Composition et caractéristiques de l'atmosphère terrestre
Composition et caractéristiques de l'atmosphère terrestre
La littérature scientifique fait mention d'autres définitions Vapeur d'eau de < 0,5 % à ~ 5 %
(H2O) (très variable)
de la limite de l'atmosphère terrestre selon différents
paramètres. Par exemple, 31 km : seuil en dessous duquel
se trouve 99 % de la masse de l'atmosphère ; 80 km : base de l'ionosphère ; 1 000 km : limite à partir de
laquelle la densité des gaz n'est plus distinguable de celle issue des vents solaires ; 50 000 km : limite de
5, 4
l'exosphère .
La ligne de Kármán, à 100 km, est considérée comme la frontière entre l'atmosphère et l'espace par la
6
Fédération aéronautique internationale .
L'altitude de 120 km marque la limite où les effets atmosphériques deviennent notables durant la rentrée
7
atmosphérique de tout objet solide de taille notable . Cette valeur est plus élevée pour des objets à forte
traînée de grande taille (décélérateur supersonique) ou de très petite taille (étoile filante).
La limite entre l'atmosphère terrestre et l'atmosphère solaire n'est pas définie précisément : la limite externe
de l'atmosphère correspond à la distance où les molécules de gaz atmosphérique ne subissent presque plus
l'attraction terrestre et les interactions de son champ magnétique. Ces conditions se vérifient à une altitude
qui varie avec la latitude - environ 60 km au-dessus de l'équateur, et 30 km au-dessus des pôles. Ces valeurs
ne sont toutefois qu'indicatives : le champ magnétique terrestre, en effet, est continuellement déformé par le
vent solaire. L'épaisseur de l'atmosphère varie donc notablement. En outre, comme l'eau des océans,
l'atmosphère subit l'influence de la rotation du système Terre-Lune [pas clair] et les interférences
gravitationnelles de la Lune et du Soleil. Comme les molécules de gaz, plus légères et moins liées entre elles
que les molécules de l'eau de mer, ont de grandes possibilités de mouvement, les marées atmosphériques
sont des phénomènes beaucoup plus considérables que les marées océaniques.
La plus grande partie de la masse atmosphérique est proche de la surface : l'air se raréfie en altitude et la
pression diminue ; celle-ci peut être mesurée au moyen d'un altimètre ou d'un baromètre.
L'atmosphère est responsable d'un effet de serre qui réchauffe la surface de la Terre. Sans elle, la
température moyenne sur Terre serait de −18 °C, contre 15 °C actuellement. Cet effet de serre découle des
propriétés des gaz vis-à-vis des ondes électromagnétiques.
1
420 ppmv (0,042 0 %)
(valeur qui croît de
8
~2,4 ppmv par an ),
soit 638 ppmm
Dioxyde de
carbone (en mai 2023), sachant que
(CO2) la masse molaire du
dioxyde de carbone est de
44,009 5 g/mol.
Vapeur de < 1 % à ~5 %
d'eau (H2O) (très variable)
D'autres éléments d'origine naturelle sont présents en plus faible quantité, dont la poussière (apportées par
exemple par la Couche d'air saharien), le pollen et les spores ainsi que des virus, bactéries. De très
nombreux aérosols d'origine naturelle ou anthropique sont aussi présents dans l'air, ainsi que des polluants.
Ce sont notamment le CO (contrairement à une idée reçue, le CO2 n'est pas un polluant de l'air mais un gaz
9
à effet de serre qui a peu d'effet direct sur la santé ), les matières particulaires, les oxydes d'azote, le chlore
(élémentaire ou surtout composés), le fluor (composés), le mercure et le soufre (en composé tel que le SO2).
Les régions agricoles sont aussi sources de méthane (fermentation des lisiers, rizières), de pesticides (plus ou
moins solubles dans l'air ou dans l'humidité de l'air selon leur tension de vapeur), d'azote (issu des engrais).
Fusées et avions polluent aussi l'atmosphère par la combustion de leur carburant.
Des concentrations supérieures à l'actuelle ont certainement existé il y a environ cinquante millions
11
d'années ; cependant, d'après ce qui a pu être déterminé, la variation annuelle n'a jamais dans l'histoire
récente atteint le niveau actuel.
En mai 2013, l'observatoire du Mauna Loa à Hawaï annonce que la teneur atmosphérique en CO2 a
12 11
franchi, sur ce site, le cap symbolique des 400 ppm (400,03 ppm de moyenne relevé le 9 mai 2013 ),
niveau le plus élevé depuis 55 ans de mesures en ce lieu et certainement depuis deux à trois millions
13 11 10 14
13, 11, 10 14
d'années , c'est-à-dire depuis le Pliocène . Il est important de noter que des concentrations
supérieures ont déjà été mesurées par le passé, mais en d'autres lieux, par exemple en avril 2012, au
Canada, en Norvège (début 2013), en Équateur et aux îles Canaries, ainsi que par les mesures
indépendantes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) (en Arctique en 2012 par
10
exemple ) et du Scripps Institution of Oceanography (seuil aussi franchi le 10 mai 2013 pour ces deux
11
derniers ). Les spécialistes estiment que l'hémisphère sud devrait franchir ce cap symbolique courant 2014,
différence de quelques mois qui serait en partie liée au fait que les gaz à effet de serre sont majoritairement
10
émis au nord de l'équateur . Par ailleurs, à cause des fluctuations saisonnières principalement dues à la
15
végétation, des pics sont atteints en mai et en automne alors que le niveau diminue légèrement en été ; en
conséquence, le niveau annuel moyen actuel reste légèrement en deçà de ce seuil symbolique, autour de
396 ppm (taux moyen entre septembre 2012 et septembre 2013, période durant laquelle le niveau a varié
16 11
entre 391 et 400 ppm) , mais le seuil devrait être franchi à toute date de l'année entre 2015 et 2016 .
11
Aucun niveau inférieur à 350 ppm n'a été mesuré à Hawaï depuis octobre 1988 .
17
La fraction molaire en dioxyde de carbone s'élève, en janvier 2017, à 0,040 0 %, soit 404 ppm alors
18
qu'en 1998, elle n'était que de 345 ppm .
Pliocène (−5 à −3 millions d'années) : 415 ppm [réf. souhaitée], 350 à 450 ppm (moyenne de
15
400 ppm)
11
Stage 11 (−400 000 ans) : 290 ppm
avant la révolution industrielle (avant le xixe siècle) : 280 ppm [réf. souhaitée]
11
1958 : 315 ppm
1974 : 330 ppm [réf. souhaitée]
2001 : 370 ppm [réf. souhaitée]
11
juin 2005 : 382 ppm
19
2013 : 395 ppm
2015 : 400 ppm
2020 : 415 ppm
De bas en haut :
la troposphère
la température décroît avec l'altitude (de la surface du globe à 8-15 km d'altitude) ;
l'épaisseur de cette couche varie entre 13 et 16 km à l'équateur, mais entre 7 et 8 km aux
pôles. Elle contient 80 à 90 % de la masse totale de l'air et la quasi-totalité de la vapeur
20
d'eau . C'est la couche où se produisent les phénomènes météorologiques (nuages,
pluies, etc.) et les mouvements atmosphériques horizontaux et verticaux (convection
thermique, vents) ;
la stratosphère
la température croît avec l'altitude jusqu'à 0 °C (de 8 à 15 km d'altitude à 50 km d'altitude) ;
elle abrite une bonne partie de la couche d'ozone ;
la mésosphère
la température décroît
avec l'altitude (de
50 km d'altitude à
80 km d'altitude)
jusqu'à −80 °C ;
la thermosphère
la température croît
avec l'altitude (de
80 km d'altitude à de
350 à 800 km
d'altitude) ;
l'exosphère
de 350 à 800 km
d'altitude à 50 000 km
d'altitude.
Troposphère
La troposphère (du mot grec
τρέπω signifiant
« changement ») est la partie la
plus basse de l'atmosphère ; elle
commence à la surface et s'étend
entre 7 et 8 km aux pôles et de Note 3
Profil vertical de la température dans les couches de l'atmosphère .
13 à 16 km à l'équateur, avec des
variations dues aux conditions
climatiques. Le mélange vertical de la troposphère est assuré par le réchauffement solaire. Ce réchauffement
rend l'air moins dense, ce qui le fait remonter. Quand l'air monte, la pression au-dessus de lui décroît, par
conséquent, il s'étend, s'opposant à la pression de l'air environnant. Or, pour s'étendre, de l'énergie est
nécessaire, donc la température et la masse de l'air décroissent. Comme la température diminue, la vapeur
d'eau dans la masse d'air peut se condenser ou se solidifier, relâchant la chaleur latente permettant une
nouvelle élévation de la masse d'air. Ce processus détermine le gradient maximal de baisse de la température
avec l'altitude, appelé gradient thermique adiabatique. La troposphère contient grossièrement 80 % de la
masse totale de l'atmosphère. 50 % de la masse de l'atmosphère se trouvent en dessous d'environ 5,5 km
d'altitude.
À noter que la partie la plus basse de la Troposphère est aussi appelée Peplos. Cette couche qui trouve sa
limite vers 3 km est aussi qualifiée de couche sale en raison de son taux d'impureté très important (aérosol
ou nucléus) qui sont des noyaux auxquels viennent se former les gouttes d'eau dans le cas d'un air ayant
atteint 100 % d'humidité relative. Cette couche se termine par la péplopause. La présence de cette couche
sale explique la quasi-absence d'air sur-saturé dans la couche supérieure de la troposphère.
Tropopause
La tropopause est la frontière entre la troposphère et la stratosphère.
Couche d'ozone
Bien que faisant partie de la stratosphère, la couche d'ozone est considérée comme une couche en soi parce
que sa composition chimique et physique est différente de celle de la stratosphère. L'ozone (O3) de la
stratosphère terrestre est créé par les ultraviolets frappant les molécules de dioxygène (O2), les séparant en
deux atomes distincts ; ce dernier se combine ensuite avec une molécule de
dioxygène (O2) pour former l'ozone (O3). L'O3 est instable (bien que, dans
la stratosphère, sa durée de vie est plus longue) et quand les ultraviolets le
frappent, ils le séparent en O2 et en O. Ce processus continu s'appelle le
cycle ozone-oxygène. Il se produit dans la couche d'ozone, une région
comprise entre 10 et 50 km au-dessus de la surface. Près de 90 % de l'ozone
de l'atmosphère se trouve dans la stratosphère. Les concentrations d'ozone
sont plus élevées entre 20 et 40 km d'altitude, où elle est de 2 à 8 ppm.
Stratosphère
La stratosphère s'étend de la tropopause, entre 7 et 17 km et environ 50 km.
La température y augmente avec l'altitude. La stratosphère contient la
majeure partie de la couche d'ozone.
Stratopause
La stratopause est la limite entre la stratosphère et la
mésosphère. Elle se situe vers 50 à 55 km d'altitude. La
pression représente environ 1⁄1000 de la pression
atmosphérique au niveau de la mer.
Mésosphère
La mésosphère (du mot grec μέσος signifiant « milieu ») s'étend de 50 km à
environ 80 à 85 km. La température décroît à nouveau avec l'altitude,
atteignant −100 °C (173,1 K) dans la haute mésosphère. C'est dans la
mésosphère que la plupart des météoroïdes se consument en entrant dans
l'atmosphère. C'est aussi cette même couche qui peut dévier les bolides
rasants et affecter leurs caractéristiques (masse, orbite) comme cela a été
observé lors de l'évènement du 13 octobre 1990.
Mésopause
La température minimale se rencontre à la mésopause,
frontière entre la mésosphère et la thermosphère. C'est le lieu
le plus froid de la Terre, avec une température de −100 °C
(173,1 K).
Thermosphère
La thermosphère est la couche atmosphérique commençant vers 80 à 85 km
et allant jusqu'à 640 km d'altitude, la température y augmente avec l'altitude.
Bien que la température puisse atteindre les 1 500 °C, un individu ne la
ressentirait pas à cause de la très faible pression. La station spatiale
internationale orbite dans cette couche à une altitude maintenue autour de
21
350 à 400 km. Comme description moyenne le modèle MSIS-86 est
recommandé par le Committee on Space Research.
Thermopause
La thermopause est la limite supérieure de la thermosphère.
Elle varie entre 500 et 1 000 km d'altitude.
Ionosphère
L'ionosphère, la partie de l'atmosphère ionisée par les radiations solaires,
s'étire de 60 à 800 km et se constitue de trois couches :
Exosphère
Pression et épaisseur
La pression atmosphérique moyenne, au niveau de la mer, est de
1 013,25 hectopascals ; la masse atmosphérique totale est de
22
5,148 × 1018 kg .
inférieur à l'unité standardisée officielle de 1 atm représentant 1 013,25 hPa, ce qui correspond à la pression
moyenne, non pas au niveau de la mer seul, mais à la base de l'atmosphère à partir de l'élévation moyenne
du sol terrestre et du niveau de la mer.
Si la densité de l'atmosphère restait constante avec l'altitude, l'atmosphère se terminerait brusquement vers
7,81 km d'altitude. La densité décroît avec l'altitude, ayant déjà diminué de 50 % dès 5,6 km. En
comparaison, la plus haute montagne, l'Everest, atteint les 8,8 km d'altitude, donc l'air est moins de 50 %
moins dense à son sommet qu'au niveau de la mer.
Cette chute de pression est presque exponentielle, ainsi la pression diminue de moitié environ tous les
5,6 km et de 63,2 % tous les 7,64 km (hauteur d'échelle moyenne de
l'atmosphère terrestre en dessous de 70 km). Même dans l'exosphère, l'atmosphère est encore présente,
comme on peut le constater par la traînée subie par les satellites.
Les équations de pression par altitude peuvent être utilisées afin d'estimer l'épaisseur de l'atmosphère. Les
23
données suivantes sont données pour référence :
Densité et masse
La masse volumique de l'air au niveau de la mer est d'environ
1,2 kg/m3 (1,2 g/L). Les variations naturelles de la pression
atmosphérique se produisent à chaque altitude et à chaque
changement de temps. Ces variations sont relativement faibles dans
les altitudes habitées, mais elles deviennent plus prononcées dans
l'atmosphère supérieure puis dans l'espace à cause des variations
des radiations solaires.
Température et masse volumique par
La densité atmosphérique décroît avec l'altitude. Cette variation rapport à l'altitude d'après le modèle
peut être modélisée par la formule du nivellement barométrique. d'atmosphère standardisé
Des modèles plus sophistiqués sont utilisés par les météorologues et NRLMSISE-00.
les agences spatiales pour prédire le temps et l'abaissement
progressif de l'orbite des satellites.
D'après le National Center for Atmospheric Research, la « masse totale de l'atmosphère est de
5,148 0 × 1018 kg avec une variation annuelle due à la vapeur d'eau de 1,2 à 1,5 × 1015 kg en fonction de
l'utilisation des données sur la pression de surface et la vapeur d'eau. La masse moyenne de la vapeur d'eau
24
est estimée à 1,27 × 1016 kg et la masse de l'air sec est de (5,135 2 ± 0,000 3) × 1018 kg » . Les nuages
(liquides parfois solides) ne sont pas pris en compte dans la masse moyenne de la vapeur d'eau.
Opacité
Les radiations solaires (ou rayonnement solaire) correspondent à l'énergie que reçoit la Terre du Soleil. La
Terre réémet aussi des radiations vers l'espace, mais sur des longueurs d'onde plus importantes invisibles à
l'œil humain. Suivant les conditions, l'atmosphère peut empêcher les radiations d'entrer dans l'atmosphère
ou d'en sortir. Parmi les exemples les plus importants de ces effets il y a les nuages et l'effet de serre.
Absorption optique
L'absorption optique est une autre propriété importante de l'atmosphère. Différentes molécules absorbent
différentes longueurs d'onde de radiations. Par exemple, l'O2 et l'O3 absorbent presque toutes les longueurs
d'onde inférieures à 300 nanomètres. L'eau (H2O) absorbe la plupart des longueurs d'onde au-dessus de
700 nm, mais cela dépend de la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Quand une molécule absorbe
un photon, cela accroît son énergie.
Quand les spectres d'absorption des gaz de l'atmosphère sont combinés, il reste des « fenêtres » de faible
opacité, autorisant le passage de certaines bandes lumineuses. La fenêtre optique va d'environ 300 nm
(ultraviolet-C) jusqu'aux longueurs d'onde que les humains peuvent voir, la lumière visible (communément
appelé lumière), à environ 400–700 nm et continue jusqu'aux infrarouges vers environ 1 100 nm. Il y a
aussi des fenêtres atmosphériques et radios qui transmettent certaines ondes infrarouges et radio sur des
longueurs d'onde plus importantes. Par exemple, la fenêtre radio s'étend sur des longueurs d'onde allant de
un centimètre à environ onze mètres. Le graphe ci-dessus représente 1-T (exprimé en %) (où T est la
transmittance). [réf. nécessaire]
Émission
L'émission est l'opposé de l'absorption, quand un objet émet des radiations. Les objets tendent à émettre
certaines quantités de longueurs d'onde suivant les courbes d'émission de leur « corps noir », par
conséquent des objets plus chauds tendent à émettre plus de radiations sur des longueurs d'onde plus
courtes. Les objets froids émettent moins de radiations sur des longueurs d'onde plus longues. Par exemple,
le Soleil est approximativement à 6 000 K (5 730 °C), ses pics de radiation approchent les 500 nm et sont
visibles par l'œil humain. La Terre est approximativement à 290 K (17 °C), par conséquent ses pics de
radiations approchent les 10 000 nm (10 µm), ce qui est trop long pour que l'œil humain ne les perçoive.
À cause de sa température, l'atmosphère émet des radiations infrarouges. Par exemple, lors des nuits où le
ciel est dégagé la surface de la Terre se rafraîchit plus rapidement que les nuits où le ciel est couvert. Ceci
est dû au fait que les nuages (H2O) sont d'importants absorbeurs et émetteurs de radiations infrarouges.
L'effet de serre est directement lié à l'absorption et à l'émission. Certains composants chimiques de
l'atmosphère absorbent et émettent des radiations infrarouges, mais n'interagissent pas avec la lumière
visible. Des exemples communs de ces composants sont le CO2 et l'H2O). S'il y a trop de ces gaz à effet de
serre, la lumière du soleil chauffe la surface de la Terre, mais les gaz bloquent les radiations infrarouges lors
de leur renvoi vers l'espace. Ce déséquilibre fait que la Terre se réchauffe, entrainant ainsi des changements
climatiques.
Circulation
La circulation atmosphérique est le mouvement à l'échelle planétaire
de la couche d'air entourant la Terre qui redistribue la chaleur
provenant du Soleil en conjonction avec la circulation océanique.
En effet, comme la Terre est un sphéroïde, la radiation solaire
incidente au sol varie entre un maximum aux régions faisant face
directement au Soleil, situé selon les saisons plus ou moins loin de
l'équateur, et un minimum à celles très inclinées par rapport à ce
dernier proches des Pôles. La radiation réémise par le sol est liée à
la quantité d'énergie reçue. Cellules de circulation simplifiées.
Phénomènes optiques
La composition de l'atmosphère terrestre la rend relativement transparente aux rayonnements
électromagnétiques dans le domaine du spectre visible. Elle est cependant relativement opaque aux
rayonnements infrarouges émis par le sol, ce qui est à l'origine de l'effet de serre. Il s'y produit aussi
différents phénomènes optiques causés par des variations continues ou non de l'indice de réfraction du
milieu de propagation des ondes électromagnétiques.
Parmi ces phénomènes, les plus notables sont les arcs-en-ciel et les mirages.
La couleur du ciel diurne, quant à elle, est due à la variation de la diffusion du rayonnement solaire en
fonction de la longueur d'onde. Des couleurs inhabituelles s'observent cependant lors des aurores polaires
(aurores boréales ou australes), qui résultent de l'interaction entre les particules du vent solaire et la haute
atmosphère.
Évolution
Historique
Les premières mesures de l'atmosphère se sont déroulées au sol, en plaine puis au sommet des montagnes.
25
Le 19 septembre 1648, le beau-frère de Blaise Pascal, Florin Périer , constate au Puy de Dôme que la
26
pression atmosphérique diminue avec l'altitude prouvant ainsi la pesanteur de l'air .
Au xixe siècle, le progrès scientifique permet de faire des mesures depuis des ballons puis des ballons-
sondes permettant de découvrir l'existence de la stratosphère en 1899.
Notes et références
Notes
1. L'« espace » est généralement considéré comme atteint à partir de 100 km (ligne de
Kármán). En incluant l'exosphère, la limite supérieure atteint 50 000 km.
2. Source des données :
Dioxyde de carbone : (en) NASA - Earth Fact Sheet ([Link]
sheet/[Link]), janvier 2007.
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(en) IPCC Third Assessment Report Climate Change 2001 ([Link]
tar/wg1/[Link]) by GRID-Arendal in 2003.
Le total de la NASA a été de 17 ppmv sur 100 %, et le CO2 a augmenté ici de 15 ppmv.
Pour normaliser, N2 devrait être réduit de 25 ppmv et O2 de 7 ppmv.
3. Ce profil vertical correspond aux températures annuelles moyennes (en °C) qui varient en
fonction de l'altitude (en km)
Références
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septembre 2023).
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ov/ccgg/trends/gl_gr.html) », sur Global Monitoring Laboratory, National Oceanic and
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9. L'un des parcs les moins polluants d'Europe ([Link]
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10. Lancement réussi de la sonde Genesis ([Link]
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11. Milestone: Earth’s CO2 Level Passes 400 ppm ([Link]
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sur [Link].
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23. Lutgens et Tarbuck 1995, p. 14-17.
24. (en) Kevin E. Trenberth et Lesley Smith, « The Mass of the Atmosphere: A Constraint on
Global Analyses », Journal of Climate, vol. 18, no 6,15 mars 2005, p. 864–875 (ISSN 0894-
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lire en ligne ([Link] consulté le
19 septembre 2022)
25. Chronologie: Florin Périer Biographie ([Link]
n+P%C3%[Link]), sur [Link], consulté le 10 mai 2019
26. Pascal 1648.
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
Atmosphère terrestre ([Link]
[Link]/wiki/Category:Earth%27s_at
mosphere?uselang=fr), sur Wikimedia
Commons
atmosphère, sur le Wiktionnaire
Filmographie
À la découverte de l'atmosphère terrestre, film de Herb Saperstone, Jeulin, Évreux, 2006,
35 min (DVD et brochure)
Articles connexes
Aérosol Cycle biogéochimique
Air Hautes couches de l'atmosphère
Atmosphère de Mars Histoire géologique de l'oxygène
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Circulation atmosphérique Lithosphère
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Liens externes