Université Mohammed V de Rabat
Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Souissi
Cours Relations économiques
internationales
S6
PR LANKAOUI LATIFA
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le plan du Cours se présente comme suit :
Introduction générale : qu’est ce que l’économie
internationale ?
Chapitre 1 : les théories du commerce
international.
Chapitre 2 : l’importance des multinationales dans
le commerce mondial et division internationale des
processus productifs.
Chapitre 3. Les politiques commerciales.
Chapitre 4 : Taux de change et macroéconomie
ouverte. 2
CHAPITRE 4 : TAUX DE CHANGE ET
MACROECONOMIE OUVERTE.
La comptabilité nationale et la balance des
paiements sont des outils essentiels pour la
compréhension des phénomènes
macroéconomiques.
Ces documents reflètent la structure des dépenses
intérieures et leurs répercussions internationales.
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[Link] comptes nationaux.
Les comptes nationaux offrent une représentation
globale et chiffrée de l’économie.
Le produit intérieur brut (PIB) mesure le produit
crée à l’intérieur du territoire économique. Il
s’interprète comme un indicateur d’activité, de
produits ou de revenus.
Il peut se ventiler en fonction de la nature des
dépenses qu’il génère : consommation,
investissement, dépenses publiques et solde
extérieur des biens et services. 4
Le revenu national brut d’un pays est égal au
revenu généré par ses facteurs de production.
RNB= PIB + les revenus nets des facteurs de
production nationaux à l’étranger.
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EQUILIBRE COMPTABLE EN ÉCONOMIE
OUVERTE.
Le PIB et l’équilibre ressources-emplois en
économie ouverte.
Dans le cas d’une économie ouverte, une partie des
dépenses sert à acheter des biens et des services
produits à l’étranger. La valeur des importations,
notées IM, doit donc être soustraite au total des
dépenses effectuées par les agents économiques
résidents.
Les exportations doivent être ajoutées aux
dépenses intérieures pour obtenir le PIB.
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Y = C + I + G + EX – IM
Le compte courant et la dette extérieure.
La différence entre les exportations et les
importations de biens et services est appelée la
balance du compte courant.
CC = EX – IM
CC = Y – ( C + I + G)
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L’épargne et le solde du compte courant.
L’épargne intérieure, notée S, peut être définie
comme la part du produit Y, qui n’est dévolue ni à
la consommation des ménages C, ni aux dépenses
publiques G :
S= Y – C – G
Cas d’une économie fermée :
L’épargne intérieure est égale à l’investissement.
Y=C+I+G
I = Y – C – G donc S = I 8
Cas d’une économie ouverte :
L’épargne intérieure S est toujours égale à Y- C – G
I = Y – C – G – CC
S = I + CC
Dans une économie ouverte, l’épargne peut servir à
financer non seulement l’investissement intérieur,
mais aussi l’investissement étranger.
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L’investissement privé et l’investissement public.
Décision relative à l’épargne publique ont pour
objectif d’influer sur la production et l’emploi.
L’épargne privée, notée Sp, se définit comme la
part du revenu privé disponible qui n’est pas
consommée.
Sp = Y – T – C
L’épargne publique, notée Sg, se définit de façon
similaire à l’épargne privée, avec les dépenses
publiques qui tiennent lieu de consommation et les
impôts et taxes qui tiennent lieu de revenu :
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Sg = T – G
S = Y – C – G = ( Y – T – C ) + ( T – G) = Sp + Sg
S = Sp + Sg = I + CC
Sp = I + CC – Sg = I + CC – (T – G) = I + CC + ( G –
T)
D’où le lien de l’épargne privée à l’investissement
intérieur, le compte courant et l’épargne publique.
L’épargne privée peut prendre trois formes :
investissement privé I, achat d’actifs étrangers CC,
achat de titres de dette nouvellement émis par
l’Etat (G-T).
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2. La balance des paiements.
La balance des paiements retrace l’ensemble des
flux entre résidents et non résidents durant une
période donnée.
Toute transaction internationale est
automatiquement enregistrée deux fois dans la
balance des paiements : une fois au crédit, une
autre au débit.
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Les flux entrants sont enregistrés au débit et se
voient attribuer un signe négatif (-), tandis que les
flux sortants sont enregistrés au crédit et se voient
attribuer un signe (+).
Les flux économiques et financiers entre résidents
et non-résidents sont répartis dans la balance des
paiements en distinguant le compte courant, le
compte de capital et le compte financier.
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l’identité fondamentale de la balance des
paiements.
Toute transaction internationale donne lieu
automatiquement à l’enregistrement de deux
écritures comptables compensatoires dans la
balance des paiements.
Compte courant+Compte financier +Compte de
capital = 0
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-le compte courant.
On distingue quatre catégories.
La première concerne le commerce international de
biens.
La deuxième inclut les services (y compris les
dépenses effectuées lors de voyages).
La troisième couvre les revenus reçus des facteurs
de production opérants à l’étranger.
La quatrième concerne les transferts courants.
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-le compte financier.
Il mesure les achats et les ventes d’actifs à des non
résidents.
On distingue les investissements directs étrangers
(IDE) et les investissements de portefeuille.
On trouve également, les produits dérivés (contrats
à terme, options), qui sont des instruments de
gestion des risques, et les autres investissements,
qui correspondent aux crédits commerciaux, aux
autres prêts…
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Enfin, les avoirs de réserves, correspondent aux
réserves officielles internationales des banques
centrales.
La position extérieure.
Il s’agit d’un document comptable qui complète les
informations de la balance des paiements, qui sont
exprimés en flux par des informations sur les
encours.
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3. Le taux de change.
Le taux de change correspond au prix d’une monnaie
exprimée dans une autre monnaie.
Les taux de change jouent un rôle fondamental en
économie internationale car ils permettent d’exprimer
les prix pratiqués dans différentes monnaies en termes
comparables.
Les taux de change sont déterminés sur le marché des
changes. Les principaux opérateurs du marché sont les
banques, les firmes multinationales, les institutions
financières non bancaires et les banques centrales.
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Les échanges se déroulent sur de nombreuses
places financières à travers le monde, les
technologies modernes permettent de relier ces
places entre elles, ce qui crée un marché unique
ouvert 24h sur 24.
Les échanges au comptant (marché spot).
Echange avec des contrats à terme ( taux de change
prédéterminé).
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L’équilibre du marché des changes nécessite que la
parité des taux d’intérêts soit satisfaite.
Pour des taux d’intérêts et un taux de change futur
anticipé constants, la condition de parité des taux
d’intérêts permet de déterminer le taux de change
d’équilibre.
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4. Niveau général des prix et taux de change.
-la loi du prix unique.
Cette loi stipule que sur des marchés compétitifs,
sans coûts de transport et sans barrières officielles
aux échanges ( comme des droits de douane), des
biens identiques commercialisés dans des pays
différents doivent être vendus au même prix
lorsque celui-ci est exprimé dans une même
monnaie.
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-Parité du pouvoir d’achat.
La théorie de la parité de pouvoir d’achat indique
que le taux de change entre deux monnaies doit
être égal au rapport du niveau général des prix
dans les deux pays.
La PPA prédit que le taux de change à l’incertain
(nombre d’euros par dollar) d’écrit :
E=P(euro)/P(dollar)
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Inflation continue, parité des taux d’intérêts et
PPA.
Toutes choses égales par ailleurs, une croissance à
un taux constant de l’offre de monnaie conduit à
une inflation continue du niveau général des prix à
un taux identique, mais des variations de ce taux
d’inflation à long terme n’affectent pas le produit
de plein emploi ou les prix relatifs à long terme des
biens et des services.
Une forme moins stricte de la PPA est la PPA
relative qui prédit que les variations en
pourcentage des taux de change sont égales aux
différentiels d’inflation. 23
-l’approche monétaire.
Dans cette théorie, toutes choses égales par
ailleurs, une hausse du taux d’inflation anticipé
dans un pays provoque finalement une
augmentation équivalente du taux d’intérêt sur les
dépôts libellés dans la monnaie de ce pays. De la
même façon, une baisse du taux d’inflation anticipé
provoque une baisse du taux d’intérêt.
Il s’agit de l’effet Fisher.
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L’approche monétaire montre qu’une hausse du
taux d’intérêt est associée à une dépréciation de la
monnaie domestique. La PPA relative implique que
le différentiel de taux d’intérêt, qui est égal à la
variation anticipée en pourcentage du taux de
change, est aussi égal au différentiel d’inflation
anticipé.
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5. Le système monétaire international.
5.1. L’étalon-or.
L’étalon-or constitue un puissant mécanisme
d’ajustement automatique qui contribue à
l’équilibre simultané du compte courant de tous les
pays.
L’un des objectifs de l’étalon-or consiste à imposer
des limites à la croissance de l’offre de monnaie,
afin d’assurer la stabilité du niveau général des
prix.
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L’entre deux guerres.
Après 1929, l’économie mondiale entre en
récession, le régime d’étalon-or s’effondre et
l’intégration économique internationale s’affaiblit.
Face à la grande dépression, les Etats privilégient
l’équilibre interne.
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Le système de Bretton Woods et le Fonds
monétaire international.
En 1944, les représentants de 44 pays donnent
naissance au FMI. Ils espèrent mettre en place un
système monétaire international, capable de
promouvoir le plein emploi et la stabilité des prix,
tout en permettant aux pays d’atteindre l’équilibre
externe sans restreindre le commerce
international.
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A la fin des années 1960, les faiblesses du système de
Bretton Woods poussent l’idée de changes flottants
comme solution rapide aux « déséquilibres
fondamentaux ».
Entre 1973 et 1980, le régime de changes flottants
fonctionnait relativement bien.
Les arguments en faveur des changes flottants.
- l’autonomie de la politique monétaire.
- La symétrie.
- Les taux de change comme stabilisateurs
automatiques.
- L’équilibre de la balance commerciale. 29
La stabilité du taux de change n’est plus considérée
comme un objectif macroéconomique prioritaire
dans les années 1990 et 2000.
A partir de 2000, les déséquilibres
macroéconomiques mondiaux augmentent.
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