TATION DÉTAILLÉE
PRÉSEN
introduction
Le 11 mars 2024, j’ai observé un cours de français langue étrangère donné à l’école communale fondamentale de la Cité Parc à Marcinelle. La
leçon portait sur une révision de vocabulaire.
Aucune classe n’est dédiée au DASPA alors ces cours se déroulent dans le réfectoire pour les élèves de primaire. Dans cet espace, une partie est
aménagée pour le cours avec un tableau noir et des tables rassemblées devant.
début du cours
Les élèves s’installent en même temps que madame Lenel installe aussi ses affaires. Une fois que tout le monde est prêt, elle leur explique le
programme du cours, c’est-à-dire qu’ils vont revoir du vocabulaire.
Elle leur indique que s’ils ont revu tout le vocabulaire prévu aujourd’hui, la leçon se termine par un UNO pour leur faire plaisir. Les élèves
sont donc très motivés.
L’enseignante attire aussi l’attention des élèves sur les deux plus jeunes qui ont rejoint le groupe. Elle leur indique qu’ils sont temporairement
dans leur groupe parce qu’ils ne parlent pas français. Alors elle les prend à chaque cours pour qu’ils se familiarisent un maximum avec la langue.
Chaque élève salue les nouveaux qui les saluent en retour.
Etape 1 : lancer l’activité
Au début de l’activité, madame Lenel montre chacune des cartes aux élèves. Elle attend qu’un d’entre-eux se souvienne du nom de
l’image dévoilée. Si aucun élève ne se souvient, elle le prononce et le montre s’il renvoie à un objet visible (ex. le tableau). Les élèves doivent
le répéter d’abord tous ensemble puis chacun à leur tour.
Toutes les catégories prévues pour aujourd’hui sont passée en revue. L’enseignante demande aux élèves de citer la catégorie quand elle
tend la première carte. Par exemple : elle tire une carte avec une robe, la catégorie annoncée est les vêtements.
Etape 2 : La révision
Une fois que tout le vocabulaire a été revu une première fois, madame Lenel choisit une catégorie pour commencer la révision. Elle place les
autres sur le banc à côté pour qu’aucun élève ne soit tenter d’y chipoter. Elle dispose les cartes retournées, c’est-à-dire que les
élèves ne voient pas les images sans piocher la carte.
Chacun à leur tour, les apprenants piochent une carte. Ils la montrent aux autres et disent le mot associé à l’image. Pour conserver un
certain rythme, l’ordre de passage suit le sens horloger. Ce déroulement est le même pour chaque catégories. Et celles-ci sont vues
individuellement.
Etape 3 : l’augmentation de l’intensité
Quand toutes les catégories ont été vues une à une, madame Lenel augmente d’un cran la difficulté en les mélangeant
toutes. Pour cela, elle choisit au moins 5 cartes par catégories.
Chaque élève pioche une carte, la montre aux autres, énonce le mot et garde la carte. S’il ne se souvient pas du mot ou se trompe, il repose la
carte. Le sens horloger s’inverse quand on arrive au bout, cela se fait jusqu’à ce que plus aucune carte ne soit au milieu. Madame
Lenel recommence plusieurs fois pour que toutes les cartes soient revues.
Le niveau sonore augmente d’un cran à cause de l’engouement du jeu. Alors la professeure leur signale que c’est trop fort : “Moins fort, il
n’y a pas besoin de crier pour ce jeu”.
CONCLUSION
La pédagogie est traditionnelle. La professeure est la figure d’autorité. Elle annonce l’ordre de passage, elle corrige la prononciation. Le
savoir vient d’elle. Si un élève ne sait pas le mot, elle le révèle.
La méthode est socio-constructiviste. L’élève est au centre du processus. On part de ces savoirs pour savoir sur quoi insister ou quoi
survoler. Les échanges avec les professeurs, en répétant après lui, en étant corriger dans la prononciation, amènent les élèves à acquérir
le savoir.
PRÉOCCUPATION : L’ATMOSPHÈRE
L’atmosphère se veut légère et accueillante. Alors le jeu aide à installer cette légèreté puisque les élèves ont revu du vocabulaire sans avoir eu
l’impression réellement d’étudier. Pour le côté accueillant, les tours de parole ont permis à chacun de pouvoir s’exprimer, d’être écouté et
corriger par la professeure. Aussi, les deux élèves plus jeunes ont pu participer avec les plus grands, à leur niveau. Ils échangeaient tous
ensembles sans problème.