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La religion
Introduction:
« Religion » vient du latin « religo qui signifie être relié, lié (notion de lien)
Lien entre le profane* et le sacré*
*1 ce qui appartient au monde, immanent au monde
*2 ≠ car en retrait du monde, transcendant au monde
Règle : ne pas pouvoir l’approcher, le regarder, le toucher
Question de la vénération / adoration
Dans toute religion, il y a donc un sacré,
-> il va apporter un sens à tt ce qui peut exister
-> c’est qqch que la raison ne pourra jamais expliqué
Dimension du sacré est relative à la dimension du mystère, cela confirme que le
sacré ne peut pas être expliqué par la raison.
Médiation entre le profane et le sacré*
*c’est la croyance, la foie -> c’est donc l’adhésion qui se dispense d’explication / de
démonstration
Mais ce n’est pas pcq une chose n’est pas démontrable, qu’elle est illusoire, c’est
une vérité
I/ La religion dans un espace social :
A) Le numineux* :
*on parle du sacré
Le concept de « numineux » apparaît pour la première fois chez Rudolf Otto
(XXème) dans son livre Le Sacré, publié en 1917. L'expérience numineuse est pour
lui l'expérience affective du sacré.
Effroi*:
= expérience que je fais de l’infini
Le sacré, c’est l’expérience de ce qui ne se représente pas au niveau de la
conscience
L’icône*
= image religieuse
J-L Marion (philosophe du XX-XXIème) nous dit même que c’est une « image sans
référent visible »
L’icône va présenter qqch qui nous dépasse
L’icône = incarnation de la prière par les iconophiles (les partisans de l’icône)
On va exprimer ce qui n’est pas l’ordre du réel.
Les iconoclastes considèrent que l’icône est un blasphème (=injure), le sacré ne doit
pas être représenté
Ils ont donc un rapport diff au sacré.
B) L’ordre de la raison* et l’ordre du coeur* :
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1* discursif
2* intuitif
C’est [Link] (philosophe français du XVIIème) qui introduit ces 2 ordres.
Il y a une cohérence dans l’un comme dans l’autre, mais on ne peut pas les
mélanger, ils n’ont aucun rapport.
Ordre de la raison :
Aucun raisonnement ne peut démontrer que Dieu existe et aucun ne peut démontrer
qu’il n’existe pas.
Certains athée ne croit pas en D car ils pensent que rationnellement il n’existe pas
pourtant il n’y a aucune manière de démontrer cela.
Ordre du coeur :
Exemple : amitié entre Montaigne et Laboési
Montaigne évoque son amitié avec Laboési par cette citation : « Pcq c’était lui, pcq
c’était moi »
On retrouve donc l’ordre du coeur au sens de l’affectivité (sans logique)
L’ordre du coeur au sens de la religion, c’est la foi
[Link] dit « Dieu sensible au coeur, non à la raison »
Constat de Pascal => « nous sommes des êtres de misère »
Car : - nous sommes des êtres limités, on a tous une finitude
- nous sommes pris entre 2 infinis (l’infiniment petit/grand) => nous ne
sommes donc presque rien Pascal dit que nous sommes des roseaux pensants, la
pensée fait que nous nous distinguons de des autres.
2 options s’offrent à l’humanité:
• le divertissement, qui est une forme d’échappatoire
Exemple : le week-end, on a la capacité à penser à autre chose
• l’absurde (= insensé, c’est celui qui ne croit pas en Dieu, qqun sans religion)
C) « Dieu est nature »*
*citation de B. Spinoza (philosophe/ polisseur de verre néerlandais du XVIIème)
-> il appartient à une communauté juive
Il écrit Éthique sous le modèle geometrico (selon les règles de la géométrie = il
démontre tout )
Spinoza à une philosophie de l’immanence et à cause de cette philosophie, il sera
mis à l’écart.
Pour lui Dieu a donc une infinité d’attributs :
• Attribut étendue (associé au corps)
• Attribut de la pensée
3 genres de connaissances :
• Connaissance par intuition
• Connaissance par la science / raison (= discursif)
• Connaissance par les opinions
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Si Dieu est nature, tt est né[Link] ne retrouve pas la notion de liberté chez
Spinoza
L’enjeu est seulement de connaître la nécessité.
Première critique :
• Dieu de Spinoza est t-il un Dieu de la religion ou pas plus un dieu de philosophie
(un dieu conceptualisé dans la nature)
•
II/ Ambiguïté de la religion dans un espace social ?
Religion = fait social (de la société)
On parle de communauté des croyants
Des pays sont traversé par la religion comme les É-U.
La religion porte en elle une dimension du sacré, Dieu transcende la société.Dans
toutes les religions, on retrouve des dogmes (= règles lié au message de Dieu)
Ces dogmes peuvent être en contradiction avec la société => ambiguïté
A) La religion : l’opium du peuple* :
*Expression de Karl Marx (philosophe/économiste du XIXème), ouvrage : Capital
(contre le capitalisme)
La religion est donc assimilé à une drogue*
*produit des illusions, hallucination, elle nous fait quitter le monde réelle, on perd
notre discernement.
Donc « opium du peuple » <=> « drogue (religion) du peuple »
Il insinue que la religion est néfaste.
Pour lui, croire en D, c’est perdre sa liberté
L’expérience de la religion, c’est l’expérience de l’aliénation (perte de liberté)
Détail de sa critique :
La religion = :
• fait humain / social -> « l’homme qui fait la religion »
Le point de départ c’est l’Homme (rien ne succède / précède)
• réalisation chimérique*, elle est donc illusoire
*1. imagination d’une symbiose entre l’irréel et l’effrayant
*2. fantasmagorique (est irréel, un fantasme)
• Confort -> elle nous produit une conscience inversé (un monde tel qu’on voudrait
qu’il soit), on se projette dans un monde imaginaire pour ne pas faire face à la
réalité. Elle agit comme un envoutement => « La religion est un arôme spirituelle »
• Abstraite
Pour [Link], espérer ne va pas nous faire agir, il préfère la transformation du monde
à l’espoir.
Développement sur ce qu’est le monde sans religion :
[Link] dit que pour être heureux, il faut être du ré[Link] dit que la religion est un
« soleil illusoire » => l’homme ne doit pas être illuminé par autre chose que lui-
même
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L’homme doit se « détromper* » par l’histoire, donc la philosophie car la religion va
entre autre retirer à l’homme sa lucidité. Ce n’est pas par l’illusion que je vais
transformer les choses.
*se libérer de ses illusions
B) Le surhomme :
[Link] (philosophe Allemand/homme de la fin du XIXème)
Ouvrage : Le gai savoir
Il développe une critique de la religion, il s’attache à la notion de Dieu.
Il met en scène, théâtralise ses pensées :
Un homme arrive dans un village avec une lanterne, il réveille tout le monde pour
dire que « Dieu est mort »
Ce que dit l’homme est très fort, cela veut dire que la foi en dieu, la croyance
disparait.
Cela veut dire que nous sommes enfin libre => n’ayant plus de Dieu
(transcendance) à qui croire, l’humanité va se retrouver heureusement seul.
L’homme va pouvoir désormais se dépasser, se transcender (surhomme)
Contradiction entre la croyance et la possibilité de se dépasser.
Religion = un arrière-monde
C) Les limites des critiques de la religion :
Toutes critique de la religion, vise à interpréter la religion selon des modalités
psychologiques (Nietzsche), sociologique ([Link]) et psychanalytique (Freud).
On considère que la religion est une sorte de manipulation, de la conscience à
l'échelon de la société.
Émile Durkheim pense que la religion est bien un fait social, elle est immanente à
une société.
Exemple : la pièce, Antigone de Sophocle
Créon = roi => figure de la justice (figure de la loi profane )
Antigone = nièce du roi => figure de la loi religieuse (sacrée)
-> manière de critiquer les lois humaines
Antigone va jusqu'au bout de sa volonté en enterrant son frère.
Antigone est donc une figure de résistance du religieux face a la société.
Conclusion: Concluons que la religion porte en elle l’exigence d’un dépassement et
de notre humanité, notamment dans l'expérience du sacré. En effet, nous y trouvons
une médiation toute particulière du profane au sacré : la foi. Il s’agit ici et
reconnaître que nous sommes dépassé, sans qu'on puisse démontrer, expliquer ce
qui nous dépasse. Nous avons donc nécessairement ici un mystère qui, pour autant
est dépositaire d'un sens d'une signification absolue, le sacré contient et justifie tout
ce qui existe. Néanmoins, et nous aussi, nous interroger sur la pertinence de la
religion, sur sa légitimité. N’y a-t-il pas à l'œuvre dans cette espace de croyances, la
tentation de se satisfaire d'une illusion, de s’y réfugier comme une fatalité qui nous
empêcherai de voir le monde comme il est ? Faut-il se libérer de la religion ? La
question peut être tranché sans doute, Blaise Pascal, se rappelle à ce débat dans
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l'identification de deux ordres, celui de la raison et celui du cœur. Chacun ayant ses
propres obligations, vérité, démontré par la raison, révélée par le cœur, sans qu'à
aucun moment, l'une fasse le procès de l'autre.
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