0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
513 vues39 pages

Cours ENGINUTM

Ce document présente les différents types d'engins et matériels de chantier utilisés en génie civil ainsi que leurs caractéristiques. Il décrit également les performances, le rendement et la consommation de carburant de ces engins.

Transféré par

Soumana Sanou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
513 vues39 pages

Cours ENGINUTM

Ce document présente les différents types d'engins et matériels de chantier utilisés en génie civil ainsi que leurs caractéristiques. Il décrit également les performances, le rendement et la consommation de carburant de ces engins.

Transféré par

Soumana Sanou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université de Technologie et de Management

(UTM)
Module : Engins et outillages de BTP
Génie civil 2ème Année
Enseignant : Monsieur OUOBA Emile

1
Programme
Chapitre 1 : Présentation des matériels et engins de génie civil
Chapitre 2 : Performance, Rendement et consommation des engins de génie civil
Chapitre 3 : Choix et utilisation du matériel
Chapitre 4 : Maintenance du matériel
Chapitre 4 : fiche technique de quelques engins de génie civil

2
Chapitre 1 : Présentation des matériels et engins de génie civil

Le matériel est devenu le moyen principal de construction et d'entretien des ouvrages de


génie civil et génie rural, mais non plus l'auxiliaire du travail manuel. La mécanisation des
travaux a commencé au début du XIXème siècle avec l'apparition du moteur a vapeur, suivi de
celle du moteur a diesel. Cette motorisation a permis la réalisation des grands travaux et
engendré la production de matériels de plus en plus performants. Ce fut d'abord les pelles sur
chenilles, puis vers 1904 les premiers tracteurs sur chenilles à moteur Diesel. Aujourd'hui la
puissance des engins approche et dépasse même pour quelques machines les 2000 CV.
On distingue trois grandes familles ou groupes de matériels de génie civil :
-Le matériel de terrassement
-Le matériel de transport
-Le matériel d'appui ou divers
A. Les différents types d'engins et matériels de chantier
1. Le matériel de terrassement
a) Les engins de chargement
- Les chargeuses
- Les pelles hydrauliques
- Les pelles mécaniques a câbles (dragline)
b) Les engins de transport
- La brouette
- Les camions-bennes, citernes, a bitume, etc.
- Les dumpers
- Les motobasculeurs
- Les tombereaux
- Les véhicules utilitaires
c) Les engins effectuant a la fois les opérations de chargement et de transport
- Les scrapers
d) Les bulldozers ou bouteurs
- Les engins de mise en place des matériaux
- Les niveleuses ou graders
- Les compacteurs
- Les finisseurs
3
2. les matériels d'appui divers
- Les bétonnières
- Les grues
- Les camions-toupies
- Les motopompes
- Les compresseurs d'air (marteaux piqueurs, aiguilles vibrantes, ...)
- Les groupes électrogènes, les groupes de soudure
- Les dames sauteuses ou pilonneuses
- Les remorques diverses
- Etc
B. Rappel sommaire de la technologie des engins de terrassement
1. Généralités
Tout matériel de terrassement, a pour base, un châssis articulé ou rigide sur lequel sont
montés les différents organes qui leur permettent de se déplacer ou de travailler grâce aux
équipements qui sont spécifiques a chaque type d'engins. Quelque soit le type d'engin, la
constitution de la machine est réalisée suivant des techniques de base d'une chaine cinématique
du véhicule automobile. La seule différence relève le plus souvent du mode de déplacement sur
le sol : sur roues ou sur chenilles. Toutefois, on retrouve la même chaine cinématique
comprenant presque les mêmes organes : - Moteur diésel - Transmission : mécanique ou
hydrodynamique - Commandes finales - Direction et freinage - Equipements de travail
commandé soit par câble ou hydrauliquement
2. Moteurs diésel
Le moteur diésel s'est imposé aux autres systèmes de transformation d'énergie thermique en
énergie mécanique pour plusieurs raisons : puissance, cout du carburant utilisé moins élevé,
rendement thermique meilleur, etc.
D'autre part, le moteur diesel a cycle 4 temps refroidi par eau s'adapte mieux au climat des
zones tropicales.
3. Transmission
La transmission de la puissance du moteur jusqu'aux roues ou aux chenilles passe par un certain
nombre d'organes qui constituent la transmission. Actuellement, trois grands systèmes de
transmission sont utilisés: - Transmission mécanique classique avec embrayage et boIte de
vitesses - Transmission hydrocinétique avec convertisseur de couple et boIte Power-schift -
Transmission hydrostatique avec pompe et moteur hydraulique. Pour une machine sur chenilles,
la puissance est transmise aux deux barbotins latéraux qui entraInent les chenilles par un couple
et deux réducteurs latéraux appelés commandes finales
4. Direction
Le système de direction qui équipe les engins est hydraulique ou assuré par débrayage.

4
5. Equipements
Chaque catégorie d'engin est livrée avec des équipements standards ou en option. Les
principaux équipements de travail sont :
- Godets
- Lames
- Rippers
- Scarificateurs
- Grues
- Bennes
- Treuils
- Fourches
- Potences
- Etc.
Tous ces équipements sont commandés soit par câbles ou hydrauliquement.
C. Caractéristiques de base d3un engin de génie civil
Les caractéristiques de base servant à déterminer les performances d'un engin mobile de
chantier sont :
- La puissance
- Le poids : à vide, charge utile, poids total a charge (FTC), répartition sur les essieux ;
- Capacité (en volume) de l’engin ;
- La vitesse de déplacement :
➢ La vitesse maximum de déplacement d'un élément moteur monté sur des chaînes de
roulement est de l'ordre de 11 km par heure ;
➢ La vitesse maximum de déplacement d'un élément moteur monté sur pneumatiques
dépend de son utilisation opérationnelle : elle est de l'ordre de 30 km/h pour un tracteur
réfouleur, et de 40 km/h pour un scraper automoteur ou un tombereau de chantier.
- Les dimensions des équipements : bulldozer, godet, ripper, benne, etc.
- La relation poids / puissance : les engins de génie civil sont définis et classés suivant ce
rapport qui permet de déterminer les performances et les possibilités d'accélération. Il existe un
rapport idéal pour chaque type de matériel. Un rapport trop faible pour un tracteur par exemple
se traduira par du gaspillage du carburant et un patinage des chaînes ; un rapport trop élevé dans
le cas d'un camion par exemple, signifie que les accélérations seront mauvaises. Il se calcule en
divisant le poids en ordre de marche par la puissance au volant.
Exemple : CAT D3:11 304 kg; 105 CV; la relation poids / puissance = 107,65/1, ce qui signifie
que la machine dispose d'une puissance d'un cheval par 107,65 Kg de poids en ordre de marche.

5
Chapitre 2 : Performance, Rendement et consommation des engins de génie civil
A. Performance
Connaitre les performances d'un engin suivant des conditions de travail déterminées,
permet de vérifier son aptitude à ce travail. C'est l'ensemble des données techniques qui
indiquent les possibilités d'un véhicule ou d'un engin (accélération, relation poids / puissance,
vitesse, consommation spécifique, rayon d'action, capacité, etc.) En fonction de sa puissance,
un engin mobile de terrassement sera plus ou moins capable de vaincre les résistances qui
s'opposent à ces performances. De plus, la puissance est en relation directe avec le rendement :
plus un engin est puissant, plus son rendement est meilleur.
La puissance d'un engin s'exprime en chevaux-vapeur ou en kilowatt : 1 CV=0,746kw. Elle
peut également s'exprimer en Horse-Power : 1 H.P. = 1 C.V.
- En effort à la barre pour les engins sur chenilles
- En effort a la jante pour les engins sur roues munies de pneumatiques
B. Rendements
Connaitre le rendement d'un engin à effectuer un travail déterminé, permet le calcul de son cout
d'exploitation. Il se mesure en comparant la production horaire d'une machine et son cout
horaire d'exploitation et s'exprime suivant cette formule :

Les éléments permettant de calculer la production sont :


- Le volume
- La densité et les différents coefficients de foisonnement
- Le temps de travail : le temps chronométrique de fonctionnement effectif correspond au temps
relevé sur le compteur horométrie de l'élément moteur, avec une erreur généralement inférieure
à 10%
- Les résistances
Définition du rendement de production : Le rendement de production d'un matériel peut se
définir comme la quantité de travaux qu'il est capable de produire pendant un certain nombre
d'heures de travail possible.

Notion de terme du parcours économique : Le terme du parcours économique se définit


comme la limite du parcours cumulé, au-delà de laquelle l'exploitation du matériel ne devient
plus rentable. Ce terme, exprimé en heures, dépend du type de matériel utilisé, ainsi que des

6
conditions de travail de la machine selon la nature des opérations effectuées. Ces conditions
sont généralement répertoriées en 3 catégories.
Cas de tracteur a chaînes de roulement Catégorie A :
- La plupart des travaux agricoles avec équipements tractés
- Travail intermittent a plein régime
- Pas de chocs
Catégorie B :
- Travail au bulldozer dans l'argile, le sable et les graviers
- Défonçage d'une zone d'emprunt et sous-solage au ripper en terrain meuble
- Défrichement en savane arbustive ou arborée - Débardage en terrain peu ou moyennement
accidenté
- Chocs modérés
Catégorie C:
- Défonçage et sous-solage au ripper en terrain dur
- Débardage en terrain très accidenté
- Défrichement en forêt
- Chocs continus et sévères.
Le terme du parcours économique qui peut être retenu, pour différents types de matériels et en
fonction des catégories d'utilisation, est indiqué dans le tableau suivant.

Notons que les termes de parcours économique indiqués dans le tableau ci-dessus peuvent
varier, en plus ou en moins, selon la qualité de l'entretien pratiqué sur les matériels, et la manière
de conduire des opérateurs.
C- Consommation en carburant

7
Le carburant utilisé pour les matériels de production est généralement du gas-oil. La
consommation en carburant d'un matériel dépend de l'utilisation de la machine, et, plus
précisément, du rapport entre la puissance de fonctionnement et la puissance nominale du
moteur. Cette consommation peut donc être exprimée en litres de carburant par kilowatt de
puissance nominale du moteur, et varie en fonction de ses conditions d'utilisation, selon les 3
catégories suivantes :
- Catégorie A : fréquente marche au ralenti et sans charge ;
- Catégorie B : fonctionnement alterné à plein régime et au ralenti ;
- Catégorie C : fonctionnement pratiquement constant à plein régime.
Le tableau ci-après indique, pour différents types de matériels, la consommation en litre de gas-
oil par kilowatt de puissance nominale, en fonction des 3 catégories d'utilisation précisées:

La consommation en carburant des véhicules est généralement exprimée en litres pour


100 kilomètres parcourus. En fait, la consommation de carburant dépend également du degré
d'usure du moteur et du soin apporté à son réglage. Pour un matériel ayant atteint le terme de
son parcours économique, il conviendra de majorer d'environ 18% la consommation théorique
de carburant. Dans la pratique, la consommation des engins est donnée beaucoup plus en litres
de gas-oil par heure de travail.
Le tableau ci-dessous donne la consommation de quelques engins en litres de gas-oil par heure

8
Lors de l'élaboration d'un budget, on n'oubliera pas de tenir compte des consommations en
lubrifiant : huile et graisse. La détermination de la consommation des graisses s'avère très
délicate. Cependant, on pourra retenir :
- 0,04 kg/heure pour les tracteurs à chaînes de roulement, les chargeurs sur pneus, les scrapers
automoteurs ;
- 0,02 kg / heure pour les niveleuses
- 0,08 kg/heure pour les tracteurs débardeurs et les camions de chantier.

9
Chapitre 3 : Choix et utilisation du matériel
A. Critères généraux pour le choix d'un matériel
Pour le choix d'un matériel, les premières questions qu'on se pose sont :
- Quels travaux doit assurer la machine ?
- En fonction de ces travaux, quelles caractéristiques doit avoir la machine ? La détermination
des travaux à effectuer dépend principalement des activités de l'utilisateur, et suivant le cas, la
machine devra assurer un travail nettement défini ou être apte a effectuer différentes tâches, pas
toujours connues à l'avance. En général, on établit un tableau des caractéristiques d'emploi que
doit avoir le matériel, et on recherche ensuite les différents types d'engins répondant le mieux
à ces caractéristiques.
C'est parmi ces matériels qu'il faut ensuite faire le choix. Dans ce choix, deux facteurs
principaux vont intervenir :
- Le facteur économique
- Le facteur technique.
B. Facteur économique
Ce facteur est très déterminant dans le choix du matériel et concerne :
- Le prix d'achat (un appel a la concurrence permet parfois de faire baisser ce prix)
- Les conditions de vente (dépendant surtout de la crédibilité de l'entreprise ; le matériel peut
être acquis par achat, location leasing)
- La reprise : pour de nombreux utilisateurs, la valeur de reprise du matériel est une
considération essentielle dans le choix de la machine. En effet, ceci permet de réduire
l'importance du capital à recouvrir par amortissement. La très forte reprise de certaines
machines de terrassement peut permettre une réduction des charges d'amortissement, ce qui
contribue a réduire le total des frais d'exploitation et, par conséquent améliorer la position de
l'entreprise vis-à-vis de la concurrence.
La reprise est surtout liée à la fiabilité de la marque.
- Les frais d’exploitation : chaque type de matériel a un coup à l'exploitation qui varie d'une
marque a une autre.
C. Facteur technique
Ce facteur prend en compte :
- La fiabilité de la marque
- Les caractéristiques techniques de base de la machine :
➢ Puissance
➢ Poids (a vide, charge utile, PTC, répartition sur les essieux, ...)
➢ Gabarit (longueur, hauteur, empattement)
➢ Taille des équipements (benne, godet, lame, ...)

10
➢ Relation poids / puissance.
➢ Rapports de vitesse (nombre en MAR et en MAY)
- La performance
- Le rendement
- La qualité du service après-vente : il est inutile d'avoir une machine satisfaisante si, à sa
première indisponibilité, même mineure, elle se trouve immobilisée faute d'un service après-
vente efficace.
D. Principales caractéristiques d'emploi
1. Caractéristiques d'emploi de quelques machines
a) Bouteur
a. En fonction des travaux à effectuer, il est à choisir entre la chenille et le pneumatique. La
puissance nécessaire est a déterminer et elle servira comme élément de base avec le type de
boite dans le choix.
b. Suivant la nature du sol, il est également nécessaire de choisir entre les différentes largeurs
des patins pour les engins sur chenilles.
c. Les équipements : déterminer le type de pelle (angledozer, tiltdozer, ...) et l'équipement
arrière (treuil ou défonceur).
b) Chargeur
Après avoir déterminé, en fonction des travaux a exécuter, le genre de chargeur nécessaire, sur
chenilles ou sur roues, rigides ou articulés, ainsi que les équipements a adopter, il faut tenir
compte des éléments suivants :
- Capacité et charge utile du godet ;
- Puissance du moteur (en fonction de la résistance du terrain, de l 'adhérence)
- Hauteur du déversement et portée du godet.
c) Niveleuse
La puissance du moteur et la largeur de la lame sont les deux principales caractéristiques d'une
niveleuse. Les autres caractéristiques concernent principalement les différentes possibilités du
mouvement de la lame (report latéral, inclinaison dans le plan vertical, angle d'attaque, angle
de talutage, levée au-dessus du sol, orientation).
d) Camions
Suivant le volume des travaux et la nature du terrain, les premières caractéristiques a considérer
sont la capacité et la charge utile nécessaire. Ensuite, il est utile de calculer la puissance
nécessaire en fonction du terrain ou l'engin doit circuler. Il est également important de connaître
le type d'engin qui sera employé pour le chargement, en particulier la capacité du godet et la
hauteur de déchargement qui doivent être adaptés au modèle du camion.
2. Exemple de constitution d'un échelon de terrassement

11
La constitution d'un échelon de terrassement dépend essentiellement des deux critères suivants
: - La quantité des matériaux a déplacer ;
- Le délai d'exécution des travaux Ces deux critères permettent de définir l'engin primordial de
l'échelon de terrassement : l'engin de chargement. C'est en fonction des caractéristiques et
rendements de cette machine que l'on choisira le matériel qui constituera la brigade de
terrassement.
Exemple : soit un déblai de tranchée d'ancrage de 8000 m3 in-situ à exécuter en 6 jours.
L'entreprise qui doit réaliser le terrassement dispose d'une pelle hydraulique équipée d'un godet
standard d'une capacité de 1 300 litres en retro.
- Rendement journalier de la pelle : 1350 m3 in-situ, soit 1600 m3 foisonnés.
- Temps de travail admis : 10 h / jour a raison de 50 mn de travail effectif a l'heure (83% du
rendement horaire demandé).
- La pelle devra avoir un rendement de 195 M3 / heure foisonnés, soit un cycle de rotation de
24 secondes, et 2,5 cycles a la minute, ce qui correspond a 60% des possibilités de la machine
dans les conditions normales d'utilisation. Si l'on admet que la zone de dépôt des déblais de la
tranchée d'ancrage se situe en moyenne à 200 m, il faudra adjoindre a la pelle hydraulique 4
camions 6X4 de 12 m3.
- Durée du cycle : 15 mn, soit 4 rotations / heure / camion, et 192 m3 transportés par heure. Sur
une distance de transport aussi courte, il serait dangereux de mettre plus de 4 camions de
capacité de benne inférieure a 12 m3. Il y aurait d'une part risque d'accidents et d'autre part
attente au chargement et a la zone de dépôt des déblais.
a) ECHELON CHARGEUR A PNEUS OU A CHAINES
i-Échelon chargeur a pneus 105 HP
- 1 bouteur 120 HP, lame 5, ripper 3 dents ;
- 1 grader 125 HP, lame normale
- 1 compacteur pieds de mouton vibrant 115 HP ;
- 3 camions bennes entrepreneur 8 m3, 160 a 180 CV
- 2 camions benne entrepreneur 8 m3, 160 a 180 CV, équipés de citerne a eau de 12000 litres.
Rendement de l'échelon : 820 m3 en place par jour de 8 heures.
ii échelon chargeur a pneus 125 HP
- 1 bouteur 165 HP, lame 5, ripper 3 dents ;
- 1 grader 135 HP, lame normale
- 1 compacteur pieds de mouton vibrant 115 a 135 HP;
- 4 camions benne 8 m3, 160 a 180 CV
- 2 camions benne 8 m3, 160 a 180 CV, équipés de citerne a eau de 12000 litres.
Rendement de l’échelon : 1 050 m3 en place par jour de 8 heures.

12
iii échelon chargeur a chaines 110 HP
- 1 bouteur 120 HP, lame 5, ripper 3 dents ;
- 1 grader 125 HP, lame normale
- 1 compacteur pieds de mouton vibrant 115 HP ;
- 3 camions bennes 8 m3, 160 a 180 CV
- 2 camions benne 8 m3, 160 a 180 CV, équipés de citerne a eau de 12000 litres.
Rendement de l'échelon : 750 m3 en place par jour de 8 heures.
b) ECHELON PELLES HYDRAULIQUES
i pelles hydrauliques de 70 HP, équipées rétro
- 1 grader 125 HP
- 1 compacteur pieds de mouton vibrant 115 HP
- 3 camions benne 8 m3, 160 a 180 CV
- 2 camions benne 8 m3, 160 a 180 CV, équipés citerne a eau de 12000 litres
Rendement de l'échelon : 880 m3 en place par jour de 8 heures.
ii pelles hydrauliques de 125 HP, équipées rétro
- 1 grader 135 HP, lame normale
- 1 compacteur pieds de mouton vibrant 210 HP, ou 1 compacteur pieds de mouton vibrant 135
HP
- 4 camions benne 12 m3, 190 a 240 CV, ou 2 tombereaux articulés 14 m3 de 260 CV
- 3 camions benne 8 m3 , 160 a 180 CV, équipés citerne a eau de 12000 litres
Rendement de l’échelon : 1 560 m3 en place par jour de 8 heures.
iii chargeuse pelleteuse Utilisée pour de petits terrassements, en particulier les canaux
d'irrigation, les AEP,
- 2 camions benne 4 m3, de 110 CV
- 1 compacteur vibrant 7 CV bicycle
- 1 citerne a eau 6000 litres
Rendement :
➢ Chargeuse : 250 m3 en place par jour de 8 heures
➢ Pelleteuse : 230 m3 de déblai en place par jour de 8 heures
i scraper a train moteur 330 HP
- 2 scrapers 330 HP de 12 m3 ,
- 1 bouteur 335 HP équipé push-up et ripper 3 dents
13
- 1 compacteur pieds de mouton 210 HP
- 4 camions benne, 160 a 190 CV, équipés citerne a eau de 12 000 litres
- 1 grader 135 HP lame normale
Rendement de l’échelon : 1 600 m3 en place par jour de 8 heures
- distance de rotation de 500 mètres.
ii scraper élévateur de 250 HP
- 2 scrapers 250 HP de 10 m3,
- 1 bouteur 165 HP équipé de ripper 3 dents
- 1 compacteur pieds de mouton 210 HP
- 3 camions benne, 160 a 190 CV, équipés citerne a eau de 12 000 litres
Rendement de l’échelon : 1 600 m3 en place par jour de 8 heures
- distance de rotation de 500 mètres.
E. Utilisation du matériel
1. Transfert du matériel
Le transfert du matériel grève énormément le cout des ouvrages a réaliser. Aussi, ne doit-
il pas être négligé dans l'estimation des couts d'exécution. Les principaux moyens de transport
utilisés sont :
- Le porte-char lourd 35 tonnes et plus de charge utile : pour le transport du matériel lourd
(bouteur, compacteur pieds de mouton, pelle hydraulique, gros chargeur, niveleuse) ;
- Le porte-char léger tracté par camion benne 180 CV, 15 a 25 tonnes : pour le transport de petit
bouteur, petit chargeur, tractopelle, petite pelle hydraulique, etc.
- Le camion benne 35 tonnes 6x4, pour le transport suivant : gabarits de chargeur à chenilles,
compacteurs pieds de mouton vibrant, petits matériels de chantier (bétonnière, dumper,
compresseur, etc.). Ce principe de transport nécessite toutefois la construction d'un quai de
chargement au dépôt du matériel et d'une rampe en terre sur le chantier.
2. Coût d'exploitation du matériel
L'utilisateur du matériel doit pouvoir estimer avec un degré de précision acceptable ce qu'une
machine lui coûtera pour un travail donné, dans une région donnée. Les charges qui rentrent
dans l'estimation des frais d'exploitation sont :
a) Les frais fixes :
a. Amortissement
b. Intérêt, assurance, impôts
b) Les frais variables
a. Combustibles
14
b. Lubrifiants (huiles et graisse), filtres
c. Pneus
d. Réparation
e. Dépenses spéciales
c) Salaire du conducteur
NB :1l existe des formulaires-types utilisés pour le calcul des frais d'exploitation

15
Chapitre 4 : Maintenance du matériel
A. Définition de Ia maintenance
La maintenance est l'ensemble des actions et objets nécessaires pour maintenir le matériel en
condition, en vue de la production. Les éléments de la maintenance sont: - L'entretien - La
réparation
B. Les différents éléments de l‘entretien
L'entretien est un ensemble de petites opérations qu'il faut connaître, ordonner et exécuter en
temps opportun en vue de maintenir le matériel en état permanent d'utilisation. Les opérations
d'entretien sont reparties en trois groupes :
- L'entretien courant
- L'entretien périodique
- L'entretien préventif
a) L'entretien courant
Ce sont les opérations faites par le chauffeur ou conducteur avec le lot de bord de son véhicule
ou engin. Ces opérations aussi simples qu'elles soient, sont des plus importantes. Elles
consistent a la vérification ou nettoyage journalier et obligatoire des différents organes tels que
: niveau d'eau, propreté du radiateur, niveau d'huile du moteur, préfiltres, indicateurs de
colmatage des filtres, instruments du tableau de bord, purge des réservoirs d'air comprimé,
vérification de l'état et pression du pneumatique, état de fonctionnement des feux de
signalisation et phares, état d'usure des lames, dents de scarificateur des engins. Ces opérations
étant un préalable avant la mise en route et le départ en chantier, elles doivent être exécutées
avec sérieux. Le conducteur doit en outre détecter les anomalies de fonctionnement de la
machine. Il devra, suivant la gravité de l'anomalie constatée, choisir entre deux attitudes :
- Continuer le travail si l'anomalie est mineure. Il devra toutefois apporter une attention
particulière au point considéré afin de vérifier si l'anomalie constatée ne s'aggrave pas.
- L'anomalie est grave ou qu'elle risque de s'aggraver. Le conducteur devrait arrêter
immédiatement sa machine et rendre compte a son supérieur hiérarchique qui est seul habilité
a décider de la conduite a tenir. La réparation pourrait être effectuée sur place ou le retour de
l'engin a l'atelier par ses propres moyens ou par transport sur un porte-engin.

b) L'entretien périodique
Il consiste a exécuter une série d'opérations périodiques préconisées par le constructeur.
Exemple : les périodicités pour les vidanges du moteur sont à tous les 3500 ou 5000 km. Ces
périodicités peuvent être dressées pour constituer un plan d'entretien par type de véhicule.
c) L'entretien préventif
C'est l'ensemble des grosses opérations d'entretien à effectuer au niveau des ateliers et les
réglages préconisés par les constructeurs a des heures de fonctionnement bien déterminées. Ces

16
opérations doivent obligatoirement être effectuées quand bien même l'engin parait normal : c'est
l‘entretien préventif. Une cause des fréquences d'immobilisation prolongée du matériel sur les
chantiers, c'est l'absence de l'entretien préventif.
Conclusion : Le but de l'entretien s'il est respecté et suivi, vise à :
i. Eviter les pannes prolongées
ii. Prévenir les réparations couteuses
iii. Maintenir le matériel en état permanent d'utilisation
iv. Prolonger la durée de vie du matériel
v. Minimiser le prix de revient horaire Un entretien respecté et suivi engendre des
économies a l'entreprise

17
Chapitre 4 : fiche technique de quelques engins de génie civil
A- ENGINS DE TERRASSEMENT
I. A. 1. LES BULLDOZERS OU LES BOUTEURS
Définition : le bulldozer est un engin d’excavation et de refoulement qui se compose d’un
tracteur sur chenilles ou sur deux essieux à pneus avec châssis rigide ou articulé, muni à
l’avant d’une lame horizontale, qui est perpendiculaire à l’axe longitudinal du tracteur,
comme sur la figure suivante :

 La lame d’un bulldozer est un mécanisme placé à l’avant qui lui permet de creuser le sol
et de pousser les matériaux en les rassemblant. La lame est fixée au châssis par deux forts
longerons autorisant un mouvement de montée et de descente commandée par vérins
hydrauliques, comme sur la figure suivante :

 D’après la possibilité d’orientation de la lame, on peut trouver bouteur lame droite ou


bouteur lame biais, comme sur la figure suivante :

18
 L’utilisation d’un bulldozer se fait d’habitude pour les tâches suivantes :
- défrichage, déboisement, dessouchage,
- refoulement de terres, de roches désagrégées,
- décapage et amorçage de pistes,
- exécution d’un profil,
- excavation en ligne droite,
- étalement en couche et compactage superficiel,
- remblayage et construction de remblai,
- creusement de fossé,
- mise et reprise au tas,
- remorquages de force, etc.
I. A. 2. LES RIPPERS ET LES SCARIFICATEURS
Définition : Un scarificateur est un tracteur qui possède des dents pouvant pénétrer à de
faible profondeur dans certains matériaux – terres, routes asphaltites, routes en grave, - pour
les ameublir.

19
Un ripper est un équipement analogue au scarificateur, mais muni d’une seule dent, qui sert
à défoncer profondément les matériaux rocheux. Ce type d’équipement s’attache derrière
un tracteur comme sur la figure suivante :

 L’intérêt d’un scarificateur est de procéder à une désagrégation en surface, qui permet
d’excaver des terrains que la lame de bulldozer ne pourrait attaquer, sans faire intervenir
des moyens plus lents tels que la pelle mécanique.
 L’emploi de ce procédé dépend de divers facteurs comme : - la dureté du matériau, -
l’homogénéité et la compacité du matériau, - la puissance et le poids du tracteur, - la
résistance des dents de scarificateur, etc.

 Le ripper permet le défonçage du sol avant son terrassement qui peut être exécuté soit
par le bull. lui-même, soit par un chargeur.

 La technique actuelle consiste à effectuer une première série de passes à l’écartement et


à la profondeur optima, croisée par une deuxième série de passes en oblique sur la première.
L’expérience a montré que, dans ces conditions, la traction au cours de la deuxième série
est plus aisée et que les dents s’enfoncent plus profondément que par tout autre procédé.

20
 Les principaux types des tracteurs qui peuvent être équipé à la fois et avec la lame de
bulldozer et avec les dents de ripper sont donnés dans le tableau :

I. A. 3. LES SCRAPERS
Définition :
Les scrapers sont les seuls engins qui peuvent à la fois : fouiller, charger, transporter et
répartir la terre sur les distances de 300 à 1.000 m.
 D’après la modalité du déplacement, les scrapers peuvent être : - scraper tracté (appelle
aussi et wagon scraper) – et dans ce cas il est un engin monté sur deux essieux à pneus, un
essieu porteur à l’arrière et un essieu avec timon de remorque et de direction à l’avant,
comme sur la figure suivante :

La capacité de la benne peut varier de 5 à 20 m3 et on peut trouver comme variantes :


vidange par basculement vers l’avant ou vers l’arrière, vidange avec éjecteur ou par cloison
pivotante, etc.
- scraper automoteur (appelle également moto scraper) – et dans ce cas l’engin se
compose d’un tracteur à selle sur un ou deux essieux à pneus, avec un système de remorque
genre col- de cygne, qui assure une bonne adhérence de l’ensemble et une grande
indépendance de mouvements au scraper lui- même.
- scraper élévateur (appelle aussi elevating-scraper) – et dans ce cas la benne porte sur
son avant un élévateur à palettes incliné, commandé par un moteur électrique ou
hydraulique indépendant. Les palettes entraînent le matériau excavé par la lame racleuse, et
à la mise en marche arrière d’élévateur peur assurer le vidage de la benne, comme on peut
l’observer sur la figure suivante :

21
 L’utilisation du scrapers est possible dans les cas suivants : - à l’origine, le scraper a été
conçu pour employer les déblais de l’excavation, - la réalisation du scraper à déchargement
par l’avant a ajouté l’intérêt d’épandage et d’étalement des déblais en couches régulières
auxquelles les trajets de l’engin apportent un compactage superficiel, - parfois le scraper
permet la confection et la finition de talus et des fossés de quelque importance, - de son
côté, le scraper à déchargement par basculement arrière de la benne permet le remblayage
de tranchées et ravins, le rechaussement des murs, de déversement en trémie enterrée, etc.
I. A. 4. LES NIVELEUSES
Définition : La niveleuse est un engin qui comporte un châssis sur quatre ou six roues à
pneus, au centre duquel une lame peut : - être descendue et relevée, - être déplacée
latéralement, - pivoter de 180° dans le plan horizontal de chaque côté de l’axe longitudinal
du châssis (orientation), - pivoter de 0 à 90° dans le plan vertical de chaque côté de l’axe
longitudinal du châssis (pente), - pivoter dans un certain secteur autour de son propre axe
longitudinal (inclinaison dont dépend l’angle de coupe),
 Aussi comme les scrapers, les niveleuses peuvent être soit tractées (et dans ce cas elle est
appelée «grader»), soit automotrices (en ce cas on parle d’un type «motorgrader»).

 Utilisation de la niveleuse – engin souple et polyvalent, la niveleuse se prête à des travaux


variés, comme :
a) le débroussaillage,
b) le nivellement et le réglage,
c) le déplacement de matériau en cordon,
d) le creusement de fossé en V,
e) le talutage,
f) le creusement de canal à fond plat,
g) le nettoyage des accotements,

22
h) le dressage des talus élevés,
i) le profilage des talus en gradins,
j) l’entretien des routes et des pistes,
k) des travaux divers moyennant équipements auxiliaires, etc.
I. A. 5. LES CHARGEURS
Définition : La chargeuse est un engin sur pneus ou sur chenilles, équipée d’un godet ou
benne, relevable au moyen de deux bras latéraux articulés, automoteur, qui exécute les
opérations suivantes: - excave le matériau ou reprend au cordon ou au tas un matériau déjà
excavé ; - l’élevé à l’aide de sa coupe, - le déverse sur camions-bennes,

 L’utilisation des chargeurs :


a) chargement des matériaux foisonnés – c’est la spécialité du chargeur à pneu ;
b) chargement de matériau non foisonné – c’est la spécialité du chargeur sur chenille, qui
aura plus d’adhérence et pourra ainsi mieux caver les matériaux, que le charger à pneu.
Dans cette cause le chargeur à chenille a pour spécialité le décapage de terre végétale chargé
sur camions.
c) transport des matériaux foisonnés – il est efficace quand il s’agit des distances < 200
mètres.
d) Transport des matériaux non foisonnés – dans ce cas on utilise aussi le chargeur sur
chenille, qui sur une distance de 100-150 mètres aura une efficacité comparable au
bulldozer.
I. A. 6. LES EXCAVATEURS
Définition : Un excavateur (ou la pelle mécanique, comme il est appelé encore), est un engin
de terrassement qui travaille en station, c’est-à-dire que son châssis porteur sert uniquement
aux déplacements sans participer au cycle de travail.

23
Après l’équipement de travail – les excavateurs peuvent être : a) pelle équipée en rétro –
avec cet équipement, l’engin creuse généralement au-dessous du niveau du sol d’assise de
l’engin, et dans ce cas, le godet se remplit en raclant le sol de l’extérieur vers la pelle :

b) pelle équipée en butte – dans ce cas elle travaille devant un front de taille dont la hauteur
ne doit pas dépasser la hauteur maximale d’élévation du godet, qui se remplit en raclant le
front de taille de base en hauteur.

24
c) en dragline – dans ce cas l’excavateur a une flèche qui peut pivoter en plan vertical de
+25° à + 60°, autour d’un axe horizontal, maintenue par un jeu de haubans en câble
métallique, au-dessus de cabine de l’opérateur, et avec un godet de forme spéciale.
d) en benne preneuse – suspendue à l’extrémité de la flèche et composée de deux semi
coquilles, munies des dents, elle tombe librement en position ouverte sur le terrain à
excaver, et après la benne est relevée, ce qui entraîne sa fermeture.

I. A. 7. LES TRACTOPELLES (OU CHARGEUSES PELLETEUSES)


Définition : Un tractopelle est un engin équipé avec un godet à l’avant et porte un pelle en
rétro à l’arrière.

25
 L’utilisation – est fait souvent pour les opérations suivantes : - chargement ; - transport
des matériaux sur petites distances ; - manutention ; - fouille avec pelle en rétro :
 Dans ce cas des machines polyvalentes, elles sont surtout amenées à faire un maximum
des tâches sur un chantier donné.
 On peut dire dans ce cas qu’il ne s’agit pas d’un engin de production, mais il est un engin
de servitude, et par rapport à ses multiples possibilités le font de plus en plus un engin
indispensable sur chantier.
I. A. 8. LES COMPACTEURS
Définition : Un compacteur est un engin qui assure : - soit une plate-forme de portance
uniforme, sans que les remblais ne glissent sur la pente naturelle du site ; - soit pour éviter
des tassements ultérieurs importants aux abords des ouvrages ;
 D’après leur forme et leur principe de compactage, on peut trouver :

a) Compacteur statique à pieds dameurs - qui sont classées selon la charge statique
moyenne M (kg), par unité de largeur (cm) de tambours à pieds dameurs :

26
Dans ce cas la compression du sol est faite par roulage, une charge lourde se déplace en
exerçant une forte pression par l’intermède de la génératrice d’un cylindre avec dents.
b) Compacteur par pilonnage – dans ce cas, une masse tombe d’une certaine hauteur et
transmet par chocs successifs une énergie au sol :

c) Compacteur avec vibrations – dans ce cas le réarrangement des grains des sols est
favorisé par les vibrations qui détruisent une partie des liaisons internes. Ce type de
compacteurs, à départ de sa charge statique et la largeur L (cm) de cylindre vibrant, est
caractérisé aussi et d’après l’amplitude théorique à vide de la vibration :

I. A. 9. LES CAMIONS OU LES TOMBEREAUX


Définition : les camions sont des véhicules comportant un châssis porteur, qui sont équipés
d’une benne basculante pour permettre le transport des matériaux sur chantier ou sur le
réseau routier.

27
 La principale caractéristique des camions est la capacité de transport (appelée charge utile
ou CU) – qui correspond à la charge maximale placée dans la benne qui peut être
transportée.
 D’habitude pour déterminer la charge utile on utilise la relation suivante :
CU = PTAC – PV ; où : PTAC – est le poids total autorisé en charge et a les valeurs :
PTAC < 19 (t) – pour 2 essieux
PTAC < 26 (t) – pour 3 essieux et plus ;
PV – le poids à vide: le poids de véhicule en ordre de marche, sans conducteur, passagers
ou chargement
 D’après les numéros des essieux on peut trouver les notations suivantes :
- 4 X 4 – camion à 4 roues, dont deux essieux moteurs ;
- 6 X 2 – camion à 6 roues, dont un essieu moteur ;
- 6 X 4 – camion à 6 roues, dont deux essieux moteurs ;
- 6 X 6 – camion à 6 roues, dont trois essieux moteurs ;
- on doit mentionner que, ici par le terme de roue on comprend une extrémité d’un essieu,
où on peut trouver une roue isolée ou deux roues jumelles ;
 Un cas spécifique du camion est le tombereau automoteur, qui est équipé d’une benne
ouverte pour transporter et déverser : latéralement, par l’arrière ou par fond les matériaux,
mais en restant toujours à l’intérieur du chantier.
B. MATERIEL POUR LA PREPARATION, LE TRANSPORT ET LE COULAGE
DU BETON
I. B. 1. Les centrales de chantier pour préparer le béton

28
Définition : une centrale de préparation du béton est un équipement qui assure le dosage, le
mélange et le chargement des bétons dans les moyens de transport.

C. 2. Les bétonnières
Définition : une bétonnière est un matériel qui mélange les constituants du béton, par la rotation
de la cuve autour d’un axe horizontal ou légèrement incliné, et au décharge les matériaux
tombent par gravité.

 La capacité de la benne est de 50 à 250 litres et le brassage des éléments s’améliore avec une
faible inclinaison de l’axe sur horizontale de 25 à 30°. Aussi pour faciliter le malaxage, il est
indiqué d’introduire le gros granulat à la fin.
 Les désavantages des bétonnières sont que :

29
- si le béton est ferme, la vidange est longue et incomplète ;
- la durée de malaxage est longue si le béton est pauvre en sable ;
 Les bétonnières peuvent être :
- avec moteur électrique,
- avec moteur thermique (à gasoil),
 Un élément spécifique pour station des bétons et bétonnières, est qu’après leur utilisation,
elles doivent être très bien nettoyées, avant que les restes des bétons commence le durcissement
dedans. Ca suppose un très bon lavage avec beaucoup d’eau et après ça, même un graissage
avec un faible couche d’huile.
I. B. 3. Les camions toupies
Définitions : Les camions toupies se composent d’un châssis automoteur et d’une cuve
tournante (1) sur un axe légèrement incliné par rapport à l’horizontale (de 10 à 15°). Ils sont
dotés aussi de dispositifs d’entraînement de cette cuve (2) et d’une réserve d’eau (3).

 Ce type de camions peut transporter le béton jusqu’à 50 km. La cuve est d’une forme
cylindro-conique et son volume est dimensionné à 1,7 fois le volume de béton qui doit
transporter. Dans cette cuve, une pale ou une lame d’acier formant une vis, déplace le béton en
translation quand le cuve est en rotation. Selon le sens de rotation, le béton est déplacé vers le
fond de la cuve pendant le transport et vers la sortie pendant la vidange.
 La vitesse de rotation de la cuve est de 1 ou 2 tours par minute pendant le transport et peut
être augmenté à 10 tours par minute.
 La réserve de l’eau est utilisée pour :
- le nettoyage de la cuve après la décharge de béton ;
- pour dissolution et introduire des adjuvants en béton ;
- pour agrandir le contenu d’eau avec quelques minutes avant le déchargement, en cas de béton
fluide ;

30
 La capacité de la cuve peut être :
- 3 m3 - pour les toupies des petites dimensions,
- 5 à 6 m3 – pour les toupies courantes,
- 9 à 10 m3 – pour les toupies de grandes dimensions,
 Certains camions toupies sont équipés d’accessoires facilitant la mise en œuvre sur le
chantier, comme suit : - tube de 4 à 5 mètres pour mise en œuvre en contrebas de béton fluide :
- tapis transporteur articulé en trois éléments, avec une longueur maximum de 18 mètres ; en ce
cas il peut décharger jusqu’à 10 m de distance du camion sur une hauteur de 5 à 6 mètres :

I. B. 4. Les pompes à bétons


Dans certaines situations, quand les grues sont saturées ou quand les accès par des bennes
distributrices sont difficiles (par exemple en cas de travaux souterrains) on a recours au
pompage de béton.
 Dans ce cas on utilise des camions dotés avec des pompes à béton, tels que :

31
 Les pompes peuvent être de deux types : - pompe à écrasement de tube flexible – dans ce cas
le pompage est assuré par l’écrasement d’un tuyau souple par des galets en caoutchouc,
entraînés par une chaîne ou un rotor. Ce système est utilisé pour des pompages courts (longueur
jusqu’à 50 m et dénivelée de 10 m) et pour des débits allant jusqu’à 15 m 3 / heure. - pompe à
piston – sont constituées par deux pistons travaillant en opposition. Un cylindre refoule le béton
dans les tubes alors que l’autre aspire le contenu de la trémie d’alimentation. Un système de
distribution par tube orientable assure la continuité du pompage.
On peut illustrer les possibilités d’utilisation d’un tel engin, comme sur le schéma suivant :

I. B. 5. Les bennes distributrices


Définition : les bennes sont des poches (1) en acier (parfois en aluminium), pour assurer le
transport du béton jusqu’au coffrage. Elles sont munies d’un dispositif de levage (anse ou

32
palonniers), permettant une saisie aisée par la grue (3), et un dispositif de coulage avec un
obturateur (2)

 Le remplissage d’une benne se fait par gravité, dans la partie haute, par la vidange de camion
toupie et une trappe placée en partie basse permet de vider le béton dans le coffrage.
 La commande d’ouverture de cette trappe est mécanique, par levier ou par volant et la
capacité en litres sont de : 350, 500, 1500 et 2000 litres.

 Les précautions nécessaires quand on utilise ces bennes seront de :


- limiter la hauteur de chute du béton < 1 mètre pour éviter la ségrégation ;
- utiliser à la sortie de la benne un tuyau souple à un diamètre de 200 mm et une longueur de
1,50 mètres ;
- l’indice d’affaissement doit être entre 5 à 8 cm d’après le cône d’ Abrams.
I. B. 6. Les vibrateurs
Définition : les vibrateurs sont des outils qui permettent l’évacuation de l’air occlus du béton et
le remplissage du coffrage dans le cas d’une armature dense.
 La vibration s’effectue à l’aide d’une aiguille vibrante, constituée d’un cylindre métallique
dans lequel tourne une masselotte excentrée, qui est mise en rotation par l’intermédiaire d’un
système : - mécanique, - pneumatique, - électrique ; etc.

33
 L’aiguille vibrante étant plongée verticalement dans le béton frais, la vibration et le serrage
du béton concernent un cylindre de béton dont le rayon d’action d’aiguille, dépend du diamètre
de l’aiguille

Dans ce schéma, on trouve :


1. Aiguille de vibration,
2. Tuyau de raccord, qui donne la longueur d’utilisation,
3. Le moteur qui donne les vibrations,
4. Câble d’alimentation,
5. Source d’alimentation,
 Le temps de vibration optimal correspond à la fin du dégagement des bulles d’air et à
l’apparition de la laitance en surface. Comme rendement, par exemple une aiguille de diamètre
de 50 mm met en place 2 à 3 m3 de béton par heure.
 Recommandations :
- éviter de vibrer prés de la peau de coffrage ;
- ne pas vibrer les armatures ;
- munir des armatures de cales pour éviter leur déplacement ;
- l’épaisseur de couches de béton à vibrer doit être de 40 à 50 cm ;
- faire pénétrer le vibreur de 10 cm dans la couche inférieure ;
 Quand on doit réaliser une vibration de surface, dans ce cas on utilise des règles vibrantes,
qui sont constituées d’un ou deux profilés métalliques rigides, équipés d’un vibreur, et qui
servent à compacter le béton sur une épaisseur de 10 à 20 cm. Ce matériel est utilisé pour les

34
dalles (dallages, planchers, dalle de pont, etc.) réalisées en déplaçant la règle sur deux rails de
niveau assurant la planéité.
. C. ENGINS ET MATERIEL POUR LES TRAVAUX DE GENIE CIVIL
I. C. 1. Les grues
Définition : Les grues sont des engins de levage pour :
- Le travail en porte-à-faux par l’intermédiaire d’une membrure appelée « flèche » ;
- comportant un ou plusieurs crochets de levage ou des dispositifs à préhension tels que benne
preneuse, électroaimant, grappin, etc.
 D’après leur système de roulage, on peut trouver : a) grues à tour – qui d’habitude reste sur
place pendant tout le temps d’exécution d’ouvrage, et qui d’après le mode de montage peuvent
être : à montage par élément, ou à montage automatisé.

Dans ce cas la charge maximale de service (M) est de 40 à 60 tonnes pour celles à montage par
éléments et de 5 à 20 tonnes pour celles en montage automatisée.
b) grues mobiles – qui sont automotrices tout terrain sur roues ou chenilles ; routières ou
combinées tout terrains routiers. Dans ce cas elles sont constituées d’un bâti monté sur un
châssis de camion et d’une colonne sur laquelle s’articule une flèche repliable ou télescopique.
 Classifications des grues :

 D’après le montage :

35
- en montage par élément ;
- en montage automatisé ;
 D’après la liaison partie fixe
– partie mobile :
- à rotation du haut (en mât fixe) ;
- à rotation du bas (mât tournant) ;
 D’après la conception de la flèche :
- à flèche horizontale ;
- à flèche relevable ;
 D’après le type d’implantation :
- grues roulantes ;
- grues fixes ;
- grues à hisser (supportées par le bâtiment.)
 Pour choisir une grue, on doit tenir compte des plusieurs éléments, comme :
- Le type de grue : mobile, à tour, à emploi spécifique ;
- La nature de la propulsion : sur chenilles, pneus, rails, fixe ;
- La nature de l’équipement : flèche, poste de conduite, etc.
- La source de l’énergie : électrique, thermique ;
- La nature de transmissions des opérations : électrique, hydraulique, etc. - La nature de la
commande : directe, assistée, asservie, etc.
- La valeur de la charge maximale de service ;
- La valeur de la hauteur maximale de levage ;
- Le prix de location et le rendement de travail, etc.
 Parfois la même grue, par rapport aux variantes de montage peut être utilisée aux
différentes charges maximales ou hauteurs de travail,
I. C. 3. Ascenseurs
Définition : les ascenseurs sont constitués d’un équipage mobile qui se déplace le long d’un
guide.
 On peut trouver les types d’ascenseurs suivants :

- Type I : transport des personnels et/ou des matériaux ;


- Type II : transport des matériaux avec accès du personnel ;

36
- Type III : transport des matériaux seulement

 Par rapport à leur mode de fixation, les ascenseurs peuvent être :


- auto stables (dans le cas contraire, la charpente des guides doit être ancrée ou haubanée) ;
- verticaux ou inclinés (dans le deuxième cas avec une faible capacité de levage) ;
- à adhérence (par câbles entraînés par adhérence) ou non ;
 Comme gamme on peut trouver :
- à hauteur maximale de 10 à 200 mètres ;
- à charge maximale de 150 à 1500 kg ;
 Par rapport au numéro des fixations, les ascenseurs peuvent être :
- avec un seul point de fixation (comme le schéma ci-dessus) ;
- avec deux point de fixation (comme sur la figure suivante) ; Avec un systeme telescopique
I. C. 4. Echafaudages

37
Définition : Un échafaudage est une construction provisoire en bois ou en métal, qui sert comme
: - poste de travail en hauteur,
- moyen d’accès,
- plate-forme de stockage,
- moyen d’étaiement,

 Le but d’un échafaudage est de réaliser des structures temporaires qui sont caractérisées par
:
- un montage et un démontage aisés et rapide,
- un stockage et un transport facile,

 Les principaux types d’échafaudages sont :


a) L’échafaudage de garantie : qui assure la protection collective contre les chutes accidentelles
; b) L’échafaudage de service : qui permet l’accès des travailleurs aux différents points de
l’ouvrage où ils doivent intervenir, ou le stockage des matériaux et outils nécessaires à cette
intervention ;
c) L’échafaudage d’étaiement : qui doit supporter les coffrages, les éléments préfabriqués en
béton, le personnel et le matériel, etc.
 D’après leur mode de fixation, on peut trouver :
a) Les échafaudages fixes : qui reposent sur le sol
b) Les échafaudages roulants : qui se déplacent sur un plan horizontal ;

38
c) Les échafaudages volants – se déplacent verticalement sur le plan de façade, comme sur la
figure suivante :

39

Vous aimerez peut-être aussi