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Ensembles Logique

Ce document présente des notions de logique et de théorie des ensembles. Il introduit des concepts comme les propositions, les valeurs de vérité, les opérateurs logiques et les quantificateurs. Le document décrit également des méthodes pour mener des démonstrations, comme le raisonnement par l'absurde ou l'analyse-synthèse. Enfin, il définit des notions ensemblistes comme les ensembles, l'intersection, l'union et le complémentaire.

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Ensembles Logique

Ce document présente des notions de logique et de théorie des ensembles. Il introduit des concepts comme les propositions, les valeurs de vérité, les opérateurs logiques et les quantificateurs. Le document décrit également des méthodes pour mener des démonstrations, comme le raisonnement par l'absurde ou l'analyse-synthèse. Enfin, il définit des notions ensemblistes comme les ensembles, l'intersection, l'union et le complémentaire.

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Abderrazak Chakor 21 septembre 2023 Logique et ensembles Notes

Èléments de Logique
et
vocabulaire de la théories des ensembles

Les notions comprises dans ce chapitre introductif restent à jour tant que vous faîtes les
mathématiques plutôt tant que vous raisonnez.
On aura toujours au long de l’année des occasions pour leur mise en oeuvre

I - Èléments de Logique
1. 1. Construction de propositions et valeurs de vérité

Définition 1.1
Une proposition est une phrase (ou assertion) qui a un sens mathématique et qui est soit
vrai soit faux .
On dira qu’une proposition n’a que deux valeurs de vérité : vraie (notée V ) et fausse (notée
F ).
Si P désigne une assertion, on notera :P sa négation (lire « non P »)

Exemples 1.1

— « 2 est un entier pair » est une proposition vraie.


— « 3 est un entier pair » est une proposition fausse.
— « n est un entier pair » n’est pas une proposition car sa valeur de vérité dépend de la
valeur de n, un telle phrase est appelée prédicat portant sur la variable n à valeurs
dans Z , on pourrait noter ce prédicat P (n) par exemple.
Par convention :
Dans les raisonnements mathématiques on n’écrit que des propositions vraies.
Si P est une proposition, au lieu d’écrire «P est vraie », on écrit simplement « P », et au
lieu d’écrire « P est fausse », on écrit simplement « P » c’est à dire la négation
1. 2. Conjonction ,disjonctuon inclusive,implication et équivalence

Définition 1.2

1. Négation de P : P ou non(P ) ou ⌝P
2. Conjonction de P, Q : (P et Q) notée aussi P ∧ Q
3. Disjonction inclusive de P, Q : (P ou Q) notée aussi P ∨ Q
4. Implication de P, Q : (P ou Q) notée aussi P =⇒ Q
5. Equivalence de P, Q :P ⇐⇒ Q
et on a les tableaux de verité suivants :...
1. 3. Quelques Synonymes :Equivalences loqiques
Étant données trois propositions A, B et C
les propositions suivantes sont vraies indépendamment des valeurs de vérités de
A, B et C
1. [(A =⇒ B) ∧ (B =⇒ C) =⇒ (A =⇒ C)]
2. [(A =⇒ B) ⇐⇒ (B =⇒ A)]
3. [(A ⇐⇒ A)]
4. [(A ∧ B) ⇐⇒ (A ∨ B)](Premiére lois de Morgan)
5. [(A ∨ B) ⇐⇒ (A ∧ B)](Deusième lois de Morgan)
6. [(A =⇒ B) ⇐⇒ (A ∧ B)]

1
Abderrazak Chakor 21 septembre 2023 Logique et ensembles Notes

Exercice 1.1
Faites la preuve moyennant les tableaux de vérités

Définition 1.3
Vocabulaire :
— Certaines propositions sont déclarées vraies à priori : ce sont les axiomes.
Sinon la véracité d’une proposition doit résulter d’une démonstration
— Un théorème est une proposition vraie particulièrement importante.
— Un lemme est une proposition vraie, utile à la démonstration d’une proposition
plus importante.
— Un corollaire est une proposition vraie, conséquence immédiate d’une autre
proposition vraie.
— Une conjecture est une proposition qu’on pense généralement vraie, sans en
avoir de preuve.
1. 4. Quantificateurs
l’énoncé P (x) peut être vraie ou fausse pour un élément x de E .
On forme de nouvelles propositions en s’intéréssant aux éléments de E qui vérifient cet
énoncé
Définition 1.4

1. Quantificateur existentiel
[∃x ∈ E, P (x)] exprime qu’il éxiste au moins un élément de E qui vérifie la
propostion A
2. Quantificateur universel
[∀x ∈ E, P (x)] exprime que tous les éléments de E vérifient la propostion A

Propriété 1.1

Étant donné une propostion P (x, y) qui dépend de deux éléments x et y de E.


— [∃x ∈ E, ∃y ∈ E, P (x, y)] ⇐⇒ [∃y ∈ E, ∃x ∈ E, P (x, y)]
— [∀x ∈ E, ∀y ∈ E, P (x, y)] ⇐⇒ [∀y ∈ E, ∀x ∈ E, P (x, y)
— [∃x ∈ E, ∀y ∈ E, P (x, y)] et [∀y ∈ E, ∃x ∈ E, P (x, y)] ne veulent pas dire
la même chose
Exemples 1.2

Proposés par les étudiants.


Quatres règles à retenir
— Règle1 : Les quantificateurs sont écrits avant la proposion à quantifier.
— Règle 2 : ∀x ∈ E; P (x) est un condencé de ∀x, (x ∈ E =⇒ P (x))
— Règle 3 : Un objet affecté du quatifcateur ∃ dépend de tous les objets affectés de
∀ qui sont plassés avant lui dans le même énoncé.
— Règle 4 :Quantificateurs et négation
non(∀x ∈ E; P (x)) ⇐⇒ ∃x ∈ E; P (x)
non(∃x ∈ E; P (x)) ⇐⇒ ∀x ∈ E; P (x)

Exercice 1.2
Exprimer à l’aide des quantificateurs
— L’application f de R vers R n’ést pas nulle
— L’ application f de R vers R n’ést pas continue en un point 1
— La suite (un ) n’admet pas −2 pour limite
— L’application f de R vers R n’ést pas continue sur R
— La suite réelle (un ) est majorée
— La suite complexe (un ) est bornée
II - Méthodes pour faire une démonstrations et exemples :
2. 1. Pour démontrer une implication P =⇒ Q

1 Méthode directe :
on suppose que la proposition P est vraie (c’est l’hypothèse),
2 on cherche alors à
établir que nécessairement la proposition Q est vraie
Abderrazak Chakor 21 septembre 2023 Logique et ensembles Notes
2 Par l’absurde :
on suppose que P =⇒ Q, c’est à dire on suppose (P et Q)( c’est à dire P est
vraie et Q est fausse)
On montre alors que ceci conduit à une contradiction, ce qui entraîne que l’hy-
pothèse faite est fausse et par conséquent P =⇒ Q.
3 Par Contraposition
Pour démontre que (Q =⇒ P )
2. 2. Pour démontrer P ∨ Q
Comme la proposition P ∨ Q est équivalente à (P =⇒ Q) .
Par conséquent, démontrer P ∨ Q revient à démontrer (P =⇒ Q).
« If it’s not black it’s white»
2. 3. Pour démontrer une équivalence P ⇐⇒ Q

1. Par double implication :


on établit dans un premier temps que P =⇒ Q , puis dans un deuxième temps
on établit la réciproque, c’est à dire que Q =⇒ P
2. Méthode directe :
on suppose que la proposition P est vraie (hypothèse) puis on cherche à établir
que Q est vraie en s’assurant à chaque étape du raisonnement que l’équivalence est
conservée
2. 4. Raisonnement par absurde
Si le but est de démontrer qu’une proposition P est vraie
Raisonner par l’absurde c’est :
1. Supposer P
2. Cherche à obtenir une contradiction, c’est à dire : montrer que P =⇒ Q où Q
est une proposition dont sait qu’elle est fausse .
D’autre part P =⇒ Q impose que Q est vraie
Ainsi on aura Q et Q ce qui est impossible car une telle proposition est toujours
fausse : c’est le principe contradiction.
3. Conclure que P est vraie

Exercice 2.1

Montrons que 2 est un irrationnel par l’absurde
√ √ p
Solution : On suppose que 2 ∈ Q, on peut écrire 2 = avec p et q entiers
q
strictement positifs et premiers entre . En élevant au carré on a 2q = p2 , ce qui entraîne
2

que pest pair et donc p = 2a avec a entier, d’où 2a2 = q 2 , donc q est pair lui aussi et par
conséquent p et q ne sont pas premiers entre eux : contradiction
2. 5. Raisonnement par analyse-synthèse
Cette methode est utilisée lorsquon’on cherche la ou les solutions à un problème donné
Elle se fait en deux étapes qui sont :
1. Analyse : on suppose que l’on a une solution du problème et on cherche à
en déduire toutes les propriétés possibles de cette solution pour l’identifier au
mieux.(CN)
2. Synthèse : elle consiste à déterminer parmi tous les objets mathématiques ayant
les propriétés requises (obtenues lors de l’analyse), ceux qui sont effectivement
solutions du problème(CS)

Exercice 2.2
Montrons que toute fonction f : [0; 1] −→ R est la somme d’une fonction affine et
d’une fonction qui s’annule en 0 et en 1
Analyse : supposons qu’il existe une fonction g qui s’annule en 0 et en 1, ainsi que deux
réels a et b tels que ∀x ∈ R, f (x) = g(x) + ax + b.
En évaluant en 0 on a f (0) = b, en évaluant en 1 on a f (1) = a + b, d’où a = f (1) − b =
f (1) − f (0).
Maintenant que a et b sont connus, on en déduit que ∀x ∈ R, g(x) 3 = f (x) − ax − b
Abderrazak Chakor 21 septembre 2023 Logique et ensembles Notes
Synthèse : posons b = f (0), a = f (1) − f (0) et g : x 7−→ f (x) − ax − b. Il est clair
que f (x) = g(x) + ax + b, d’autre part g(0) = f (0) − b = 0 et g(1) = f (1) − a − b =
f (1) − f (1) + f (0) − f (0) = 0.
Donc a, b et g sont bien solution du problème et celle-ci est unique

Remarque 2.1

Un exemple de "démonstration" montrant que l’étape synthèse est indispensable.


√ √
Résoudre :x ∈ R / x−2= 2x − 1

Analyse :
Si x existe alors x − 2 = 2x − 1 donc x = −1

Synthèse : -1 n’est pas solution


Conclusion :Pas de solution
Exercice 2.3
Montrer que toute application de f de R vers R s’écrit d’une façon unique comme
somme d’une application paire g et d’une application impaire h
III - Notions ensemblistes
3. 1. Ensembles

Définition 3.1
— Un ensemble E est une collection d’objets , ceux-ci sont appelés éléments de E.
— Si x est un élément de E on écrira x ∈ E(se lit « x appartient à E »), dans le cas
contraire on écrira x ∈/ E.
— Si E n’a pas d’éléments on dira que c’est l’ensemble vide et on le notera ∅.
— un ensemle F est dit une partie de E si ses appartiennet à E et on note F ⊂ E
on lit «F est inclus dans E»
— Deux ensembles E et F sont dits égaux si et seulement si ils ont les mêmes
éléments, on écrira alors E = F
c’est à dire aussi F ⊂ E et E ⊂ F
3. 2. Intrsection -Réunion -Complémentaire

Définition 3.2
Soit E et F deux ensembles
1. L’ ensemble des éléments x qui appartiennent à la fois à E et à F s’ap-
pelle l’intersection de E et F on le note E ∩ F et on écrit E ∩ F =
{ x/(x ∈ E) ∧ (x ∈ F ) } = F ∩ E
si de plus E ∩ F = ∅ alors E et F sont dit disjoints
2. L’ ensemble des éléments x qui appartiennent à E ou à F s’appelle la réunion de
E et F on le note E ∪ F et on écrit E ∪ F = { x/(x ∈ E) ∨ (x ∈ F ) } =
F ∪E
A
3. Si A est une partie de E l’ensemble CE = { x ∈ E/x ∈ / A } = A est le
complémentaire de A dans E s’il n’ya pas d’ambiguité

Exemple 3.1

Déterminer E ∩ F et E ∪ F si E = { 1, 2, 3, 4, 5, 6 } et F = { 5, 6, 7, 8 }

Propriétés 3.1

A, B, C trois parties d’un ensemle E


1. A ∩ B = B ∩ A; (A ∩ B) ∩ C = A ∩ (B ∩ C)
2. A ∪ B = B ∪ A; (A ∪ B) ∪ C = A ∪ (B ∪ C)
3. A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C) et A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C)
4. A ∩ A = ∅ et A ∪ A = E
5. A ∩ B = A ∪ B et A ∪ B = A ∩ B
6. A ⊂ B ⇔ A ∩ B = ∅
3. 3. Différence et différence symétrique de deux ensembles 4
Abderrazak Chakor 21 septembre 2023 Logique et ensembles Notes

Exercice 3.2
1. Déterminer P (E) l’ensemle de toutes les parties de E = { a, b, c }
2. Quel lien entre le nombre n des éléments de E et celui deP (E) ?
3. 5. Partition d’un ensemble

Définition 3.5
Soit E un ensemble non videT ⊂ P (E)
 ∀A ∈ T, A ̸= ∅
∀A, B ∈ T, (A ̸= B =⇒ A ∩ B = ∅)

T est une partition de E ⇔ S

 A, = E
A∈T

Exemples 3.1

{ 2N, 2N + 1 } est une partion de N


{ { n } /n ∈ N } est une partion de N
{ Q, R\Q } est une partion de R
3. 6. Produit cartésien de deux ensembles E et F

Définition 3.6
E et F deux ensembles donnés.
On appelle produit cartesien de E et F l’ensemble E × F =
{ (x, y)/x ∈ E et y ∈ F }

Remarques 3.1

— E×F =F ×E ⇔E =F
— On définit de même le produit d’un nombre fini d’ensemles E1 , E2 , ..., Ep
E1 × E2 × ... × Ep = { (x1 , x2 , ..., xp )/∀i ∈ [[p, ]] , xi ∈ Ei }
Ainsi par exemple R × R × R se note R3 = { (x, y, z)/x, y, z ∈ R }
IV - L’ensemble des entiers naturels et raisonnement par récurrence
L’ensemble N des entiers naturels muni de l’ordre habituel étant supposé connu
4. 1. Propriétés fondamentales de N :Récurrence
Axiomes :
1. Toute partie non vide de N admet un plus petit élément
2. Toute partie non vide et majorée de N admet un plus grand élément
3. N n’ést pas de plus grand élément.

Théorème 4.1 Principe de récurrence


Soit A une partie de N .
0∈A

Si Alors A = N
∀n ∈ N , (n ∈ A => n + 1 ∈ A)

Corollaire 4.1 Récurrence simple


Soient n0 ∈ N et P (n) une propriété dépendant de l’entiern pour n ≥ n0
P (n0 )

Si Alors ∀n ≥ n0 ; P (n)
∀n ∈ N; [P (n) =⇒ P (n + 1)]

Exercices 4.1
Montrer par récurrence que :
n n(n + 1)
1. ∀n ∈ N∗ ,
P
k=
k=1 2
n n(n + 1)(2n + 1)
2. ∀n ∈ N∗ , k2 =
P
k=1 6
n
 2
n(n + 1)
3. ∀n ∈ N∗ , k3 =
P
k=1 2

5
Abderrazak Chakor 21 septembre 2023 Logique et ensembles Notes

Corollaire 4.2 Récurrence forte


Soient n0 ∈ N et P (n) une propriété dépendant de l’entiern pour n ≥ n0
P (n0 )

Si alors ∀n ≥ n0 ; P (n)
∀n ≥ n0 ; [(∀k ∈ [[n0 , n]] , P (k)) =⇒ P (n + 1)]

Exercice 4.1
Montrer que tout entier supérieur ou égal à 2 admet un diviseur premier

Exercice 4.2
1. Montrer que ∀n ∈ N∗ ; ∃!(p, q) ∈ N2 tel que n = 2p (2q + 1)
2. Déduire que N2 et N sont en bijection

Exercice 4.3
1. Rappeler la définition d’un entier naturel premier
2. Montrer que tout entier naturel n ≥ 2 admet un diviseur premier

Exercice 4.4
Pn 1
Pour n entier n ≥ 2 on pose Sn =
k=1 k

1. Montrer que : ∀n > 1 , Sn est le quotient d’un entier impair et d’un entier pair
a 1 1
Indication : S2m = + Sm ; S2m+1 = S2m +
2b + 1 2 2m + 1
2. Déduire que ∀n > 1; Sn ∈ Q \ N

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