Modélisation intégrée de la chaîne logistique
Thèmes abordés
Modélisation intégrée de la chaîne logistique
Thèmes abordés
Mémoire de Magister
Présenté par :
ALLALOU Mourad
Ingénieur d’Etat en Statistiques
Thème
Membres du jury:
Année 2012
:ملخص
."المشكلة الرئيسية التي تم تناولها في هذا العمل هي نمذجة سلسلة لوجيستية باستخدام "نموذج التخطيط المدمج
تعرف السلسلة اللوجيستية كونها مجموعة أنشطة التسيير وإدارة التدفقات من الموردين إلى الزبون لتلبية الطلب و في نفس الوقت
.السعي إلى تحقيق االستخدام األمثل للموارد
الهدف من هذا العمل هو تحقيق. وتهمل الجوانب المالية،المناهج التقليدية لنمذجة السالسل اللوجيستية تهتم باألنشطة اللوجستية المختلفة
تم تطوير نموذج، لتحقيق هذا اإلدماج.األمثلية لآلثار المشتركة للتدفقات المادية واإلعالمية وأيضا تلك التي تتعلق بالجوانب المالية
وقد تم وضع النموذج لشركة متخصصة في الصناعات الغذائية (شركة.) مدمج من البرمجة الخطية (نموذج تخطيط مالي مدمج
.)فيتاجو
Le problème principal traité dans ce travail est la modélisation de la chaîne logistique en utilisant le
"Modèle de Planification Intégré", (integrated planning model).
La chaîne logistique est définie comme étant l'ensemble des activités de gestion et de pilotage des flux
depuis les fournisseurs jusqu'au client final afin de satisfaire la demande tout en cherchant à optimiser
l'utilisation des ressources.
Les approches traditionnelles pour la modélisation des chaînes logistiques s'intéressent aux
différentes activités logistiques et négligent les aspects financiers. L'objectif de ce travail est
d'optimiser les effets combinés des flux physiques et informationnels ainsi que ceux relatifs aux aspects
financiers. Pour aboutir à cette intégration, un modèle intégré de programmation linéaire est élaboré (an
integrated planning budgeting model). Le modèle est développé pour une entreprise spécialisée dans
l'industrie agroalimentaire ( Vitajus) .
Mots clés: Chaine logistique, Modélisation, Supply Chain Management, Programmation linéaire.
Abstract:
The main problem addressed in this work is the modeling of the supply chain using the "Integrated
Planning Model".
The supply chain is defined as the whole activities of management and piloting of flows from the
suppliers to the final customer, in order to satisfy the demand while seeking to optimize the use of the
resources.
The traditional approaches for supply chain modeling are interested in the various logistic activities and
neglect the financial aspects. The objective of this work is to optimize the combined effects of physical
and informational flows as well as those relating to the financial aspects. To lead to this integration, an
integrated model of linear programming is elaborated (an integrated planning budgeting model). This
model is developed for a company specialized in food industry (Vitajus)
Key words: supply chain, modeling, supply chain management, linear programming.
Table des matières :
INTRODUCTION ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 3
CONCLUSION : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 16
INTRODUCTION ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 17
[Link]-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 35
CONCLUSION --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 37
INTRODUCTION ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 38
CONCLUSION --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 55
INTRODUCTION ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 56
CONCLUSION --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 81
BIBLIOGRAPHIE ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 84
Introduction générale
Les défis multiformes de la globalisation de l’économie, les bouleversements dans les marchés de
capitaux, ainsi que les contraintes complexes auxquelles est confrontée l’entreprise, constituent autant
de risques pour sa pérennité. Pour elle, la condition vitale, est de maitriser, tant à l’amont qu’à l’aval,
les différents niveaux qui concourent directement ou indirectement à la création, la naissance et la vie
du produit.
Dans un environnement en perpétuelle mutation, l’entreprise est au cœur d’un ensemble de facteurs,
plutôt maitrisable lorsqu’ils sont d’ordre endogène, et aléatoire dans leur forme exogène.
De ce fait, il est tout à fait naturel que le concept de gestion de la chaine logistique (SCM), qui est
apparu au début des années 90, ait récemment suscité beaucoup d’intérêt depuis la possibilité d’une
gestion intégrée de la chaine logistique (SC), soit :
Le SCM recherche l’intégration d’une usine avec ses fournisseurs et ses clients, afin d’être contrôlée
dans l’ensemble, et la coordination de tous les flux d’entrée /sortie (flux de matières, informationnels,
et financiers), de sorte que les produits soient fabriqués et distribués à la bonne quantité, au bon endroit
et au bon moment.
Jusqu'à aujourd’hui, les processus opérationnels et les finances ont été traités comme des problèmes
distincts, sans prise en compte des interactions susceptibles d’influer, et les approches de modélisation
qui les soutiennent ont été traditionnellement mises en œuvre dans des environnements indépendants,
Bien que la nécessité de tenir compte des aspects financiers en construisant des modèles de processus
opérationnels ait été soulignée dans la littérature, l’intégration des deux secteurs a jusqu’ici suscité peu
d’attention et attend davantage d’étude eu égard à sa dimension décisive et capitale dans la prise de
décision en entreprise.
En effet, un outil intégré pour le SCM, permettrait aux gestionnaires de ’’jouer’’ avec les différentes
solutions de planification en tenant compte de toute l’information disponible et d’avoir Une idée claire
des conséquences de chaque alternative testée. Avec cette aide, il est possible d’évaluer correctement
l’impact des décisions des processus opérationnels sur le secteur financier dans le SCM.
Cette nouvelle philosophie permettra aux managers d’acquérir un avantage concurrentiel par rapport à
ceux qui ne vérifient ni la faisabilité ni l’optimalité des décisions de processus opérationnels du point
de vue financier.
1
Introduction générale
Le but de ce travail est de présenter des considérations budgétaires dans un modèle de chaine
logistique, il est structuré comme suit :
Dans un premiers temps, les différentes notions de chaine logistique et de Supply Chain Management,
les structures qui la composent ainsi que les outils et logiciels de modélisation et de simulation qui les
soutiennent sont proposées,. Ensuite, une revue de la littérature dans la modélisation de la chaîne
logistique est présentée. Enfin, un modèle mathématique adapté à une l'entreprise "Vitajus" relevant de
l'industrie agroalimentaire est élaboré, la résolution du programme sera exécutée par la méthode"
branch and bond " à l'aide d'un solveur et les résultats obtenus dans cette étude de cas sont présentés.
2
Chapitre1 :
Introduction
Depuis une trentaine d'année, du fait du contexte économique, la relation entre client et fournisseur a
fortement évolué : renforcement du besoin de personnalisation des produits et services,
raccourcissement des délais de livraison, multiplication des canaux de distribution,…
De plus, l'internationalisation des échanges et une concurrence exacerbée ont entrainé les entreprises à
rechercher de nouvelles voies pour améliorer leurs performances, et répondre au mieux aux attentes de
leurs clients.
Face à ces enjeux les entreprises doivent remettre en cause leurs organisations, en décloisonnant les
différents services. Les notions de flux physiques et flux d'information, tout au long de la chaine
logistique prennent tout leur sens, et la logistique constitue en ce sens une réponse complète et adaptée.
La logistique consiste donc de plus en plus à améliorer les flux sur une chaîne étendue
(Supply Chain) qui va du fournisseur du fournisseur au client du client. Le logisticien doit ainsi assurer
un dialogue avec tous les partenaires internes et externes de l'entreprise, afin de coordonner les
opérations relatives aux flux de matière, de composant, de produits finis, et aux flux d'informations.
Elle est donc présente à tous les niveaux de l'entreprise, aussi bien au niveau opérationnel
(pour la gestion des flux physiques, de marchandises par exemple), au niveau tactique (pour définir les
organisations et piloter ces flux à moyen terme), qu'au niveau stratégique (pour définir les grandes
orientations à long terme).
Remarque: Dans ce qui suit, on entend par Supply Chain la chaine logistique étendue.
production au point de consommation ou d'utilisation ». Il aura fallu attendre 1962, avec la création aux
Etats-Unis du Conseil National de la Gestion de la Distribution Physique, pour avoir une définition "
officielle " de la logistique d'entreprise.
Nous retiendrons donc une définition récente relative au management de la logistique d'entreprise :
« Le management de la logistique est cette fraction du management de la supply chain qui prévoit, met
en place et maîtrise de façon efficiente et efficace les flux aller et retour de marchandises, leur
entreposage, les services et les informations associées, entre le point d'origine et le point de
consommation, de manière à satisfaire les exigences du client ». Council of Supply Chain Management
Professionals (CSCMP, 2005).
Il est intéressant de noter l'évolution des définitions de la logistique d'entreprise au cours du temps,
passant d'une approche très fonctionnelle et isolée à des notions de management de processus, de
gestion des interfaces et d'optimisation de flux globaux. Nous noterons également avec un grand intérêt
que ces différentes définitions font largement allusion aux biens tangibles et très peu au management
spécifique des services.
1) Christopher, 1992 : « La chaîne logistique peut être considérée comme le réseau d'entreprises
qui participent, en amont et en aval, aux différents processus et activités qui créent de la valeur
sous forme de produits et de services apportés au consommateur final. En d'autres termes, une
chaîne logistique est composée de plusieurs entreprises, en amont (fourniture de matières et
composants) et en aval (distribution), et du client final ».
2) Lee et Billington, 1993 : « La chaîne logistique est un réseau d'installations qui assure les
fonctions d'approvisionnement en matières premières, de transformation de ces matières
premières en composants puis en produits finis, et de distribution des produits finis vers le
client ».
3) La Londe et Masters, 1994 : « Une chaîne logistique est un ensemble d'entreprises qui se
transmettent des matières. En règle générale, plusieurs acteurs indépendants participent à la
fabrication d'un produit et à son acheminement jusqu'à l'utilisateur final - producteurs de
matières premières et de composants, assembleurs, grossistes, distributeurs et transporteurs sont
tous membres de la chaîne logistique ».
4) Ganeshan et al, 1998 : « Une chaîne logistique est un réseau d'entités de production et de sites
de distribution qui réalise les fonctions d'approvisionnement de matières, de transformation de
ces matières en produits intermédiaires et finis, et de distribution de ces produits finis jusqu'aux
clients. Les chaînes logistiques existent aussi bien dans les organisations de service que de
production, bien que la complexité de la chaîne varie d'une industrie à l'autre et d'une entreprise
à l'autre ».
5) Tayur et al, 1999 : « Un système de sous-traitants, de producteurs, de distributeurs, de
détaillants et de clients entre lesquels s’échangent les flux matériels dans le sens des
fournisseurs vers les clients et des flux d’information dans les deux sens ».
6) Rota-Franz, 1998 ; Rota-Franz et al., 2001 : « La chaîne logistique d'un produit fini se définit
comme l'ensemble des entreprises qui interviennent dans les processus de fabrication, de
distribution et de vente du produit, du premier des fournisseurs au client ultime. Le produit
considéré est, dans le domaine aéronautique, l’avion qui peut être qualifié de produit système
étant donné sa complexité ».
7) Stadlter et Kilger, 2000 : « Une chaîne logistique est constituée de deux ou plusieurs
organisations indépendantes, liées par des flux physique, informationnel et financier. Ces
organisations peuvent être des entreprises produisant des composants, des produits
intermédiaires et des produits finis, des prestataires de service logistique et même le client final
lui-même ».
8) Mentzer et al, 2001 : « Une chaîne logistique est un groupe d'au moins trois entités directement
impliquées dans les flux amont et aval de produits, services, finances et/ou information, qui
vont d'une source jusqu'à un client ».
Génin, 2003 : « Une chaîne logistique est un réseau d’organisations ou de fonctions
géographiquement dispersées sur plusieurs sites qui coopèrent, pour réduire les coûts et
5
Chapitre1 Les concepts de logistique et de Supply Chain Management
augmenter la vitesse des processus et activités entre les fournisseurs et les clients. Si l’objectif
de satisfaction du client est le même, la complexité varie d’une chaîne logistique à l’autre ».
10) Lummus et Vokurka, 1999 : « Toutes les activités impliquées dans la livraison d’un produit
depuis le stade de matière première jusqu’au client en incluant l’approvisionnement en matière
première et produits semi-finis, la fabrication et l’assemblage, l’entreposage et le suivi des
stocks, la saisie et la gestion des ordres de fabrication, la distribution sur tous les canaux, la
livraison au client et le système d’information permettant le suivi de toutes ces activités ».
Ces définitions peuvent cependant se catégoriser suivant leur orientation principale. La chaîne
logistique peut ainsi se définir en tant que :
Succession de relations Client/Fournisseur [Tayur et al, 1999];
Succession d’activités de création de valeur (figure 1) [La Londe et Masters, 1994];
fonctions ou processus : approvisionnement, transformation, distribution [Lee et Billington, 1993].
6
Chapitre1 Les concepts de logistique et de Supply Chain Management
Figure 3 :Structures élémentaires d’une chaîne logistique d’après (Croom et al. 2000, Lambert. 2000,
Min et al. 2002, Huang et al. 2003)
La plupart des chaînes logistiques combinent ces deux structures élémentaires. En effet, une structure
purement convergente signifie l’absence de réseaux de distribution pour la vente des produits.
Ainsi, pour la filière automobile, la chaîne est convergente pour toute la partie production, mais il
existe une chaîne aval correspondant aux concessionnaires et autres points de vente de véhicules. De
même, une structure purement divergente est improbable, car cela signifierait que le produit fini ne
découle que d’un fournisseur en amont…
Généralement, la topologie d’une chaîne logistique est donc de type « réseau » (figure 2), avec des
ramifications plus ou moins grandes. Ainsi certaines chaînes logistiques peuvent s’avérer très étendues,
en particulier pour des produits complexes : une entreprise peut ainsi se trouver en rapport avec
plusieurs centaines de fournisseurs.
Pour les grands réseaux, il est possible de classer les acteurs de la chaîne en deux catégories : les
membres essentiels (acteurs industriels majeurs contribuant à l’élaboration du produit) et les membres
secondaires (consultants, banques, partenaires de recherche, …) [Lambert et Cooper, 2000 ; Min. et
Zhou, 2002].
Pour la recherche de performances, on peut se concentrer sur les membres essentiels seulement et
même sur certaines relations uniquement, notamment les relations avec les fournisseurs des composants
les plus onéreux ou les plus critiques. On peut donc restreindre le réseau à optimiser.
7
Chapitre1 Les concepts de logistique et de Supply Chain Management
L’étude peut se porter aussi sur une seule relation client-fournisseur (chaîne minimale ou structure dite
dyadique, en itérant ensuite le raisonnement sur l’ensemble des relations présentes dans une véritable
chaîne logistique [Kehoe et Boughton, 2001].
1) Jones et Riley, 1985 : « La gestion de la chaîne logistique est une approche intégrative pour
s’accorder sur la planification et le contrôle du flux physique depuis les fournisseurs jusqu’à
l’utilisateur final ».
2) Berry et al, 1994 : « La gestion de la chaîne logistique vise à construire une confiance, à
échanger des informations sur les besoins du marché, à développer de nouveaux produits et à
réduire la base de fournisseurs d’une entreprise afin de libérer des ressources de gestion pour le
développement de relations significative sur le long terme ».
3) Thomas et Griffin, 1996 : « La gestion de la chaîne logistique est la gestion des flux de
marchandises et d’informations à la fois dans et entre les sites tels que les points de vente, les
centres de distribution et les usines de production et d’assemblage ».
7) Rota-Franz et al, 2001 : « Faire du “Supply Chain Management” signifie que l’on cherche à
intégrer l’ensemble des moyens internes et externes pour répondre à la demande des clients.
L’objectif est d’optimiser de manière simultanée et non plus séquentielle l’ensemble des
processus logistiques ».
8) Dominguez et Lashkari, 2004 : « L’intérêt du Supply Chain Management (SCM) est de
faciliter les ventes en positionnant correctement les produits en bonne quantité, au bon endroit,
et au moment où il y en a besoin et enfin à un coût le plus petit possible. Le principal objectif du
SCM est d’allouer efficacement les ressources de production, distribution, transport et
d’information, en présence d’objectifs conflictuels, dans le but d’atteindre le niveau de service
demandé par les clients au plus bas prix ».
9) Christopher, 2005 : « Le supply chain management peut se définir comme la gestion des
relations en amont et en aval avec les fournisseurs et les clients afin de fournir une valeur client
supérieure à un coût moindre sur l'ensemble de la chaîne logistique ».
Dans certaines définitions, il est question de chaîne logistique intra- ou inter-entreprises. Une chaîne
logistique intra-entreprises est un réseau de sites de production géographiquement dispersés, mais qui
appartiennent tous à une même entreprise-mère. Ce type de réseau est souvent appelé « entreprises
multi-sites ». A contrario, une chaîne logistique inter-entreprises est un réseau d’entreprises
économiquement et juridiquement indépendantes [Stadtler et Kilger, 2000]. Dans ce cas, le dilemme
entre confidentialité des données et recherche d’une performance globale s’avère être un problème de
fond.
Dans toutes les définitions précédentes, la notion de chaîne logistique est bien sûr présente à travers les
termes de « réseaux d’entreprises » ou « réseaux d’entités ». L’aspect gestion se fait plutôt ressentir
comme une façon d’intégrer et de faire interagir toutes ces entreprises entre elles.
Ainsi, on schématise (figure 3) la gestion de la chaîne logistique comme des activités transverses
(Gestion des demandes, Réalisation des commandes, Gestion du flux des produits,…) qui interagissent
avec toutes les activités propres à chaque entreprise traversée (Production, Achat, Logistique…). La
communication entre les acteurs reste capitale comme le montre le flux d’information qui traverse
l’ensemble de la chaîne logistique [Cooper et al, 1997 ; Lambert et Cooper, 2000].
9
Chapitre1 Les concepts de logistique et de Supply Chain Management
de vérifier que ces composants sont livrés dans de bonnes conditions, c’est-à-dire de vérifier que la
livraison comporte les bons composants, de qualité requise, en quantité conforme et au bon moment.
Le processus Approvisionnement regroupe ainsi toutes les relations avec les fournisseurs pour assurer
les niveaux de stocks en composants nécessaires et suffisants pour la fabrication
13
Chapitre1 Les concepts de logistique et de Supply Chain Management
Federgruen et al., 1984 ; Lal et al., 1984 ; Sethi, 1984 ; Banerjee, 1986 ; Lee et al., 1986 ;
Salomon, 1991 ; Badinelli, 1992 ; Anupindi et al., 1993 ; Mc~Gavin et al., 1993 ; Chen et al.,
1994 ; Lau et al., 1994 ; Van Eijs, 1994 ; Weng, 1995 ; Graves., 1996…).
15
Chapitre1 Les concepts de logistique et de Supply Chain Management
Conclusion :
Nous avons vu dans ce chapitre les notions de chaine logistique et des trois flux qui la traversent(flux
d’information, physique et financier), ainsi que les différentes formes que peut prendre la structure
physique qui la constitue. Nous avons souligné l'importance du Supply Chain Management dans
l'amélioration de la compétitivité industrielle avec une présentation des différentes approches de gestion
des chaines logistiques.
Dans le chapitre suivant, nous verrons les méthodes de modélisation et de simulation des chaines
logistiques, les outils et logiciels qui permettent leur réalisation.
16
Chapitre2 :
Introduction
Il existe deux manières distinctes de modéliser une chaine logistique : son langage de modélisation peut
soit être développé en interne spécifiquement à une situation, soit être basé sur des langages de
modélisation déjà existant. L’avantage de la première méthode est qu’elle est optimisée pour une
situation précise et ne nécessite pas l’achat d’un logiciel de modélisation. Cependant cette modélisation
n’est pas compatible avec les modèles existants « standards » et demande du temps pour être
développée si son champ de modélisation est vaste (temps auquel il faut rajouter la période de
correction des erreurs). La seconde méthode offre la possibilité de se reposer sur des modèles déjà
éprouvés et améliorés et consolidés, et permet d’adopter un langage commun qui peut être étendue à
toutes les branches de l’entreprise et à tous les sous traitants si besoin. De plus il existe des spécialistes
en cas de problème dans l’utilisation du modèle.
17
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
Le modèle SCOR est basé sur 5 processus majeurs de toute entreprise : planifier, approvisionner,
fabriquer, livrer et retourner. Un sixième processus permet de gérer toutes les interactions entre ces
différents processus (Figure 1).
18
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
L’utilisation proprement dite du modèle SCOR par l’entreprise se déroule suivant 3 étapes :
Tout d’abord l’entreprise doit se définir par rapport à son état actuel (suivant les 4 niveaux définis ci-
dessus).
Puis elle se positionne dans son environnement grâce au benchmarking. Finalement une analyse des «
Best Practices » est réalisée pour lui servir de modèle cible (Figure 4).
19
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
Finalement le modèle développé par le SCC propose des indicateurs clés financiers et de mesure de la
performance. Ces derniers sont classés selon une structure hiérarchique adaptée à la spécificité de
l’entreprise, et départagées en deux catégories fondamentales : Les performances perçues par le client,
et les performances internes.
Cependant, le modèle SCOR n’a pas pour but d’être le support d’une simulation informatique, dans la
mesure où la modélisation est strictement qualitative (le modèle SCOR « ne propose pas de méthode
20
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
d’analyse complète et instrumentée pour une chaine logistique particulière » (Valla et al , 2004). Pour
autant, il propose un grand nombre de pratiques à mettre en place pour résoudre les défaillance,
améliorer la chaine logistique et la rendre plus robuste. Finalement les principaux atouts du modèle
SCOR réside dans sa capacité à apporter à la chaine logistique d’une entreprise et/ou d’un réseau
d’entreprise une robustesse globale, une agilité, une résilience et une diminution du risque, ainsi qu’une
compréhension, une vision et un langage commun entre tous les acteurs concernés, ce qui améliore de
facto son efficience.
Le modèle SCOR propose des indicateurs de performance (tableau 2.1), mais ne précise pas s’ils sont
indépendants et cohérents entre eux. De plus, il ne donne pas de méthode pour les déployer à un niveau
plus détaillé (désagrégation des indicateurs).
Les principaux indicateurs de performance préconisés par SCOR sont donnés dans le tableau suivant :
efficience de la méthode de
cash
flow
21
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
économiques
Ces indicateurs peuvent être regroupés sous forme d’un tableau de bord dit « prospectif » afin d’aider
les décideurs à prendre les meilleures décisions, surtout au niveau stratégique, grâce à une meilleure
vision sur le système à piloter.
22
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
Tableau 3 : des structures organisationnelles d’après ( Hollocks et al, 1997 ; Neunreuther, 1998)
Une liste exhaustive des modèles associés à chaque structure définie ci-dessus est proposée dans le
tableau qui suit :
23
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
Tableau 4 : Interprétation de la métrique EICM pour les approches et les modèles associés.
24
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
La représentation ci-dessus (Figure 7) peut être étoffée par l’ajout de plusieurs utilisateurs (serveurs
multiples) au bout de la file d’attente et d’une capacité limité de la file d’attente. Le système entré sortie
des clients peut être contrôlé (FIFO, LIFO, Random…). Les clients eux même peuvent être classés,
puis ensuite répartis dans la file selon ce classement. Finalement le réseau de files d’attente est créé par
la connexion d’un ensemble de files simples.
25
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
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Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
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Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
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Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
29
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
Implémenter ces sémantiques dans des jeux d’axiomes dans le but de permettre à TOVE de
déduire automatiquement la réponse d’un grand nombre de questions générales à propos de
l’entreprise,
Proposer une représentation symbolique et graphique qui décrive les termes définis
précédemment.
[Link]
Cette méthode, bien que faisant partie des modèles pouvant définir une structure organisationnelle
distribuée, est peu utilisée par les entreprises et donc peu répandue.
30
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
31
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
Une difficulté à comprendre tous les modèles et à pouvoir les discriminer pour choisir le plus
adéquat à la situation de l’entreprise,
Une grande difficulté de communication et de traduction entre deux modèles,
Une difficulté pour l’entreprise d’utiliser le logiciel de modélisation adéquat si celui-ci est basé
sur un langage différent que les langages des logiciels déjà adoptés par l’entreprise.
C’est pourquoi le développement d’un langage de modélisation unifié (UML: Unified Modeling
Language) devient nécessaire, ce que propose la méta-modélisation.
Braesh nous donne une définition de la méta-modélisation [Braesch et Haurat, 1995] : « La méta-
modélisation consiste à définir des modèles génériques à partir desquels les modèles particuliers
d’utilisateur peuvent être exprimés. Elle cherche à modéliser, indépendamment de leur forme et de leur
contexte, les concepts contenus dans les modèles. Elle s’apparente donc aux métalangages. Elle
concerne essentiellement le niveau conceptuel par opposition au niveau de détails de l’implémentation
». C’est donc une grammaire pour l’expression des modèles. Ainsi le méta-modèle doit avoir les
caractéristiques suivantes :
Il doit être générique : son contenu doit pouvoir s’appliquer à plusieurs modèles de systèmes;
32
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
En tant que technique réflexive, qui permet de formaliser les formalismes de modélisation. Il
est alors possible de lever des ambiguïtés dues à des descriptions incomplètes des formalismes.
En tant qu’outil pour disposer d’un langage unique, pour communiquer et comparer différents
formalismes.
En tant que méthode d’ingénierie, car elle permet de maîtriser la complexité croissante des
applications, en introduisant de la souplesse dans le processus de conception de ces
applications. On ne s’astreint donc plus à une méthodologie de conception mais on
considère le niveau supérieur pour adapter la méthodologie à son besoin, tout en garantissant
une cohérence dans la démarche de conception.
La construction du méta-modèle peut se faire selon l’approche top-down (partant d’un paradigme de
modélisation: il faut alors conceptualiser une modélisation de base la plus épurée nécessaire à la
description de la chaine logistique (Figure 18) ou bottom-up (partant des langages existant). Une
construction hybride peut aussi être adoptée (sous réserve de vérifier la cohérence des deux approches
entre elles) et ainsi réunir les avantages des deux types de construction.
Figure 20 : exemple de représentation graphique des opérateurs systémiques dans le cadre d’une méta-
modélisation.
Cependant il reste difficile de comparer les méta-modèles, dans la mesure où ils peuvent être basés sur
des modèles différents, et donc ne possèdent pas de sémantique commune. C’est pourquoi les travaux
actuels s’orientent vers une définition plus formelle de la sémantique des langages de modélisation. Un
autre développement est l’approche MDA (Model Driven Architecture), comme présenté sur la Figure
19, qui consiste à développer un méta-méta-modèle qui regrouperait tous les méta-modèles en vue
d’une sémantique commune.
33
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
[Link]èse
Nous avons vu une large panoplie de modèle de chaine logistique, classés selon la structure
organisationnelle auquel ils s’apparentent. Il existe cependant d’autres types de classement, comme par
exemple celui proposé par [Min et Zhou, 2002], représenté par la Figure 20 :
Cependant, la modélisation de la chaine logistique reste encore très ouverte de par l’absence de modèle
« standardisé », accepté et utilisé par tous. De plus certains des paramètres pris en compte dans ces
modèles peuvent rester subjectifs. Les travaux actuels et futurs se concentrent donc sur cette volonté de
retravailler et dépasser tout ces modèles pour faire émerger un langage dominant ou un groupe restreint
de langages complémentaires dans la modélisation de la chaine logistique et plus généralement dans la
modélisation de l’entreprise.
34
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
[Link]
[Link] de la simulation
Le but de la simulation de la chaine logistique est de proposer un modèle dynamique. Celui-ci permet
de voir quel est le comportement de la chaine dans le temps. Ainsi la modélisation sert à valider, à
découvrir ou à comprendre les mécanismes qui régissent la chaine logistique.
Historiquement, la simulation des premiers modèles a été réalisée à la main. Cependant, grâce aux
progrès de l’informatique, la quasi-totalité des simulations actuelles sont informatisés dans un souci de
gain de temps, de complexité et de flexibilité.
De même que pour la modélisation, un système logistique peut être simulé suivant deux approches :
l’utilisation d’un modèle développé en interne spécifiquement, ou l’utilisation de logiciels spéciaux
dédiés.
[Link] numérique
Au contraire des langages de modélisation qui sont conceptuels et pour lesquels l’informatique n’est
qu’un support de mise en œuvre (même si celui-ci offre des avantages certains par rapport aux autres
supports), les logiciels de simulation font tous appel à la puissance de calcul des ordinateurs pour
permettre la simulation du comportement du système préalablement modélisé.
35
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
1) L’étape 1 consiste à poser les bases préalables à la modélisation pour la simulation de la chaine
logistique : définition de la problématique, objectifs à atteindre, champ d'application du modèle à
construire;
2) L’étape deux est la conception du modèle qui sera simulé: Il faut ici décrire le fonctionnement réel
de la chaine, en fonction de ses spécificités (travail interactif et collaboratif réalisé entre les
acteurs/experts de cette réalité et le modélisateur). Il faut ensuite formaliser cette description de
manière logique et causale (la causalité est nécessaire à tout traitement par calcul informatisé), et
enfin implémenter ce modèle sur le logiciel de simulation choisit, ou dans le cas d’une modélisation
spécifique il faut traduire le modèle de manière purement mathématique (écriture des équations de
fonctionnement, insertion des données quantitatives…) puis coder en langage informatique le
modèle ainsi créé.
3) Vient ensuite l’étape 3, la simulation proprement dite. Dans un premier temps il faut simuler le
modèle tel qu’il a été décrit, pour valider la modélisation en fonction de l’adéquation entre les
résultats obtenus et la réalité de la chaine logistique (on peut ici mesurer les erreurs de prévisions, la
sensibilité des résultats…). Ensuite, en fonction des résultats de cette première simulation, il faut
modifier, corriger et préciser le modèle. Enfin, la dernière partie consiste à simuler le comportement
de la chaine sous l’effet d’un ou plusieurs scénarios prédéfinit.
4) Cette dernière étape est l’analyse et l’utilisation des résultats : il faut comprendre ce qu’implique les
données tirées de la simulation, reconsidérer la chaine logistique d’un œil nouveau et adapter les
politiques de l’entreprise en conséquence.
[Link] de simulation
De nombreux logiciels permettent la simulation de systèmes logistiques. Citons entre autre Arena,
ExtendSim, Witness et Quest, qui sont tout quatre basés sur la simulation mixte (discrète et continue).
La modélisation peut se faire en caché (sans visualisation graphique), ou, pour mieux visualiser et
comprendre la réaction du système modélisé, peut être visualisée grâce à un module graphique qui
représente en temps réel la chaine logistique et tous les acteurs qui y participent et qui y ont donc été
modélisés (flux, ressources humaines, matériels; transformations sur les flux, stocks…). Ces quatre
logiciels peuvent aussi simuler d’autres systèmes que les chaines logistiques, mais du fait de leurs
caractéristiques (discrétisation, stochasticité…), sont appropriés et souvent utilisés pour les décrire. Il
existe bien entendu d’autres logiciels, ce qui, comme pour la modélisation, rend le choix plus difficile
pour l’entreprise.
36
Chapitre2 Modélisation et simulation des chaines logistique
l’entreprise. En effet, selon le but recherché, on peut aboutir à deux simulations grandement différentes
pour une même chaine logistique, d’autant plus qu’un certain nombre de paramètres pris en compte
sont subjectifs, ce qui implique une traduction mathématique discutable.
Enfin les résultats restent soumis à analyse et critique, étape essentielle sans laquelle les ils n’ont pas de
valeur.
Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons d'abord vu les différentes approches et méthodes de modélisation des
chaines logistiques, des outils et logiciels qui les soutiennent sont décrits tels que le modèle SCOR qui
est un outil de modélisation par les processus. Ensuite nous avons présenté la simulation des chaines
logistiques qui a pour but de voir le comportement de la chaine dans le temps et les logiciels qui la
permettent.
Dans le chapitre suivant, une revue de la littérature traitant de la modélisation de chaines logistiques
sera présentée.
37
Chapitre3 :
Revue de la littérature
Chapitre3 Revue de la littérature
Introduction
Une Supply Chain peut être définie comme un processus intégré dans lequel un certain nombre de
diverses entités d'affaires (c.-à-d., fournisseurs, fabricants, distributeurs, et détaillants) travaillent
ensemble dans le but de:
1) Acquérir les matières premières,
2) transformer ces matières premières en produits finis,
3) Et livrer ces produits finis aux détaillants.
Cette chaîne est traditionnellement caractérisée par un flux en avant de matière et un flux en arrière
de l'information.
Pendant des années, les chercheurs et les praticiens ont principalement étudié les divers processus de
la chaîne logistique individuellement. Cependant, il y a eu récemment une attention croissante portée à
la performance, la conception, et l'analyse de la Supply Chain dans son ensemble. D'un point de vue
pratique, le concept de Supply Chain a résulté d'un certain nombre de changements de l'environnement
de fabrication, notamment la hausse des coûts de fabrication, la diminution des ressources des bases de
fabrication, la réduction des cycles de vie des produits, le nivellement du "playing field", et la
mondialisation de l'économie de marché. L'intérêt actuel a cherché à étendre la chaîne logistique
traditionnelle pour y inclure " la logistique inverse ", pour y inclure la récupération du produit pour les
buts de la réutilisation, le ré-usinage, et la réutilisation. Dans la recherche dans le domaine de la
fabrication, le concept de chaîne logistique s'est largement développé à partir des modèles à deux étapes
des stocks multi-échelons, et il est important de noter que des progrès considérables ont été accomplis
dans la conception et l'analyse des systèmes à deux-échelon. La majeure partie de la recherche dans ce
secteur est basée sur le travail classique de Clark et Scarf (Clark et Scarf, 1960; 1962). Le lecteur
intéressé se reportera à (Federgruen, 1993 ; Bhatnagar et al. ; 1993) pour des études détaillées des
modèles de ce type. Des discussions plus récentes des modèles à deux-échelon peuvent être trouvées
dans (Diks et al, 1996 ; van Houtum et al., 1996)
[Link] de la littérature
La chaîne logistique est constituée de cinq étapes (figure.1). D'une façon générale, les modèles multi-
étapes pour la conception et l'analyse de la chaîne logistique peuvent être divisés en quatre catégories,
par approche de modélisation. Dans les cas inclus ici, l'approche de modélisation est motivée par la
nature des intrants et l'objectif de l'étude. Les quatre catégories sont:
1) Les modèles analytiques déterministes, dans lesquels les variables sont connues et indiquées;
38
Chapitre3 Revue de la littérature
2) Les modèles analytiques stochastiques, où au moins une des variables est inconnue, et est
supposée suivre une distribution de probabilité particulière;
3) Les modèles économiques;
4) Les modèles de simulation.
39
Chapitre3 Revue de la littérature
de commande en flux tirés qui est conduit, dans ce cas, par des processus de demande linéaires (et
connus).
Cohen et Lee, 1989 ont présenté un modèle de programmation mathématique non linéaire,
déterministe en nombres entiers, basé sur les techniques de la quantité d'ordre économique (EOQ), pour
développer ce que les auteurs appellent politique globale de déploiement des ressources. Plus
précisément, la fonction objective utilisée dans leur modèle maximise le bénéfice total après imposition
sur les équipements de fabrication et les centres de distribution (revenu total moins les coûts totaux
avant imposition moins l'impôt dû). Cette fonction objective est soumise à un certain nombre des
contraintes, y compris " les contraintes de gestion" (contraintes de ressource et de production) et " les
contraintes de cohérence logiques" (faisabilité, disponibilité, limites de demande, et non négativité des
variables). Les outputs résultants de leur modèle comprennent (Cohen et Lee, 1988) :
L'affectation des produits finis et des montages partiels aux usines de fabrication, des vendeurs
aux centres de distribution, des centres de distribution aux régions du marché.
Les quantités de composants, de montages partiels, et de produits finis à expédier entre les
vendeurs, des installations de fabrication, et des centres de distribution.
Les quantités de composants, de montages partiels, et de produits finis à fabriquer aux
installations de fabrication.
De plus, ce modèle fait ressortir les besoins en matériaux et les affections pour tous les produits, tout
en maximisant les bénéfices après imposition.
Cohen et Moon , 1990 ont étendu Cohen et lie, 1989 en développant un modèle d'optimisation sous
contraintes, appelé PILOT, pour étudier les effets des différents paramètres sur le coût de la chaîne
logistique, et ils considèrent le problème supplémentaire de la détermination des installations de
fabrication et centres de distribution devant être ouverts. Plus précisément, les auteurs considèrent une
chaîne logistique constituée des fournisseurs de matière première, des installations de fabrication, des
centres de distribution, et des détaillants. Ce système produit des produits finis et des produits
intermédiaires, en utilisant divers types de matières premières. En utilisant ce système particulier, le
modèle PILOT accepte comme inputs les divers coûts de production et de transport, et par conséquent
les outputs :
Lesquels des installations de fabrication et des centres de distribution disponibles devraient être
ouverts.
Les matières premières et les quantités d'ordre intermédiaires pour les vendeurs et les
installations de fabrication.
Les quantités de produit produites par unité de production.
La livraison des quantités de produits spécifiques à partir des installations de fabrication au
centre de distribution au client.
40
Chapitre3 Revue de la littérature
La fonction objectif du modèle PILOT est une fonction de coût, se composant des coûts fixes et
variables de production et de transport, la capacité, la tâche, la demande et les contraintes de besoin en
matière première. Sur la base des résultats de leur exemple de système de chaîne logistique, les auteurs
concluent qu'il y a un certain nombre de facteurs qui peuvent dominer les coûts de la chaîne logistique
sous une variété de situations, et que le coût de transport joue un rôle important dans le coût global des
opérations de la chaîne logistique.
Newhart et al., 1993 ont conçu une chaîne logistique optimale en utilisant une approche biphasée. La
première phase est une combinaison d'un programme mathématique et un modèle heuristique, avec
l'objectif de minimiser le nombre de types de produit distincts gardés dans le stock dans toute la chaîne
logistique. La deuxième phase est un modèle d'inventaire basé sur une feuille de calcul, qui détermine
la quantité minimum de stocks de sécurité exigée pour absorber la demande et les fluctuations du délai
d'exécution. Les auteurs considèrent quatre solutions pour le placement des différentes installations au
sein de la chaîne logistique. La prochaine étape consiste à calculer le montant des investissements en
stocks sous chaque alternative, étant donné un ensemble d'exigences de la demande, puis de choisir
l'option coût minimum.
Arntzen et al. , 1995 ont développé un modèle de programmation mixte en nombres entiers, appelé
"global supply chain model", (GSCM) qui peut s'adapter aux multiples produits, aux équipements, aux
étapes (échelons), aux périodes de temps, et aux modes de transport. Plus précisément, le GSCM
minimise une fonction composée : (1) des jours d'activité et (2) du coût total de production (fixe et
variable), des stocks, de la manutention, des frais généraux, et des coûts de transport. Le modèle exige,
en entrée, les nomenclatures, les volumes de la demande, les frais et taxes, et les besoins du jour
d'activité, comme output: (1) le nombre et l'emplacement des centres de distribution, (2) l'affectation
des centres de distribution à la clientèle, (3) le nombre d'échelons (quantité d'intégration verticale), et
(4) l'affectation du produit en usine. Voudouris, 1996 a développé un modèle mathématique conçu
pour améliorer l'efficacité et la réactivité dans une chaîne logistique.
Le modèle maximise la flexibilité de système, telle que mesurée par la somme en fonction du temps des
différences instantanées entre les capacités et les utilisations des deux types de ressources: ressources
de stocks et ressources d'activité. Les ressources de stocks sont des ressources directement liées à la
quantité de stocks détenue; alors que les ressources d'activité sont des ressources qui sont exigées pour
maintenir le flux de matières. Le modèle nécessite, en entrée, les données sur la consommation de
ressources et les informations sur les nomenclatures, et génère en output: (1) la production, l'expédition,
le programme de livraison pour chaque produit et (2) les niveaux de stocks pour chaque produit.
Camm et al., 1997 ont développé un modèle de programmation entier, basé sur une formulation de
l'emplacement des installations, pour Procter et Gamble Company. Le but du modèle est de : (1)
déterminer l'emplacement des centres de distribution et (2) affecter ces centres de distribution
sélectionnés aux zones de clients. La fonction objectif du modèle minimise le coût total du choix de
l'emplacement des centres de distribution et de l'affectation à la clientèle des centres de distribution,
sous réserve des contraintes régissant les affectations des centres de distribution à la clientèle le
nombre maximum de centres de distribution permis.
41
Chapitre3 Revue de la littérature
Chacun de ces sous-modèles est basé sur un objectif de coût minimum. Dans la dernière étape de
calcul, les auteurs déterminent les politiques de commande optimales approximatives en utilisant un
programme mathématique, qui minimise la somme totale des coûts pour chacun des quatre sous-
modèles.
Svoronos et Zipkin, 1991 considèrent des systèmes de chaînes logistiques de type de distribution
multi-échelon (c.-à-d., chaque service a au plus un prédécesseur direct, mais un certain nombre de
successeurs directs). Dans cette recherche, les auteurs supposent un stock de bases, remplacement un
par un de chaque élément, et que les demandes de chaque installation suivent un processus de Poisson
indépendant. Les auteurs obtiennent des approximations d'état d'équilibre pour le de niveau des stocks
moyens et le moyen de commandes en attente à chaque emplacement pour tout choix de niveau de
stock de base. Enfin, en utilisant ces approximations, les auteurs proposent la construction d'un modèle
d'optimisation qui détermine le coût minimum du niveau de stock de base.
Lee et Billington, 1993 développent un modèle heuristique stochastique pour la gestion des flux de
matière sur une base d'emplacement par emplacement. Plus précisément, les auteurs modélisent un
système de gestion des stocks à flux tendus, périodique, et déterminent la période de réexamen (par
type de produit) et la quantité d'ordre (par type de produit) comme outputs du modèles. Les auteurs
développent un modèle qui soit :
1) détermine la politique de commande de matériel en calculant les niveaux de stocks nécessaires
pour réaliser un objectif de niveau de service donné pour chaque produit à chaque installation
ou
42
Chapitre3 Revue de la littérature
2) détermine le niveau de service pour chaque produit à chaque installation, étant donné une
politique de commande de matériel.
Lee et al., 1993 développent un modèle de gestion des stocks stochastique, à examen périodique pour
développer une procédure pour les processus de localisation dans la supply chain. Autrement dit, les
auteurs proposent une approche pour les processus opérationnels et de distribution qui prennent en
considération les différences dans les structures du marché cible (par exemple, différences de langue,
de l'environnement, ou les gouvernements). Ainsi, l'objectif de cette recherche est de concevoir les
produits et les procédés de production qui conviennent à différents segments de marché qui ont comme
conséquence un moindre coût et les niveaux les plus élevés de service à la clientèle.
Pyke et Cohen, 1993 développent un modèle de programmation mathématique pour une chaîne
d'approvisionnements intégrée, en utilisant des sous-modèles stochastiques pour calculer les valeurs des
variables aléatoires incluses dans le programme mathématique.
Les auteurs considèrent une chaîne d'approvisionnements à trois nivaux, se composant d'un produit,
d'un service de fabrication, d'un service d'entreposage, et d'un détaillant. Le modèle minimise le coût
total, soumis à une contrainte de niveau de service, et tient les temps d'installation, les durées de
traitement, et les délais d'exécution de réapprovisionnement constants. Le modèle donne l'intervalle de
réapprovisionnement économique (moindre coût), les tailles de lots de reconstitution, et les niveaux de
produit (pour le détaillant) pour un réseau de production particulier.
Pyke et Cohen, 1994 poursuivent la recherche de Pyke et Cohen, 1993 en incluant un réseau de
production plus compliqué. Dans Pyke et Cohen, 1994, les auteurs considèrent encore une chaîne
d'approvisionnements intégrée avec un service de fabrication, un entrepôt, et un détaillant, mais
considèrent plusieurs types de produits. Le nouveau modèle donne des outputs similaires; cependant, il
détermine les variables de décision clé pour chaque type de produit. Le modèle donne l'intervalle de
réapprovisionnement économique (moindre coût), les tailles de lots de reconstitution (pour chaque type
de produit), et les niveaux de produit (pour le détaillant, pour chaque type de produit) pour un réseau
particulier de supply chain.
Tzafestas et Kapsiotis, 1994 utilisent une approche de programmation mathématique déterministe
pour optimiser une chaîne logistique, ils emploient alors des techniques de simulation pour analyser un
exemple numérique de leur modèle d'optimisation. Dans ce travail, les auteurs réalisent l'optimisation
selon trois scénarios différents (Tzafestas et Kapsiotis, 1994) :
1) Optimisation des services de fabrication: Selon ce scénario, l'objectif est de minimiser le coût
total encouru par le service de fabrication seulement; les coûts éprouvés par d'autres
équipements sont ignorés.
2) Optimisation globale de la supply chain : Ce scénario suppose une relation de coopération entre
toutes les étapes de la chaîne logistique, et minimise donc tous les coûts opérationnels de la
chaîne dans son ensemble.
3) Optimisation décentralisée: Ce scénario permet d'optimiser chacune des composantes de la
chaîne logistique individuellement, et ainsi de minimiser le coût subi par chaque niveau.
43
Chapitre3 Revue de la littérature
Les auteurs observent que pour leur exemple choisi, les différences dans les coûts totaux entre les trois
scénarios ne diffèrent pas de manière significative.
Towill et Del Vecchio, 1994 considèrent l'application de la théorie du filtre et de la simulation pour
l'étude des chaînes logistiques. Dans leur recherche, les auteurs comparent les caractéristiques du filtre
des chaînes logistiques afin d'analyser les différentes réponses de chaîne d'approvisionnements à aléa
de la demande. Ces réponses sont ensuite comparées en utilisant la simulation, afin de définir les
besoins minimums de stocks de sécurité qui permettent d'atteindre un niveau de service particulier
souhaité.
Lee et Feitzinger 1995 développent un modèle analytique pour analyser la configuration de produit
pour l'ajournement (c.-à-d., déterminer l'étape de production optimale pour la différentiation de
produit), en supposant une demande de produits stochastique. Les auteurs supposent un processus de
fabrication avec I étapes de production qui peuvent être effectuées à une usine ou à un des M centres de
distribution (CD). Le problème est de déterminer une étape P telle que les étapes 1 à P soient réalisées à
l'usine et les étapes (P+1) à I seront réalisées aux centres de distribution CD. Les auteurs résolvent ce
problème en calculant un coût prévu pour les différentes configurations de produit, comme une somme
des coûts de stocks, du fret, de douane, d'installation, et les coûts de traitement. La valeur optimale de P
est celle qui minimise la somme de ces coûts.
Altiok et Ranjan, 1995 considèrent un système généralisé de production / stock avec: M étapes (M >
1), un type de produit final, des durées de traitement et des temps d'installation aléatoires (FIFO, pour
toutes les étapes), et des tampons intermédiaires. Le système expérimente la demande de produits finis
selon un processus de Poisson composé, et les niveaux de stocks (les tampons intermédiaires et les
produits finis) sont contrôlés conformément à une politique de prise d'inventaire continue, et les
commandes en attente sont permises. Les auteurs développent un procédé itératif où chacun des sous-
systèmes de deux-nœud est analysé individuellement; le procédé se termine une fois que le débits
moyens estimés pour chaque sous-système sont approximativement égale. Une fois la condition
d'achèvement vérifiée, le procédé permet de calculer des valeurs approximatives pour les deux mesures
de performance : 1) Le niveau des stocks dans chaque tampon j, et 2) la probabilité de rupture de stock.
Les auteurs concluent que leur approximation est acceptable tant que la probabilité P (commande en
attente (rupture de stock)) n'excède pas 0.30, dans ce cas le système ne s'adapte pas efficacement aux
volumes de demande.
Enfin, Lee et al, 1997 développent des modèles mathématiques stochastiques décrivant " l'effet coup de
fouet ", qui est défini comme le phénomène par lequel la variation de la demande de l'acheteur devient
de plus en plus amplifiée et a distordue à chaque échelon vers le haut dans toute la chaîne logistique.
Autrement dit, la variation réelle et la valeur des commandes à chaque échelon est de plus en plus
élevée que la variation et la valeur des ventes, et ce phénomène se propage en amont dans la chaîne.
Dans cette recherche, les auteurs développent des modèles analytiques stochastiques décrivant les
quatre causes de l'effet coup de fouet (traitement des demandes, rationnement du jeu, et les variations
des prix), et montrent comment ces causes contribuent à l'effet.
44
Chapitre3 Revue de la littérature
[Link]èles économiques
Christy et Grout, 1994 développent un cadre de théorie des jeux économique pour modéliser la
relation client/fournisseur dans une chaîne logistique. La base de ce travail est une "matrice des liens
(2x2) " de la chaîne logistique, qui peut être employée pour identifier les conditions dans lesquelles
chaque type de relation est souhaité. Ces conditions s'étendent de la haute à la basse spécificité de
processus, et de la haute à la basse spécificité de produit. Ainsi, les risques relatifs pris par l'acheteur et
le fournisseur sont repris dans la matrice. Par exemple, si la spécificité du processus est basse, alors
l'acheteur prend le risque; si la spécificité de produit est basse, alors le fournisseur prend le risque.
Pour chacun des quatre quadrants (et donc, chacune des quatre catégories de risque), les auteurs
attribuent des techniques appropriées pour modéliser la relation client/fournisseur. Pour le cas de deux-
échelon, le lecteur intéressé se reportera à Cachon et Zipkin, 1997.
[Link]èles de simulation
Towill, 1991 et Towill et al., 1992 emploient des techniques de simulation pour évaluer les effets des
différentes stratégies de chaîne d'approvisionnements sur l'amplification de la demande.
Les stratégies étudiées sont comme suit (Towill et al., 1992):
L'objectif du modèle de simulation est de déterminer quelles sont les stratégies les plus efficaces pour
lisser les variations dans la structure de la demande. La stratégie du juste-à-temps (stratégie 3 ci-
dessus) et la stratégie du retrait de l'échelon (stratégie 1ci-dessus) ont été observées comme étant les
plus efficaces pour le lissage des variations de la demande.
Wikner et al., 1991 examinent cinq stratégies d'amélioration de la chaîne logistique, puis mettent en
application ces stratégies sur un modèle de référence de la chaîne logistique à trois étapes. Les cinq
stratégies sont (Wikner et al., 1991):
1) Parfaire les règles de décision existantes.
45
Chapitre3 Revue de la littérature
5) Intégrer le flux d'information, et séparer les demandes des commandes réelles, qui sont des
vraies demandes du marché, et les commandes couvertes (cover orders), qui sont des
commandes qui soutiennent les stocks de sécurité.
Leur modèle de référence comprend une seule usine (avec un entrepôt sur le site), des services de
distribution, et des détaillants. Ainsi, il est supposé que chaque service dans la chaîne abrite un certain
stock. L'implémentation de chacune des cinq stratégies différentes est effectuée en utilisant la
simulation, dont les résultats sont ensuite utilisés pour déterminer les effets des différentes
stratégies sur la réduction des fluctuations de la demande. Les auteurs concluent que la stratégie
d'amélioration la plus efficace est la stratégie 5, en améliorant le flux d'information à tous les niveaux
tout au long de la chaîne, et en séparant des commandes.
Satisfaction du client: Le degré pour lequel les clients sont satisfaits du produit et/ou du
service reçu et peut s'appliquer aux clients internes ou externes. La satisfaction du client est
composée de trois éléments (Christopher, 1994) :
1) Satisfaction pré-transactionnelle: la satisfaction associée à des éléments de services
survenant avant l'achat du produit.
2) Satisfaction de transaction: satisfaction liée aux éléments de service directement
impliqués dans la distribution physique des produits.
3) Satisfaction post-transactionnelle : la satisfaction liée au soutien prévu pour les produits
en cours d'utilisation.
4) Flexibilité: Le degré pour le quel la chaîne d'approvisionnements peut répondre aux
fluctuations aléatoires de la demande.
46
Chapitre3 Revue de la littérature
Flexibilité: Le degré pour le quel la chaîne logistique peut répondre aux fluctuations aléatoires
de la demande.
L'intégration des flux d'information et de matière (Nicoll, 1994): La mesure pour laquelle
toutes les fonctions au sein de la chaîne logistique communiquent l'information et transportent
le matériel.
Gestion efficace des risques (Johnson et al., 1995): Toutes les relations au sein de la chaîne
logistique contiennent des risques inhérents. La gestion efficace des risques décrit le degré
pour lequel les effets de ces risques sont minimisés.
La performance des fournisseurs: Exécution de fournisseur: Avec quelle cohérence les
fournisseurs fournissent les matières premières aux services de production à temps et en bon
état.
47
Chapitre3 Revue de la littérature
Minimisation des délais d'exécution : Minimiser la durée de temps entre le moment où un
produit commence sa fabrication jusqu'au moment où il est complètement traité.
48
Chapitre3 Revue de la littérature
[Link] de recherches
Les modèles étudiés ici, et résumés ci-dessus dans le tableau 1, utilisent un certain nombre de mesures
de performance définies dans les sections 4.1 et 4.2. Le tableau 2 résume l'étude passée en revue. Pour
chacun des modèles étudiés, le tableau illustre: (1) le type(s) de méthodologie de modélisation utilisée,
(2) le mesure(s) de performance utilisée, et (3) la variable(s) de décision utilisée pour optimiser la
mesure(s) de performance associée.
50
Types de modèles Mesures de performance Variables de décision
Spécificatio Nombre
Réactivité Programme Affectation Relation n de l'étape de types
Auteurs analytiques Analytiques Simulatio client/com Temps de
Niveaux des
Nombre des CD aux
affectatio
client- de de
Economiques Coût Flexibilité stocks/ taille n usine-
déterministes stochastiques n mandes en d'activité production/ d'étapes client/ fournisseu différenciati produits
des lots produit
attente distribution emplacement r on du gardés en
produit stock
51
Chapitre3 Revue de la littérature
gestionnaires de la chaîne logistique et la chaîne logistique dans son ensemble, mais il le fait sur
la base des coûts de stockage. Dans ce travail, Chen cherche à développer des règles de décision
optimales des stocks pour les gestionnaires (qui n'ont que l'information locale), il cherche à
développer des règles de décision optimales de inventaire pour les directeurs qui ont comme
conséquence des coûts de possession et de commande en attente minimums à long terme pour
l'ensemble du système.
Le tableau 2 indique que la majorité des modèles utilisent le niveau de stock comme variable de
décision et le coût comme mesure de performance. Cependant, comme également indiqué dans
le tableau 2, il y a un certain nombre d'autres variables de décision (et peut-être d'autres qui n'ont
pas été encore étudiées) qui peuvent être liées de manière appropriée à un système de mesures de
la performance composé des mesures énumérées dans le tableau 2 et peut-être d'autres qui n'ont
pas encore été étudiées. Ainsi, la recherche nécessite d'approprier les systèmes de mesure de la
performance aux variables de décision critiques de la chaîne logistique.
53
Chapitre3 Revue de la littérature
54
Chapitre3 Revue de la littérature
de tenir compte des aspects financiers en construisant des modèles de processus opérationnels
ait été soulignée dans la littérature ([Applequist et al, 2000]; [Shapiro, 2001];[ Shah, 2005]),
l'intégration des deux secteurs a jusqu'ici suscité peu d'attention et attend actuellement davantage
d'études.
Cependant, les travaux de [Romero et al, 2003] et [Badell et al, 2004], qui portent sur
l'intégration des aspects financiers avec la planification à court terme des processus dans
l'industrie chimique, sont des contributions appréciées dans le domaine. Au niveau de la
conception, [Yi et Reklaitis, 2004] ont également présenté une analyse intégrée des décisions de
production et de financement concernant la conception optimale des réseaux de stockage.
Un outil intégré pour le SCM permettrait aux gestionnaires de "jouer" avec les différentes
solutions de planification en tenant compte de toute l'information disponible et d'avoir une idée
claire des conséquences de chaque alternative testée. Avec cette aide, il est possible d'évaluer
correctement l'impact des décisions des processus opérationnels sur le secteur financier dans le
SCM. Cette nouvelle philosophie permettra aux directeurs d'acquérir un avantage concurrentiel
par rapport à ceux qui ne vérifient ni la faisabilité ni l'optimalité des décisions de processus
opérationnels du point de vue financier.
Conclusion
Une chaîne logistique est définie comme un ensemble de relations entre des fournisseurs, des
fabricants, des distributeurs, et des détaillants qui facilite la transformation des matières
premières en produits finis. Bien que la chaîne logistique soit composée d'un certain nombre de
composants métier, la chaîne elle-même est considérée comme une seule entité.
Traditionnellement, les praticiens et les chercheurs ont limité leurs analyses et portée à des
étapes individuelle dans la chaîne étendue, mais ils ont récemment identifié un besoin d'une
approche plus intégrée pour la conception du système de fabrication. Par conséquent, le cadre de
chaîne logistique est apparu comme un élément important de cette approche nouvelle et
intégrée.
L'objectif de ce chapitre est double:
(1) Fournir un examen ciblé de la littérature dans la modélisation de la chaîne logistique
(2) Souligner l'importance d'intégrer les aspect financiers avec les processus opérationnels
dans la modélisation des chaines logistiques.
55
Chapitre4 :
Le modèle de Planification Intégré
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Introduction
Le SCM recherche l'intégration d'une usine avec ses fournisseurs et ses clients afin d'être
contrôlée dans l'ensemble, et la coordination de tous les flux d'entrée-sortie (flux de matière,
informationnels et de financiers) de sorte que les produits soient fabriqués et distribués à la
bonne quantité, au bon endroit, et au bon moment [Simchi-Levi et al, 2000].
Le but de ce chapitre est de présenter des considérations budgétaires dans un modèle de base de
SC et de diriger l'attention de la gestion dans le processus de planification de la production vers
l'objectif plus général de maximiser les profits de l'entreprise.
Le chapitre est structuré comme suit :
D'abord, un modèle de planification déterministe, standard de SC est présenté; Puis, des modèles
financiers sont passés en revue, et un modèle financier approprié au SCM est décrit. Ensuite, le
modèle déterministe intégré, qui combine les opérations de la SC et les finances, est
présenté.[Gonzalo et al, 2007].
Enfin, un modèle intégré développé à partir des travaux de [Gonzalo et al, 2007] est adapté à une
entreprise de production agroalimentaire et les résultats expérimentaux sont présentés.
[Link] et planification:
56
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Un ensemble de fournisseurs externes qui fournissent les matières premières, les produits
intermédiaires et les produits finis aux usines, aux entrepôts et aux marchés.
Un ensemble de fournisseurs internes, qui produisent des produits intermédiaires à partir
des matières premières fournies par les fournisseurs externes.
Un ensemble d'usines où les produits finis sont manufacturés avant d'être envoyé aux
entrepôts. Ce travail comprend les SC avec des usines intégrées à multiples produits. On
considère que les matières premières sont transférées à partir des stocks vers l'unité de
production, et à la fin du processus, les produits sont directement transférés aux camions
pour être transportés aux différents clients ou aux stocks.
Un ensemble d'entrepôts où les produits sont stockés avant d'être transportés aux marchés
finaux.
Un ensemble de marchés finaux où les produits sont à la disposition des clients.
Une représentation du temps qui permet l'accommodation des incertitudes en utilisant une
formulation déterministe appelée "Rolling horizon mode" (mode horizon mobile) [Reklaitis,
1982], a été adoptée pour 'établir le programme de planification intégrée de la SC avec les usines
intégrées. C'est-à-dire, l'horizon des opérations est divisé en un certain nombre de périodes, et le
modèle avec des prévisions de demande appropriées est résolu pour obtenir des décisions de
planification pour chaque période, et seulement celles qui appartiennent à la première période
sont mises en application. À la fin de la première période, l'état du système, y compris les
niveaux de stocks, est mis à jour et le cycle est répété avec l'horizon avancé par une période
considérant la demande prévue pour la nouvelle période. Par conséquent, la formulation
déterministe décrite ci-après comporte un ensemble de périodes de planification, et seulement la
première inclut les décisions du programme détaillées avec des incréments de temps plus courts.
Ce détail de période se déplace pendant que le modèle est résolu à temps, d'où le terme "horizon
mobile".
Par ailleurs, les contraintes d'établissement du programme fournissent une évaluation précise des
limites de capacité de l'usine pour la première période de planification, dans laquelle les
décisions sont mises en application en temps réel. Quand de telles contraintes ne sont pas
ajoutées, les taux de production calculés par la formulation de planification surestiment ou sous-
estiment habituellement la vraie capacité de l'usine menant de ce fait aux plans infaisables ou
suboptimaux. En fait, historiquement, dans les usines complexes le plan d'affaire surestime la
vraie capacité de l'usine parce que les interactions entre les lots ne sont pas prises en
considération [Raaymakers et al, 1997].
57
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
58
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
égal à la quantité de p transportée de i aux usines j ( Aijpt ) plus le stock final ( INViptIS ) conservé à i,
comme indiqué par l'équation (1):
ES e
IS
eirt INVirtIS1 QiptIS . rp INVirtIS i, r , t.
p
(2)
Les équations (3) et (4) expriment les bilans de matière pour les usines en lots, et sont semblables
aux contraintes (1) et (2). Dans ce cas, les usines peuvent recevoir des produits intermédiaires
d'un fournisseur externe ou interne. Dans ces équations, QoutiftBP représente la quantité total du
BP
produit fini f fabriqué à l'usine j pendant l'intervalle de temps t, INV jpt et INV jftBP les stocks
initiaux du produit intermédiaire p et du produit final f, respectivement, conservé à j, B jkft la
BP
quantité de f transportée de l'usine en lots j aux entrepôts k, ESejpt la quantité du produit
intermédiaire p transporté depuis les fournisseurs externes e jusqu'aux usines j dans l'intervalle
de temps t, tij la durée de séjour entre i et j et fp un coefficient de conversion de masse.
ES
e
BP
ejpt Aijpt tij INV jptBP1 QiniftBP . fp INV jptBP j, p, t.
i f
(4)
WH
L'équation(5) assure le bilan de matière pour les entrepôts. ESekft est la quantité de f fournie par
le fournisseur externe e à l'entrepôt k dans l'intervalle de temps t, INVkftWH1 le stock initial de f
conservé à l'entrepôt k et Cklft la quantité du produit fini f envoyé de l'entrepôt k aux marchés l.
ES
e
WH
ekft B jkft t jk INVkftWH1 Cklft INVkftWH k , f , t.
j l
(5)
La contrainte (6) représente les bilans de matière pour les marchés. Les marchés se comportent
comme des entrepôts dans lesquels l'épuisement des matières est dû aux ventes des produits.
Par conséquent, pour chaque intervalle de temps t, la quantité de f achetée aux fournisseurs
MK
externes e ( ESelft ) plus la quantité du produit fini f venant des entrepôts k (Cklft tkl ) plus le stock
initial de f gardé à l ( INVlftMK
1 ) doit être égal à la quantité de f vendue au marché l ( Saleslft ) plus
59
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
ES
e
MK
elft Cklft tKL INVlftMK
k
1 Saleslft INVlft
MK
l , f , t. (6)
En conclusion, les ventes du produit fini f effectué sur le marché k pendant l'intervalle de temps t
( Saleslft ) sont contraintes à être inférieures ou égales à la demande (7). Nous considérons ainsi
dans ce travail que, contrairement à d'autres travaux dans la littérature, une partie de la demande
peut effectivement être non satisfaite en raison des limites de capacité.
Saleslft Demlft l , f , t. (7)
X
f
jl j f X jl j 1 f l j L j
f
(9)
Ainsi, d'après l'équation (8) un lot l j ne peut pas appartenir à plus d'un produit f, alors que la
contrainte (9) est appliquée pour s'assurer que les lots non-produits sont situés au début du
programme. Bien que la contrainte (9) ne soit pas nécessaire, elle aide aux calculs. En effet, en
fixant la position des lots non-produits nous obtenons des arbres "branch-and-bound" plus petits
et des temps de calcul plus courts. La position spécifique de ces lots non-produits (au début du
programme) est absolument arbitraire, et est choisie pour la simplicité.
En ce qui concerne les tâches de production accomplies à l'usine et afin de réduire la complexité
de la formulation, seul le cas d'une politique zéro attente (ZW) est ici considéré. Ni le stockage
intermédiaire ni les temps d'attente dans les unités de traitement ne sont disponibles. Dans le
cadre de la politique de ZW, il ne peut y avoir aucun retard entre le moment où un lot de produit
termine d'être traité sur l'étape o (TFjl j o1 ) et le temps où débute le traitement à l'étape
o 1(TI jl j o1 ) comme indiqué par la contrainte (10).
TI jl j o1 TFjl j o j, l j , o 0. (10)
60
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Le temps de fin de l'étape o à l'usine j impliquée dans la production du lot l j (TFjl j o ) est calculé
de la période initiale de o à j (TI jl j o ) et son temps de fonctionnement, qui est indiqué par la
recette du produit le lot appartient à (top jfo ) , comme il est exprimé dans la contrainte (11).
TFjl j o TI jl j o top .X jl j f j, l j , o. (11)
f jfo
L'hypothèse de ZW ayant pour résultat les équations. (10) et (11) peut être facilement modifiés
afin de considérer d'autres politiques de transfert.
On a également supposé que seule une ligne de production avec un équipement affecté par étape
est disponible. Par conséquent, l'étape o impliquée dans la fabrication du lot l j à l'usine j doit
commencer après la fin de la même étape o exécutée dans n'importe quel lot précédent comme il
est exprimé dans l'équation (12).
TI jlj o TFjl j o j, o, l j l j (12)
Enfin, le temps initial et le temps final de n'importe quelle étape o de l j à l'usine j sont contraints
d'être inférieurs à l'horizon de temps H fourni l j est produit (les contraintes (13) et (14)).
TI jl j o H . X jl j f j , l j , o. (13)
f
TFjl j o H . X jl j f j , l j , o. (14)
f
additionnant toutes les tailles des lots bs jf des l j de f produits pendant la période t comme
exprimé par l'équation (15).
jft bs jf . X jl j f .Y jl j t j , f , t .
Qout BP (15)
lj
Dans cette équation, Y jl j t est une variable binaire utilisée pour affecter les lots à des périodes de
temps, et prend la valeur 1 si la dernière étape du lot l j fabriqué à l'usine j est terminée dans
l'intervalle de temps t et 0 sinon. Si les limites de l'intervalle t 1, NT ,où NT représente le
nombre total de périodes dans lesquelles l'horizon de planification est divisé, et sont notés Tt 1 et
Tt ,la définition ci-dessus peut être représentée par les contraintes linéaires suivantes:
1 si TFjl j o Tt 1 , Tt
Y jl j t
0 sinon
Y
t
jl j t 1 j , l j (16)
TF
t
jl j ot TF jl j o j , l j , t. (17)
61
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
La contrainte (16) s'assure que chaque lot l j soit terminé au cours d'une seule période de temps,
c.-à-d. seulement une des variables Y jl j t (disons, pour t t * ) prend la valeur 1, toutes les autres
étant égales à 0. La contrainte (18) affecte chacun des lots à son intervalle de temps
correspondant en utilisant la variable binaire définie Y jl j t .Cette équation pousse la variable
auxiliaire continue TFjl j Ot vers 0 pour tout t t * ,tout en limitant également TFjl j Ot dans l'intervalle
Tt* 1 , Tt* .Enfin, la contrainte (17) exprime la condition pour laquelle l'addition de la variable
auxiliaire TFjl j Ot au delà de t doit être égale au temps où le lot l j finit sa dernière étape O, ce qui
implique que TFjl j O TFjl Ot* et, donc TFjl j O Tt* 1 , Tt* comme voulu.
j
Des contraintes similaires peuvent être dérivées afin de lier les équations de planification à la
quantité de f fabriquée à l'usine j pendant la période t (Qin BP
jft ) .Dans ce cas, une variable binaire
Y jl j t est définie, elle prend la valeur 1 si le lot l j est lancé dans l'intervalle t ou 0 sinon.
Par conséquent, la contrainte (19) s'assure que chaque lot l j appartient à seulement une période
de temps, alors que les équations (20) et (21) sont utilisées pour affecter l j au bon intervalle de
temps, en utilisant la variable auxiliaire continue TI jl j Ot .
Y
t
jl j y 1 j , l j , (19)
TI
t
jl j Ot TFjl j O j , l j , (20)
62
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
ES
e
IS
H 1irt INVHIS1irt 1 QHIS1ipt . rp INVHIS1irt 1 i, r , t ,
p
(24)
ESe
BP
H 1ift AH 1ijpt tij INVHBP1 jpt 1 QinHBP1 jft . fp INVHBP1 jpt j , p, t ,
i f
(26)
ESe
WH
H 1ekft BH 1 jkft t jk INVHWH
j
1kft CH 1klft INVH 1kft k , f , t ,
l
WH
(27)
ES
e
MK
H 1elft CH 1klfttkl INVHMK
k
MK
1lft 1 SalesH 1lft INVH 1lft l , f , t , (28)
La relation entre les variables de planification détaillées appliquées aux périodes H2 et celles
appartenant aux intervalles de planification H1 est effectuée en imposant le montant total de
matériaux fabriqués dans tous les intervalle de temps de planification t pour égaler la quantité
produite dans la première période de planification.
La quantité de matériaux fabriqués, stockés et transportés à travers les différents emplacements
de la SC peut être contrainte à être inférieure aux capacités supérieures, qui devraient être
données par la structure du réseau.
La fonction objectif du modèle de planification est de maximiser le bénéfice global, en ignorant
les effets négatifs et positifs possibles sur la trésorerie. Par conséquent, cette performance est
calculée comme la somme des entrées d'argent provenant des ventes de produits moins les dettes
contractées dans toutes les périodes. Les passifs à une période spécifique sont dues aux achats
de matières premières, exécution des tâches, des activités de stockage et de transport, et des
achats d'une partie du produit nécessaire d'un fournisseur externe (outsourcing).
2. Gestion de la trésorerie:
Un certain nombre de modèles de budgétisation sont apparus dans la littérature de la fin des
années 50, quand les méthodes de programmation linéaire de calcul ont également émergé
([Baumol, 1952]; [Robichek et al, 1965]; [Miller et Orr, 1966]; [ Lerner et Stone, 1968]; [Orgler,
1969]). Dans le travail de [Srinivasan, 1986] une revue des modèles déterministes de gestion de
la trésorerie peut être trouvée.
Dans cette approche, la gestion à court terme de la trésorerie associée au fonctionnement de la
SC est analysée en fusionnant une formulation du budget à court terme avec la formulation de
planification de SC présentée précédemment. La connexion entre les deux modèles est ainsi
réalisée en tenant compte des entrées et sorties d'argent provenant de l'exploitation du réseau.
Ces flux sont donnés par les dates et les tailles des achats de matières premières et des services
aux fournisseurs (sorties de trésorerie) et par les ventes des produits finis aux clients (entrées de
trésorerie).
63
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Dans cette équation, l'argent pour chaque période t (Casht ) est calculé à partir des entrées et
sorties de trésorerie. Ici, Casht est une fonction de la trésorerie précédente (Casht 1 ) , la
trésorerie exogène ( ECasht ) , le montant emprunté ou remboursé à la ligne de crédit ( NettCredit
),
les ventes et les achats de titres négociables ( NettMS
) , les paiements sur comptes créditeurs
( Divt ) et les autres sorties ou entrées d'argent prévues (Otherst ) . La trésorerie exogène concerne
l'argent provenant des ventes de produits finis ou des immobilisations, de la mise en gage de
créances, ou de toute autre source de liquidité. Les paiements auxquels l'agent financier doit faire
face sont dus à la consommation des matières premières, aux services de travail et de transport,
et également aux dividendes (c.-à-d., le montant des retraits d'espèce de l'entreprise à un instant
donné et partagé entre les actionnaires de l'entreprise. Les différents termes de solde de trésorerie
sont décrits en détail ci-après.
64
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
t t t tdel
Pledt t AInct t . (31)
Une certaine proportion des comptes débiteurs peut être mise en gage au début d'une période. La
mise en gage est le transfert d'une créance à partir du créancier précédent (cédant) à un nouveau
créancier (cessionnaire).
Quand une société met en gage ses futures créances, elle reçoit dans la même période, seulement
une partie, normalement 80% de leur valeur nominale. Ainsi, on peut supposer qu'une certaine
proportion des créances en circulation au début d'une période soit reçue durant cette période par
l'engagement comme indiqué par l'équation (31). Dans cette équation, la variable Pledt t
représente le montant mis en gage dans l'intervalle de temps t sur les comptes débiteurs
apparaissant dans la période t et venant à échéance durant la période t tdel .Nous avons supposé
dans cette formulation que tous les débiteurs ont la même période de maturation. Cette
considération peut être facilement modifiée afin de refléter des situations plus complexes.
La mise en gage représente un moyen de financement très couteux qui ne sera utilisée que
lorsque l'on ne peut obtenir plus de crédit auprès de la banque.
La trésorerie exogène est alors calculée au moyen de l'équation (32), comme la somme des
comptes débiteurs encourus dans la période t tdel et prévu d'être collectés dans la période t ,
plus l'argent obtenu par la mise en gage des comptes débiteurs encourus dans les périodes de
t tdel 1 à t . Les comptes débiteurs devant être collecté pendant la période t sont calculés
comme la différence entre le montant total des comptes encourus dans la période t tdel moins le
montant de ces comptes mis en gage pendant la périodes t tdel à t 1 . Dans cette équation,
représente la valeur nominale des créances mises en gage, normalement 80%:
Casht MinCash t (33)
L'équation (33) limite la trésorerie dans chaque période (Casht ) à être supérieur à une valeur
minimum (MinCash) , qui a été précédemment négociée avec la banque.
Une source de financement à court terme est représentée par une ligne de crédit ouverte
contrainte par MaxDebt .
Aux termes d'un accord avec la banque, des prêts peuvent être obtenus au début de n'importe
quelle période et sont soumis après une semaine à un taux d'intérêt mensuel (F) selon l'accord de
la banque. La banque exige habituellement un solde compensateur (balance de compensation),
c.-à-d. un pourcentage du montant emprunté (normalement un 20%).
Par conséquent, la trésorerie minimum (MinCash) doit être supérieure au solde de
compensation imposé par la banque.
65
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Les équations (34)-(35) font un bilan (équilibre) sur la ligne de crédit en considérant pour chaque
période la dette mise à jour ( Debtt ) à partir des périodes précédentes et de l'équilibre entre les
emprunts et les remboursements ( NettCredit
).
L'équation (36) définit la dette maximale autorisée (MaxDebt) que la banque a accordé à
l'entreprise.
L'équation (37) fait un bilan des titres négociables. Tous les titres négociables peuvent être
vendus avant leur échéance avec une remise ou à perte pour l'entreprise. Les revenus et les coûts
liés aux transactions en titres négociables sont donnés par les coefficients techniques DtMSt et
EtMS MS
t , respectivement. Yt t est l'argent investi à la période t sur les titres venant à échéance à la
période t . Yt MS
t est le flux d'entrée d'argent obtenu par le titre vendu à la période t
venant à
échéance (mûrissant) à la période t .
Par conséquent, le flux net de trésorerie dû aux transactions des titres est calculé du portefeuille
initial de titres négociables détenus par l'entreprise au début de la première période ( StMS
) , qui
inclut plusieurs ensembles de titres avec des valeurs nominales connues en unités monétaires ( u.
m.), l'argent investi durant t sur les titres négociables arrivant à échéance dans les périodes au
delà de t , les titres négociables vendus avant échéance dans la période t et les titres achetés et
vendus durant les périodes précédentes à t et arrivant à échéance durant t .
Z
t t
MS
t t t ) St Yt t .(1 Dt t ) t .
.(1 EtMS MS MS
t t
MS
(38)
L'équation (38) est appliquée pour contraindre le montant total des titres négociables vendus
avant l'échéance à être inférieurs à ceux disponibles (ceux appartenant au portefeuille initial plus
ceux achetés dans les périodes précédentes).
En ce qui concerne les comptes à payer (matières premières, production et prestations de
transport) on suppose que l'agent financier, à son choix, peut étendre ou retarder les paiements
sur ces comptes.
Des réductions pour le paiement immédiat peuvent être obtenus si les achats sont payés à temps
et ne peuvent pas être prises si les paiements sont retardés.
66
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Pay
t t
RM
et t t Purchet
.Coef etRM RM
e, t , (39)
Pay
t t
PR
t t t Purcht
.Coeft PR RM
, t , (40)
Pay
t t
TR
t t t Purcht
.Coeft TR TR
, t , (41)
Comme il n'est pas raisonnable d'exiger que les comptes totaux à payer soient nuls à la fin de la
période de planification, les contraintes de paiement sont formulées comme inégalités comme
indiqué par les équations (39) –(41), où les coefficients techniques (CoefetRM PR
t , Coeft t et CoeftTR
t )
qui multiplient les paiements exécutés durant les périodes t par les comptes créditeurs encourus
durant t , sont présentés dans la formulation pour tenir compte des limites de matières premières,
et les crédits de production de transport, c.-à-d. 2% —une semaine, les jours net-28.
En ce qui concerne les dividendes, celles-ci sont tirées du système sous la forme de revenus
d'entreprise, qui pourrait être utilisées comme dividendes des actionnaires ou réinvesties. On
suppose que le montant exact d'argent à retirer du budget est connu à l'avance car il a été
précédemment négocié avec les actionnaires de l'entreprise.
La variation des capitaux propres peut être calculée comme la différence nette entre la variation
de l'actif, qui inclut à la fois, les capitaux courants (CA) et les capitaux fixes (FA), et les dettes,
ce qui inclut les dettes actuelles (CL) et la dette à long terme (L), comme il est énoncé dans
l'équation (42) [Shapiro, 2001].
E CA FA CL L. (42)
CA se rapporte aux liquidités. Dans notre modèle, ce terme a été calculé à partir des comptes
débiteurs (clients), les liquidités disponibles et les stocks à la fin de l'horizon du temps (T ) et à
l'instant zéro (t0 ) , tel qu'il est exprimé dans l'équation (43). Dans cette contrainte, les prix des
matériaux gardés en stock représentent les prix que ces produits atteindraient sur le marché s'ils
étaient vendus à la fin de l'horizon du temps. D'autre part, le (FA) se rapporte aux actifs non
liquides tels que les usines ou les équipements.
67
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
CA Cash T
T t tdel
ARect
t ,t |T t tdel ^ t T tdel
Pled tt
INV BP
H 1 jpT .Price * BP
jpT INVHIS1 j , f ,T .Price*jfTBP
j, p j, f
INV WH
H 1kfT .Price *WH
kfT INVHMK
1lft .Price lfT ) Cash t 0 ARec t 0
* MK
k, f l, f
INV BP
H 1 jpt0 .Price * BP
jpt0 INVHBP1 jft0 .Price*jftBP0
j, p j, f
INV WH
H 1kft0 .Price *WH
kft0 INVHMK * MK
1lft0 .Price lft0 ). (43)
k, f l, f
CL se rapporte à des dettes à court terme. Ces termes incluent les comptes créditeurs
(fournisseurs), qui sont dus à la dette restante ou de la consommation de matières premières, de
travail et de transport, comme il est indiqué dans l'équation (44).
TR
CL= Debt T PurchetRM PurchtPR Purcht
e ,t t t
PayetRMt .CoeftRM
t Payt t .Coef t t Pay t t .Coef t t Debt t 0
PR PR TR TR
(44)
e ,t t ,t t ,t
3. Approche traditionnelle:
De nos jours, les décisions financières et de planification/ordonnancement sont calculées dans
des environnements isolés.
Par conséquent, dans les vrais scénarios industriels, les processus opérationnels de la SC sont
décidés en premier et les finances sont ajustées après. En raison du manque de liens concrets
entre les processus opérationnels et les finances, les décisions d' établissement du programme
(ordonnancement) et de planification de la SC sont généralement calculées en optimisant certains
indicateurs de performance, comme le makespan, le coût, le profit, ou les revenus provenant des
ventes. Un modèle typique de planification de la SC (M1) qui représente la maximisation du
profit pourrait être exprimé comme suit:
MODÈLE M1:
maximiser le profit
soumis aux équations:(1)-(29)
Où le profit est calculé comme la différence entre les entrées de trésorerie, qui sont dues aux
ventes de produits, moins les sorties, qui sont associés aux achats des matières premières, et la
consommation des services de travail et de transport, comme il est énoncé dans l'équation (45)
68
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Pour déterminer les sorties de trésorerie nécessaires pour calculer le profit, les équations (46) –
(48) sont appliquées.
Plus précisément, la contrainte (46) calcule la consommation totale de matières premières à partir
de la quantité de matières premières requises dans chacune des usines intégrées dans le réseau.
L'équation (47) calcule le coût des tâches de travail à partir des taux de production dans les
usines et en prenant également en considération les niveaux de stocks dans les entrepôts. Ici, les
coefficients de coût des stocks (CostINV) comprennent les coûts de traitement et de stockage
associés à la conservation du stock à chaque nœud de distribution. Ces coefficients peuvent être
incrémentés afin d'inclure également les coûts financiers associés à avoir l'argent investi dans les
stocks au lieu de l'investir ailleurs.
Enfin, la contrainte (48) calcule le montant d'argent dépensé dans les utilités de transport des flux
de matérière parmi les entités de la SC.
i , r ,t j , p ,t
ES
k , f ,t
WH
H 1ekft .CostES WH
ekft ES HMK1elft .CostESelft
l , f ,t
MK
e, t , (46)
Purch tPR Q
i , p ,t
IS
H 1ipt .CostQipIS QHBP1 jft .CostQ BP
jf
j , f ,t
INV IS
H 1irt .CostINVirIS INVHIS1ipt .CostINVipIS
i , r ,t i , p ,t
INV
j , p ,t
BP
H 1 jpt .CostINV BP
jp INV
j , f ,t
BP
H 1 jft .CostINV jfBP
INV
k , f ,t
WH
H 1kft .CostINV WH
kf INV
l , f ,t
MK
H 1lft .CostINVlfMK t , (47)
t AH 1ijpt .CostAijp
PurchTR B H 1 jkf ,t .CostB jkf CH 1klft .CostCklf t , (48)
i, j, p j ,k , f k ,l , f
Une fois que les processus opérationnels sont fixes, le budget est ajusté. Un modèle de
budgétisation à court terme typique (M2) qui maximise les capitaux propres de l'entreprise et
considère les flux financier liés aux opérations de la SC est donné par:
MODÈLE M2:
maximiser E
soumis aux équations (30)-(44)
4. Modèle intégré :
Pour réaliser l'intégration, les dettes de production et l'argent exogène à chaque période sont
calculés en fonction des variables du processus opérationnels.
69
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Les dettes de production sont ainsi calculées à l'aide des équations (46) –(48). Dans l'équation
(47), seuls les coûts de traitement et de stockage associés aux stocks gardés aux entités de la SC
doivent être considérés, comme leur coût financier est évalué par les contraintes budgétaires. La
valeur des comptes débiteurs encourus dans les périodes de planification t est déterminée à
partir des ventes de produits, comme il est énoncé par l'équation (49). Ici, la période de
maturation (tdel ) de ces comptes, qui devraient être déterminés à partir des conditions de ventes
négociées avec les clients, représente le retard probable ou estimé entre l'incidence d'achat et le
paiement correspondant.
MODÈLE INTÉGRÉ:
maximiser E
soumis aux équations: (1)-(44) (46)-(49).
Elle emploie 227 personnes dont 60% sont affectées à la production et 40% aux services
commerciaux et à la logistique.
Activité
L'activité de l'entreprise porte sur la fabrication et la distribution des jus de fruits à savoir :
70
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Etape 3 : L’ingénieur Labo/ Assistant process contrôle la qualité du produit semi fini : (contrôle
de l’acidité, Brix et Ph) pour s’assurer que le produit répond aux normes requises ; si le produit
est conforme le signal est donné pour le conditionnement.
Etape 4 : Une fois le produit semi fini est jugé conforme, l’assistant process/opérateur pilote
machine procède à sa pasteurisation, le produit est ensuite refroidit.
Etape 6 : Commercialisation du produit fini : l’expédition vers dépôt : est assurée par le
responsable Production et le magasinier.
Trois (03) produits finis sont considérés dans notre étude (boisson à l'orange, nectar de
raisin, 9fruits/9vitamines) ;
Six (06) produits intermédiaires sont nécessaires pour la production (jus d'orange, nectar
de raisin, jus 9fruits/9vitamines et les 3 emballages pour chaque produit);
Une seule ligne de production assure la production des trois produits ;
Sept (07) matières premières sont nécessaires ;
Huit (08) fournisseurs assurent l'approvisionnement des matières premières.
Cinq (05) entrepôts de stockage;
71
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Notations :
R : représente l’ensemble des matières premières, r R
E : Ensemble des fournisseurs, e E
F : Ensemble des produits finis, f F
P : Ensemble des produis intermédiaires (semi finis), p P
T : Ensembles des périodes, t T
I : Ensembles des unités de production des produits intermédiaires, i I
K : Ensemble des entrepôts de stockage du produit fini, k K
L : Ensemble des marchés, l L
Données :
rp : le coefficient de conversion de masse de la matière première r et du produit
intermédiaire p;
fp : coefficient de conversion de masse du produit intermédiaire p et du produit fini f;
Demtf : La demande du produit fini f à la période t;
72
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
[Link] de décisions :
Les variables de décision de notre problème sont :
t
ESer : La quantité de la matière première r importée chez le fournisseur eà la période t;
[Link] :
Nous allons décrire les contraintes liées au modèle ainsi que leurs formulations mathématiques:
ES
eE
t
er NVRrt 1 Qtp . rp NVRrt r R, t T .
pP
(1)
73
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
La contrainte (3) représente les bilans de matière pour les marchés. Les marchés se
comportent comme des entrepôts dans lesquels l'épuisement des matières est dû aux ventes
des produits.
Par conséquent, pour chaque période t, la quantité du produit fini f vendue sur le marché l
( Salestfl ) plus la quantité du produit fini f disponible aux entrepôts k ( NVFfkt ) doit être égal à
la quantité de f produite à la période t ( Qout tf ) plus le stock du produit f à la fin de la
période (t-1).
NVF
kK
t 1
fk Qout tf NVFfkt Sales tfl f F , t T
kK lL
(3)
Sales
f F
t
fl Demtfl l L, t T .
f
(4)
La quantité du produit fini f produite à la période t ( Qout tf ) ne doit pas dépasser la capacité
de production du produit f ( Cap f ).
74
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Contraintes financières
Le coût de la matière première ( CoutESert ) ainsi que les différents coûts fixes liées à la
production ( Dift ) ne doivent pas dépasser le budget disponible ( Casht ) plus le montant
emprunté à la banque à la période t ( Empt ).
Le montant emprunté à la période t ne doit pas dépasser un seuil maximum noté MaxEmp
f F ,lL ,tT
RV flt .Sales tfl Empt (Tauxt 1) Dift .
tT
(7)
[Link]èle mathématique :
75
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Max( Z ) t
RVfl .Sales fl
t
t T f F l L
ES NVR Q . NVR r R, t T .
t t 1 t t
er r p rp r
e E pP
Q NVP Qout . NVP p P , t T
t t 1 t t
p p f pf p
f F
(PE) fk f fk fl
k K k K
Sales Dem l L, f F , t T .
t t
fl fl
Qout Cap f F , t T .
t
f f
er t
e E , r R
RV .Sales Emp (Taux 1) .
t t
fl fl t t
f F , l L , t T t T
[Link] du modèle:
Les contraintes
76
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Contrainte Nombre
Type1 |R| x |T|=|7| x |5| = 35
Type 2 |P| x |T|= 30
Type 3 |F| x |L| x |T| = 45
Type 4 |F| x |L| x |T|= 45
Type 5 |F| x |T|= 15
Type 6 |T|=5
Type 7 1
Nombre total de contraintes 176
Les variables
Variable Nombre
t
ES er |E | x |R| x |T| = 280
Q pt |P| x |T|= 30
NVRrt |R| x |T| = 35
Qout tf |F| x |T| = 15
NVFkft |K| x |F| x |T| = 75
Bkft |K| x |F| x |T| = 75
Salestfl |K| x |F| x |L| = 45
Casht |T| = 5
Empt |T| = 5
t
Pr ixESer |E| x |R| x |T| = 280
Nombre total de variables 845
Ce qui donne au total le nombre de 845 variables.
5.4.6.Méthode de résolution
Ce modèle est un programme linéaire en nombres entiers, donc il appartient à la classe des
problèmes N-P complets. L'une des méthode de résolution est la méthode "Branch and bound"
séparation et évaluation. Connaissant la taille du problème, une machine ordinaire peut le
77
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
résoudre en un temps raisonnable en utilisant cette méthode exacte qui aboutit à un optimum
global.
1. Principe
C’est l’une des méthodes exactes d’optimisation qui peut résoudre le Problème de
programmation linéaire en nombres entiers. Elle est basée sur un arbre de recherche. Le principe
de la méthode « branch & bound » se traduit par deux concepts : le branchement, ou encore la
séparation, et l’évaluation.
1.1. La séparation
La séparation consiste à décomposer un sommet représentant l’espace de solutions en sous-
ensembles, cette séparation exige de ne pas perdre ni d'ajouter des solutions. En d’autres termes,
cette séparation est basée sur le partage, tout en considérant le critère à optimiser, entre
l’ensemble des solutions admissibles contenues dans un même sommet (nœud) de l’arborescence
et des solutions irréalisables ou moins intéressantes par rapport aux solutions déjà obtenues.
1.2. L’évaluation
L’évaluation d’un sommet consiste à minorer ou à majorer les solutions associées afin d’éviter
les branches inutiles c’est-à-dire ne conduisant pas à une solution. Ainsi, cette exploration
intelligente de l’espace de recherche est réalisée grâce à des évaluations des branches et à des
comparaisons avec une borne inférieure (un minorant) du critère à optimiser. Dans les problèmes
de grande taille, il sera nécessaire d’affiner la valeur du minorant (majorant) pour éviter
l’explosion de l’arbre de recherche.
[Link] général
Parmi les méthodes de résolution exactes de problèmes d’optimisation combinatoire et en
particulier de problèmes d’ordonnancement, la procédure de séparation et d’évaluation
progressive est la plus utilisée.
- chercher une borne supérieure (inférieure) d’une fonction objectif relative à chaque sous-espace
de recherche,
Un exemple d’algorithme pour un problème de minimisation est donné dans la figure 27.
78
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Étape 1
Initialisation
Étape 2
Séparation
Étape 3
Évaluation
Fin Si
Fin Pour
Étape 4
Élimination
Étape 5
Critère d'arrêt
Nous présentons ici les principaux résultats expérimentaux obtenus pour notre étude de cas (
pour plus de détail voie ANNEXE ) :
79
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
La valeur de la solution optimale Z(Max) qui représente le revenu total sur l'ensemble des
périodes considérées est de: 42 331 460 DA
Le tableau1 ci-dessous représente les ventes du produit fini f sur le marché l pour chaque période
t:
Produits
Périodes Marchés
Orange 9F/9V Raisin
Direct 68320 0 0
Période 1 Indirect 15664 0 0
Export 481104 0 0
Direct 266448 0 0
Période 2 Indirect 0 0 167200
Export 0 0 12336
Direct 6832 0 0
Période 3 Indirect 0 652080 0
Export 0 109760 0
Direct 0 156640 0
Période 4 Indirect 0 0 16720
Export 420864 0 0
Direct 610896 0 0
Période 5 Indirect 123360 0 0
Export 10976 0 0
La quantité totale des produits finis vendus sur les trois marchés est de 3 119 200 litres, elle se
rapproche de la demande globale du marché qui est de 3 126 400 litres.
Figure 28 : Histogramme des ventes des produits finis par marché et par période
80
Chapitre4 Le modèle de planification intégré
Conclusion
Ce chapitre a abordé l'importance d'intégrer des modèles de planification et de finances dans le
SCM. Pour réaliser l'intégration, une formulation standard de planification de la SC a été étendue
à travers l'insertion des contraintes budgétaires qui explorent le domaine financier de la SC.
Ensuite, un modèle développé pour une entreprise spécialisée dans le secteur agroalimentaire a
été adapté à celui proposé par [Gonzalo et al, 2007] est présenté.
Enfin, les résultats expérimentaux obtenus lors de l'implémentation de la méthode "Branch and
bound" sont résumés; la résolution de notre modèle a été réalisée à l'aide du logiciel Lingo
Version8, qui est un solveur de programmation interactive, simple, efficace et optimisé pour le
traitement de tenseurs ( matrice en 3D) avec des variables à trois indices. L'application a été
déployée sur une machine Intel CORE2 DUO à 2.00 GHZ et avec 3GO de mémoire vive.
81
Conclusion Générale
Conclusion générale
Conclusion générale
Ce travail a abordé l'importance d'intégrer des modèles de planification et de finances dans le
Supply Chain Management. Pour réaliser l'intégration, une formulation standard de planification
de la Supply Chain a été étendue à travers l'insertion de contraintes budgétaires qui explorent le
domaine financier de la Supply Chain. Le profit de l'entreprise a été choisi comme objectif à
optimiser dans le modèle intégré de planification/ budgétisation.
Nous avons dans un premiers temps présenté les différentes notions de chaine logistique et de
Supply Chain Management, des structures qui la composent ainsi que les outils et logiciels de
modélisation et de simulation qui les soutiennent. Ensuite, nous avons fourni une revue de la
littérature dans la modélisation de la chaîne logistique.
L'étude de la stratégie séquentielle (traditionnelle) dans laquelle les opérations sont d'abord
calculées et les finances sont adaptées après illustre l'inadéquation du traitement des opérations
et des finances dans des environnements isolés en fixant comme objectif des indicateurs tels que
le profit ou le coût. Ainsi, il est important de concevoir de plus larges systèmes de modélisation
pour le SCM menant à une augmentation des revenus globaux et fournissant des connaissances
supplémentaires sur les interactions entre les opérations et les finances.
Le modèle proposé dans ce travail a été élaboré à partir des travaux de [Gonzalo et al , 2007], il a
été adapté pour une entreprise exerçant dans l'industrie agroalimentaire (Vitajus), en ôtant des
contraintes financière trop complexes qui nécessitent un niveau de détail important
(variation des capitaux propres, dette à long terme, coûts de stockage par produit et par
entrepôts…etc.).
Nous avons considéré dans cette approche :
Trois (03) produits finis (boisson à l'orange, nectar de raisin, 9fruits/9vitamines) ;
Six (06) produits intermédiaires pour la production (jus d'orange, nectar de raisin, jus
9fruits/9vitamines et les 3 emballages pour chaque produit);
Une seule ligne de production qui assure la production ;
Sept (07) matières premières;
Huit (08) fournisseurs qui assurent l'approvisionnement en matières premières.
Cinq (05) entrepôts de stockage;
Cinq (05) périodes de temps.
L'approche a été mise en évidence par cette étude de cas, dans laquelle les résultats obtenus par
le modèle intégré ont été présentés.
La communauté scientifique doit élargir le champs des approches actuellement étroit pour le
SCM et étendre les concepts et les idées fondamentaux pour offrir une perspective plus large de
toute l'entreprise à tous les niveaux d'aide à la décision (opérationnel, tactique et stratégique).
Les marges bénéficiaires réduites sous lesquelles l'industrie fonctionnera à l'avenir inciteront les
82
Conclusion générale
managers à prêter de plus en plus attention au domaine financier. Ainsi, l'approche étudiée dans
ce travail deviendra plus pertinente au sein de la communauté industrielle au cours du temps.
La modélisation des chaines logistiques fait largement allusion aux biens tangibles et très
peu au management spécifique des services, il serait opportun d'adapter des modèles à ce
domaine stratégique;
Intégrer d'autres aspects dans les modèles de chaine logistique tels que les risques de
défaillance technique, les risques fournisseur, prix de l'énergie ou la variation des taux de
change, ce qui permettrait de créer des systèmes de modélisation plus larges pour le
SCM.
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[Williams, 1983]: Williams J.F. (1983) A hybrid algorithm for simultaneous scheduling of
production and distribution in multi-echelon structures, Management Science 29 (1) 77Ð92.
[WIKIM,2011]: [Link]
93
Bibliographie
[XIE, 2011]: Xiaolan XIE. (2011) Supply Chain Logistics and Operation Management. Cours
du Master recherche Génie Industriel.
94
Annexe 1 Questionnaire Supply chain management
Annexe 1:
Questionnaire Supply Chain Management
But:
Objectifs:
Identifier les principaux défis et insuffisances pour la gestion de la chaine logistique et les
problèmes associés.
Connaitre l’impact des politiques introduites à la gestion de la chaine logistique, de la
planification logistique et de sa mise en œuvre.
Informations Entreprise
3. Pays Algérie
95
Annexe 1 Questionnaire Supply chain management
Volet 1
[Service Approvisionnement ]
OUI NON
OUI NON
b. Quels sont le éléments qui constituent votre Supply Chain ?
Chaine classique (fournisseurs, production, clients ..)
OUI NON
OUI NON
14. Comment gérez-vous votre chaine logistique? Cocher tout ce qui s’applique
96
Annexe 1 Questionnaire Supply chain management
7 Sous-traitance
9 Plan stratégique
10 Supply Chain Benchmarking
11 Intégration verticale
12 Nombre limité de fournisseurs
13 De nombreux fournisseurs
14 Stock de sécurité
15 Consultants externes
16 Autres, Spécifier
Non réussi du
Non réussi Assez réussi Réussi Très réussi
tout
1 2 3 4 5
16. A l’effet de renforcer votre maitrise de la chaine logistique, évaluez chacun des éléments suivants
:
EDI X
Outsourcing X
Sous-traitance X
Plan stratégique X
Intégration verticale X
97
Annexe 1 Questionnaire Supply chain management
De nombreux fournisseurs X
Stock de sécurité X
Consultants externes X
Autres, Spécifier
Volet 2
98
Annexe 1 Questionnaire Supply chain management
19. A quel degré votre entreprise est-elle confrontée aux problèmes ci-dessous lors de
l’utilisation de ces systèmes ?
20. Quels types de systèmes prévoyez-vous de mettre en œuvre dans un avenir proche (dans les
2 prochaines années) ?
99
Annexe 1 Questionnaire Supply chain management
100
Annexe2 : Données utilisées
101
Annexe2 : Données utilisées
102
Annexe2 : Données utilisées
103
Annexe2 : Données utilisées
104
Annexe2 : Données utilisées
Space 0 0 237 0 0 0 0
Ammour 0 0 0 58 0 0 0
Chaouchi 0 0 0 0 0 0 110
Tetrapak 0 0 0 0 14 0 0
Cevital 0 0 0 0 0 69 0
Symrise 0 251 0 0 0 0 0
INCAL 220 0 0 0 0 0 0 Période
dreyfus 200 0 0 0 0 0 0 5
Space 0 0 237 0 0 0 0
Ammour 0 0 0 58 0 0 0
Chaouchi 0 0 0 0 0 0 110
105
Annexe2 : Données utilisées
106
Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
lin1(RL,PL):alfa;
lin2(FL,PL):beta;
lin3(Fl,TL):qout;
lin4(PL,TL):q;
lin5(RL,TL):nvr;
lin6(PL,TL):nvp;
lin7(EL,RL,TL):coutes, es;
lin8(KL,FL,TL):nvf;
lin9(FL,LL,TL):sales, rv,dem;
lin10(KL,FL):nvfi;
endsets
!initialisation emp ;
@for(TL (t) | t #EQ# 1 : emp(t) = 500000 );
!initialisation qout ;
@for(TL (t) | t #EQ# 1 : @for(FL (f) :
qout(f,t) =qouti(f) ));
!initialisation q ;
@for(TL (t) | t #EQ# 1 : @for(PL (p) :
q(p,t) =qi(p) ));
!initialisation nvr ;
@for(TL (t) | t #EQ# 1 : @for(RL (r) :
nvr(r,t) =nvri(r) ));
!initialisation nvp ;
@for(TL (t) | t #EQ# 1 : @for(PL (p) :
nvp(p,t) =nvpi(p) ));
!initialisation nvf ;
@for(TL (t) | t #EQ# 1 : @for(KL (k) : @for(FL (f) :
nvf(k,f,t) =nvfi(k,f) )));
!contrainte 1;
@for(TL (t) | t #GT# 1 : @for(RL (r) :
@sum(EL (e) : es(e,r,t)) + nvr(r,t-1) = @sum(PL (p) :q(p,t)*alfa(r,t) ) + nvr(r,t)));
!contrainte 2;
@for(PL (p) : @for(TL (t) | t #GT# 1 :
107
Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
!contrainte3;
@for (FL (f) : @for (TL (t) | t #GT# 1 :
@sum ( KL (k):nvf(k,f,t-1))+ qout(f,t) = @sum ( KL (k):nvf(k,f,t))+ @sum ( LL (l) :sales(f,l,t) )));
!Contrainte4;
@for (LL (l):@for (TL (t) :
@sum ( FL (f) :sales(f,l,t)) <= @sum( FL (f): dem(f,l,t) )));
!Contrainte5;
@for (FL (f) : @for (TL (t) :
qout(f,t)<= cap(f) ));
!Contrainte6;
@for (TL (t) :
cash(t) + emp(t)>= @sum (EL (e) : @sum (RL (r) : coutes(e,r,t)*es(e,r,t))) + dif(t) );
!Contrainte7;
@sum(lin9 : rv*sales )>= @sum(TL : emp*(taux+1) + dif);
!fct objectif;
MAX = @sum(lin9 : rv*sales );
@for(TL : @gin(emp));
@for(lin3 : @gin(qout));
@for(lin4 : @gin(q));
@for(lin5 : @gin(nvr));
@for(lin6 : @gin(nvp));
@for(lin7 : @gin(es));
@for(lin8 : @gin(nvf));
@for(lin8 : @gin(b));
@for(lin9 : @gin(sales));
108
Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
Résultats expérimentaux
Global optimal solution found at iteration: 8753
Objective value: 0.4216218E+08
109
Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
Q( 5, 1) 3893.000 0.000000
Q( 5, 2) 402113.0 0.000000
Q( 5, 3) 0.000000 0.000000
Q( 5, 4) 4636800. 0.000000
Q( 5, 5) 0.000000 0.000000
Q( 6, 1) 510.0000 0.000000
Q( 6, 2) 34932.00 0.000000
Q( 6, 3) 0.000000 0.000000
Q( 6, 4) 403200.0 0.000000
Q( 6, 5) 0.000000 0.000000
NVR( 1, 1) 4720.000 0.000000
NVR( 1, 2) 4720.000 0.000000
NVR( 1, 3) 4720.000 0.000000
NVR( 1, 4) 4720.000 0.000000
NVR( 1, 5) 4720.000 0.000000
NVR( 2, 1) 4600.000 0.000000
NVR( 2, 2) 0.1000000E+31 0.000000
NVR( 2, 3) 0.1000000E+31 0.000000
NVR( 2, 4) 0.1000000E+31 0.000000
NVR( 2, 5) 0.1000000E+31 0.000000
NVR( 3, 1) 4200.000 0.000000
NVR( 3, 2) 0.1000000E+31 0.000000
NVR( 3, 3) 0.1000000E+31 0.000000
NVR( 3, 4) 0.1000000E+31 0.000000
NVR( 3, 5) 0.1000000E+31 0.000000
NVR( 4, 1) 3400.000 0.000000
NVR( 4, 2) 3400.000 0.000000
NVR( 4, 3) 3400.000 0.000000
NVR( 4, 4) 3400.000 0.000000
NVR( 4, 5) 3400.000 0.000000
NVR( 5, 1) 2500.000 0.000000
NVR( 5, 2) 0.000000 0.000000
NVR( 5, 3) 0.000000 0.000000
NVR( 5, 4) 0.000000 0.000000
NVR( 5, 5) 0.000000 0.000000
NVR( 6, 1) 9600.000 0.000000
NVR( 6, 2) 593448.0 0.000000
NVR( 6, 3) 0.000000 0.000000
NVR( 6, 4) 0.000000 0.000000
NVR( 6, 5) 0.000000 0.000000
NVR( 7, 1) 1220.000 0.000000
NVR( 7, 2) 6781.000 0.000000
NVR( 7, 3) 0.000000 0.000000
NVR( 7, 4) 0.000000 0.000000
NVR( 7, 5) 0.000000 0.000000
NVP( 1, 1) 1200.000 0.000000
NVP( 1, 2) 4636799. 0.000000
NVP( 1, 3) 0.000000 0.000000
NVP( 1, 4) 0.000000 0.000000
NVP( 1, 5) 0.000000 0.000000
110
Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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Annexe3 Modèle programmé sous Lingo
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