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Structure Et Fonctions Des Macromolécules

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Département de Microbiologie et de Biochimie/ Faculté SNV

Université Batna2

Structure et Fonctions des Macromolécules


Chapitre I : Structure, Biosynthèse et Fonctions des protéines

I/ Introduction
Les hétéroprotéines sont des protéines constituées d’une chaîne polypeptidique associée
de manière covalente ou non à une partie non protéique. La partie non protéique est appelée
groupement prosthétique. Selon la nature de ce groupement, on distingue les protéines
suivantes :

Exemples d’hétéroprotéines avec liaisons covalentes entre la partie protéique et le groupement


prosthétique :
- Les glycoprotéines (protéines dont le groupement prosthétique est de nature
glucidique).
- Les phosphoprotéines (protéines estérifiées par de l’acide phosphorique au niveau de
résidus sérine ou thréonine).
Exemple d’hétéroprotéines avec liaisons non covalentes entre la partie protéique et le
groupement prosthétique :
- Les chromoprotéines (protéines colorées dont le groupement prosthétique contient
un élément métallique).
- Les lipoprotéines (association de protéines et de lipides).
- Les nucléoprotéines (association de protéines et d’acides nucléiques).
II/ Glycoprotéines
1. Définition

Les glycoprotéines sont des hétéroprotéines qui résultent de l’association d’une fraction
protéique et d’une fraction glucidique (des chaînons constitués de plusieurs oses ou dérivés
d’oses) par des liaisons covalentes. Ces sucres peuvent contribuer à leur stabilité, leur
adressage, leur solubilité ou faciliter l'adoption d'une structure. Elles sont très répandues dans
la nature et ont des fonctions biologiques variées.

Les glycoprotéines ne renferment pas d'acide uronique ni des esters sulfates dans leur
structure. La fraction glucidique peut représenter 5 à 40 % de la molécule.

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2. Fraction glucidique

On trouve 4 groupes de glucides :

• Oses : D mannose, D galactose ;

• 6-désoxyhexoses : L fucose (6 désoxy L galactose) ;

• Glucosamine et galactosamine souvent acétylées ;

• Acide N-acétylneuraminique (NANA) se trouvant souvent en position terminale et qui


donne leur caractère acide aux glycoprotéines.

Figure 1 : Structure de différents types des sucres rencontrés dans les glycoprotéines

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3. Glycosylation

3.1. Définition

La glycosylation est une modification essentiellement post-traductionnelle. C’est une


réaction enzymatique qui consiste à lier de façon covalente un glucide à une protéine. Le
processus de glycosylation débute dans le réticulum endoplasmique rugueux et s'achève dans
l'appareil de Golgi. Les protéines glycosylées sont destinées à être sécrétées ou
intégrées dans une membrane plasmique.

Le sucre situé le plus à l'extérieur d'une chaîne glucidique liée à une protéine est souvent
l'acide N-acétylneuraminique, chargé négativement qui aide à tenir les protéines éloignées les
unes des autres (par répulsion de charges).

La glycosylation des protéines est présente dans toutes les cellules eucaryotes et a été
récemment mise en évidence chez les bactéries. La majeure partie des glycoprotéines se
trouve sur la face externe de la membrane plasmique, avec la partie glycosylée pendue dans le
milieu extracellulaire. La glycosylation rend les polypeptides plus résistants à la protéolyse.

3.2. Différents types de glycosylation

Les chaines d’oses sont liées aux protéines par des liaisons O-glycosidiques ou N-
glycosidiques selon leur site d’ancrage. On distingue alors deux types de glycosylation
majoritaires :

- O-glycosylation=glycoprotéines -O-liées (figure 2) :

 La O-glycosylation est une liaison qui s’établit entre :

* la N- acétylgalactosamine et le groupement OH de la sérine (Ser) ou de la thréonine (Thr)


d’une protéine.

* ou le galactose et le groupement OH d’un résidu hydroxyproline du collagène.

Cette glycosylation est catalysée par des glycoprotéines glycosyltransférases.

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Les chaines d’oses liées par des liaisons O-glycosidiques se trouvent en général dans les
glycoprotéines de la surface cellulaire et dans certaines glycoprotéines virales. Les oses liés
par des liaisons O-glycosidiques se trouvent dans différentes protéines, telles que les
immunoglobulines.

Figure 2 : Schéma d’une glycoprotéine O- glycolysée

- N-glycosylation=glycoprotéines N-liées (figure 3):

 La N-glycosylation est une liaison qui s’établit entre :

*la N-acétylglucosamine ;

*et, le groupement amide de l’asparagine.

Le site d'attachement des chaînes liées en N a un consensus N-X-S où X peut être


n'importe quel acide aminé sauf la proline. Le sucre immédiatement attaché à l'asparagine est
la N-acétylglucosamine. Les chaînes liées en N contiennent toutes une structure de base
consistant en deux molécules de N-acétylglucosamine (GlcNAc) et trois molécules de
mannose; sur cette structure viennent se greffer d'autres glucides.

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Figures 3 (a et b) : Représentation schématique d’une glycoprotéine N- glycolysée

Selon la nature de ces autres glucides, on divise les arborisations glucidiques liées en N
en trois familles:

- type riche en mannose, qui ne contient que des résidus mannose en plus de la structure de
base;

-type hybride, qui contient différents sucres et sucres aminés;


- type complexe, qui ressemble au type hybride mais contient aussi de l’acide N-acétyl
neuraminique (NANA).

Les chaines liées par des liaisons O-glycosidiques sont plus courtes (1 à 3 résidus d’oses
sauf dans le cas des antigènes des groupes sanguins sont beaucoup plus longues) et plus
variables que celles liées par des liaisons N-glycosidiques qui peuvent former des
arborisations.

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3.3. Mécanismes de glycosylation des protéines

La glycosylation en N est une modification co-traductionnelle et commence en même


temps que la traduction dans la lumière du réticulum endoplasmique et se continue jusqu’à
dans l’appareil de golgi. Par contre, la glycosylation en O est une modification post-
traductionnelle qui se fait dans l’appareil de golgi et après la biosynthèse de la chaine
polypeptidique sous l'action de glycoprotéines glycosyltransférases.

- Liaison en N: les sucres, avant de s’accrocher à l’asparagine de la protéine, sont tout


d’abord activés dans le cytosol sous forme d’UDP-oses. Ces intermédiaires délivrent dans un
ordre bien précis, les molécules de sucres une par une à un lipide poly-isoprénoïde enchâssé
dans la membrane du réticulum endoplasmique appelé dolichol via une liaison pyrophosphate
(PP). Une fois lié au dolichol pyrophosphate, l’oligosaccharide bascule du cytosol vers le coté
luminal de la membrane du réticulum endoplasmique. En présence de l’oligosaccharide
proteine transférase, l’oligosaccharide est transféré sur la protéine au niveau de l’asparagine
(Asn). Le pyrophosphate de dolichol, libéré lors du transfert de l’oligosaccharide sur la
protéine, est recyclé en phosphate de dolichol sous l’action d’une phosphatase. La chaîne
glucidique continue à être modifiée dans le réticulum endoplasmique rugueux et dans
l’appareil de Golgi.

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Figure 4: Schéma de la-N glycosylation

- Liaison en O : les résidus de sucre sont ajoutés sous forme "activée" directement un à un
sur les acides aminés cibles à partir d’un donneur nucléoside phosphate (exp : UDP-N-
acétylgalactosamine) en présence des glycosyltransférases. Ces modifications ont lieu dans
l’appareil de Golgi

Figure 5: Schéma de la O-glycosylation

4/ Rôle biologique des fractions glucidiques

 Elles permettent la reconnaissance spécifique par d'autres protéines comme les


lectines.
 Elles interviennent dans l'interaction cellule-cellule : contact, transfert d'information,
 Elles influencent le repliement des protéines.
 Elles protègent les protéines contre les protéases.
 La spécificité des groupes sanguins dépend de la fraction glucidique des
glycoprotéines des globules rouges.

5/ Les principales glycoprotéines

- Les hormones hypophysaires : LH et FSH.

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- Les glycoprotéines du plasma : Orosomucoïdes, haptoglobine.

- Les glycoprotéines du blanc d'oeuf : ovalbumine.

- Les glycoprotéines végétales ou lectines, sont des glycoprotéines présentes en quantité plus
importante chez les végétaux que les animaux. Elles possèdent plusieurs propriétés
biologiques notamment : l'agglutination des cellules, l'activité mitogène (stimulation
lymphocytaire), les effets mimétiques des hormones, l'inhibition de la croissance des cellules
cancéreuses, les actions antivirales et les effets immunologiques. Ces diverses propriétés sont
à la base de l'utilisation des lectines dans les domaines biomédicaux (hématologie,
immunologie, cancérologie, biologie cellulaire) et agronomique (défense des plantes contre
les agents pathogènes).

III/ Lipoprotéines

1. Définition

Les lipides sont des molécules hydrophobes. Pour être transportés dans le milieu
sanguin, ils doivent donc se complexer à des protéines plasmatiques.

Les lipoprotéines plasmatiques sont donc des particules complexes constituées de lipides
et d’une partie protéique spécifique appelée apolipoprotéine ou apoprotéine. Ces deux parties
sont liées entre-elles par des liaisons faibles (liaisons hydrogènes, liaisons hydrophobes et
Van der Waals). Ces apolipoprotéines ont des rôles structural et métabolique. Ils servent à la
reconnaissance des lipoprotéines par des récepteurs et des enzymes et déterminent la fonction
et le destin métabolique de la particule.

Les principaux lipides transportés par les lipoprotéines sont essentiellement les
triacylglycérols et le cholestérol (libre ou/et estérifié). Ils proviennent soit de l’alimentation
soit de la synthèse de novo dans l’organisme. Le complexe composé de lipides et de protéines
forme des particules globulaires de haute masse moléculaire, qui présentent une certaine
organisation, permettent la solubilité des lipides et contrôlent le devenir métabolique
(figure 6) :

- en surface, une membrane formée d’une monocouche de phospholipides, de cholestérol libre


non estérifié et des protéines ;

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- au centre, un cœur formé de triglycérides et de cholestérol estérifié.

Figure 6 : Structure générale des lipoprotéines

Les lipoprotéines transportent les lipides d’un tissu à l’autre dans un milieu hydrophile
(le plasma sanguin). Pendant leur voyage, les lipoprotéines subissent des modifications
complexes qui affectent leur composition, leur structure et leur fonction. Arrivées à
destination, les lipoprotéines sont captées par des récepteurs spécifiques ou non-spécifiques
afin de délivrer leur contenu aux cellules. Ce contenu est alors utilisé par la cellule pour la
production d’énergie, le stockage de composés énergétiques, la production et le maintien de la
membrane cellulaire et la fabrication de différentes substances endogènes, tels que les
hormones stéroïdiennes et les acides biliaires.

2. Classification des lipoprotéines

Les lipoprotéines sont classées en fonction de leur densité et selon leur mobilité
électrophorétique en 5 groupes. Ce sont des moins denses aux plus denses.

2.1. Selon la densité

On distingue alors cinq classes : les chylomicrons sont les particules les plus grosses en
taille, les moins denses, les plus riches en lipides et les plus pauvres en apolipoprotéines. Les
HDL sont, au contraire, les particules les plus denses et les plus petites en taille. Lorsqu’on va
des chylomicrons aux HDL en passant successivement par les VLDL, IDL et LDL ; leur taille

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et leur teneur en lipides diminuent alors que leur densité et leur proportion apoprotéique
augmentent.

2.1.1. Les chylomicrons (CM)

Les CM ont un diamètre variable de 800 à 5000 Å, une densité de 0.93 g/ml et ils sont
composés d’environ 86% de triglycérides (TG), 3% de cholestérol estérifié (CE), 2% de
cholestérol libre (CL), 7% de phospholipides (PL) et 2% de protéines. Une particule de CM
contient normalement de l’apo A-I, A-II, A-IV, B-48, C-I, C-II, C-III et E. L’apo B-48 est
nécessaire à l’assemblage du CM.

2.1.2. Les lipoprotéines de très faible densité (VLDL : very low density lipoproteins)

Les VLDL d’un diamètre variant de 300 à 700 Å et d’une densité de 0.95 à 1.010 g/ml,
sont composées d’environ 55% de TG, 12% d’EC, 7% de CL, 18% de PL et 8% de protéines.

La fraction protéique est composée d’apo B-100, E, C-I, C-II et C-III. L’apo B-100 est
utilisée pour l’assemblage et à l’intégrité structurelle du VLDL, alors que les autres
apoliprotéines peuvent subir des échanges avec d’autres lipoprotéines.

2.1.3. Les lipoprotéines de densité intermédiaire (IDL : Intermediary density


lipoproteins)

Les IDL sont de taille et de densité intermédiaires aux VLDL et aux LDL, soit de 272 à
300 Å et de 1.008 à 1.019 g/ml. Elles contiennent environ 23% de TG, 29% d’EC, 9% de CL,
19% de PL et 19% de protéines. Une molécule d’apo B-100 est présente à la surface de
chaque IDL, de même que plusieurs molécules d’apo E.

2.1.4. Les lipoprotéines de faible densité (LDL : low density lipoproteins)

Les LDL sont issues des IDL et constituent la dernière classe de lipoprotéines de la
cascade des lipoprotéines contenant l’apo B-100. Par l’action des lipases, la particule VLDL a
perdu la majeure partie de ses TG et s’est ainsi retrouvée enrichie en EC. La taille des LDL
est d’environ 220 à 272 Å et leur densité varie entre 1.019 et 1.060g/ml.

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Elles sont composées d’environ 6% de TG, 42% d’EC, 8% de CL, 22% de PL et 22% de
protéines. Une seule copie de l’apo B-100 est présente dans une LDL et elle est nécessaire au
maintien de l’intégrité structurelle de la particule.

2.1.5. Les lipoprotéines de haute densité (HDL : High density lipoproteins)

Les particules HDL en circulation peuvent être divisées en trois catégories selon leur
densité : les HDL naissantes, les HDL2 et les HDL3.

- Les HDL naissantes ont une forme discoïde stabilisée par les apolipoprotéines. Elles sont
sécrétées par le foie et l’intestin et sont dérivées des résidus d’hydrolyse des lipoprotéines
riches en TG (CM et VLDL). Leur principal constituant lipidique est les PL et elles présentent
principalement à leur surface l’apo A-I, C-II, C-III et E. Lors de la maturation des HDL, l’apo
C-II, C-III et E sont relâchées vers les lipoprotéines riches en TG et les HDL gagnent l’apo A-
II et A-IV, ce qui leur permet d’adopter une forme sphérique.

- Les HDL2 ont une taille de 90 à 100 Å, une densité de 1.063 à 1.125 g/ml et présentent une
composition d’environ 5% de TG, 17% d’EC, 5% de CL, 55% de PL et 40% de protéines.

- Les HDL3, quant à elles, ont une taille de 70 à 90 Å, une densité de 1.125 à 1.210 g/ml et
une composition d’environ 3% de TG, 13% d’EC, 4% de CL, 25% de PL et 55% de protéines.

Tableau 1 : composition en pourcentage des lipoprotéines en lipides et en apolipoprtotéine.

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2.2. Selon la mobilité électrophorétique


- Chylomicrons: ne migrent pas et restent au dépôt, sont absents à jeun chez un sujet sain ;

- VLDL: migrent en position pré-bêta (pré β-lipoproteines) ;

- LDL: migrent en position bêta (β-lipoproteines) ;

- HDL: migrent en positionα (α –lipoproteines).

Figure 7 : Schéma de la mobilité électrophorétique des lipoprotéines

3. Origine des lipides et des apolopoprotéines des lipoprotéines


Les lipoprotéines sont synthétisées avec des lipides d’origine exogène ou endogène.
3.1. Origine des lipides
3.1.1. Apports lipidiques endogènes
La synthèse endogène des triglycérides est effectuée dans le foie à partir du glucose et des
acides gras libres libérés par l’adipocyte puis transportés par la sérumalbumine jusqu’au foie.
Le cholestérol peut être synthétisé à partir de l’acétylCoA.
3.1.2. Apports des lipidiques exogènes
Les lipides alimentaires sont d’origine végétale et animale. Ils sont hydrolysés dans le
duodénum par les enzymes pancréatiques suivantes : la lipase, la phospholipase et la
cholestérol estérase. L’hydrolyse des lipides nécessite une émulsification en gouttelettes grâce
aux sels biliaires qui sont indispensables à l’action de la lipase pancréatique ainsi qu’un
cofacteur protéique, la colipase. Les produits de la digestion des lipides sont des
monoglycérides, des acides gras, du cholestérol et des lysophospholipides.
3.2. Les apolipoprotéines :
Les apoprotéines, représentent la partie la plus externe des lipoprotéines, elles sont
constituées d’au moins 05 classes majeures : A, B, C, D, E, il existe plusieurs sous-
classes:(AI,AII, AIV), (B100, B48), (CI, CII, CIII),(E2, E3 et E4).
Outre leur rôle structural, les apoprotéines jouent des rôles importants dans le métabolisme

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lipidique:
- rôle dans la synthèse et sécrétion des lipoprotéines ;
- reconnaissance des récepteurs spécifiques aux lipoprotéines ;
- régulateurs des enzymes du métabolisme des lipoprotéines (activateurs, inhibiteurs).

Selon les lipoprotéines, les apolipoprotéines ne sont pas les mêmes. Certaines sont
transférables d'une lipoprotéine à une autre, comme les apolipoprotéines E (Apo E) et C (Apo
C). On distingue:
- L'apolipoprotéine A (Apo A) présente à la surface des HDL, dont l'apolipoprotéine A1.
- L'apolipoprotéine B avec deux isoformes :
*L'apolipoprotéine B-48 (Apo B-48) à la surface des chylomicrons.
*L'apolipoprotéine B-100 (Apo B-100) à la surface des VLDL, des IDL et des LDL.
- L'apolipoprotéine C (Apo C) à la surface des chylomicrons, des HDL et des VLDL, qui se
subdivisent en apolipoprotéine C-I, C-II, C-III et C-IV.
- L'apolipoprotéine D (Apo D) à la surface des HDL.
- L'apolipoprotéine E (Apo E) à la surface des chylomicrons, des HDL, des IDL et desVLDL.
Le tableau 1 résume les différents composants des lipoprotéines.
4. Métabolisme des lipoprotéines

Le métabolisme des lipoprotéines est complexe et fait intervenir de nombreux récepteurs


cellulaires, les apolipoprotéines, les enzymes lipolytiques et les protéines de transfert qui
participent dans le transport et la distribution des lipides au sein de l’organisme. Il y a trois
voies essentielles qui sont décrites dans le métabolisme des lipoprotéines :

 la voie entéro-hépatique, permettant le transport des lipides exogènes de l’intestin vers


le foie ;
 la voie d’apport que représente le transport centrifuge des lipides du foie vers les tissus
périphériques ;
 et la voie de retour, permettant le transport centripète du cholestérol des tissus
périphériques vers le foie et son excrétion biliaire.

4.1. Métabolisme des chylomicrons (CM)

Les CM sont responsables du transport des lipides d’origine alimentaire des intestins aux
tissus. Sous l’action des enzymes pancréatiques et en présence d’acides biliaires, les lipides

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d’origine alimentaire sont dégradés en acides gras (AG), monoglycérides (MG), cholestérol
libre (CL) et phospholipides (PL) qui pénètrent dans les entérocytes. Dans ces dernières, les
AG et les MG sont réestérifiés en TG et le CL est estérifié en CE.
Les entérocytes synthétisent des lipoprotéines : les chylomicrons qui sont surtout riches
en TG et qui possèdent à leur surface principalement 2 apoprotéines : l’apo B48 et l’apoAI.
Le passage lymphatique des CM leur permet de capter l’apo E et l’apo CII.
Des lipoprotéines lipases sont synthétisées par le muscle et par le tissu adipeux, sont
sécrétées dans le sang et se fixent au niveau de la paroi de l’endothélium. Au passage des CM,
l’apo CII (cofacteur des lipoprotéines lipases) stimule la lipoprotéine lipase qui hydrolyse les
triglycérides en acides gras et en glycérol. Les A gras pénètrent :
- dans le muscle pour être oxydés par la β oxydation et donner des molécules d’acétylCoA
qui pourront par la suite être dégradées par le cycle de Krebs et donner des molécules d’ATP.
- dans le tissu adipeux où ils seront stockés sous forme de triglycérides.
L’hydrolyse des TG des CM provoque une modification de structure de la lipoprotéine
qui se scinde en remnants (contenant des TG, du CE, l’apo E et l’apo B48) et en HDL
discoïdes (contenant du CL, des PL, de l’apo CII et de l’apo AI).
Les régnants vont se fixer sur le foie par des récepteurs à l’apo E. Dans la cellule
hépatique, des lipases hépatiques vont dégrader les TG en AG qui vont servir principalement
à la resynthèse de nouveaux TG ou à fournir des molécules d’acétylCoA. Le cholestérol va
servir principalement à la synthèse d’acides biliaires.

Figure 8 : Métabolisme des chylomicrons

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4.2. Métabolisme des VLDL et IDL


Le foie est le principal lieu de synthèse du cholestérol et des TG. Afin de faire parvenir
ces lipides aux tissus périphériques, il synthétise des lipoprotéines les VLDL (riches en TG,
CE, apo E, apo CII et apo B100) qui sont sécrétés dans le sang. Elles participent à la voie
endogène des lipoprotéines, elles transportent les lipides d’origine endogène du foie vers les
tissus utilisateurs. La dégradation plasmatique des VLDL est identique à celle des
chylomicrons. Elles s’enrichissent d’abord en apo E et en apo CII qui est nécessaire à
l’activité de la lipoprotéine lipase. Ces deux apoprotéines proviennent des HDL.
De la même façon que les chylomicrons, au passage dans les capillaires des tissus
musculaires, le myocarde et des tissus adipeux, l’apo CII stimule la lipoprotéine lipase qui
hydrolyse les triglycérides :
- en acides gras qui fourniront de l’énergie pour le muscle et le cœur et seront stockés dans le
tissu adipeux ;
- et, en glycérol qui gagne le foie.
La LCAT (lécithine cholestérol acyltransférase) plasmatique estérifie le cholestérol en
ester de cholestérol. Les VLDL se restructurent en :
- IDL contenant de l’apo E, apo B100, du CE et des TG ;
- et, en HDL contenant de l’apo AI, apo CII, CL, PL.
Il existe deux voies métaboliques qui transforment les IDL : la voie des récepteurs et la
lipase hépatique.
- Une grande quantité des IDL formées est internalisée et dégradée dans le foie via les
récepteurs B/E assurant la reconnaissance des apo E et apo B-100.
- Une quantité plus faible de particules IDL est dégradée dans la circulation par la lipase
hépatique qui libère des AG et du glycérol à partir des TG et forme des LDL (plus petite et
relativement plus riche en CE et ne possédant plus que l’apo B100).
A l’état physiologique, il n’ya très peu d’IDL dans la circulation en raison de leur
captation rapide ou de leur conversion en LDL.

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Figure 9. Métabolisme des VLDL et IDL

3.3. Métabolisme des LDL


Les LDL sont les molécules obtenues petites et relativement plus riches en cholestérol
estérifié et ne possèdent plus que l’apo B100. Les LDL sont les principaux transporteurs de
cholestérol, principalement sous sa forme estérifiée du foie vers les cellules périphériques.
Leur reconnaissance par leurs apo B100 se fait au niveau des récepteurs LDL. Ce transport se
fait par dépôt du cholestérol à la surface des membranes cellulaires ou par un mécanisme un
peu plus complexe mettant en jeu des récepteurs spécifiques. Ces LDL sont captés par les
tissus périphériques et par le foie grâce aux récepteurs à l’apo B100 et libèrent leur cholestérol
libre.
Lorsque les LDL sont oxydées au cours de leur transport plasmatique, elles ne peuvent
plus être reconnues par les récepteurs apo B100. Elles sont alors captées par des macrophages
par l’intermédiaire de récepteurs scavengers (éboueurs). La captation des LDL oxydées par
les macrophages au niveau de la paroi artérielle est un événement important dans la
pathogenèse de l’athérosclérose. Quand les macrophages sont surchargés en esters de
cholestérol, ils se transforment en « cellules spumeuses » constituants des plaques
d’athérome.

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Figure 10 : Métabolisme des LDL

4.4. Métabolisme des HDL


Les HDL assurent le transport reverse du cholestérol des tissus périphériques vers le foie
et les tissus stéroidogéniques. Elles sont synthétisées dans le foie et à moindre degré dans
l’intestin sous forme de précurseurs « HDL naissantes » comprenant des phospholipides, du
cholestérol, de l’apo A (apo A-I en particulier), de l’apo E et de l’apo C (apo C-II en
particulier). Elles sont de forme discoïdale.
Dans la circulation sanguine, elles échangent avec les chylomicrons et les VLDL des
apolipoprotéines: elles donnent à ces lipoprotéines des apo C et apo E et reçoivent des apo A.
Par la suite, ces HDL naissantes s’enrichissent en molécules de cholestérol qu’elles
soustraient aux cellules périphériques et aux lipoprotéines chylomicrons et les VLDL. Sous
l’action de la lécithine cholestérol acyl-transférase, le cholestérol libre est estérifié en esters
de cholestérol qui deviennent hydrophobes et pénètrent au centre des HDL naissantes et ces
dernières se transforment en HDL3 sous forme sphérique.
A leur tour, les HDL3 captent le cholestérol en excès au niveau des tissus périphériques et
donnent des HDL2. Ces derniers sont captés par le foie ou le tissu stéroïdogénique par
l’intermédiaire des récepteurs apo AI et libèrent du cholestérol :
- dans le tissu hépatique, le cholestérol est dégradé en sels biliaires et éliminé dans la bile ;
- dans le tissu stéroidogénique, le cholestérol est transformé en hormones stéroïdes.

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Figure 11 : Métabolisme des HDL

Figure 12 : Schéma récapitulatif du métabolisme des lipoprotéines plasmatiques

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IV/ Phosphoprotéines
1. Définition
Les phosphoprotéines sont des molécules complexes qui résultent d’une réaction de
phosphorylation des protéines qui consiste à un attachement covalent réversible d'un
groupement phosphate à une protéine, c’est l’une des modifications post-traductionnelles
intracellulaires les plus courantes et les mieux caractérisées chez les procaryotes et les
eucaryotes.
Elle a été mise en évidence pour la première fois par P. A. Levene et Alsberg en 1906. On
considère qu’environ 30 % des protéines sont susceptibles d’être phosphorylées à un certain
moment et on estime que plus de 100 000 sites de phosphorylation existent chez l’humain

Les exemples les plus classiques des phosphoprotéines sont la caséine du lait et
la phosvitine du jaune d’œuf. Les phosphoprotéines sont également des constituants normaux
de la cellule animale, en particulier les enzymes, telles que les flavoenzymes et
la phosphoglucomutase.

2. Mécanisme de la phosphorylation des protéines

La phosphorylation consiste en l'ajout d'un groupement phosphate (PO43-) à partir d’une


molécule d’ATP sur un groupement OH d'une protéine, il s’agit d’une réaction
d’estérification de la chaine latérale de la serine, de la thréonine et de la tyrosine catalysée par
des protéines kinases en présence de Mg chez les eucaryotes, (figures 12 et 13). La
phosphorylation peut également se produire sur les résidus de l’histidine ou de l’aspartate en
moindre mesure. Chez les procaryotes, la phosphorylation des résidus de l’arginine et de la
lysine est aussi observée.

Figure 13. Schéma d’une réaction de phosphorylation d’une protéine

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Figure14. Structures des acides aminés phosphorylables les plus fréquents (sérine, thréonine
et tyrosine).

Il existe un très grand nombre de protéines kinases (enzymes qui ajoutent des
groupements phosphates) qui appartiennent à différentes voies de signalisation.

La phosphorylation des protéines est une modification post-traductionnelle importante qui


régule de nombreux processus cellulaires et qui est impliquée dans diverses voies de
signalisation et elle induit des modifications structurales donc fonctionnelles trés importantes
de la protéine cible ayant pour conséquences:

 une augmentation ou une inhibition de son activité enzymatique


 un changement de sa localisation cellulaire dans certains cas (facteurs de transcription
par exemple)
 l'association avec d'autres protéines

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L’élimination du groupe phosphate est réalisée par des phosphoprotéines phosphatases,


inversant l'effet biologique de la phosphorylation appelé déphosphorylation.
3. Rôles des phosphoprotéines
En raison de sa grande importance, environ 75 à 90 % du protéome est phosphorylé, la
phosphorylation des protéines impliquée dans un très grand nombre de phénomènes
cellulaires y compris le métabolisme, la croissance, la division, la différenciation, l’apoptose,
la motilité, le trafic des organites, le transport membranaire, la transduction du signal, la
contraction musculaire, l'immunité, la transcription, la traduction, l'apprentissage ainsi que la
mémoire. En outre, il a été montré que la phosphorylation Ser/Thr/Tyr régule le métabolisme
et la virulence des bactéries et elle est également associée à leur résistance aux médicaments.
Les protéines kinases impliquées dans ces phosphorylations sont responsables de
nombreuses maladies humaines. C’est la raison pour laquelle les études sur la phosphorylation
des protéines et le développement des méthodes de criblages pour identifier des inhibiteurs
sélectifs des protéines kinases se sont considérablement multipliées ces dernières années.
V/Chromoprotéines
1.Définition
(du grec. chroma - la couleur), les chromoprotéines sont des hétéroprotéines composées d’une
protéine et d’un groupement prosthétique coloré appelé chromophore (qui est souvent un
élément métallique) liés entre-eux dans la plupart des cas par des liaisons covalentes. La
partie non protéique absorbe une partie du spectre de la lumière.
2. Classification des chromoprotéines
Selon la nature du chromophore, on distingue :
- chromoprotéines porphyriniques : hémoprotéines ou protéines à hème (l’hémoglobine, la
myoglobine, la céruléoplasmine, la chlorophylle)
- chromoprotéines non porphyriniques : caroténoprotéines, flavoprotéines.
2.1. Hémoprotéines
Ce sont des chromoprotéines dont le groupement prosthétique est l’hème. Ce dernier appelé
porphyrine qui est constituée de quatre noyaux pyrroles. Chaque noyau pyrrole est composé
d'un atome d'azote et de quatre atomes de carbone dont ceux périphériques sont liés aux sous-
unités polypeptidiques. Le métal est fixé au centre de la porphyrine par les atomes d'azote.

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2.1.1. Hémoglobine

Est une hétéroprotéine de la famille des chromoprotéines porphyrinique respiratoires.


L'hémoglobine est une protéine à structure quaternaire qui se retrouve dans les globules
rouges. C’est une molécule complexe constitué d’une partie protéique formée par
l’association de quatre chaînes polypeptidiques identiques deux à deux : deux chaînes α et
deux chaînes β associées à une molécule d’hème (Fe++).

Figure 15. Structure de l’hème et de l’hémoglobine

2.1.2. Myoglobine
La myoglobine est une métalloprotéine formée d’une chaîne de globine et d’une partie
héminique. Elle est présente dans le cytoplasme des cellules des muscles squelettiques et du
myocarde des vertébrés et particulièrement des mammifères, elle a pour fonction de stocker le
dioxygène O2. Contrairement à l’hémoglobine, la myoglobine est une protéine monomérique,
c’est-à-dire qu’elle n’est formée que d’une seule sous-unité globine et elle ne possède donc
qu’un seul site de liaison au dioxygène par molécule. La myoglobine présente une affinité
pour l’oxygène très supérieure à celle de l’hémoglobine.

Figure 16. Structure de la myoglobine

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2.2. Chromoprotéines non porphyriniques

2.2.1. Flavoprotéines

Ce sont les chromoprotéines non porphyriniques dont les groupes prostétiques contiennent
une flavine, dérivée de la riboflavine (ou vitamine B2). Il s'agit donc d'une déshydrogénase
fonctionnant avec une coenzyme : le FAD (flavine adénine dinucléotide) ou le FMN (flavine
mononucléotide)

Les flavoprotéines font partie des oxydoréductases qui sont des enzymes. Ce sont des
transporteurs protéiques d'électrons qui catalysent les réactions d'oxydoréduction de la chaine
respiratoire dans la cellule.

Figure 17. Structure de la flavine dinucléotide

2.2.2. Caroténoprotéines
Ce sont des chromoprotéines non porphyriniques issues de l’association des caroténoïdes à
des protéines, elles sont composées de nombreux acides aminés essentiels tels que l'acide
glutamique, l'acide aspartique, la lysine et la leucine. Appartenant aux terpénoïdes, les
caroténoïdes sont des pigments liposolubles très répandus dans la nature, hautement insaturés,
ayant une structure aliphatique, constitués généralement de huit unités d’isoprène.

3. Rôles des chromoprotéines

Les hémoprotéines possèdent diverses fonctions biologiques qui sont les suivantes :
- Le transport d'oxygène, accompli par des hémoprotéines telles que l'hémoglobine, la
myoglobine.

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- Certaines hémoprotéines comme le cytochrome P450, la cytochrome c oxydase, les


ligninases, la catalase et les peroxydases, sont des enzymes. Habituellement, elles activent
l'O2 pour l'oxydation ou l'hydroxylation.
- Les flavoprotéines et les cytochromes a, b et c permettent aussi le transfert d'électrons car ils
font partie de la chaîne de transport d'électrons.
- Les chromoprotéines sont impliquées dans des processus vitaux tels que la photosynthèse.

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