DC Ui4
DC Ui4
PREFACE SOMMAIRE
les signes fonctionnels (sirina) ................................................................ 3
l'examen clinique de l'appareil digestif .............................................. 10
les principales investigations complémentaires ................................. 12
ictère ....................................................................................................... 14
les hépatomégalies ............................................................................... 17
les ascites ............................................................................................... 20
C’est avec le plus grand des plaisirs que l’équipe scientifique du club «
Tyriaq » met à votre disposition son nouvel ouvrage. urgences abdominales ......................................................................... 21
les anémies ............................................................................................ 23
Il a été conçu avec beaucoup de soin, pour vous offrir une révision optimale
en un temps minime, il est mis à la disposition des étudiants en 3ème année splénomégalie ....................................................................................... 28
de médecine.
adenopathies ......................................................................................... 31
Nous vous y présentons un petit résumé de chaque cours, quelques les syndromes hemorragiques.............................................................. 34
explications nécessaires à la bonne compréhension de ce dernier et les
notes les plus importantes présentes dans les QCMs des examens physiopathologie des icteres ............................................................... 36
précédents. hypertension portale ............................................................................. 38
SEMIOLOGIE
anomalie de contractilité. • Les éructations peuvent être à l’origine de
• La dysphagie en cas de méga œsophage douleurs irradiant vers le rachis.
est fonctionnelle, intermittente et • En cas de cancer de l’œsophage la
capricieuse. dysphagie est un signe tardif, elle est
• Le mode de début de la dysphagie en cas progressive et permanente.
de méga œsophage est brutal III. LES VOMISSEMENT :
LES SIGNES immédiatement à type d’aphagie. • Le vomissement est le brusque rejet par la
• On reconnait la dysphagie du méga bouche d’une partie ou de la totalité du
FONCTIONNELS (SIRINA) œsophage car elle débute brutalement, contenu gastrique.
déclenchée par une émotion et cède • Les nausées sont une sensation
• Les troubles fonctionnels digestifs sont entre grâce à diverses manœuvres. désagréable ressentie à la gorge ou à
autres : dysphagie, douleurs abdominales, • Le mode de début de la dysphagie en cas l’épigastre.
troubles du transit, troubles de l’appétit, de cancer de l’œsophage est progressif. • Le mérycisme est aussi appelé rumination, il
hémorragies digestives, vomissements. • On suspecte la dysphagie du cancer de est physiologique chez le nourrison et
I. ANOREXIE : l’œsophage car au début ce ne sont que pathologique chez l’adulte, c’est la
• L’anorexie se définit comme la diminution des simples sensations d’accrochages pour remontée dans la bouche d’un fragment
ou la perte de l’appétit. les seules grosses bouchées, et elle se d’aliment ingéré plusieurs heures
• En cas d’hépatite virale l’anorexie intéresse précise secondairement devenant élective auparavant.
la viande et est accompagnée d’un dégout pour les aliments solides. • Le mérycisme s’associe à des éructations.
pour le tabac. • L’aphagie est l’impossibilité absolue • Les différentes étapes de vomissement en
• L’anorexie est décrite en cas de cancer d’avaler ordre sont : inspiration profonde→
digestif, hépatite virale ou un ulcère digestif. • La dysphagie projetée est une sensation fermeture de la glotte et expiration→
• L’anorexie est aussi décrite en dehors des d’obstacle localisée au-dessus du siège fermeture du pylore et béance du cardia→
affections digestives notamment en cas de réel de la lésion. expulsion du contenu gastrique.
tuberculose, de troubles psychiques. • En cas de lésion du cardia la dysphagie est • Les zones réflexogènes de l’acte réflexe
• La polyphagie se définit comme une souvent projetée. qu’est le vomissement sont : le pharynx, le
augmentation de l’appétit, elle se voit au • Les signes accompagnateurs de la cœur et le colon.
cours du diabète sucré, ou chez les obeses. dysphagie sont les douleurs de l’œsophage, • La voie centripète de l’acte réflexe qu’est
II. LA DYSPHAGIE : régurgitations, hyper sialorrhée, éructations. le vomissement est constitué par le nerf
• La dysphagie se définit comme une gêne à • Les régurgitations accompagnent parfois la pneumogastrique +glossopharyngien.
la déglutition. dysphagie, ce sont le reflux vers la bouche • Le centre de l’acte réflexe qu’est le
• La dysphagie d’origine pharyngée se voit en sans effort de vomissement d’aliments vomissement siège au niveau du plancher
cas de pharyngite et d’angine. contenus dans l’œsophage, elles sont du quatrième ventricule.
• En cas de cancer de l’œsophage la toujours tardif avec la prise alimentaire. • Les vomissements postprandiaux précoces
dysphagie est permanente mécanique ou • La douleur œsophagienne se voit en cas se voient en cas de troubles dits
organique et d’intensité progressif. d’obstacle de l’œsophage, elle irradie fonctionnels.
• Le méga œsophage se définit comme une parfois vers la gorge et cède souvent après • Les vomissements postprandiaux tardifs se
anomalie fonctionnelle de l’œsophage se régurgitations, elle se voit en cas de méga- voient en cas de cause organique.
LES SIGNES FONCTIONNELS (SIRINA) 4
• Les vomissements le matin à jeun sont • Les causes intestinales des vomissements l’horaire de diarrhée, le nombre, l’aspect, la
décrits en cas de grossesse et d’éthylisme. sont les occlusions intestinales aigües. couleur, la consistance des selles et la
• Les vomissements des affections aigues sont • Les vomissements en pathologie présence d’éléments anormaux.
souvent peu nombreux, le plus souvent neurologique sont classiquement faciles dit • Les signes accompagnateurs de la
uniques, épisodiques aigus et peu en fusée. diarrhée sont : nausées, vomissements,
abondants. • Les causes extra digestives des douleurs abdominales.
• Les vomissements chroniques sont le plus vomissements sont la méningite, HIC, IDM, ou • En cas de diarrhée aigüe on retrouve des
souvent multiples, quotidiens +/- abondants, des causes psychiques. signes de déshydratations.
se voient dans certaines affections IV. TROUBLE DU TRANSIT : • En cas de diarrhée chronique on retrouve
digestives chroniques et neurologiques. • La durée normale du transit digestif est 24h. parfois un œdème carentiel, des signes de
• La nature des vomissements est variable elle • Les selles normales sont émises à une déshydratation, signes de dénutritions avec
peut être alimentaire, bileuse, hématique ou fréquence de 1-2 fois/J. amaigrissement.
fécaloïde. • Les selles normales sont homogènes et • La fausse diarrhée est une selle diluée dans
• En cas de sténose du pylore les moulées. un liquide d’hypersécrétion, elle suit la
vomissements sont alimentaires tardifs après • Les selles normales sont composées de 78% constipation et représente un diagnostic
le repas. d’eau+22% de matière sèche. différentiel à la diarrhée.
• La pituite est un vomissement matinal d’un • 22% est : composées de résidus • Le syndrome dysentérique associe les
liquide filant et transparent qui se produit à cellulosiques indigestibles et de produits de éléments suivants des selles afécales, des
jeun. Il est le plus souvent symptomatique desquamation des muqueuses. ténesmes, des épreintes.
d’une gastrite éthylique. • Le PH des selles et normalement neutre. • Les épreintes sont des faux besoins d’aller à
• Un vomissement qui est d’emblée bilieux fait • La couleur des selles est donnée par la la selle avec ou sans émission de selles.
évoquer un obstacle sous vatérien. stercobilinogéne. • Les ténesmes sont une sensation de tension
• En cas d’occlusion intestinale aigüe les 1. La diarrhée : douloureuse intra rectale.
vomissements sont caractéristiques car ils • La diarrhée se définit comme une • Les selles dysentériques afécales sont
sont fécaloïdes. accélération du transit digestif : émission formées de pus ; sang et glaires.
• Les causes digestives des vomissements sont des selles trop liquides, trop fréquentes ou • Les caractères communs aux diarrhées
la sténose du pylore, la péritonite, trop volumineuses. aigües sont : le début brutal, des facteurs
l’occlusion intestinale ; colique hépatique. • Le poids des selles normalement évacuées déclenchant habituels, les selles liquides, le
• L’examen clinique en cas de suspicion de chaque jour est supérieur à 250g/j. risque de déshydratation.
sténose du pylore recherche une distension • L’évacuation trop fréquente de selles • Les étiologies du syndrome dysentérique
abdominale sus ombilicale. normales n’est jamais définit comme une sont : la dysenterie amibienne, la rectocolite
• On note à l’examen de l’abdomen en cas diarrhée. hémorragique, la dysenterie bacillaire.
de sténose du pylore la présence • Les troubles physiopathologiques à l’origine • Les différentes causes des diarrhées aigües
d’ondulation péristaltiques et de clapotage d’une diarrhée sont l’hyperkinésie et sont : les toxi-infections alimentaires,
à jeun. l’hypersécrétion,malabsorption,mal typhoïde, choléra.
• Les examens complémentaires à demander digestion. • Les toxi-infections alimentaires réalisent une
en cas de suspicion de sténose du pylore • L’interrogatoire d’un sujet diarrhéique doit diarrhée aigüe précédée de vomissements,
sont : la fibroscopie œsogastroduodénale, faire rechercher impérativement la date et surviennent rapidement après la prise
transit gastroduodénale, tubage gastrique. le mode de début, le mode d’évolution, d’aliment infecté.
LES SIGNES FONCTIONNELS (SIRINA) 5
selles noires qui prennent leur coloration du est d’au moins d’un litre. • Une hématémèse suivie de méléna à une
sang digéré, il est en rapport avec une • Les signes fonctionnels notés en cas origine toujours sus mésocolique.
lésion sus-mésocolique, parfois sous- d’hémorragie de grande abondance sont • Une hématémèse suivie de méléna o pour
mésocolique. : lipothymie, syncopes, vertige, palpitations. étiologie : ulcère gastrique, ulcère
• Le méléna franc est l’émission par l’anus • Les signes physiques notés en cas duodénal, rupture des varices
d’un liquide épais noirâtre composé de d’hémorragie de grande abondance sont œsophagiennes.
selles qui rappellent le goudron et d’odeur sueurs froides, refroidissement des • L’hématémèse est parfois un signe
fade. extrémités, pâleur cutanéomuqueuse, pouls révélateur d’ulcère, qui doit faire une
• Les éléments suivants peuvent donner une accéléré. fibroscopie digestive haute.
coloration noire des selles : le fer le bismuth, • Les signes vasculaires notés en cas • L’examen complémentaires à demander
le charbon, les betteraves. d’hémorragie de grande abondance sont : devant une hématémèse et qui fait un
• La rectorragie est l’émission par l’anus de bruits de cœur assourdis, veines diagnostic rapide et précis d’ulcère
sang rouge non digéré, pur ou mélangé ou périphériques collabées1, TA abaissée et TA gastrique et duodénal est l’endoscopie
arrosant la selle. différentielle effondrée. digestive haute.
• La rectorragie traduit une lésion basse, mais • L’hémogramme est normal dans les • Les causes relativement rares de
elle peut se voire exceptionnellement au premières heures qui suivent l’hémorragie l’hématémèse sont la gastrite et les tumeurs
cours des hémorragies hautes massives. de grande abondance. malignes.
• La rectorragie doit être différenciée des • La mesure du volume sanguin total - la • Les étiologies du méléna isolé sont le cancer
hémorragies génitales ou urinaires, des masse sanguine- à l’aide d’ALB marquée est colique, les tumeurs grêliques, l’ulcère
selles dysentériques. seule capable d’apprécier la perte gastrique, et la rupture des varices
• Il est difficile d’établir le diagnostic sanguine au cours des premières heures. œsophagiennes.
différentiel chez les malades frustes. • Les signes biologiques retrouvés en cas • Le méléna isolé à une origine sus
• L’hémorragie digestive minime est mise en d’hémorragie digestive de grande mésocolique dans 90% des cas, et sous
évidence par un hémocult et une réaction abondance sont : anémie et volume mésocolique dans 10% des cas.
Weber. sanguin total bas. • Chez un sujet fébrile signalant hématémèse
• L’hémorragie digestive massive n’a pas • Les critères évolutifs permettant de parler et méléna le diagnostic étiologique à
toujours le temps de s’extérioriser, elle se d’hémorragie de grande abondance sont soulever en premier est la fièvre typhoïde.
traduit par une anémie aigue. une transfusion sanguine permettant de • Les causes rectales de la rectorragie sont
• L’hémorragie digestive massive réalise un maintenir la tension artérielle correcte avec une ulcération traumatique rectale, un
tableau d’état de choc. plus de 1.5 L de sang /j. cancer rectal, polype rectal, rectolite.
• Une hémorragie digestive massive est • On parle d’hémorragie de moyenne • Les causes anales de la rectorragie sont le
suspectée devant un état de choc et fera abondance pour une spoliation sanguine de cancer anal, les hémorroïdes,
pratiquer un tubage gastrique, un TR et un moins de 1L : 300-400 ml.
lavement évacuateur. • Une hémorragie digestive de moyenne VI. LES DOULEURS ABDOMINALES :
• Immédiatement après le diagnostic d’une abondance et isolée est à l’origine d’aucun • Les douleurs abdominales sont un motif
hémorragie digestive, il faut en premier en retentissement. fréquent de consultation, elles sont le plus
apprécier l’abondance. • Une hémorragie digestive de moyenne souvent d’origine abdominale, mais elles ne
• Une hémorragie est dite de grande abondance qui se répète est à l’origine sont pas spécifiques d’une atteinte
abondance si la quantité du sang perdue d’anémie ferriprive. abdominale.
LES SIGNES FONCTIONNELS (SIRINA) 7
• Les douleurs abdominales sont parfois des fonction des repas. de contracture, elle réalise une zone de
douleurs rapportées, qui peuvent prendre • Une douleur rythmique est e rapport avec battements sensible. C’est la perception
naissance au nv d’un organe extra les repas : postprandiale précoce ou des battements exagérés de l’aorte
abdominal pouvant être d’origine tardive. abdominale.
neurologique ou métabolique. • La périodicité d’une douleur étudie • Le point douloureux vésiculaire se
• Les différents sièges de la douleur l’évolution d’une douleur dans l’année, elle recherche au niveau de l’hypochondre
abdominale sont l’épigastre, l’hypogastre ; est sans rapport avec les repas. droit par la manœuvre de Murphy.
les lombes et les flancs. • Une douleur périodique survient par • Le temps de l’examen clinique pour réaliser
• La douleur abdominale peut siégée au nv poussées durant plusieurs jours, elle se la manœuvre de Murphy est la palpation.
d’un des 9 quadrants abdominaux. répète quotidiennement durant la poussée. • Le point vésiculaire douloureux se
• En cas de douleurs abdominales diffuses Elle est caractérisée par des périodes de recherche au point situé dans l’angle formé
faire préciser en premier au malade le point rémission complète. par le bord inférieur du foie et la limite
le plus douloureux. • La douleur paroxystique est brutale et externe du muscle grand droit par une
• L’irradiation de la douleur abdominale peut intense et dure de quelques minutes à palpation appuyée.
être : ascendantes, descendantes, cadre quelques heures. • Une manœuvre de Murphy positive réalise
colique, postérieure. • Les différents types d’évolution d’une une douleur vive avec inhibition de
• Les différents types de douleurs abdominales douleur abdominale sont : paroxystiques, l’inspiration profonde.
sont : la crampe, la pesanteur, la colique, la permanente, postprandiale précoce ou • Le point douloureux appendiculaire se
brulure, la douleur déchirante et la battante. tardive. recherche au niveau de la fosse iliaque
• La crampe est une torsion profonde calmée • Les différents facteurs déclenchant une droite.
par l’ingestion alimentaire, elle est retrouvée douleur abdominale sont : les repas, les • Le point douloureux appendiculaire stimule
au cours de l’ulcère.1 épices ; certains médicaments. Une douleur au niveau du point de Mac
• La douleur de type de brulure est associée • Les différents facteurs sédatifs d’une douleur Burney.
souvent à un pyrosis. abdominale sont les aliments, le repos, les • le point de Mac Burney se situe sur la lige à
• La douleur à type colique est une sensation vomissements ou l’émission des gaz et des mi-distance entre l’ombilic et l’épine ASD.
d’ondes douloureuse croissantes et selles. • La douleur au niveau du cul de sac de
décroissantes. • les différents signes accompagnateurs douglas au TR indique une irritation
• La douleur déchirante est une douleur en d’une douleur abdominale sont : les péritonéale.
coup de poignard. vomissements, les hémorragies digestives, • Le TR est normalement indolore.
• La pesanteur n’est pas une douleur mais une les troubles du transit, ictère, fièvre, signes • Les douleurs d’origine abdominale sont
sensation de lourdeur, c’est une sensation de choc ou de déshydratation, gastriques, biliaires,
fausse de retard à l’évacuation gastrique. amaigrissement. vésiculaires, intestinales,
• La douleur battante siège à l’épigastre • Les points douloureux abdominaux sont au péritonéales, vasculaires ou pariétales.
provenant de l’aorte abdominale. nombre de 4. • Les douleurs d’origine gastrique sont les
• L’intensité de toute douleur est un signe • La douleur à la palpation de l’épigastre est suivants la douleur ulcéreuse, la douleur de
subjectif qui varie d’un individu à un autre. faite de douleur pulsatile en rapport avec la perforation gastrique, la douleur de la
Elle est certainement importante lorsqu’elle un syndrome solaire. gastrite et le cancer gastrique.
est accompagnée d’agitations, pâleur… • La douleur à la palpation du point 1/La douleur ulcéreuse est une
• La rythmicité d’une douleur abdominale est douloureux épigastrique n’est pas une zone douleur de type de crampe ou sensation
LES SIGNES FONCTIONNELS (SIRINA) 8
douleurs coliques ; grêliques et siège à la fosse iliaque droite. et diffuse irradiant vers les lombes
appendiculaires. • Les signes accompagnateurs de la douleur • Les signes accompagnateurs de l’infarctus
1/La douleur colique est à type de de l’appendicite aigue sont la fièvre, la mésentérique sont des signes de choc.
colique, localisée ou suivant le cadre constipation, nausées et vomissements. • L’hématome des grands droites est
colique, irradiant vers les lombes. • L’examen clinique retrouve en cas responsable d’une douleur pariétale.
• Les facteurs sédatifs de la douleur colique d’appendicite aigue une douleur au pont • En cas d’hématome des muscles grands
sont l’émission des selles et des gaz de Mac Burney, une douleur au cul de sac droits, la douleur siege le plus souvent a la
• La douleur de l’occlusion intestinale aigüe de Douglas, défense pariétale localisée, et moitié inférieure de l’abdomen
est une douleur colique très intense hyperesthésie cutanée. • La douleur en cas d’hématome des
accompagnée de vomissements et d’arrêt • FNS retrouve en cas d’appendicite aigue muscles grands droit est permanente
des matières et des gaz. une hyperleucocytose, polynucléose augmentant a la palpation et aux
• L’examen clinique met en évidence en cas neutrophile. mouvements.
d’occlusion intestinale aigüe un météorisme • La péritonite est une complication • Les douleurs abdominales dites rapportées
intestinal. secondaire à une perforation d’un organe siègent à l’abdomen, sont en rapport avec
• L’examen complémentaire à demander en creux, d’une gastrite ou d’une appendicite. des affections autres que digestives.
premier en cas de suspicion d’occlusion • La douleur de la péritonite aigue est • Les douleurs abdominales d’origine
intestinale aigüe est l’ASP debout. d’intensité variable, augmentée par les thoracique sont le plus souvent en rapport
2/Le syndrome de Koenig réalise une mouvements qui augmentent la pression avec un IDM, péricardite, pneumonie,
douleur grêlique. intra-abdominale. épanchement pleural.
• La douleur du syndrome de Koenig est à • L’examen digestif retrouve en cas de • Les douleurs abdominales d’origines
type de coliques paroxystiques durant péritonite aigue une contracture génitale sont le plus souvent en rapport
30min-2h. abdominale généralisée invincible, et avec un kyste ovarien, cancer du col,
• Le syndrome de Koenig se termine douleur au cul de sac de Douglas au TR. fibrome utérin, salpingite (inflammation
brutalement par émission de selles et de • Les douleurs abdominales de type d’une ou des deux trompes utérines)
gaz avec sensation de gargouillement. vasculaire regroupent l’angor abdominal • Les douleurs abdominales d’origine
• La douleur du syndrome de Koenig siège en et l’infarctus mésentérique. génitale sont caractérisées par leurs
para ombilical et à l’hypogastre. 1/L’angor abdominal est en rapport irradiations vers les lombes ou le sacrum.
• La douleur du syndrome de Koenig est de avec une diminution du calibre de • Les douleurs abdominales rapportées
siège fixe pour le même malade. l’artère mésentérique par d’origines métaboliques sont en rapport
• La douleur du syndrome de Koenig est athérosclérose mésentérique. avec le diabète sucre, le saturnisme
postprandiale tardive. • Le siège de la douleur de l’angor • Les douleurs abdominales rapportées
• Les signes accompagnateurs de la douleur abdominal est péri-ombilical, épigastrique. peuvent être observées en cas d’épilepsie
du syndrome de Koenig sont un gonflement • La douleur de l’angor abdominal est en ou de troubles psychiques.
abdominal localisé avec nausée ou rapport avec la prise d’aliments, elle est
vomissements. postprandiale précoce.
• Le syndrome de Koenig signe l’obstruction • La douleur de l’angor abdominal disparait
incomplète du grêle : l’occlusion intestinale avec le jeune.
incomplète grêlique. 2/La douleur de l’infarctus
3/La douleur de l’appendicite aigue mésentérique est atroce, permanente
L'examen clinique de l'appareil digestif 10
L'examen clinique de
3. L'examen de la muqueuse buccale : II. Examen de l'abdomen
l'appareil digestif • La muqueuse de la face inférieure de la 1. La topographie générale de
langue est rose et humide. l'abdomen :
I. L'examen de la bouche :
L'examen de la bouche comprend • Les glandes dont l’orifice existe au niveau du
plancher buccal sont exocrines : les sous-
1. L'examen des dents et des gencives : maxillaires.
• Le subictére se recherche au niveau de la
• Un adulte possède un nombre de dents qui muqueuse de la face inférieure de la
est de 32. langue.
• Concernant la denture il existe 2 arc • La muqueuse buccale est examinée au
supérieurs : droit et gauche et 2 arc inférieurs niveau de la face interne des joues.
: droit et gauche. • déshydratation intracellulaire : la
• Chaque arc dentaire chez l’adulte muqueuse buccale est sèche.
comporte 8 dents : 1 incisive centrale, 1 • A la rougeole : rouge inflammatoire avec
incisive latérale, 1 canine, 2 prémolaires, 3 un tapis de points blanchâtres,le signe de
molaires Koplick est un énanthème qui évoque une
• L’enfant possède un nbr de dents de lait qui rougeole. 2. L'examen clinique de l'abdomen :
est de 20 : 1 incisive centrale, 1 incisive • la maladie d’Addison : des taches bleu Comporte 4 temps :
latérale, 1 canine, 2 prémolaires. ardoisé.
• Chez un sujet malade on doit noter à • La gorge : ● L'inspection : elle s'attachera à
l’examen de la bouche la formule dentaire, • L’examen de la bouche doit être complété observer :
le nombre de caries, la présence - L'examen de la peau :
par l’examen de la gorge : luette, voile et
d’ulcérations gingivales, les gingivorragies. o Les signes anormaux retrouvés à sont une
amygdales.
cicatrice, une circulation veineuse
• Tout examen de gorge nécessite le matériel
collatérale et les vergutures.
suivant : lampe de poche, abaisse langue.
2. L'examen de la langue : - La morphologie de l'abdomen :
• Les amygdales normales sont roses, petites
o Chez un sujet âgé ou ayant une ascite de
et porteuses de petites cryptes rosées.
• déshydratation la langue : sèche et rôtie. moyenne abondance : l’abdomen est étalé
• cryptes amygdaliennes sont profondes :
• cirrhose la langue : luisante et carmin. dit ventre de batracien.
amygdales cryptiques.
• maladie infectieuse : saburrale blanche o météorisme abdominal : l’abdomen est
• angine érythémateuse : amygdales rouges
• hypothyroïdie/amylose : augmentée de distendu.
inflammatoires et augmentées de volume.
volume. o ascite de grande abondance ou encore de
• Angine érythémateux-pultacé: amygdales
• anémie pernicieuse : lisse etdépaillée. météorisme abdominal : l’abdomen est
augmentées de volume, rouges, et
• Hyperhydratation extracellulaire : distendu.
parsemées de points blanchâtres.
turgescente avec des empreintes des dents o Une asymétrie de l’abdomen : v cas de
visibles sur les bords de la langue. • L’angine diphtérique : amygdales rouges
tumeur abdominale ou d’hernie ventrale ou
• Une langue normale est humide, rose et et recouvertes de fausses membranes
bien une hypertrophie viscérale.
recouverte de papilles. blanchâtres.
L'examen clinique de l'appareil digestif 11
- Les mouvements de l'abdomen : o La hernie abdominale la plus fréquente est o L’inspection de la marge anale permet de
o Normalement la paroi abdominale est inguinale. retrouver à l’état pathologique des
mobile avec les mouvements respiratoires. o La hernie inguinale siège dans la région hémorroïdes externes, des fistules5, des
o Les mouvements anormaux rencontrés en dans le canal inguinale. fissures.
pathologies digestives sont : des pulsations o La hernie inguinale se recherche 2. Le toucher rectal : Très important
épigastriques, des ondulations préférentiellement chez un sujet debout.
péristaltiques diffuses ou localisées, o La hernie inguinale se recherche chez un
tuméfaction à l’effort . sujet ayant la cuisse homolatérale IV. Notes des QCMs
o Les ondulations péristaltiques épigastriques légèrement fléchie, on introduit l’auriculaire _Les épigastralgies liées à un ulcère gastro
évoquent une sténose pylorique. Elles droit dans l’anneau inguinal externe, et on intestinale sont aggravées par:
réalisent des mouvements de reptations de lui demande de tousser.
- Le jeun
l’épigastre. o La hernie crurale est une tuméfaction molle
- Les antis-acides
impulsive à la toux, située sous l’arcade - Anté-flexion
crurale dans le triangle fémoral. - Un traitement anti-ulcéreux.
● La palpation : c'est l'étape la hernie étranglée est une urgence
essentielle de l'examen clinique chirurgicale, elle est douloureuse et
de l'abdomen. NON réductible. _la douleur de la colique hépatique présente
o La défense pariétale est une diminution de • La percussion : elle doit être douce les caractéristiques suivantes :
la souplesse abdominale, elle est le plus et médiate
souvent localisée. o Les anomalies suivantes peuvent être - Est une douleur de l'hypocondre droit.
▪ se voit en cas d’une appendicite retrouvées à la percussion de l’abdomen : - Elle dure + de 6 heures.
disparition de la matité hépatique, matité - Irradie à l'épaule et l'omoplate.
aigue.
▪ à différencier de la contracture déclive en cas d’ascite (concave vers le
volontaire des muscles engendrée haut, mobile) matité hypogastrique du _ Les mouvements anormaux de l'abdomen
par la crainte, ou un palper brutal. globe vésical (convexe vers le haut). sont à type :
▪ d’une appendicite aiguë siège au
niveau de la fosse iliaque droite. • L'auscultation : - Des pulsations visibles au niveau du
o La contracture abdominale est site ventre o L’auscultation de l’abdomen retrouve à creux épigastrique réalisant le syndrome
de bois, c’est une contracture invincible des l’état normal un gargouillement, et de l'aorte battante.
muscles abdominaux, qui est en rapport retrouve un silence auscultatoire lors d’une - Normalement la paroi abdominale est
avec une irritation du péritoine. occlusion intestinale aigüe, ou encore un mobile lors des mouvements
o Les caractères de la hernie abdominale souffle en cas d’hyper vascularisation respiratoires.
sont : une tuméfaction molle, réductible et tumorale, anévrysme ou rétrécissement
impulsive à la toux. artériel.
o La hernie abdominale peut être de siège
ventral, crural, ou inguinal.
o La hernie ventrale apparait aux points
faibles : cicatrices d’intervention, ombilic et
III. Examen ano-rectal
ligne blanche, sur diastasis3 des muscles
1. L'examen de la marge anale :
grands droits, et surtout chez les multipares.
LES PRINCIPALES INVESTIGATIONS COMPLÉMENTAIRES 12
La cellule hépatique est le lieu de stockage du • Phosphatases alcalines : < 13 unités King l'épreuve à la BSP permet d'étudier la fonction
fer et de la vitamine B9 et B12. Amstrong. d'épuration plasmatique.
Elle contient également des enzymes: • Gamma GT : < 25 unités internationales. il est inutile en cas d'ictère
→ se voit au cour de la destruction de Cet examen permet de visualiser les voies ! La laparotomie exploratrice est parfois le
l'hépatocyte en cas d'hépatite virale. biliaires même en cas d'ictère. dernier recours diagnostic quand toutes les
explorations précédentes n'ont pas permis
Syndrome inflamatoire : c. L'échotomographie abdominale : d'aboutir à un diagnostic de certitude.
Hyper-gamma-globulinémie. Examen capital pour le diagnostic des
affections hépato-biliaires :
→ Il se voit au cours de la cirrhose, où il est
souvent associé au syndrome d'insuffisance ➢ Il met en évidence les masses liquidiennes :
hepato-cellulaire.
➢
kyste hydatique.
Il peut montrer l'image directe des calculs Ictère
b. Les examens radiographiques ou bien mettre en évidence des signes
Ictère 15
respiratoires profonds, que le bord plus rarement du creux développée aux dépens du lobe gauche. Elle
inférieur est palpé, et l’on peut épigastrique. devra être différenciée :
alors apprécier ses caractères ▪ A développement thoracique :
normaux : - D'une volumineuse Tumeur gastrique.
o A la percussion : elle donne - D'une splénomégalie dont le bord
o Il est régulier une limite supérieure antérieure est crénelé.
o Parfois une petite encoche anormalement haute
marque la séparation entre les o Au télé-thorax : elle donne
lobes droit et gauche un aspect de surélévation de
o Sa consistance est élastique b. À développement thoracique :
la coupole diaphragmatique
o Sa surface est lisse droite. Dans ce cas, l’hépatomégalie est décelée à la
o Il est peu épais : mousse (c'est-à-
percussion comme une ascension du bord
dire arrondi)
supérieur de la matité et au téléthorax qui
o Indolore IV. Diagnostic différentiel d'une réalise une surélévation de la coupole
o Mobile avec les mouvements hépatomégalie : diaphragmatique droite qui doit être
respiratoires.
Il se posera différemment en cas différenciée d'une pleurésie surtout
d'hépatomégalie diffuse et diaphragmatique.
III. Diagnostic positif d’une d'hépatomégalie localisée.
Dans les cas difficiles il est important de créer un
hépatomégalie : pneumopéritoine.
1. Hépatomégalie diffuse :
Elle devra être différenciée de:
• Une augmentation de la flèche hépatique Examens complémentaires à utiliser : TDM, IRM.
supérieure 12cm au niveau de la ligne - Foie ptôsé
médio-claviculaire. - Foie luxé
- Lobe de Riedel
a) Hépatomégalie diffuse : V. Diagnostic étiologique d'une
hépatomégalie :
▪ La flèche hépatique est augmentée. 2. Hépatomégalie localisée :
Le foie réalise une tuméfaction : a. À développement abdominal : Il repose sur :
▪ Au niveau de l’hypocondre droit et
Elle peut poser le problème d'une masse 3. L'interrogatoire
de l’épigastre
tumorale de l'hypocondre droit - Ethylisme
▪ Mobile avec la respiration
(hépatomégalie développée aux dépens du - Antécédents d'ictère
▪ De situation antérieure
lobe droit) qui devra être différenciée : - Hémorragies digestives.
▪ Dont le bord inférieur est oblique en
4. L'examen clinique :
haut et en dedans
- D'une grosse vésicule Il va préciser :
- D'un gros rein
- D'une Tumeur de l'angle colique - Les caractères de l'hépatomégalie.
b) Hépatomégalie localisé : - L'existence de signes accompagnateurs
▪ A développement abdominal : Elle Elle peut poser également le problème d'une évocateurs.
réalise une masse tumorale de masse tumorale dans le creux épigastrique, 5. Les examens complémentaires :
dans le cas où l’hépatomégalie est Biologiques :
l’hypocondre droit le plus souvent,
Les hépatomégalies 19
VII. Les différentes causes d'hépatomégalie : • Examens complémentaires : 2. Cancer secondaire du foie :
o EFH : Sd. d’IHC et Sd. Infla. o G, IR (foie marronne), dure,
● Hépatomégalie vasculaire : sensibilité variable, mobile.
o Laparoscopie : présence de nodules de
o Globale (G), surface lisse (L)
régénération à la surface du foie.
régulière (R), consistance ferme • Signes accompagnateurs : ictère,
o PBF : Dg de certitude histologique.
(F), Douloureuse spontanément ascite, Altération de l'état général.
et lors de la palpation, mobile, • Examens complémentaires :
bord inférieure mousse. ● Hépatomégalies tumorales: o Augmentation des phosphatases
• Signes accompagnateurs : a/Tumeur bénigne : kyste hydatique : alcalines
o reflux hépato jugulaire. o La laparoscopie qui montre des
o Parfois expansion systolique du nodules cancéreux, avec PB
foie et Subictère. o Recherche du cancer primitif surtout
o signes d'insuffisance ventriculaire o Localisée arrondie, RL, bombant en digestif ou pulmonaire.
droite, d’insuffisance cardiaque verre de montre à la surface du foie,
globale ou de péricardite. consistance rénitente, insensible.
• Examens complémentaires : ECG. • Signes accompagnateurs : absents ● Hépatomégalies infectieuses :
• Examens complémentaires : o G, R, F, douloureuse, mobile.
o EFH : normale • Signes accompagnateurs : fièvre.
● Hépatomégalie cholestatique: o Echotomographie : formation • Examens complémentaires :
○ G, LR, F, insensible, mobile, BI liquidienne _EFH : normale
mousse. o TDM
• Signes accompagnateurs : o IRM _Hémogramme : hyperleucocytose
a) ictère rétentionnel avec parfois grosses
Les ascites 20
IV. Diagnostic différentiel des ascites : : les ascites cirrhotiques, les ascites
Ascite ne doit pas être confondue avec : tuberculeuse et les ascites cancéreuse.
3. Le signe de la règle :
- Une adiposité pariétale - On place une règle plate sur l'abdomen
- Une méréorisme abdominal 1. Le signe du flot : juste au-dessus des épines iliaques antéo-
- Un globe vésical - Le malade est en décubitus dorsal supérieures
- Un kyste de l'ovaire à développement - La main gauche de l'examinateur est - On appuie fermement la règle sur la paroi
abdominal (on pratique le signe de posée à plat sur le flanc droit abdominale
règle, voit la fin du cours) - De la main droite l'examinateur donne - En cas de kyste de l'ovaire : les pulsations
- Grossesse. une chiquenaude sur le flanc gauche du de l'aorte abdominale sont transmises à la
V. Les principales causes d'ascite : malade règle et peuvent être ressenties et vues.
- Le diagnostic étiologique repose sur : - La main d'un aide ou du patient est - En cas d'ascite le liquide est déplacé
1. L'interrogatoire placée par son bord cubital sur la ligne dans les flancs et aucune pulsation n'est
2. L'examen clinique médiane de l'abdomen pour empêcher la transmise.
3. La. Ponction d'ascite transmission de l'onde sonore par la paroi.
4. Les examens complémentaires : - En cas d'ascite, l'onde sonore est
La laparoscopie transmise à travers le liquide et elle est
perçue par la
-
Les différentes causes : main gauche
a. Les ascites inflammatoires de
Le liquide d'ascite possède une formule
d'exsudat, se sont :
l'examinateur. Urgences Abdominales
I. Appendicite aiguë :
●L'ascite tuberculeuse, riche en
1. Définition :
lymphocytes (liquide jaune citrin)
- Inflammation aiguë de l'appendice.
(Question de QCM)
- Elle est de siège variable, le plus souvent
● L'ascite cancéreuse, la laparoscopie
2. Le signe de glaçon : en position iliaque droite.
met en évidence de grosses
- Obtenu en déprimant brusquement la 2. Etude sémiologique :
granulations.
paroi au niveau de l’hypochondre droit et a. Appendicite iliaque droite :
b. Les ascites mécaniques :
Le liquide d'ascite possède une formule de gauche, on perçoit le choc en retour du
foie et de la rate. Signes fonctionnels :
transsudat.
- Douleur abdominale : brutale.
Elles sont : - Vomissements.
- Constipation.
● Les ascites cirrhotiques.
- Fièvre modérée entre 38 -38,5 °C et le
● Les ascites d'origine rénale
pouls est accéléré.
● Les ascites d'origine cardiaque.
Signes physiques :
! Les ascites mécaniques tjrs associées à des
œdèmes des M, sauf L'ascite de - La palpation :
l'hypertension portale pure.
! Les causes les + fréquentes des ascites sont
Urgences Abdominales 22
o En commençant par la fosse iliaque 1. Définition : manquer et être remplacée par une
gauche et en remontant le long du - C’est une infection aiguë étendue à défense pariétale.
cadre colique jusqu'à la fosse iliaque toute la séreuse péritonéale. b. Signes de la péritonite
2. Mécanismes : appendiculaire :
droite.
o Douleur provoquée au niveau du Perforation d'un organe creux : soit Signes fonctionnels :
point de Mac Burney.
- Perforation traumatique d'un organe - Douleur abdominale : dont le siège
o Signe de Blumberg.
sain. initial est la fosse iliaque droite.
o Signe de Rovsing. - Perforation d'un organe creux qui est le - Fièvre élevée à 39,5 - 40°C.
o Défense pariétale. siège d'un processus pathologique : ex :
o Hyperesthésie cutanée. appendicite et l’ulcère duodénal ou Signes physiques :
- Au toucher rectal ou vaginal : douleur gastrique.
provoquée au niveau du cul-de sac de - Contracture abdominale maximale au
Douglas. Péritonite à pneumocoque qui se voit chez niveau de la fosse iliaque droite.
l'enfant et dont le traitement est médical.
Examens complémentaires :
b. Appendicite rétro-caecale :
- Le siège de la douleur provoquée est 3. Etude sémiologique :
a. Signes communs : - L'hémogramme : hyperleucocytose.
maximal en postérieur.
- Elle est mise en évidence par le palper c. Signes de la péritonite par
Signés fonctionnels :
bimanuel lombaire et iliaque. perforation d'ulcère :
- L’hyperleucocytose est constante. - Douleur abdominale : augmentée par
c. Appendicite pelvienne : la toux, l'éternuement, l'effort de Signes fonctionnels :
- Douleur et fièvre. défécation et la palpation. Elle est
- Dysurie et pollakiurie. localisée, puis généralisée. - Douleur abdominale : déchirante, de
- Le toucher rectal ou vaginal est seul - Vomissements. siège épigastrique, puis diffuse à droite
capable de mettre en évidence la - Constipation et parfois arrêt des et en bas.
douleur provoquée. matières et des gaz en rapport avec un - Vomissements : retardés.
d. Appendicite sous-hépatique : iléus réflexe.
- Le maximum des signes se situe au Signes généraux :
- Fièvre et le pouls accéléré.
niveau de l’hypochondre droit et simule
- Température normale dans les
une cholécystite aiguë. Signes physiques :
premières heures.
3. Examens complémentaires :
Inspection : abolition de la respiration - Le pouls est parfois accéléré.
- L'hémogramme montre une hyper -
leucocytose avec polynucléose abdominale et rétraction.
Signes physiques :
neutrophile. - Palpation : contracture abdominale.
- L'ASP est normal. - Contracture abdominale épigastrique
4. Evolution : Signes accompagnateurs :
ou diffuse.
- En l'absence de traitement chirurgical - Disparition de la matité préhépatique
- Abolition des réflexes cutanés.
précoce, l'appendicite aiguë va qui traduit le pneumopéritoine.
- Cri de Douglas.
évoluer vers la péritonite.
! Parfois la contracture abdominale peut
II. Péritonite aiguë généralisée : Examens complémentaires :
Les anémies 23
- Inspection :
centraux, réalisant des images étagées
et absence de distension colique.
Les anémies
o Météorisme abdominal.
Les anémies 24
I. Rappel physiologique des moelle osseuse. • Sont des cellules nucléées, spécialisées
constituants du sang : dans les réactions de défense de
1. Les globules rouges (Hématies) : l'organisme. Le chiffre normal est compris
• Sont des cellules dépourvues de noyau qui entre 4 000 et 10000 /mm3. On a :
contiennent l'hémoglobine protéine
le sang spécialisée dans le transport de l'oxygène. a) Les polynucléaires granuleux (50 à
70%) : assurent la défense immédiate
• La quantité de globules rouges peut être contre les bactéries par phagocytose.
évaluée grâce à trois paramètres : b) Les lymphocytes (20 à 40%) : ce sont les
LT et les LB (immunité cellulaire et
phase liquide (plasma)
phase solide (G.R,G.B humorale).
et plaquette) numération des Taux d'hemocrite Taux c) Les monocytes (6 à 8%) : ils participent
GR % d'hémoglobine
aux réactions de défense.
•Homme: 4.5-6.5 •Homme: 42-54 •Homme: 14-18
•Femme: 4-5.5 •Femme: 38-47 •femme: 12-16 Never Let Monkey Eat Banana
Neutrophile (le plus abondant dans
• Ces deux phases peuvent être séparées in
le sang) - Lymphocyte - Monocyte -
vitro par centrifugation du sang veineux
Numération des GR en Eosinophile - Basophile (le moins
recueilli sur anticoagulant, on obtient :
(millions/mm3), taux d’hémoglobine abondant dans le sang)
en (g/100ml).
3. Les plaquettes : sont des
• Ces trois paramètres permettent de fragments de cytoplasme, elles
calculer les indices hématimétriques : ont un rôle prépondérant dans
l'hémostase primaire, leur taux
le volume globulaire moyen normal est compris entre 200 000
CCMH et 400 000 par mm3, il sera vérifié
(VGM)
par l'évaluation sur le frottis
•taille moeynne d'un GR •(Hémoglobine/Hémocratite
•(Hémocratite/hématies)x10 ) x 100 sanguin.
0 •VN: 32 a 36%
•VN: 80 et 95 femolitres II. Définition de l’anémie :
• Il s'agit d'un symptôme et non d'une a) une anomalie corpusculaire du globule • Cette insuffisance de production médullaire
rouge : (définissant les anémies réalise une anémie de mécanisme central,
maladie.
hémolytiques congénitales) intéressant : au cours de laquelle le taux de
o soit la membrane. réticulocytes est bas ; il s'agit d'anémies
III. PHYSIOLOGIE DES GLOBULES ROUGES : o soit les enzymes. arégénératives.
o soit l'hémoglobine.
• les globules rouges sont fabriqués par la b) d'origine extra-corpusculaire : due à un V. ETUDE SEMIOLOGIQUE :
moelle, c'est l'érythropoïèse qui nécessite facteur plasmatique anormal réalisant une
anémie hémolytique acquise.
des matériaux indispensables. • L'anémie sera suspectée cliniquement et
o Le fer qui permet la synthèse de sera prouvée biologiquement.
2. perte excessive de globules rouges : par
l'hémoglobine.
hémorragie abondante.
o Les facteurs anti-pernicieux : acide 1. Cliniquement :
• le mécanisme de l'anémie est
folique et vitamine B 12 qui sont
périphérique, la moelle osseuse est
indispensables à la synthèse de a) Signes cutanés :
normale ; elle va tenter de
l'ADN et donc à la multiplication
compenser le déficit périphérique en
cellulaire.
multipliant sa production, d'où • La pâleur : est le signe capital,
l'hyper réticulocytose observée • mais il peut être masquée par
En cas de carence en B12 ---pas de o une hyperpigmentation,
définissant les anémies
condensation de l’ADN des G.R—anémie o un ictère.
mAcrocytaire. régénératives.
• de plus, elle n'est pas toujours le signe
3. Ou par insuffisance de production d'une anémie.
• L'érythropoïèse est réglée par une hormone • Un sujet anémique présente toujours
: médullaire :
une décoloration des muqueuses, ainsi
o l’érythropoïétine d'origine rénale qui l'examen des muqueuses est plus fidèle
stimule l’érythropoïèse. • Par insuffisance de matériaux :
que celui de la peau.
o son taux augmente en cas
d'hypoxie a) anémie par carence en fer et
• La pâleur lorsqu'elle est discrète est
• D'autres hormones ont un effet stimulant : anémie par carence en facteurs
recherchée dans des endroits privilégiés
o les hormones thyroïdiennes, antipernicieux.
:
o la STH, b) Par anomalie de sécrétion de
o Au niveau du lit unguéal dont la
o les androgènes. l'érythropoïétine :
coloration normalement rosée
• La durée de vie normale des globules ▪ anémie de l'insuffisance
disparaît.
rouges est de 120 jours au terme desquels ils rénale.
o Au niveau des muqueuses :
sont détruits : c'est l'hémolyse physiologique. c) Par anomalie de la moelle osseuse :
lèvres, gencives, conjonctives
▪ qui peut être envahie par
o Au niveau de la paume des
IV. LA PHYSIOPATHOLOGIE : des cellules malignes :
mains : ainsi la disparition de la
leucémie aiguë
teinte plus foncée des lignes de
▪ ou par anomalie primitive
1. raccourcissement de la durée de vie des la main indique une perte de 50
réalisant l'insuffisance
globules rouges : % du taux d'hémoglobine.
médullaire.
• c'est l'hémolyse pathologique qui peut être
due à :
Les anémies 26
• Les autres signes cutanés : la peau est ▪ souffle systolique de pointe = o anémies hémolytiques
sèche, écailleuse, possibilité d'ulcères d'insuffisance mitrale chroniques,
chroniques de jambe (anémie fonctionnelle ; o des hémopathies malignes
hémolytique congénitale). ▪ parfois souffle à la base ; o et des anémies par carence en
• Les troubles des phanères : o par des signes radiologiques : fer.
o Les poils et les cheveux ▪ augmentation de l'indice cardio-
deviennent fins, secs et rares. thoracique 2. Biologiquement :
o par des signes électriques :
• Les ongles deviennent fragiles, ▪ troubles de la repolarisation. • L’anémie suspectée par la clinique est
cassants, striés, parfois concaves,
prouvée par la biologie, par la mesure des
c'est la koïlonychie qui est surtout • Anémie sévère : trois paramètres
évocatrice de carence en fer. o elle réalise un tableau d'insuffisance
cardiaque globale • numération des globules rouges.
o avec dyspnée permanente, • taux d'hématocrite.
b) Les singes cardio-vasculaires : o tachycardie, • et surtout taux d'hémoglobine.
o hépatomégalie congestive,
• l'intensité des signes cardio-vasculaires o œdèmes des membres inférieurs
dépend du mode d'installation de l'anémie o et douleurs angineuses chez le sujet
et de son intensité. - en cas d'anémie aiguë par hémorragie
âgé.
abondante au cours des premières
heures, - les trois paramètres restent
• Une anémie aiguë : d'installation brutale
normaux, car il y a eu une perte
(exemple : hémorragie abondante)
proportionnelle de plasma et de
o s'accompagne d'un état de choc c) Les signes neurologiques :
avec : globules rouges et si l'on veut apprécier
▪ polypnée, la perte sanguine, on devra se baser sur
• céphalée la clinique : - en recherchant l'existence
▪ refroidissement des extrémités,
• vertiges de signes de choc ou sur la mesure du
▪ agitation,
• lipothymie, volume sanguin total.
▪ pouls rapide petit filant,
• paresthésies, qui font évoquer une
▪ TA abaissée,
carence en vitamine B12 au cours de - Les signes biologiques classiques de l'anémie
▪ oligurie
laquelle on recherchera ----un syndrome
▪ veines périphériques collabées et n'apparaîtront que plusieurs heures après
cordonal postérieur.
▪ pression veineuse centrale lorsque les phénomènes compensateurs ayant
diminuée. pour but de rétablir la volémie auront eu lieu :
• Une anémie chronique : d'installation d) Signes gastro-intestinaux : passage de l'eau des secteurs extravasculaires
progressive, les signes cardio-vasculaires et liquides perfusés.
vont être fonction de l'intensité de l'anémie. • la glossite qui est une inflammation de la
• Anémie modérée : se manifeste par : langue avec atrophie des papilles, VI. ENQUETE ETIOLOGIQUE :
o des signes fonctionnels apparaissant • une dysphagie
à l'effort : • des nausées
Elle repose sur l'interrogatoire, l'examen clinique
▪ dyspnée d'effort, • une diarrhée.
et les examens biologiques.
▪ palpitations ; • Une splénomégalie : de taille variable,
o par des signes physiques : peut se voir au cours des
1) Interrogatoire :
Les anémies 27
a) L'alimentation du malade : recherche de Permettent de classer l'anémie : • Il est bas dans les carences martiales.
carences.
b) Les antécédents personnels : • VGM normal et CCMH normale : e) L’électrophorèse de l’hémoglobine :
• Chez la femme : o anémie normocytaire • Dépister une anomalie de l’hémoglobine.
▪ le nombre de grossesses, normochrome.
▪ la notion de troubles des • VGM diminué et CCMH diminuée : VII. LES DIFFERENTES CAUSES :
régles : ménorragies. o anémie microcytaire et 1) Les anémies chroniques :
• Chez l'homme : hypochrome.
▪ la notion d'hémorragies • VGM augmenté et CCMH normale : i. Origine central :
digestives. o anémie macrocytaire et
c) Les antécédents familiaux : normochrome. A. Carence en fer :
• notion d'anémie familiale.
• de consanguinité des parents. b) L’examen du frottis sanguin : • les causes :
d) le mode d'installation : o les hémorragies génitales chez la
• installation brutale : anémie aiguë femme.
• permet de vérifier la taille et la coloration
• installation progressive : anémie o et les hémorragies digestives chez
des globules rouges.
chronique. l'homme.
• d'apprécier les globules blancs et les
plaquettes • Biologiquement :
2) L’examen clinique : • et de rechercher des cellules anormales : o microcytaire hypochrome avec
leucémies. hyposidérémie (diminution du fer
Recherchera les signes associés à l'anémie qui sérique).
peuvent orienter vers une étiologie précise. c) Le taux de réticulocytes : • Cliniquement :
o Koilonychie.
• Splénomégalie et subictére : o Splénomégalie.
a) Le taux de réticulocytes : compris entre 0,5
o anémie hémolytique chronique. et 2 % soit 75 000 par mm3 en valeur
• Douleurs osseuses : absolue B. Carence en facteurs antipernicieux (B12,
o anémie hémolytique b) va permettre de dire si une anémie est acide folique) :
congénitale : drépanocytose ou régénérative, c'est-à-dire d'origine
bien leucémie aiguë. périphérique,
• Fièvre et hémorragies a) le taux de réticulocytes est alors • Soit par carence en acide folique :
cutanéomuqueuses : élevé supérieur à 120000 par mm3 o déficit d'apport qui est
o insuffisance médullaire. c) ou si l'anémie est arégénérative. c'est-à-dire démasqué par les grossesses.
• Adénopathie-splénomégalie : d'origine centrale, • Soit par carence en vitamine B12 :
o leucémie aiguë. a) le taux de réticulocytes est alors o par malabsorption/
inférieur à120000 par mm3. • cliniquement :
d) Le dosage de la bilirubine indirecte : o anémie profonde associée à des
supérieure à 5 mg par litre signes digestifs et à des signes
a) dans l'hémolyse pathologique. neurologiques :
o syndrome cordonal postérieur en
3) Les examens biologiques : d) Le fer sérique : cas d'avitaminose B12.
a) Les indices hématiques : • normalement de 100ug pour 100 ml. • Biologiquement :
o Macrocytaire.
Splénomégalie 28
o normochrome. -les plus fréquentes sont les hémorragies Soit d'une drépanocytose avec douleurs
digestives. osseuses et disparition de la splénomégalie au-
C. Anémie au cours des leucémies aigues : delà de l'âge de 10 ans.
• Cliniquement :
• Cause : o tableau de choc hémorragique.
Splénomégalie
o Leucémies aigues • Biologiquement :
• Biologiquement : o l'hémoglobine, l'hématocrite et le
o Frottis sanguin montre la présence nombre de globules rouges sont
de cellules malignes. normaux pendant les premières
• Cliniquement : heures. I. Rappel anatomo-physiologique :
o Pâleur, fièvre, syndrome 1. Anatomie de la rate :
hémorragique, douleur osseuse, b. Hémolytique aigue : La rate est située dans l'hypocondre gauche
Adénopathie, Splénomégalie.
entre la 9ème et la 11ème côte.
• l'exemple le plus caractéristique est
ii. Origine périphérique : l'accident transfusionnel par transfusion de Elle est limitée :
D. Hémolytique chronique : sang incompatible dans le système ABO.
• Cliniquement : - En haut par le diaphragme.
o Cause : o douleurs lombaires, une fièvre, une - En bas par l'angle colique gauche.
o Anomalie de l’hémoglobine : tendance au collapsus et ses urines sont - En dedans par l'estomac.
(thalassémie, Drépanocytose) rouges porto ou rouge sélecto - En arrière par le rein gauche.
(coloration due à l'hémoglobinurie).
• Cliniquement : on retrouve la triade • Biologiquement : Elle ne déborde pas le rebord costal, sauf chez
classique : o l'anémie est associée à une le nourrisson et le jeune enfant.
o pâleur, hémoglobinurie,
o subictére o puis au bout de quelques heures, les Sa face postéro-externe convexe
o splénomégalie autres signes d'hémolyse apparaissent. (diaphragmatique) et sa face antéro-interne
• Biologiquement : concave (gastrique) sont séparées par le bord
o une augmentation de la bilirubine antérieur (crénelé).
Autre cause possible : ulcère
indirecte, gastroduodénale, rupture des
o à une augmentation des 2. Les fonctions de la rate :
varices œsophagiennes, cancer de a. Fonction hématopoïétique :
réticulocytes l’estomac
o et à un fer sérique variable soit - Chez le fœtus entre 5 et 7 mois, puis
L’anémie hémolytique congénitale due à cette fonction disparaît avant la
normal, soit augmenté. une anomalie de l'hémoglobine : l'anémie naissance.
est observée chez l'enfant qui présente - Cette fonction réapparaît au cours de
2) Les anémies aigues : souvent un retard staturo-pondéral, il s'agit : certaines hémopathies.
b. Fonction de défense :
Elles sont toujours d'origine périphérique. Soit d'une thalassémie avec aspect particulier - Assurée par le tissu lymphoïde et le tissu
du faciès de type mongoloïde. réticuloendothélial.
a. Post-hémorragique : - Elle est importante chez l'enfant.
c. Fonction hémolytique :
- Lors de l'hémolyse pathologique : les
Splénomégalie 29
globules rouges anormaux sont surtout La palpation : horizontale passant à égale distance
détruits au niveau de la rate. entre le rebord costal et l'ombilic.
d. Fonction hémodynamique : - En décubitus dorsal :
o Rate 3 : ne dépasse pas l'horizontale
- Elle contribue à l'équilibre du flux L'examinateur est à droite du malade
o
passant par l'ombilic.
sanguin portal. et commence au niveau de la fosse
II. Physiopathologie : o Rate 4 : ne dépasse pas une ligne
iliaque gauche, puis il remonte vers le
passant à égale distance entre
haut pour rencontrer le pôle inférieur
Une splénomégalie est due à plusieurs l'ombilic et la
mécanismes : qui vient buter contre les doigts à
symphyse
l'inspiration profonde.
1. Hémopathie : La rate peut soit : pubienne.
- En décubitus latéral droit :
- Reprendre sa fonction o L'examinateur est à gauche du o Rate 5 : palpable
hématopoïétique, au cours de malade et place ses doigts en dans la fosse iliaque
l’ostéomyélo-fibrose ou splénomégalie gauche.
crochet sous le rebord costal.
myéloïde.
- Être le siège d'une prolifération maligne o Ça permet de rechercher les
lymphoïde ou myéloïde. splénomégalies de petite taille.
- Sa consistance : ferme et élastique le
2. Hyperhémolyse :
plus souvent, parfois dure lorsque la
- Au cours des anémies hémolytiques. Résultats : la splénomégalie est reconnue sur les splénomégalie est ancienne.
3. Infection sévère : caractères suivants : - Sa surface : régulière ou irrégulière.
- Lors des septicémies.
- Bord antérieur crénelé avec ses 2 ou 3 - Sa sensibilité : indolore.
4. Maladie de surcharge :
b. Examens complémentaires :
- Les cellules macrophagiques du incisures superposées.
- ASP.
système réticuloendothélial assurent leur - Mobile lors des mouvements
- Radiographies avec préparation des
fonction d'épuration réalisant une respiratoires.
viscères voisins.
splénomégalie de surcharge. - Absence de contact lombaire : mais
une rate très volumineuse et latéralisée - Transit gastroduodénal.
5. Hypertension portale :
- Lavement baryté.
- Réalise la splénomégalie congestive peut être perçue au niveau de la fosse
- Urographie intraveineuse.
III. Etude sémiologique : lombaire.
- Scintigraphie hépatosplénique.
1. Reconnaître la splénomégalie : - Pôle supérieur n’est jamais palpable.
! Le scanner abdominal n’est pas justifié
a. Examen clinique : devant une splénomégalie.
Les caractères de la splénomégalie :
L'inspection : a peu d'intérêt car une
- Son volume : 2. Diagnostic différentiel :
volumineuse splénomégalie se voit sous forme
o Rate 0 : non palpable. a. Gros rein :
d'une voussure.
o Rate 1 : palpable lors de l'inspiration - Tuméfaction barrée par la sonorité
La percussion : profonde ce qui est normal chez le colique, donnant le contact lombaire et
mobile lors des mouvements
nourrisson, mais pathologique chez
- Pratiquée entre la 9ème et 11ème côte, respiratoires.
- En position debout et en expiration. l'adulte. - UIV permettra de trancher.
- Une splénomégalie est une matité. o Rate 2 : palpable lors de la respiration b. Tumeur de l'angle colique
normale, mais ne dépasse pas une gauche :
Splénomégalie 30
ADENOPATHIES
o Ganglions superficiels : 1. Les différentes adénopathies :
▪ Cervicales. 1.1 Adénopathies superficielles :
▪ Axillaires.
▪ Inguinales. • Inspection :
o Ganglions profonds :
I. Rappel anatomo-pathologique : ▪ Médiatisnaux. • Mise en évidence d’une ↑ d’un/
• Adénopathie = lorsqu’un ganglion ▪ Abdominaux. plusieurs gg (masse de volume et de
s’hypertrophie Ø > 1cm. forme variable).
III. Histologie des ganglions :
• Il existe 500 à 600 ganglions dans • Étude des téguments recouvrant
l’organisme (quelques mm de diamètre). l’adénopathie, la peau peur être
• le ganglion lymphatique comporte 2 normale ou amincie/ ulcérée (adénite
• Pas palpables (sauf micro- sortes de tissus : tuberculeuse).
adénopathies avec un Ø < 1 cm, sans
signification pathologique, au niveau des • Palpation :
:
Lymphoide • Faut d’abord relâcher les muscles
- Aires inguinales (adulte) recouvrant la région observée
•Disposition folliculaire.
- Sujet aussi face à l’examinateur, la tête Une adénopathie sus Les gg inguinaux sont réparties en 2
penchée en avant et tournée vers le claviculaire gauche réalise le groupes :
coté à examiner (donc muscles du cou ganglion de Trosier qui doit
relâchées >> sterno-cléido-mastoïdien). faire évoquer un cancer • 02 groupes inf : situés verticalement
digestif ou génital. dans le triangle de scarpa >>> drainent
Régions palpées : Prétragienne, les lymphatiques des membres inférieurs.
parotidienne, sous occipitale, sous-
maxillaire, sous-mentonnière, Jugulo- b. Adénopathies axillaires : • 02 groupes sup : orientés parallèlement
carotidienne, Sus-claviculaire Technique de recherche à l’arcade crurale >>>drainent les
(recherchée au mieux en se plaçant lymphatiques de l’appareil génital
derrière le sujet, doigts en crochet). - sujet couché/ assis, l’examinateur externe + l’anus.
soulève de sa main gauche le bras du
sujet, et palpe avec sa main droite en • ces gg sont drainés dans les gg
introduisant ses doigts au sommet de la profonds rétro-cruraux .
• Résultats : pyramide axillaire et en redescendant le
long de la paroi thoracique.
d. Autres adénopathies :
- Les gg épitrochlééns (drainent la main).
c. Adénopathies inguinales :
Technique de recherche - Les gg poplités (drainent la jambe).
HEMORRAGIQUES
Adénopathie sus- • Gg de Troisier : cancer du vsx.
claviculaire gauche digestif/ génital. • L’exploration de l’hémostase primaire est
possible par : la numération plaquettaire, le
Adénopathie
axillaire
• cancer du sein.
(SIRINA) •
signe de lacet, le temps de saignement.
Le signe du lacet dure 5 min, se pratique
avec un tensiomètre placé au bras et gonflé
• Hémopathie maligne : à la pression moyenne du sujet.
• L’hémostase permanente se définit comme
un phénomène permettant au sang de • Le nbr de pétéchies retrouvées chez un sujet
demeurer fluide dans les vsx. normal après un signe du lacet est de moins
de 10.
• L’hémostase réactionnelle se définit
comme un arrêt de l’hémorragie lors d’une • Le signe de lacet est anormal en cas
d’anomalies plaquettaires, ou d’anomalies
(SIRINA) 35
3. C = conjugaison
- extra-hépatique : l’obstacle se situe
au niveau des voies biliaires extra-
Fi REL des hepatocytes on trouve hépatiques (cholédoque +++)
glucoryntransferase qui transforme le
3. Troubles du métabolisme
PHYSIOPATHOLOGIE forme non conjugee liposoluble en forme
conjugee hydrosoluble
Défaut de captation :
trouvant dans le lait maternel. dépassant rarement 50mg/l, presque d’anomalies morphologiques de
entièrement non-conjuguée l’arbre biliaire
• L’hypothyroïdie retarde le délai de ➢ Mdie de Crigler-Najjar : Le type I : ➢ Ictère récidivant de la Gsse : Chez
maturation forme sévère = absence de GT certaines femmes enceintes,
Le type II : forme moins sévère = apparait, srt au T3 une cholestase
• Mdies hépatiques (hépatite, cirrhose)
déficit partiel de cette enzyme. intrahépatique. Le tableau clinique
baisse d’activité de la GT
est celui d’1 ictère avec prurit.
❖ Déficit acquis en transférase : L’hyperbilirubinémie est modérée,
défaut d’excretion
➢ Inhibition Mdcteuse : PAL + cholestérol ↑↑↑. Ces anomalies
- la diminution de l’excrétion de la chloramphénicol, novobiocine, disparaissent très vite après
bilirubine ds la bile va être à l’origine vitamine K. accouchement.
d’1 régurgitation de BC des cellules ➢ L’ictère au lait maternel yally fih 2. déficits acquis de la fonction excrétrice
hépatiques vers le débit sanguin. pregnane-3ß-20α- diol. Cette hépatique :
hormone est inhibiteur de la GT et ❖ Cholestase d’origine médicamenteuse
lors du sevrage, l’ictère régresse. ➢ Contraceptifs oraux : Sd identique à
IV. hyperbilirubinémie à prédominance ➢ L’hypothyroïdie retarde le délai de celui de l’ictère récidivant de la
non conjuguée maturation du système enzymatique femme enceinte
1. surproduction d bilirubine ➢ Mdies hépatiques (hépatite, ❖ Ictère post-opératoire :Plusieurs
- hémolyse (intra et extra-vasculaire) cirrhose) mécanismes pathogéniques:
- érythropoïèse inefficace . V. hyperbilirubinémie mixte : ➢ surcharge pigmentaire secondaire
Exp : béta-thalassémie, aux transfusions sanguines
porphyrie,anémie pernicieuse ➢ résorption de sang des espaces
2. Troubles de la captation : 1. déficits congénital de la fonction
extravasculaires
- Médicaments : acide flaspidique , excrétrice hépatique :
➢ diminution de la fonction cellulaire
novobiocine , Certains opacifiants des ➢ Sd de Dubin-Johnson : ictère
hépatique par : bas débit, hypoxie,
voies biliaires chronique idiopathique : sd
et utilisation simultanée de mdcs
- Jeûne prolongé (<300 Kcal pdt 2 j) d’évolution bénigne, Ksé par une
hépatotoxiques (halothane, AINS,
- Infection hyperbilirubinémie modérée,
antalgiques, …).
3. Troubles de la conjugaison chronique et par la présence ds les
❖ Hépatites et cirrhoses
- Ictère néonatal(ictère physiologique Nné) hépatocytes d’1pigment noir.
3. obstruction des voies biliaires
➢ Sd de rotor : semblable au Dublin-
extrahépatiques :
❖ Déficit congénital en glycuronyl Johnson, mais hépatocytes ne
Les calculs, les tumeurs, les sténoses
transférase (GT): 3 Sd différents : contiennent pas de pigment noir.
➢ Sd de Gilbert (diminution minime de VI. CONSÉQUENCES CLINIQUES ET
➢ Cholestase familiale bénigne
transférase) : tble bénin, fréquent et récidivante Sd rare et d’étiologie BIOLOGIQUES
chronique, Ksé par une hyper-BNC inconnue, des épisodes récidivants 1. ICTERES HEMOLYTIQUES :
modérée et persistante.La BT varie d’ictère et prurit,sans obstacle ❖ hémolyse aigue :
habituellement entre 12 et 30 mg/l, mécanique sur la voie biliaire ni
HYPERTENSION PORTALE 38
➢ Clinique : Un EDC, pâleur, oligurie, pfois SPMG et HPMG discrète selles décolorées. Prurit avec lésions de
hyperthermie, hématurie (par grattage associé à une bradycardie et à
hémoglobinurie), dleurs • Asthénie
l’hTA (signes d’intoxication par les selles
abdominales et srt lombaires biliaires), HPMG importante, vésicule
• ictère franc avec urines foncées et
➢ Biologie : anémie, CIVD,
selles le plus svt d’aspect Nles
❖ hémolyse chronique : palpable mais signe de Murphy est négatif.
➢ Clinique : pâleur, SPMG, sub-ictère ➢ biologie :
ou ictère modéré sans jamais de • hyperbilirubinémie mixte ou
prurit avec aspect Nle des selles et conjuguée HYPERTENSION PORTALE
des urines.
➢ Biologie :anémie, hyperbilirubinémie • Sd de cytolyse (srt SGPT)et fer sérique I.RAPPEL :
2. ICTERES CIRRHOTIQUES : augmenté.
Veine mésentérique sup + inf + veine
❖ dans ce cas l’ictère est le plus svt un
• Sd inflammatoire : hyper-gamma splénique
signe de décompensation de la
globulinémie
cirrhose et donc un signe de gravité
➢ Clinique : HPMG ou à l’inverse 4. ICTERES CHOLESTATIQUES OU Veine porte → foie → veines sus-hépatiques
atrophie hépatique, signes d’HTP : RETENTIONNELS : veine cave inf
ascite, SPMG, hgies digestives par ❖ Calcul du cholédoque :
ruptures de VO, CVC,… • La vascularisation du foie :
➢ Clinique : terrain (femme), ATCD de
➢ Biologie : hyperbilirubinémie mixte colique hépatique, signes (dleur+ -30% par l’artère hépatique
ou conjuguée, associée à des signes fièvre+ ictère en moins de 48h,
d’Ice hépatocellulaire et à un Sd -70% par la veine porte
avec urines foncés et selles
inflammatoire. incplètement décolorées), HPMG • En cas de :
3. ictères cytolytiques (par hépatite virale) discrète ou absente, vésicule n’est Flux portal : flux artérielle ( mais pas le
➢ Clinique : pas palpable mais signe de Murphy contraire )
• Notion de contage (notion est positif • Dans la MEC il y a un équilibre entre :
d’épidémie ou d’inoculation) ➢ Biologie : Sd de cholestase :
augmentation des : gamma-GT, Fibrogenèse et Fibrinolyse
• Sd pseudo-grippal (fièvre, frissons,
PAL, BC, TP bas mais corrigeable II.LA PHYSIOPATHOLOGIE :
courbatures,)
par la vit K.
• Signes digestifs : anorexie, nausée, ❖ Cancer de la tête du pancréas : HTP = Pportale > 15mmhg
dleurs abd, sensation de pesanteur, terrain (homme), AEG (3A), ictère franc
( Pportale – Pcave inf ) > 5mmhg
avec urines très foncées et
HYPERTENSION PORTALE 39
-Globale : P dans tout le système porte - débits sanguins régionaux - Anastomoses ombilicales : Circulation
veineuse collatérale sous cutanée
-Segmentaire : P sur un tronc veineux - vasoplégie systémique
- Anastomoses rectales : Hémorroïdes
Agression chronique du foie provoque : a. modification du tonus vasculaire
cicatrisation excessive FIBROSE : hépatique : - Anastomoses péritonéo-pariétales : Ascite
IV. DIAGNOSTIC : (facile) ponction à l’aide d’une aiguille , pas d’eau et de sodium .
réalisable de façon répétitive Risque • Syndrome hépato-pulmonaire :
• Ascite hémorragique++ hypoxémie due à une vasodilatation
• Splénomégalie congestive 7. MESURE DU DÉBIT SANGUIN pulmonaire excessive responsable
• Stigmates d’une hépatopathie AZYGOS : augmenté au cours des d’échanges gazeux alvéolaires
chronique cirrhoses anormaux
8. ŒSOPHAGOGRAPHIE PAR
V. METHODES D’EXPLORATIONS : SCANNER
9. MARQUEURS BIOLOGIQUES :
1. ENDOSCOPIE :
directs (degré d’HTP / degré
• Varices œsophagiennes et
gastriques
d’insuffisance hépatocellulaire )ou
indirects (TAUX DE PLAQUETTES / TAUX
Occlusions
• hémorragies digestives ++++
• Gastropathie hypertensive
• Varices ectopiques
DE PROTHROMBINE )
10. SCORES DE FIBROSE : intestinales :
• Fibrotest (Age- Sexe- ApoA1- Bilirubine- I. Introduction :
2. ECHOGRAPHIE ABDOMINALE : Haptoglobine - Gamma GT - Alpha 2 • L’occlusion intestinale aigüe est une
• Dilatation de la veine porte macroglobuline)
• Splénomégalie situation potentiellement grave qui
• Ascite • Fibroscan ( Elastométrie engage souvent le pronostic vital
échographique )
quand il y a un retard au diagnostic
3. ECHOGRAPHIE DOPPLER HÉPATIQUE : et/ou quand la prise en charge initiale
(Examen de référence)
est insuffisante.
• Préciser la vitesse et la VI. LES COMPLICATIONS :
direction du flux porte • Elle représente 10 % des douleurs
• ASCITE
• Rechercher une thromboses • Hémorragie digestive ( rupture des abdominales de l’adulte.
porte vo ) • Les occlusions de la grêle sont 3 à 4 fois
• Explorer les veines sus
• Encéphalopathie hépatique ( plus fréquentes que les occlusions
hépatique
secondaire à des dérivations porto- coliques.
caves associées à l’insuffisance II. Définitions :
4. Cathétérisme portal par voie hépatocellulaire )
percutanée trans-hépatique : • Hypersplénisme ( Thrombopénie. • Transit intestinal normal = péristaltisme +
(mesure directe de la pression porte ) Leucopénie. Anémie ) lumière Intestinale libre.
5. Cathétérisme veineux sus- • Syndrome hépatorénal : • L’arrêt brusque et complet du transit
hépatique : (donne une estimation vasodilatation artérielle associée à Intestinal normal → L’occlusion
précise de la pression porte ) une stimulation des mécanismes
intestinale aiguë. (De gravité variable).
6. MESURE DE LA PRESSION DES vasoconstricteurs généraux et
VARICES ŒSOPHAGIENNES : locaux, entraînant une rétention
Occlusions intestinales : 41
o Un silence auscultatoire. o Les signes de déshydratation extra- opératoire avant la survenue des
o l'ASP peut montrer une anse dilatée cellulaire sont marqués et ceci d'autant conséquences locales et générales,
avec des niveaux liquidiens. plus que l'obstacle siège haut. • De ce fait le diagnostic doit être
o Elles s'accompagnent d'emblée de o L'ASP montre des niveaux liquides plus précoce et la prise en charge initiale
lésions vasculaires. larges que hauts, nombreux, centraux. optimale.
o Il faut intervenir avant le stade 2. Les occlusions du colon :
irréversible de la nécrose qui implique o Les vomissements sont tardifs.
une résection intestinale et avant le o L’arrêt des matières et des gaz Précoce.
stade de perforation et de péritonite qui o Les signes de déshydratation extra-
aggrave encore le pronostic.
b. Occlusion par obstruction : o
cellulaire sont modérés.
Les niveaux hydro-aériques sont plus BIOCHIMIE
o Le début de la maladie est progressif, hauts que larges, de siège périphérique.
les douleurs sont moins intenses, VII. Diagnostic différentiel :
o Les vomissements sont tardifs et parfois • Les affections médicales provoquant L’EXPLORATION
absents. une occlusion par réflexe (iléus réflexe)
o Il existe un hyper-péristaltisme intestinal doivent être reconnues car elles ne
BIOCHIMIQUE DE LA
responsable de crises douloureuses nécessitent pas d'intervention FONCTION HEPATIQUE
abdominales. chirurgicale :
Le bilan hépatique repose
o Le retentissement général est tardif et • Infarctus du myocarde à forme Sur l’étude des :
souvent latent. abdominale. • Syndrome de cytolyse.
o À l'auscultation, augmentation des • Infarctus du mésentère. • Syndrome de cholestase.
bruits hydro-aériques. • Syndrome d’insuffisance hépatocellulaire.
• Colique néphrétique. • Syndrome d’induction hépatique.
o Les radiographies montrent des images
• Pancréatite aiguë hémorragique.
avec une topographie diffuse. 1-Syndrome de cytolyse
VIII. Conclusion : Les transaminases – LDH -OCT.
❖ Comment Reconnaitre le siège de
• L’occlusion intestinale aigüe est une 1.1- LES TRANSAMINES sont retrouvés au niveau
l’occlusion ? → la distinction entre les du GR = fausses résultats lors de l’hémolyse.
urgence abdominale car :
occlusions du grêle et les occlusions Elles permettent l’évaluation de la cytolyse.
o Elle engage souvent le pronostic vital. • ASAT = muScle =TGO = mitochondriale
coliques est à la fois clinique et
o Elle nécessite toujours une • ALAT=Liver = TGP = cytosolique.
radiologique.
hospitalisation en milieu chirurgical et
1. Les occlusions du grêle : Les variations pathologiques :
conduit souvent à une indication • Les transaminases ↗↗↗ = hépatite aiguë
o Les vomissements sont précoces.
o L'arrêt des matières et des gaz est tardif.
L’EXPLORATION BIOCHIMIQUE DE LA FONCTION HEPATIQUE 44
• TGP/TGO > 1 : toutes les hépatites sauf •oxydés en urobiline et éliminé dans les urines ✓ Déficit transitoire de l’UDP-glucuronyl
l’hépatites alcoolique. responsables de la coloration. transférase .
•oxydés en strercobiline (éliminé dans les ✓ Inhibition de l’UDP glucuronyl transférase
• Dans les hépatites chroniques et cholestase : selles responsable de la coloration). Par le lait maternel (prégnane) ou la
l'augmentation est modérée. novobiocine (antibiotique) .
La bilirubine totale et conjuguée sont
• TGO ↗ aussi dans IDM et l’embolie pulmonaire dosées, alors que la bilirubine non conjuguée ✓ Hypothyroïdie congénitale
(libre) est déduite :
1.2- Lactate Déshydrogénase (LDH) : 5
• BRB libre = BRB tot – BRB conj. ✓Anomalie génétique de l’UDP glucoronyl
isoenzymes.
transférase = syndrome de Crigler - Najjar :
•LDH-1 (4H)= Heart = le cœur Les variations pathologiques : (ictére)
Biologie :
•LDH-2 (3H1M) s. réticulo-endothélial. • Ictère si BRB totale > 20 mg/l. • BRB libre ↗↗↗ , BRB conj ↘
•LDH-3 (2H2M) les poumons. • Stercobiline ↘ (selles décolorées )
• LDH-4 (1H3M) - les reins. • Sub ictère si BRB totale 15 - 20 mg/l B-Augmentation de bilirubine conjuguée :
• LDH-5 (4M) - le foie et les muscles stries.
Le Prélèvement sanguin est effectué sur tube •Anomalies hépatocellulaires: cirrhose,
LDH ↗↗↗ dans les hépatites , les ictères
sec ou héparine, le sérum est conserve à hépatite, néoplasie.
hémolytiques, les métastases hépatiques.
l’abri de la lumière (car bilirubine est •Obstruction mécanique des voies biliaires :
les intoxications aiguës graves et IDM .
photosensible). -Extra hépatique: Lithiase, atrésie biliaire,
néoplasme.
1.3-Ornithine carbamoyl transférase : A-Par ugmentation de la production de -Intrahépatique : Cirrhose.
Très spécifique du fois mais difficile à doser. bilirubine non-conjuguée : En néonatologie : la bilirubine est un
paramètre d’urgence dosé afin de
2-Syndrome de cholestase : ✓ Malformations des globules rouges : diagnostiquer l’ictère nucléaire.
sphérocytose héréditaire, Anémie
on distingue la cholestase intrahépatique et la hémolytique, anémie de Biermer. • La bilirubine libre, si elle est trop élevée se
cholestase extra hépatique. fixe sur les noyaux gris centraux entrainant des
On a 4 paramètres biochimiques : ✓ Hémoglobinopathie : Thalassémies, lésions cérébrales irréversibles.
1- Bilirubine 2- Cholestérol total Drépanocytose
3- Enzymes : PAL, GGT, 5’ Nucléotidase , ✓ enzymopathie du GR : DG6PD, déficit en • Cette augmentation de la bilirubine est liée
leucine aminopéptidase. pyruvate. à une hyperhémolyse d'une part, au retard
4- Autres (Sels biliaires). (prématurité) ou à l'absence de la maturation
✓ infection néonatale (CRP élevée)
enzymatique nécessaires à la
✓ incompatibilité fœto-maternelle
2.1-BILIRUBINE : glycuroconjugaison.
✓ Céphalhématome : Traumatisme crânien •Ictère nucléaire : bilirubine à 180 à 200 mg/l
• Bilirubine conjuguée (directe)=hydrosoluble Biologie :
• Bilirubine non conjuguée (indirecte) libre ↗↗↗ de BRB libre et BRB conj . 2.2- LES SELS BILIAIRES :
= liposoluble donc liée à l’albumine.
- Augmentation de l’urobiline et stercobiline
• elle sera conjuguée via une enzyme • Formés à partir du Cholestérol.
(urines et selles fonces)
hépatique : UDP glucuronyl Transférase UDPGT.
- Bilan de cholestase + cytolyse= normal
•Dans le duodénum va être déconjuguée et • Ce sont des stéroïdes souvent conjugués
transformée en urobilinogène. dans le foie à des acides aminés (glycine et
-Par mauvaise conjugaison de la bilirubine :
Celui-ci va être :
L’EXPLORATION BIOCHIMIQUE DE LA FONCTION HEPATIQUE 45
taurine) pour donner des glycocholates et des • Augmentation modérée voire normale • Hypoglycémie et ↘↘ de la cholestérolémie
taurocholates. dans : les cancers, cirrhoses, hépatites. par déficit en LCAT .
• Il en existe deux types : • Augmentation dans les affections osseuses. • TP↓, Facteur V ↓
• Des signes de cholestase : PAL et γGT ↑ .
-Les AC biliaires primaires ; c'est à dire •Métastases hépatiques : isoenzyme foie • Des signes de cytolyse : Transaminases ↑.
synthétisés par l'hépatocyte. fréquemment retrouvé. 4- Syndrome biologique d’induction
- Une partie de ces AC subit une • Cancers : isoenzyme placentaire pouvant
hépatocellulaire
déshydroxylation, les ac biliaires secondaires être retrouvé. • c’est l’augmentation de la synthèse
après action de bactéries duodénales. hépatocytaire d’enzymes sous l’effet
Gamma Glutamyl Transférase GGT
d’activation du système microsomal.
• 95 ٪ des sels biliaires sont réabsorbés par
l’intestin et regagnent le foie. • Enzyme ubiquitaire dont le taux élevé
• Sous l’effet de l’alcool ou certains
isolement révèle un alcoolisme chronique.
médicaments ex rifampicine, amiodarone,
• Les sels permettent de solubiliser les graisses • La GGT augmente aussi dans de
phénobarbital.
au niveau intestinal facilitant l’action de la nombreuses affections hépatiques.
lipase pancréatique. • Elle est élevée 5 à 30 fois la normale dans la • on aura ↗↗ isolé de GGT.
cholestase, les hépatites médicamenteuses,
• En cas de cholestase, les sels biliaires vont métastases hépatiques. 5. Fonction de détoxification et
passer dans la peau et provoquer l’apparition • Elle augmente aussi dans de nombreuses
d’un prurit.
transformation des xénobiotiques.
affections extra hépatiques.
•Lors de la cholestase on observe une •Principe : l’obtention des produits plus
2.3- LES ENZYMES : augmentation du PAL, GGT, cholestérol ainsi polaires et plus solubles pour l’éliminer.
que celle des sels biliaires avec coloration • Desamination , oxydation , conjugaison
Phosphatase alcaline
Foncées des urines. deshalogenation : ex desiodation T3 en T4.
- Permet de confirmer une cholestase. • 5’nucléotidase et leucine aminopeptidase
Peu spécifiques = non demandés. 7.1- Test d’épuration plasmatique:
- Elle est située au niveau des villosités
canaliculaires, libérée lors d’atteinte des voies 3.Syndrome d’insuffisance hépatocellulaire • Clairance de la BSP : mesurer la disparition
biliaires intra ou extra hépatiques. du colorant injecté par voie veineuse.
•C’est l’ensemble des signes biologiques
- La PAL a plusieurs origines : hépatique 30%, traduisant une altération de la fonction de • Clairance de ICG +++ (indocyanine green):
osseuse 60%, intestinale 10%, placentaire synthèse hépatique causé par la nécrose colorant exclusivement éliminé par le foie sans
(grossesse): on parle d’isoenzymes cellulaire , on aura : conjugaison (remplace BSP).
- élevée chez les enfants à cause de la •Hypoalbuminémie : signe tardif (T1/2 =20j) • Les deux examens sont anormaux dans les
croissance osseuse, ainsi que chez la femme cholestases.
enceinte à cause de la fraction placentaire. •↘↘↘ des facteurs de coagulation : ce sont
des marqueurs précoces. 7.2- Test de détoxication:
Les variations pathologiques :
•↘↘↘ de l’urée avec ↗↗↗ de l’amonniac. • Épreuve de L’acide Hippurique (AH) :
•Augmentation franche dans les ictères par détoxication de l’AC benzoïque par le
rétention (cholestase). glycocolle sous forme de l’acide hippurique.
EQUILIBRE HYDROMINERAL 46
• Tests de la glucuronoconjugaison : mesure Atrial natriuric factor (ANF ou ANP) ; 1-Sur le rein (2 Reins) par ses récepteurs V2 et
de l’activité UDPGT sur PBF (biopsie du foie). Hormone antidiurétique (ADH) ; exocytose des aquaporines AQP, réabsorbant
Brain natriuric factor (BNF ou BNP) ; ainsi plus de molécules d’eau.
Tests de la fibrose hépatique (cirrhose)
Système rénine angiotensine (SRA). 2-Sur les vaisseaux par ses récepteurs V1, elle
-Fibrotest : entraîne une vasoconstriction. (VasoPRESSINE)
ANF - FACTEUR NATRIURETIQUE ATRIAL
α2 Macroglobuline , bilirubine totale, EXPLORATION DU METABOLISME
haptoglobine, Apolipoproteine A1, GGT. peptide actif de 28 AA. Il agit par : HYDROMINERAL
• ↘↘ sécrétion d’ADH et de l’aldostérone.
-Actitest = fibrotest + ALAT. •↗↗ la filtration et la natriurèse. TESTS STATIQUES :
TESTS DYNAMIQUES
•L’eau représente 60 à 70% du poids corporel •Le NT-proBNP est la forme non active et qui a
de l’organisme. une demi-vie plus longue (de 2H) par rapport Test de restriction hydrique :
à celle du BNP (de 20min).
•Une perte hydrique = déshydratation. C’est un test de privation de liquide ou d’eau.
•Il est préférable ainsi de doser les Nt-proBNP - Deux résultats sont probables :
•Une surcharge hydrique = hyperhydratation.
• Une persistance de la polyurie : le sujet
•Le BNP a la même action de l’ANP. présente un déficit en ADH, c’est un diabète
•Ces états peuvent être appréciés par
l’hématocrite et/ou les protides totaux. insipide.
• Une diminution de la diurèse avec urine
•Osmolalité : c’est la concentration de SRAA - SYSTEME RENINE ANGIOTENSINE concentrée : le sujet est potomane.
substances dans un litre de l’eau (kg). ALDOSTERONE
Test d’hyperosmolarité provoquée par sérum
•Osmolarité : c’est la concentration des
•la sécrétion de la rénine stimulée par : salé hypertonique:
substances osmotiques par litre de plasma.
L’hypovolémie, hyponatrémie, Hyperkaliémie.
• test de grande valeur diagnostique, il n’est
•l’osmolarité est toujours < l’osmolalité.
pratiqué qu’après le test de restriction
ADH - L’HORMONE ANTIDIURETIQUE
•Ex on aura osmolalité 300mmol/kg hydrique.
•synthétisée au niveau des noyaux
1L de plasma contient 930ml d’eau donc : supraoptique et paraventriculaire. • Il se fait en pratiquant une perfusion de sérum
Osmolarité =0.93×300 = 279 mmol/L
salé à 5 % à la quantité de 0,06 ml/kg/min
•le calcul de l’osmolarité : •la stimulation via deux types de récepteurs :
pendant 2 heures dans une veine de fort
2 Na+ + glucose + urée.
Les osmorécepteurs hypothalamiques et calibre.
Les principales hormones intervenant dans les barorécepteurs. • Un dosage de l’ADH et de l’osmolarité
l’homéostasie hydrosodée sont :
plasmatique est pratiqué toutes les 30 min.
•L’ADH agit principalement sur deux niveaux
ACIDE URIQUE (A.U) 47
DYSPROTEINEMIES
2. Acide urique urinaire :
- MPR4.
Clearance de l'A.U = 8,7 ± 2,5 ml/min
- Galactine 9.
- ABCG2.
V. Etiologies des variations de l’A.U :
DYSPROTEINEMIES 49
Remarque :
DYSPROTEINEMIES 51
- le cuivre est donc augmenté dans les urines • La capacité totale de fixation de la 1-Syndrome néphrotique :
et diminué dans le sang car les tissus sont transferrine (TIBC) correspond à : l`installation progressive d`un syndrome
chargés en cuivre. œdémateux ou protéinurie abondante
Diagnostic de certitude : biopsie hépatique. TIBC = UIBC + [fer sérique] Biologie :
Les BETA globulines : •Hypoprotidémie associée a une
•Coefficient Saturation Transferrine CST (%) :
hypoalbuminémie (fuite rénale).
I- TRANSFERRINE : SIDEROPHILINE 𝐅𝐞𝐫 Electrophorèse des protéines sériques :
- Protéine de transport du fer, synthétisée par X 100 •pathognomonique : chapeau mexicain
𝐓𝐈𝐁𝐂
le foie. •élévation de α2 globulines, des β globulines
- Diagnostic des carences martiales. Les gamma globulines ou immunoglobulines: et du fibrinogène.
- Utile au dépistage des hémochromatoses. - C-réactive protéine CRP •diminution des gammaglobulines
- 2 sites de fixation pour Fe3+ (alors qu’elle a la •C’est une glycoprotéine de la réaction •L’hyperlipidémie est fréquente.
place aux 6 atomes de fer elle est saturée au inflammatoire. On aura le passage des ORO dans les urines
1/3) • libérée par le foie sous l’action de Donc leur diminution empêche la fonction de
•Baisse : Insuffisance hépatocellulaire et l’interleukine1 IL1. l’enzyme (LPL) et puis accumulation du
hémochromatoses (surcharge en fer). • elle réagit avec le polysaccharide C de la cholestérol et TG.
•Hausse : Carence martiale et Hépatite virale. paroi bactériennes. •Hypocalcemie: (fausse hypocal) par
II- FERRITINE • elle augmente dans tous les processus diminution de la fraction liée du calcium aux
• protéines de haut PM : protéine de stockage inflammatoires mais plus particulièrement dans protéines (et surtout l’albumine)
du fer. les infections. 2-Cirrhose : deux cas :
• Meilleur indicateur des réserves en fer. •c’est une protéine à cinétique rapide : Stade de cirrhose compensée :
- Diagnostic des carences et surcharges. augmente dès la 4ème heure du début de •Hyperbilirubinémie < 20 mg/L.
•Baisse : Carence martiale. l’inflammation avec pic à 12 heures. •Augmentation de la GGT.
•Hausse : - Syndromes inflammatoires. •L’élévation de la CRP est maximale lors •Anémie macrocytaire VGM > 100.
- Lyse cellulaire aiguë : infarctus, hépatite, d’une infection bactérienne alors qu’elle est •IgA/transferrine élevé.
hémolyse. légère lors d’une infection virale ou -Electrophorèse pré soudure béta gamma.
- Hémochromatoses. rhumatisme.
-Note : • Témoin (diagnostique et efficacité Stade de cirrhose décompensée
• le cas du syndrome inflammatoire + anémie thérapeutique) de l’infection •Protides totaux < 60 g/L et VS ++.
du fer la ferritine sera normale. • Sa sensibilité permet de détecter des •Nette augmentation des IgA.
inflammations modérées. •Fibrinogène et Prothrombine effondrés.
• une ferritine normale + pâleur n’exclut pas • L’élévation de la CRP est corrélée au risque -Soudure complète béta + gamma.
l’anémie faut penser à une inflammation de fracture de la plaque d’athérome et à
associée. celui d’IDM..
• lors d’une inflammation modérée
Dosage de la transferrine TIBC (total iron (sd coronaire aïgu = les coronaires inflammées
binding capacity): , risque d’IDM ) le dosage du CRP sera normal
par contre celui de la CRPus.
• 1/3 liée (saturée) : correspond au fer sérique
lié à la transferrine.
Les dysprotéinimies
• 2/3 non liée (non saturée) correspond à la Une dysprotéinémie est une modification de la
capacité latente de fixation. quantité des protéines dans le sang.
L’EXPLORATION BIOCHIMIQUE DE LA DIGESTION 52
- 02 canaux : -On la dose uniquement dans le cadre début des symptômes (pas la 1ère h)
• canal Santorini → avec le duodénum d’une suspicion d’une pancréatite - hypolipasémies → les premiers mois de la
• canal de Wirsung → avec le foie aigüe (aucun intérêt dans la grossesse/ les maladies infectieuses
pancréatite chronique (tuberculose)/ diabète.
2. Rappel histologique du pancréas : - Transforme les TG en glycérol + AG ii. L'amylasémie sérique:
- Les acini pancréatiques : - Activer par la co-lipase. - bonne sensibilité > à 3 fois la VN.
• Cellules glandulaires : renfermant des - N’agit qu’en présence de bile et sur des - Inconvénients :
grains de zymogènes (enz /pro-enz) graisses émulsionnées. • Une clairance rapide (éliminée
• Cellules Centro-acineuses : secrètent de • L’amylase : rapidement par les urines)
l’H2O /HCO3-/ Na+ /K+/Ca2+/ Cl-. - est libérée avec 5 isoenzymes. • peu spécifique
3. Etude du suc pancréatique : - peut augmenter sensiblement en iii. L’amylasurie :
- sécrétion suit le rythme des repas/ volume l’absence d’affections du pancréas → - Associée systématiquement avec
(1 à 4 L/j) / visqueux / pH alcalin [7-9] néoplasmes malins/ affections l’amylasémie.
- renfermant une composante pulmonaires/ les carcinomes/ - Reste élevée plus longtemps
hydroélectrique + enzymatique. grossesse extra-utérines/ insuffisance - Le décalage des signes urinaires est de 6
- La Sécrétion hydroélectrique : 90% rénale/ macroamylasémie (la à 12 heures
- Renferme 4 types d’enz : amylolytique / lipasémie est normale) - Le bilan doit être complété par le dosage
lipolytiques / protéolytiques / Nucléases ~Astuce: Un fœtus extra utérin a de la salive de : glycémie élevée / transaminases 6Χ
- la sécrétion exocrine est fondamentale (Amylase) qui coule de sa bouche, il avait un normale / LDH 1,5Χ normale / Calcémie
par : les bicarbonates (deux rôles directs carcinome qui a migré vers les reins et les <2mmol/l / hématocrite diminué /
→ neutralisation de l’acidité + création poumons.. leucocytes supérieurs à 16000
d’un pH optimal) et les enzymes. - ↑ au cours : pancréatite aigüe, lithiase éléments/mm³
- Le Contrôle de la sécrétion : biliaire et parotidite. b. La pancréatite chronique :
• Une voie nerveuse - Le dosage de l’amylase (amylasémie - Signe de cholestase (BRB, PAL, GGT) ↑↑
• Une voie hormonale et amylasurie) a peu d’intérêt → - amylase et lipase peuvent être
4. Exploration biochimique : dosage moins sensible et moins augmentées au moment des poussées.
a. Examens indirects : spécifique que la lipasémie. (pas très augmentées)
i. Dans les selles : • la choléstase : on dose Phosphatase c. Adénocarcinome du pancréas:
- Recherche de stigmates de mal digestion alcaline + γGT + dosage la bilirubine - Bilan d’une cholestase
par examen macroscopique. • Trypsine et chymotrypsine : dans les selles. - CA 19-9 élevé (son importance réside
- Recherche d’amidon (lugol) • CA 19-9 et ACE : glycoprotéines dosés par dans le suivi du traitement et du
- Dosage des graisses fécales ou stéatorrhée. chimiluminescence pronostic)
ii. Tests de surcharge : ii. Tubage duodénal : Méthode invasive - Le diagnostic est posé par
- Le PABA test iii. Test à la sueur : mucoviscidose l’échographie abdominale
- Test au dilaurate de fluorescine (utilise un 5. Pathologies du pancréas exocrine :
substrat lipidique) a. La pancréatite aigüe: ! La mucoviscidose peut se compliquer →
b. Examens directs : i. Lipasémie: pancréatite aigue
i. Tests enzymatiques : - diagnostic essentiel en urgence. III. Exploration biochimique de l’intestin:
• la lipase - augmentation ≥ à 3 fois la normale. 1. Rôles de l’intestin :
- La seule enzyme qui soit utile à doser - cinétique rapide vue que sa a. Le suc intestinal :
dans le sang. concentration augmente 4h après le - Volume 1 à 3l/j / pH alcalin
Les Marqueurs Tumoraux 54
- Le mucus intestinal → protection contre • Sécrétions Enzymatiques (protéases, • Schilling → malabsorption à la vitamine
l’action de HCl et pepsine lipases, amylase et nucléases) → digestion B12 (iléale)
- Des électrolytes : bicarbonates++, Na+, K+, des lipides, protéines et glucides. • surcharge en disaccharides →
Cl -, Ca++, Fer • Sels biliaires : digestions et absorption des maldigestion
- Des enzymes : glycolytiques (amylase)/ lipides sous forme de micelles • surcharge en lipides → trioléine-acide
lipolytiques (lipase) / protéolytiques oléique.
(peptidases) c. L’absorption : 3. Tests de recherche étiologiques -examens
- Les sécrétions intestinales : - par voie paracellulaire : A travers les histologiques :
• CCK → C l duodéno-jéjunale → voie jonctions intercellulaires - Recherche d’atrophie villositaire
endocrine : contraction de la V biliaire / - par voie transcellulaire : diffusion • Positive : maladie cœliaque
relâchement du sphincter d’Oddi / ↑ des passive/ transport actif / diffusion • Négative : déficit enzymatique
secrétions enz / ↓ la motilité gastrique facilitée. - Etude enzymatique de la biopsie
• Sécrétine → C S proximal duodénum – IV. Exploration biochimique de l’intestin 4. Marqueurs sérologiques :
jéjunum → voie endocrine : sécrétion de grêle : - dg de nombreuses pathologies intestinales
HCO3- pancréatique + biliaire / ↓ sécrétion 1. Tests de dépistage : à déterminismes génétique et
H+ gastrique. a. Au niveau sanguin : immunologique (maladie cœliaque)
• GIP → C K duodéno-jéjunale → voie - Dosage des protéines sériques et de 5. La maladie cœliaque :
endocrine : stimule la sécrétion d’insuline l’albumine. - dg sérologique comportant la recherche
en réponse à 1 hyperglycémie - Bilan phosphocalcique + magnésémie de :
• VIP → C H (neurones dans tout TD) → voie - Détermination du bilan martial (fer, • AC anti-gliadines (AGA)
neurocrine : relaxation des muscles lisses / ferritine et transferrine) • AC anti-endomysium (AEM)
vasodilatation / ↓ sécrétion gastrique / ↑ - Dosage des folates et du vit B12 • AC anti-transglutaminases (ATG)
sécrétion d’enz. b. Au niveau fécal : - importance de la biopsie surtout
b. La digestion : - Examen macroscopique duodénale.
- Extracellulaire : la lumière intestinale → - Examen microscopique : Recherche de
différts sucs digestifs surtout pancréatique sang dans les selles, pH
- Membranaire : le fait des enzymes de la - Mesure de débit fécal quotidien :
bordure en brosse → aboutit à des habituellement<150g/24h
oligomères / monomères. - Mesure du pourcentage de matière Les Marqueurs
sèche → examen révèle une mal
- Intracellulaire : assurée par des enzymes
cytoplasmiques / lysosomiales de la cellule digestion-malabsorption dans le grêle
- la recherche de sang dans les selles →
Tumoraux
absorbante.
technique immunologique → dépister le I. Définition :
- L’arrivée du chyme gastrique → cancer du colon
duodénum → la sécrétion de plusieurs • Un marqueur tumoral est une substance
- Recherche de graisses dans les selles fabriquée par les cellules cancéreuses ou
substances par ≠ organes :
(stéatorrhée)
• Sécrétions hydro-bicarbonatées : suc les cellules normales en réaction au
2. Tests de surcharges :
pancréatique / Sécrétions biliaires → cancer. Ils se trouvent en faible
- Le but est l’évaluation de la capacité
neutralisent le pH duodénal rendu acide d’absorption par SUB test concentration dans le sang de la plupart
par le contenu gastrique. • D-xylose → malabsorption au niveau des gens.
duodéno-jujénal
Les Marqueurs Tumoraux 55
• Leur dosage n’est pas suffisant pour poser - Toucher rectal → ↑↑ marq. - ex : l’ACE (Antigène Carcino-Embryonnaire)
le diagnostic d’un cancer, il faut : Prostatiques (PSA). ↑↑ dans le cancer de l’œsophage à 60%,
◆ Le contexte clinique : Le cancer quand on l’associe à un 2ème marqueur, la
- Manipulation de la thyroïde → ↑↑
consomme tout : les protéines, le fer… thyroglobuline. spécificité ↑↑ de 60% → 80%.
donc on peut trouver un amaigrissement,
de l’anémie (pâleur), de la douleur, une • Pas de spécificité d’organe : un - Aussi, si on dose un MT et qu’il est ↑↑ alors que
inflammation... même marq. peut-être exprimé par le MT secondaire ne l’est pas → y’a pas de
différents types de cancers. cancer.
- Puis compléter par :
• Il n’existe pas de marq. pour tous les
◆ Un examen radiologique. cancers. → Donc les MT doivent être ↑↑ à 2 ou à 3 pour
Donc les MT sont plutôt des molécules
◆ L’examen anatomopathologique +++. qu’il y’ait un cancer. (les 2 ou 3 MT augmentés
dont la présence à forte concentration est
II. Intérêt : = est plus en faveur d’un cancer)
associée à une tumeur probable.
• Le dosage des marqueurs tumoraux ne
pose pas le diagnostic à lui seul, mais
plutôt apporte un aide au diagnostic.
Par exemple :
◆ Le dépistage : IV. Dosage : • L’association de plusieurs marqueurs est aussi
- De masse : pour toute une population, • Le dosage des MT sériques, pour un indiquée pour le suivi de tumeurs hétérogènes
même patient, doit être fait dans le
dosage du PSA et cancer de la prostate. formées de plusieurs contingents cellulaires.
même laboratoire, avec la même
technique. • Association à des marqueurs témoignant de
- Ciblé : ex une fille ayant un cancer du sein, la réaction de l’hôte à l’envahissement tumoral.
• Un premier résultat supérieur aux valeurs de
on dépiste sa mère et sa grand-mère pour
réf. doit être vérifié sur un autre prélèvement. V. Dépistage : Limité à quelques cancers
voir si elles n’ont pas une tumeur ou un pré-
• Les résultats ne doivent jamais être particuliers :
cancer du sein (enquête familiale). interprétés seuls, mais en fonction de : - Cancer médullaire de la thyroïde :
→ Contexte clinique. calcitonine chez toute la famille → dépistage
◆ L’évaluation du TRT : ex. En cas du
cancer de la thyroïde; si on → Résultats des autres examens. ciblé.
trouve les MT ↑↑ malgré une • Chaque type de cellule, même dans un seul - Cancer de l’ovaire :
thyroïdectomie complète → on organe, présente un marqueur tumoral dans les familles à risque, CA-125 et HE4 (HE4
pense aux métastases. différent. est le meilleur) → dépistage ciblé.
◆ Suivi de l’évolution du cancer : c’est la Exemple : la thyroïde va présenter 2 types de - Carcinome hépatocellulaire:
principale indication du dosage de MT
cellules, donc il existe 2 types de MT : Porteurs chroniques VHB, VHC (virus de
actuellement.
→ Folliculaires (différencié) : thyroglobuline. l’hépatite B/C); AFP chaque 6 mois chez le
III. Limitations des MT actuels : → Para-folliculaires (médullaire) : calcitonine. cirrhotique, on la dose seule vu qu’il y’a déjà un
• Pas de spécificité tumorale; le taux
• La plus part des MT sont dosés à 2MT ou à FDR (facteur de risque) (cirrhose). Par contre,
plasmatique des marq peut être
3MT pour ↑↑ la spécificité : chez une personne saine on l’associe à un
influencé par plusieurs facteurs ex:
en absence de tout cancer : autre marqueur.
Les Marqueurs Tumoraux 56
- Cancer de la prostate : PSA + PHI. - Examen anatomopathologique : c’est lui qui - l’AFP (α Foeto-Protéine) → Cancer du
tranche. foie.
*Il est important de connaître les exemples* Nouveaux MT : PHI (Prostate Health Index) : - la β-hCG → cancer du testicule +
placenta;
VI. Cancer de l’ovaire : PHI = [-2] proPSA / FPSA × √PSA
- le PSA (Prostate-Specific Antigen)
• Un test de dépistage efficace peut aider à
→ cancer de la prostate.
réduire la mortalité du cancer de l'ovaire liée à proPSA = précurseur de la PSA, FPSA = Free
- Autres MT → faible utilité.
la difficulté du dg. jusqu’à des stades avancés. PSA = PSA libre.
- HE4 et CA-125
• Chez les femmes qui présentent des masses - Meilleures sensibilité et spécificité par
pelviennes, on utilise la combinaison de 2 IX. Diagnostic de confirmation :
rapport aux PSA classiques.
marqueurs tumoraux; HE4 et CA125 pour ↑↑ le ⚫ Pour la plupart des localisations, le
pouvoir différentiel (sensibilité & spécificité): - Fait diminuer (de 30 à 40 %) les biopsies diagnostic de cancer est posé sans recours
systématiques inutiles.. aux MT (manque de spécificité et surtout
de sensibilité).
Toutefois exceptionnellement, ↑↑ d'un MT suffit à
poser le dg de cancer :
- AFP : hépatomes malins.
- Catécholamines : phéochromocytome,
neuroblastomes.
• Nouvelles données du cancer de la prostate - Sérotonine, 5HIA : tumeurs carcinoïdes.
• HE4 ↑↑ + CA125 Nrml = présence
- le taux du PSA total. doit toujours être corrigé - PSA : cancer de la prostate.
d’un cancer de l’ovaire / autre (endomètre)
par rapport à l’âge : - Calcitonine : cancer médullaire de la thyroïde
VII. Cancer de la prostate :
(en présence d’un nodule thyroïdien)
• Détection à un stade précoce - Calcul du ratio PSA libre / PSA total pour
- hCG : cancer testiculaire (homme),
asymptomatique et curable; évaluer le risque;
choriocarcinome (femme).
- Tous les hommes : à partir de 50 ans → < 0.10 : suspicion de cancer +++
- Chromogranine A (CHA) : indicateur du
- En présence de FDR familiaux : → > 0.25 : probabilité de pathologie bénigne
volume de la tumeur neuroendocrine (donc,
à partir de 45 ans. +++
aide aussi dans le pronostic).
→ dépistage de masse. - Donc ce ratio ↓↓ en cas du cancer (tout le
Qu’est-ce qu’on fait ? X. Bilan d’extension, valeurs pronostique
⚫
PSA est sous forme liée).
- Toucher rectal (TR); et prédictive :
- PSA avant 50 ans → excellent facteur
- Dosage du PSA : qui doit être comparé aux le dosage des MT dans ce cadre permet de:
prédictif de cancer de prostate à long terme.
résultats de l’échographie; - Préciser le stade et évaluer le pronostic
VIII. Aide au dg. précoce : → orienter le TRT (traitement).
- Échographie endo-rectale : l’un des
Dès les premiers signes cliniques, concerne - Évaluer l’extension locale, ganglionnaire et
meilleurs examens, se fait au niveau de la
surtout les MT suivants : métastatique.
marge anale et surtout du rectum (prostate
- la calcitonine → CMT.
mieux visualisée);
ASP/ ECHO/ I. INTERVENTIONNELLE 57
RADIOLOGIE
initiale = indicateur de la masse tumorale =
valeur de référence. Estomac et pancréas -CA19-9
⚫ Une valeur ↑↑ de départ → mauvais -ACE
pronostic. Sein -ACE
L’intervalle entre les dosages = 3 mois ; -CA15-3
Si valeur Anormale = 2-4 semaines.
! Après une chimiothérapie, le taux du MT s'élève
Prostate -PSA (+PHI)
-PAP
ASP/ ECHO/ I.
(destruction de cellules tumorales et libération de
marqueur), puis le taux du MT devrait baisser
Ovaire -CA 125
-HE4
INTERVENTIONNELLE
Indicateur d’efficacité thérapeutique : -ACE ASP : ABDOMEN SANS
après chirurgie curative : Bronchique primitive: -ACE
Ablation totale du seul organe producteur -Adénocarcinome -NSE
PRÉPARATION
→ MT doit devenir indétectable : - Cs à petites cellules -Cyfra21-1 I. Définition : -
• Tg ou TCT après thyroïdectomie totale ; - Cs épidermoide -SCC Examen radiologique Simple -
• PSA après prostatectomie ; Thyroïde: -TCT Pas d’opacification
- CMT (médullaire) (ThyroCalcitonine) - Exploration de l’abdomen et du pelvis
• β-HCG après TRT d'une tumeur testiculaire ;
- Epithelioma cellulaire -ACE - en urgence et en dehors de l’urgence
• Après mastectomie dans le cas d’un cancer
-Tg
du sein, et tant qu’il reste du tissu mammaire 1er cliché réalisé pour tout examen spécialisé
Myélome multiple -IG
(mastectomie d’un seul sein) → il existe un -β-2-microglobuline (digestif, urinaire …)
risque de développer un cancer du sein. ORL -SCC
II. Techniques d’explorations :
Toute ↑↑ du taux du MT après TRT (chirurgical
- Pratiqué en cas douleurs abdominales
ou autre) = exérèse incomplète, métastase Vessie -TPA
ou troubles du transit.
reprise ou résistance au TRT. - Les indications de bases :
Foie -AFP
XI. Autres MT : • Couché : I. antéropost/R. vertical.
- Catécholamines et leurs dérivés ↑↑ (dosage • Debout : I. Antéropost /R. horizontal.
Testicule -AFP
- Les clichés complémentaires :
sanguin et urinaire) → neuroblastomes et -β-hCG • En décubitus latéral G.
phéochromocytomes. tumeur germinale de -β-hCG • En debout centré sur la coupole
l’Ovaire diaphragmatique.
- LDH : +++ révélateur de la masse tumorale
dans certains lymphomes non Hodgkiniens. Placenta -β-hCG III. Critères de réussite :
(+++ surveillance et suivi thérapeutique). - En Haut : les coupoles diaphragmatiqs.
- En bas : la symphyse pubienne.
- Bords externes du psoas.
ASP/ ECHO/ I. INTERVENTIONNELLE 58