L'essentiel: Droit Des Entreprises en Difficulté
L'essentiel: Droit Des Entreprises en Difficulté
L’essentiel
DROIT DES
Directrice du Master 2 Droit des responsabilités et – Information économique
Directrice de l’IEJ de Nice. – T echniques d’alerte interne
Laurence Caroline Henry est Avocat général en service et externe à l’entreprise
extraordinaire à la Cour de cassation et Professeur agrégé. –M andat ad hoc
ENTREPRISES
– P rocédure de conciliation
EN DIFFICULTÉ
de la procédure de sauvegarde
PUBLIC – S auvegarde accélérée et SFA
–R edressement judiciaire
– Étudiants en Licence et Master Droit – L iquidation judiciaire
– Étudiants au CRFPA et candidats à l’ENM –R établissement professionnel
– Étudiants et praticiens de l’expertise comptable – S anctions civiles
– Praticiens des professions juridiques et judiciaires
– S anctions pénales
L. Antonini-Cochin
Laetitia Antonini-Cochin / Laurence Caroline Henry
L. C. Henry
Prix : 15,50 e
ISBN 978-2-297-09180-0
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9e édition
L’essentiel
du
DROIT DES
ENTREPRISES
EN DIFFICULTÉ
Avertissement
Sauf précision contraire, les articles cités sont ceux du Code de commerce.
Plan de cours
Présentation 3
Introduction – Structures des procédures collectives 13
PARTIE 1
Traitement non judiciaire des entreprises en difficulté
PLAN DE COURS
37
1 – Désignation du mandataire ad hoc 37
■ Demande de désignation 37
■ Décision du président du tribunal 38
2 – Rôle du mandataire 39
■ Objet de la mission du mandataire 39
■ Portée de la mission du mandataire 39
PLAN DE COURS
91
■ Adoption du plan de sauvegarde 91
a) Réorganisation de l’entreprise 92
b) Apurement du passif 94
■ Exécution du plan de sauvegarde 95
a) Effets du jugement arrêtant le plan 95
b) Devenir du plan 95
PLAN DE COURS
145
1 – Les conditions du rétablissement professionnel 145
■ Des débiteurs strictement sélectionnés 145
■ Une ouverture sous conditions suspensives 146
2 – Les effets du rétablissement professionnel 147
■ Une procédure originale 147
■ Un effacement des dettes sans liquidation 147
La loi du 26 juillet 2005 n’y change rien : la question essentielle en matière de droit des entreprises
en difficulté reste inspirée du théâtre de Shakespeare : « être ou ne pas être » en cessation des
paiements. La notion n’a pas changé depuis qu’elle a été définie par la jurisprudence ; l’article
L. 631-1, premier alinéa, rappelle que le débiteur est « dans l’impossibilité de faire face au passif
exigible avec son actif disponible ». Que se cache-t-il derrière ces mots ? Le passif exigible vise les
dettes échues, certaines et liquides. L’actif disponible correspond aux liquidités du débiteur, les
valeurs réalisables à très court terme, les ouvertures de crédit. Concrètement, le débiteur en cessa-
tion des paiements est dans l’incapacité de payer ses dettes.
Sans changer la définition de la notion, la loi conserve la cessation des paiements comme critère de
répartition des différentes procédures applicables aux entreprises en difficulté. Cependant, si le
curseur reste inchangé, il est déplacé sur l’échelle des difficultés des entreprises. Il ne distingue plus
les procédures judiciaires des autres. Désormais, avec une souplesse accrue, la cessation des paie-
ments est le critère de répartition entre les procédures préventives et les procédures curatives des
difficultés de l’entreprise. Le législateur, en 2005, favorise l’anticipation préférant prévenir que
guérir. Il tire les leçons du passé : intervenir trop tard conduit de nombreux débiteurs à la liquidation
sans passer par la case sauvegarde et/ou redressement. Le même souci de réalisme explique le carac-
tère « tampon » de la nouvelle procédure de conciliation (qui ne s’applique pas au secteur agricole).
Dans le même souci, le législateur supprime le contrôle du critère de la cessation des paiements pour
basculer de sauvegarde en redressement judiciaire lorsque l’échec de la procédure judiciaire préven-
tive est constaté. L’ouverture de la procédure de rétablissement professionnel peut intervenir
14 L’ESSENTIEL DU DROIT DES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ
débiteur. L’importance de la conciliation se confirme au fil des réformes. Elle permet de préparer
les cessions de l’entreprise avant l’ouverture d’une procédure collective, elle est le passage obligé
de la sauvegarde accélérée et de la sauvegarde financière accélérée (SFA).
Quelques schémas permettent de visualiser la place de chacune des solutions proposées aux diffi-
cultés rencontrées par l’entreprise. Elles ont été améliorées par l’ordonnance du 18 décembre
2008 (Ord. nº 2008-1345) ratifiée par la loi nº 2009-526 du 12 mai 2009 et le décret nº 2009-
160 du 12 février 2009. Elles sont renouvelées et de nouvelles procédures sont introduites par
l’ordonnance du 12 mars 2014 (Ord. nº 2014-326), le décret du 30 juin 2014 (D. nº 2014-736) et
l’ordonnance du 26 septembre 2014 (Ord. nº 2014-1088 du 26 sept. 2014, JO 27 sept.). Sans
modifier l’architecture des procédures, la loi PACTE (nº 2019-486, 22 mai 2019) modifie de
nombreux articles du livre VI notamment dans le souci de favoriser le rebond du débiteur et
améliorer la rédaction des textes.
16 L’ESSENTIEL DU DROIT DES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ
Procédure de conciliation
Mandat ad hoc
Débiteur in bonis
Ou
Cessation des paiements
Débiteur in bonis de moins de 45 jours
Procédure conventionnelle -
accord
Procédure
conventionnelle
Accord constaté par le Accord homologué par
Mission définie par le président du tribunal : le tribunal :
président du tribunal - force exécutoire - publicité
- confidentialité - créanciers signataires,
- pas de voies de recours interdiction des
Pendant la durée de poursuites individuelles
l’exécution, l’accord constaté : - débiteur, suspension
- interrompt et interdit toute des poursuites
action en justice individuelles
- arrête ou interdit toute - privilèges de
poursuite individuelle conciliation pour les
- interrompt les délais impartis créanciers - privilège de
aux créanciers parties à new money
l’accord
INTRODUCTION – Structures des procédures collectives 17
Procédures de sauvegarde
(sauvegarde - sauvegarde accélérée -
SFA)
Survenance
Initiative exclusive du débuteur de la cessation
in bonis des paiements -
conversion
de la sauvegarde
en redressement
judiciaire
ou liquidation
judiciaire Liquidation
judiciaire
Redressement (alternative
judiciaire rétablissement
professionnel
effacement de dettes
sans liquidation)