Maintenance sécurisée en tuyauterie industrielle
Maintenance sécurisée en tuyauterie industrielle
R.474
Pour vous aider à prévenir les risques d'accidents, des conseils sur :
➜ Les modalités d'organisation préalable à l'intervention sur site (cahier des charges, plan de prévention...),
➜ Les rôles de l'entreprise utilisatrice et de l'entreprise extérieure,
➜ Les préconisations à prendre en compte lors de l'intervention proprement dite.
© Serge Morillon - INRS
Organisation des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers
R.474
Adoptée par le Comité Technique National des industries de la métallurgie (CTN A) le 20 mai 2014
et par le Comité Technique National des industries de la chimie, du caoutchouc et de la plasturgie
(CTN E) le 13 mai 2014.
Sommaire
1 Champ d’application 2 5 Intervention proprement dite 7
2 Objet de la recommandation 3 5 | 1 - Accueil des intervenants
3 Organisation préalable à l’intervention sur site 3 5 | 2 - Intervention sur site
3 | 1 - Appel d’offre et aspects contractuels 5 | 3 - Points de vigilance
3 | 2 - Plan de prévention et respect du formalisme 5 | 4 - Conditions de vie et de travail
des documents autorisant les travaux
5 | 5 - Traçabilité des expositions des intervenants
3 | 3 - Information
5 | 6 - Surveillance médicale des intervenants (SMR)
3 | 4 - Formation ➜ Annexes 11
4 Rôle respectif des représentants de l’EE ➜ Bibliographie (non exhaustive) 23
et de l’EU 6
4 | 1 - Rôle du référent de l'EU
4 | 2 - Rôle du représentant de l'EE
1 Champ d’application
En complément des textes réglementaires en vigueur, il est recommandé aux chefs d’entreprise relevant des
codes risques des Comités techniques nationaux
— des industries de la métallurgie (CTN A)
— des industries de la chimie, du caoutchouc et de la plasturgie (CTN E)
listés en annexe 1, dont tout ou partie du personnel relève du régime général de la sécurité sociale et effectue ou
fait effectuer des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers, quelle
que soit la nature des matériaux de construction des équipements, de mettre en œuvre les mesures de prévention
énoncées dans ce document.
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2 Objet de la recommandation
Le présent texte concerne les activités de maintenance sur des équipements de tuyauterie et chaudronnerie sur
sites chimiques et pétroliers, incluant les interventions et les travaux d’arrêt.
Il a pour objectif de formaliser les procédures d’intervention des entreprises de tuyauterie et chaudronnerie sur les
sites chimiques et pétroliers afin de réduire les risques auxquels sont exposés les salariés :
➜ risques d’activités simultanées ou de coactivité entre l’EU et les EE,
➜ risques liés à l’activité et au site de l’EU,
➜ risques inhérents aux activités de maintenance pouvant affecter l’EU et d’autres EE.
Opération / intervention:
Une ou plusieurs prestations de services ou de travaux réalisés par une ou plusieurs entreprises afin de
concourir à un même objectif.
Une opération peut comporter plusieurs interventions.
Appel d’offres
En complément des éléments contractuels habituels, il est recommandé d’intégrer au niveau de l’appel d’offres :
➜ les Consignes Générales de Sécurité (CGS),
➜ les dispositions particulières en matière de santé, sécurité, environnement à appliquer,
et de s’assurer que ces éléments soient facilement assimilables et compréhensibles par les entreprises consultées.
Il est également recommandé d’intégrer les éléments suivants :
➜ procédure détaillée d’accueil des intervenants de l’EE, établie après consultation de tous les acteurs en
santé-sécurité de l’EU (responsable sécurité, CHSCT, service de santé au travail…), comprenant notamment
les éléments mentionnés dans l’annexe 2.
➜ formation/information spécifiques au site et dispensées sur le site pour les intervenants avec mention des
durées et modalités d’organisation,
➜ prise en compte des difficultés de communication liées aux langues comprises par les intervenants,
➜ information relative aux accès au site ainsi qu’aux jours, heures et durées d’interventions,
➜ expression des besoins concernant les tenues et EPI spécifiques requis sur le site.
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Organisation des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers
Les CGS et les dispositions particulières définies plus haut forment un document socle, partie intégrante de
l’appel d’offres. En réponse à l’appel d’offres, il convient que l’EE communique également à l’EU l’analyse de ses
risques propres liés aux activités concernées.
Par ailleurs l’EU fournira toute information relative aux moyens permanents ou provisoires mis en place par elle-
même (par exemple, aménagements constructifs) pour assurer le bon déroulement des travaux :
➜ protections collectives,
➜ tuyauteries provisoires, câbles…,
➜ ressources mises à disposition dans les phases critiques (arrêt procédé, démarrage, travaux de préparation...).
En fonction des types de travaux à réaliser et de leur dangerosité, et avant de procéder à l’appel d’offres, il
convient que l’EU mène une réflexion permettant de limiter le recours à la sous-traitance et en particulier la sous-
traitance en cascade, ainsi que le recours à l’intérim.
Contrat commercial
Il est recommandé, dans le contrat, de :
➜ préciser les modalités de la mise à jour régulière de l’analyse des risques, tant pour l’EU que pour l’EE,
pendant la durée des travaux.
➜ formaliser concrètement par écrit les possibilités de recours au droit de retrait des salariés sans contrepartie
économique pour l’EE, ni sanction pour les salariés EE ou EU.
Tous les éléments liés aux conditions de travail et à la sécurité, même s‘ils ont été prévus en amont, notamment dans
le cadre de l’appel d’offres, seront systématiquement réexaminés lors de l’élaboration du plan de prévention (PDP).
Afin de disposer d’un document opérationnel, il est recommandé que le PDP ne concerne qu’une opération claire-
ment définie (pas de plan générique).
Le PDP devra décrire de façon lisible et concise d’une part, les dangers et les risques associés liés à l’opération
mais également les interférences en résultant, et détailler chaque intervention.
Le PDP doit rendre accessible à tous et compréhensible par tous les intervenants, la partie « instruction-consignes ».
L’inspection commune, une fois l’intervention programmée, permet d’identifier les locaux, les zones à risques et
les conditions réelles d’intervention. Les responsables des EU et EE s’assurent que les participants à l’inspection
commune préalable ont les compétences techniques, l’autorité et les moyens nécessaires pour détecter et
analyser les risques pouvant survenir lors des interventions à prévoir.
En cas de nécessité, il convient de valider et reprendre, installation à l’arrêt, l’inspection commune préalable.
Pour tenir compte des spécificités des interventions sur les sites chimiques et pétroliers, il est recommandé la
mise en place d’une coordination, par l’EU et sous sa responsabilité, des PDP afférents aux différentes opérations.
Ces PDP peuvent être modulaires, ils comprendront au moins :
➜ une partie s’appliquant à toutes les interventions,
➜ une partie spécifique à chaque intervention,
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➜ une procédure de gestion des imprévus et des situations rencontrées en cours d’intervention,
ainsi que la mise en œuvre d’une démarche de réduction des risques professionnels spécifique à la maintenance,
par exemple en utilisant les outils et logiciels dédiés aux interventions de maintenance pouvant exister.
La modularité du PDP ne dispense pas d’inviter les Instances représentatives du personnel (IRP) pour l’étude de
chaque partie.
Pour l’intervention, il est recommandé de s’appuyer sur un dispositif distinct et complémentaire (basé sur des
supports d’analyse des risques), tel que autorisation de travail, cahier d’intervention ou autre support équivalent
qui sera délivré au plus près du moment de l’intervention par des salariés de l’EU et de l’EE qui possèdent les
délégations nécessaires : autorité, moyens, compétences (cf. annexe 4).
L’EU et l’EE organisent un retour d’expérience basé notamment sur les analyses de risques réalisées pour faire
évoluer si besoin, le plan de prévention voire le document socle intégré aux appels d’offres.
En ce qui concerne les EPI spécifiques à l’activité de l’EU et les protections collectives si nécessaire, l’EU veille à
la mise à disposition pour tous les intervenants (EE et EU), des équipements adaptés en nombre suffisant.
De manière générale, il est recommandé au responsable de l’EU de s’assurer de la présence sur le site d’un repré-
sentant de l’EE qui aura une vision globale des interventions en cours de l’EE, et sera sollicité par les intervenants
en cas d’imprévu. Sans être l’interlocuteur unique de l’EU, ce représentant de l’EE assurera ainsi le lien avec l’EU
et décidera des mesures à prendre.
3 | 3 - Information
En matière d’information, il convient de s’assurer que le partage des responsabilités EU/EE est clairement défini
dans l’appel d’offres et de ne considérer en aucun cas que l’information dispensée lors de l’accueil sur le site
constitue une formation.
3 | 4 - Formation
En complément des textes réglementaires en vigueur et des dispositions relatives à la formation sur les risques
chimiques (formation N1/N2 par exemple), il est recommandé aux responsables EU et EE de :
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➜ s’assurer que les exigences de sécurité sont connues du personnel de l’EU et de l’EE, en définissant dans
l’appel d’offres, les compétences nécessaires au sein de l’EE pour la réalisation des interventions prévues.
➜ constituer sur cette base, le référentiel de compétences servant de base à l’élaboration du programme de
formation. Il aura été établi après réalisation d’un état des lieux permettant de cibler uniquement les compé-
tences complémentaires à acquérir.
➜ intégrer dans ce programme de formation les éléments relatifs aux risques d’exposition aux produits chimiques
de l’EU et des EE, en particulier en phase de nettoyage, rinçage et ouverture des circuits.
➜ s’assurer que l’objectif recherché soit la bonne compréhension par tous des risques encourus et des mesures
pour les prévenir. Pour cela, il conviendra de porter une attention particulière sur :
• un vocabulaire commun ainsi que des formats identiques concernant les données de sécurité des produits
chimiques (Fiches de Données de Sécurité (FDS), fiches toxicologiques...),
• un traitement équivalent des salariés des EU et des EE en matière de niveau de connaissance concernant
les risques,
• la mise à disposition par l’EU de ses propres notices de poste, qu’elle établit en application de l’article R.
4412-39 du code du travail.
La formation1 aux risques liés aux activités spécifiques du site et à son environnement est assurée par l’EU.
À cette occasion l’EU fournira aux intervenants un document adapté qu’ils pourront conserver.
Nota : Ces recommandations institutionnelles sont règlementaires dans le cas d’interventions dans des installa-
tions dites « Seveso ».
Afin de s’assurer du bon déroulement des opérations réalisées sur le site de l’EU et de s’assurer de la bonne
appropriation des mesures de prévention, il est recommandé à l’EU de désigner en son sein un (ou plusieurs)
interlocuteur(s) correspondant(s) des EE.
De même, il est recommandé au responsable de l’EE intervenante de veiller à l’encadrement effectif du personnel
engagé dans l’intervention.
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➜ s’assurer régulièrement de l’actualisation par l’EU des procédures et plans nécessaires aux EE (instrumenta-
tion de sécurité, points de condamnation, points de purge…),
➜ s’assurer de la bonne mise à disposition des circuits,
➜ informer les salariés de l’EU sur les travaux en cours par l’EE.
Il développe des moyens simples permettant la transmission effective de ces informations aux salariés des EE
(fiches pratiques, marquage sur site…).
À l’instar des nouveaux embauchés ou des intérimaires, il convient que l’EU organise l’accueil des salariés de l’EE.
Nota : Ces recommandations institutionnelles sont règlementaires dans le cas d’interventions dans des installa-
tions dites « Seveso ».
Il est recommandé à l’EU de transmettre lors de l’appel d’offre la procédure d’accueil détaillée en vigueur sur le
site (cf. 3.1). Ce document constituera un document de référence pour toute la durée des travaux. Ce document
doit permettre la mise en oeuvre d’un accueil de qualité pour tous les salariés intervenants.
Le référent de l’EU veille à la bonne application des dispositions figurant dans cette procédure.
Les conditions d’intervention étant susceptibles de changement entre la passation de la commande et l’interven-
tion proprement dite, il est recommandé de s’assurer que le PDP est à jour.
Les instructions spécifiques sont formalisées par les autorisations de travaux, permis de feu… (cf annexe 4) et
actualisées en fonction du contexte (avancement des travaux, matériel défaillant, conditions climatiques…).
Préalablement à l’intervention de l’EE, l’EU procède à la mise à disposition de l’installation ou des équipements
concernés :
➜ consignation des installations et équipements : isolement, condamnation, vidange, lavage, dissipation, vérifi-
cation (cf. annexe 5),
➜ fourniture des éléments prévus dans le contrat commercial et/ou le PDP : énergie et fluides, bases de vie,
logistique et moyens d’accès, infrastructures de sécurité …
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Organisation des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers
5 | 3 - Points de vigilance
La démarche de prévention lors des opérations de maintenance sur les sites chimiques et pétroliers doit, pour
demeurer opérationnelle, être adaptée à la nature et à la durée des différentes interventions.
Travail isolé
Le recours au travail isolé est à éviter dans la mesure du possible. Il conviendra donc à l’EU en lien avec l’EE
de mener une réflexion concernant :
➜ la réduction des situations de travail isolé,
➜ la pertinence pour l’EU d’accompagner l’intervenant en cas de situation de travail isolé,
➜ les moyens nécessaires à l’accompagnement d’un intervenant lors de ces travaux.
Lorsque le travail est exécuté de nuit ou dans un lieu isolé, ou à un moment où l’activité de l’EU est interrompue,
le responsable de l’EE doit prendre les mesures nécessaires pour qu’aucun intervenant ne travaille seul en
un point où il ne puisse être secouru.
Pour tenir compte de ces situations et des risques en découlant, il est recommandé à l’EU, et à l’EE de mettre à
jour les analyses de risques à chaque prise de poste et de réviser en conséquence le PDP, et délivrer des nouvelles
autorisations de travail.
Les conditions de vie et de travail des EE sont grandement dépendantes des dispositions prévues sur le site par
l’EU. L’EU s’assurera donc que toutes les dispositions prévues dans l’appel d’offre relatives à l’accueil et aux
conditions de vie des salariés des entreprises extérieures sont mises en place.
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De manière générale, il conviendra aux responsables de l’EU et de l’EE de prendre préalablement à l’intervention
les dispositions pour rester dans des amplitudes horaires acceptables (prise en compte des temps de déplace-
ment, travaux successifs de courte durée ou longues interventions en situation d’urgence).
Afin de favoriser la prévention des risques et, le cas échéant, la reconnaissance des maladies professionnelles,
la traçabilité des expositions des travailleurs de l’EE revêt une importance toute particulière.
Cette traçabilité peut être atteinte par l’enregistrement régulier des activités effectuées et l’analyse des risques
correspondante.
Il est recommandé à l’EU d’apporter un appui particulier (informations, moyens techniques, méthodes…) à l’EE
selon la taille, le domaine et la fréquence d’intervention de cette dernière afin de lui permettre de réaliser l’éva-
luation des risques liés aux installations de l’EU, et en particulier du risque chimique.
Les informations transmises par EU à l’EE, pour lui permettre d’enrichir sa propre analyse des expositions et des
risques sont précisées à l’annexe 6.
Il appartient cependant à l’EE de s’assurer que les informations transmises par l’EU correspondent à l’exposition
de ses propres salariés.
Toute situation susceptible de conduire à une exposition anormale doit être signalée aux entreprises respectives
(EU et EE concernées).
La traçabilité de l’exposition de ses salariés sera ainsi réalisée de manière pertinente par l’EE.
La détermination des postes de travail ou tâches nécessitant une surveillance médicale renforcée (SMR) relève de
la responsabilité du chef d’établissement de l’EE ; elle s’appuie, comme dans tous les autres cas, sur les résultats
de l’évaluation des risques, qui doit prendre en compte :
➜ les risques propres à l'EE,
➜ les risques résultants pour le personnel de l'EE de l’interférence de ses activités avec les activités, les installations
et matériels de l'EU (risques identifiés par le plan de prévention),
➜ l'avis du médecin du travail de l'EE.
La fiche d’entreprise rédigée par le médecin du travail de l’EU pourra constituer un support complémentaire
d’informations.
Le service de santé au travail de l'EU, en particulier le médecin du travail, pourra être utilement consulté, notam-
ment pour la prise en compte des risques provenant de l'EU pour lesquels il a acquis une expérience particulière.
Une coopération entre les médecins du travail des EU et EE est vivement souhaitée ; celle-ci peut prendre la forme :
➜ de visites conjointes de l’EU, d’évaluation conjointe des postes de travail,
➜ de transmission réciproques d’informations, d’échanges d’expérience,
➜ …
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Organisation des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers
Le médecin du travail de l’EE détermine les examens complémentaires relevant de la SMR ; si des examens com-
plémentaires sont réalisés par le médecin du travail de l'EU pour le compte de l'EE (examens complémentaires
attachés à une surveillance médicale renforcée dont l’origine provient de l’EU, et en particulier mesure d’Indice
Biologique d’exposition (IBE)), le médecin du travail de l’EE est destinataire des résultats de ces examens com-
plémentaires qu’il lui appartient d’interpréter.
La détermination de l’aptitude médicale reste alors de la responsabilité du médecin du travail de l’EE.
Dans le cas d’un suivi par le médecin du travail de l’EU, sur la base des informations obtenues ci-dessus, il appar-
tient au chef d’établissement de l’EE d’établir la liste des personnes relevant d’une SMR et de la transmettre au
médecin du travail de l'EU.
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Annexes
• Annexe 1 : Champ d'application
• Annexe 2 : Éléments à prendre en compte dans l’appel d’offre et à communiquer lors de
l’établissement du PDP
• Annexe 3 : Exemple de points à intégrer dans le plan de prévention
• Annexe 4 : Exemple de Permis / Autorisation de Travail
• Annexe 5 : Consignation / Déconsignation
• Annexe 6 : Prévention et Traçabilité du risque chimique liées aux activités de l’EU
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Organisation des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers
Codes
risque Libellé risque CTN
(01/01/2014)
28.3CF Fabrication de chaudronnerie de contenants (réservoirs, citernes, bouteilles pour gaz comprimés), de générateurs
de vapeur et accessoires, d'équipements généralement sous pression et de chaudronnerie nucléaire
28.3CB Fabrication de chaudronnerie en acier inoxydable et en métaux non ferreux
A
28.3CC Fabrication de chaudronnerie courante
28.3CD Soudure
29.2AA Fabrication et installation de fours et brûleurs
11.1ZB Production de pétrole et de gaz naturel. Fabrication et distillation d'hydrocarbures benzéniques et de
goudrons. Fabrication de thérébentine, de colophane et dérivés. Fabrication de produits chimiques à usage
mécanique et métallurgique
15.4AD Fabrication d'huiles et de corps gras d'origine végétale et animale. Fabrication d'engrais phosphatés, miné-
raux et organiques. Fabrication de produits oenologiques.
15.4CG Fabrication de préparations chimiques, huiles raffinées, corps gras raffinés, gélatines, colles à partir de
matières animales, végétales ou amylacées.
24.1GM Transformation du papier. Fabrication de produits minéraux, chlorure/soude, acide sulfurique, salines. Fabri-
cation de charbons actifs. Chimie organique de synthèse. Dénaturation alcool éthylique. Fabrication pigments,
peintures, vernis, encres. Fabrication produits d'entretien. Fabrication d'explosifs, d'engins pyrotechniques.
23.3ZA Production et transformation de matières fissibles
24.1AA Fabrication de gaz comprimés
27.4CG Fabrication de matières colorantes de synthèse. Fabrication d'halogènes et de produits à base d'halogènes.
Fabrication d'abrasifs appliqués. Electrométallurgie et électrochimie associées. Métallurgie de l'aluminium
et des autres métaux légers. Fabrication d'électrodes pour l'électrométallurgie et l'électrochimie en produits
carbonés.
24.1ER Fabrication de produits minéraux sodés ou calciques. Fabrication de produits minéraux non cités par ailleurs.
Fabrication de produits photographiques et cinématographiques. Fabrication de produits et préparations pour
le travail de bureau.(Sauf articles en bois).
24.1ES Fabrication d'eau de Javel, de produits détergents. Traitement chimique de corps gras. Fabrication de pro-
duits de base pour détergents. E
27.3JD Carbonisation du bois usine fixe (alcool méthylique). Fabrication de produits dérivés du bois. Métallurgie des
ferroalliages.
24.1GJ Fabrication de produits odoriférants et d’arômes de synthèse
24.2ZC Fabrication d'engrais azotés et autres produits azotés. Fabrication de produits insecticides, anticryptoga-
miques et désinfectants.
24.1LA Fabrication de matières plastiques
24.1NA Fabrication de caoutchouc synthétique et autres élastomères
24.4CB Fabrication de spécialités pharmaceutiques, de produits de base pour la pharmacie
24.4DA Fabrication d’autres produits pharmaceutiques
24.5AB Fabrication de produits savonniers
24.5CB Fabrication de parfum, y compris d'huiles essentielles et arômes naturels
24.6CG Fabrication de préparations chimiques, huiles raffinées, corps gras raffinés, gélatines, colles à partir de
matières animales, végétales ou amylacées.
24.6LH Transports par conduite. Fabrication d'ingrédients et d'additifs pour carburation et lubrification
26.8CJ Préparation de produits asphaltés (sans transport ni mise en œuvre de produits) - Fabrication de produits
bitumeux de protection (enduits, revêtement)
51.5AA Commerce de gros des produits pétroliers
73.1ZB Chimiste expert - Laboratoires de recherches chimiques
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Le plan de prévention résulte de la discussion collective et de l’analyse des risques de la situation réelle d’exécution
de l’opération. Les modèles, tous comme les exemples ci-dessous, ne sont qu’un support d’aide à la réflexion.
Il ne doit pas non plus devenir illisible en le saturant de contraintes inutiles pour les conditions d’exécution de l’opération.
À cet effet, les entreprises pourront trouver ci-dessous un exemple, et non une liste exhaustive, de points à intégrer
dans le plan de prévention.
ENTREPRISE UTILISATRICE
Société Nom :
Zone :
Date début prévue : Fin prévue :
Référent de l’EU Nom – Prénom :
(obligatoire) Service :
(: @:
Responsable Nom – Prénom :
Travaux /sécurité Service :
(: @:
ENTREPRISE(S) EXTERIEURE(S)
Société Nom :
Représentant de l’EE Nom – Prénom :
(Obligatoire) Service :
(: @:
DESCRIPTION DE L’INTERVENTION
Désignation de l’équipement :
Travaux à effectuer :
Mode d’intervention :
1
2
Phase de l’intervention
3
4
INSPECTION COMMUNE
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MATERIELS UTILISES
A traiter A traiter
Outillage manuel Coffret de chantier avec
différentiel 30 mA
Outillage anti-étincelle Palan, Tire-fort
Outillage électrique Meuleuse
Poste à souder Engin de levage
Pompes HP ou THP Chalumeau
Produits chimiques Autre
Groupe électrogène
RISQUES
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Organisation des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers
PROTECTION COLLECTIVE
à traiter
Antichute
Balise de détection
Surveillance
Contrôle d’atmosphère
Ventilation - Aspiration
Autre
ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE
À traiter À traiter
Lunettes de sécurité Protection auditive
Visière ou lunettes étanches Combinaison
Chaussures de sécurité Harnais de sécurité
Casque Protection respiratoire
Gants de sécurité Autre
AUTRES DISPOSITIONS
À traiter
Circulation et moyens d’accès
Balisage de zone
Détecteurs individuels
Autre
À traiter
Permis de fouille
Permis de radiographie
Permis de feu
Permis de travail en hauteur
Permis de pénétrer
Attestation Mise hors tension / consignation électrique
Attestation de by-pass de sécurité
Attestation d’occultation de source radioactive
Plan de levage
DÉCONSIGNATION TEMPORAIRE
VOIR ANNEXE 5
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ENTREPRISE UTILISATRICE
Société Nom :
Zone :
Date début prévue : Fin prévue :
Référent de l’EU Nom – Prénom :
(obligatoire) Service :
(: @:
Responsable Nom – Prénom :
Travaux /sécurité Service :
(: @:
ENTREPRISE(S) EXTERIEURE(S)
Société Nom :
Représentant de l’EE Nom – Prénom :
(Obligatoire) Service :
(: @:
DESCRIPTION DE L’INTERVENTION
Désignation de l’équipement :
Travaux à effectuer :
Mode d’intervention :
1
2
Phase de l’intervention
3
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RISQUES TEMPORAIRES
Ouverture circuit/équipement
Autre :
Description du risque :
Conditions de levée des mesures de protection :
Nom du responsable de la levée des mesures :
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MESURES DE PROTECTION
PROTECTIONS COLLECTIVES
Clôture de la zone d’intervention
Balisage de la zone d’intervention
Balise de détection
Surveillance par :
Dispositif d’accès ou anti-chute : Échafaudage Nacelle Filet Ligne de vie
Autre :
PROTECTIONS INDIVIDUELLES
Casque – Lunettes – Chaussures de sécurité Combinaison anti-acide
Gant adapté au risque (mécanique, chimique, thermique…) Botte anti-acide
Appareil respiratoire : Ventilé Adduction Air Isolant (ARI)
ARI (habilitation et aptitude médicale obligatoires) Tenue spécifique, scaphandre
Masque / Écran facial, Lunette étanche, visière Masque filtrant, Type de cartouche
Protection auditive Harnais
Oxygénomètre (entrée en fosse, vase clos, cave à vannes) Autre à préciser :
Travail terminé le :
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Organisation des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers
La même logique d’approche pourra être utilisée pour la mise en sécurité par consignation vis-à-vis d’autres énergies (thermiques, rayonnements,…)
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Définitions
Condamnation
Opération qui consiste, lors d’une consignation, à garantir le maintien de la séparation (généralement obtenu
par verrouillage grâce à un dispositif matériel difficilement neutralisable), de façon à ce que sa suppression soit
impossible sans l’action volontaire d’une personne autorisée, et qui comprend notamment :
➜ la mise et le maintien de l’organe dans une position déterminée (ouvert, fermé, débroché…) ;
➜ l’interdiction de manière mécanique de sa manœuvre ;
➜ la signalisation que l’appareil condamné ne doit pas être manœuvré.
Consignation
Procédure de mise en sécurité destinée à assurer la protection des personnes (intervenants, exploitants,…)
et des équipements de travail (machine, appareil ou installation) contre les conséquences de tout maintien
accidentel ou de toute apparition ou réapparition intempestive d’énergie ou de fluide dangereux sur ces équi-
pements, et de façon qu’un changement d’état ou un retour d’énergie soit impossible sans l’action physique
volontaire de tous les intervenants.
Consignation partielle
Elle ne concerne qu’une partie des énergies et fluides ou qu’une partie de l’équipement.
Remarque : les opérations prévues se réalisent en prenant en compte les risques présents du fait de l’absence
de consignation sur certaines énergies ou fluides.
Consignation totale
Toutes les énergies sur l’ensemble de l’équipement de travail sont consignées.
Remarque : Dans ce cas, des opérations peuvent se réaliser sur tout l’équipement.
Déconsignation
Ensemble des dispositions physiques qui permettent de remettre en état de fonctionnement un équipement de
travail (machine, appareil ou installation) préalablement consigné, en assurant la sécurité des intervenants, des
exploitants et des équipements.
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Organisation des travaux de maintenance en tuyauterie et chaudronnerie sur sites chimiques et pétroliers
Afin que l’EE puisse évaluer les risques, mettre en place la prévention adaptée et assurer la traçabilité des
expositions de ses salariés, des informations appropriées lui sont transmises par l’EU.
1 Informations transmises par l’EU à l’EE pour les agents chimiques dangereux liés à l’activité de l’EU
auxquels les salariés de l’EE sont susceptibles d’être exposés :
➜ sans lien direct avec l’intervention de l’EE (dans le cas d’une proximité avec des lieux de travail de l’EU au
niveau desquels des émissions d’agents chimiques dangereux pouvant occasionner des expositions des
salariés de l’EE peuvent se produire),
➜ en relation directe avec l’intervention de l’EE (par exemple, lors d’une intervention sur des équipements de
l’EU pouvant être à l’origine d’exposition des salariés de l’EE à des agents chimiques dangereux contenus
dans ces équipements).
2 Eléments explicites et compréhensibles relatifs à la prévention collective mise en œuvre par l’EU pour
maîtriser des expositions pouvant survenir sur des tâches identiques ou comparables.
4 Informations concernant les EPI utilisés par l’EU dans des conditions comparables (spécifications…) :
➜ Vêtements de travail,
➜ Gants,
➜ Protections respiratoires,
➜ Informations en termes de choix, stockage et de gestion des péremptions.
5 Données concernant les expositions : l’EU transmet à l’EE, le cas échéant, des informations relatives
au niveau d’exposition résultant d’évaluation sur des tâches équivalentes à celles qui sont réalisées par l’EE. Ces
données sont purement indicatives et ne préjugent pas des données d’évaluation de l’EE.
6 L’EU informe l’EE si des agents chimiques dangereux font l’objet de valeur limite d’exposition profession-
nelle ou d’indice biologique d’exposition (VLEP ou IBE) ainsi que de leur statut (indicatif ou contraignant) s’il s’agit
de valeurs réglementaires.
Pour les IBE, les examens nécessaires peuvent être réalisés par le médecin du travail de l’EU dans les conditions
précisées au point 5.6.
Il est recommandé à l’EU d’apporter un appui à l’EE en ce qui concerne le contrôle du respect des VLEP :
➜ Lorsque des activités de l’EU peuvent occasionner une exposition comparable à celle des salariés de l’EE,
mise à disposition de données de mesurage concernant ces activités de l’EU – ces données restent indica-
tives.
➜ Conseils techniques : méthodes d’évaluation, nature et utilisation d’équipements (badges…), constitution de
groupes d’exposition homogène, sachant qu’in fine l’EE reste libre de ses choix méthodologiques.
Bibliographie
Textes réglementaires
➜ Articles R. 4511-1 à R. 4511-10 du code du travail
Recommandations
➜ Recommandation R.429 « Recours aux entreprises extérieures », CTN E, 2006
➜ Recommandation R.435 « Cuves et réservoirs », CTN E, 2008
➜ Recommandation R.448 « Travaux neufs, travaux d’entretien et de maintenance dans les établissements
relevant du CTN E », CTN E, 2009
Documentation
➜ Habilitation des entreprises extérieures de l’industrie chimique, DT 78, UIC
➜ Sous-traitance et accidents. Exploitation de la base de données Epicéa - Corinne Grusenmeyer, NS 266, INRS, 2007
➜ Intervention d'entreprises extérieures, ED 941, INRS, 2009
➜ Consignations et déconsignations, ED 6109, INRS, 2011
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R.474
Recommandation R.474 - 1re édition - janvier 2015 - 3 000 ex. - ISBN 978-2-7389-2145-1