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Composition et caractéristiques de l'atmosphère terrestre

L'atmosphère terrestre est principalement composée d'azote, d'oxygène et d'argon. Elle protège la vie sur Terre en filtrant les rayonnements ultraviolets et en maintenant une température moyenne par effet de serre.

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Composition et caractéristiques de l'atmosphère terrestre

L'atmosphère terrestre est principalement composée d'azote, d'oxygène et d'argon. Elle protège la vie sur Terre en filtrant les rayonnements ultraviolets et en maintenant une température moyenne par effet de serre.

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Atmosphère terrestre

L'atmosphère terrestre est l'enveloppe gazeuse,


entourant la Terre, que l'on appelle air. L'air sec se Atmosphère terrestre
compose à 78,087 % de diazote, à 20,95 % de dioxygène,
à 0,93 % d'argon, à 0,041 % de dioxyde de carbone, et de
traces d'autres gaz. L'atmosphère protège la vie sur Terre
en filtrant le rayonnement solaire ultraviolet, en
réchauffant la surface par la rétention de chaleur (effet de
serre) et en réduisant partiellement les écarts de
température entre le jour et la nuit.

Les nuages, parfois liquides, parfois solides, ne sont pas


considérés comme des constituants de l'atmosphère. En
revanche, la vapeur d'eau contenue dans l'air humide
représente, en moyenne, 0,25 % de la masse totale de L'atmosphère de la Terre.
2
l'atmosphère . La vapeur d'eau possède la particularité Informations générales
notable d'être le seul fluide de l'atmosphère terrestre
Épaisseur 800 km Note 1
susceptible de changer rapidement de phase (solide,
Hauteur d'échelle 7,7 km
liquide, gaz), essentiellement en fonction de la
température, et dont la concentration est très variable dans Pression 101 325 Pa
atmosphérique (au niveau de la mer)
le temps et dans l'espace. La chaleur a tendance à faire
monter l'air et son humidité, alors que la pression Masse 5,148 0 × 1018 kg
atmosphérique et la température (en) diminuent avec (8,618 × 10−7 masse
terrestre)
l'altitude dans la troposphère.
Composition volumétrique

Description Diazote (N2) 78,084 %


Dioxygène (O2) 20,953 %
Il n'y a pas de limite précise entre l'atmosphère et l'espace,
Argon (Ar) 0,9340 %
car elle devient de plus en plus ténue avant de s’évanouir,
dans l'espace, de manière continue. Cependant, à partir de Dioxyde de
420 ppmv (en 2023) 1
carbone (CO2)
l'observation de la variation de la densité des gaz terrestres,
on peut établir que l'épaisseur de l'atmosphère terrestre Néon (Ne) 18,18 ppm
3
varie entre 350 et 800 km (selon l'activité solaire) , Hélium (He) 5,24 ppm
l'épaisseur moyenne étant d'environ 600 km. Cette limite Méthane (CH4) 1,745 ppm
correspond à la frontière entre thermosphère et Krypton (Kr) 1,14 ppm
4
exosphère . Dihydrogène (H2) 550 ppb

La littérature scientifique fait mention d'autres définitions Vapeur d'eau de < 0,5 % à ~ 5 %
(H2O) (très variable)
de la limite de l'atmosphère terrestre selon différents
paramètres. Par exemple, 31 km : seuil en dessous duquel
se trouve 99 % de la masse de l'atmosphère ; 80 km : base de l'ionosphère ; 1 000 km : limite à partir de
laquelle la densité des gaz n'est plus distinguable de celle issue des vents solaires ; 50 000 km : limite de
5, 4
l'exosphère .

La ligne de Kármán, à 100 km, est considérée comme la frontière entre l'atmosphère et l'espace par la
6
Fédération aéronautique internationale .

L'altitude de 120 km marque la limite où les effets atmosphériques deviennent notables durant la rentrée
7
atmosphérique de tout objet solide de taille notable . Cette valeur est plus élevée pour des objets à forte
traînée de grande taille (décélérateur supersonique) ou de très petite taille (étoile filante).

La limite entre l'atmosphère terrestre et l'atmosphère solaire n'est pas définie précisément : la limite externe
de l'atmosphère correspond à la distance où les molécules de gaz atmosphérique ne subissent presque plus
l'attraction terrestre et les interactions de son champ magnétique. Ces conditions se vérifient à une altitude
qui varie avec la latitude - environ 60 km au-dessus de l'équateur, et 30 km au-dessus des pôles. Ces valeurs
ne sont toutefois qu'indicatives : le champ magnétique terrestre, en effet, est continuellement déformé par le
vent solaire. L'épaisseur de l'atmosphère varie donc notablement. En outre, comme l'eau des océans,
l'atmosphère subit l'influence de la rotation du système Terre-Lune [pas clair] et les interférences
gravitationnelles de la Lune et du Soleil. Comme les molécules de gaz, plus légères et moins liées entre elles
que les molécules de l'eau de mer, ont de grandes possibilités de mouvement, les marées atmosphériques
sont des phénomènes beaucoup plus considérables que les marées océaniques.

La plus grande partie de la masse atmosphérique est proche de la surface : l'air se raréfie en altitude et la
pression diminue ; celle-ci peut être mesurée au moyen d'un altimètre ou d'un baromètre.

L'atmosphère est responsable d'un effet de serre qui réchauffe la surface de la Terre. Sans elle, la
température moyenne sur Terre serait de −18 °C, contre 15 °C actuellement. Cet effet de serre découle des
propriétés des gaz vis-à-vis des ondes électromagnétiques.

Composition chimique détaillée


Elle a beaucoup varié selon les époques.

Les gaz de l'atmosphère sont continuellement brassés, l'atmosphère


n'est pas homogène, tant par sa composition que par ses
caractéristiques physiques. La concentration des composants
minoritaires, et en particulier les polluants, est très hétérogène sur la
surface du globe, car des sources d'émission très locales existent,
soit liées à l'activité humaine (usines, air intérieur ou extérieur, etc.)
soit à des processus naturels (géothermie, décomposition de
matières organiques, etc.).
Évolution des teneurs connues de
CO2 de l'atmosphère terrestre. Pour
Principaux constituants rendre ces variations plus visibles,
l'échelle temporelle n'est pas linéaire.
Au niveau de la mer, l'air sec est principalement composé de 78,1 %
de diazote, 20,9 % de dioxygène. Le 1 % restant est dominé par
0,93 % d'argon et 0,04 % de dioxyde de carbone. Il comporte aussi des traces d'autres éléments chimiques,
les gaz mineurs, dont la proportion varie avec l'altitude. Ceux-ci constituent moins de 0,03 % de
l'atmosphère. Ce sont en majorité les gaz rares : néon, hélium,
krypton, xénon et radon. Parmi ces constituants, les gaz à effet de
serre sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone, le méthane,
l'oxyde d'azote et l'ozone.

Proportion actuelle des gaz


atmosphériques (moyennes variant
régionalement et saisonnièrement).
Composition de l'atmosphère Composants mineurs de l'atmosphère
Note 2
« sèche »
Gaz Volume
ppmv : partie par million en volume
Monoxyde d'azote (NO) 0,5 ppmv
ppmm : partie par million en masse
Protoxyde d'azote (N2O) 0,3 ppmv
Gaz Volume Xénon (Xe) 0,09 ppmv
780 840 ppmv (78,084 %), Ozone (O3) ≤ 0,07 ppmv
soit 755 190 ppmm,
Dioxyde d'azote (NO2) 0,02 ppmv
sachant que la masse
molaire du diazote est de Diiode (I2) 0,01 ppmv
Diazote (N2)
28,013 4 g/mol et celle
Monoxyde de carbone (CO) 0,2 ppmv
moyenne de l'air est de
Ammoniac (NH3) traces
28,965 g/mol.

209 460 ppmv (20,946 %),


(valeur qui diminue de
~4 ppmv par an),

Dioxygène soit 231 400 ppmm,


(O2)
sachant que la masse
molaire du dioxygène est
de 31,998 8 g/mol.

9 340 ppmv (0,934 0 %),


soit 12 880 ppmm,

Argon (Ar) sachant que la masse


molaire de l'argon est de
39,948 g/mol.

1
420 ppmv (0,042 0 %)
(valeur qui croît de
8
~2,4 ppmv par an ),
soit 638 ppmm
Dioxyde de
carbone (en mai 2023), sachant que
(CO2) la masse molaire du
dioxyde de carbone est de
44,009 5 g/mol.

Néon (Ne) 18,18 ppmv

Hélium (He) 5,24 ppmv


Méthane
(CH4) 1,745 ppmv

Krypton (Kr) 1,14 ppmv


Dihydrogène
(H2) 0,55 ppmv

À rajouter à l'atmosphère sèche :

Vapeur de < 1 % à ~5 %
d'eau (H2O) (très variable)

D'autres éléments d'origine naturelle sont présents en plus faible quantité, dont la poussière (apportées par
exemple par la Couche d'air saharien), le pollen et les spores ainsi que des virus, bactéries. De très
nombreux aérosols d'origine naturelle ou anthropique sont aussi présents dans l'air, ainsi que des polluants.
Ce sont notamment le CO (contrairement à une idée reçue, le CO2 n'est pas un polluant de l'air mais un gaz
9
à effet de serre qui a peu d'effet direct sur la santé ), les matières particulaires, les oxydes d'azote, le chlore
(élémentaire ou surtout composés), le fluor (composés), le mercure et le soufre (en composé tel que le SO2).
Les régions agricoles sont aussi sources de méthane (fermentation des lisiers, rizières), de pesticides (plus ou
moins solubles dans l'air ou dans l'humidité de l'air selon leur tension de vapeur), d'azote (issu des engrais).
Fusées et avions polluent aussi l'atmosphère par la combustion de leur carburant.

Quantité moyenne de vapeur d'eau.

Évolution du taux de CO2


La concentration en dioxyde de carbone dans l'atmosphère a oscillé entre 180 et 280 ppm entre 800 000 ans
dans le passé et le début de la révolution industrielle, ces valeurs minimales et maximales correspondant
10
respectivement aux périodes glaciaires et interglaciaires . Depuis, principalement en raison de la
combustion de grandes quantités de carbone fossile, la concentration en CO2 dans l’atmosphère augmente
1
régulièrement, elle atteint 420 ppmv en 2023. La concentration de CO2 augmenterait actuellement cent
fois plus rapidement qu'à la sortie du dernier âge glaciaire il y a 10 000 ans, avec une variation d'environ
8
+2,4 ppmv/an par an contre environ +0,016 ppmv/an (+16 ppbv/an) de moyenne à l'époque [réf. souhaitée].

Des concentrations supérieures à l'actuelle ont certainement existé il y a environ cinquante millions
11
d'années ; cependant, d'après ce qui a pu être déterminé, la variation annuelle n'a jamais dans l'histoire
récente atteint le niveau actuel.

En mai 2013, l'observatoire du Mauna Loa à Hawaï annonce que la teneur atmosphérique en CO2 a
12 11
franchi, sur ce site, le cap symbolique des 400 ppm (400,03 ppm de moyenne relevé le 9 mai 2013 ),
niveau le plus élevé depuis 55 ans de mesures en ce lieu et certainement depuis deux à trois millions
13 11 10 14
13, 11, 10 14
d'années , c'est-à-dire depuis le Pliocène . Il est important de noter que des concentrations
supérieures ont déjà été mesurées par le passé, mais en d'autres lieux, par exemple en avril 2012, au
Canada, en Norvège (début 2013), en Équateur et aux îles Canaries, ainsi que par les mesures
indépendantes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) (en Arctique en 2012 par
10
exemple ) et du Scripps Institution of Oceanography (seuil aussi franchi le 10 mai 2013 pour ces deux
11
derniers ). Les spécialistes estiment que l'hémisphère sud devrait franchir ce cap symbolique courant 2014,
différence de quelques mois qui serait en partie liée au fait que les gaz à effet de serre sont majoritairement
10
émis au nord de l'équateur . Par ailleurs, à cause des fluctuations saisonnières principalement dues à la
15
végétation, des pics sont atteints en mai et en automne alors que le niveau diminue légèrement en été ; en
conséquence, le niveau annuel moyen actuel reste légèrement en deçà de ce seuil symbolique, autour de
396 ppm (taux moyen entre septembre 2012 et septembre 2013, période durant laquelle le niveau a varié
16 11
entre 391 et 400 ppm) , mais le seuil devrait être franchi à toute date de l'année entre 2015 et 2016 .
11
Aucun niveau inférieur à 350 ppm n'a été mesuré à Hawaï depuis octobre 1988 .
17
La fraction molaire en dioxyde de carbone s'élève, en janvier 2017, à 0,040 0 %, soit 404 ppm alors
18
qu'en 1998, elle n'était que de 345 ppm .

Historique des mesures

Pliocène (−5 à −3 millions d'années) : 415 ppm [réf. souhaitée], 350 à 450 ppm (moyenne de
15
400 ppm)
11
Stage 11 (−400 000 ans) : 290 ppm
avant la révolution industrielle (avant le xixe siècle) : 280 ppm [réf. souhaitée]
11
1958 : 315 ppm
1974 : 330 ppm [réf. souhaitée]
2001 : 370 ppm [réf. souhaitée]
11
juin 2005 : 382 ppm
19
2013 : 395 ppm
2015 : 400 ppm
2020 : 415 ppm

Structure thermique verticale de l'atmosphère


L'atmosphère est divisée en plusieurs couches d'importance variable : leurs limites ont été fixées selon les
discontinuités dans les variations de la température, en fonction de l'altitude.

De bas en haut :

la troposphère
la température décroît avec l'altitude (de la surface du globe à 8-15 km d'altitude) ;
l'épaisseur de cette couche varie entre 13 et 16 km à l'équateur, mais entre 7 et 8 km aux
pôles. Elle contient 80 à 90 % de la masse totale de l'air et la quasi-totalité de la vapeur
20
d'eau . C'est la couche où se produisent les phénomènes météorologiques (nuages,
pluies, etc.) et les mouvements atmosphériques horizontaux et verticaux (convection
thermique, vents) ;
la stratosphère
la température croît avec l'altitude jusqu'à 0 °C (de 8 à 15 km d'altitude à 50 km d'altitude) ;
elle abrite une bonne partie de la couche d'ozone ;
la mésosphère
la température décroît
avec l'altitude (de
50 km d'altitude à
80 km d'altitude)
jusqu'à −80 °C ;
la thermosphère
la température croît
avec l'altitude (de
80 km d'altitude à de
350 à 800 km
d'altitude) ;
l'exosphère
de 350 à 800 km
d'altitude à 50 000 km
d'altitude.

Troposphère
La troposphère (du mot grec
τρέπω signifiant
« changement ») est la partie la
plus basse de l'atmosphère ; elle
commence à la surface et s'étend
entre 7 et 8 km aux pôles et de Note 3
Profil vertical de la température dans les couches de l'atmosphère .
13 à 16 km à l'équateur, avec des
variations dues aux conditions
climatiques. Le mélange vertical de la troposphère est assuré par le réchauffement solaire. Ce réchauffement
rend l'air moins dense, ce qui le fait remonter. Quand l'air monte, la pression au-dessus de lui décroît, par
conséquent, il s'étend, s'opposant à la pression de l'air environnant. Or, pour s'étendre, de l'énergie est
nécessaire, donc la température et la masse de l'air décroissent. Comme la température diminue, la vapeur
d'eau dans la masse d'air peut se condenser ou se solidifier, relâchant la chaleur latente permettant une
nouvelle élévation de la masse d'air. Ce processus détermine le gradient maximal de baisse de la température
avec l'altitude, appelé gradient thermique adiabatique. La troposphère contient grossièrement 80 % de la
masse totale de l'atmosphère. 50 % de la masse de l'atmosphère se trouvent en dessous d'environ 5,5 km
d'altitude.

À noter que la partie la plus basse de la Troposphère est aussi appelée Peplos. Cette couche qui trouve sa
limite vers 3 km est aussi qualifiée de couche sale en raison de son taux d'impureté très important (aérosol
ou nucléus) qui sont des noyaux auxquels viennent se former les gouttes d'eau dans le cas d'un air ayant
atteint 100 % d'humidité relative. Cette couche se termine par la péplopause. La présence de cette couche
sale explique la quasi-absence d'air sur-saturé dans la couche supérieure de la troposphère.

Tropopause
La tropopause est la frontière entre la troposphère et la stratosphère.

Couche d'ozone
Bien que faisant partie de la stratosphère, la couche d'ozone est considérée comme une couche en soi parce
que sa composition chimique et physique est différente de celle de la stratosphère. L'ozone (O3) de la
stratosphère terrestre est créé par les ultraviolets frappant les molécules de dioxygène (O2), les séparant en
deux atomes distincts ; ce dernier se combine ensuite avec une molécule de
dioxygène (O2) pour former l'ozone (O3). L'O3 est instable (bien que, dans
la stratosphère, sa durée de vie est plus longue) et quand les ultraviolets le
frappent, ils le séparent en O2 et en O. Ce processus continu s'appelle le
cycle ozone-oxygène. Il se produit dans la couche d'ozone, une région
comprise entre 10 et 50 km au-dessus de la surface. Près de 90 % de l'ozone
de l'atmosphère se trouve dans la stratosphère. Les concentrations d'ozone
sont plus élevées entre 20 et 40 km d'altitude, où elle est de 2 à 8 ppm.

Stratosphère
La stratosphère s'étend de la tropopause, entre 7 et 17 km et environ 50 km.
La température y augmente avec l'altitude. La stratosphère contient la
majeure partie de la couche d'ozone.

Stratopause
La stratopause est la limite entre la stratosphère et la
mésosphère. Elle se situe vers 50 à 55 km d'altitude. La
pression représente environ 1⁄1000 de la pression
atmosphérique au niveau de la mer.

Mésosphère
La mésosphère (du mot grec μέσος signifiant « milieu ») s'étend de 50 km à
environ 80 à 85 km. La température décroît à nouveau avec l'altitude,
atteignant −100 °C (173,1 K) dans la haute mésosphère. C'est dans la
mésosphère que la plupart des météoroïdes se consument en entrant dans
l'atmosphère. C'est aussi cette même couche qui peut dévier les bolides
rasants et affecter leurs caractéristiques (masse, orbite) comme cela a été
observé lors de l'évènement du 13 octobre 1990.

Mésopause
La température minimale se rencontre à la mésopause,
frontière entre la mésosphère et la thermosphère. C'est le lieu
le plus froid de la Terre, avec une température de −100 °C
(173,1 K).

Thermosphère
La thermosphère est la couche atmosphérique commençant vers 80 à 85 km
et allant jusqu'à 640 km d'altitude, la température y augmente avec l'altitude.
Bien que la température puisse atteindre les 1 500 °C, un individu ne la
ressentirait pas à cause de la très faible pression. La station spatiale
internationale orbite dans cette couche à une altitude maintenue autour de
21
350 à 400 km. Comme description moyenne le modèle MSIS-86 est
recommandé par le Committee on Space Research.

Thermopause
La thermopause est la limite supérieure de la thermosphère.
Elle varie entre 500 et 1 000 km d'altitude.

Ionosphère
L'ionosphère, la partie de l'atmosphère ionisée par les radiations solaires,
s'étire de 60 à 800 km et se constitue de trois couches :

1. La couche D (60 à 90 km) ;


2. La couche E (90 à 120 km) ;
3. La couche F (120 à 800 km) qui chevauche à la fois la
thermosphère et l'exosphère. Elle joue un rôle important dans
l'électricité atmosphérique et forme le bord intérieur de la
magnétosphère. Grâce à ses particules chargées, elle a une
importance pratique car elle influence, par exemple, la
propagation des ondes radio sur la Terre. Elle est le lieu où se
déroulent les aurores et les phénomènes lumineux transitoires
liés aux orages.

Exosphère

L'atmosphère terrestre depuis


l'espace.

L'exosphère commence avec l'exobase, qui est aussi connue comme le


« niveau critique », vers 500–1 000 km et s'étire jusqu'à plus de 10 000 km
d'altitude. Elle contient des particules circulant librement et qui migrent ou
proviennent de la magnétosphère ou du vent solaire.

Pression et épaisseur
La pression atmosphérique moyenne, au niveau de la mer, est de
1 013,25 hectopascals ; la masse atmosphérique totale est de
22
5,148 × 1018 kg .

La pression atmosphérique est le résultat direct du poids total de l'air se


trouvant au-dessus du point où la pression est mesurée. La pression de l'air
varie en fonction du lieu et du temps, car la quantité et le poids d'air varient
suivant les mêmes paramètres. Toutefois, la masse moyenne au-dessus d'un
mètre carré de la surface terrestre peut être calculée à partir de la masse
totale de l'air et la superficie de la Terre. La masse totale de l'air est de Schéma des couches de
5 148 000 gigatonnes et la superficie de 51 007,2 mega hectares soit 510 l'atmosphère.
072 giga mètres carrés. Par conséquent
5148000 ⁄510072 = 10,093 tonnes par mètre carré. Ceci est environ 2,5 %

inférieur à l'unité standardisée officielle de 1 atm représentant 1 013,25 hPa, ce qui correspond à la pression
moyenne, non pas au niveau de la mer seul, mais à la base de l'atmosphère à partir de l'élévation moyenne
du sol terrestre et du niveau de la mer.

Si la densité de l'atmosphère restait constante avec l'altitude, l'atmosphère se terminerait brusquement vers
7,81 km d'altitude. La densité décroît avec l'altitude, ayant déjà diminué de 50 % dès 5,6 km. En
comparaison, la plus haute montagne, l'Everest, atteint les 8,8 km d'altitude, donc l'air est moins de 50 %
moins dense à son sommet qu'au niveau de la mer.

Cette chute de pression est presque exponentielle, ainsi la pression diminue de moitié environ tous les
5,6 km et de 63,2 % tous les 7,64 km (hauteur d'échelle moyenne de
l'atmosphère terrestre en dessous de 70 km). Même dans l'exosphère, l'atmosphère est encore présente,
comme on peut le constater par la traînée subie par les satellites.

Les équations de pression par altitude peuvent être utilisées afin d'estimer l'épaisseur de l'atmosphère. Les
23
données suivantes sont données pour référence :

50 % de la masse de l'atmosphère est en dessous de 5,6 km d'altitude ;


90 % de la masse de l'atmosphère est en dessous de 16 km d'altitude. L'altitude courante
des transports aériens commerciaux est de 10 km et le sommet de l'Everest est à 8 849 m
au-dessus du niveau de la mer. Dans la région supérieure, où les gaz sont raréfiés, se
produisent des aurores et d'autres effets atmosphériques. Le vol le plus élevé de l'avion X-
15 a atteint, en 1963, une altitude de 108 km.

Densité et masse
La masse volumique de l'air au niveau de la mer est d'environ
1,2 kg/m3 (1,2 g/L). Les variations naturelles de la pression
atmosphérique se produisent à chaque altitude et à chaque
changement de temps. Ces variations sont relativement faibles dans
les altitudes habitées, mais elles deviennent plus prononcées dans
l'atmosphère supérieure puis dans l'espace à cause des variations
des radiations solaires.
Température et masse volumique par
La densité atmosphérique décroît avec l'altitude. Cette variation rapport à l'altitude d'après le modèle
peut être modélisée par la formule du nivellement barométrique. d'atmosphère standardisé
Des modèles plus sophistiqués sont utilisés par les météorologues et NRLMSISE-00.
les agences spatiales pour prédire le temps et l'abaissement
progressif de l'orbite des satellites.
D'après le National Center for Atmospheric Research, la « masse totale de l'atmosphère est de
5,148 0 × 1018 kg avec une variation annuelle due à la vapeur d'eau de 1,2 à 1,5 × 1015 kg en fonction de
l'utilisation des données sur la pression de surface et la vapeur d'eau. La masse moyenne de la vapeur d'eau
24
est estimée à 1,27 × 1016 kg et la masse de l'air sec est de (5,135 2 ± 0,000 3) × 1018 kg » . Les nuages
(liquides parfois solides) ne sont pas pris en compte dans la masse moyenne de la vapeur d'eau.

Opacité
Les radiations solaires (ou rayonnement solaire) correspondent à l'énergie que reçoit la Terre du Soleil. La
Terre réémet aussi des radiations vers l'espace, mais sur des longueurs d'onde plus importantes invisibles à
l'œil humain. Suivant les conditions, l'atmosphère peut empêcher les radiations d'entrer dans l'atmosphère
ou d'en sortir. Parmi les exemples les plus importants de ces effets il y a les nuages et l'effet de serre.

Diffusion des ondes


Quand la lumière traverse l'atmosphère, les photons interagissent avec elle à travers la diffusion des ondes.
Si la lumière n'interagit pas avec l'atmosphère, c'est la radiation directe et cela correspond au fait de
regarder directement le soleil. Les radiations indirectes concernent la lumière qui est diffusée dans
l'atmosphère. Par exemple, lors d'un jour couvert, quand les ombres ne sont pas visibles, il n'y a pas de
radiations directes pour la projeter, la lumière a été diffusée. Un autre exemple, dû à un phénomène appelé
la diffusion Rayleigh, les longueurs d'onde les plus courtes (bleu) se diffusent plus aisément que les
longueurs d'onde les plus longues (rouge). C'est pourquoi le ciel parait bleu car la lumière bleue est diffusée.
C'est aussi la raison pour laquelle les couchers de soleil sont rouges. Parce que le soleil est proche de
l'horizon, les rayons solaires traversent plus d'atmosphère que la normale avant d'atteindre l'œil par
conséquent toute la lumière bleue a été diffusée, ne laissant que le rouge lors du soleil couchant.

Différentes couleurs au coucher du Soleil


Couleurs dues à la Un coucher de soleil vu
dispersion de la depuis l'ISS.
lumière dans
l'atmosphère.

Absorption optique

Pourcentage d'absorption (ou opacité) atmosphérique de


la Terre à diverses longueurs d'onde et radiation
électromagnétique, y compris lumière visible.

L'absorption optique est une autre propriété importante de l'atmosphère. Différentes molécules absorbent
différentes longueurs d'onde de radiations. Par exemple, l'O2 et l'O3 absorbent presque toutes les longueurs
d'onde inférieures à 300 nanomètres. L'eau (H2O) absorbe la plupart des longueurs d'onde au-dessus de
700 nm, mais cela dépend de la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Quand une molécule absorbe
un photon, cela accroît son énergie.

Quand les spectres d'absorption des gaz de l'atmosphère sont combinés, il reste des « fenêtres » de faible
opacité, autorisant le passage de certaines bandes lumineuses. La fenêtre optique va d'environ 300 nm
(ultraviolet-C) jusqu'aux longueurs d'onde que les humains peuvent voir, la lumière visible (communément
appelé lumière), à environ 400–700 nm et continue jusqu'aux infrarouges vers environ 1 100 nm. Il y a
aussi des fenêtres atmosphériques et radios qui transmettent certaines ondes infrarouges et radio sur des
longueurs d'onde plus importantes. Par exemple, la fenêtre radio s'étend sur des longueurs d'onde allant de
un centimètre à environ onze mètres. Le graphe ci-dessus représente 1-T (exprimé en %) (où T est la
transmittance). [réf. nécessaire]

Émission
L'émission est l'opposé de l'absorption, quand un objet émet des radiations. Les objets tendent à émettre
certaines quantités de longueurs d'onde suivant les courbes d'émission de leur « corps noir », par
conséquent des objets plus chauds tendent à émettre plus de radiations sur des longueurs d'onde plus
courtes. Les objets froids émettent moins de radiations sur des longueurs d'onde plus longues. Par exemple,
le Soleil est approximativement à 6 000 K (5 730 °C), ses pics de radiation approchent les 500 nm et sont
visibles par l'œil humain. La Terre est approximativement à 290 K (17 °C), par conséquent ses pics de
radiations approchent les 10 000 nm (10 µm), ce qui est trop long pour que l'œil humain ne les perçoive.

À cause de sa température, l'atmosphère émet des radiations infrarouges. Par exemple, lors des nuits où le
ciel est dégagé la surface de la Terre se rafraîchit plus rapidement que les nuits où le ciel est couvert. Ceci
est dû au fait que les nuages (H2O) sont d'importants absorbeurs et émetteurs de radiations infrarouges.

L'effet de serre est directement lié à l'absorption et à l'émission. Certains composants chimiques de
l'atmosphère absorbent et émettent des radiations infrarouges, mais n'interagissent pas avec la lumière
visible. Des exemples communs de ces composants sont le CO2 et l'H2O). S'il y a trop de ces gaz à effet de
serre, la lumière du soleil chauffe la surface de la Terre, mais les gaz bloquent les radiations infrarouges lors
de leur renvoi vers l'espace. Ce déséquilibre fait que la Terre se réchauffe, entrainant ainsi des changements
climatiques.

Circulation
La circulation atmosphérique est le mouvement à l'échelle planétaire
de la couche d'air entourant la Terre qui redistribue la chaleur
provenant du Soleil en conjonction avec la circulation océanique.
En effet, comme la Terre est un sphéroïde, la radiation solaire
incidente au sol varie entre un maximum aux régions faisant face
directement au Soleil, situé selon les saisons plus ou moins loin de
l'équateur, et un minimum à celles très inclinées par rapport à ce
dernier proches des Pôles. La radiation réémise par le sol est liée à
la quantité d'énergie reçue. Cellules de circulation simplifiées.

Il s'ensuit un réchauffement différentiel entre les deux régions. Le


déséquilibre ainsi créé a pour conséquence des différences de pression, qui sont à l'origine des circulations
atmosphériques. Celle-ci, combinée aux courants marins, est le moyen qui permet de redistribuer la chaleur
sur la surface de la Terre. Les détails de la circulation atmosphérique varient continuellement, mais la
structure de base reste assez constante.

Phénomènes optiques
La composition de l'atmosphère terrestre la rend relativement transparente aux rayonnements
électromagnétiques dans le domaine du spectre visible. Elle est cependant relativement opaque aux
rayonnements infrarouges émis par le sol, ce qui est à l'origine de l'effet de serre. Il s'y produit aussi
différents phénomènes optiques causés par des variations continues ou non de l'indice de réfraction du
milieu de propagation des ondes électromagnétiques.

Parmi ces phénomènes, les plus notables sont les arcs-en-ciel et les mirages.
La couleur du ciel diurne, quant à elle, est due à la variation de la diffusion du rayonnement solaire en
fonction de la longueur d'onde. Des couleurs inhabituelles s'observent cependant lors des aurores polaires
(aurores boréales ou australes), qui résultent de l'interaction entre les particules du vent solaire et la haute
atmosphère.

Évolution

Historique
Les premières mesures de l'atmosphère se sont déroulées au sol, en plaine puis au sommet des montagnes.
25
Le 19 septembre 1648, le beau-frère de Blaise Pascal, Florin Périer , constate au Puy de Dôme que la
26
pression atmosphérique diminue avec l'altitude prouvant ainsi la pesanteur de l'air .

Au xixe siècle, le progrès scientifique permet de faire des mesures depuis des ballons puis des ballons-
sondes permettant de découvrir l'existence de la stratosphère en 1899.

Actuellement, les engins spatiaux permettent d'accéder au-delà de l'atmosphère.

Notes et références

Notes
1. L'« espace » est généralement considéré comme atteint à partir de 100 km (ligne de
Kármán). En incluant l'exosphère, la limite supérieure atteint 50 000 km.
2. Source des données :
Dioxyde de carbone : (en) NASA - Earth Fact Sheet ([Link]
sheet/[Link]), janvier 2007.
Méthane : IPCC TAR ; table 6.1, 1998
(en) IPCC Third Assessment Report Climate Change 2001 ([Link]
tar/wg1/[Link]) by GRID-Arendal in 2003.
Le total de la NASA a été de 17 ppmv sur 100 %, et le CO2 a augmenté ici de 15 ppmv.
Pour normaliser, N2 devrait être réduit de 25 ppmv et O2 de 7 ppmv.
3. Ce profil vertical correspond aux températures annuelles moyennes (en °C) qui varient en
fonction de l'altitude (en km)

Références
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septembre 2023).
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février 2020 (consulté le 21 mai 2020).
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Atmospheric Administration (consulté le 24 janvier 2022).
9. L'un des parcs les moins polluants d'Europe ([Link]
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10. Lancement réussi de la sonde Genesis ([Link]
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lire en ligne ([Link] consulté le
19 septembre 2022)
25. Chronologie: Florin Périer Biographie ([Link]
n+P%C3%[Link]), sur [Link], consulté le 10 mai 2019
26. Pascal 1648.
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
Atmosphère terrestre ([Link]
[Link]/wiki/Category:Earth%27s_at
mosphere?uselang=fr), sur Wikimedia
Commons
atmosphère, sur le Wiktionnaire

Il existe une catégorie consacrée à ce


Bibliographie sujet : Atmosphère terrestre.
(en) K. Labitzke, J. J. Barnett et Belva
Edwards, Atmospheric structure and its
variation in the region 20 to 120 km, vol. XVI, University of Illinois, coll. « Handbook for
MAP », 1989
(en) Frederick K. Lutgens et Edward J. Tarbuck, The Atmosphere : an introduction to
meteorology, Prentice Hall, 1995, 6e éd., 462 p. (ISBN 978-0-13-350612-9)
Blaise Pascal, Récit de la grande expérience de l’équilibre des liqueurs : Pour
l'accomplissement du traicté qu'il a promis dans son abbrégé touchant le vuide, C.
Savreux (1re éd. 1648), 20 p. (lire en ligne ([Link]
Charles Pomerol, Yves Lagabrielle et Maurice Renard, Éléments de géologie, Paris,
Dunod, coll. « Masson Sciences », 10 août 2000, 12e éd., 746 p. (ISBN 978-2-10-004754-3 et
978-2100047543, BNF 37198579 ([Link]

Filmographie
À la découverte de l'atmosphère terrestre, film de Herb Saperstone, Jeulin, Évreux, 2006,
35 min (DVD et brochure)

Articles connexes
Aérosol Cycle biogéochimique
Air Hautes couches de l'atmosphère
Atmosphère de Mars Histoire géologique de l'oxygène
Ciel Hydrosphère
Circulation atmosphérique Lithosphère
Climatologie Pression atmosphérique
Cryosphère

Liens externes

Ressource relative à la musique : MusicBrainz ([Link]


170-4e5a-8950-3fdd0a6704f2)
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Encyclopédie de
l'Ukraine moderne ([Link] · Gran Enciclopèdia
Catalana ([Link] · Store norske leksikon (htt
ps://[Link]/atmosf%C3%A6ren)
Notices d'autorité : GND ([Link] ·
Tchéquie ([Link]
Site explicatif et vidéo ([Link] sur
[Link].
Qu'est-ce que l'atmosphère ? ([Link]
_multimedia/questce_que_latmosphere_&s=7&rs=13&uid=115&lg=fr&pg=2), une
animation de la Fondation polaire internationale, sur [Link].

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