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Impact Environnemental Décharge Saf Saf

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


UNIVERSITE ABOUBAKR BELKAÏD - TLEMCEN
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie, des Sciences de la Terre et de
l’Univers
Département d’Ecologie et Environnement
THÈSE
Présentée par
Mr. Kihal Mohammed
Diplôme de Master (L.M.D.)
En Ecologie végétal et Environnement
THÈME

Contribution à l’étude de décharge de Saf Saf (Tlemcen)

Devant le jury :

MR. GEZLAOUI B Président du jury

MR. ELHAITOUM A Encadreur

Mme. Yadi B Examinatrice

Année universitaire :2014-2015


RESUME

Les problèmes liés à la gestion des déchets ménagers est l’augmentation de la


production des déchets sous le triple effet de la croissance économique, démographique
et du niveau de vie.

La principale voie de traitement des déchets en Algérie la mise en décharge.


Cette technique est souvent utilisée dans les pays en développement (PED),Ce genre
d’installation sert de stockage et de gestion des déchets pendant une période de temps
limitée. En effet, bien que la durée de fonctionnement des CET soit limitée, leurs
impacts n’en demeurent pas : les ordures ménagères continuent à vivre après leur
enfouissement, créant ainsi d’autres nuisances

À travers nos résultats, nous pouvons dire que l’impact des déchets sur
l’environnement augmenter de manière significative en raison de l’augmentation de
proportion des déchets qui produisent par du grand groupement de Tlemcen,
285ton /jour, en plus de la mauvaise gestion de (CET) de (Saf Saf), tels que l’absence
de tri, le traitement et l’évaluation des déchets.

ABSTRACT

The problems related to the management of household waste is increasing


production of waste under the triple effect of economic growth, population and living
standards.

The main route of waste treatment in Algeria landfill. This technique is


often used in developing countries, this kind of facility is used for storage and waste
management for a limited period of time. Indeed, although the CET operating time is
limited, their impact remain no household garbage continue to live after their burial,
creating other nuisances.

Through our results, we can say that impact of waste on the environment
significantly increase due to the increased proportion of waste produced by the large
group of Tlemcen, 285ton/day in addition to mismanagement CET of Saf Saf such as
the absence of sorting, processing and evaluation of waste
Remerciement

J’e tiens à exprimer ma gratitude et ma profonde reconnaissance à Monsieur

ELHAITOUM. A , encadreur de m’avoir permis d’entreprendre ce projet,

d’avoir fait l’honneur de me guider tout au long de la réalisation de ce travail et

manifesté tant d’intérêt pour qu’il aboutisse.

Mes vifs remerciements s’adressent également à monsieur GEZLAOUI B

A qui m’à fait l’honneur de présider le jury de ce mémoire.

Ma gratitude s’adresse également à Mem YADI. B qui m’ a fait l’honneur de

faire partie du jury.

Mes remerciements s’adressent aussi aux agents de (CET)

Et enfin, je remercie tous mes collègues de la promotion 2015 .

Dédicace

Je dédie ce travail a ma mère qui a su m’éduquer m’instruire à mon père qui a su

m’encourager je lui souhaite la guérissons à eux deux pour avoir donné sans

compter et œuvrer pour ma réussite à ma grand-mère.

A mes sœurs et frères : ABD ERAHIM - NA - HE - KH – ZE-MR

Enfin à mon encadreur Mr ELHAITOUM A à qui été notre source et notre

référence, qui nous ont enseigné les règles de la chimie avec beaucoup de savoir

faire et de patience.
Sommaire
Listes des figures

Liste des tableaux

Introduction

Chapitre I

Analyse Bibliographique
1. Notion des déchets………………………………………………………………..….03

2. Quantité des déchets urbains produits en Algérie…………………………………...03

3. Variabilité des différents paramètres…………………………………………..….....03

4. Evaluation des déchets…………………………………………………………….…04

5. Déférent mode de calcul retenu……...……………………………………………....04

6. Classification des déchets……………………………………..…...……………...…04

6.1. Les déchets ménagers et assimiles (DAM)……………………….....……..05

6.2. Les déchets des collectivités locales……………………….…..…...…..….05

6.3. Les déchets industriels ………………….…..…………………….…….....05

6.3.1 Les déchets industriels toxiques ………………..…………..…….05

6.3.2 Les déchets industriels banals (DIB) …………………...………..05

6.3.3 Les déchets industriels spéciaux (DIS) ……………………......…05

6.4. Les déchets hospitaliers (DH), déchets d’activités de soins (DAS) ou


déchets infectieux……...……………………………………………………………….06

6.5. Les déchets inertes (DI) ………………………..………………………….06

6.6. Les déchets fermentescibles ……………………..………………………..06

6.7. Déchets ultimes……………………………………………………….....…06

6.8. Les déchets radioactifs…..…………………………………………..…….06

6.9. Les boues……………………………...…………………………………...07


6.10. Les déchets spatiaux………………………………………...…………....07

7. Gestion des déchets……………………………………...…………………………..07

7.1. La collecte…………..…………………………………………………..…07

a. La collecte par apport volontaire ………………………………....…07

b. La collecte sélective en porte-à-porte………………………………..07

7.2. Tri des déchets……………………...…………………………………...…08

7.3. Traitement et valorisation des déchets……………………..…….……..…08

b. La valorisation matérielle (recyclage)……………...………..……...08

8. Le traitement biologique………..……………………….…………………………..08

8.1. La méthanisation (les ordures source de biogaz)…………..…..…………09

8.2. Le compostage………..……………………………………………….…..09

9. Traitement par élimination…………………………..………..……………………..09

9.1. L’incinération……………………………………...……………...………..09

9.2. La mise en décharge……………………………………..……………..….09

10. La décharge……………..…………………………………………………….....…10

10.1. Définition………………………...………………………………...……..10

10.2. Différents types de décharges contrôlées……...…………………………10

11. Modes d’exploitation des décharges contrôlées…………………...……………….10

12. Définition de lixiviats……………...…………………………………………...…..11

12.1. Caractérisation de lixiviats……………………...………...………………11

12.2. Toxicité…………...………………………………………………………11

12.3. Traitement de lixiviat…………………………………..…………...……12

13. L’impact de la decharge sur l’environnement…………...…………………………12

Chapitre II

Milieu d’étude
1. Situation géographique…………………...………………………………………….13
2. Topo-morphologique ……………………………………………...……………..…13

3. Géologie…………………………………………………………………...…………15

4. Hydrologie et hydrogéologie.…………………..........................................................15

Chapitre III

Analyse Bioclimatique
1. Introduction…………………………………...……………………………………..17

2. Méthodologie………………………………………………………………….……..17

2.1. Choix de la période et de la durée …………………...…….……...……….17

3. Les facteurs climatiques………..……………………………………………………18

3.1. La pluviosité………………………………………..…………………..….19

3.2. Régime saisonnier………………………………………………………….19

3.4. Températures ……………………………………..…………………...…..20

3.4.1. Les températures moyennes mensuelles…………..………….....21

3.5. Le vent……………………………………………...………………….…..22

4. Synthèse climatique………………...………………………………………………..22

4.1. Les diagrammes ombrothermiques ………………………...……………...22

4.2. Indice d’aridité……………………………………………………………..23

4.3. Le quotient pluviothermique d’emberger……………………...…………..24

5. Conclusion ………………………………………………………...………………...25

Chapitre IV

Présentation du cet de Saf Saf


1. Decharge de saf saf avant l’eradication………………...……………………..……..26

2. Opportunité du projet………………………………………………………………...26

2.1. Justification du choix du projet…………………...……………….……….26

3. Le centre d’enfouissement technique de saf saf………………...………………...…27


4. Les ouvrages de cet…………………..……………………………………………...27

4.1 Clôture…………………………………………...…………………………27

4.2 Les portails ………………….………………………………………..…….28

4.3 Eclairage……………...………………………………..…………………...28

4.4 Plantations préliminaires …………………………………………....……...28

4.5. Bloc administratif et parking………………………………...…………….29

4.6 Poste de garde ……………………………………………………………...29

4.7. Poste de contrôle………………………………………………………...…29

4.8. Pont bascule……………………………………………………………..…30

4.9. Hangar de tri…………………...…………………………………………..30

4.10. Casier………………………………..….………………………………...30

4.11. Station de lagunage ou (bassin de récupération de lixivat)…………...….31

4.12. Système de récupération du biogaz ……………………………...……....32

5. Le matériel et équipement d’exploitation ………………………………...………....32

6. Nature du déchets……………………...………………………………………...…..33

Chapitre V

Méthodologie
1. Méthodologie………………………………………………………………………...34

1.1. Méthode cartographique de la collecte ……………………………………34


1.2. Démarche de la recherche………………………………………………….34
1.3. Méthode d’étude …………………………………………………………..34
1.4.Le site d’étude (cet)………………………………………………...……....35

Chapitre VI
Résultats et discussions
1. Les résultats de nombre de rotation du GGT…………………………………...……37

2. Composition des déchets de la GGT ………………………………………………..38


3. L’analyse cartographique de la collecte de GGT (juin2015)………………………..39

4. La cartographie de collecte ………………………………………………….…..…..49

4.1. Echantillonnage………………………………..………….……………….50

4.2. Composition physique des déchets ménagers………….…………..….…...50

5. Estimation des quantités de déchets….……………………..……………………….52

Conclusion et perspective ……………..……………………………………….….…..56


LISTES DES FIGURES

Figure 1 : Disposition générale d’une décharge (Bordes, 1995)………………………10

Figure : 2 : situation géographique de la zone d’étude………………………………...14

Figure 3 : Carte climatique en 1980 de la région de Tlemcen d’après


R.C.T.(modifiée)………………………………………………………………………..18

Figure 4 : Variations saisonnières des précipitations de la station de saf saf …………20

Figure 5 : Diagrammes Ombrothermiques (Bagnouls et Gaussen,1953)…………….22

Figure 6 : Indice d’aridité (De.Martonne, 1926)……………………………………24

Figure 7 : Climagramme pluviothermique d’Emberger (1952)………………………25

Figure 8 : Décharge de Saf Saf avant éradication (Source CET)……………………..26

Figure 9 : A : CET de Saf Saf ; B : Coupe dans une cellule de CET de classe II….....27

Figure 10 : A : Clôture ; B : Les deux portails………………………………………...28

Figure 11 : Eclairage du CET……………………………………………………….....28

Figure 12 : Espace vert………………………………………………………………...29

Figure 13: A: parking; B: Administration………………………………………..……29

Figure 14 : A : Pont bascule ; B : Poste de contrôle…………………………………...30

Figure 15 : casier……………………………………………………………………....31

Figure 16 : Les bassins de lixivat……………………………………………………...31

Figure 17 : Système récupération de biogaz………………………………………...…32

Figure 18 : matériel d’exploitation………………………………………………….....32

Figur 19 : Carte de répartition des communes du GGT………………………………..36

Figure 20 : Le nombre de rotation (2009-2014)…………………………………...…..37

Figure 21: composition moyenne de déchets ménagers de la GGT……………...……38

Fig 22 : Carte de synthèse (répartition des communes du GGT selon la quantité de


déchets, les populations et le nombre des secteurs)……………………………………49
Fig 23 : taux de récupération moyenne de chaque constituent………………………...51

Figure 24 : La quantité des déchets par rapport le nombre de population…………….53


LISTE DES TABLEAUX.
Tableau 1 : Évolution temporelle des lixiviats (Mate, 2012)………………………………11

Tableau 2 : Coefficient relatif saisonnier de la station de saf saf (Chaâbane,


1993)………………………………………………………………………………………….20

Tableau 3: Moyennes des Maxima du mois le plus chaude « M »…………………………. 21

Tableau 4 : Moyennes des Minimal du mois le plus froid « m »………………………...… 21

Tableau 5 : Indice d’aridité (De.Martonne, 1926). ………………………………………...23

Tableau 6 : Nature des déchets autorisés et non autorisés au niveau de CET……………… 33


Tableau 7 : Nombre des rotations (2009-2014). ………………………………………….....37
Tableau 8: Les compositions des déchets…………………………………………………....38

Tableau °9 : Les caractéristiques des secteurs de La commune d'Amieur ………………....39

Tableau °10 : Les caractéristiques des secteurs de la commune de Chetouan……………….40

Tableau °11 : Les caractéristiques des secteurs de La commune de Mansourah …………....41

Tableau °12 : les caractéristiques des secteurs de La commune d'Ain Fezza………………. 42

Tableau 13 : les caractéristiques des secteurs de la commune de Remchi ………………….43

Tableau 14 : Les caractéristiques des secteurs de la commune de Zenata…………………...44

Tableau 15 : les caractéristiques des secteurs de La commune d'ouled Riah …………….....44

Tableau 16 : les caractéristiques des secteurs de la commune de Ben Sakrane……………...45

Tableau 17 : Les caractéristiques des secteurs de la commune de Henaya……………….....46

Tableau 18 : Les caractéristiques des secteurs de La commune de Tlemcen………………..47

Tableau 19 : Les caractéristiques des secteurs de La commune d'Oued Lkhdar………….....49

Tableau 20 : proportion de matières récupérables de chaque secteur…………………….….50

Tableau 21 : La quantité et le volume des déchets urbains solides du GGT………………...52


Introduction

Introduction

L'augmentation de la production de déchets et leur prolifération dans l'espace


urbain en Algérie, constituent un véritable défi pour les responsables locaux. La
conjonction de plusieurs facteurs, tel l'accroissement démographique, l'expansion
urbanistique, le développement des activités socio-économiques et les mutations des
modes de vie et de consommation, engendrent un gisement de déchets de plus en plus
grandissant.

La diversification des techniques de traitement des déchets amène à des choix


parfois complexes. Chaque mode de traitement présente des avantages et des
inconvénients et il n’existe pas de panacée. Il faut déterminer le mode de traitement le
plus adapté au contexte socio-économique local.

La principale voie de traitement des déchets en Algérie la mise en décharge.


Cette technique est souvent utilisée dans les pays en développement (PED), mais elle
aboutit souvent à des décharges incontrôlées et à ciel ouvert, où tous les types de
déchets sont rejetés, à l’état brut et mélangés : ménagers et assimilés, industriels,
hospitaliers et agricoles.

Plus de 3200 décharges sauvages sont recensées par le Ministère de


l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (Mate, 2012), soit une superficie
de plus de 150.000 hectares avec l’apparition de nouvelles habitudes de consommation
des populations, l’ensemble des villes algériennes doit faire face au phénomène d’une
brusque augmentation des quantités de déchets produites.

Le traitement a intégré des déchets vise à leur élimination dans des conditions
saines et écologiquement rationnelles. Dans cette perspective l’état a engagé un
programme de réalisation de Centres d’Enfouissement Technique (CET) de déchets
ménagers et assimilés, des installations classées qui obéissent aux prescriptions qui leur
sont applicables notamment en matière d’étude d’impact sur l’environnement et d’étude
de danger préalablement à sa réalisation, une vraie rupture avec les pratiques archaïques
de dépôt de tous types de déchets dans des décharges sauvages et des sites inappropriés.
A ce jour, on compte la réalisation et la mise en exploitation de plus de 50 CET sur
l’ensemble du territoire national.

Ce genre d’installation sert de stockage et de gestion des déchets pendant une


période de temps limitée. En effet, bien que la durée de fonctionnement des CET soit

1
Introduction

limitée, leurs impacts n’en demeurent pas : les ordures ménagères continuent à vivre
après leur enfouissement, créant ainsi d’autres nuisances. La plus importante reste la
production du biogaz issue de leur dégradation L’autre souci majeur engendré par les
CET est celui des liquides formés lors de la percolation des eaux pluviales avec les
déchets en plein décomposition : les lixiviats. Ces effluents, au fil du temps, se chargent
en matières organiques et autres métaux lourds, ce qui fait un vecteur de pollution des
plus dangereux. Cela montre la nécessité de leur traitement avant de les rejeter dans
l’écosystème

Notre mémoire est structuré par six grands chapitres

 Dans le premier chapitre quelque généralité sur les déchets, leurs compositions
et caractérisation. Les différentes techniques de gestion de ces résidus y sont
également traitées.

 Le seconde chapitre est présent la situation géographique de la zone d’étude

 Dans le troisième basé sur l’étude bioclimatique de la région d’étude.

 Le quatrième chapitre. nous allons présenter le centre d’enfouissement


technique du grand groupement de Tlemcen à Saf Saf montrant ainsi son rôle et
ses caractéristiques techniques.

 Le cinquième chapitre. Focalisé sur la méthodologie de ce travail

 Les sixième chapitre montré le résultat et discussion.

2
Analyse bibliographique

1. NOTION DES DECHETS

Un déchet est défini comme étant Tout résidu d’un processus de production, de
transformation, ou d’utilisation, toute substance, matériau produit ou plus généralement
tout bien meuble abandonné ou que son détenteur le destine à l’abandon (loi cadre sur
l’environnement, 1999) et qui est de nature à produire des effets nocifs sur le sol, la
flore et la faune, à dégrader les sites ou les paysages, à polluer l’air ou les eaux, à
engendrer des bruits ou des odeurs et d’une façon générale, à porter atteinte à la santé de
l’homme et à l’environnement." (Bendjedid, 1983).

2. QUANTITE DES DECHETS URBAINS PRODUITS EN ALGERIE

La connaissance de la production d'ordures ménagères est essentielle dans la


planification d'un système de gestion. La quantité produite par collectivité est variable
en fonction de plusieurs éléments (Mezouari; 2011). Elle dépend essentiellement, du
niveau de vie de la population, de la saison, du mode de vie des habitants, du
mouvement des populations pendant la période des vacances, les fins de semaines et les
jours fériés et du climat. Elle peut être exprimée en poids ou en volume, seul le poids
constitue une donnée précise et facilement mesurable. -du mode de conditionnement des
denrées et des marchandises les quantités des déchets produits peuvent s’exprimer en
poids et en volume. Toutefois, en raison de la compressibilité des ordures ménagères,
seul le poids constitue une donnée fiable mesurable sur un pont-bascule. On exprime
alors les quantités d’ordures ménagères générées en Kilos par habitant, par jour ou par
an. Les poids des ordures ménagères produites par habitant et par jour varient, suivant
les différents pays, entre 0,35Kg /hab./jour dans les pays les moins avancés (PMA) à1,1
ou1,2Kg/hab./jour dans les grandes villes des pays hautement industrialisés ou la
consommation est plus élevée, de nos jours, on constate globalement que le volume des
déchets augmente plus rapidement que le poids (Giliet, 1985).

3. VARIABILITÉ DES DIFFÉRENTS PARAMÈTRES

Les déchets urbains, en général et les déchets ménagers en particulier, sont sujets
à des variations plus ou moins importantes, mais toujours sensibles aussi bien dans les
quantités générées que dans la nature et les proportions de leurs composants. Tous les
paramètres physico-chimiques sont fonctions des divers facteurs, à savoir:

*Temps

3
Analyse bibliographique

*Facteur socio-économique

* Situation géographique et conditions climatiques (Loudjani, 2008)

4. EVALUATION DES DECHETS

En dépit de repère simple, tant juridique et pratique ; les déchets constituent des
mélanges hétérogènes mal définis; complexes; variables; rendant les évaluations
délicates. Les quatre difficultés principales portent sur: Les définitions adoptées ;

-L’assiette

-Le mode de calcul retenu

-Le périmètre envisagé

-Les définitions adoptées, c’est-a-dire à quel moment un objet devient un déchet ;


l’assiette indique la différence principale entre le déchet brut (avant traitement) et le
déchet propre et sec (après traitement). Il y a souvent une différence entre celui qui
collecte un déchet et celui qui reçoit ou la traite ; car les deux ne le voit pas de la même
manière. Les déchets ménagers contiennent en moyenne 35% d’eau ; et les déchets
solides sont donc réduits par le seul séchage. (Miquel, 1999).

5. DEFERENT MODE DE CALCUL RETENU

Les quantités d’ordures ménagères peuvent être exprimées en poids ou en


volume. Toutefois, en raison de la compressibilité des ordures ménagères, seul le poids
constitue une donnée précise et facilement mesurable. On exprime alors la quantité
d’ordures ménagères en Kg/hab./j ou par an (Anonyme, 1990).

On constate que la production des déchets est en général, plutôt liée à la richesse du
pays (pays riche ; pays pauvre).

En Algérie, la quantité d’ordures ménagères en milieu urbain peut être évaluée à


200kg/hab./an (Khaldoun, 2000).

6. CLASSIFICATION DES DECHETS

Selon leur origine on distingue les déchets urbains, industriels, hospitaliers,


agricoles et les déchets particuliers en quantité limitée, appelés autrefois DTQD
(déchets toxiques en quantités dispersées), désignés actuellement sous les noms de
DSM (déchets spéciaux des ménages), DTQL (déchets toxique en quantités limitées)
(Leroy, 1997).

4
Analyse bibliographique

6.1. LES DECHETS MENAGERS ET ASSIMILES (DMA)

Cette catégorie recouvre

1. Les ordures ménagères (OM)

2. Les déchets municipaux (DM) ou urbains, les résidus urbains (déchets du


nettoiement), (Leur traitement relève de la responsabilité des municipalités qui peuvent
en déléguer la responsabilité à des sociétés ou des syndicats)

3. Les déchets occasionnels (déchets verts, encombrants et déchets de bricolage)

(Anonyme 2, 2005).

6.2. LES DECHETS DES COLLECTIVITES LOCALES

Ce sont des déchets de l’assainissement collectif telles que les boues d’épuration
la matière sèche en provenance des stations, à ces boues s’ajoutent des déchets curage
des réseaux d’assainissement, des déchets de dégraissage et de dégrillage en tète de
station d’épuration. On note également les déchets verts des espaces publics issus de
l’exploitation, de l’entretien ou de la création de jardins et d’espaces verts publiques
(feuilles mortes, résidus d’élagage de taille de haie ) et résidus du nettoiement des rues
(Ouzir, 2008).

6.3. LES DECHETS INDUSTRIELS

6.3.1 Les déchets industriels toxiques : ce sont des résidus de l’industrie, de


laboratoires et de toute autre source qui générerait des déchets à effet toxique direct et /
ou immédiat pour l’environnement et la santé publique (koller, 2004).

6.3.2 Les déchets industriels banals (DIB) ou déchets non dangereux : ils sont issus
d’activités commerciales, artisanales, industrielles ou de service. Ils regroupent
principalement les plastiques, les papiers cartons, les textiles, le bois non traité, les
métaux, les verres et matières organiques

6.3.3 Les déchets industriels spéciaux (DIS) Ils regroupent les déchets dangereux
autres que les déchets dangereux des ménages et les déchets d’activité de soins à risque
infectieux.

5
Analyse bibliographique

6.4. Les déchets hospitaliers (DH), déchets d’activités de soins (DAS) ou déchets
infectieux

Ce sont des déchets spécifiques des activités de diagnostic médical, de suivi et


de traitement préventif et curatif.

Ces déchets sont classés comme des déchets dangereux, et doivent être séparés des
autres déchets, ils utilisent des emballages à usage unique avant l’enlèvement. Des
durées maximales d’entreposage sont imposées, le transport de ces déchets répand les
matières dangereuses (conditionnement, étiquetage, classement par risque biologique).

6.5. Les déchets inertes (DI)

Les déchets inertes ne subissent aucune modification physique, chimique ou

biologique importante. Ils ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent


aucune autre réaction physique ou chimique, ne sont pas biodégradables et ne
détériorent pas d’autres matières avec lesquelles ils entrent en contact, d’une manière
susceptible de nuire à la santé humaine (Loudjani, 2008).

6.6. Les déchets fermentescibles

Ils sont de matières organiques biodégradables : tonte de gazon, épluchures de


fruits, déchets de viande, de charcuterie, les papiers et cartons, le bois et les textiles
naturels. Les matières plastiques, bien qu’elles se décomposent à long terme, en sont
exclues (Damien, 2006).

6.7. Déchets ultimes

Tous déchets résultants ou non du traitement d’autres déchets qui ne sont plus
susceptibles d’être traites dans les conditions techniques et économiques du moment,
par extraction de la part valorisable ou de par réduction de leur caractère polluant ou
dangereux. (Glillet, 2005).

6.8. Les déchets radioactifs

On définit comme radioactif les déchets ayant les caractéristiques suivantes :

1. Une activité massique supérieure à 2 u Ci/Kg

2. Et une activité totale supérieure à 0.1 u Ci[=3.7 KBq] pour les radioéléments du
groupe I ; à 1 uCi pour les groupes II à ; 10 uCi pour le groupe IIB et 100 uCi pour le
groupe III (Damien, 2006).

6
Analyse bibliographique

6.9. Les boues

Les boues se situent à la frontière des domaines respectifs des déchets solides et
des eaux résiduaires. On les assimile généralement à des déchets solides. Ce sont des
mélanges de solide et de liquide (l’eau dans la plupart des cas), dont la fraction solide
est constituée de fines particules.

6.10. Les déchets spatiaux

Les déchets orbitaux des satellites se meuvent à grande vitesse et sont en mesure

d’endommager ou de mettre en péril les satellites actifs, en particulier les satellites


habités. (Belaïb, 2012).

7. GESTION DES DECHETS

La gestion des déchets correspond à la collecte, le transport, le traitement, la


réutilisation ou l'élimination des déchets. Elle concerne tous les types de déchets, qu'ils
soient solides, liquides ou gazeux et chacun possède sa filière spécifique. Elle diffère,
selon qu'on se trouve dans un pays développé ou en voie de développement, dans une
ville ou dans une zone rurale, que l'on ait affaire à un particulier, un industriel ou un
commerçant, selon les contraintes géographiques et sociétales et bien sûr le type de
déchets.

7.1. La collecte

Ensemble des opérations consistants à enlever les déchets et à les acheminer vers
un lieu de transfert ; de tri ; de traitement ou un centre de stockage.

a. La collecte par apport volontaire

Les habitants apportent leurs déchets recyclables jusqu'aux points de collecte


nommés PAV (Points d'Apport Volontaire). Il s'agit, en général, de conteneurs ou de
bacs spécifiques installés sur la voirie. L'apport volontaire englobe également l'apport
des équipements électroniques et électriques au magasin. Cette méthode de collecte
permet de récupérer papier, métaux, cartons, plastique et verre, mais aussi les piles,
vêtements, disques compact…(Gillet, 1985).

b. La collecte sélective en porte-à-porte

C’est une collection qui récupère une sélection des produits recyclables au
premier rang des quels les emballages (Ahmet, 2010).

7
Analyse bibliographique

7.2. Tri des déchets

Le tri des déchets ou tri sélectif est une méthode de tri qui permet de séparer les
déchets en fonction de leur composition. Il est effectué par les particuliers et les
industriels, puis affiné dans des centres de tri spécialisés. Le tri conditionne la
valorisation des déchets il permet notamment de séparer les déchets recyclables des
autres déchets (Anonym, 2000).

7.3. Traitement et valorisation des déchets

a. Définition

La loi 01-19 du 12 décembre 2001, définit le traitement des déchets comme


toute

mesure pratique permettant d’assurer que les déchets sont valorisés, stockés et éliminés
d’une manière garantissant la protection de la santé publique et/ou de l’environnement
contre les effets nuisibles que peuvent avoir ces déchets.

Selon (Leroy, 1997) traiter un déchet c’est lui permettre soit d’être valorisé : cas
de tous les tris, récupération, transformations qui permettront de lui trouver une
utilisation, soit d’être rejeté dans le milieu extérieur dans des conditions acceptables.

Donc il existe quatre façons de se débarrasser des déchets : les jeter, les enterrer,
les brûler ou les composter (Berg & al., 2009).

b. La valorisation matérielle (recyclage)

Il est possible de récupérer et de réutiliser de nombreux matériaux que l’on


trouve dans les déchets pour fabriquer des nouveaux produits du même type ou d’un
type différent (Berg & al., 2009). Il permet des économies de matière première et
d’énergie tout en diminuant les frais de traitement des déchets (Belaïb, 2012).
Recyclage du papier-carton - du verre - d’aluminium - des métaux - du plastique. - des
pneus.

8. LE TRAITEMENT BIOLOGIQUE

La matière organique présente la propriété d’être une substance biodégradable,


sous une action bactérienne, soi naturelle ou induite, la décompose assez rapidement en
molécules simples utilisables par les plantes. Cette dégradation peut se dérouler en

8
Analyse bibliographique

milieu aérobie ou anaérobie, la mise à disposition d’air lors de cette dégradation induit
une réaction de fermentation aérobie : c’est le principe du compostage (Lopez, 2002).

8.1. La méthanisation (Les ordures source de biogaz)

La méthanisation (encore appelée digestion anaérobie) est une technologie basée


sur la dégradation par des micro-organismes méthanogènes de la matière organique, Ce
processus se déroule en enceinte fermée (digesteur, fermenteur ou bioréacteur)
généralement calorifugée afin d'y maintenir une température constante. On estime
qu'entre 20 et 40% de l'énergie primaire produite par le biogaz est utilisée pour
réchauffer le digesteur (Ademe, 2009).

8.2. Le compostage

Le compostage est un processus naturel de «dégradation» ou décomposition de


la matière organique par les micro-organismes dans des conditions aérobies. Les
matières premières organiques, telles que les résidus de culture, les déchets
alimentaires, restes animaux, certains déchets urbains et les déchets industriels
appropriés peuvent être appliquées aux sols en tant que fertilisant, une fois le processus
de compostage terminé (Misra et al., 2005).

9. TRAITEMENT PAR ELIMINATION

9.1. L’incinération

C’est la technique choisie par de nombreux syndicats intercommunaux en raison


d’avantages majeurs. L’usine d’incinération occupe moins d’espace que la décharge et
elle permet la valorisation des ordures, en produisant de la chaleur, transformée en eau
chaude alimentant le réseau de chauffage urbain ou en électricité (Belaïb, 2012).

9.2. La mise en décharge

Les décharges à ciel ouvert ont été remplacées par les décharges contrôlées,
encore appelées centres d’enfouissement technique CET (Berg et al., 2009). La mise en
décharge contrôlée des déchets urbains est une méthode de gestion des déchets dans
toutes les situations concernant d’importants tonnages, car elle est choisie pour sa
facilité et son faible coût (Miquel, 1998).

Les CET différent des décharges à ciel ouvert car les déchets sont compactés
dans un trou et recouverts d’une fine couche de terre chaque jour.

9
Analyse bibliographique

10. LA DECHARGE

10.1. Définition

Décharge publique est un lieu ou l’on déverse débris déchets divers ; situé le
plus souvent en dehors de grandes villes. Elle est le moyen d’évacuation le plus
satisfaisant et le plus économique ; mais uniquement si le terrain approprie n’est pas
trop éloigné du lieu de production des déchets. (Jean-Louis, 1981).

10.2. Différents types de décharges contrôlées

Il existe plusieurs types de décharges contrôlées (Gillet, 1985) :

-Décharge contrôlée de type traditionnel

-Décharge contrôlée compactée

-Décharge contrôlée de déchets broyés

-Décharge contrôlée de déchets mis en balles

-Décharge de déchets prétraités

11. MODES D’EXPLOITATION DES DECHARGES CONTROLEES

Pour la décharge contrôlée traditionnelle ou compactée, cette technique, conçue


dans le but de faire disparaitre le front de décharge, consiste à découper le site en aires
de forme rectangulaire de 3000 m2, à plus d’un mètre carré qui constituera de petites
décharges indépendantes appelées "Casiers" ou "Alvéoles" (Gillet, 1985).

Figure 1 : Disposition générale d’une décharge (Bordes, 1995).

10
Analyse bibliographique

12. DEFINITION DE LIXIVIATS

Le lixiviat est défini comme étant l’eau qui percole à travers les déchets en se
chargeant bactériologiquement et chimiquement de substances minérales et organiques
c’est « le jus des poubelles ». La composition des déchets enfouis, leur degré de
décomposition, leur taux d’humidité et l’âge de la décharge sont les principaux
paramètres influençant la composition du lixiviat. La production massive de celui-ci
engendre des risques de pollution des sols, des rivières et des nappes phréatiques, il est
donc nécessaire de le collecter et de le traiter avant son rejet dans le milieu
naturel.(Colin, F 1984).

12.1. Caractérisation de lixiviats

Tableau 1 : Évolution temporelle des lixiviats (Mate, 2012).

Jeune Intermédiaire Stabilisé

Age (année) <5 5-10 > 10

PH 6,5 6,5-7,5 > 7,5

DCO mg/L > 10.000 4.000-10.000 < 4.000

DBO5/DCO > 0,3 compris entre 0,1 et < 0,1


0, 3
Composé organique 80 % AGV Acides humiques et
5-30 % AGV + fulviques
Métaux lourds < 2.000 mg.L-1
acides humiques < 50 mg.L-1

et fulviques

12.2. Toxicité

Les lixiviats issus des déchets d’une décharge active ou fermée peuvent être une
source principale de contamination de l'eau souterraine et superficiele. Son impact sur la
microflore et la microfaune et très important et il est gouverné par plusieurs facteurs
comme, la charge élevée de matière organique, les métaux lourds, la teneur élevée
d’azote et le flux massif des contaminants transportés (Ouadjenia, 2004).

11
Analyse bibliographique

12.3. Traitement de lixiviat

La nécessité de traiter ce dernier est impérative avant le rejet dans le milieu


naturel. Tous les procédés physico-chimique ou biologique utilisé en épuration des
effluents urbains et industriels peuvent à priorié convenir. Trois stratégies semblent
actuellement possibles :

 Le recyclage de lixiviat

 Le stockage et le transport des effluents vers une station d’épuration d’eau usée

 Les traitements physico-chimiques (Ouadjenia, 2004).

13. L’IMPACT DE LA DECHARGE SUR L’ENVIRONNEMENT

Le processus de pollution des sols est lent et souvent sans conséquences dans
l’immédiat. Mais l’effet de cette pollution à long terme sera d’une répercussion sérieuse
et irréversible sur les eaux souterraines.

La migration de lixiviations à travers les fonds des centres de stockage est parmi
les causes principales de pollution de cette source (Bezzar, 2000). Bien que la nature
des déchets soit dans une large proportion de 80 à 95% d’ordre organique (putrescibles
et biodégradables) il n’en demeure pas moins que leurs impacts et la dégradation de
l’environnement soient importants.

Par ailleurs le reste des déchets se compose de matière inerte tel que le bois,
papier et carton, mais aussi de métaux, matières plastiques, médicament, produits
chimiques qui sont très dangereuses pour l’environnement (Ahmat, 2010).

12
Milieu d’étude

1. SITUATION GEOGRAPHIQUE

La zone d’étude est localisée dans la partie occidentale du Nord-Ouest algérien.


Cette région (région de Tlemcen).

Le centre d’enfouissement technique du groupement du grand Tlemcen est situé,


sur le tiers médian du versant oriental du Djebel El Hadid avec une altitude de 678 m et
se localise près de la commune de chetouane et à 7 km de la ville de Tlemcen.

Le site de la décharge s’inscrit exactement selon la carte topographique n°270 de


Tlemcen au 1/50000 dans un longueur ayant les coordonnées Lambert suivantes : X
(137 ,5 – 138,12) et Y ( 183 ,5 – 190 ) (Fig 2) Il est limitée géographiquement :

- A l’Ouest il est bordé par la partie haute du Djebel El Hadid recouvert par un
maquis compose en grande partie d’oléastres
- A l’Est une plantation d’oliviers associant une céréaliculture extensive
alternative.
- Au Nord des terrains agricoles en jachère et qui sont occupées alternativement
par la céréaliculture extensive
- Au Sud-Est des parcelles occupées par la viticulture
- Au Sud-Ouest par l’ancienne décharge sauvage de saf-saf

2. TOPO-MORPHOLOGIQUE

Djebel El Hadid est un élément de la terminaison orientale du petit chainon


s’étirant jusqu’au djebel Tefatisset à l’Ouest en passant par le Djebel Ain el Houte. Les
eaux de ruissellement de son versant oriental sont collectées par trois petits vallons a
peine marqués dans le paysage morphologique en raison de leur forme très évasée qui
finissent plus bas leur parcours à 500 m d’altitude dans le cours de l’Oued El Guettara.
En revanche, l’autre partie des eaux de précipitation non ruisselés s’infiltrent à travers la
couche arable constituant le sol développée sur la formation sablo-gréseuse du
Tortonien (Miocène supérieure).

Le terrain récepteur du CET se présente sous la forme d’un versant en éventail


très évasé orienté SW-NE parcouru par deux vallon servant de niveau aux eaux de
ruissellement des parties d’interfluves qui s’y raccordent.

13
Milieu d’étude

La pente moyenne caractérisant ce site est d’environ 6% mais peut varier d’un
point à un autre en passant de 6% à 10% ou diminué pour atteindre 4%.

La zone d’étude

Figure : 2 : situation géographique de la zone d’étude.

14
Milieu d’étude

3. GEOLOGIE

La formation géologique constituant l’assise dans laquelle s’est développé le


versant sur lequel est localisé le site du CET du groupement du grand Tlemcen est
composé par les grés sableux d’âge Tortonien.

Dans le cas de site étudié, la formation gréseuse sableuse du Tortonien se situe


sur le versant en contrebas des marnes et calcaires du kimméridgien. Alors qu’elle
devrait se retrouver en position plus haute par rapport aux formations plus anciennes
(tous particulièrement celle appartenant aux jurassiques).

La réapparition du substratum jurassique sous forme d’un petit chainon de point


qui va du Djebel Tefatisset au Djebel El Hadid est bien marqué dans la topographie de
la région et très repérable depuis les hauteurs des monts de Tlemcen. Ces épointements
jurassiques sont réalisés à la faveur de la tectonique qui à marquer l’ensemble du fossé
d’effondrement (à savoir la pleine de Tlemcen et indique que le substratum est peu
profond dans cette région). Elle est localisée sur le versant oriental du Djebel El Hadid
qui désigne le site de la décharge actuel. Cette dernière repose sur les formations
géologiques marno-calcaire du kimméridgien moyen (jurassique supérieur).

4. HYDROLOGIE ET HYDROGEOLOGIE

Le versant oriental du Djebel El Hadid est relié à sa base de manière directe à un


collecteur principal en occurrence l’oued Guetarra qui change de dénomination à l’aval
pour devenir l’oued Amieur.

Les eaux de ruissellement de l’intégralité de ces versants orientaux du Djebel El


Hadid sont collectées par trois petits vallons qui servent de niveau de base aux
écoulement générés sur les différents interfluve pour ensuite terminer leur parcours en
contre bas dans le talweg de l’oued Guetarra. Les eaux collectées par l’oued guettarra
finissent à leur tour 4 km plus bas le parcours dans la retenue d’un ouvrage de
mobilisation hydraulique.

Toutefois, il est à signaler que les formations gréseux-sableuses du Tortonien ne


sont pas en charge dans la région considérée et ce pour deux raisons particulières :

-les formations gréseuses tortoniennes ont été entaillées la vallée de l’oued Getarra sur
une profondeur pouvant atteindre les 50 m et une largeur maximale de 300 m dont
l’épaisseur de cette assise ne dépasse pas 30 m dans les cas les plus favorable. par

15
Milieu d’étude

conséquent, cette formation est mise en affleurement tout le long du parcours de l’oued
Guetarra offrant ainsi une surface assez importante pour réaliser la décharge de celle-ci.

- d’autre part cette formation tortonienne repose sur les marnes helvetiennes qui se
retrouve en position topographique haute par rapport au niveau de base lorsque la
profondeur de la vallée de l’oued Guettarra est supérieur a 30 m. il n’est donc pas
possible de voir se constituer un réservoir dans la mesure où l’assise imperméable
pouvant servir de mur au réservoir tortonien se retrouve en position haute et en plus de
cela un affleurement.

Pour cet ensemble de raison il a été affirmé avec certitude que les conditions
favorables à la réalisation d’un aquifère dans formation gréso-sableuse du Tortonien ne
peuvent être réunis.

16
Analyse Bioclimatique

1. INTRODUCTION

Le climat est un ensemble de phénomènes météorologiques (température,


précipitations, pression atmosphérique et les vents) ; qui caractérisent l’état moyen de
l’atmosphère et son évolution en un lieu donné. Le climat est un élément principalement
pour toute étude sur l’environnement.

Le climat méditerranéen est caractérisé par un climat sec et long (≈ 7 mois), il


est défini comme un climat extratropical à photopériodisme saisonnier et quotidien, à
pluviosité concentrée durant les saisons froides et relativement froides, l’été, saison plus
chaude, étant sec (Emberger, 1954).

Le climat de l’Algérie tend vers une aridité de plus en plus accentuée, elle est
concrétisée non seulement par le régime pluviométrique mais aussi par les fortes
températures estivales entraînant une intense évaporation.

La région de l’Ouest algérien se caractérise par une faible précipitation avec une
grande variabilité inter-mensuelle et interannuelle (Bouazza et Benabadji, 2010).

Le climat de la région de Tlemcen est du type méditerranéen influencé par une


sécheresse estivale marquée et une période hivernale pluvieuse (Fig.3).

L’intérêt du climat, dans notre étude, est représenté globalement par l’effet de la
chaleur et de l’eau sur la décomposition des ordures en particulier les déchets
organiques d’où entre autres le risque de contamination des nappes phréatiques par les
lixiviats des déchets.

2. METHODOLOGIE

2.1. Choix de la période et de la durée

En Afrique du Nord et en particulier en Oranie, où les précipitations sont


particulièrement irrégulières d’une année l’autre, il fallait une durée d’observation
minimale d’environ 20 ans pour avoir des résultats fiables, cela nous permettra de
comparer les résultats de la nouvelle période (1980-2010 : Source O.N.M, 2011) avec
l’ancienne période (1913-1938 : Source Seltzer, 1946) qui porte également sur 25 ans.

17
Analyse Bioclimatique

la zone d’étude

Figure 3 : Carte climatique en 1980 de la région de Tlemcen d’après R.C.T.(modifiée).

3. LES FACTEURS CLIMATIQUES

La température et la pluviosité sont les deux éléments principaux du climat. Les


climagrammes et les diagrammes ombrothermiques sont quelques outils de la
bioclimatologie qui permettent d’élaborer des modèles de représentation et de comparer
les climats entre eux.

18
Analyse Bioclimatique

3.1. La pluviosité

Les facteurs climatiques interviennent dans le processus de transformation et la


diffusion des déchets, essentiellement les pluies, les températures et les vents. La
pluviosité est le facteur primordial qui permet de déterminer le type de climat.
(Djebaili, 1978).

L’altitude, la longitude et la latitude sont les principaux gradients définissant la


variation de la pluviosité. En effet, la quantité de pluie diminue du Nord au Sud, de l’Est
à l’Ouest et devient importante au niveau des montagnes (Chaâbane, 1993).

Les zones recevant plus de 400 mm sont considérées comme semi-arides, subhumides
ou humides (Emberger, 1930-a), selon l’importance des précipitations.

Les précipitations exercent une action prépondérante pour la définition de la


sécheresse globale du climat (LeHouerou et al ., 1977).

Il convient de signaler que l’origine de pluie en Algérie est orographique. Cependant la


tranche pluviométrique à l’Ouest est atténuée à celle de l’Est du pays et ceci à cause de
l’existence d’obstacle topographique, tels que la Sierra Nevada espagnole et l’Atlas
marocain.

3.2. Régime saisonnier

Pour faciliter les traitements des données climatiques, un découpage en saisons


de la pluviosité annuelle est indispensable.

C’est (Chaâbane, 1993) qui est le premier à avoir défini cette notion. Elle
consiste à calculer la somme des précipitations par saison et à effectuer les classements
des stations par ordre de pluviosité décroissant en désignant chaque saison par l’initiale
P, H, E et A, désignant respectivement Printemps, Hiver, Eté et Automne.

Crs = où Ps: précipitations saisonnières.

Pa: précipitation annuelles.

Crs: coefficient relatif saisonnier de

Les résultats sont dans le tableau 2.

19
Analyse Bioclimatique

Tableau 2 : Coefficient relatif saisonnier de la station de saf saf (Chaâbane, 1993).

AP : ancienne période, NP : nouvelle période.

Hiver (H) Printemps (P) Eté (E) Automne (A) Pa (mm)

Ps Crs Ps Crs Ps Crs Ps Crs


(mm) (mm) (mm) (mm)

AP 210 1.54 125 0.92 20 0.14 186 1.37 541

NP 139.1 1.61 70.4 0.81 19.8 0.23 115.3 1.33 344.6

Figure 4 : Variations saisonnières des précipitations de la station de saf saf .

D’après nos résultats nous constatons que le régime saisonnier de type HAPE
premier maximum en hivers, un premier minimum en été ; un second maximum en
automne et un second minimum au printemps pour l’ancienne et la nouvelle période.

3.4. Températures

Les températures moyennes annuelles ont une influence considérable sur


l’aridité du climat. Les températures sont le deuxième facteur important dans l'étude
climatique, elles agissent directement sur le phénomène d'évapotranspiration et donc le
déficit d'écoulement annuel et saisonnier. Les données des températures disponibles
sont les valeurs moyennes mensuelles mesurées au niveau de la station.

20
Analyse Bioclimatique

3.4.1. Les températures moyennes mensuelles

Les moyennes mensuelles ou trimestrielles sont fréquemment utilisées par les


climatologues et fournissent des résultats plus significatifs. (Quézel et Médail, 2003-a).

Les moyennes mensuelles des températures confirment que Janvier est le mois le plus
froid pour les deux périodes (AP, NP) et elles varient entre9°C et 9,14 °C à notre région
d’étude.

Le mois août est considéré comme le mois le plus chaud de l’année. La


comparaison entre la moyenne des températures annuelles des deux périodes nous a
permis de confirmer la présence d’une modification climatique qui témoigne de
l’accroissement des températures moyennes annuelles d’environ de 1.5 °C.

a. Les températures moyennes des maximal du mois le plus chaud (M)

Tableau 3: Moyennes des Maxima du mois le plus chaude « M ».

M (°c) mois
Altitude(m)
A.P. N.P. A.P. N.P.

678 32.8 31.25 Août Août

b. Les températures moyennes des minimal du mois le plus froid (m).

Tableau 4 : Moyennes des Minima du mois le plus froid « m ».

m(°c) mois
Altitude(m)
A.P. N.P. A.P. N.P.

678 5.8 2.92 Janvier Janvier

Dans la classification du climat (Emberger, 1930-a) utilise la moyenne des


minima du mois le plus froid « m » qui exprime (le degré et la durée de la période
critique des gelées).

L’analyse du tableau, n° 4 montre que le mois le plus rigoureux est celui de


Janvier avec une température minimal de 2.92°C pour la nouvelle période.

21
Analyse Bioclimatique

3.5. Le vent

Les vents estivaux de terre, caractérisés par une grande violence et un fort
pouvoir desséchant, tel que le sirocco au Maghreb, font tomber l'humidité
atmosphérique à moins de 30 % et contribuent à propager les incendies en transportant
des étincelles et surtout des brandons sur de grandes distances (Quezel et Medail.,
2003-a). C’est le sirocco qui intervient de 15 jours environ au Nord à 22 jours au Sud.
Ce courant chaud, toujours sec, est une des causes principales de la quasi-stérilité des
hautes plaines. Le sirocco est plus fréquent à l’Est (30 j) qu’à l’Ouest 15 j/an en
moyenne, il souffle surtout en été, son maximum de fréquence à lieu en juillet (Djebaïli,
1978).

4. SYNTHESE CLIMATIQUE

Une combinaison des données pluviométriques et des températures, est très


intéressante pour caractériser l’influence du climat de la région.

4.1. Les diagrammes ombrothermiques

On utilise les diagrammes ombrothermiques de Bagnouls et Gaussen (1953).


Ces diagrammes représentent, sur un même graphique, les courbes de pluies et de
températures, c’est un diagramme qui permet de délimiter la durée de période sèche où :

P<2T P : précipitations moyennes mensuelles.

T : température moyenne mensuelle.

Le climat est sec lorsque la courbe des températures est au-dessus de celle des
précipitations et humide dans le cas contraire.

Figure 5 : Diagrammes Ombrothermiques (Bagnouls et Gaussen,1953).

22
Analyse Bioclimatique

4.2. Indice d’aridité

De.Martonne (1926) a défini un indice d’aridité utile pour évaluer l’intensité de


la sécheresse exprimée par la relation suivante :

P : précipitations moyennes annuelles (mm).

T : température moyen annuelle (°C).

I : indice d’aridité.

Ce dernier permet d’étudier spécialement les rapports du climat qui positionne la


station d’étude. La classification suivante présente la proposition de De.Martonne en
1926.

I < 5 climat hyper aride. 5 < I < 10 climat désertique.

10 < I <20 climat semi-aride. 20 < I climat humide.

Le tableau n°5 ci-après montre les différents types de climat de station selon
leur indice de De.Martonne.

Tableau 5 : Indice d’aridité (De.Martonne, 1926).

Périodes T (°C) P (mm) I (mm/°C) Type de climat

A.P. 16,36 545,00 20,68 climat humide

N.P. 15,51 345,21 13,53 climat semi‐aride

On remarque que la station a subi une forte diminution de leur indice (climat
humide vers climat semi-aride) (fig 6).

23
Analyse Bioclimatique

Figure 6 : Indice d’aridité (De.Martonne, 1926).

4.3. Le quotient pluviothermique d’Emberger

Le quotient pluviothermique d’Emberger (1952) a été établi pour la région


méditerranéenne et il est défini par la formule suivante :

P : pluviosité moyenne annuelle.

M : moyenne des maxima du mois le plus chaud (T+273°K).

m : moyenne des minima du mois le plus froid (T+273°K).

24
Analyse Bioclimatique

Figure 7 : Climagramme pluviothermique d’Emberger (1952).

5. CONCLUSION

La comparaison entre les données météorologiques anciennes (1913-1938) et


nouvelles (1980-2010) s’accorde avec l’hypothèse de changement climatique, et, sur un
climagramme pluviothermique, notre station d’étude a évolué vers une aridité plus
marquée comme le mentionnent (Bouazza et Benabadji, 2010).

Cette étude bioclimatique nous a permis d’observer une évolution du climat vers
une aridification pratiquement pour notre station. Nous avons pu tirer les conclusions
suivantes :

 Le climat de la région de saf saf est de type méditerranéen, avec deux étages
bioclimatiques bien distincts qui sont sub-humide et le semi-aride caractérisé par deux
saisons.

-Saison hivernale : courte et froide s’étale d’Octobre à Mars, caractérisée par


l’irrégularité pluviométrique.

- Saison estivale : longue et sèche, caractérisée par la moyenne des précipitations et de


fortes chaleurs, peut s’étaler de 6 à 8 mois.

 Pour la nouvelle et l’ancienne période, la station étudiée présente un type de régime


saisonnier HAPE.
 Le mois le plus froid généralement est Janvier avec le minimal de 2.92°C et les
moyennes maximales du mois le plus chaud (en Août) 31.25°C.

 Une nette diminution des précipitations qui varie entre 545 à 345,21 mm.

25
Présentation du (CET) de saf saf

1. DECHARGE DE SAF SAF AVANT L’ERADICATION

A l’époque, la zone d’étude est considérée comme une décharge sauvage qui
permet de montrer une progression croissante du tonnage des ordures ménagères. ces
déchets influent sur l’environnement de la région parce que les déchets atteignent la
route nationale RN.2.

Figure 8 : Décharge de Saf Saf avant éradication (Source CET).

2. OPPORTUNITE DU PROJET

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de gestion des


déchets urbains (PROGDEM), la willaya de Tlemcen a bénéficié d’un centre
d’enfouissement technique(CET) pour l’élimination des déchets. Le CET du grand
groupement du Tlemcen est situé à Djebel El Hadid dans la commune de Chetouane à
07 Km de la ville de Tlemcen. Il a pour mission la gestion de l’ensemble des activités
d’un centre d’enfouissement technique de classe II pour déchets ménagers et assimilés.
Cette durée de vie dépasse les vingt années (20). Actuellement il reçoit les déchets des
communes de Tlemcen, Mansourah, Chetouane, Amieur, Ain-fezza, Remchi, Henaya.
Le site a été affecté à la direction de l’environnement après une procédure de distraction
du domaine agricole. Ses travaux de réalisation ont été lancés le 03/11/2003.

2.1. Justification du choix du projet

Le site proposé par le bureau d’étude (BET) et retenu par le comité technique de
la wilaya pour étudier est celui de Djebel El hadid et ce dans le souci de la fermeture de

la décharge non contrôlée actuelle de Saf- Saf qui est située au Sud du site du CET.

26
Présentation du (CET) de saf saf

3. LE CENTRE D’ENFOUISSEMENT TECHNIQUE DE SAF SAF

 Les centres de stockage sont classés en 3 catégories, en fonction de la nature des


déchets qu'ils accueillent : Le CET du grand groupement du Tlemcen est un CET. de
classe 2 (Fig 9) (risques moyens), est un espace clos.

 Les déchets y sont stockés dans un « casier » étanche. Ils sont contrôlés de visu
par le gardien lors du déchargement.

 Le casier étanche est fait d’une membrane étanche, tout posé sur un sol d’argile
(terre peu perméable). Les eaux qui traversent le casier, les «lixiviats» sont récupérées
et orientées vers les bassins de lagunage.

A B

Figure 9 : A : CET de Saf Saf ; B : Coupe dans une cellule de CET de classe II.

4. LES OUVRAGES DE CET

4.1 Clôture

Le C.E.T. de Saf Saf clôture sur la majorité de son périmètre par un montage
D’éléments préfabriqués, sur un lit de béton de propreté de deux (02) mètres de hauteur
et une longueur de 2180m.

L’objectif est de garder les issues de l’installation et d’interdire tout accès en


dehors d'heures de travail.

27
Présentation du (CET) de saf saf

4.2 LES PORTAILS

Il est muni de deux (02) portails, l’un est principal (portail d’entrée) à côté du
quel on trouve des plaques signalétiques indiquant les heures et les jours d’ouverture, le
nom de l’exploitation et les types des déchets admis. Par contre, le second sépare le
centre de tri et la décharge.

A B

Figure 10 : A : Clôture ; B : Les deux portails.


4.3 Eclairage
L’éclairage est présent sur tout le CET à partir de l’entrée et tout le long d’une
piste qui permettra la circulation des camions jusqu’au premier casier. Le casier a une
piste temporaire pour le passage des camions de collecte et des engins à l’intérieur.

Figure 11 : Eclairage du CET.


4.4 Plantations préliminaires

Le côté ornemental a été pris en considération au CET, en effet un espace vert


est aménagé près du bloc administratif. Des pieds d’oliviers et de casuarina ont été
implantés le long de la clôture en dure et dans la partie non exploitée.

28
Présentation du (CET) de saf saf

Figure 12 : Espace vert.

4.5. Bloc administratif et parking

Un bloc administratif destiné au staff de gestion du CET à côté duquel un


parking est installé pour le stationnement des voitures et des camions propres au CET.

A B

Figure 13: A: parking; B: Administration

4.6 Poste de garde

Installé à l’entrée du CET, ou se fait la réception des camions, puis l’agent


permet l’accès seulement aux camions autorisés par le CET.

4.7. Poste de contrôle

A côté du pont bascule, à son niveau se fait le premier contrôle visuel des
déchets afin d’assurer qu’ils sont conformes aux normes d’acceptation signalées dans
une plaque à l’entrée. Le chauffeur du camion est tenu de fournir à l’agent du contrôle
les informations suivantes :

 Type de camion et son numéro d’immatriculation

 Identité de chauffeur

 Secteur concerné par la collecte

29
Présentation du (CET) de saf saf

 Nom de l’organisme responsable (privé ou municipalité).

4.8. Pont bascule

C’est un dispositif de pesage, il constitue une composant indispensable d’un


CET afin de prévenir l’évolution de quantités à enfouir. Une fois que le camion monte
sur le pont bascule, l’agent de contrôle prend en plus d'informations citées
précédemment, son poids, la date et heure de son accès.

A B

Figure 14 : A : Pont bascule ; B : Poste de contrôle.

4.9. Hangar de tri

Ou fait le tri des déchets afin d’isoler les matériaux recyclables de la matière

organique et de minimiser ainsi la quantité à enfouir. Néanmoins, cet hangar est


actuellement non opérationnel.

4.10. Casier

Le CET du grand groupement du Tlemcen comporte actuellement un casier en


exploitation d’une capacité de 400.000 m 3 occupant 3ha. Il est réalisé avec des
terrassements en terrain meuble et dur et des remblais de digues. Pour l’étanchéité du
fond il a été déposé une couche d’argileuse compacte, surmontée d’une géomembrane
en PEHD de 1,5mm disposant d’une certification ISO 9001et d’une densité de 0.94,
recouverte d’une autre couche d’argile sur laquelle repose la couche de drainage.
L’étanchéité des talus est assurée par un géotextile non tissé de densité 800g/m 2
surmonté d’une geomenbrane en PEHD de 1,5mm d’épaisseur. En ce qui concerne la
rampe son système d’étanchéification est composé d’une première couche d’argile
compactée, recouverte par le géotextile non tissé de densité 1200g/m 2, surmontée de la
géo membrane en PEHD de 1,5mm, puis d’une deuxième couche d’argile compactée.

30
Présentation du (CET) de saf saf

Le casier est desservi par un réseau de drains en PVC pour l’évacuation des eaux de
percolation des déchets, qui est raccordé à une station de lagunage.

Figure 15 : casier.

4.11. Station de lagunage ou (bassin de récupération de lixivat)

Le CET comporte une station de lagunage composée de trois (3) bassins d’un
volume total de 3120m3 avec une profondeur de 1,2 m et une superficie de 2600 m 2. La
station emmagasine les lixiviats venant du casier par le biais de deux drains constitués
de conduites en PVC :N 16 de diamètre 250mm trouées sur la partie supérieure. Ces
drains sont raccordés à la station de lagunage par le biais d’un réseau formé de trois(3)
regards et conduites en PVC :N 06 de diamètre 250mm.

Figure 16 : Les bassins de lixivat.

31
Présentation du (CET) de saf saf

4.12. Systeme de récupération du biogaz

Au niveau de ce site on remarque l’existence d’une installation de système de


récupération de biogaz, malheureusement avec des équipements incomplets pour sa
fonctionnalité.

Figure 17 : Système récupération de biogaz.

5. LE MATERIEL ET EQUIPEMENT D’EXPLOITATION

Il s’agit des engins suivants : un bull du genre SD16 shantui (16T), un deuxième
bull du genre LIEBHERR 74, un chargeur a pneu du genre (LIUGONG), un camion
10T du genre HYUNDAI, un tracteur agricole avec remorque et deux citernes de 300L
du genre SONACOME et une voiture de service du genre 4x4 NISSAN (Fig 18)

Figure 18 : matériel d’exploitation.

32
Présentation du (CET) de saf saf

6. NATURE DU DECHETS

Le tableau ci-dessous représente les types des déchets.

Tableau 6 : Nature des déchets autorisés et non autorisés au niveau de CET.


Nature des déchets autorisés Nature des déchets non autorisés
-Déchets ménagers résultant de la -Déchets de soin.
préparation des aliments des maisons et -les substances chimiques.
des bureaux. -Déchets de laboratoire.
-Déchets des commerces. -Déchets ionisant et radioactifs.
-Déchets résultant de balayage des rues et -Déchets explosifs, corrosifs, carburant
de nettoyage de jardins. facilement inflammables ou inflammables.
-Déchets résultant de nettoyage des -Déchet d’emballage de produit chimique
marchés et des magasins. ou toxique.
-Déchets non toxiques issus des écoles et -Déchets liquides à l’exclusion des boues
des hôpitaux. -Les pneumatiques usagées.
-Déchets non dangereux de toutes les
autres sources.

33
Méthodologie

1. METHODOLOGIE

L’intérêt de notre travail est de voir comment se fait la collecte des déchets
domestiques au niveau du grand groupement de Tlemcen.

1.1. Méthode cartographique de la collecte

L’enquête de la collecte a été faite auprès des personnes responsables du service


d’enlèvement et des agents administratifs de l’APC.

1.2. Démarche de la recherche

A partir de la carte d’état major de Tlemcen 270 on a pu établir les cartes


suivantes :

* Carte climatique de la région de Tlemcen.

* Carte de situation géographique de la décharge (carte N : 2 )

L’enquête nous permet de connaitre d’une part, les différents circuits compris dans
notre zones d’étude et d’autre part les paramètres fondamentaux de la gestion définie
par :

 Le poids et le volume des ordures ménagères collectés.


 Le nombre d’ilots collectés.
 Le nombre de population.
 Les secteurs des collectes.
 Les types et les capacités des véhicules utilisés pour la collecte.
 Le nombre des ouvriers.
 Le nombre des rotations par jour ou bien par semaine.
1.3. Méthode d’étude

Plusieurs sorties sur le (CET) sont effectuées pour l’analyse du site récepteur des
déchets urbains. Les documents essentiels les plus disponibles sont consultés à savoir :

- Les travaux de l’APC (Assemblé Populaire Communale) et les cartes.


- Les travaux de bureau d’aménagement d’urbanisme.
- Les travaux du service hydraulique.
- Les travaux du service des forêts.
- le nombre d’habitats par commune correspondant aux données de L’APC de
chaque commune.

34
Méthodologie

- Nous avons divisé ce quota par le nombre d’habitats de chaque commune pour
avoir la quantité de déchets générée quotidiennement. par chaque habitant.

1.4. Le site d’étude (CET)

La décharge de saf-saf est placée dans un site non étudié au préalable, ce qui
complique sa situation. On voit, lorsque les déchets arrivent, qu’au bord de la route le
vent transporte certains déchets au-delà de son entourage. Cette décharge s’expose aux
terres agricoles et est entourée par des champs de blé.

Par conséquent, nous devons étudier les effets de cette décharge sur
l’environnement immédiat et préconiser des solutions adéquates.

Pour cela notre étude concerne certains aspects du milieu physique de ce site
(topo morphologique, géologique, et hydrogéologique) pour déterminer ses déficiences
et pour pouvoir faire des propositions d’aménagement.

Nous avons établi.

- Une carte d’inventaire groupements de tlemcen.


- Une collecte des informations concernant la topomorphologie et l’hydrogéologie
du site d’après des rapports de photos
- Les résultats sont résumés sous forme d’une fiche d’identification de la décharge

35
Méthodologie

Figur 19 : Carte de répartition des communes du GGT

1)-Tlemcen 2)-Remchi 3)-Oued Lkhdar 4)-Ain Fezza 5)-Amieur 6)-Zenata

7)-Ben Sakrane 8)-Hennaya 9)-Ouled Riah 10)-Chetouan 11)-Mansourah.

36
Résultats et discussions

1. LES RESULTATS DE NOMBRE DE ROTATION DU GGT

Un nombre de 142591 de rotations a été enregistré entre (2009 et 2014) dans le


CET de Saf Saf.
La répartition des nombres des rotations par année est scandée dans le tableau 6
[(Annexe 1-6 ; Fig 20)].
Tableau 7 : Nombre des rotations (2009-2014).
Année 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Rotations 21185 20940 19773 20463 27485 32745

Figure 20 : Le nombre de rotation (2009-2014)

Le diagramme ci-dessus montre un taux très faible entre les années 2009 et 2011
(20940 en 2010) par contre une augmentation importante dans les deux dernières années
(32745 en 2014). Cette variation est probablement due à l’amélioration sensible du
matériel de collecte comme les bennes tasseuses et les camions, l'accroissement
démographique, l'expansion urbanistique, le développement des activités socio-
économiques et le changement de mode de vie des citoyens. En Algérie, les quantités de
déchets générées annuellement sont estimées à environ 5.2millions de tonnes.
(Anonyme ,2000), dont 0.75 Kg de déchets solides par jour pour chaque individu (en
moyenne) (ONS, 2011).

37
Résultats et discussions

2. COMPOSITION DES DECHETS DE LA GGT

Les données de la composition qualitative et quantitative des déchets existent


dans le CET et sont enregistrées dans le tableau suivant :

Tableau 8: Les compositions des déchets.


Composition Résultats moyens (%)
Matière organique 62
Verre 1
Plastique 12
Papier/ Carton 9
Métal 2
Autres 14

Nous avons procédé à une classification par type de déchets pour en déduire le
pourcentage de déchet recyclable ou réutilisable pour confirmer ainsi l’intérêt du triage
et du recyclage dans le CET de Saf Saf.

Les résultats des tris des déchets des communes de GGT montrent que la
matière biodégradable générée pendant la période 2009-2014 est 62%, suivi la matière
plastique 12%, lecarton-papier 9% , les métaux 2%, le verre 1% et les Autres
compositions 14%.

La figure 21 montre clairement que les déchets du GGT sont riches en matières
biodégradables qui reflètent la consommation accrue des habitants en matières
végétales. Par ailleurs les déchets riches en matières valorisables en particulier le
plastique et le carton-papier sont plus importants que les métaux et le verre.

Figure 21: composition moyenne de déchets ménagers de la GGT.

38
Résultats et discussions

3. L’ANALYSE CARTOGRAPHIQUE DE LA COLLECTE DE GGT


(JUIN2015).

Les communes ou ses groupements sont tenus d’assurer la collecte et


l’élimination des déchets ménagers dans le CET.

a- La commune de Amieur :

Elle contient 6 secteurs.

 Secteur(1)-Amieur centre /Aribat.


 Secteur(2) -Ouled ala / Boukora.
 secteur(3) - Echlayda.
 secteur(4) - El Bordj / Lazayza
 secteur(5) – Zediga.
 secteur(6) – Lrnayna / Roul Yamasse.

Tableau °9 : Les caractéristiques des secteurs de la commune d'Amieur

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
1 Tracteur 2.5 4 2/5 3372 2.19
2 Tracteur 2.5 4 1/5 1923 0.96
3 Tracteur 2.5 4 2/5 2404 1.80
4 Tracteur 2.5 4 1/5 1808 0.90
5 Tracteur 2.5 4 1/5 1072 0.53
6 Tracteur 2.5 4 2/5 2733 2.04
(Source APC d'Amieur 2015).

b- La commune de Chetouane

Elle contient 11 secteurs.


 Secteur(1) –. Chetouane
 Secteur(2) - 50 Log / Cité Bouarfa / DNC / Fawdaui / Cité UNV
 Secteur(3)- Ain Defla /Saf Saf /270 / Elmdige.
 Secteur(4) – Ouzidane.

39
Résultats et discussions

 Secteur(5) - Aine Elhoute.


 Secteur(6) – Saf Saf /Elmdige / Sidi Issa.
 Secteur(7) – Ain Edfla.
 Secteur(8) - Chetouan1.
 Secteur(9) – Chetouan 2
 Secteur(10) – Ouzidan1.
 Secteur(11) – Ouzidan 2.

Tableau °10 : Les caractéristiques des secteurs de la commune de Chetouan.

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteur ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
Tracteur
1 Ben 2.5 5 2/7 3330 3.45
tasseuse
Camion
2 ben 6 5 2/7 8984 6.73
tasseuse
Camion
3 ben 6 4 2/7 8398 6.29
tasseuse
K120 5
4 8 2/7 12677 6.33
Tracteur 2.5
5 Tracteur 2.5 7 2/7 5074 2.94
6 K120 5 7 1/7 4301 2.15
7 K120 5 7 1/7 4197 2.09
Camion
8 ben 6 7 1/7 7330 3.37
tasseuse
Camion
9 ben 6 7 1/7 7143 3.57
tasseuse
10 K66 2.5 7 1/7 3600 1.8
Camion
11 ben 6 7 1/7 9077 5.53
tasseuse
(Source APC 2015).

40
Résultats et discussions

c-La commune de Mansourah

Elle contient 11 secteurs

 Secteur(1) – Cité 1060 Log /Hay Nassim 1.


 Secteur(2) – Hay Nhda /Moudjahidine / Aichouba / OPGI
 Secteur(3) – Makhouke-1-2/ Trin Bousselaa / Arde Ben Chaib.
 Secteur(4) - 500Log /276 /17 Oktobre / 150 Log /200 Log.
 Secteur(5) – Attar /Bni Boublène / Uoli Mustapha / Mansourah.
 Secteur(6) – Sonelac / Hay Salam / Vieu Imama /Najma /Rocade.
 Secteur(7) – Nassim 2 /Célibatoriome / CFA / CFPA.
 Secteur(8) - Cité militaire / Ard Zouade / Badr
 Secteur(9) – Cité Hbak /Cité 476 / Hay Hmaiane
 Secteur(10) – Cité 400Log /Cité Belmimoune /Hay Afak / Comissaria400.

Tableau °11 : Les caractéristiques des secteurs de La commune de Mansourah :

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
Camion
1 ben 6 4 1/7 6114 4.28
tasseuse
Camion
2 ben 6 4 1/7 7371 5.16
tasseuse
Camion
3 ben 6 4 1/7 5257 3.68
tasseuse
Camion
4 ben 6 4 1/7 8971 6.73
tasseuse
Camion
5 ben 6 4 1/7 8386 6.29
tasseuse
Camion
6 ben 6 4 1/7 7780 5.68
tasseuse
Camion
7 ben 6 4 1/7 7347 4.01
tasseuse

41
Résultats et discussions

Camion
8 ben 6 4 1/7 7965 5.53
tasseuse
Camion
9 ben 6 4 1/7 3066 2.30
tasseuse
Camion
10 ben 6 4 1/7 8444 6.33
tasseuse
(Source APC 2015)

d-La commune d'Ain Fezza

Elle contient 7 secteurs

 Secteur(1) – Ain Fezza / Birwana.


 Secteur(2) – Ouchba.
 Secteur(3) – Ain Bni Ade
 Secteur(4) – Tagma
 Secteur(5) – Tizi
 Secteur(6) – Om Laalou
 Secteur(7) – Ouled Ben Sbaa.

Tableau °12 : les caractéristiques des secteurs de La commune d'Ain Fezza.

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
1 Camion 2.5 3 1/7 2759 2.06
2 Tracteur 2.5 3 1/7 1961 1.37
3 Tracteur 2.5 3 1/7 958 0.53
4 Tracteur 2.5 3 1/7 1234 0.76
5 Tracteur 2.5 3 1/7 428 0.29
6 Tracteur 2.5 3 1/7 1171 0.87
7 Tracteur 2.5 3 1/7 1358 1.01
(Source APC 2015).

42
Résultats et discussions

e-La commune de Remchi.

Elle contient 9 secteurs

 Secteur(1) – Sidi Ahmed /Cité de l’indépendance.


 Secteur(2) – Centre ville / Cité des Chauhada / Zone Est / Omar Racim
 Secteur(3) – Les oliviers / Ben Badis /Centre ouest
 Secteur(4) – Ouled Khouane / Benacheur.
 Secteur(5) – Nord ouest / Lotfi1 / Lotfi 2
 Secteur(6) – Cité Djamila / Bab El ziaro / Nouveau Ouest ville(420)
 Secteur(7) – 220 Log / Cité Sanoubar.
 Secteur(8) - Vlg bonouor / Vlg Sidi Miloud /Vlg Gouassir
 Secteur(9) – Vlg Sidi Chrif / Vlg sidi Ali / Fatmi El Arbi.

Tableau 13 : les caractéristiques des secteurs de la commune de Remchi

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton )
Benne
1 6 4 2/7 7548 5.66
tasseuse
Benne
2 6 4 2/7 6358 4.45
tasseuse
Benne
3 6 4 2/7 5986 4.07
tasseuse
Benne
4 6 4 2/7 6258 4.31
tasseuse
Benne
5 6 4 2/7 5698 3.58
tasseuse
Benne
6 6 4 2/7 4669 2.64
tasseuse
Benne
7 2.5 4 2/7 3698 1.84
tasseuse
Benne
8 6 4 1/7 4962 2.92
tasseuse
Benne
9 2.5 4 1/7 3552 1.81
tasseuse
(Source APC)

43
Résultats et discussions

f- La commune de Zenata.

Elle contient 2 secteurs

 Secteur(1) – Zenata
 Secteur(2) – Djlayla.

Tableau 14 : Les caractéristiques des secteurs de la commune de Zenata

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
Benne
1 6 3 1/6 3111 2.33
tasseuse
Benne
2 6 3 1/6 900 0.67
tasseuse
(Source APC)

g- La commune d'Ouled Riah

Elle contient 1 secteur

 Secteur (1) – Ouled Riah / Ben Yakoub.

Tableau 15 : les caractéristiques des secteurs de La commune d'ouled Riah :

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteur ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton )
Benne
1 6 3 1/6 4329 2.96
tasseuse
(Source APC)

h- La commune de Ben Sakrane.

Elle contient 3 secteurs

 Secteur(1) – Sidi Mohamed(1) et(2) / OPG / Das Messoud / Hay Mandra.

44
Résultats et discussions

 Secteur (2) – Hay Dachra / 20 million / Hay zitoun / Hay 12 million / Hay
Rekhame / Hay elime
 Secteur(3) –Cité Hay Abdenour / Saridj Hay Dalasse Hay Gitna / Jessr Elhadia /
Fabrika

Tableau 16 : les caractéristiques des secteurs de la commune de Ben Sakrane.

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
Benne
1 6 4 1/6 10556 7.91
tasseuse
Benne
2 6 3 1/6 1056 0.79
tasseuse
Benne
3 3 4 1/6 1054 0.74
tasseuse
(Source APC)

i- La commune de Henaya.

Elle contient 8 secteurs

 Secteur(1) – Chef lieu de Henaya.


 Secteur(2) –Hay El Arbi Ben Mhidi / Hay Abdeldjbar
 Secteur(3) – Rue Abattoir (lotissement)
 Secteur(4) – Hay El mahata Citées
 Secteur(5) – Les enclave (5) +(9) / Somaa
 Secteur(6) - khmisti l’encien et le neveu.
 Secteur(7) - Taaounia / Mekasseme / Merazga.
 Secteur(8) – Ain El hdjar / Mlilia / Aboud.

45
Résultats et discussions

Tableau 17 : Les caractéristiques des secteurs de la commune de Henaya.

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
Benne
1 6 3 1/6 10556 3.05
tasseuse
Benne
2 6 3 1/6 1056 2.26
tasseuse
Benne
3 6 3 1/6 1054 1.98
tasseuse
Benne
4 6 3 1/6 10556 2.64
tasseuse
Benne
5 6 3 1/6 1056 1.18
tasseuse
Benne
6 6 3 1/6 1054 9.18
tasseuse
Benne
7 6 3 1/6 10556 2.43
tasseuse
8 Tracteur 2.5 3 1/6 1056 1.83
(Source APC)

j- La commune de Tlemcen.

Elle contient 24 secteurs

 Secteur(1) – Agadir / Sidi Lahcene. / Elhartoun / Kessarine


 Secteur(2) – Ancien tissu (medina) / fekarine.
 Secteur(3) – Babe Zir / Riat elhammar / Riat essaffar.
 Secteur(4) – Centre ville..
 Secteur (5) – Bel Air / Bel Horizon.
 secteur(6) –Maliha Hamidou.
 secteur(7) – Beau Séjour / Cité Pasteur.
 secteur(8) – Ferradj / Sidi Chaker

46
Résultats et discussions

 secteur(9) – Sidi Boumediène / Birouana / Sidi Tahar.


 secteur(10) – El kalaa
 secteur(11) – Boudghène /Riat.
 secteur(12) – Boudghène Sud.
 secteur(13) – Aboutachfine
 secteur(14) - Kiffane
 secteur(15) – Kiffane ancien / ain Nedjar.
 secteur(16) - Sidi Said / Hay Zittoune / Les Dahlias
 secteur(17) – Ojlida.
 secteur(18) – Koudia.
 secteur(19) – Terrain Chemin de fer / Sidi Said / fedan Sebaa / Terrain Guelil
/Sidi El halui
 secteur(20) – Bâtiment Derrar / Cité Mesli Ain Nedjar / Hay ben chaieb.
 secteur(21) - La Gare / Commissariat / Gar nontier / Cité Jain / Bâtiment Dib
Youb.
 secteur(22) – Ecole Ben zardjeb /Belair / Cerisiers / Lassirence.
 secteur(23) – Rehiba / Babe sidi boumedian
 secteur(24)- Elhartoun / Cité Gardin.

Tableau 18 : Les caractéristiques des secteurs de La commune de Tlemcen.

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
Benne
1 6 8 1/7 11484 6.08
basculante
Benne
2 6 8 1/7 5692 3.96
basculante
Benne
3 6 8 1/7 4700 3.19
basculante
Benne
4 6 8 1/7 6965 5.22
tasseuse
Benne
5 3.5 4 1/7 6493 3.50
basculante
Benne
6 3.3 4 1/7 302 0.22
tasseuse
7 Benne 3.5 4 1/7 4431 2.74

47
Résultats et discussions

tasseuse
Benne
8 3.5 5 1/7 4766 3.43
tasseuse
Benne
9 6 7 1/7 7406 4.44
basculante
Benne
10 3.3 7 1/7 6625 3.84
basculante
Benne
11 6 8 1/7 13259 9.67
basculante
Tracteur
12 2 3 1/7 1352 0.87
agricol
Benne
13 10 8 1/7 12518 6.63
basculante
Benne
14 6 6 1/7 11804 6.13
tasseuse
Benne
15 3.5 4 1/7 4790 3.30
basculante
Benne
16 6 7 1/7 12769 6.38
basculante
Benne
17 10 8 1/7 11530 8.53
basculante
Benne
18 6 8 1/7 8035 5.22
basculante
Benne
19 3.3 4 1/7 5369 2.73
tasseuse
20 Hino 5 4 1/7 5823 3.84
21 K66 3.3 3 1/7 3695 2.18
Benne
22 6 6 1/7 8562 4.88
basculante
Benne
23 3.3 4 1/7 2354 1.60
basculante
Benne
24 3.3 4 1/7 1458 0.97
basculante
(Source APC)

k-La commune d'Oued Lkhdar.

Elle contient 3 secteurs.

 Secteur(1)-Chef lieu
 Secteur(2) – Yabdar / Mazourne / OSid El Hadj.
 secteur(3) – Bni Hamed / Bni Gzli / Miesse.

48
Résultats et discussions

Tableau 19 : Les caractéristiques des secteurs de La commune d'Oued Lkhdar.

Capacité
Déchets
Type de de Rotation
secteurs ouvrier population ménagers
véhicule véhicule R /j
Ton /j
(Ton)
1 Camion 2.5 5 1/3 3936 2.95
2 Camion 2.5 5 1/3 2658 1.99
(Source APC)

4. LA CARTOGRAPHIE DE COLLECTE

Fig 22 : Carte de synthèse (répartition des communes du GGT selon la quantité de


déchets, les populations et le nombre des secteurs).

1)-Tlemcen 2)-Remchi 3)-Oued Lkhdar 4)-Ain Fezza 5)-Amieur 6)-Zenata

7)-Ben Sakrane 8)-Hennaya 9)-Ouled Riah 10)-Chetouan 11)-Mansourah.

Cette carte représente la répartition géographique des communes impliquées


dans la collecte des déchets à Tlemcen. Les couleurs (rouge jusqu’à violet) représentent
la quantité des déchets respectivement du haut jusqu’en bas, la quantité plus grande en
haut vers la quantité la plus faible, selon la flèche par manière régressive.

49
Résultats et discussions

Nous remarquons que la quantité de déchets est liée au nombre de secteurs, au


nombre de population de chaque commune. Donc les communes caractérisées par un
nombre de population très élevé contiennent plusieurs secteurs et exigent un nombre
important de matériel de collecte par contre les communes qui se caractérisent par un
nombre de population très faible et ne contiennent que quelques secteurs ne nécessite
pas un grand potentiel.

A travers les résultats mentionnés sur la carte nous pouvons dire que la
commune de Tlemcen (couleur rouge) produit une grande quantité de déchets puisqu’il
y a un nombre de population élevé et contient 24 secteurs. La commune de Ouled Riah
produit une faible quantité des déchets puisqu’il y a un nombre de population faible et
contient un seul secteur.

4.1. Échantillonnage

Nous avons pris un échantillon de l’ordre de 200kg de déchets (échantillon


représentatif) après dépotage des déchets collecte dans le CET et nous avons procédé
au tri manuellement pour la séparation des différents composants des déchets et aussi la
détermination du poids de chaque catégorie ; matière fermentescible, plastique, carton-
papier, textile, métaux, bois, verre et autres (pierres, déchets décombres, etc) (voir
annexes).

4.2. Composition physique des déchets ménagers

La composition des ordures ménagère est basée sur une opération de tri manuel
d’une quantité globale de 200 kg. Cette dernière est effectuée au niveau du CET de Saf
Saf, Les déchets sont répartis, selon les catégories spécifiques comme les matières
organiques, plastiques, verres, métaux, cartons- papiers, etc.

Les différentes compositions sont illustrées dans le tableau suivant ;

Tableau 20 : proportion de matières récupérables de chaque secteur.

Matière Papier/
Composition Plastique Autres
organique Carton

Résultats
68.21 14.32 9.55 7.92
moyens (%)

50
Résultats et discussions

Il ressort de ce tableau que le taux de récupération de la fraction de la matière


organique est la plus dominante par rapport aux autres catégories. Le plastique et le
papier carton plus ou moins important par rapport aux métaux, le verre, sont présents
dans les ordures en pourcentage non négligeables, par ailleurs le bois est presque
négligeable par rapport aux autres qui sont nuls dans cet échantillon .

Fig 23 : taux de récupération moyenne de chaque constituent.

La figure ci-dessus indique que la matière organique occupe une portion très
large par apport aux autres classes, Cette augmentation explique, la consommation
exigeante des légumes et les fruits par les habitants. L’utilisation excessive des
emballages, des bouteilles de plastiques, des boites de conserves et autres a intégré les
proportions de plastique et le carton. Le textile issu des vêtements et des couches, etc.

On peut constater à travers notre travail et les résultats enregistrés dans le CET
durant les années passées que la production des différents types de déchets urbains est
en nette augmentation pour certaines composants comme la matière organique 68.21% ,
le plastique 14.32%, par rapport aux années passées la matière organique 62%,
plastiques 12%. Ce qui reflète la consommation accrue des matières végétales par les
habitants. Par ailleurs les déchets riches en matières valorisant en particulier le plastique
et le carton-papier est plus importante que le textile, les métaux et le verre. Le bois et
les autres sont présents en pourcentage moins important.

Cette quantité de composition des déchets de notre CET est différente par
rapport à du celle CET de la commune d'El Tarf. L’étude de composition moyenne des

51
Résultats et discussions

ordures ménagères de la commune d'El Tarf réalisée par (Sabri, 2011). Montre que la
matière organique est de 78% , le plastique 7%,papier/carton 8%...etc.

la comparaison de composition des déchets entre les deux CET (commune de


Etaref et commune de Tlemcen), montre une différence significative, cette différence
peut s’expliquer par le mode de vie et de consommation et les activités socio
économiques, même peut-être la différence entre le climat de Tlemcen et celui d’Etaref .

5. ESTIMATION DES QUANTITES DE DECHETS

Le volume des déchets ménagers est variable entre les 11 communes et dépend
essentiellement de :

1. L'habitat (milieu rural ou urbain avec un taux généralement plus faible en milieu
rural)

2. Le niveau de vie, les habitudes et les mœurs de la population (la production tend à
s'accroître avec le niveau de vie ; ex. Zones résidentielles par rapport aux autres zones.).

3. Les conditions climatiques, ainsi que les variations annuelles et saisonnières.

4. Les mouvements plus ou moins importants de la population au cours de l'année :


foires, pèlerinage, vacances annuelles, etc.
5. Des modes de conditionnement des denrées et des marchandises.

Tableau 21 : La quantité et le volume des déchets urbains solides du GGT.

Le volume des
Déchets ménagers
population déchets urbains
kg /j
(m3)
Tlemcen 162182 99550 199.1
Mansourah 70701 50250 100.04
Chetouane 74111 44250 88.50
Amieur 13312 8420 16.84
Hennaya 36944 24550 49.1
Ain fezza 9869 6890 13.78
Remchi 48729 31280 62.56
Ouled Riah 4329 2960 5.92
zenata 4011 3000 6
Ben sakrane 12666 9440 18.88
Oued lkhdar 6594 4940 9.88

52
Résultats et discussions

Figure 24 : La quantité des déchets par rapport au nombre de population.

D’après ces résultats nous pouvons dire que la quantité de déchets ménagers
générée par la commune de Tlemcen est très élevée (285.3t/j). Cette quantité augmente
d’une année à une autre, selon (Boucif, 2003) en 1998 a été de 80t/j et de 127t/j en
2001. A cause de la densité de population et les activités socio économique plus
importants à 24 secteurs. Les communes de Hennaya, Chetouane, Remchi la quantité de
déchets ménagers élevée à cause de l’urbanisation, la croissance démographique et les
activités socio économique plus ou moins important. Mais Amieur, Ain fezza, Ouled
Riah, Bensakrane et Oued Lkhdar présentent une quantité moins importante que celle
des de communes de Tlemcen, Hennaya, Remchi à cause du nombre de population et
les activités socio-économique moins importants. Selon (Hueber, 2001) : la
composition des déchets peut varier considérablement d’une région à une autre, en
raison du niveau de vie, de l’offre de marchandises, de la structure de population, du
degré d’urbanisation et des conditions climatiques.

La quantité produite quotidiennement par le grand groupement de Tlemcen


varie entre en moyenne entre 0.5 et 0.75kg/j/h).

Il se trouve que 1m3 équivaut à 500kg (plan directeur de gestion des déchets
solides urbains, 2002)

Avec le temps les difficultés d’exploitation du centre se sont amplifiées. Le CET


a un casier d’une capacité de rétention de l’ordre de 400000m 3 avec une durée de vie de
10ans à peu près. Six années après sa mise en fonction, la situation actuelle de la

53
Résultats et discussions

décharge est alarmante. Ceci s'explique par une mauvaise gestion des déchets ménagers.
Le problème majeur dans ce cas est l’absence de tri.

Le tri est une étape très importante au niveau de CET qui a un double objectif :
premièrement les déchets une fois triés sont déversés au niveau du casier, ils sont étalés
par la suite en fines couches de 30 à 80 cm d’épaisseur, tassées à l’aide d’engins à pied
de moutons (pour densifier le déchet donc limiter les tassements post-exploitation et
augmenter la capacité de stockage du site et augmenter la durée de vie de ce dernier) et
deuxièmement pour but de trier en plusieurs catégories les déchets particuliers. Il
permet le recyclage d’une partie des déchets (but économique). Si elles ne sont pas
triées, les ordures ménagères sont mises en décharge. On produit de plus en plus de
déchets. Donc il faudra multiplier la capacité de casier avec les nuisances que cela
comporte. Il est donc important de trier les déchets avec différentes filières (verre,
plastique, métal, papier, carton, aluminium) qui se chargeront de recycler ces différents
matériaux plutôt que de les enfouir ou les détruire en polluant à outrance.

La récupération est la séparation de certains produits ou matériaux des déchets


bruts à des fins de réemploi, de réutilisation et de recyclage. Valorisation des OM

La valorisation des déchets tend à diminuer les quantités de déchets à stocker qui
sont une source de pollution (Miquel, 1998).

Les matériaux présents dans les déchets et qui peuvent être valorisés sont :

 plastiques : ils peuvent être régénérés en granulés, en fibres ou incinérés avec un


gain d’énergie.

 Carton et papier : ils seront réinjectés dans le procédé de fabrication du papier et


de carton comme matière première secondaire.

 Textile : réutilisation des vêtements usagés comme chiffons et par recyclage


dans l’industrie, comme matière première secondaire.

 Métaux : ils sont recyclés indéfiniment par la sidérurgie et les fonderies.

 Verre : les bouteilles peuvent être réutilisées après avoir été nettoyées et
désinfectées. Les débris de verre peuvent servir comme matière première
secondaire pour la fabrication de nouveau verre.

L’absence de tri influence la composition de lixiviat cela est dû à l’admission


des types de déchets au niveau de casier surtout en ce moment ce qui rend de plus en

54
Résultats et discussions

plus vulnérable l’intoxication par le lixiviat. Le plus gros problème est l’absence de
vrais traitements.

Le site se compose de trois bassins de lagunage naturel d’une capacité suffisante


pour recevoir la grande quantité de lixiviat mais lorsqu’ils débordent il n’y a aucune
solution, les quantités excessives ont un impact négatif sur le sol et les plantes surtout
que de région voisine est une terre agricole. Dans notre site le plus grand risque lié à la
production de lixiviats est la contamination à long terme qui finira par menacer les
ressources en eaux (de surface et sous terraines) par l’infiltration surtout parce que le
sol est perméable. La proximité du CET de Oued Sikek menace la qualité des eaux de
ces Oueds, de même l’impact sur la santé humaine, directement ou indirectement.

55
Conclusion et perspectives

CONCLUSION

Les problèmes liés à la gestion des déchets ménagers est l’augmentation de la


production des déchets sous le triple effet de la croissance économique, démographique
et du niveau de vie.

Les prescriptions réglementaires régissant la conception des centres de


stockages de déchets, varient d’un pays à un autre. Cette variation dépend de plusieurs
facteurs dont la volonté politique, les stratégies et les pratiques de gestions des déchets
au niveau des autorités locales, la pression des mouvements écologiques. L’installation
de ces centres exige la mise en place d’un dispositif qui soit capable de limiter à la fois
tout risque sur l’environnement.

La filière traditionnelle d’élimination des déchets solides en Algérie est


essentiellement la mise en décharge, la méthode la plus ancienne et la plus largement
pratiquée du fait de son coût plus faible que celui des autres filières d’élimination.
Malheureusement même une décharge contrôlée de la qualité d’un CET de Saf Saf à ses
méfaits sur la nature, ainsi les risques que peut engendrer un CET sur l’environnement
en général sont aussi importants que celle d’une décharge non contrôlée et même plus,
dans le cas ou les conditions de construction et d’exploitation du CET du grand
groupement de Tlemcen ne sont pas respectées la bonne entreprise des déchets .

A travers notre étude nous avons effectué un diagnostic sur le fonctionnement du


CET du grand groupement de Tlemcen à Saf Saf, son impact sur l’environnement et en
fin ont à proposent des solutions.

 -Le matériel de tri (balance industrielle, table de tri, …) doit être disponible et
fonctionnel.

 -Le traitement de lixiviat par lagunage est insuffisant, il nécessite un autre


procédé de traitement de cette dernière par installation d’une station d’épuration
des lixiviats avant de le rejeter dans le milieu naturel.

 --Manque de traitement immédiat des déchets conduit à la plénitude des casiers.


pour cela la réalisation de centre de tri est obligatoire.

 -La réouverture de l’unité de compostage spécifique pour les déchets organiques

 Interdire l'accès des consommables médicaux et paramédicaux au CET. Ces


derniers ne doivent jamais être admis à la décharge contrôlée mais devront

56
Conclusion et perspectives

toujours être incinérés dans des incinérateurs appropriés au niveau des structures
hospitalières et médicales. Cette interdiction vaudra également pour tous déchets
émanant des laboratoires d'analyses médicales et des cliniques privées.
 Mettre en place un système de « main courante » au niveau du futur poste de
contrôle du CET. Les mouvements des camions ainsi que la nature, l'origine et le
tonnage exact (après pesage) de leur cargaison devront toujours être consignés
en plus assurer un transport encore plus hermétique des déchets vers le CET.
 Permettre au personnel de la décharge d'accéder à des stages de formation visant
à leur apprendre à mieux maîtriser les techniques de gestion de ce type de
déchets.
 la mise en évidence de l’importance de la caractérisation des déchets, non
seulement pour prendre position sur les choix de traitement, mais de plus pour
apporter des éléments basiques de paramétrage de ces choix, principalement
pour le compostage.

57
APC : Assemblé Populaire Communale.

BET : bureau d’étude.

CET : centres d’enfouissement technique.

DAS : déchets d’activités de soins.

DH : Les déchets hospitaliers.

DI : Les déchets inertes.

DIB : Les déchets industriels banals.

DIS : déchets industriels spéciaux.

DM : déchets municipaux.

DSM : déchets spéciaux des ménages.

DTQD : déchets toxique en quantités limitées.

DTQL : déchets toxiques en quantités dispersées.

GGT : Grand groupement de Tlemcen.

OM : Les ordures ménagères.

O.N.M : Organisation national météorologique.

ONS : l’Office national des statistiques.

PAV : Points d'Apport Volontaire.

PED : pays en développement.

PEHD : polyéthylène à haute densité.

PMA : les pays les moins avancés.

PROGDEM : Programmes Nationaux de Gestion intégrée des Déchets Municipaux.

PVC : Poly Vinyle de Chlorure.

RN.2 : Route national n :2


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Chapitre I
Analyse Bibliographique
Chapitre II
Milieu d’étude
Chapitre III
Analyse Bioclimatique
Chapitre IV
Présentation du CET de Saf Saf
Chapitre VI
Résultats et discussions
Chapitre V
Méthodologie
Conclusion

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