0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues12 pages

TP Histoire

Ce document présente deux artistes majeurs de l'impressionnisme, Claude Monet et Edgar Degas. Il fournit des informations biographiques détaillées sur leur vie et leur carrière ainsi que des descriptions d'œuvres clés.

Transféré par

raphasueka98
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues12 pages

TP Histoire

Ce document présente deux artistes majeurs de l'impressionnisme, Claude Monet et Edgar Degas. Il fournit des informations biographiques détaillées sur leur vie et leur carrière ainsi que des descriptions d'œuvres clés.

Transféré par

raphasueka98
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INSTITUT SUPERIEUR TECHNIQUE

ACADEMIE DES BEAUX-ARTS


KINSHASA

L’HISTOIRE DE l’ART
à l’usage des étudiants de LMD 1/D


HENRI KALAMA AKULEZ

NOM : NZITA
POST-NOM : LUTETE
PRENOM : MERDI
1. Claude Monet, né sous le nom d'Oscar-Claude Monet le 14
novembre 1840 à Paris et mort le 5 décembre 1926 à Giverny, est
un peintre français et l’un des fondateurs de l'impressionnisme.
Il commence sa carrière d'artiste en réalisant des portraits-charge
des notables de la ville du Havre
Date/Lieu de naissance : 14 novembre 1840, Rue Laffitte,
Paris, France
Date de décès : 5 décembre 1926, Giverny, France
Périodes : Impressionnisme, Art moderne
Influences : Édouard Manet, Auguste Renoir, Camille
Pissarro, Gustave Courbet, Plus
Séries : Les Nymphéas, Les Meules, Série des Cathédrales
de Rouen, La Gare Saint-Lazare, Plus
Épouse : Alice Hoschedé (m. 1892–1911), Camille
Doncieux (m. 1870–1879)
Monet, bien avant Giverny Une biographie d’autant plus marquante
qu’elle traite d’un monument de la peinture, Monet, mais bien souvent
cantonné à la fin de sa vie, celle du succès, de la reconnaissance,
à Giverny et aux nymphéas. A moins d’être un vrai passionné de
l’histoire de l’art, on sait peu de choses sur la vie de Monet avant
Giverny, ses difficultés, ses échecs et pourtant sa volonté artistique
intacte. Efa au dessin et Salva Rubio tracent un portrait d’une extrême
richesse, bourré de détails incontournables et de vie. On est avec
Monet, loin du vieillard chenu. Autour de lui tous les noms de ces
peintres qui vont donner à l’art l’impressionnisme mais non sans mal.
Efa a non seulement intégré des œuvres de Monet à ses cases mais plus
encore rendu compte grâce au texte de Rubio de son état d’esprit, de
ses sentiments les plus profonds. Ligneclaire a rencontré les deux
auteurs au salon du livre et publiera bientôt leur interview.
Tout commence à la fin, au moment où Monet doit se faire opérer de la
cataracte, effrayé de perdre la vue. Son vieil ami Clemenceau l’y
contraint et le ramène à Giverny ou Monet repense à ses débuts, à sa
jeunesse et à sa famille. Enfant c’est Boudin qui va l’initier même si
déjà intransigeant il n’aime pas son œuvre. Il apprend l’antique,
rencontre Renoir, Bazille, Sisley. Changer l’art est leur ambition. Se
rebeller leur décision. Mais il y a à l’époque des parcours obligés dont
les Salons dont celui des refusés du Salon officiel. Monet va y trouver
l’inspiration et veut échapper à l’académie. Les critiques sont tout
puissants Il part près de Fontainebleau déjà désargenté comme il le
sera très souvent dans sa vie. Il rencontre Corot, Diaz, Rousseau, Millet
qui peignent certes en plein air mais à l’ancienne. Il devient le chef de
se amis peintres et signe une grande toile pour le Salon mais doit
renoncer. C’est sa Femme en vert qui enfin lui apporte un certain
succès. Il rencontre Camille et l’épouse. Quand il veut se représenter
au Salon sa nouvelle toile est refusée.
Monet va aller d’échec en déception, fait des enfants, brade ses toiles
pour vivre, emprunte de l’argent à ses copains. Il se réfugie à Londres
pendant la guerre de 1870. Bazille est tué. Monet continue, s’accroche,
est moqué, pauvre quand il est embauché par Hoschedé, un riche
amateur dont l’épouse va tomber dans ses bras. Mais cela c’est la suite
de cette biographie qui se dévore des yeux et dont on lit avec passion
les textes. Une mise en page qui fait éclater les couleurs, Efa joue avec
les tons, les expressions des visages. Oscar Monet était un
perfectionniste mais envahi par la certitude qu’il avait raison, que lui
seul détenait la vérité artistique. Il aura eu deux vies. La première, celle
de la pauvreté, de la passion, méritait vraiment d’être mis en valeur
d’aussi belle manière.

2 . Edgar Degas

Célèbre pour ses danseuses, Edgar Degas (1834–1917) est souvent


considéré comme l’un des maîtres de l’impressionnisme, une
classification qu’il réfuta ; le peintre se définissait en effet comme un
réaliste et un indépendant. Féru de l’étude du mouvement, il s’attacha
à tous les motifs qui représentaient la vie : la danse, certes, mais aussi
les courses hippiques. Comme son ami Manet, Degas fut l’un des
grands peintres de la vie moderne, des scènes de café, des maisons
closes, des modistes, des blanchisseuses… L’œuvre de cet artiste
parisien et bourgeois, très cultivé et collectionneur, est marquée par sa
connaissance des grands maîtres, et d’Ingres en particulier, dont il fut
considéré comme l’un des héritiers par la qualité de son trait.

Edgar Degas, Autoportrait ou Degas au porte-fusain, 1855


i
Il a dit

« Aucun art n’est aussi peu spontané que le mien. Ce que je fais est le
résultat de la réflexion et de l’étude des grands maîtres. »
Sa vie

Né à Paris en 1834, Edgar Degas vient d’un milieu bourgeois. Il est


porteur d’une triple culture : italienne par son père, américaine par sa
mère et parisienne par sa naissance. Degas fait ses études au lycée
Louis-le-Grand, dont il sort bachelier en 1853.

Doué pour les arts, dessinateur prolifique, il arrête ses études de droit
et intègre l’atelier d’un élève d’Ingres, Louis Lamothe. La première
partie de son œuvre est marquée par la tradition classique : Degas
expose d’abord des tableaux d’Histoire au Salon, avant de rejoindre
des cercles indépendants et de participer à toutes les expositions
impressionnistes entre 1874 et 1886 (excepté en 1882), avec des sujets
inspirés de la vie contemporaine. Bien qu’ayant voyagé en Louisiane
et en Italie, il reste très attaché à Paris.

Dès les années 1870, Degas s’intéresse au monde de l’Opéra et de la


danse, qui constitue un thème majeur dans son œuvre picturale, mais
aussi sculpturale. Évoluant dans un milieu mondain où la musique
joue un rôle capital (chez les Lerolle, les Rouart), ami de Ludovic
Halévy (le librettiste du Carmen de Bizet), il s’introduit dans les
coulisses de l’Opéra de Paris. Degas peint quelques scènes d’orchestre,
des portraits de musiciens, mais surtout les classes de danse que
fréquentent les petits rats. L’artiste révèle la cruauté d’un monde qu’il
capte dans toute sa complexité sociologique : les messieurs qui
attendent les danseuses (parfois assimilées à des prostituées), les
rivalités, la hiérarchie ; rien n’est oublié.
Entre 1895 et 1896, l’artiste expérimente le médium photographique en
réalisant des portraits et des nus en lumière artificielle. La dernière
partie de la vie de Degas est assombrie par une cécité qui le prive
progressivement de son art : l’artiste aurait cessé de peindre en 1912. Il
se consacre au pastel et au monotype (une technique d’impression sans
gravure appréciée des impressionnistes), produisant des œuvres d’une
grande modernité, longtemps négligées.

Après sa mort en 1917, la même année que Rodin, les ventes de son
atelier et de sa sublime collection de maîtres (Ingres, Delacroix…)
marquent l’année 1918.

Ses œuvres clés

Edgar Degas, La Famille Bellelli, 1858–1867


i
La Famille Bellelli, 1858–1867

De passage en Italie où il achève sa formation d’artiste, Degas visite sa


famille napolitaine, dont il dresse ici un portrait digne des maîtres
flamands. L’œuvre se caractérise par sa grande structure et sa sévérité,
une profusion de détails et une palette sobre. Degas parvient à saisir
la psychologie de ses modèles. Il s’agit d’une œuvre majeure de la
jeunesse du peintre.

Edgar Degas, Chevaux de course devant les tribunes, vers 1866–1868


i
Chevaux de course devant les tribunes, vers 1866–1868

Le champ de courses est un loisir bourgeois du temps de Degas.


Fasciné par ce milieu à la mode, le peintre est en outre attiré par l’étude
du mouvement que lui offre le sujet équestre. Les purs-sangs sont
nerveux avant le départ de la course. Dominée par la ligne diagonale,
la composition est dynamique. Degas accorde une importance capitale
au rôle de la lumière, aux contrastes et aux ombres, qui semblent
dédoubler la toile et donner accès à une autre réalité.

Edgar Degas, La Classe de danse, entre 1873 et 1876


i
La Classe de danse, entre 1873 et 1876

Introduit dans les coulisses de l’Opéra de la rue Le Peletier, Degas


s’intéresse au petit monde des danseuses. Il s’agit d’une classe de
danse, où les ballerines sont à l’exercice sous l’œil vigilant du
professeur de ballet, seule présence masculine. La tension et la
promiscuité sont palpables. Certaines exécutent les mouvements,
tandis que d’autres semblent lasses, voire exténuées. Le peintre, en
abordant la composition en diagonale, ménage l’intrusion de
l’extérieur dans cet univers clos par le biais du miroir.

Petite danseuse de 14 ans, entre 1865 et 1881

À l’exposition impressionniste de 1881, Degas présenta dans une cage


de verre une sculpture en cire représentant une jeune danseuse.
L’œuvre fit scandale. Par son visage aux traits simiesques, elle
incarnait pour certains une figure de la perversion (l’Opéra était
souvent perçu comme l’une des antichambres de la prostitution
bourgeoise). Manifeste du naturalisme en sculpture, cette œuvre est
par ailleurs un véritable assemblage puisque Degas a habillé sa
danseuse d’un tutu et de chaussons, qui montrent son obsession à
saisir la réalité de son
Peintre et graveur français (Paris 1832-Paris 1883). Quoique souvent
inspiré par les maîtres classiques, Édouard Manet est un peintre qui,
contre son gré, révolutionne son art et devient le chef de file des
impressionnistes. Ses audaces picturales ouvrent la voie à la peinture
moderne.
Édouard Manet

Peintre et graveur français (Paris 1832-Paris 1883).


Quoique souvent inspiré par les maîtres classiques, Édouard Manet
est un peintre qui, contre son gré, révolutionne son art et devient le
chef de file des impressionnistes. Ses audaces picturales ouvrent la
voie à la peinture moderne.
1. L’ARTISTE

1.1. LES DÉBUTS D'UN PEINTRE

3. Édouard Manet

Édouard Manet naît dans un milieu de grands bourgeois parisiens.


Après une scolarité moyenne, il tente de faire carrière dans la marine,
mais échoue par deux fois au concours de l’École navale. Son père
l'autorise alors à suivre une voie artistique (passion qu’il a depuis
l’enfance), mais à la condition d’acquérir un bagage technique sérieux.
Ainsi, en 1850, il intègre l’atelier de Thomas Couture, peintre
académiste ; il y reste six ans. Au cours de cette période, il visite les
musées italiens et voyage également en Allemagne, en Autriche, en
Hollande. À Paris, il s’enthousiasme pour Eugène Delacroix, qu’il
rencontre, et copie les maîtres exposés au Louvre.
1.2. LES SALONS ARTISTIQUES

Tout au long de sa carrière, le travail artistique de Manet est la proie


des critiques. Les scandales se succèdent et donnent lieu à une méprise
sur ce qu'est l'artiste et ce que l’on fait de lui : un provocateur. Car il
n’y a nul goût de ce genre chez un homme qui reste fidèle à son milieu
et recherche une reconnaissance officielle.

Edgar Degas, Édouard Manet assis, tourné vers la droite

Manet souhaitera toute sa vie convaincre au Salon, seule manifestation


où s'imposer alors et où il postule dès 1859. Une seule de ses toiles y
est bien accueillie en 1861 (le Chanteur espagnol, 1860). Mais ses
oeuvres n’y sont généralement pas acceptées, ou très critiquées. En
1863, il rejoint le salon des Refusés, manifestation dont il devient
malgré lui la vedette. Puis il part en 1865 à Madrid se ressourcer auprès
de la peinture des maîtres espagnols.
1.3. UNE RECONNAISSANCE TARDIVE

En 1866, il rejoint un groupe d’artistes indépendants : Edgar Degas,


Claude Monet, Frédéric Bazille, Camille Pissarro, Paul Cézanne se
retrouvent au café Guerbois, près de l’atelier de Manet aux
Batignolles. Ce dernier apparaît rapidement comme leur chef de file.
En 1867, exclu de l’Exposition universelle, il expose 50 toiles dans un
pavillon personnel, comme Gustave Courbet l’avait fait en 1855.
Manet doit attendre le Salon de 1881 pour recevoir enfin la médaille
tant convoitée. Il est à cette époque immobilisé, malade, dans sa
maison de Rueil. Il meurt le 30 avril 1883 des suites d’une opération
d’amputation de la jambe. Son art est alors reconnu, mais encore
partiellement incompris. Lors de la cérémonie d’enterrement, Degas
aurait dit de son ami : « Il était plus grand que nous ne pensions. »
1.4. L’AMITIÉ DES GENS DE LETTRES

Émile Zola

Manet a été toute sa vie très proche du milieu littéraire, des écrivains
et des poètes. Charles Baudelaire le rencontre à la fin des années 1850
chez une relation commune. Une grande connivence se noue
immédiatement entre les deux hommes, et l'optique baudelairienne
marque la production du peintre jusqu’en 1860. En 1866, Émile Zola
soutient l’artiste après un nouvel échec au Salon et publie quelques
années plus tard une monographie sur son art. Manet fréquente
tardivement le cercle poétique de Stéphane Mallarmé avec qui il se lie
d’une grande amitié. Il exécute diverses illustrations de ses
publications. Mallarmé, après Baudelaire et Zola (1868), pose en 1876
pour le peintre, qui réalise de lui un admirable portrait.
2. L’ŒUVRE

2.1. LES SCANDALES

Édouard Manet, le Déjeuner sur l'herbe


La première toile véritablement personnelle de Manet, le Buveur
d'absinthe (1858), inspirée par Baudelaire, n’est pas acceptée au Salon
de 1859 : ce portrait d’un buveur est jugé très peu académique. Exposé
au Salon des Refusés en 1863, son Déjeuner sur l'herbe (1863), inspiré
de Giorgione, est d'un style qui dérange (notamment par des
contrastes très francs, par le traitement des personnages comme
superposés sur un fond esquissé). Mais le sujet choque surtout avec la
présence d'une femme nue parmi des hommes revêtus de vêtements
contemporains : le nu n’est alors admis que voilé de quelque prétexte
mythologique.

Édouard Manet, Olympia

On attribue à la jeunesse du peintre son trait d'audace, espérant qu'il


s’assagisse. Aussi le scandale est-il bien plus grand encore quand
Manet récidive et présente au Salon officiel, deux ans plus tard, son
Olympia (1863), un portrait sans fard d’une courtisane parisienne, une
toile que la critique juge indécente par le sujet et grossière dans le
traitement.
2.2. UN TÉMOIN « SINCÈRE » DE SON TEMPS

Édouard Manet, la Musique aux Tuileries


Dans le catalogue de son exposition personnelle de 1867, Manet
s'explique : « L'artiste ne dit pas aujourd'hui : venez voir des œuvres
sans défauts, mais venez voir des œuvres sincères. » Il touche là le
véritable problème posé par son art, rejeté parce que visant moins une
beauté conventionnelle qu’une juste et vraie image de la vie.
De fait, Manet apparaît comme un parfait témoin de son temps. Il peint
ses amis, sa ville, son milieu social (la Musique aux Tuileries, 1862). Il
se veut le témoin des événements contemporains (l'Exécution de
Maximilien, 1867). Comme Henri de Toulouse-Lautrec, il laissera
d'admirables pages sur la vie parisienne (la Serveuse de bocks, 1879 ;
ou Un bar aux Folies Bergère, 1882).
2.3. UN COMPAGNON DE ROUTE DES IMPRESSIONNISTES
Édouard Manet, Argenteuil

Manet cherche à rendre ce qu’il voit, parfois une simple indication


sommaire. Cette manière de peindre met en avant la spontanéité
comme valeur première. Ainsi, ses portraits recherchent moins la
fidélité que l’impression psychologique. Comme Degas, il se pose des
questions sur l'expression effective du mouvement (Courses de
Longchamp, 1867). Ces œuvres témoignent d'une liberté propre à
enthousiasmer les impressionnistes et à justifier sa présence à leurs
côtés (encore qu'il ne participe pas à leurs expositions).
Peu après 1870, sous leur influence, sa manière de peindre devient plus
claire. Il travaille avec ses jeunes amis sur les bords de la Seine, dans
ce climat de canotage, de danse, de réunions aimables immortalisé par
les romans de Guy de Maupassant. Sa touche, en s’éclaircissant, met
mieux en valeur ce qu’elle avait déjà de vif, de ferme, de moderne en
somme (Monet sur son bateau-atelier, 1874). Avec vigueur, il transcrit
les effets de plein air en touches fiévreuses qui balaient la toile
(Argenteuil, 1874).
3. CARREFOUR ARTISTIQUE

3.1. LES MAÎTRES

Henri Fantin-Latour, Hommage à Delacroix

Si Manet n’accepte pas les « recettes » des peintres des ateliers, il ne


rejette pas la leçon des maîtres du passé. Son choix se porte sur Titien,
Véronèse, Giorgioneou Frans Hals, dont il aime la touche large,
sensuelle et nerveuse. Et surtout, les Espagnols – Vélasquez, le Greco,
Goya – sont sa source d’inspiration constante : en 1865, après l’échec
d’Olympia, c’est à Madrid qu’il vient chercher un nouvel élan créatif.
3.2. CHEF DE FILE MALGRÉ LUI

Les futurs impressionnistes, qui sont avant tout les jeunes artistes de
l'époque ayant en commun le souci d'échapper à l'académisme, le
désignent comme tête de file de leur révolte, en dépit de ses
protestations. Pourtant, Manet peint relativement « sombre », suivant
en cela les préceptes académiques auxquels il revient parfois comme
pour prouver son savoir-faire. Pissarro, Alfred Sisley, Cézanne, tous
ceux qui se rangeront sous la bannière de l’impressionnisme peignent
alors d’une manière nettement plus novatrice, révolutionnaire pour
l’époque, privilégiant la construction par la couleur au dessin
préliminaire. Ce souci du « métier » n’empêche pas de considérer
Manet aujourd’hui comme le précurseur d’un mouvement qu’il a
malgré lui préparé et dont le grand représentant sera un presque
homonyme, Monet.
3.3. VERS L’ART MODERNE

Édouard Manet, le Balcon

L’art de Manet, plus encore que celui de Courbet, établit avec la


tradition classique une rupture ouvrant la voie à l’impressionnisme, et
à sa suite toutes les écoles qui représenteront l’art moderne. Comme
Baudelaire, il va jouer un rôle d’intermédiaire entre deux époques.
Dans la spontanéité précoce de sa manière de rendre un spectacle
directement observé – et que la critique de l’époque confond avec un
barbouillage grossier qui « écorche les yeux comme la musique de
foire fait saigner les oreilles » –, dans l’oubli du « sujet académique »
au profit d’une affirmation de l’œuvre pour elle-même, il offre un
berceau à l’art moderne.

PLAN
1. L’ARTISTE
1.1. Les débuts d'un peintre
1.2. Les salons artistiques
1.3. Une reconnaissance tardive
1.4. L’amitié des gens de lettres
2. L’ŒUVRE
2.1. Les scandales
2.2. Un témoin « sincère » de son temps
2.3. Un compagnon de route des impressionnistes
3. CARREFOUR ARTISTIQUE
3.1. Les maîtres
3.2. Chef de file malgré lui
DEFFINITION :
3.3. Vers l’art moderne L'histoire de l'art est une discipline ayant pour
objet l'étude des œuvres dans l'histoire, et du sens qu'elles peuvent
prendre. Elle étudie également les processus de création des artistes,
la reconnaissance du phénomène artistique par un public, ainsi que le
contexte spirituel, culturel et social de l'art.

Vous aimerez peut-être aussi