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Systèmes de preuve en droit comparé

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Systèmes de preuve en droit comparé

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Partie I :

CHAPITRE I :

Section 1- L’organisation juridique des règles de la preuve

Les règles de la preuve varient entre la liberté et la restriction dans les


recherche de la vérité en fonction du système adoptée, à cet égard, la
jurisprudence distingue trois types des systèmes de preuves au niveau des
droits comparés ; le système libre, le système de la preuve légale, et le système
De la preuve mixte.

Sous-section 1 : Le système de la preuve libre

Le système de la preuve libre, dite aussi système de" preuve morale" ou "
de libre conviction 1 ."

Ce système à accorder une double liberté à la faveur de juge ainsi qu’au


parties au litige.

D’abord, ce système a laissé aux parties dans le litige de prouver ses


allégations par n’importe qu’elle moyens et ne limité à des moyens spécifiques,
déterminer par la loi. Ensuite, ce système a donne aussi au juge une grande
latitude pour apprécies les éléments de preuves présentes par les parties et
pour déterminer leur valeur probante, autrement-dit le juge à une large
pouvoir d’appréciation ainsi qu’elle n’est pas restreinte à respecter la
hiérarchie prévue pour les modes de preuve.

Ce système a été adoptée par certains législations anciennes, ou souvent


le juge était en même temps le Roi. Cependant, il encore certaines législations
modernes qui ont reste adoptée ce système comme c’est le cas du droit anglo-

1
- Abderrahmane charkaoui, droit civil, partie 4 ; la preuve de l’obligation 2eme édition, 2022 imprimerie
almararif El-Jadida, p 13. ( en arabe)
saxons, du droit germanique et du droit de la suisse, ainsi qu’il a des juristes
musulmans qui ont pris ce système 2. Souvent on trouve ce système de preuve
en matière commercial3 en raison des caractéristiques de se domine (la
rapidité, la confiance et le crédits)

Ce système donc accorde au juge une certaine flexibilité pour rendre des
décisions qui tiennent compte de toutes les circonstances du cas. Cependant,
cette liberté est risquée d’entrainer une certaine subjectivité dans le processus
décisionnel, car le juge repose largement sur son appréciation personnelle, et
par conséquence l’hypothèse d’existence des décisions incohérents et
arbitraires existe. La raison pour laquelle certains législations s’oriente vers
l’adoption d’un autre système qui apparait plus fiable que ce dernier

Sous- section 2 : le système de la preuve légale

Au contraire de système de la preuve libre, ce système est basé sur le


principe de la légalité de la preuve. Elle détermine les moyens de preuves
susceptibles d’être fournie par les parties, ainsi que la force de chaque moyens
et les conditions de leur recevabilité. Les parties donc ne peuvent prouver ses
allégations que par les moyens que la loi la prévue

Ce système a été adopté souvent en matière pénale rend compte la


nature du domaine, ainsi qu’il a été adoptée par le courant de la jurisprudence
islamique4.

Comme on a déjà cité c’est la loi qui détermine la force de chaque moyen
de preuve, le juge dans ce système doit pris une position neutre et
n’intervient qu’à examiner les preuves présentées par les parties, ainsi que n’a

‫ دار النهضة العربية‬،‫ اثار االلتزام‬-‫ االثبات‬:‫ االلتزام بوجه عام‬،‫ الجزء الثاني‬،‫ الوسيط في شرح القانون المدني‬،‫ عبد الرزاق السنهوري‬- 2
.28 ‫ ص‬،1968
3
Article 334 du code de commerce
4
- abderrahmane charkaoui, opt cite, p 14.
pas le pouvoir d’apprécier les moyens il tenue de respecter la hiérarchie prévue
par la loi. Par exemple, si une personne prétend avoir une dette (10000 DHS)
envers une autre personne, il ne peut pas arriver à prouver l’existence de sa
dette par témoignage puisque la loi exige l’écrit

Cependant ce système n’est pas non plus exempté des critiques elle aussi ,
de fait qu’il arrive parfois qu’il difficile à apporter la preuve par ses moyens
déterminer par la loi5.

Pour cela certaines législations comme le Maroc ou encore la France


s’orienter vers un système mixte qui combine entre les avantages des deux
systèmes précédents

Sous-section3 : le système de la preuve mixte

C’est un système qui combine entre le système de la preuve libre et le


système de la preuve légale.

Adoptée par la plupart des législations modernes , en essayent de


dépasser les inconvénient de système de la preuve libre , vu la liberté qu’il
accord aux parties de prouvé par n’importe qu’elle moyens , ce qui peut
donner la possibilité d’imposer des obligations financière sans fondement en se
basent sur des fausse témoignage surtout à un époque où les valeurs et
l’éthique se sont érodées .ainsi que laisse au juge partial une marge de liberté
pour rend des décisions incohérents6. la raison pour laquelle se système à
limiter le rôle de juge est obligent de motivé ses décisions , et pour les parties il
exige l’écrit pour les actes qui portant sur une somme excédent dix mille
dirhams

5
- abderrahmane charkaoui, opt cite, p 15.
6
- khalid said, la preuve en contentieux civil 1eme édition 2014, imprimerie dar salam, p 16. ( en arabe)
En revanche ses législations essayent encore de dépasser les
inconvénients de système de la preuve légal, en confiant au juge une certaine
marge de liberté en ce qui concerne l’appréciation de certains modes de
preuve.

Section : la nature des règles de la preuve

Les règles de la preuve ont une double nature, il y a les règles de fonds qui
déterminent les modes de preuve ainsi que la force de chacun d’elles, il y a les
règles de formes ou de procédure qui déterminent les procédures à suivre dans
la présentation de preuve devant le juge. La raison pour laquelle on va essayer
de distinguer entre les règles de preuve de fonds et celle de forme, avant
d’entamer la question de la place de ses règles, arrivent en fin à discuter la
question des règles de la preuve et sa relation avec l’ordre public.

Sous-section 1 : la distinction entre les moyens de preuve et les mesure


d’instruction

Le législateur marocain à règlementé les règles régissant la preuve en


deux place différents ; il traiter les moyens de preuve dans le DOC, et en code
de procédure civil le côté procédural de certains moyens de preuve ainsi que
des mesures d’instruction qui peuvent aussi considérer comme moyen de
preuve

En se référant au DOC, on trouve que l’article 404 stipule : « les moyens de


preuves reconnus par la loi sont :

1- L’aveu de la partie ;
2- La preuve littérale du écrite ;
3- La preuve testimoniale ;
4- La présomption ;
5- Le serment et le refus de le prêter. »

En revanche, le code de procédure civil à énuméré des mesures qui


peuvent aussi moyens de preuve,ainsi qu’il règlemente le coté procédurale
de certains moyens prévue par le DOC(l’audition des témoins et le
serment) .il a consacré dans le troisième chapitre du CPC (de l’article 55 à
l’article 102) , en intitulant « Des mesures d’instruction » . Ces mesures sont
les suivants :

1- L’expertise ;
2- Le visite des lieux ;
3- L’enquête ;
4- La vérification d’écriture et du faux incident.

En effet, ces mesures peuvent demander soit par les parties, ou l’une
d’elle seulement, soit d’ordonner d’office par le juge sans l’accord des
parties. Ainsi que le ministère public peut assister à la constations de ces
mesures7

Toutefois, il faut noter que les parties qui ont chargé de payer les frais de
ces mesures lorsqu’ils sont toutes d’accord sur sa demande, sinon c’est la
partie qu’il la demande qui paye les frais. S’il n’arrive pas à déposer les frais
dans le délai fixé par le juge, sa demande est rejeté.8

En effet, le législateur marocain donc à traiter les règles de fond de preuve


qui déterminent les procédés de preuve, et la force de ses procédés, ainsi que
la charge et l’objet de cette preuve dans le DOC et laissé les règles de preuve de
forme ( de procédure) au CPC.

Sous-section 2 : la place des règles de la preuve

7
Article 55 du code de procédure civil
8
Article 56 du code de procédure civil
La question de la place des règles de la preuve à une grande importance,
puisque les législations ne sont pas unanimes sur la place qu’on doit le
règlementer. A cette effet on va distinguer entre trois courants différents :

1- Première courant : les pays qui adopte ce courant à


réglementer les règles de preuve on deux place différent, comme c’est
les cas de droit français et du droit marocain, puisque le législateur a
règlementer les règles de fond de preuve dans le DOC, et les règles de
formes dans le CPC.
2- Deuxième courant : les payes qui adopte ce courant à
règlementer les règles de la preuve que ça soit de fond ou de forme dans
une seule place, à savoir le CPC, comme c’est le cas du droit de la suisse
qui règlemente les règles de preuves dans le CPC (de l’article 81 à 193) 9.
3- Troisième courant : les pays qui adopte ce courant à
règlementer les règles de la preuve dans lois indépendants souvent
appelée le code de la preuve , comme c’est le cas du droit égyptienne 10
ou du droit américain ou du droit anglaise11.

Sous-section 3 : les règles de la preuve et l’ordre public

En effet, les règles de preuve de forme sont les règles qui détermine les
procédures que les parties doivent suivre dans la présentation de la preuve
devant le juge, il concerne donc le fonctionnement de l’autorité judiciaire et
par conséquent les parties ne peuvent pas les déroger .il s’agit des règles qui
font partie à l’ordre public et donc les parties ne peuvent pas se les déroger
ou même les modifier.

9
- abderrahmane charkaoui , opt cet ; p 17 .
10
- Toutefois il faut signaler que l’Égypte n’a règlementer les règles dans code indépendant qu’après la
promulgation de la loi n°25 en 196
11
.19 ‫ ص‬،2012‫ مطبعة دار النشر‬،‫ أدلة االثبات في األنظمة المقارنة‬،‫ محمد نصر محمد‬-
Les règles de preuve de forme sont don des règle d’ordre public, cela
apparait claire ainsi que cette question ne soulève aucun débat au niveau de
la jurisprudence, le débat se pose sur les règles de preuve de fond, est ce
que font partie à l’ordre public ou non ?

En effet, la loi marocaine n’a donné aucune réponse express et claire sur
cette question, mais si en référant à l’ensemble des règles prévue dans le DOC
on trouve qu’il y a règles qui font partie à l’ordre public et d’autres ne font
pas12.

Ainsi parmi les règles qui fait partie à l’ordre public, on peut citer les
suivants :

 L’acte authentique fait pleine foi, même à l’égard des tiers et


jusqu’à inscription de faux, des faits et des conventions attestées par
l’officier public qui l’a rédigé, comme passés en sa présence 13
 Les actes sous seing privé font foi de leur date, à l’encontre
des tiers14
 La force probante des présomptions légal 15

En revanche, il existe des règles qui ne font pas partie à l’ordre public.
Comme la règles le cas de la règle concernant la charge de la preuve,
puisque même si le DOC à prévue explicitement que la charge de la preuve
incombe au demandeur rien n’interdit à ce que les parties partageant la
charge de la preuve entre eux.

Ainsi qu’au niveau des droits comparés, la jurisprudence égyptienne


estime que les règles de preuve de fond, ne font pas partie à l’ordre public,

12
- Abderrahmane echarkaoui, opt cet ; p 25.
13
- article 419 du DOC
14
- article 425 du DOC
15
- article 453 du DOC
puisqu’ils ont établies pour protéger les droits des parties, et n’affecte que
les intérêts des parties et ne s’étend pas aux intérêt public, il n’a donc aucun
problème si les parties arriver à les déroger 16. C’est ainsi que la cour de
cassation égyptienne, affirme dans un arrêt : « les règles de la preuve ne
font pas partie de l’ordre public, mais ils ont établi au seul bénéfice des
adversaires. Le fait que le recourant n’invoque pas l’irrecevabilité de preuve
par témoignage jusqu’à ce que le tribunal ait entendu tous les témoins est
considéré ultérieurement comme renonciation sur l’invocation de la
violation des règles établies pour la preuve17 »

Après qu’on aborder les règles de la preuve dans ce première chapitre, on


va essayer d’entamer la charge et l’objet de la preuve dans cette deuxième
chapitre

Chapitre 2 : l’objet et la charge de la preuve

Section 1 : l’objet de la preuve

En droit, il y aurait théoriquement deux éléments a établir ; la règle de


droit et la situation de fait .néanmoins le juge est censé étant connaitre le
droit18 , ainsi que les justiciables n’ont pas faire la preuve de la règle de droit ,
seul la preuve des fait leur incombe .

Ainsi, les faits à prouver doivent satisfait certaines conditions pour qu’il
soit acceptable comme objet de preuve

Sous-section 1 : les types d’objet de la preuve

16
- idriss Allaoui el Abdellaoui ; les moyens de preuve dans la législation civil marocain ; 1ére édition,
imprimeries français et marocain 1971, p 51.
17
- 51 ‫ ص‬،‫ م س‬،‫أورده ادريس العبدالوي‬-1944 ‫ يونيه‬1 ‫صادر في‬-‫حكم محكمة النقض المدنية‬
18
Suivant l’ancien adage latin « Juris novit curia »
En principe, l’objet de la preuve ne peut être qu’un fait matériel ou un
acte juridique. Cependant, il peut arriver parfois que l’objet de la preuve ça
peut être une règle de droit ou encore une coutume

Paragraphe 1 : la preuve des faits comme principe

Dans ce cadre on désigne par fait soit un acte juridique ou un acte


matériel

1- La preuve de fait matériel

D’abord on désigne par fait matériel ou juridique tout agissement ou


événement à laquelle la loi attache des effets de droit.

En effet même s’il n’a pas prévu expressément par la loi, la preuve des
fait matériel est libre, le principe c’est la liberté de la preuve. Autrement-dit
le demandeur peut prouver ses prétentions en ce qui concerne les faits
juridiques par n’importe qu’elle moyen. Ce principe se justifie par le fait que
dans la plupart des cas, on se trouve en présence de situation qui ne
comportaient pas normalement la possibilité que l’on puisse préconstitué
une preuve déterminer.19

Il s’agit fréquemment du cas de la responsabilité délictuelle, ou par


exemple une à causer préjudice à autrui, il fait recours au tribunal pour
demander réparation, il tenu de prouvé par n’importe quel moyen la faute
de cette personne ainsi que le résultat et le lien de causalité entre les deux.

2- La preuve d’acte juridique :

Un acte juridique est une manifestation de volonté destinée à produire


des effets de droit, qu’il s’agisse d’un acte émane de la volonté d’une seul

19
Khalid said, opt , p 19
partie (testament, donation…) ou émane de la volonté des deux parties ( vente,
location..)

Comme en matière de fait matériel ou juridique, la preuve est aussi libre


en ce qui concerne les actes juridiques sauf si la loi stipule le contraire, ainsi
que l’article 401 du DOC dispose : « aucune forme spéciale n’est requise pour la
preuve de l’obligation, si ce n’est le cas où la loi prescrit une forme
déterminée » il en résulte donc que la preuve est libre , sauf dans les cas où la
dispose autrement , comme le cas où la loi exige la preuve par écrit lorsque
l’acte porte sur une somme excédent dix mille dirhams 20

Nonobstant, cette règle de preuve par écrit ne joue pas à l’égard des actes
de commerce établie entre commerçant. Les actes établis entre partie
commerçant et partie civil l’écrit est exigé pour le commerçant cependant la
partie civile peut bénéficier de cette liberté cette l’acte est commercial pour lui.
Dans ce sens la cour d’appel à Rabat aura eu l’occasion d’affirmer dans un arrêt
qu’« il n’est pas permis à l’entrepreneur de construction de prouver par
témoignage à l’encontre du propriétaire du bâtiment avec lequel il a contracté
qu’il l’a autorisé ce dernier a effectuer des travaux supplémentaires qui
dépassent ce qui est indiqué dans le contrat , car même si le travail est
commerciale pour l’entrepreneur il ne l’est pas forcément pour le propriétaire
du bâtiment , pour qui le travail reste civil pour le propriétaire et il n’est pas
permis de l’attaquer par liberté de preuve … »21

Paragraphe 2 : la preuve de la règle de droit comme exception

20
Article 443 du DOC
21
Arrêt n°866, en 03/08/2011, dossier n°602/1202/2010 (non publié) cité par Khalid Saïd dans son ouvrage « la
preuve en contentieux civil », p 115
En dérogation des règles déjà citer le demandeur est tenu de preuve la
règle du droit dans des cas exceptionnels, comme le cas d’une loi étrangère ou
une règle coutumière

1- La preuve de la loi étrangère

La question de la preuve d’une loi étrangère se pose dans le cas d’un


conflit qui comporte un élément d’extranéité, autrement-dit en cas d’un
conflit des lois.

En effet, la doctrine juridique prévalent était que le juge n’est pas tenu
de prouver la loi étrangère et que la charge de la preuve incombe à la partie
qui demande son application pour cela on va arrêter dans ce point pour
distinguer entre deux choses. Le premier si de savoir que le juge est tenu
d’appliquer d’office les règles de la loi étrangère ou ne recourt règle de
rattachement que si les parties le demandent. Le second si de savoir est ce
que le juge est tenu de connaitre les règles de la loi étrangère ou ce sont les
parties qui doivent les apporter ?

Les règles de rattachement sont des règles juridiques que le juge est
tenu l’appliquer. Ainsi tout comme il est tenu d’appliquer la loi nationale
aux différents litiges comportent un élément d’extranéité, il se réfère aux
règles de rattachement pour déterminer la loi applicable. Ainsi que la loi
étrangère ne constitue pas un fait matériel pour le juge mais bien une règle
obligatoire. Aussi que le juge est tenu connaitre les règles de la loi
étrangère22, dans ce sens la cour de cassation français en 2015 affirme
qu’ «il incombe au juge français saisi d’une demande d’application d’un
droit étrangère , de rechercher la loi compétente selon la règle de conflit

22
Khalid said opt cité, p 22
puis de déterminer son contenu au besoin avec l’aide des parties et
d’appliquer »23

2-la preuve de la coutume

La preuve des règles coutumière nécessite une distinction entre les


règles coutumières générale et les règles coutumière local.

Pour les premières le juge est censé le connaitre 24, alors que les seconde le
jugé ne peut pas le connaitre puisque chaque région à des coutumes
différentes à l’autre, c’est aux partie de preuve l’existence et le contenu du
règle coutumière local. Le juge n’intervient qu’à vérifier l’existence de cette
coutume sans soumis au contrôle de la cour de cassation, mais une fois prouvé,
l’application de cette coutume est soumise au contrôle de la cour de cassation

Sous-section 2 : les conditions de l’objet de la preuve

Au terme de l’article 403 du DOC : « la preuve d’obligation ne peut être


fait :

1-lorsqu’elle tendrait à établir l’existence d’une obligation illicite ou pour


laquelle la loi n’accorde aucune action ;

2-lorsqu’elle tendrait à établir des faits non concluants »

Il en ressort donc que le fait doit être licite et concluant dans le litige,
toutefois la doctrine à ajouter d’autre conditions à côté de ces derniers comme
on peut le regrouper et les citer comme suivant :

 Un fait pertinent et concluant ;


 Un fait contesté ;
 Un fait admissible ;
23
[Link] CIVIL 1 ére .16 SEPTEMBRE 2015 , n° 14-1O.373
24
VOIR L’ARRET DE LA COUR SUPREME EN 14/11/2001, n° 2224, DOSSIER n°856/99, PUBLIE DANS LE RAPPORT
ANNUEL DE LA COUR SUPREME EN 2001, p 135
 Un fait possible ;
 Un fait déterminer.

Paragraphe 1 : un fait pertinent et concluant

Il est nécessaire qu’un fait à prouver doit être pertinent et concluant dans
le litige en question. Ces deux critères sont très proche et relevant de la même
idée.

Un fait est pertinent lorsqu’il a un rapport avec le litige, cela est apparait
logique puisque le fait de prouver des fait qui n’ont aucun lien avec n’aura
aucune raison25

Toutefois, un fait est concluant lorsqu’il permet au juge d’etre en capacité


de forger une conviction. Autrement-dit il doit de nature à influencer plus au
moins décisive sur le jugement de la cause à l’occasion de laquelle ils sont
allégués 26

Paragraphe 2 : un fait contesté

S’ajoutent à l’exigence d’un fait pertinent et concluant, l’exigence d’un fait


contesté.

Il évident que la nécessité de prouver ne se présente que lorsque le fait


est contesté devant le tribunal. Un fait reconnu ou simplement non contesté
n’a pas besoin d’être prouvé, il fallait en effet qu’il y ait divergence dans la
reconstitution du fait ou la portée qu’il faut lui accorder selon les allégations
des parties pour qu’il devienne objet de la preuve

Paragraphe 3 : un fait admissible

25
Suivant l’ancien adage latin « frustra probatur quod probatum » qui signifie qu’il est vain de prouver les faits
qui ne sont pas pertinent.
26
[Link] ET [Link], cour de droit civil français, 6 éme édition, p 153 .
Cette condition est édictée expressément par l’article 403 alinéa 1 du
DOC qui stipule que la preuve de l’obligation ne peut être fait « … lorsqu’elle
tendrait à établir l’existence d’une obligation illicite »

Il en ressort donc que le fait à prouver doit être juridiquement et


matériellement licite pour, c’est le cas par exemple d’une personne qui arrive à
prouver qu’une personne n’est pas payé la valeur des drogues qu’il acheter

Paragraphe 4 : un fait déterminé

Il nécessaire que la preuve doit être établie sur un fait déterminé et non
un fait ambigu ou non connus. C’est, le cas par exemple d’une personne qui
prétend avoir une dette sur une autre personne sans déterminer la nature ou le
montant de cette dette, ou même encore le cas d’une personne qui prétend
propriétaire d’un bien sans désigner la nature du contrat sur laquelle se base sa
propriété

4- Un fait possible

En plus de ses conditions précédentes, le fait doit être possible, puisqu’on


ne peut pas prouver un fait qui impossible. Comme le cas par exemple d’une
personne qui prétend sa filiation à une autre personne plus jeune que lui ou
encore le cas d’un aveugle qui prétend voir la lune 27, donc ses faits sont
inacceptable logiquement

Section 2 : la charge de la preuve

Avant de parler sur la charge de la preuve, on va met l’accent d’abord sur


le principe de la neutralité du juge

Sous-section 1 : le principe de la neutralité de juge civil

27
Abderrazak sanhouri, opt , p58
La neutralité dans ce cadre ne signifie pas l’impartialité, puisqu’il est
évident que le juge doit impartial, mais il signifie plutôt que le juge doit pris une
position négative au litige.

Rend compte de la nature de système adopté en matière civil qui est


accusatoire, le juge n’intervient dans le litige qu’à vérifier les prouver des
parties, il ne peut pas participer dans la recherche de la vérité il se limite à ce
qui est présenté devant elle.

Cependant la neutralité ne signifie pas que le rôle de juge doit être


purement passive, une certaine positivité n’oppose pas à la neutralité.

Paragraphe 1 : le non contribution de juge dans la collecte des preuves

Contrairement à l’action publique qui est exercé par le ministre publique,


qui échappe au parties, dont le ministre est parti principale. L’action civil est
appartient aux parties au litige, et puisqu’il leur appartient ils ont tous le
pouvoir pour les renoncer ou établir la conciliation

Le principe de la neutralité signifie que le juge statue que sur la base des
preuves présentés par les parties est discuté entre elles, ainsi qu’il tenu de
clarifier la manière dans laquelle à forger sa conviction.

1- Le juge doit statue sur la base des preuves présentés par les
parties

Le juge ne peut forger sa conviction dans le litige dont il est saisi, qu’à
sur la base des preuves que les parties arrivent à les présentés devant elle. Il
tenu de statuer que dans les limites fixées par les demandes des parties, il
doit se prononcer sur tout ce dont il est saisi et seulement sur ce qui lui est
demandé. Le juge donc ne peut pas statuer à la base d’une preuve figure
dans le dossier mais qui n’a pas invoqué par la partie qui a intérêt 28

2- Le juge doit statuer sur les preuves discutées par les parties

Il nécessaire au juge de respecter le principe du contradictoire qui


garantit à chacun des parties au litige le droit de connaitre les preuves de
l’autre partie pour qu’il arrive à prépare sa défense

Le non-respect de ce principe peut amener la décision rendue à faire


l’objet d’un pourvoi puisqu’il porte atteinte au droit de la défense de l’autre
partie

3-le juge doit clarifier la manière dans laquelle à forger sa conviction

La motivation des décisions judiciaire permet au parties de


comprendre les raisons qui poussent le juge à prendre une tel décision et
non pas tel29

Ainsi, les décisions judicaires qui manque de motivation ou dont la


motivation est insuffisante, peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation.
Dans ce cadre l’article 359 du code de procédure civil dispose : « les
pouvoirs soumis à la cour de cassation doivent être fondé sur l’une des
causes ci-après : …......5- défaut de base légale ou défaut de motifs »

En, il résulte que le juge pris une position neutre dans le litige, mais sa
neutralité ne doit pas empêcher de rechercher la vérité. La raison pour
laquelle le législateur l’a accordé certains pouvoirs dans l’instruction de
l’affaire

Paragraphe 2 : la contribution du juge dans l’instruction de l’affaire

28
Idriss Abdellaoui , opt , p 39
29
Khalid Saïd, opt , p 36
Convaincu par les avantages du système de preuve mixte, le législateur
marocain à veiller à accorder au juge une certains pouvoirs dans l’instruction de
l’affaire qui ne compromettant pas le principe de neutralité mais donnant un
caractère positive au rôle du juge

Cela apparait dans le fait que la loi octroie au juge d’instruction tout
mesure d’instruction et un pouvoir d’appréciation de certains moyens de
preuve

1- Le pouvoir de juge d’instruction de l’affaire

En effet le documents il est livres présenté par les parties ne pouvons pas
suffire au juge pour trancher le litige ou seulement une partie d'elle ,
cependant il peut estimer que l'un des mesures d'instruction mais à sa
disposition par la loi pourrait permettre de révéler ce qui est caché dans le
litige à condition que cette fille peut être prouvé par cette moyen 30 ,ainsi par
exemple c'est la créance est inférieure à 10000 dirhams c'est-à-dire qu'il peut
être prouvé par témoignage et que d'après les faits du litige constate que des
témoignages ont assisté à la conclusion du contrat il peut ordonner d'office une
enquête et autant et entendu et les témoigner après avoir informé le
demandeur afin de donner leur adresse sans pour autant déranger au principe
de neutralité 31

La raison pour laquelle le législateur à réglementé dans le 3e titre chapitre


3 de code de procédure civile l'ensemble des mesures d'instruction en
prévoyant que le juge peut ordonner toutes les mesures d'instruction c'est
l'appareil pour lui peut-il à la manifestation de la vérité, soit d'office soit à la
demande des parties tel qu'il a été prévu à l'article 55 de coûte procédure

30
Khalid Saïd, opt , p 41
31
Article 71 DU CPC dispose « l’enquête peut être ordonnée sur les fait de nature à être constatés par les
témoins et dont la vérification parait admissible et utile à l’instruction de l’affaire »
2- Le pouvoir de juge dans l’appréciation des moyens de
preuve

Effet même si le législateur déterminer les moyens du preuve et la force


de chaque moyen mais il a laissé au juge une certaine marge pour évaluer la
crédibilité des moyens de preuve c'est comme si le cas de témoignage

Parmi les manifestations de pouvoir d'appréciation du juge figurant les


suivants :

- L'appréciation de la crédibilité témoins ; le juge évalue la crédibilité


des témoigner en tenant compte de leurs témoignage de leur
comportement à l'audience de leur cohérence et de leur impartialité
- L'évaluation des documents et des expertises ; le juge examine
attentat attentivement les documents présentés et les rapports d'experts
pour déterminer leur authenticité et leur fiabilité.

Sous-section 2 : l’attribution de la charge de la preuve

La question de la charge de la preuve à une grande importance que ça


soit au niveau du droit comparé ou du droit marocain en raison des
conséquences qu'elle attache puisqu'il détermine qui parmi les Justiciers
elle doit supporter la charge la preuve.

Pour cela on va traiter cette question à travers deux angles la première


si le principe de la réparation de la charge et la seconde c'est les exceptions
à ce principe.

Paragraphe 1 : le principe de la réparation de charge de la preuve

En principe la preuve et incombe sur lui qui avance une prétention


c'est un principe qui est adopté par le droit musulman ainsi que par la
plupart des législations modernes le législateur marocain va dans le même
sens et stipule dans son article 399 du Doc que " la preuve de l'obligation
doit être fait par celui qui sont prévaut " de cet article donc ils en ressort
que le charge la preuve incombe au demandeur c'est lui qui doit apporter
les preuves nécessaire pour établir la véracité des faits qui allègue et qui
fondent sa demande.

Par ailleurs la charge de la preuve peut transférer de demandeur au


défendeur dans le litige ainsi que l'article 400 du Doc prévue que " lorsque
le demandeur a prouvé l'existence de l'obligation, celui qui affirme qu'elle
est éteinte ou qu'elle ne lui pas opposable doit le prouver"

Ainsi suite à un contrat de vente, un acheteur prétend que le vendeur


n'a pas remis la chose vendue dans ce cas-là la charge de la preuve incombe
à l'acheteur pour prouver l'existence d'un contrat de vente s’il arrive à
prouver son existence (par reçus de paiement par exemple), la charge sera
transférée au vendeur pour prouver qu'il exécuter son obligation celle de la
remise de la chose vendue.

Paragraphe 2 : l’exception au principe

Dans certains cas il peut arriver que le juge a bénéficié le demandeur


des présomptions légales et la dispense de la charge la preuve.

Ainsi que l'article 477 de à bénéficier toute personne d'une


présomption de bonne foi en en disposant que" la bonne foi se présume
toujours tant que le contraire n'est pas prouvé"

Par ailleurs, la charge de la preuve peut renversé dans certain domaine


comme c’est le cas du domaine de la protection du consommateur lorsqu’il
prévue dans l’article 34 qu’« en cas de litige entre le fournisseur et le
consommateur la charge la preuve incombe au fournisseur notamment en
ce qui concerne la consommation préalable de l'information prévues à
l'article 29 leur confirmation et le respect des délais ainsi que le
consentement du consommateur »

PARTIE II : LES MOYENS DE LA PREUVE

En adoptant le système de la preuve mixte de législateur marocain à


énumérer les moyens de preuves et dispose au niveau de l'article 404 de DOC
que les moyens de preuve reconnu par la loi sont: 1-l'aveu de la partie

2-la preuve littérale du écrit

3-la preuve testimonial

4-présomption

5- le serment et le refus de le prêter

Or il arrive au niveau de code de la procédure civile et règlement des


mesures d'instruction qui peut vont aussi utiliser comme moyen de preuve et le
côté procédural de serment et de témoignage

Mais pour nous on va les mettre seulement notre étude sur les moyens de
preuve prévue dans le DOC

Ainsi au niveau de la doctrine on distingue plusieurs qualifications des


moyens de preuve mais pour nous on va l'étudier sous deux angle ; les moyens
de preuve parfaite dans une première chapitre les moyens de preuves
imparfaite dans un second chapitre
CHAPITRE 1 : les moyens de preuve parfaite

Parmi les moyens de preuve parfaite figure, la preuve littérale , l’aveu et le


serment décisoire

Section 1 : la preuve littérale

En principe la preuve littérale peut résulte soit d'un acte authentique soit
d'un acte sous seing privé

Sous-section 1 : l’acte authentique

Pour qu'un acte revêtu le caractère authentique il doit satisfaire certains


conditions une fois rempli sous conditions il doit requis une force probante

Paragraphe 1 : les conditions de l’acte authentique

En vertu de l'article 418 du DOC : " l'acte authentique est celui qui a été
reçus avec les solennités requises par des officiers publics ayant le droit
d'instrumenter dans les lieux ou l'acte a été rédigé ..."

Pour qu'elle soit valable l'acte authentique doit respecter les conditions
suivantes

 L'acte doit établie par un officier public :le législateur marocain a


défini l'officient public dans l'article 2 de dahir portant sur le statut
général de la Fonction publique comme étant toute personne
nommée dans un emploi permanent et titularisé dans un grade de
la hiérarchie des cadres de l'administration mais cette définition et
apparait restrictif du fait que les fonctionnaires de communauté
territoriale ne sont pas titularisés dans un grade de la hiérarchie des
cadre et leur acte réputé authentique de cela donc on peut déduire
que la définition accordé par le droit civil à l'officier public et plus
déterminant et global que celle prévue dans le dahir relative au
statut de la fonction publique ainsi en droit civil l'officier public et
toute personne chargée de fonction publique même en l'absence de
rémunération.
 L'acte doit respecter les solennités requises par la loi : la loi à
déterminer la compétence territoriale et d'attribution des officiers
publics qui ont chargée de cette mission, à cet égard il faut signaler
que le notaire a une compétence très étendue, par contre de
certains officiers publics ont une compétence limitée dans la
rédaction des actes

Toutefois il faut signaler qu'il y a des conditions spécifiques que doivent


respecter certains actes comme les actes notoires et les actes adulaire.

Pour la première l'acte n'acquiert le caractère d’authenticité qu'après sa


signature par le notaire , alors pour la seconde il doit obéir d'emblée aux
mesure et aux formalités précis par la loi 16 03 relatif à l'organisation de la
profession des adouls

Dès que les conditions déjà cité son requis l'acte authentique devient une
moyen de preuve qui a une force probante par rapport aux autres moyens

La force provente de l'acte authentique apparait dans le fait qu'il fait


pleine foi même à l'égard des tiers

,ainsi qu'on ne peut l'attaqué que par l'inscription du faux , ou pour cause
de violence de fraude de dol et de simulation ou d'erreur matérielle

Cependant il faut faire une distinction entre les énonciations de l'acte


puisqu'il y a des énonciations qui ne peuvent pas contester que par la
procédure d'inscription de faux et d'autres peuvent en contester par toute
moyens

En effet le législateur n'a donné aucun définition à l'acte sous seing privé
cependant la doctrine l'a défini l'acte sous seing privé comme étant l'écrire
rédigé entre les parties sans l'intervention de l'officier public

Ainsi un acte pour qu'il soit qualifié de ce seing il doit respecter certains
conditions pour qu'il puisse avoir une force comme mode de preuve

En effet le législateur marocain ne définit pas l’acte sous seing privé, c’est
la doctrine qui le définit comme étant, l’écrit rédigé entre les parties sans
l’intervention d’un officier public, ou par suite de l’incompétence de ce dernier
ou de son incapacité ou d’un défaut de forme, s’il a été signé par les parties,
dont le consentement est nécessaire pour la validité de l’acte[54]

L’acte sous seing privé, est définit selon le législateur égyptien comme
étant les acte rédigés par les intéressés, signés par eux, soit par signature,
caché ou empreinte.[59]

Au cours de cette étude, sera examiné, les actes sous seing privé
préétablis destinés à faire preuve, et ceux qui ne le sont pas, mais qui disposent
d’une force probante de l’acte sous seing privé

C’est l’acte établit par les parties, lors de leur conclusion d’un acte
juridique donné, dans lequel est stipulé les clauses convenues, la consignation
de leur accord et la signature des parties, ayant pour objet l’engagement des
deux contractants à exécuter ce qui a été conclu.

Pour cela on va poser la question qu'elle sont les conditions nécessaire


pour qu'un acte qualifié de sous seing privé ?
Le législateur marocain n’a pas soumis l’acte sous seing privé à des
formalités spéciales. Cependant, la doctrine considère que la seule condition
requise pour qu’un acte soit sous seing privé est la signature de la partie à
laquelle on l’oppose. « La signature doit être apposé de la propre main de la
partie au bas de l’acte ; Un timbre ou un cachet ne peuvent y suppléer et sont
considérés comme non opposés ».[60]

Si la règle est que les actes sous seing privé sont établis afin de prouver
l’existence de certains actes juridiques, il y a notamment des actes sous seing
privé qui ne sont pas rédigés à cette fin, mais Il convient de préciser que ces
actes peuvent en cas d’engendrement d’un litige être usés par les justiciables
comme des modes de preuve.

Le législateur marocain a précisé certains actes sous seing privé non


destinés à faire preuve, dès lors on portera l’attention sur deux de ces actes, les
télégrammes dans un premier lieu et les relevés bancaires dans un second

D’ailleurs l’acte sous seing privé comme l’acte authentique ne peut faire
l’objet que d’un recours à la procédure d’inscription de faux, effectuée par une
action incidente ou principale[70].

Par conséquent les parties ne peuvent pas s’échapper des obligations


qui les lient, vu qu’elles sont prouvées par l’acte sous seing privé, mais faut-il
signaler que même si la partie a reconnu l’acte, elle peut contester
l’exactitude d’une des mentions au moyen d’un écrit contraire ou par tout
autre mode de preuve. Comme le cas de la prétention de simulation, du dol, ou
de la violence qui peuvent être prouvés par n’importe qu’elle moyen, tel il est
prévu dans l’article 419 du code des obligations et des contrats « …Cependant
lorsque l’acte est attaqué pour cause de violence, de fraude, de dol et de
simulation ou d’erreur matérielle, la preuve peut en être faite par témoin, et
même à l’aide de présomptions graves, précise et concordantes, sans recourir à
l’inscription de faux »[71], aussi concernant les actes conclus par un malade
pendant sa dernière maladie, même si l’acte sous seing privé stipule que la
partie est en bonne état[72].

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