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Chapitre II MACHINES CENTRIFUGES ET AXIALES

I) Définitions et Architecture

1) Turbomachines

Les turbomachines sont des machines dans lesquelles un fluide (liquide ou gaz) échange de
l’énergie à l’aide d’un ou plusieurs impulseurs (appelés aussi rotors ou roues). Ces derniers sont
munis d’aubes (pompes et compresseurs), d’ailettes (turbines à gaz ou à vapeur) ou augets (turbine
hydraulique Pelton). Pour une pompe par exemple, les aubes sont des obstacles profilés, plongés
dans un écoulement de fluide. Elles constituent entre elles des canaux courbés dans lesquels le
fluide s’écoule .

2) Grilles d’aubes :

On appelle grille d’aubes, un ensemble fixe ou mobiles d’obstacles (aubes) déduites les unes des
autres par un déplacement géométrique périodique utilisé pour guider l’écoulement du fluide et
pour échanger avec lui un effort mécanique. L’effort mécanique résulte de la différence de
pression entre les deux faces d’une aube. Sur l’Intrados d’une aube, la pression est plus élevée que
sur l’extrados.
II) Classifications des turbomachines

1.) Selon la nature du fluide

Les turbomachines constituent une grande famille de dispositifs/appareils utilisés dans l’industrie.
On peut les situer par rapport aux autres machines à fluide à l’aide du schéma présenté ci-dessous.
Selon la nature du fluide, elles sont divisées en deux parties : à fluide compressible et à fluide
incompressible.

2.) Selon la trajectoire du fluide

La forme de trajectoire du fluide dans la roue d’une turbomachine fournit également une base de
classification des types de turbomachines. En générale, on distingue :

a) Turbomachines radiales :

Dans ce type de turbomachine, le fluide traverse la roue (rotor) perpendiculairement à l’axe de


l’arbre de la machine. Pour les machines radiales, on distingue les machines centrifuges
(écoulement s’éloigne de l’axe) et les machines centripètes (l’écoulement se rapproche de l’axe) .
b) Turbomachines axiales :

Ici, le fluide traverse la roue de la machine parallèlement à l’axe.

c) Turbomachines semi-axiales :

Ce sont des machines où le fluide traverse la roue de façon diagonale (fig.3). Elles sont aussi
appelées machines hélico-centrifuges ou hélicoïdale.
3.) Selon la fonction de la machine

Le sens de transfert de l’énergie entre la machine est le fluide peut aussi définir un type de
classification de turbomachines. Dans le cas où la machine transmet de l’énergie au fluide
(transfert d’énergie mécanique en énergie hydraulique), la machine est motrice (pompes,
compresseurs). Dans le cas inverse (transfert de l’énergie hydraulique en énergie mécanique),
la machine devient réceptrice (Turbines).

III) Constitution des turbomachines

Suivant qu’une turbomachine comporte un ou plusieurs rotors, elle est dite


monocellulaire ou multicellulaire. Une turbomachine monocellulaire complète se compose de
trois organes distincts que le fluide traverse successivement, soit depuis l’entrée jusqu’à la sortie
de ma machine :

1.) Le distributeur

Il est le premier organe que le fluide rencontre sur sa trajectoire. Son rôle est de conduire
le fluide depuis la section d’entrée de la machine « point 0 » jusqu'à l’entrée du rotor « point 1 »,
en lui assurant une vitesse et une direction convenables.

2.) Rotor (Roue)

Dans une turbomachine, la roue est l’élément le plus important dans lequel s’effectue l’échange
des énergies ; dans une machine réceptrice, l’énergie fournie par le moteur d’entraînement y est
communiquée au fluide tandis qu’inversement, dans une machine motrice, le rotor reçoit sous
forme de travail mécanique l’énergie libérée par le fluide. Les indices « 1 » et « 2 » caractériseront
respectivement les grandeurs relatives à l’entrée du rotor et à sa sortie, celle-ci constituant aussi
l’entrée du diffuseur.

3.) Diffuseur

Le diffuseur ou l’amortisseur a le rôle de collecter le fluide a la sortie du rotor et de l’amener dans


la section de sortie de la machine à la vitesse désirée. C’est aussi l’organe qui est destiné à
transformer l’énergie cinétique en pression. Les indices « 2 » et « 3 » caractérisent respectivement
les sections d’entrée et de sortie du diffuseur, cette dernière pouvant être aussi la section de
sortie de la machine.

IV) Théories générales

Les équations de la conservation de la masse, de la conservation de la quantité de mouvement


et de la conservation de l’impulsion angulaire (moment de la quantité de mouvement), représentent
des éléments essentiels pour les applications dans le domaine des turbomachines. Les
expressions mathématiques de ces équations sont illustrées ci-dessous. La figure 1.6 illustre un
volume de contrôle V.
1.) Conservation de la masse

L’équation de la conservation de la masse (continuité) exprime que l’accumulation de matière


dans un volume de contrôle dans le temps est égale à la somme des flux massiques qui
traversent les frontières du volume. L’expression mathématique du principe est :

2.) Conservation de la quantité de mouvement


Le principe de la conservation de la quantité de mouvement indique que la sommation des forces
est égale à l’accumulation de la quantité de mouvement dans un volume de contrôle dans le temps
plus la somme des flux de quantité de mouvement qui traversent les frontières du volume…
V.) Diagrammes des vitesses

Le mouvement du fluide à l’intérieur des canaux d’une roue à aubes est le résultat de deux
mouvements:

 La rotation de la roue : représentée par la vitesse tangentielle à la roue 𝑈 ⃗


(appelée aussi vitesse périphérique, vitesse circonférentielle et vitesse
d’entrainement). Elle est donnée par :
Dans ce qui suit il faut intervenir encore deux composantes de la vitesse absolue :

 Une composante radiale :


VI.) Théorème d’Euler

Le point de départ pour l’étude des turbomachines est l’équation d’Euler. Celle-ci peut être déduite
aisément du principe de conservation de l’impulsion angulaire ou moment de la quantité
de mouvement. En particulier,on considère un écoulement unidimensionnel en régime
stationnaire dans le rotor d’une turbomachine ayant des conditions uniformes à l’entrée et à la
sortie notées par les indices 1 et 2, respectivement. On applique alors, l’équation 1.8 à un filet
de fluide entre ses deux points illustrés sur la figure 1.7 et celle-ci devient :
VII) Paramètres généraux des pompes

Les paramètres des pompes les plus essentielles sont ;

1) La vitesse de rotation N (tr/min)

Est le nombre de tours qu’effectue la turbomachine par unité de temps. Elle est définit en fonction
de la vitesse angulaire ω ( rd/s ) : N = 60ω/2П . Avec :ω est la vitesse angulaire (rd/s)

3.) Le débit volumique (m3/s)

C’est le volume qu’une turbomachine doit fournir par unité de temps. Qv = V/t .

4.) Puissance absorbée et puissance utile (W)


La puissance absorbée ou la puissance consommée est la puissance disponible au niveau de
l’arbre d’entrainement de la roue de la pompe. La puissance utile est la puissance transmise au
fluide. Elle est définie par

Avec H m est la hauteur manométrique de la pompe.

5.) Différentes hauteurs (m)


 Hauteur théorique :

La hauteur est définie par l’équation d’Euler (1.17).

 Hauteur manométrique :

C’est la hauteur qui permet à l’énergie reçue par le liquide à l’intérieur de la pompe de surmonter
les pertes de charge ;

6) Rendements des turbomachines

Le rendement total d’une pompe est le résultat de la multiplication de trois types de rendements.
Chaque type est lié à un genre de pertes qui se passent dans la pompe :

 Pertes hydrauliques : due aux frottements ;


 Pertes volumétriques : causées par les fuites du liquide à travers les jeux de la pompe ;
 Pertes mécaniques : due aux frottements mécaniques dans les paliers, les presses
étoupes, …etc.
6) Rendements des turbomachines

Le rendement total d’une pompe est le résultat de la multiplication de trois types de rendements.
Chaque type est lié à un genre de pertes qui se passent dans la pompe :

 Pertes hydrauliques : due aux frottements ;


 Pertes volumétriques : causées par les fuites du liquide à travers les jeux de la pompe ;
 Pertes mécaniques : due aux frottements mécaniques dans les paliers, les presses
étoupes, …etc.
a) Rendement hydraulique

b) Rendement volumétrique
c) Rendement mécanique

d) Rendement global (total)

VIII) Courbes caractéristiques

1.) Courbe caractéristique H(Q)

La présence d’une pompe dans un système de pompage, exige la connaissance des paramètres
nominaux H (hauteur manométrique) et Q (débit nominale ou utile). Ces deux paramètres forment
un couple (H, Q) qui définit la position du point de fonctionnement de la pompe dans le
circuit hydraulique où elle se trouve. On note que H et Q doivent être connus pour une vitesse de
rotation N de la roue constante. Mais, il est important parfois de connaître le comportement de la
pompe dans des conditions hors de celles nominales. On peut distinguer deux types de
caractéristique H(Q) ;

 Caractéristique stable :

Ce sont les courbes H(Q) régulièrement descendantes (fig.3.2) avec l’accroissement du

débit, depuis H(Q=0)=H0 =Hmax qui correspond à la fermeture du robinet – vanne de refoulement.
Chaque valeur de débit Q, correspond à une seule valeur de hauteur H.

 Caractéristiques instables :

Ce sont des courbes montantes (ascendantes), à partir de H 0 =H(Q =0) jusqu’au sommet de
la courbe, correspondant à l’ordonnée H max (Fig.3.3). A partir de ce point, la courbe H(Q) devient
descendante. Au-dessus de la droite horizontale passant par H0 , chaque hauteur H peut avoir deux
valeurs de débits ; Q 1 et Q 2 .
2.) Courbe caractéristique Pu(Q)

Pour les pompes centrifuge à faible et moyenne vitesse spécifique, les courbes caractéristiques
P(Q) de la puissance, sont régulièrement ascendantes (Fig.3.4).

3.) Courbe caractéristique η(Q)


La courbe η(Q) du rendement est représenté sur la figure 3.5.
CHAPITRE III : MOTEUR A COMBUSTION INTERNE

INTRODUCTION

Le moteur à combustion interne (MCI) appelé aussi ‘moteur à explosion’ est une machine
thermique motrice pour laquelle le fluide dit ‘fluide moteur’ reçoit une quantité de chaleur désignée
généralement par ‘Q 1 ’ par l’intermédiaire d’une combustion d’un carburant combustible gazeux
ou liquide (pulvérisé ou injecté) et d’un comburant (l’air) à l’intérieur du même organe qui produit
du travail ‘le cylindre’ ‘c. a. d. que le travail de détente des gaz de combustion ainsi que la
combustion s’effectuent dans le cylindre. Vu la configuration d’un moteur à combustion interne et
le refroidissement, par l’eau,des parois du cylindre et de la culasse, la température supérieure
admissible du cycle de ce moteur peut être beaucoup plus élevée que pour les turbines à vapeur et
les turbines à gaz. Ce moteur est beaucoup robuste est résistant que les autres types de machine
motrice. Comme, pour la majorité des turbines
à gaz, le cycle, suivant lequel le moteur à combustion interne fonctionne, n’est pas fermé. Et
ceci parce qu’à l’admission le fluide est de l’air ambiant, provenant du milieu extérieur
(l’atmosphère) et qu’à la fin de la détente les gaz de combustion sont rejetés au même milieu
extérieur mais en un endroit différent puis une nouvelle quantité d’air frais est admise
(l’admission et l’échappement ne sont pas reliés) Cependant, malgré que ce n’est pas la même
quantité de fluide moteur qui décrit le cycle continuellement, pour l’analyse thermodynamique du
cycle nous considérons que celui-ci est fermé est que c’est la même quantité du fluide qui décrit ce
cycle continuellement.

I) MOTEUR CYCLE OTTO OU CYCLE DE BEAUX DE ROCHAS

Le moteur dit à essence, fonctionnant avec le combustible normal ou super ou sans plomb
ou GPL (gaz de pétrole liquéfié) et suivant le cycle Otto appelé aussi cycle de Beaux de Rochas,
se compose des transformations successives suivantes (figure II-1 : a):
Pour faire et simplifier l’analyse thermodynamique il serait commode et préférable de ne pas
considérer les transformations a-1 et 5-b (admission et seconde partie de l’échappement)
et donc de considérer le cycle de la figure II-1 : b. En considérant que la chaleur spécifique C v
reste invariable pendant tout le cycle, les quantités de chaleur échangées pendant le cycle Otto
simplifié sont,
Remarque : l’équation II-11 est valable qu’en considérant que la chaleur spécifique C v reste
invariable pendant tout le cycle, sinon les quantités de chaleur échangées pendant le cycle
Otto simplifié seront,

II) Turbine à gaz

Inversement au moteur à combustion interne, la turbine à gaz ‘TAG’ ou ‘TG’ est une machine
thermique motrice pour laquelle le fluide moteur reçoit une quantité de chaleur désignée
généralement par ‘Q 1 ’ par l’intermédiaire d’une combustion d’un carburant combustible
gazeux ou liquide (pulvérisé ou injecté) et d’un comburant (l’air) à l’intérieur d’une chambre
de combustion séparée et comprise entre l’organe assurant la compression de l’air atmosphérique
‘le compresseur’, généralement du type axial, et l’organe ou se détendent les gaz de combustion et
produisant ainsi du travail mécanique ‘la turbine’ qui est aussi de ype axial. A cause
de la configuration de la turbine à gaz et l’impossibilité de son refroidissement par l’eau,
contrairement au moteur à combustion interne, la température supérieure admissible de la
turbine à gaz ne peut être aussi élevée que pour cycle du moteur à combustion interne. Et donc, la
turbine à gaz est moins robuste est moins résistante.L’avantage de la turbine à gaz, par rapport
moteur à combustion interne, est qu’elle peut produire une puissance utile beaucoup plus grande
et ceci malgré l’importante puissance consommée par le compresseur pour comprimer l’air ambiant
admis, qui est de l’ordre de 50 à 65% de celle produite par la turbine. Les principaux avantages de
la turbine à gaz, par rapport à la turbine à vapeur sont :

 La nécessité d’une faible quantité d’eau et donc ne n’exige pas un site ou l’eau est en
abondance tel que près de la mer
 Un coût d’investissement par KW et frais d’exploitation et d’entretien moins élevés
 Démarrage beaucoup plus rapide (quelques minutes)

De même que pour le moteur à combustion interne, la majorité des turbines à gaz fonctionnent
suivant un cycle réellement ouvert, puisque qu’à l’admission le fluide est de l’air ambiant,
provenant du milieu extérieur (l’atmosphère) et qu’à la fin de la détente les gaz de combustion sont
rejetés au même milieu extérieur mais en un endroit différent puis une nouvelle quantité
d’air frais est admise à chaque début du cycle. Combustion
sont rejetés au même milieu extérieur mais en un endroit différent puis une nouvelle quantité
d’air frais est admise à chaque début du cycle.

1) SCHEMA GENERAL ET COMPOSITION D’UNE INSTALLATION TURBINE A


GAZ

Une installation d’une turbine à gaz, représenté sur la figure III-1, est principalement composée:

- d’un compresseur à air ‘C’

- d’une chambre de combustion ‘CHC’

- d’une turbine ‘T’

- d’un moteur de lancement ‘M’

- d’une charge ‘CH’ (génératrice d’électricité ou système de propulsion)


2) PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UNE INSTALLATION TURBINE A GAZ

Le compresseur, généralement du type axial, aspire l’air atmosphérique et le comprime de la


pression P1 (généralement égale à la pression atmosphérique) jusqu’à une P2 définit par le
rapport ou taux de compression εC =P2/P 1 .L’air comprimé est ensuite envoyé dans la
chambre de combustion où la combustion est réalisée, grâce à l’apport du combustible, soit
généralement à pression constante soit à volume constant. Puisque la température des gaz T3 , à la
fin d’une combustion complète d’1 Kg de combustible qui nécessite environ 14Kg d’air, est de
l’ordre 1700 °C, il faudrait 4 à 5 fois la quantité normale d’air pour abaisser T 3 à une valeur
admissible par matériaux de la turbine aux environ de 1000 à 1200 °C. Ces gaz de
combustion de détendent ensuite dans la turbine jusqu’à une pression P 4 (presque égale ou
légèrement supérieure à la pression atmosphérique) produisant ainsi un travail mécanique de
rotation. Cette énergie mécanique est utilisée en partie pour entrainer le compresseur (environ 50
à 65%) et la partie restante pour entrainer une génératrice électrique ou u pour la propulsion.
Au démarrage initial le compresseur est entrainé par un moteur de lancement électrique ou à
combustion interne.

3) DIFFERENTS TYPES DE CYCLE DE FONCTIONNEMENT DES TURBINES A GAZ


En fonction du mode de la combustion (isobare ou isochore) et celui de la compression
(adiabatique ou isotherme) et de la récupération d’une partie de la chaleur des gaz à la sortie
de la turbine (encore beaucoup plus chauds que l’air comprimé sortant du
compresseur) on distingue principalement les différents cycles suivants de fonctionnement
des turbines à gaz :
Remarque : En considérera que La chaleur spécifique Cp et la masse ‘m’ (ou débit) du fluide
moteur restent invariables pendant le cycle.

a) CYCLE A COMBUSTION ISOBARE SANS RECUPERATION

Alors que la combustion se fait à pression constante, la compression de l’air peut être soit
isotherme, soit polytropique soit adiabatique (cycle de Joule ou de Brayton). Le cycle de Joule ou
de Brayton (1-2-3-4 réversible et 1-2’-3-4’ irréversible), caractérisé par une compression
adiabatique de l’air et une combustion isobare (figure) III-2), est composé des transformations
suivantes:
L’analyse numérique de l’équation (III-13) montre que le rendement thermique du
cycle de Joule réversible augmente lorsque le taux de compression εC augmente ; cette
augmentation s’affaiblit avec l’augmentation de εC .

b) CYCLE A COMPRESSION ISOTHERME

Le cycle à compression isotherme ne diffère du cycle de Joule ou de Brayton que par la


transformation de compression 1-2 (figure III-3) qui se fait à température constante et ceci par
l’intermédiaire de l’eau de refroidissement. Dans ce cycle la quantité de chaleur cédée par
le fluide moteur au milieu extérieur est composée de deux quantités, Q’ 2 cédée à l’atmosphère
et Q’’ 2 cédée à l’eau de refroidissement tel que,
L’analyse numérique de l’équation III-23 montre que le rendement thermique du cycle à
compression isotherme et combustion isobare augmente lorsque le taux de compression
εC augmente mais avec une faible augmentation lorsque εd augmente.Une comparaison de ces
deux cycles sur le diagramme T-S montre que pour la même quantité de chaleur fournit lors
de la combustion Q1 le travail du cycle à compression adiabatique et donc son rendement
thermique sont supérieurs à ceux du cycle à compression isotherme,
4) CYCLE A COMBUSTION ISOBARE AVEC RECUPERATION

Le rendement thermique cycle à combustion isobare peut être amélioré en récupérant une partie de
la quantité de chaleur Q 2 des gaz sortant de la turbine, encore chauds à quelques centaines de
degrés Celsius, avant leur évacuation vers l’atmosphère. Cette quantité de chaleur récupéré
est utilisé pour préchauffer l’air comprimé sortant du compresseur et avant son admission dans la
chambre de combustion et ceci dans un récupérateur (échangeur à surface). Ceci permet
de diminuer les deux quantités de chaleur Q 2 (perdue dans l’atmosphère) et Q1 (fournit
au cycle) impliquant une diminution de la consommation de combustible. Le schéma général
d’une installation avec récupération est représenté sur la figure III-4 et les cycles d’opération
correspondants sont représentés sur la figure III-5
Cet échange (récupération) de la quantité de chaleur Q récu est représenté sur le diagramme
T-s par la flèche entre les transformations 5-6 (refroidissement des gaz sortants de la turbine à la
fin de la détente) et 2-3 (réchauffe de l’air comprimé). Les quantités de chaleur échangées lors de
la récupération sont représentées respectivement par les surfaces a-2-3-b-a et c-9-5-d-c sur le
diagramme T-S. L’efficacité du récupérateur est définit par :
CHAPITRE IV : MOTEUR DIESEL

I) CYCLE DIESEL OU CYCLE A INJECTION

Le cycle Diesel ou cycle à injection ne diffère du cycle Otto principalement que par le processus
de combustion qui se fait dans ce cas de façon progressive (à l’inverse du cycle Otto)
et à pression constante et donc à volume variable et croissant. Le moteur Diesel offre l’avantage
de pouvoir accroitre le taux de compression sans problème de détonation puisque dans ce
moteur seul l’air est comprimé avant l’injection du combustible ‘gasoil’ qui est de
moindre qualité et donc beaucoup moins cher que l’essence utilisé dans le cycle Otto.Ce cycle
est donc composé des mêmes transformations que le cycle Otto excepté la
deuxième 2-3 qui représente une combustion isobare, comme représenté sur la figure II-2,

Dans ce cas on définit un nouveau taux, celui de détente préalable pendant la combustion
à pression constante,
Le rendement thermique du cycle Diesel (équation II-317) peut être exprimé seulement en
fonction des taux de compression et de détente préalable,
L’équation II-26 montre que le rendement thermique du cycle Diesel ne dépend que de l’exposant
adiabatique (donc du fluide moteur utilisé) et des taux de compression et de détente
préalable.

II) CYCLE SEMI DIESEL OU CYCLE MIXTE DE SABATHE OU DE


TRINCKLER

Le cycle semi Diesel ou cycle mixte ou à double combustion, appelé aussi cycle de

Sabathé ou de Trinckler, ne diffère des cycles Otto et Diesel principalement que par une
combustion mixte (combinée des deux cycles précédents) qui se fait en deux parties, la
première à volume constant dans une chambre de précombustion suivit d’une deuxième à
pression constante dans le cylindre. Ce cycle est donc composé des mêmes trois transformations
que le cycle Otto et Diesel (compression 1-2, détente 3’-4 et échappement 4-1) et des deux
transformations de combustion des cycles Otto et Diesel, comme représenté sur la figure II-3,

En considérant que les chaleurs spécifiques Cp ,Cv restent invariables pendant tout le cycle, les
quantités de chaleur échangées pendant le cycle Otto simplifié sont,
et en introduisant le taux de compression (rapport des pressions),

Le rendement thermique est exprimé seulement en fonction des différents taux,


Remarque : L’équation II-38 du rendement thermique du cycle mixte permet d’obtenir :

- l’équation II-26 du rendement thermique du cycle Diesel en remarquant que le taux de

compression c’est-à-dire sans la transformation isochore 2-3 (2 et 3 deviennent


confondus)

- l’équation II-11 du rendement thermique du cycle Otto en remarquant que le taux de


détente préalable ε d = V 3’/V 3= 1 c’est-à-dire sans la transformation isobare 3-3’ (3’et 3
deviennent confondus)

III) COMPARAISON DES CYCLES PRESENTES

L’analyse des expressions du rendement thermique des cycles Otto , Diesel et mixte (équation
permet d’établir les comparaisons suivantes) :

- Pour la même valeur de la température supérieure (maximale) des trois cycles ( T3 ou T3’ ) :
CHAPITRE V : CHAUDIERES

I) Introduction

La chaudière est un générateur de chaleur produisant généralement de l'eau chaude pour le


chauffage. Ce n'est pas la seule utilisation d'une chaudière qui peut produire de la vapeur, le plus
souvent pour des applications industrielles. Une chaudière comporte un corps de chauffe avec un
circuit d'eau intégré qui récupère la chaleur produite par un brûleur utilisant un combustible
gaz, fioul, bois . Elle présente de par son combustible, un rendement de combustion. Selon
son dimensionnement et les différents appels de puissance, elle génèrera un rendement de
production. C'est dire qu'une chaudière qu'elle soit une chaudière gaz, ou une chaudière au
fioul ou une chaudière bois pourra présenter différents rendements selon les applications qu'elle
sert. D'où la notion d'économies d'énergie et d'efficacité énergétique de ladite chaudière.
L'efficacité des chaudières est désormais réelle. Nous trouvons les meilleurs rendements avec les
chaudières à condensation. La chaleur latente des fumées est ainsi récupérée sur le retour d'eau
chaude de chauffage. Les fumées sortent plus froides et la chaleur est transférée au circuit
de chauffage.

II) Architectures des types de chaudières


1) Chaudières électriques :

L'électricité n'est pas à proprement parler un combustible. C’est cependant une source
d'énergie qui est parfois convertie en chaleur dans des chaudières électriques. Il existe
plusieurs principes de chauffe. Les chaudières à résistances chauffent l'eau à l'aide d'une résistance
électrique immergée dans l'eau. Les chaudières à effet joule chauffent l'eau à l'aide d'électrodes
immergées dans l'eau. C'est alors l'effet joule de l'eau qui permet le chauffage de l'eau ou la
vaporisation. Les chaudières ioniques projettent des ions à grande vitesse (280 km/s) à l’aide d’un
champ électrique, provoquant l’échauffement du liquide caloporteur.

La rareté des chaudières électriques s'explique par le prix de l'électricité qui est une énergie plus

coûteuse que la plupart des autres énergies. On trouve des chaudières électriques dans le domaine

du chauffage central domestique, dans l'humidification de locaux équipés d'air conditionné (petites

chaudières vapeur utilisées pour l'humidification), mais aussi dans l'industrie pour des puissances

allant jusque quelques dizaines de MW. Du fait de l'absence de pertes d'énergie par la chaleur

sensible des fumées, le rendement des chaudières électriques est souvent proche de 100 %.

2) Chaudières à récupération:
Une chaudière de récupération est une chaudière qui utilise la chaleur des gaz

d'échappement de la turbine à gaz, elle permet de récupérer les calories contenues dans les fumées

pour produire de la vapeur.La chaudière fonctionne en mode récupération pure (sans post de
combustion), elle permet de récupérer l'énergie disponible dans les fumées à l'échappement
de la turbine à combustion, pour produire de la vapeur surchauffée à partir d'eau déminéralisée
à température ambiante.

3) Chaudière à combustion :
 Chaudière à combustibles solide : caractérisé par des foyers les chaudières se sépare en
trois types à combustion solide selon leur foyer

-Les foyers à grilles

-Les foyers à charbon pulvérisé

-Les foyers à lit fluidisé


 Chaudière à combustibles liquide ou gazeux : ce type de chaudière est généralement doté

d’un bruleur qui s’occupe de la combustion

 Chaudière à combustion gazeuse : le fonctionnement au gaz est un système à

combustion : le gaz est brûlé dans une chaudière, avec un corps de chauffe. Celui-ci (petit

radiateur) chauffe de l'eau qui est ensuite diffusée dans l'habitation par des tuyaux via une ou

plusieurs pompes à eau. Ce type de chaudières est très répondu comme utilisation

domestique ou bien dans l’industrie il présente des avantages (prix très abordable du gaz,

rendement énergétique excellent….) comme des inconvénients (dégâts d’explosions ou

d’intoxications).

 Chaudière à combustion liquide : De nombreuses habitations, ou usines industrielles

sont équipées au fioul, les chaudières au fioul ont réalisé de considérables progrès en termes

de rendement, d'écologie et d'hygiène.


. Centrale solaire :

Une « chaudière solaire » a en l'occurrence des capteurs solaires thermiques analogues à

ceux qui alimentent un chauffe-eau solaire ensuite une distribution par un réseau de tuyauteries

semblable à celui utilisé dans les systèmes classiques , un (ou des) dispositif(s) de stockage de

l'énergie thermique (ballon-tampon, dalle de béton) sont mis assurant le stockage ,envoyant cette

énergie a des émetteurs de chaleur (radiateurs basse température, dalle chauffante, etc.) bien

qu’une régulation est indispensable. Un système d'appoint permet de pallier les insuffisances du
rayonnement. Il peut être totalement indépendant de l'installation solaire : cheminée, poêle à bois,
convecteurs électriques,

etc. Il peut aussi être couplé à la partie solaire de l'installation. Ainsi, la régulation peut gérer la
mise en route et l'arrêt de l'appoint, en fonction de l'ensoleillement, de la demande de chauffage ou
d'eau chaude sanitaire. Dans ce cas, on utilise une chaudière classique (fioul, gaz, bois, électrique).
4) Classifications par type de fluide caloporteur :

Une chaudière échange de l'énergie thermique avec différents types de fluides caloporteurs qui
ensuite la véhiculent jusqu'au point d'utilisation.

a) L’eau chaude :

Est principalement utilisée dans les systèmes de chauffage de locaux d'habitation, commerciaux
ou industriels. Dans le domaine du chauffage central domestique, c'est quasiment le seul fluide
utilisé.

b) L’eau surchauffée :

L’eau surchauffée est principalement utilisée dans le chauffage urbain. On peut aussi la trouver
dans l'industrie. Pression et température courantes d'usage tournent autour de 20 bars à 180 °C avec
retour à 90 °C.

c) La vapeur saturée :

Principalement utilisée dans les procédés industriels. La vapeur produite par la chaudière sert alors
à chauffer des fluides au travers d'échangeurs. Des machines spécifiques comme les machines à
papier peuvent également avoir besoin d'une alimentation en vapeur.

d) La vapeur surchauffée :
La vapeur surchauffée sert principalement à être turbiner, généralement dans le but d'entraîner
un alternateur pour produire de l'électricité .Ce principe est utilisé par les centrales
thermiques. Certaines industries ont des déchets à éliminer, ces derniers utilisés
comme combustibles leur permettent de produire de l'énergie électrique et tout ou partie de
l'énergie thermique nécessaire à l'usine. On parle alors de cogénération.

e) Fluide thermique :

Généralement des huiles, permettant d'atteindre de hautes températures sans nécessiter des
pressions élevées. Ils sont utilisés comme énergie thermique par exemple dans l'industrie des
panneaux de bois aggloméré. L'utilisation de fluide thermique permet également de meilleures
précisions dans la régulation de température. Cependant, l'utilisation de fluide thermique génère de
nombreuses contraintes d'exploitation pour les industriels, ils sont de plus en plus remplacés par de
la vapeur.

5) Classification par gamme de puissance :

 Chaudière domestique : utilisé pour le chauffage dans les habitas et les bâtiments sa
consommation est inférieur à 70 KW.
 Chaudière industrielle : dans l’industrie l’utilisation de la chaudière a une importance
massive, elle est utilisée dans plusieurs domaines tels que (la production du lait lacté,
industrie de textile etc. …….) sa consommation dépasse les 70 KW.

6) Principe de fonctionnement d’une chaudière

Quel que soit le modèle que vous avez, le principe de fonctionnement d’une chaudière repose sur
des éléments qui varient peu :

 Une chaudière a besoin d’un carburant, d’une source d’énergie : bois, fioul, gaz, électricité,
ou plus récemment, air.
 Pour les chaudières à combustion, le carburant est brûlé, et c’est cette action qui produit de
la chaleur.
 Pour les modèles électriques ou thermodynamiques, il n’y pas de combustion, mais
l’utilisation d’une source d’énergie “invisible”.
 Dans tous les cas, l’énergie utilisée ou dégagée par la combustion sert à produire de la
chaleur, qui se transmet ensuite à des circuits reliés à des émetteurs de chaleur (radiateurs,
planchers chauffants) et/ou au dispositif d’alimentation en eau chaude.
 Les vapeurs dégagées et résidus de combustion sont évacués, sauf dans les modèles à
condensation, dans lesquels la vapeur est réutilisée en circuit interne.
III) Aspect théorique de la combustion et du combustible
1) Le pouvoir comburivore
Il désigne la quantité d’air strictement nécessaire et suffisante qu’il faut fournir pour assurer la
combustion neutre de l’unité de combustible.

2) Les Pouvoirs Fumigènes


C’est la quantité de fumées qui résulte de la combustion neutre de l’unité de combustible.
Il existe deux types de pouvoirs fumigènes :
- Le pouvoir fumigène SEC
- Le pouvoir fumigène HUMIDE
3) Les Pouvoirs Calorifiques
Le pouvoir calorifique d’un combustible est la quantité de chaleur dégagée par la combustion
complète, sous la pression atmosphérique normale, de l’unité de combustible, celui-ci ainsi que
les produits de combustion étant à 0 °C.
 Notation : PC
 Unité : [kJ/kg(n) de combustible] ou [kJ/m 3 (n) de combustible
 Remarque : (n) signifie que toutes les réactions se produisent dans les conditions
normales de température et de pression.
Le pouvoir calorifique est dit inférieur (PCI) quand l’eau résultant de la combustion de
l’hydrogène et des hydrocarbures est supposée à l’état de vapeur dans les produits de combustion.
Le pouvoir calorifique est supérieur (PCS) quand cette eau de combustion est ramenée à l’état
liquide dans les fumées

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