peignée- toujours avec la même robe- pas rebelle- sale caractère- la tête dure.
coquette- ne se maquille pas.
Ismène : Douce- heureuse- ayant goût pour la dance, le jeu, la réussite, le bonheur-
Belle- blonde- sensuelle- coquette- bien coiffée- élégante- éblouissante- ouverte sur les autres.
séduisante.
Le contraste entre les deux sœurs est flagrant à tous les niveaux : leurs physiques, leurs caractères, leurs relations avec les autres, tout cela les oppose. Pourtant malgré
l’éclat et la beauté d’Ismène la nourrice préfère Antigone et Hémon la choisit comme fiancée.
3) Antigone et la nourrice :
C’est un véritable dialogue de sourdes, un quiproquo entre une Antigone rêveuse au langage poétique évoluant dans un monde merveilleux plein de beauté : « Tout est
déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale… C’est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes. »
Alors que la nourrice reste les pieds sur terre, se préoccupant des petites choses de la vie quotidienne : Se laver les pieds, se recoucher, rencontrer un amoureux voyou.
Elle est réaliste et son langage en est témoin.
Les deux personnages évoluent donc dans deux mondes différents d’où le calme d’Antigone et la fureur de la nourrice.
III- Conclusion
Les deux scènes soulignent l’enfance d’Antigone, sa fragilité qu’elle avoue elle face à un destin trop lourd pour ses épaules : « Je suis encore petite pour tout cela, il ne
faut pas que je sois petite ce matin » soulignant ainsi sa détermination.
Dans la 2ème scène ainsi qu’à la première Antigone semble préparer sa nourrice ; elle lui fait ses adieux implicitement et lui dicte ses dernières volontés.

Lecture méthodique Antigone Scène : Créon / Le garde

Lecture méthodique Antigone


Scène : Créon / Le garde
I- Situation du passage :
Antigone s ‘excuse auprès de son fiancé Hémon pour la dispute de la veille, se rassure de son amour pour elle, lui avoue ses sentiments, son rêve de maternité, puis lui
annonce la fin de leur relation , sans lui donner d’explication. En quittant la salle, Hémon laisse la place à Ismène qui revient pour essayer de nouveau de dissuader sa
sœur, mais cette dernière lui apprend que c’était trop tard.
II- Analyse :
1) Le rapport entre Créon et ses gardes :
Créon est un roi tyrannique qui inspire l’effroi et la terreur à ses gardes : « un précieux sang frais sur mes mains, double aubaine. » Il leur parle sur un ton sec et froid.
Ses ordres sont loi. Il a même le droit de vie et de mort sur ces pauvres gardes qui n’arrêtent pas de multiplier les excuses et les justifications : « On n’a pas parlé chef,
je vous le jure. » Alors qu’avec Antigone ils se montrent sévères et brutes : « garce…, putains…, elle montrait son cul aux gens…»
2) L’exécution du devoir d’Antigone :
Pour la première fois, nous découvrons dans cette scène, comment Antigone a procédé pour enterrer son frère : Elle a essayé de le faire à deux reprises ; la première fois
à l’aide d’une petite pelle et selon les rites. Et la seconde fois, elle l’a fait avec ses ongles, ce qui montre sa détermination, sa passion et son courage. Les gardes la
traitent même de « hyène, garce, diablesse… »
Une fois que Créon sut qu’il s’agissait bel et bien d’une tentation de braver son édit il ordonna le silence à ses gardes, les menaça de mort s’ils parleraient et soupçonna
une trahison : « L’opposition brisée qui sourd et mine déjà partout. Les amis de Polynice…Les chefs de la plèbe… et les prêtres essayant de pêcher un petit quelques
chose au milieu de tout cela. »
III- Conclusion
Cette scène met en évidence un roi tyran et dictateur ; un roi qui veut régner en semant la terreur au sein de son peuple et en menaçant de sacrifier toutes les vies
nécessaires pour donner l’exemple. Et une Antigone rebelle, courageuse et prête à sacrifier sa jeunesse pour défendre les lois divines face aux lois terrestres.

Scène Antigone /Ismène


Lecture méthodique
Scène Antigone /Ismène
I – Situation
A son retour des champs, à quatre heure du matin, Antigone est surprise par sa nourrice qui ne cessa de la questionner pour savoir d’où elle venait et les raisons de
70

sa sortie, croyant même qu’elle avait un rendez-vous amoureux indigne de son rang royal. Rêveuse et évasive, elle ne répond pas aux questions de sa nourrice, et
Ismène surgit interrompant la discussion des deux personnages.
II – Analyse :
1) Le rapport entre les deux sœurs :
Cette scène montre que les deux sœurs sont complices et leur relation est solide malgré la différence de leur caractère. Ismène, l’aînée, essaye de protéger sa sœur, en
s’appuyant sur sa maturité et son raisonnement : « Je réfléchis plus que toi, je suis plus pondérée. Je réfléchis ».
Antigone aussi aime sa sœur et s’inquiète pour elle : « va dormir… Tu serais moins belle demain » ; mais elle refuse de l’écouter et de faiblir comme elle : « ne me
caresse pas, ne nous mettons pas à pleurnicher ensemble ». Ce qui montre le caractère fort d’Antigone et ses qualités morales : elle est déterminée, et ne recule devant
aucun obstacle : « Tes sourcils joints, ton regard droit devant toi et te voilà lancée sans écouter personne ».
Antigone est une rebelle qui refuse de se soumettre aux lois injustes et aux règles sociales : « je ne veux pas comprendre » ; elle agit selon sa guise et ne suit que son
instinct et ce que lui dicte son cœur : « Je ne suis pas le roi, il ne faut pas que je donne l’exemple ».
Malgré son grand attachement à la vie, elle est prête à se sacrifier pour une cause noble, tout à fait consciente du sort qui l’attend et qu’elle accepte avec courage. Elle
est aussi réaliste parce qu’elle sait qu’elle est jeune, qu’elle n’est pas belle et qu’elle a l’amour d’Hémon. Et face à tout cela Ismène apparaît comme une fille lâche et
égoïste qui ne pense qu’à son bien être même si l’envie de vivre est quelque chose de très légitime.
2) La confrontation des deux sœurs :
Le matin, les deux sœurs devraient parler de leurs décisions ; mais Antigone semble connaitre à l’avance celle de sa sœur car elle a déjà essayé de couvrir le cadavre de
son frère Polynice. Dès le début nous savons que les positions des deux sœurs s’opposent. Ismène manifeste sa faiblesse, sa crainte et son incapacité : « Nous ne
pouvons pas ». Puis essaye par la suite de dissuader sa sœur en évoquant sa capacité de réfléchir, la force illimitée de Créon : « Il nous ferait mourir, il est plus fort que
nous », son devoir de roi : « Il faut qu’il donne l’exemple », son attachement à la vie et sa crainte de la souffrance et de la mort : « Je ne veux pas mourir, je ne veux pas
souffrir », et enfin elle parvient à l’avenir d’Antigone pleine de promesses d’amour et de bonheur : « Ton bonheur est là devant toi … Tu es fiancée, tu es jeune, tu es
belle… ».
Tous ces arguments n’ont aucun poids pour Antigone : Sers-toi de ces prétextes, lui dit-elle en essayant de lui rappeler qu’elle ne cherche qu’à fuir son devoir et son ironie
est claire : « Comme tu as bien tout pensé ! »
III – Conclusion :
Malgré le triomphe d’Ismène sur le plan physique, le lecteur ne peut que s’identifier au personnage d’Antigone car c’est elle qui l’emporte sur sa sœur avec ses qualités
morales ; son dévouement, son courage et sa lucidité.

La scène du messager et la solitude de Créon

Antigone
Lecture méthodique : La scène du messager et la solitude de Créon
I- Situation du passage :
Dans l’attente d’une mort certaine, Antigone passe ses derniers instants en compagnie d’un garde insensible et corrompu car il accepte de transmettre une lettre à son
fiancé en échange de son anneau en or. Une lettre dans laquelle Antigone demande pardon à Hémon ainsi qu’à tous ses proches.
II- Le rôle du messager :
A travers une longue tirade, le messager nous renseigne sur les circonstances de la mort d’Antigone et celle d’Hémon. Il nous présente cette scène comme un drame qui
progresse petit à petit et dans lequel se croisent le champ lexical de la mort, de la souffrance avec celui de la peur et du regard : plaintes, tombeau, hurle, suant, les mains
saignent, au fond de la tombe pendue au fils, gémit, on voit, les yeux, regarde,, a bondi, ses yeux d’enfant, ce regard, tremblant, se plonge l’épée dans le ventre, s’étend
contre Antigone, une immense flaque rouge…
Une triple tragédie :
Personnage Façon de mourir Motivation
Antigone Elle s’est pendue avec les fils de sa ceinture. -Par devoir familial
-Par devoir religieux
-A la recherche de sa liberté, de la pureté et d’un
bonheur absolu.

Il s’est plongé l’épée dans le ventre. -Par amour pour Antigone


Hémon -Par refus de vivre sans Antigone.
Elle s’est coupé la gorge -Par amour maternel
-Par désespoir
Eurydice -Par vengeance de Créon.

Même si la mort de ces personnages est une vraie tragédie, elle est adoucie par la beauté de ses images : Antigone est pendue aux fils de sa ceinture, des fils bleus,
verts, rouges qui lui font comme un collier d’enfant. Hémon s’étend contre celle qu’il aime, l’embrassant. Eurydice, est morte avec le même sourire qu’elle avait quand elle
était jeune fille.
Face à cette situation, Créon n’ose pas prononcer le mot « mort », alors il utilise les euphémismes suivants : couché, reposés, lavés, calmes, ils dorment tous… Ces mots
ont une signification profonde. S’ils sont calmes et reposés c’est que lui, il est accablé de responsabilité ; s’ils sont lavés, c’est que lui, il a les mains souillées ; s’ils
dorment, c’est que lui il doit rester vigilant parce qu’il ne doit faire confiance à personne. Sa vie sera donc une longue attente pénible et douloureuse de la mort. Ils ont fini
eux ; pas toi Créon (lui dit le cœur) ; comme cela doit être bon de dormir.
Conclusion :

Cette œuvre s’ouvre et se ferme sur l’image des gardes jouant aux cartes, totalement indifférents à la triple tragédie qui vient de se passer. Mais ce n’est qu’une
apparence car Antigone marquera le peuple de Thèbes et restera, comme a dit le chœur, « une plaie » pendant des siècles.
On peut dire aussi, que son geste n’a pas été gratuit, au contraire, il a participé à ébranler les croyances de certains et à faire écrouler celles d’autres.

Antigone le dénouement

Antigone le dénouement
La scène : Antigone / La garde
Passage : « Alors c’est toi…… Jusqu’au … Allez pas d’histoire. »P106-117
I- Situation du passage :
Après la condamnation à mort d’Antigone, le cœur intervient et propose à Créon d’autres alternatives pour sauver la jeune fille ; expliquant qu’il ne peut la condamner à
vivre. Vint ensuite Hémon bouleversé, suppliant son père pour renoncer à sa décision mais, il fut choqué de découvrir l’autre facette de son père. Un père cruel, sans
cœur et impuissant, tout à fait différent de celui qu’il vénérait pendant son enfance : le « dieu géant »
II- La nudité de l’humanisme :
Cette scène nous met en valeur l’absurdité de la vie qui se manifeste dans l’indifférence et la stupidité d’un garde. Il est égocentrique parce qu’il ne pense qu’à son salaire,
son avancement et ramène tout à son univers personnel : « Je n’ai jamais été blessé moi et ça m’a nuit pour mon avancement ». Son personnage symbolise aussi la
corruption du système judiciaire du moment qu’il a accepté la bague d’Antigone.
On peut remarquer aussi que le coté comique de cette situation montre plus son coté tragique, car ce sont les derniers moments de vie pour Antigone et ce garde est son
« dernier visage d’homme ». Au lieu de la soutenir, de la réconforter et de lui transmettre la chaleur humaine, il la pousse à voir son terrible sort : elle sent déjà le poids de
la solitude et de la peur.
III- Le dernier message d’Antigone :
Ecrire une lettre, telle était la dernière volonté d’Antigone. Le destinataire de cette lettre était Hémon, son fiancé. Elle voulait lui dévoiler ses sentiments et ses doutes.
Mais à la dernière minute, elle renonce à cela et ne veut pas laisser une image qui reflète sa faible et sa crainte ; car c’était comme s’ils devaient la voir nue et la toucher
quand elle sera morte. Alors elle résume le contenu de la lettre en une seule phrase où elle demande pardon et assume la responsabilité des souffrances, des problèmes
qu’elle avait pu causer à ses proches : « Sans la petite Antigone, vous auriez tous été bien tranquilles. »
IV- Conclusion :
La scène dévoile le côté humain d’Antigone. Cette jeune fille qui a bravé les lois terrestres, qui a proclamé son refus de la vie banale des hommes retrouve sa peur et ses
doutes face aux forces supérieures : la mort et le destin.
Elle prend aussi conscience que les hommes pour lesquels elle s’était sacrifiée ne sont pas à la hauteur de son geste et regrette d’avoir fait souffrir tous ceux qu’elle
aimait.
70

Activité : travaux encadrés.


Niveau : 1ère année bac.
Compétence : Etudier les éléments essentiels à la compréhension de l’œuvre.
Capacités à privilégier :-Identifier le mythe d’Œdipe.
-Reconnaitre les caractéristiques de la tragédie
moderne.
-Identifier la biographie de Jean ANOUILH.
Recherches hors classe :

 La mythologie.
 Le mythe d’Œdipe.
 La tragédie moderne.
 La biographie du dramaturge.
 Les personnages de l’œuvre.

I. La mythologie :

La mythologie existe naturellement depuis la nuit des temps. Les grecs, les
romains, égyptiens... ont tous des dieux et déesses qui ont des rôles dans leur
mythologie.

Les histoires mythologiques sont habituellement des récits à propos de héros qui
selon leurs mérites étaient favorisés par les dieux, ou parfois ils leur nuisaient,
comme dans le cas d'Ulysse. Ils surpassaient ou étaient écrasés par les épreuves
qui se dressaient sur leur chemin, selon le bon vouloir des dieux.

Toute les civilisations on des histoires mythiques. Ces mythes, étaient transmis
de génération en génération comme une tradition. Des histoires fabuleuses de
héros qui affrontent des bêtes mythiques comme le centaure, le cyclope ou la
méduse... qui parfois servaient à expliquer une morale.

Souvent, les récits racontaient de façon exagérée des évènements réels, ou pour
simplement expliquer des observations de la nature qu'ils ne pouvaient pas
comprendre. Le dieu du soleil produisait les éclipses solaires, celui des vents les
70

tornades et bien d'autres dieux étaient responsables des autres cataclysmes


naturels.

La fertilité, l'amour et bien d'autres simples faits étaient influencés par les dieux.
Des offrandes, des prières et autres rituels servaient à les rendre indulgents et
favorables pour la culture, les récoltes ou la santé.
La mythologie est l'étude des mythes produits au cours des âges et des
civilisations au long de l'histoire de l'homme. Par des parchemins et autres
formes d'écrits, comme les hiéroglyphes ou sculptures, l'histoire des récits de
civilisations disparues ont été déchiffrées pour nous permettre d'en connaitre
plus sur leurs croyances et rituels.

II. Le mythe d’Œdipe

La ville de Thèbes, qui avait été fondée par Cadmos, époux d'Harmonie, avait
pour roi Laïos, leur descendant. Il avait épousé Jocaste, mais le couple
demeurait stérile. Il consulta secrètement l'oracle d'Apollon à Delphes qui lui
déclara que tout enfant né de Jocaste serait l'instrument de sa mort. Aussi,
lorsqu'elle eut un fils, il l'exposa sur le mont Cythéron. Un berger le trouva et
l'emmena dans son pays, à Corinthe, auprès du roi Polybos, qui l'adopta et
l'appela Œdipe.
Par la suite, Œdipe, adulte, consulta également l'oracle qui lui annonça qu'il
tuerait son père et épouserait sa mère.
Décidé à éviter ce destin, il ne retourna pas à Corynthe et partit à l'aventure. Sur
la route de Thèbes, il se prit de querelle avec un voyageur et le tua. C'était le roi
Laïos qui se rendait à Delphes pour demander à l'oracle comment débarrasser sa
ville de la Sphinx.
Ce monstre avait une tête de femme, un corps de lion, une queue de serpent
et les ailes de l'aigle. Elle posait à tous les voyageurs une devinette et dévorait
ceux qui ne pouvaient répondre ; et comme aucun n'y parvenait… Quand Œdipe
70

se présenta, elle lui demanda, comme aux autres : "Peux-tu me nommer l'être
unique qui marche tantôt à deux pattes, tantôt à trois, tantôt à quatre et qui est le
plus faible quand il a le plus de pattes?" Œdipe trouva la réponse : "L'homme,
parce qu'il marche à quatre pattes quand il est enfant, sur deux pieds quand il est
adulte et s'appuie sur un bâton quand il est vieux". La Sphinx, vaincue, se tua et
les Thébains, reconnaissants, prirent Œdipe pour roi et il épousa Jocaste.
Ils eurent deux fils, Polynice et Etéocle et deux filles, Antigone et Ismène, qui
avaient atteint l'âge adulte lorsque la peste ravagea Thèbes. Le devin Thirésias,
appelé en consultation, déclara que la peste ne cesserait que lorsque le meurtrier
du roi Laïos serait puni.
Alors, peu à peu, la vérité se découvrit et Œdipe comprit ce qui était advenu.
Jocaste se suicida et Œdipe se creva les yeux.
Voici donc, rapidement résumé, ce mythe d'Œdipe si célèbre et pourtant si mal
connu. Pourquoi l'ai-je tout d'abord choisi?
Il me paraît évident que la vie de ces différents personnages est tout sauf
harmonieuse.

III. La tragédie moderne

Même si l'issue finale n'est pas catastrophique, le tragique moderne se


trouve dans toute expérience qui révèle, de façon douloureuse et désespérante, la
fragilité et la misère de la condition humaine. Ce n'est pas un hasard si Ionesco a
défini sa pièce. Absurde La Cantatrice chauve comme une « tragédie du
langage».

Censé véhiculer ce qui fonde la supériorité de l'homme sur l'animal, à


savoir la raison, le langage logique est littéralement désarticulé dans cette pièce,
où l'on voit un quatuor de personnages échanger des propos incohérents ou des
platitudes grotesques telles que « le plafond est en haut, le plancher est en bas ».
L'impuissance de la raison humaine est ainsi reflétée dans le naufrage des mots.
70

En somme, le tragique peut être produit par tout ce qui montre à l'homme qu'il
ne peut pas contrôler sa vie: le temps, les déterminismes biologiques, voire les
conventions sociales, qui se retournent contre l'individu.

Le tragique le plus sombre est sans doute l'absurde, la vaine recherche du sens
de la vie dans un univers qui n'offre aucune signification. Ce thème n'est pas né
avec Camus, bien que son nom s'impose chaque fois qu'il est fait référence aux
philosophies de l'absurde. Mais, déjà au début du siècle, le romancier de langue
allemande Franz Kafka (1883-1924), dans Le Procès, roman qu'André Gide a
adapté au théâtre, nous montre la lutte inutile d'un homme contre des forces
absurdes et aveugles qui ont décidé sa perte.

On voit donc que le tragique, s'il a trouvé son expression la plus adaptée dans
une certaine forme théâtrale, dont les grandes périodes ont été l'Antiquité
grecque et le XVIIe siècle en France, est une vision du monde qui traverse les
siècles et les différentes formes d'expression artistique. Présent dans la
littérature, les arts et la philosophie, il constitue une sorte de verre grossissant, à
travers lequel l'humanité observe avec angoisse ce mélange de grandeur et de
faiblesse qui la définit.

IV. Biographie de Jean ANOUILH

Il est né à Bordeaux en 1910, d'un père tailleur et d'une mère musicienne. Il


arrive à Paris en 1921 et poursuit ses études au collège Chaptal. Après des
études de droit, il débute dans la publicité où il rencontrera Prévert. Très tôt
passionné par le théâtre, Jean Anouilh assiste émerveillé, au printemps 1928, à
la représentation de Siegfried de Jean Giraudoux. Cette pièce servira de
révélateur : "c'est le soir de Siegfried que j'ai compris. Sa première pièce,
l’Hermine (1932), lui offre un succès d'estime, et il faut attendre 1937 pour qu'il
connaisse son premier grand succès avec le Voyageur sans bagages. L'année
suivante le succès de sa pièce la Sauvage confirme sa notoriété et met fin à ses
70

difficultés matérielles. Au travers de textes apparemment ingénus, Anouilh


développe "une vision profondément pessimiste de l’existence".
Comme l'écrit Kléber Haedens, " Anouilh touche par ses appels au rêve, sa
nostalgie d'un monde pur et perdu". Anouilh est mort en 1987.
V. Présentation des personnages
 Antigone : fille d’Oedipe, fiancée d’Hémon.
 Créon : frère de Jocaste, le roi de Thèbes et oncle d’Antigone.
 Ismène : la sœur aînée d’Antigone.
 Hémon : le fils de Créon et le fiancé d’Antigone.
 La nourrice : c’est elle qui a élevée les deux filles après la mort de leur
mère.
 Eurydice : la femme de Créon.
 Les gardes : les soldats de Créon.
 Le messager : il annonce la mort d’Antigone, d’Hémon et d’Eurydice.
 Le chœur : la conscience de la ville.
 Le prologue : apparaît une seule fois au début pour présenter les
personnages.
 Le petit page : le compagnon de Créon.

70

Module 4

Activité : lecture méthodique.


Niveau : 1ère année bac.
Compétence : Etudier le prologue.
Capacités à privilégier : Connaitre la fonction du prologue.

Déroulement de la séance
Lecture de l’extrait.
I. Identification du texte

1. Mise en situation de l’extrait :


Il s’agit de la première scène de la tragédie Antigone de Jean ANOUILH. Le
prologue sert à présenter les personnages ainsi que le sujet général de l’œuvre.

2. caractéristiques :
Genre : une tragédie moderne.
Type : narratif/ descriptif.
Registre : tragique.
Niveau de langue : courant.
Thème(s) abordé(s) : la mort, la fatalité.
Temps verbaux : présent d’énonciation, présent de narration.
Types de phrases : déclaratives.
 Indices d’énonciation :
Qui parle ? Le prologue.
A qui ? Au publique/ lecteurs.
De quoi ? Des personnages/ leurs caractères.
Pourquoi ? Présenter/ informer.

II. hypothèses de lecture


 Deux sœurs tout à fait différentes.
 La fatalité.
 La solitude des personnages.

III. axes de lecture

 Deux sœurs tout à fait différentes :


70

Antigone Ismène

Cheveux noirs, noiraude, Blonde, belle, éblouissante,


Portrait petite, aspect garçonnier. sensuelle.
physique
Portrait Triste, renfermée, solitaire, Bavarde, heureuse, aime la danse, le
morale pensive, farouche, rêveuse, sal bonheur, la réussite sociale.
caractère.

 La fatalité :

Les personnages sont écrasés par la fatalité « Antigone avait aimé vivre… »
« Ce titre lui donne seulement le droit de mourir… » « Elle pense qu’elle va
mourir tout à l’heure… » « Elle attend que son tour arrive de se lever et d’aller
mourir… ».

 La solitude :

a) Antigone : seule en face du monde, seule en face de Créon. Elle rêvait


dans un coin « renfermé ».

b) Créon : seul avec son petit page, sa femme ne lui est d’aucun secours.

Synthèse générale

Le prologue présente les personnages, précise les relations entre eux, les
décrit physiquement et moralement et insiste sur la fatalité qui s’abat sur eux.

Cette scène d’exposition s’ouvre sur une attente, aucun suspens pour le
publique, le spectateur ne doit pas être distrait du sens tragique. Toute action
70

est d’avance vaine « sans résultat » quoi qu’il fasse.

Le prologue fait seulement les portraits des personnages qui sont en réalité
les pantins du destin.
70

Module 4

Activité : langue
Niveau : 1ère année bac.
Compétence : Se familiariser avec le lexique du théâtre
Capacités à privilégier : repérer le lexique du théâtre.
Support : extrait d’Antigone de « d’où viens-tu… » Jusqu’à « et il ne faut pas
que je sois petite ce matin… » pp. 13-20

Déroulement de la séance

I. Observation

 Lisez le passage suivant :

De « d’où viens-tu… » Jusqu’à « et il ne faut pas que je sois petite ce matin… »


pp. 13-20

II. Conceptualisation

 Quel est la nature du passage ?


 Un dialogue.
 Comment appelle-t-on les réponses de chaque personnage ?
 Une réplique.
 Comment appelle-t-on une longue réplique ?
 Une tirade.
 Comment appelle-t-on les indications écrites entre parenthèses ou en
italique sans être prononcés par les personnages ?
 Les didascalies.
 Dans ce passage, la nourrice et Antigone parlent-elles du même sujet ?
 Non.
 Comment appelle-t-on un malentendu dans le théâtre ?
 Le quiproquo.
 Comment appelle-t-on un discours prononcé par un personnage parlant
tout seul à lui-même ?
 Le monologue.
70

 Définitions

Le dialogue : propos échangés entre les personnages.

La réplique : de courtes phrases échangées entre les personnages.

La tirade : une longue intervention des personnages.


La didascalie : indication scénique, elle est écrite en italique ou entre
parenthèses. Elle décrit les sentiments des personnages, leurs visages, leurs
habits, le décor et le lieu.

Le quiproquo : est un malentendu survenu au cours d'un échange de paroles.

Le monologue : désigne une conversation qu'une personne tient avec elle-même.

III. Appropriation

 Relevez tout les didascalies existant dans le passage.


 Relevez une tirade.
 Relevez le quiproquo dans cet extrait.

IV. Exercice d’application

 Liez les termes à leurs définitions :

Le terme La définition
Une didascalie désigne une conversation qu'une
personne tient avec elle-même.

Un dialogue est un malentendu survenu au cours


d'un échange de paroles.

Un quiproquo indication scénique, elle est écrite en


italique ou entre parenthèses. Elle
décrit les sentiments des
personnages, leurs visages, leurs
70

habits, le décor et le lieu.


Une tirade propos échangés entre les
personnages.

Un monologue de courtes phrases échangées entre


les personnages.

Une réplique une longue intervention des


personnages.

 Correction

Le terme La définition
Une didascalie désigne une conversation qu'une
personne tient avec elle-même.
Un dialogue est un malentendu survenu au cours
d'un échange de paroles.

Un quiproquo indication scénique, elle est écrite en


italique ou entre parenthèses. Elle
décrit les sentiments des
personnages, leurs visages, leurs
habits, le décor et le lieu.
Une tirade propos échangés entre les
personnages.
Un monologue de courtes phrases échangées entre
les personnages.

Une réplique une longue intervention des


personnages.

V. La trace écrite
70

Les élèves recopient les définitions et l’exercice.

 prolongement possible

Chercher les définitions de : un aparté, un acte, une scène, un chœur, une scène
d’exposition, un dénouement.
Module 4
70

Activité : production écrite.


Niveau : 1ère année bac.
Compétence : Rédiger une biographie à partir d’une fiche de lecture
précédemment établie.
Capacités à privilégier : Etre capable de rédiger un récit biographique à partir
de notes prises lors des travaux encadrés.
Contenu : Rédaction d’une biographie de Jean ANOUILH.
I. Sujet et Consigne :

Antigone est une pièce de théâtre qui s’inscrit dans le cadre de la tragédie
moderne, écrite par Jean ANOUILH. Rédigez la biographie de ce dramaturge à
partir des notes clés.
Déroulement de la séance

 Lecture du sujet par quelques élèves.


 Questions de compréhension :
o Quels sont les mots clés dans le sujet ?
-Antigone, Jean ANOUILH, biographie, dramaturge.
o A partir de ces mots clés, qu’est ce que l’on vous demande de
faire?
- rédiger une biographie de Jean ANOUILH.

II. Plan du travail


Introduction :
- Date de naissance.
- Lieu de naissance.
- Profession du père.
- Profession de la mère.
70

Développement :
- Etudes.
- Type d’études.
- Les passions.
- Les écrits.
- Profession(s).
Conclusion :
- Date et lieu du décès.

III. rédaction de la biographie :


- Rédiger la biographie tout en respectant le sujet, la consigne et
le plan.
- Lecture de quelques biographies produites par les élèves.
IV. Affinement :

 Faîtes attention à l’orthographe des mots, aux structures des phrases, à la


conjugaison des verbes, etc.

V. Transcription de la biographie affinée collectivement :

 La biographie collective
Jean ANOUILH est un écrivain et dramaturge français, né à Bordeaux en
1910 d’un père tailleur et d’une mère musicienne.
ANOUILH voyage à Paris en 1921 où il fait ses études au collège
Chaptal, ensuite il fait des études de droit. Comme profession, il travail dans
le domaine publicitaire après il devient le secrétaire de Louis JOUVET.
L’écrivain ressent une grande passion envers le théâtre et la comédie. Parmi
ses écrits : L’Hermine (1932), Le Voyageur sans bagages (1937),
70

Le Sauvage, Eurydice (1942), Antigone (1944) ; cette dernière connait un


immense succès publique mais engendre une polémique.
Jean ANOUILH est mort en 1987.

1. Le plan didactique de la première séquence consacrée à l’étude d’Antigone


Les séances Les contenus et les supports Les compétences Les capacités
Distinguer les traits
Travaux Approcher une œuvre caractéristiques d’une
Entrée dans l’œuvre
encadrés littéraire pièce théâtrale, l’exemple
d’une « tragédie».
Amener les apprenants à
Rassembler des sélectionner des
Activités Discussion autour du mythe
informations et les informations et à discuter
orales d’Antigone.
présenter oralement. autour du mythe
d’Antigone.
Distinguer entre les
Reconnaitre le lexique différents termes lexicaux
Langue Le lexique relatif au théâtre.
relatif au théâtre. relatifs au texte
dramatique.
Lecture Etudier le prologue d’une Lire méthodiquement le
Le prologue d’Antigone.
méthodique pièce de théâtre. prologue d’Antigone.
Etre capable de composer
Production Rédaction de la biographie de Rédiger et organiser les
une biographie à partir
écrite Jean Anouilh idées d’une biographie
d’un plan
L’extrait 1 : de « la nourrice : Etudier les marques de la
Lecture Lire méthodiquement un
d’où vient-tu ? »… jusqu’à tragédie à partir d’un
méthodique extrait d’une tragédie.
« Antigone : non, nounou. ». extrait de pièce.
Etre capable de
S’exprimer oralement
Activités s’exprimer oralement
Le mythe d’Œdipe. autour du mythe
orales autour du mythe
d’Œdipe.
d’Œdipe.
Reconnaitre les marques
Etudier l’énonciation
Langue L’étude de l’énonciation. de l’énonciation dans le
dans le discours théâtral.
discours théâtral.
Production Rédiger un résumé à Ecrire à partir d’un
Résumé du mythe d’Œdipe.
écrite partir d’un schéma. schéma.
70

Extrait d’Antigone de Jean Evaluer les compétences Etre capable de réinvestir


Evaluation
Anouilh. étudiées. ses acquis.

2. Plan didactique de la deuxième séquence consacré à l’étude d’Antigone

La séance Les contenus et Les compétences Les capacités


supports
S’exprimer oralement
« Le travail de la femme Exprimer son point de
Activités orales autour d’un sujet
marocaine » vue devant un public.
polémique.
Extrait 2 : de « Ismène :
Dégager la thèse,
tu sais, j’ai bien pensé, Lire d’une manière
l’antithèse et leurs
Lecture sélective Antigone. » à sélective un dialogue
arguments par le biais
« Antigone : comme tu as polémique.
d’une lecture sélective.
bien tout pensé ! ».
Caractériser un Utiliser les procéder de
Activités de langue La caractérisation
personnage. caractérisation.
Déterminer le portrait
Rédiger le portrait
Production écrite Le portrait moral et physique
d’Antigone.
d’Antigone.
Débattre autour de la
Exprimer son point de
Activités orales La peine de mort peine de mort (pour ou
vue.
contre).
Extrait 3 : de « Créon :
Pourquoi as-tu tenté Reconnaitre les
Lire méthodiquement le
Lecture méthodique d’enterrer ton frère ? » à caractéristiques du nœud
nœud d’une tragédie.
« Antigone : pour d’une tragédie.
personne pour moi. ».
Reconnaitre les différents Distinguer les différents
Activités de langue Les registres de langue
registres de langue. registres de langue.
Ecrire un texte
Rédiger un texte argumentatif en
Production écrite La peine de mort
argumentatif. sélectionnant des
arguments.
Extrait 4 : de « Hemon,
Distinguer entre le
entre en criant. – Père ! » Etudier le portrait
Lecture méthodique discours politique et le
à « Hemon : Antigone ! tragique du père.
70

discours affectif.
Au secours ! ».
Déterminer une
Etudier une figure de
Activités de langue La métaphore métaphore par rapport
style : la métaphore.
aux autres figures.
Imaginer un dialogue
Rédiger un dialogue entre
Production écrite Rédiger un dialogue. entre Antigone et sa
deux personnes.
nourrice.
Travailler la déclamation Développer l’expression
Activités orales Jouer une scène théâtrale. et le jeu dramatique des dramatique des
apprenants. apprenants.
Extrait 5 : de « le
Déterminer la portée
messager fait irruption, Etudier le dénouement
Etude de texte morale et symbolique de
criant. – La reine ? Où est tragique.
la tragédie d’Antigone.
la reine ? » à la fin.
Reconnaitre et étudier Savoir quand et comment
Les subordonnées
Activités de langue une subordonnée de utiliser une subordonnée
temporelles
temps. de temps.
Rédiger le résumé
Rédiger le résumé d’une
Production écrite Le résumé d’Antigone à partir d’un
pièce de théâtre.
schéma.
Evaluer les compétences
Evaluation Evaluation sommative Contrôle.
étudiées.

3. Plan didactique de la mini-séquence consacrée à la poésie épique


70

Les contenus et
Les séances Les compétences Les capacités
les supports
Travaux Reconnaitre le genre Faire des recherches et sélectionner des
Le genre épique
encadrés épique. informations concernant la poésie épique
Extrait de « Le
Lecture Mariage de Etudier un poème Dégager les caractéristiques d’un
méthodique Roland. »de V. épique. poème épique.
Hugo
Repérer l’hyperbole dans un poème
Identifier des figures de épique.
Langue l’hyperbole.
style Utiliser l’hyperbole.

Production Rédiger un récit


Le récit épique Produire un récit épique en utilisant les
écrite épique. connaissances acquises sur ce genre.
Apprécier la spécificité d’un poème
Extrait de
Lecture Lire et étudier un épique
« Eviradnus» de
méthodique poème épique Enrichir les acquis concernant la poésie
V. Hugo
épique

Recherche et Présenter oralement


Activités documentation des informations. Présenter une recherche.
orales autour du genre Discuter autour d’un Discuter
épique. sujet.

Le registre Etudier un registre de


Langue Identifier le registre ironique
ironique langue.
Production
Le portrait suivre le plan une rédaction
Rédiger un portrait.
écrite épique pour écrire un portrait épique.
Evaluation Evaluation Réciter un poème Récitation d’un des poèmes étudiés

Il est à signaler que la première séquence se réserve un volume horaire de 11H à raison
d’une heure par séance, tandis que la deuxième occupe 17H de cours à raison de d’une heure
par séance. Pour ce qui de la mini séquence, le volume horaire approprié est de 9H avec
toujours comme constante une heure par séance.

4. Les fiches détaillées de la première séquence 70


70
 Etablissement : Lycée …………………..  Professeur : ………………………………..
 Niveau : première année du BAC.  Fiche N° : 1
 Année scolaire : 2007 /2008  Durée : 1H

Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».


Séquence didactique n° : 1
Travaux encadrés : entrée dans l’œuvre.

Compétence visée : Approcher une œuvre littéraire


Capacités : -distinguer les traits caractéristiques d’une pièce théâtrale.
-étudier les éléments para textuels dans une pièce de théâtre tragique.
Support : L’œuvre de Jean Anouilh, les recherches effectuées par les élèves.
Moyens didactiques : Tableau noir, cahiers des apprenants,

70
Déroulement de la leçon :
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)
poser les questions suivantes :
Répondent aux questions posées par le
I / Mise en situation -quel est le genre de l’œuvre « Antigone » ?
professeur.
-qui est l’auteur de cette œuvre ?
-rappeler la définition de la notion « Tragédie », ses règles ?

II / le para texte
- donnent les indications propres à chaque
page, et élaborent, sous la direction du
professeur, une petite synthèse –orale-.

70
1/ étude de la deuxième page de couverture:(nom, titre, illustration…)
2/ étude de la 3ème page de couverture : Date de la première représentation de la
pièce à paris (1944).
3/Etude de la troisième page de couverture : date de la première représentation de la
pièce à Paris (1944)
4/ étude de la quatrième page de couverture les personnages de la pièce.

Demander aux apprenants de remplir le tableau en se basant sur les recherches


faites pour cette partie de la leçon :
III/ Biographie de Jean Anouilh.
Jean Anouilh : dramaturge ….……

Remplissant le tableau porte sur le T.N


Date et lieu de naissance
…………………………………
………………………. Le 3-10-87 à Lourance

70
Il écrit ……… 1932

Il écrit « Antigone » ………………………..

Ses œuvres : ……………………………


…………………………….
La mort de J.A …………………….

IV/ Autour de la pièce « Antigone » 1/ discussion autour de l’origine : - Discutent à propos de l’origine de la pièce
a- les origines de pièce ?

union anachronique entre un acte héroïque de Paul-Colette qui a tiré sur deux
dirigeants et un texte vieux de Sophocle. - établissement un schéma comparatif en se
b- comparaison entre les deux pièces ? basant sur leurs recherches.
c- Originalité apportée par Jean Anouilh. - discutent
2/ discussion autour de :
*la représentation de la pièce.
*la structure de la pièce
- proposer des questions pertinentes afin de mesurer le degré
V. questions de
d’appropriation de ces informations. - répondent aux questions
compréhension

 Etablissement : Lycée………

70
 Niveau : première année du BAC.  Professeur : ……………………..
 Année scolaire : 2007 /2008  Fiche N° : 2
 Durée : 1H

Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».


Séquence didactique n° : 1
Activité orale : le mythe d’Antigone
Compétence visée : Rassembler des informations et les présenter oralement
Capacités : - Amener les apprenants à sélectionner des informations et à discuter autour du mythe d’Antigone.
Support : documentation effectuée par les élèves autour du mythe d’Antigone.
Moyens didactiques : Tableau noir.

Déroulement de la leçon :
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)
Les apprenants répondent aux questions
rappel sur l’œuvre étudiée lors de ce module :
1- Antigone
1/- quel est le titre de l’œuvre étudiée en ce module ?
Mise en situation 2- Une pièce de théâtre.
2/- quel est son genre ?
3-Jean Anouilh.
3/- qui est son auteur ?

70
II. Exposé des recherches
* le professeur demande aux élèves de présenter leurs recherches sur le mythe
d’Antigone.
* Après chaque intervention indiquer les points à améliorer et les points - les reporteurs des groupes présentent leurs
intéressants. recherches sur le mythe d’Antigone à tour
de rôle.
- la présentation se fait oralement.

III. prise de parole et discussion - le professeur pose des questions autour du mythe d’Antigone : - les élèves répondent aux questions posées.
- qui est Antigone ? comment s’appelle son père ? qui est-il ? qui est sa mère ?
- comment s’appellent ses deux frères ?
- comment s’appelle sa sœur ?
- pourquoi a-t-elle accompagnée son père ?
- que s’est-il passé avec Polycine le frère d’Antigone ?
- comment Antigone a-t-elle réagi ?
- quelle est la réaction de Créon face à cette décision ?
- quelles sont les conséquences de la mort d’Antigone ?

- les élèves interviennent pour synthétiser


Bilan
Récapitulation de la discussion ce qui a été dit depuis le début.

Prolongement Production écrite : faire un compte rendu écrit du mythe d’Antigone.

70
 Etablissement : Lycée………
 Niveau : première année du BAC.  Professeur : ……………………..
 Année scolaire : 2007 /2008  Fiche N° : 3
 Durée : 1H
Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».
Séquence didactique n° : 1
Activité de langue

Compétence visée : reconnaître les caractéristiques du genre théâtral.


Capacités : comprendre et employer le lexique pour l’étude d’une pièce de théâtre.
Contenu : le lexique relatif au théâtre.
Support : extraits de la pièce « Antigone » de Jean Anouilh.
Moyens didactiques : Tableau noir, craie de couleur, cahiers des apprenants.

Déroulement de la leçon :
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)

70
- Rappeler le genre de la pièce de J. Anouilh. Les apprenants répondent aux questions du
I- Mise en situation -demander aux apprenants s’ils connaissent d’autres dramaturges. professeur et essaient d’établir une petite
-demander aux apprenants d’essayer de définir une pièce théâtrale. définition d’une pièce théâtrale.
II- conceptualisation :
-caractère comique
-demander aux apprenants de se rappeler des caractéristiques de la pièce
1/autour du genre théâtrale de Molière « le bourgeois gentilhomme » par rapport à la pièce
« Antigone ».
-ensuite poser les questions suivantes :
Comment appelle-t-on une pièce qui fait rire ?
-Une comédie.

2/ autour de la pièce - établir une définir du mot « une comédie »


-c’est une pièce comique mettant en scène des
personnages dont on se moque des défauts.

- demander aux apprenants de dégager les constituants d’une pièce théâtrale et


par la suite essayer ; de définir chacun.
*acte : chacune des divisions d’une pièce de théâtre.

70
*scène : un acte est découpé en scènes, (c’est une division d’une pièce de Les apprenants répondent aux questions posées
théâtre). par le professeur et participent à la construction
-demander aux apprenants de nommer la première scène, et de réfléchir sur de la leçon.
son utilité.
*la scène d’exposition sert à présenter le lieu, le temps, les personnages,….
- demander aux apprenants de donner la structuration d’une scène de théâtre :
*l’exposition, le nœud, le rebondissement, le dénouement.
leur demander le terme résumant l’ensemble des péripéties.
Demander aux apprenants s’ils connaissent le terme accordé à l’ensemble des
indications données par un auteur hors dialogue ainsi que l’éclairage le décor,
les bruits…

-présenter des extraits où on a affaire à :


Une tirade, stichomythie, le monologue, l’aparté, le coup de théâtre. Didascalies
3/autour des techniques d’écriture Et puis essayer, après une discussion avec les élèves d’étudier le caractère de
théâtrale (texte théâtrale) chaque extrait, pour arriver vers la fin à leur dévoiler le nom convenable
attribué à chaque technique.

* tirade : langue suite de phrases dites sans interruption.


*stichomythie : échanger de courtes répliques.
*le monologue : discours adressé à soi même.
*l’aparté : mot ou parole que l’acteur dit à part soi et qu’il s’adresse au public. Participation des apprenants.
* le coup de théâtre : renversement brutal de situations dans une pièce.

1/ travail sur l’œuvre (des extraits)

70
Relever : -les monologues
-les tirades
- les stichomythies.

III. Appropriation
2/choisir la bonne réponse :
Termes Définitions
-comédie *l’ensemble des situations qui posent problème.
*des indications données par l’auteur, hors
-monologue dialogue (des gestes des personnages, leurs
Les apprenants suivent la consigne de chaque
déplacements, costumes…)
exercice et se penchent
*pièce de théâtre qui fait rire et dont la fin est
Sur leur exécution.
heureuse.
-acte *parole d’un personnage seul en scène qui se
parle à lui-même. *division de la pièce se
-didascalies composant d’un ensemble de scènes.

- intrigue

70
 Etablissement : Lycée …………………..  Professeur : ………………………………..
 Niveau : première année du BAC.  Fiche N° : 4
 Année scolaire : 2007 /2008  Durée : 1H

Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».


Séquence didactique n° : 1
Activité : Lecture méthodique

Compétence visée : Etudier le prologue d’une pièce de théâtre.


Capacités : l’apprenant doit être capable de lire méthodiquement le prologue d’ « Antigone » de Jean Anouilh.
Valeurs véhiculées : la justice et l’équité.
Support : « Antigone » de Jean Anouilh.
Moyens didactiques : Tableau noir, cahiers des apprenants, l’œuvre théâtrale au programme « Antigone » de Jean Anouilh.

Déroulement de la leçon :
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)

1. Identification du texte. A- Situation du texte : Les apprenants répondent aux questions du professeur

Poser des questions aux apprenants autour de l’extrait étudié comme : pour mettre en situation le passage et dégager par la suite

Qui parle dans cet extrait ? A qui s’adresse-t-il ? De quoi parle-t-il ? ses principales caractéristiques. Ils suivent attentivement

Dans quelle attention ? Quelle est donc la fonction du prologue dans la lecture magistrale du professeur et l’un d’eux fera une
lecture individuelle.

70
la pièce ?
Ce jeu de questions/réponses doit donner lieu à une trace sur le
tableau noir. Ex : « Cet extrait inaugural de la pièce s’appelle un
prologue, il nous présente les différents personnages de la pièce, les
relations qui existent entre eux, les tâches qu’ils effectuent ainsi que
leurs actions futures. ».
- Faire une lecture magistrale du prologue et
demander à un ou deux apprenants de faire une
lecture individuelle.
B- Caractéristiques :
Amener les apprenants à dégager les caractéristiques de ce prologue
moyennant un jeu de questions/réponses.
Genre : théâtral, dramatique, extrait d’une pièce
Type : narratif.
Tonalité : tragique.
Amener les apprenants à s’intéresser aux fonctions du prologue, à la
description des différents personnages et surtout la tonalité
dominante dans ce passage. Nous proposons donc l’étude de trois
2. Les hypothèses de hypothèses : Les apprenants suivent les consignes du professeur en
lecture. répondant aux questions posées.
a- Les fonctions du prologue
b- La description des personnages
c- La tonalité tragique
3. Les axes de lecture Etudier et vérifier les trois hypothèses de lecture relevées Les apprenants participent à la vérification des
précédemment en tâchant à les corroborer par des éléments de hypothèses de lecture en dégageant de l’extrait les
l’extrait. éléments qui corroborent celles-ci.

70
a- Le prologue : Arriver avec les apprenants à
déterminer que le prologue est un texte inaugural
de la pièce théâtrale. C’est un discours adressé
directement au public pour l’informer sur les
différents personnages de la pièce, leurs rôles,
leurs portraits moraux et physiques et même
quelques informations sur leur avenir dans
l’histoire. C’est un bref résumé de l’histoire qui
permet d’intriguer le récepteur sans pour autant
divulguer toutes les péripéties de l’histoire.
b- Les personnages et leurs caractéristiques :
questionner les apprenants sur le nombre et les
noms des personnages cités par le prologue. Leurs
demander aussi de relever leurs caractéristiques
principales.
Le personnage Leurs traits caractéristiques
Antigone Petite- maigre- silencieuse -
héroïne - regard droit - pensive
- jeune fille - noiraude –
renfermée – courageuse - aime la
vie - rêveuse.
Ismène Bavarde- rieuse- blonde- belle-
heureuse- sensuelle- éblouissante.
Hémon Prince- amoureux

70
Créon Roi - homme robuste - méditatif-
fatigué- aime la musique, les
flâneries….
Eurydice Femme de Créon- vieille dame-
bonne- digne- aimante
Le messager Garçon- pâle- rêveur- solitaire
Les gardes Trois hommes -pères de famille-
dépourvus de toute imagination
auxiliaire –innocents - satisfaits
de la justice de Créon
Etéocle Fils d’Œdipe, bon de frère
Polynice Fils d’Œdipe, le vaurien, le
révolté, le voyou.

c- La tonalité tragique : proposer aux apprenants


d’étudier les champs lexicaux de la mort et de la
fatalité en relevant des mots ou des expressions se
reliant à eux. Ex : la mort (les funérailles, pleurs,
sépulture, proie des corbeaux et des chacals,
funèbre.). la fatalité par contre n’est pas aussi
clair que la mort dans cet extrait il faut faire des
déductions à partir du texte. Ex1 : « se dresser
seule en face du monde », « mais elle n’a rien à
faire » qui suggère la résignation et l’impuissance
du personnage tragique face au monde. Ex 2
« qu’il ne devait jamais exister du mari
d’Antigone sur cette terre et que ce titre princier

70
lui donne seulement le droit de mourir » qui
souligne le destin tragique de toute personne
songeant se marier avec Antigone.

4. Bilan Cet extrait, prologue de la pièce « Antigone », nous présente les différents personnages de cette tragédie. Truffé par des éléments
relevant des champs lexicaux de la mort et de la fatalité, il dresse dès le début une tonalité tragique qui embaume toute tragédie.
Parmi les personnages que nous présente ce prologue, on peut citer l’Héroïne éponyme de cette tragédie qui ne peut rien faire face
à son destin, face à la fatalité.

5. Prolongements Ce prologue peut être le prétexte d’un travail sur la diction. Par exemple, le professeur peut demander aux apprenants d’apprendre
possibles par cœur ce prologue et faire avec une séance de dramatisation dans le cadre des travaux encadrés.

 Etablissement : Lycée………
 Niveau : première année du BAC.  Professeur : ……………………..
 Année scolaire : 2007 /2008  Fiche N° : 5
 Durée : 1H

Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».

70
Séquence didactique n° : 1
Activité : Production écrite

Compétence visée : Rédiger et organiser les idées d’une biographie.


Capacité(s) : Etre capable de composer une production écrite à partir d’un plan.
Contenu : Rédaction de la biographie de Jean Anouilh.
Support : Documentation effectuée sur la vie de Jean Anouilh.
Moyens didactiques : Tableau noir, craie, cahiers des apprenants.

Déroulement de la leçon :
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)
Sujet : Rédiger la biographie de Jean Anouilh.
I/ Présentation du sujet - Lectures individuelles. - Les apprenants lise le sujet.
- Explication de la consigne.
Amener les élèves à élaborer le plan de la rédaction :
I. Introduction : aperçu sur la littérature au
20éme siècle.
II. Développement :
II/ Elaboration du plan a/ Date et lieu de naissance Les élèves participent à l’élaboration du plan.
b/ formation et métier
c/ les œuvres
d/ date et lieu de décès.

III. Synthèse.

70
- Les élèves donnent leurs propositions pour chaque étape du
- Demander aux apprenants de proposer une ou plusieurs phrases pour plan.
III/ Ecriture du sujet chaque étape du plan.
- Noter les meilleures propositions sur le tableau.
- Inviter les élèves a peaufiné le texte obtenu en évitant les répétitions
- Les élèves participent à l’affinement du texte
IV/ Affinement et les imperfections de syntaxe
- Les apprenants lisent le texte obtenu

Le texte obtenu, après affinement, sera recopié par les élèves sur leurs
V/ Trace écrite Les élèves notent sur leurs cahiers le sujet et le texte obtenu
cahiers

Le 20éme siècle était celui des drames majeurs de l’humanité ; il a été marqué par les deux guerres mondiales (1914- 1918 ; 1933-
1945) qui ont contribué à la réapparition d’une conscience tragique que la littérature de l’entre – deux – guerres va s’efforcer de décrire
Exemple de texte à produire. pour tenter de la surmonter. C’était le temps où les écrivains optent le plus pour l’engagement. C’est dans cette perspective que peut
s’inscrire Jean Anouilh.
Anouilh est né à Bordeaux en 1910, d'un père tailleur et d'une mère musicienne. Il arrive à Paris en 1921 et poursuit ses études au
collège Chaptal. Après des études de droit, il débute dans la publicité où il rencontrera Prévert. Très tôt passionné par le théâtre, Jean
Anouilh assiste émerveillé, au printemps
1928, à la représentation de Siegfried de Jean Giraudoux. Cette pièce servira de révélateur : "c'est le soir de Siegfried que j'ai
compris...". En 1929 il devient le secrétaire de Louis Jouvet. Les relations entre les deux hommes sont tendues. Qu'importe, son choix
est fait, il vivra pour et par le théâtre. Sa première pièce, l’Hermine (1932), lui offre un succès d'estime, et il faut attendre 1937 pour
qu'il connaisse son premier grand succès avec le Voyageur sans bagages. L'année suivante le succès de sa pièce la Sauvage confirme sa
notoriété et met fin à ses difficultés matérielles.
Au travers ses textes, Anouilh développe une vision profondément pessimiste de l’existence. Il se lance dans l'adaptation de tragédies

70
grecques et obtient un nouveau succès avec Eurydice (1942). En 1944 est créé Antigone .Il écrira encore plusieurs pièces dans les
années soixante-dix, dont certaines lui vaudront le qualificatif « d'auteur de théâtre de distraction ».

Anouilh est mort en 1987.

A côté d'une fantaisie et d'un génie comique souvent irrésistible, Anouilh est un auteur pessimiste. Son œuvre est
une espèce de révolte contre tout ce qui contraste à la pureté des êtres: révolte contre la tyrannie de l'argent qui
contraint les pauvres à s'abaisser, les avilit et surtout les humilie rendant impossible l'amour entre pauvres et
riches; révolte contre l'adolescence, contre les laideurs de l'existence ou la mauvaise conduite qu'elles favorisent
et contre l'impossibilité d'abolir les aspects les plus sombres, de purifier sa conscience pour régénérer la vie.
Influencé par Siegfried de Giraudoux, et par Cocteau, Anouilh fera connaître Beckett et Ionesco.

 Etablissement : Lycée …………………..  Professeur : ………………………………..


 Niveau : première année du BAC.  Fiche N° : 6
 Année scolaire : 2007 /2008  Durée : 1H

70
Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».
Séquence didactique n° : 1
Activité : Lecture méthodique

Compétence visée : Etudier un extrait d’œuvre théâtrale.


Capacité(s) : l’apprenant doit être capable de lire méthodiquement un extrait d’ « Antigone » de Jean Anouilh.
Valeurs véhiculées : la justice et l’équité.
Support : L’extrait 1 : de « la nourrice : d’où vient-tu ? »… jusqu’à « Antigone : non, nounou. ». « Antigone » de Jean Anouilh.
Moyens didactiques : Tableau noir, cahiers des apprenants, l’œuvre théâtrale au programme « Antigone » de Jean Anouilh.

Déroulement de la leçon :
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)

1. Identification du texte. A- Situation du texte : Les apprenants répondent aux questions du

Poser des questions aux apprenants autour de l’extrait étudié comme : Qui professeur pour mettre en situation le passage et

parle dans cet extrait ? A qui s’adresse-t-il ? De quoi parlent-ils ? Que dégager par la suite ses principales caractéristiques.

cherche à savoir la nourrice ? Pourquoi Antigone est sortie à quatre heures Ils suivent attentivement la lecture magistrale du

du matin ? professeur et l’un d’eux fera une lecture individuelle.

Ce jeu de questions/réponses doit donner lieu à une trace sur le tableau


noir. Ex : « Cet extrait est un dialogue entre Antigone et sa nourrice
autour de la sortie clandestine d’Antigone au jardin. La nourrice essaye
de savoir quel en est bien le motif qui a poussé Antigone à sortir aussi tôt

70
vers 4 heures du matin. ».
- Faire une lecture magistrale de l’extrait et demander à
un ou deux apprenants de faire une lecture
individuelle.
B- Caractéristiques :
Amener les apprenants à dégager les caractéristiques de cet extrait
moyennant un jeu de questions/réponses.
Genre : théâtral, extrait d’une tragédie.
Type : dialogique (dialogual).
Auteur : Jean Anouilh
Amener les apprenants à s’intéresser aux traits caractérisant les deux
personnages et surtout la fidélité de la nourrice à sa tâche principale qui
2. Les hypothèses de consiste à bien éduquer Antigone. Nous proposons donc l’étude de deux Les apprenants suivent les consignes du professeur
hypothèses : en répondant aux questions posées.
lecture.
a- Antigone Vs la nourrice.
b- La fidélité de la nourrice.
3. Les axes de lecture Etudier et vérifier les deux hypothèses de lecture relevées précédemment Les apprenants participent à la vérification des
en tâchant à les corroborer par des éléments de l’extrait. hypothèses de lecture en dégageant de l’extrait les
a- Antigone Vs la nourrice : Arriver avec les apprenants éléments qui corroborent celles-ci.

à distinguer entre les traits caractéristiques de ces


deux personnages. D’une part nous avons la jeune
Antigone, « la princesse », la « fanfaronne » selon les
propres termes de la nourrice qui ne fait pas trop

70
attention à sa toilette, et surtout elle est très repliée sur
elle-même. Et c’est ce non respect de la norme qui –
selon la nourrice toujours – qui fait qu’Antigone n’est
très désirée par les hommes au contraire de sa sœur
Ismène.
b- La fidélité de la nourrice : Demander aux apprenants
de relever dans les répliques de la nourrice tout ce qui
montre sa fidélité, son engagement à bien faire la
tâche rigoureuse d’éduquer Antigone comme par
exemple : (elle se lève à quatre heures du matin pour
vérifier si Antigone n’a pas ôté sa couverture pendant
son sommeil), elle veut que sa conscience soit
tranquille. Elle veut honorer à tout prix l’engagement
qu’elle fait au près de la mère d’Antigone. « j’aurais
honte », « Vieille bête, oui, vieille bête, qui n’as pas
su me la garder pure, ma petite», bref c’est quelqu’un
qui veut avoir la conscience tranquille.
Cet extrait dialogique entre Antigone et sa nourrice nous a montré toute la fidélité et le dévouement de la nourrice à sa tâche
4. Bilan d’éduquer la princesse Antigone. Il est intéressant de signaler aussi le contraste flagrant entre la rigueur des comportements de la
nourrice et la légèreté et la fanfaronnade d’Antigone.

5. Prolongements Outre le travail de dramatisation que le professeur peut proposer dans le cadre des travaux encadrés, ce passage peut être exploité
possibles dans le cadre d’une production écrite : faire une réécriture romancée de ce dialogue ou bien faire le résumé de ce dialogue.

70
 Etablissement : Lycée………
 Niveau : première année du BAC.  Professeur : ……………………..
 Année scolaire : 2007 /2008  Fiche N° : 7
 Durée : 1H

Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».


Séquence didactique n° : 1
Activité orale : le mythe d’Œdipe

Compétence visée : Reconnaître les caractéristiques de la tragédie.


Capacités : - Amener les apprenants à distinguer l’origine et les caractéristiques de la tragédie
- Approcher la notion du mythe, son origine, sa liaison avec la société.
Support : texte (ou extrait d’un documentaire) traitant du mythe d’Oedipe (enregistré sur support magnétique).
Moyens didactiques : Tableau noir, cahiers des apprenants.

Déroulement de la leçon :
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)
Les apprenants lisent leurs recherches.
- rappel du sujet de la recherche : la tragédie et son origine, le mythe d’Œdipe
I. Mise en situation

après avoir fait lire quelques recherches

70
Effectuées par les apprenants concernant
II. Autour de la tragédie : le terme «tragédie» (son origines, ses
caractéristiques,…), le professeur établie, à partir
des questions réponses, le paragraphe suivant :

la tragédie est née en Grèce.


C’est un genre dramatique qui met en scène des personnages historiques ou
mythologiques s’exprimant dans un langage soutenu. Les élèves élaborent avec l’aide du
La tragédie se distingue de la comédie par ses héros professeur le résumé.
et leurs destins implacables qui inspirent terreur et
compassion. Un sentiment que qualifie Aristote le de
purgation (catharsis).
discussion autour de la tragédie
Questions de contrôle : - discutent se propos du la tragédie.
* Comment sont les personnages de la tragédie ? Discussion à propos de la tragédie.
* Comment s’organise une tragédie ?
* Quel est le principe des trois unités ?

III. autour du mythe : Faire auditionner un enregistrement (audio ou audio visuel) pourtant sur le mythe
d’Œdipe afin de pouvoir répondre aux questions.

Le mythe d’Œdipe :

Œdipe, dans la mythologie grecque, roi de Thèbes, fils de Laïos et de


Jocaste, roi et reine de Thèbes.

La reine Jocaste attend un enfant. Son mari, Laïos, roi de


Thèbes, s'enquiert auprès des dieux, comme il est naturel, de ce
qui va venir. La réponse de l'oracle est terrible : " Il tuera son Les élèves écoutent attentivement
père ; il épousera sa mère". Il décide d'échapper à son destin : il l’enregistrement à fin de pouvoir répondre
aux questions.
attacha les deux pieds de son fils nouveau-né, qu'ils percent, et
ils ordonnent qu'il soit abandonné dans la montagne, aux bêtes

70
sauvages sur les flancs du mont Cithéron. Le bébé gémissant
émeut le cœur du serviteur chargé de la besogne. Il le confie à
des bergers du roi de Corinthe, qui l'amènent à leur maître
Polybos, roi de Corinthe sa femme Périboea désespérait
justement d'avoir un héritier, Polybos l'appela Œdipe ("celui qui
a les pieds enflés ", en grec) et l'éleva comme son propre fils.
Des années passent. Un jour, pendant une querelle, un
Corinthien traite Œdipe d'enfant trouvé. Celui-ci, alarmé, part
demander la vérité à Pythie de Delphes. En chemin, un vieillard
monté sur un char lui commande, un peu trop impérieusement,
de s'écarter de son chemin. Œdipe, qui a le sang vif, le tue.
C'était bien sûr le roi Laïos, son père. Ainsi, Œdipe accomplit la
prophétie sans le vouloir.

Œdipe arriva à Thèbes, qui était sous la coupe d'un monstre


sanguinaire appelé le Sphinx, lion à tête de femme. La créature
bloquait les routes menant à la ville, tuant et dévorant les
voyageurs qui ne pouvaient résoudre l'énigme fameuse qu'elle
leur proposait : " Quel est l'animal qui le matin marche sur
quatre pieds, à midi sur deux et le soir sur trois ?". Œdipe
répond sans hésiter que c'est l'homme, qui au matin de sa vie
marche à quatre pattes, va sur ses deux jambes à l'âge adulte et
s'aide d'une canne pour soutenir sa vieillesse. Le Sphinx, vexé,
se suicide. Œdipe s'attira les faveurs de la ville pour avoir libéré
Thèbes du Sphinx. En remerciement, les Thébains le firent roi
et lui donnèrent comme épouse la veuve de Laïos, Jocaste.
Pendant de nombreuses années, le couple vécut heureux, ne
sachant pas qu'ils étaient en réalité mère et fils. La seconde
partie de l'oracle est accomplie.

70
Les années passent, des enfants naissent du couple incestueux,
deux garçons : Etéocle et Polynice et deux filles : Antigone et
Ismène. Les dieux, qui ont longtemps favorisé le règne
d’Œdipe, s'aperçoivent soudain, dans un spectaculaire accès de
mauvaise foi, que ce roi est un meurtrier.

Jusqu'au jour où la peste ravagea le pays. Œdipe, innocemment,


envoie son oncle Créon à Delphes, et l'oracle de Delphes
proclama que le meurtre de Laïos devait être puni et que la
maladie ravagera la cité tant que son meurtre ne sera pas vengé.
Œdipe prononce alors contre le meurtrier une malédiction
sauvage, et consulte le divin Tirésias pour connaître le nom du
coupable. Tirésias esquive, feinte, suscite même contre lui les
soupçons du roi. Finalement, excédé, il conseille à Œdipe de
consulter ses serviteurs. L'un d'eux, témoin du meurtre, est le
même esclave qui autrefois a "perdu" l'enfant sur le Mont
Cithéron. La vérité est dévoilée et Jocaste se suicide de
désespoir, et lorsque Œdipe se rendit compte qu'elle était morte
et que leurs enfants, Etéocle, Polynice, Antigone et Ismène
étaient maudits ; il se creva les yeux avec les broches de la reine Les élèves essayent de répondre aux
et renonça au trône. Il part sur les routes, la main sur l'épaule questions en utilisant leurs propres styles.
d'Antigone, chercher un pardon problématique. Parvenu en
Attique, il est purifié de son crime par Thésée, et en
reconnaissance meurt à Colone : un oracle n'a t’il pas déclarer
Questions de contrôle : que l'endroit où serait érigée sa tombe serait béni par les dieux ?
Ses enfants ont d'ailleurs essayé en vain de le faire revenir à
Thèbes

1- Nommer les parents d’Oedipe ?

70
2- Pourquoi Œdipe fut-il chasse de la ville de
Thèbes ?
3- qui l’a adopte ?
4- qu’est ce qui a poussé Œdipe à chercher la
vérité ?
5- pourquoi, il a tué le vieillard, et qui était-il ?
6- Œdipe, était très intelligent prouve-le ?
7- Comment, est-il devenu roi de Thèbes ?
8- Comment a-t-on dévoilé la venté à Œdipe ?
9- Quel est le crime qu’il a perpétré sans s’en
rendre compte ?
10-que cherchait Œdipe en partant sur les
routes avec sa petite fille Antigone.

IV. Application
- Demander aux apprenants d’effectuer un résumé oral du mythe d’Œdipe, en le
(résumé) racontant avec leur propre style.

 Etablissement : Lycée …………………..  Professeur : ………………………………..


 Niveau : première année du BAC.  Fiche N° : 8
 Année scolaire : 2007 /2008  Durée : 1H

Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».


Séquence didactique n° : 1
Activités de langue: l'étude de l'énonciation.

Compétence visée : Etudier l’énonciation dans le discours théâtral.


Capacité(s) : l’apprenant doit être capable de reconnaitre les marques de l’énonciation dans le discours théâtral.
Valeurs véhiculées : la justice et l’équité.
Support : Le prologue d’« Antigone » de Jean Anouilh.

70
Moyens didactiques : Tableau noir, cahiers des apprenants, l’œuvre théâtrale au programme « Antigone » de Jean Anouilh.

Déroulement de la leçon :
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)
Le professeur lit le prologue d’Antigone phrase par phrase et demande aux
Les apprenants suivent la lecture magistrale du
apprenants de les lire à tour de rôle. Poser aux apprenants quelques
1. Phase d’observation. corpus et la ou les lectures individuelles de leurs
question de compréhension comme : Qui parle dans ce prologue ? A qui
camarades.
s’adresse-t-il ? De quoi parle-t-on dans ce prologue ?

2. Phase de Amener les apprenants à conceptualiser les informations relatives à Les apprenants interagissent avec le professeur pour
l’énonciation en posant des questions comme : Ce texte est un discours ou dégager les marques de l’énonciation dans le
conceptualisation.
un récit ? Et pourquoi ? Quelles sont les marques de celui qui parle dans prologue d’ « Antigone ».
ce texte ? Quelles sont les marques du destinataire ? quels sont les temps
qui dominent dans ce prologue ? Qu’est ce qui marque la subjectivité du
discours du prologue ? Etc. Et par la suite arriver avec les apprenants à
rédiger un petit texte regroupant l’ensemble des conceptualisations déjà
relevées. « l’énonciation est la production, dans une situation particulière,
d’un énoncé orale ou écrit par un locuteur et destiné à un ou plusieurs
interlocuteurs. On peut reconnaitre un discours à travers plusieurs
marques qui soulignent la subjectivité du locuteur :
- Les pronoms personnels : je, nous, tu, vous, on
- Les temps du discours : le présent et le passé

70
composé.
- Les marqueurs spatiaux temporels : l’ensemble des
adverbes de temps et de lieu qui changent de sens
selon les situations de communication (ici,
maintenant, hier, aujourd’hui, là-bas…).
- Les modalisateurs : un ensemble d’adverbes qui
indiquent un jugement de celui qui parle sur ce qu’il
dit, ex : (probablement, peut-être, certainement).
- Tout jugement de valeur véhiculé par le lexique à
travers les termes appréciatifs ou dépréciatifs.
- Le subjonctif et le conditionnel comme modes.
- Les phrases exclamatives, impératives et même
interrogatives.
Ce sont donc là, les différentes marques de la subjectivité de celui qui
parle et donc de l’énonciation ».
Demander aux apprenants de relever les marques de l’énonciation à partir
de l’extrait1 : de « la nourrice : d’où vient-tu ? »… jusqu’à « Antigone :
non, nounou. ». « Antigone » de Jean Anouilh.
Cette leçon sera présentée après l’étude de l’extrait1 ce qui n’entravera
pas la compréhension et donc facilitera l’application des règles par les Les apprenants appliquent la leçon en dégageant les
3. Phase apprenants. marques de l’énonciation à partir de l’extrait
d’application/appropria Vers la fin de l’exercice demander aux apprenants d’exprimer leurs points indiqué, et par la suite essayerons de produire leurs

tion de vue sur l’honnêteté de la nourrice et l’attitude d’Antigone en utilisant propres énoncés concernant les attitudes d’Antigone
les marques d’énonciation. Le professeur transcrira les meilleurs et de sa nourrice.

70
productions des apprenants sur le tableau noir ce qui ne peut
qu’encourager les apprenants à toujours faire attention durant la phase de
conceptualisation pour qu’ils puissent eux aussi produire de bonnes
phrases.

4. Bilan et trace écrite La trace écrite est le texte produit pendant la phase de conceptualisation :
« l’énonciation est la production, dans une situation particulière, d’un énoncé orale ou écrit par un locuteur et destiné à un ou
plusieurs interlocuteurs. On peut reconnaitre un discours à travers plusieurs marques qui marquent la subjectivité du locuteur :
- Les pronoms personnels : je, nous, tu, vous, on
- Les temps du discours : le présent et le passé composé.
- Les marqueurs spatiaux temporels : l’ensemble des adverbes de temps et de lieu qui changent de sens
selon les situations de communication (ici, maintenant, hier, aujourd’hui, là-bas…).
- Les modalisateurs : un ensemble d’adverbes qui indiquent un jugement de celui qui parle sur ce qu’il
dit, ex : (probablement, peut-être, certainement).
- Tout jugement de valeur véhiculé par le lexique à travers les termes appréciatifs ou dépréciatifs.
- Le subjonctif et le conditionnel comme modes.
- Les phrases exclamatives, impératives et même interrogatives.
Ce sont donc là, les différentes marques de la subjectivité de celui qui parle et donc de l’énonciation ».

5. Prolongements L’étude des marques de l’énonciation est directement exploitable dans les différentes études et lectures des textes que le
possibles professeur proposera pour ce module consacré au texte dramatique. Et parmi les ré-exploitations possibles, on peut citer la
réécriture d’un texte narratif en texte dialogique ou dialogal dans les séances consacrées à la production écrite.

70
 Etablissement : Lycée………
 Niveau : première année du BAC.  Professeur : ……………………..
 Année scolaire : 2007 /2008  Fiche N° : 9
 Durée : 1H

Module 4 : Théâtre, l’étude d’une tragédie : « Antigone ».


Séquence didactique n° : 1
Activité : Production écrite

Compétence visée : rédiger le résume d’un texte.


Capacité : écrire le résumé du mythe d’Œdipe
Contenu : résumé du mythe d’Œdipe.
Support : texte parlant du mythe d’Œdipe.
Moyens didactiques : Tableau noir, craie, cahiers des apprenants.

Déroulement de la leçon :

70
Les opérations d’enseignement apprentissage
Les étapes
Activités proposées (professeur) Tâches à réaliser (apprenant)
Sujet :

Réduisez le texte du mythe


d’Œdipe et gardez en l’essentiel
- lecture magistrale du texte concernant le mythe d’Œdipe.

- question de compréhension : - lecture du sujet par quelques élèves.


I/ Présentation du sujet *qui est Œdipe ? - lectures individuelles du texte.
*comment s’appelle son père ? - les élèves répondent aux questions qui leur sont posées.
*comment s’appelle sa mère ?
*pourquoi on l’a abonné ?
*oui l’a adopté ?
*comment a-t-il découvert sa réalité ?
*qui était le vieillard qu’il a tué ?
*comment est-il devenu roi de Thèbes ?
*comment va-t-il découvert qu’il s’est marié à sa mère ?
*qu’a-t-il devenu vers la fin ?
au fur et à mesure de la compréhension du texte, les bonnes réponses
II/ Production collective du les élèves participent à l’élaboration des phrases notées sur le
seront notés sur le tableau en vu de les relier pour en construire résumé
résumé cohérent. tableau..

- les apprenants participent à l’affinement du texte.


prendre l’écart par rapport au tableau et inviter les élèves à peaufiner le

70
III /affinement - les élèves lise le résumé obtenu
texte obtenu en évitant les répétitions et les imperfections de syntaxe..

le texte obtenu après affinement sera recopié par les apprenants sur leur
IV/ Trace écrite Les apprenants notent sur leurs cahiers le texte obtenu.
cahier.
V/ Prolongement demander aux élèves de faire un d’Antigone Résumé écrit pour le mythe.

Œdipe est le fils du roi, Laïos, et de la reine, Jocaste, de Thèbes.


Avant sa naissance, l’orale informe le roi que son futur enfant tuera son père et épousera sa mère. Il fut donc abandonné le serviteur
chargé de la tué le confie à des bergers du roi Corinthe. Œdipe est adopté par le roi Polybos et sa femme Périboa. Les années passent.
Le jeune Œdipe découvre qu’il a été trouvé sur la route de Thèbes, il tue son père, puis vainc le Sphinx.
Les Thébains firent de lui leur roi et donnèrent comme épouse Jocaste, sa mère.
Des années passent, Thèbes est ravagée par la peste. L’orale proclame que le meurtre de Laïos devait être puni. Œdipe consulte le divin
Exemple de texte à produire. Tirésias pour connaître le nom du coupable.
La vérité est l’épaule de sa fille Antigone. Il sera purifié de son crime par Thésée et mourra à Colone.

70
Fiche d’évaluation évaluation
 Etablissement : Lycée …………
 Niveau : première année du BAC.
 Année scolaire : 2007 /2008
 Durée : 2 Heures.
 Support : extrait d’Antigone de Jean Anouilh
De : « la nourrice : d’où viens-tu ? Jusqu’à Antigone : non, nounou. »
 Capacité : Etre capable de réinvestir ses acquis.

Texte :

La nourrice
D’où viens-tu?

Antigone
De me promener, nourrice. C’était beau. Tout était gris. Maintenant, tu ne peux pas savoir, tout est déjà rose, jaune,
vert. C’est devenu une carte postale. Il faut te lever plus tôt, nourrice, si tu veux voir un monde sans couleurs.

Elle va passer

La nourrice
Je me lève quand il fait encore noir, je vais à ta chambre pour voir si tu ne tes pas découverte en dormant et je ne te
trouve plus dans ton lit!

Antigone
Le jardin dormait encore. Je lai surpris, nourrice. Je lai vu sans qu’il sen doute. C’est beau, un jardin qui ne pense
pas encore aux hommes.

La nourrice
Tu es sortie. J’ai été à la porte du fond, tu lavais laissée entrebâillée.

Antigone
Dans les champs, c’était tout mouillé, et cela attendait. Tout attendait. Je faisais un bruit énorme toute seule sur la
route et j’étais gênée, parce que je savais bien que ce n’était pas moi qu’on attendait. Alors, j’ai enlevé mes sandales
et je me suis glissée dans la campagne sans quelle sen aperçoive.

La nourrice
Il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit.
70
Antigone

Je ne me recoucherai pas ce matin.

la nourrice
A quatre heures! Il n’était pas quatre heures! Je me lève pour voir si elle n’était pas découverte. Je trouve son lit
froid et personne dedans.

Antigone
Tu crois que si on se levait comme ça tous les matins, ce serait tous les matins aussi beau, nourrice, d’être la
première fille dehors?

La nourrice
La nuit! C’était la nuit! Et tu veux me faire croire que tu as été te promener, menteuse! D’où viens-tu?

Antigone, à un étrange sourire.


C’est vrai, c’était encore la nuit. Et il n y avait que moi dans toute la campagne à penser que c’était le matin. C’est
merveilleux, nourrice. J’ai cru au jour la première, aujourd’hui.

la nourrice
Fais la folle! Fais la folle! Je la connais, la chanson. J’ai été fille avant toi. Et pas commode non plus, mais tête
dure comme toi, non. D’où viens-tu, mauvaise?

Antigone, soudain grave


Non. Pas mauvaise.

La nourrice
Tu avais un rendez-vous, hein? Dis non, peut-être.

Antigone, doucement
Oui. J’avais un rendez-vous.

La nourrice
Tu as un amoureux?

Antigone, étrangement, après un silence.


Oui, nourrice, oui, le pauvre. J’ai un amoureux.

La nourrice, éclate.
Ah! C’est du joli! C’est du propre! Toi, la fille d’un roi! Donnez-vous du mal; donnez-vous du mal pour les
élever! Elles sont toutes les mêmes! Tu n’étais pourtant pas comme les autres, toi, à t’attifer toujours devant la
glace, à te mettre du rouge aux lèvres, à chercher à ce qu’on te remarque. Combien de fois je me suis dit: «Mon
Dieu, cette petite, elle n’est pas assez coquette! Toujours avec la même robe, et mal peignée. Les garçons ne
verront qu’Ismène avec ses bouclettes et ses rubans et ils me la laisseront sur les bras.» Hé bien, tu vois, tu étais
comme ta sœur, et pire encore, hypocrite! Qui est-ce? Un voyou, hein, peut-être? Un garçon que tu ne peux pas
dire à ta famille: «Voilà, c’est lui que j’aime, je veux l’épouser.» C’est ça, hein, c’est ça? Réponds donc,
fanfaronne!
70

Antigone, a encore un sourire imperceptible.


Oui, nourrice.

Et elle dit oui! Miséricorde! Je lai eue toute gamine; j’ai promis à sa pauvre mère que j’en ferais une honnête
fille, et voilà! Mais ça ne va pas se passer comme ça, ma petite. Je ne suis que ta nourrice, et tu me traites
comme une vieille bête; bon! mais ton oncle, ton oncle Créon saura. je te le promets!

Antigone, soudain un peu lasse.


Oui, nourrice, mon oncle Créon saura. Laisse-moi, maintenant.

La nourrice
Et tu verras ce qu’il dira quand il apprendra que tu te lèves la nuit. Et Hémon? Et ton fiancé? Car elle est
fiancée! Elle est fiancée et à quatre heures du matin elle quitte son lit pour aller courir avec un autre. Et ça
vous répond qu’on la laisse, ça voudrait qu’on ne dise rien. Tu sais ce que je devrais faire? Te battre comme
lorsque tu étais petite.

Antigone

Nounou, tu ne devrais pas trop crier. Tu ne devrais pas être trop méchante ce matin.
La nourrice

Pas crier! Je ne dois pas crier par dessus le marché! Moi qui avais promis à ta mère... Qu’est-ce quelle me
dirait, si elle était là? «Vieille bête, oui, vieille bête, qui n’as pas su me la garder pure, ma petite. Toujours à
crier, à faire le chien de garde, à leur tourner autour avec des lainages pour quelles ne prennent pas froid ou
des laits de poule pour les rendre fortes; mais à quatre heures du matin tu dors, vieille bête, tu dors, toi qui ne
peux pas fermer l’œil, et tu les laisses filer, marmotte, et quand tu arrives, le lit est froid!» Voilà ce quelle me
dira ta mère, là-haut, quand j’y monterai, et moi j’aurai honte, honte à en mourir si je n’étais pas déjà morte,
et je ne pourrai que baisser la tête et répondre: «Madame Jocaste, c’est vrai.»

Antigone

Non, nourrice. Ne pleure plus. Tu pourras regarder maman bien en face, quand tu iras la retrouver. Et elle te
dira: «Bonjour, nounou, merci pour la petite Antigone. Tu as bien pris soin delle.» Elle sait pourquoi je suis
sorti ce matin.

La nourrice

Tu n’as pas d’amoureux?

Antigone

Non, nounou.

I. Compréhension :

1. complétez le tableau suivant

Auteur et siècle Titre de l’œuvre Genre littéraire Principaux personnages


70

2. Situer ce passage par rapport à l’œuvre.

3. Qui sont les personnages en question dans ce passage ?

4. Qu’est-ce qu’une nourrice ?

5. Quel est le devoir de la nourrice envers Antigone ?


6. Pourquoi la nourrice se comportait sévèrement avec Antigone ?

7. Est-ce que Antigone avait-elle un amoureux ?

8. Quelle est l’attitude d’Antigone face à la nature ?

II Langue :

1. Qu’est ce qu’un acte ?

2. A partir de ce passage dégagez :


* deux didascalies
* une tirade.

III Production écrite :


Résumez en quelques lignes les péripéties de ce passage.

70

Vous aimerez peut-être aussi