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Guide Complet sur le Choléra : Symptômes, Diagnostic et Traitement

Le document définit le choléra et décrit ses caractéristiques épidémiologiques, cliniques et son traitement. Le choléra est une maladie infectieuse diarrhéique d'origine bactérienne transmise par voie digestive causée par la bactérie Vibrio cholerae. Le traitement repose sur la réhydratation par voie intraveineuse puis orale.

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Guide Complet sur le Choléra : Symptômes, Diagnostic et Traitement

Le document définit le choléra et décrit ses caractéristiques épidémiologiques, cliniques et son traitement. Le choléra est une maladie infectieuse diarrhéique d'origine bactérienne transmise par voie digestive causée par la bactérie Vibrio cholerae. Le traitement repose sur la réhydratation par voie intraveineuse puis orale.

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Choléra

Objectifs :
1. Définir le choléra
2. Connaitre les signes cliniques du choléra
3. Enumérer les complications du choléra
4. Décrire le diagnostic biologique du choléra
4. Conduite à tenir devant un cas de choléra
I- Définition :
Le choléra est une maladie infectieuse diarrhéique à caractère épidémique, d’origine
bactérienne, transmise par voie digestive.
C’est une maladie du péril fécal par excellence. C’est également une véritable urgence en
santé publique. Le choléra est le compagnon privilégié des catastrophes naturelles et
dessituations de conflits avec déplacements massifs de populations.
II. Epidémiologie
Le choléra est le compagnon privilégié des catastrophes naturelles et des situations de conflits
avec déplacements massifs de populations. Il peut cependant survenir dans un contexte de
stabilité politique et en l’absence de toute calamité naturelle, lorsque les conditions
socioéconomiques des populations sont favorables à son développement.
Il y a chaque année 1,3 à 4 millions de cas de choléra et 21 000 à 143 000 décès dans le
monde (OMS).
1. Etiologie
La bactérie responsable du choléra est Vibrio cholerae. C’est un bacille à Gram négatif,
incurvés, aérobie-anaérobie facultatif, mobile. Parmi toutes les souches de Vibrio cholerae,
seules celles fabriquant une toxine peuvent donner le choléra : ce sont les vibrions
cholériques.
Le vibrion responsable de la 7ème pandémie est Vibrio choleraeO1, biotype El Tor, sérotypes
Ogawa et Inaba, Le réservoir est environnemental en période inter-épidémique, et
essentiellement humain en période épidémique. Le milieu hydrique est un réservoir de germes
pathogènes (ex : eaux saumâtres des estuaires des grands fleuves d’Asie). Le réservoir humain
entre en jeu en cas d’épidémie et explique la rapidité de la dissémination de la maladie. Ce
réservoir comprend les malades, les cadavres de sujets morts de choléra, les porteurs [Link]
vibrions sont éliminés par les malades dans les vomissements et dans les selles, par les
cadavres (encore plus dangereux), par les sujets en incubation ou en convalescence et enfin

1
par les porteurs asymptomatiques ou porteurs sains (1 ml de liquide cholérique contient 108
vibrions).
2. Mode de contamination
La transmission est hydrique ou interhumaine : eaux polluées, produits marins contaminés,
fruits et légumes arrosés, mains sales (toilette et transport des cadavres, repas).
La voie de contamination est essentiellement digestive : il s’agit une transmission féco-orale.
La contamination directe se fait par contact direct avec le malade ou le cadavre (par les
déjections ou liquides riches en vibrions).
La contamination indirecte se fait par consommation d’eau contaminée par les matières
fécales, les fruits de mer, poissons contaminés, et d’aliments souillés et mal cuits.
2. Les facteurs favorisant la contamination sont :
Les conditions socio-économiques défavorables (la pauvreté, la promiscuité, la dégradation
des conditions d'hygiène, les problèmes d'assainissement et d'accès à l'eau potable), les
guerres, les catastrophes naturelles, la famine, les pluies (inondations), les grands
rassemblements(pèlerinages, fêtes, rites, coutumes…).
III. Physiopathologie
1. Le choléra est une diarrhée « toxique » due à l’élaboration par le vibrion d’une toxine, le
choléragène,
2. Le vibrion ne pénètre pas à l’intérieur de la muqueuse intestinale qui reste donc
anatomiquement intacte.
3. Le glucose stimule l’absorption d’eau et de sel par un mécanisme indépendant de
l’AMPcyclique (activé par l’adénylcyclase et le choléragène) qui est donc conservé
IV. Clinique
1. Le tableau clinique évocateurdu choléra
En cas d’infestation par Vibrio cholera seulement 10% manifeste la forme typique.
- Incubation: silencieuse est brève de 2 à 4 jours, voire quelques heures en période
d’épidémie.
- Invasion : début brutal, sans prodrome, volontiers nocturne chez un sujet en bonne santé. Il
est marqué par une tension épigastrique, des gargouillements, une angoisse, immédiatement
suivis d’une évacuation intestinale abondante normale, puis diarrhéique, accompagnées de
vomissements alimentaires puis bilieux les accompagnent.
- Phase d’état : le syndrome cholérique
Le syndrome «cholérique» est caractérisé par la survenue brutale d’une diarrhée aqueuse
«eau de riz»,afécale, incolore, d’odeur fade, sans glaire ni sang, avec des vomissements

2
abondants «en jet», entraînant une déshydratation rapide et sévère réalisant la triade «diarrhée
aqueuse, vomissements, déshydratation».
Le malade est apyrétique et présente des crampes abdominales (qui seraient plus fréquentes
avec (le Vibrio cholerae O 139). Cette forme classique (dite encore historique) évolue en 3
phases :
- phase liquidienne,
- phase de collapsus ou d’algidité (déshydratation, pouls imprenable, tension artérielle
effondrée, température inférieure ou égale à 36°C, anurie),
- phase évolutive avec une amélioration spectaculaire sous réhydratation ou décès si le
malade n’est pas réhydraté.
Le nombre d’émission de selles est de l’ordre de 10 à 50 et plus par jour (4 à 20 litres
deliquides de perte).
Dans cette forme classique, le malade non traité meurt en 48 à 72 heures, dans un tableau de
collapsus complètement vidé de tous ses liquides.
2. D'autres formes cliniques sont décrites
- cholérine : forme bénigne, fréquente, avec 2 à 3 selles liquides «eau de riz»,
- choléra sec avec collapsus cardio-vasculaire brutal, inaugural,
- diarrhées dysentériformes dans environ 5% des cas,
- formes compliquées : insuffisance rénale aiguë; hypokaliémie avec faiblesse musculaire,
paralysies,
Anomalies électrocardiographiques; surinfections en particulier pulmonaires.
3. Aspects particuliers en cas de co-infections
- la co-infection avec un autre agent entéropathogène aggrave la clinique chez le cholérique :
le risquede faire une forme grave est multiplié par deux,
- l’infection préalable par Helicobacter pylori favorise les formes graves de choléra : le V.
cholerae est très sensible à l’hypochlorhydrie gastrique,
- le risque de létalité par choléra est plus élevé en cas d’infection à VIH/Sida.
V. Diagnostic Biologique : Examen bactériologique des selles:
- Examen microscopique après coloration de Gram : montre des bacilles à Gram
négatif en virgule, très mobiles.
- Le diagnostic de certitude repose sur la coproculture (selles, écouvillonnage
rectal): Isolement et identification des souches
- Bandelettes réactive

3
- PCR
VI. Traitement
1. Traitement curatif:
Il se fait dans un centre de traitement de choléra (CTC). Dès l’arrivée le malade est pesé et
mis sur un lit de cholérique (lit en bois ou lit picot creusé d’un trou en son milieu pour le
recueil immédiat des selles dans un seau gradué. De même, est mis en place un autre seau
gradué près de la tête du lit pour le recueil des vomissements.
Le traitement curatif repose essentiellement sur la réhydratation.
La réhydratation se fait en deux périodes:
- La période de réhydratation : par voie intraveineuse. Elle doit être réalisée dans les 3
premières heures.
La solution de réhydratation de référence est le Ringer lactate. A défaut, on peut combiner le
sérum salé isotonique au sérum bicarbonaté 14%.
- La période de maintien de l’équilibre : réhydratation par voie orale en compensation des
pertes au fur et à mesure qu’elles se produisent.
Le traitement antibiotique est secondaire: (doxycycline, ciprofloxacine,
érythromycine,Ceftriaxone)
2 . Traitement préventif
- Consommation de l’eau potable en tout lieu et en tout temps
- Eviter la restauration publique surtout en période épidémique
- Eviter le contact avec le malade, le convalescent, le cadavre
-Désinfection des selles de cholériques avec des solutions chlorées à 2%, mais aussi les
habits.
- Personnel de santé : port des gants et lavage des mains avant et après les soins,
- Approvisionnement en eau potable et hygiène alimentaire avant, pendant et après les
épidémies
- Surveillance épidémiologique et bactériologique de l’environnement (eaux fluviales,
lagunaires, rivières utilisées par la population).
- Le vaccin anticholérique classique n’est plus recommandé par l’OMS (car n’assure une
protection que pour une durée de 6 mois et ne protège seulement 50 à 60% des patients
vaccinés).

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