Norme internationale 2 : les stocks
Règlement (CE) No 1126/2008 de la Commission du 3 novembre 2008
Objectif
1 L’objectif de la présente norme est de prescrire le traitement comptable des stocks. Une des
questions fondamentales de la comptabilisation des stocks est celle du montant des coûts à
comptabiliser en tant qu’actif et à différer jusqu’à la comptabilisation des produits
correspondants.
La présente norme donne des commentaires sur la détermination du coût et sa comptabilisation
ultérieure en charges, y compris toute dépréciation jusqu’à la valeur nette de réalisation. Elle
donne également des commentaires sur les méthodes de détermination du coût qui sont utilisées
pour imputer les coûts aux stocks.
Champ d'application
2 La présente norme s’applique à tous les stocks, sauf :
a) aux travaux en cours générés par des contrats de construction, y compris les contrats
directement connexes de fourniture de services (voir IAS 11 Contrats de construction);
b) aux instruments financiers (voir IAS 32 Instruments financiers: présentation et IAS 39
Instruments financiers: comptabilisation et évaluation); et
c) aux actifs biologiques relatifs à l’activité agricole et à la production agricole au moment
de la récolte (voir IAS 41 Agriculture);
3 La présente norme ne s’applique pas à l’évaluation des stocks détenus par :
a) les producteurs de produits agricoles et forestiers, de production agricole après récolte et
de minéraux et de produits d’origine minérale, dans la mesure où ils sont évalués à la valeur
nette de réalisation selon des pratiques bien établies dans ces secteurs d’activités. Lorsque
ces stocks sont évalués à la valeur nette de réalisation, les variations de cette valeur sont
comptabilisées dans le résultat de la période au cours de laquelle la variation est intervenue;
b) les courtiers arbitragistes de marchandises, qui évaluent leurs stocks à la juste valeur,
diminuée des coûts de vente. Lorsque ces stocks sont évalués à la juste valeur diminuée des
coûts de vente, les variations de juste valeur diminuée des coûts de vente sont
comptabilisées dans le résultat de la période au cours de laquelle est intervenue la variation.
4 À certains stades de la production, les stocks visés au paragraphe 3a) sont évalués à la valeur
nette de réalisation. C’est le cas, par exemple, au moment de la récolte des produits agricoles ou
de l’extraction de minéraux, lorsque la vente est assurée en vertu d’un contrat à terme ou d’une
garantie de l’État ou lorsqu’un marché actif existe et que le risque de mévente est négligeable.
Ces stocks ne sont exclus que des obligations d’évaluation de la présente norme.
5 Les courtiers arbitragistes sont ceux qui achètent ou vendent des marchandises pour le
compte de tiers ou pour leur propre compte. Les stocks désignés au paragraphe 3b) sont
essentiellement acquis en vue de leur vente dans un avenir proche et de dégager un bénéfice des
fluctuations de prix ou de la marge du courtier arbitragiste. Lorsque ces stocks sont évalués à la
[Texte] www.comptanat.fr 1
juste valeur diminuée des coûts de vente, ils ne sont exclus que des obligations d’évaluation de la
présente norme.
Définitions
6 Dans la présente norme, les termes suivants ont la signification indiquée ci-après :
Les stocks sont des actifs :
a) détenus en vue de la vente dans le cours normal de l’activité;
b) en cours de production pour une telle vente; ou
c) sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans le
processus de production ou de prestation de services.
La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité,
diminué des coûts estimés pour l’achèvement et des coûts estimés nécessaires pour réaliser la
vente.
La juste valeur est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé, ou un passif éteint,
entre parties bien informées, consentantes, et agissant dans des conditions de concurrence
normale.
7 La valeur nette de réalisation désigne le montant net qu’une entité s’attend à réaliser sur la
vente de stocks dans le cours normal de l’activité. La juste valeur reflète le montant pour lequel
les mêmes stocks pourraient être échangés entre acquéreurs et vendeurs bien informés et
consentants sur le marché. La première est une valeur spécifique de l’entité, contrairement à la
seconde. La valeur nette de réalisation des stocks peut ne pas être égale à la juste valeur diminuée
des coûts de vente.
8 Les stocks englobent les biens achetés et détenus pour la revente y compris, par exemple, les
marchandises achetées par un détaillant et détenues pour la revente, ou des terrains ou d’autres
biens immobiliers détenus pour la revente. Les stocks englobent également les biens finis
produits, ou en cours de production, par l’entité et comprennent les matières premières et
fournitures en attente d’utilisation dans le processus de production. Dans le cas d’un prestataire
de services, les stocks incluent les coûts du service, tels que décrits au paragraphe 19, pour
lesquels l’entité n’a pas encore comptabilisé les produits correspondants (voir IAS 18 Produits
des activités ordinaires).
Évaluation des stocks
9 Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation.
Coût des stocks
10 Le coût des stocks doit comprendre tous les coûts d’acquisition, coûts de transformation et
autres coûts encourus pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se trouvent.
[Texte] www.comptanat.fr 2
Coûts d’acquisition
11 Les coûts d’acquisition des stocks comprennent le prix d’achat, les droits de douane et
autres taxes autres que les taxes ultérieurement récupérables par l’entité auprès des
administrations fiscales), ainsi que les frais de transport, de manutention et autres coûts
directement attribuables à l’acquisition des produits finis, des matières premières et des services.
Les rabais commerciaux, remises et autres éléments similaires sont déduits pour déterminer les
coûts d’acquisition.
Coûts de transformation
12 Les coûts de transformation des stocks comprennent les coûts directement liés aux unités
produites, tels que la main d’œuvre directe. Ils comprennent également l’affectation systématique
des frais généraux de production fixes et variables qui sont encourus pour transformer les
matières premières en produits finis. Les frais généraux de production fixes sont les coûts
indirects de production qui demeurent relativement constants indépendamment du volume de
production, tels que l’amortissement et l’entretien des bâtiments et de l’équipement industriels, et
les frais de gestion et d’administration de l’usine. Les frais généraux de production variables sont
les coûts indirects de production qui varient directement, ou presque directement, en fonction du
volume de production, tels que les matières premières indirectes et la main-d’œuvre indirecte.
13 L’affectation des frais généraux fixes de production aux coûts de transformation est fondée
sur la capacité normale des installations de production. La capacité normale est la production
moyenne que l’on s’attend à réaliser sur un certain nombre de périodes ou de saisons dans des
circonstances normales, en tenant compte de la perte de capacité résultant d’un entretien planifié.
Il est possible de retenir le niveau réel de production s’il est proche de la capacité de production
normale. Le montant des frais généraux fixes affecté à chaque unité produite n’est pas augmenté
par suite d’une baisse de production ou d’un outil de production inutilisé. Les frais généraux non
affectés sont comptabilisés comme une charge de la période au cours de laquelle ils sont
encourus. Dans des périodes de production anormalement élevée, le montant des frais généraux
fixes affectés à chaque unité produite est diminué de telle sorte que les stocks ne soient pas
évalués au-dessus du coût. Les frais généraux variables de production sont affectés à chaque
unité produite sur la base de l’utilisation effective des installations de production.
14 Un processus de production peut donner lieu à la production simultanée de plus d’un
produit. C’est le cas, par exemple, en cas de production de produits liés ou lorsqu’il y a un
produit principal et un sous-produit. Lorsque les coûts de transformation de chaque produit ne
sont pas identifiables séparément, ils sont répartis entre les produits sur une base rationnelle et
cohérente. Cette répartition peut être opérée, par exemple, sur la base de la valeur de vente
relative de chaque produit, soit au stade du processus de production où les produits deviennent
identifiables séparément, soit à l’achèvement de la production. La plupart des sous-produits sont
non significatifs par nature. Lorsque tel est le cas, ils sont souvent évalués à la valeur nette de
réalisation et cette valeur est déduite du coût du produit principal. De ce fait, la valeur comptable
du produit principal n’est pas différente de façon significative de son coût.
Autres coûts
15 Les autres coûts ne sont inclus dans le coût des stocks que dans la mesure où ils sont
encourus pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se trouvent. Par exemple, il peut
être approprié d’inclure dans le coût des stocks des frais généraux autres que ceux de production
ou les coûts de conception de produits à l’usage de clients spécifiques.
[Texte] www.comptanat.fr 3
16 Exemples de coûts exclus du coût des stocks et comptabilisés en charges de la période au
cours de laquelle ils sont encourus :
a) montants anormaux de déchets de fabrication, de main-d’œuvre ou d’autres coûts de
production;
b) coûts de stockage, à moins que ces coûts ne soient nécessaires au processus de
production préalablement à une nouvelle étape de la production;
c) frais généraux administratifs qui ne contribuent pas à mettre les stocks à l’endroit et dans
l’état où ils se trouvent; et
d) frais de commercialisation.
17 IAS 23 Coûts d’emprunt identifie les circonstances limitées dans lesquelles des coûts
d’emprunt sont inclus dans le coût des stocks.
18 Une entité peut acheter des stocks selon des conditions de règlement différé. Lorsque
l’accord contient effectivement un élément de financement, celui-ci, par exemple une différence
entre le prix d’achat pour des conditions normales de crédit et le montant payé, est comptabilisé
comme une charge d’intérêt sur la période du financement.
Coût des stocks d’un prestataire de services
19 Dans la mesure où des prestataires de services ont des stocks, ils les évaluent à leur coût de
production. Ces coûts se composent essentiellement de la main-d’œuvre et des autres frais de
personnel directement engagés pour fournir le service, y compris le personnel d’encadrement, et
les frais généraux attribuables. La main-d’œuvre et les autres coûts relatifs aux ventes et au
personnel administratif général ne sont pas inclus mais sont comptabilisés en charges de la
période au cours de laquelle ils sont encourus. Le coût des stocks d’un prestataire de services ne
comprend pas les marges bénéficiaires ou les frais généraux non attribuables qui sont souvent
incorporés dans les prix facturés par les prestataires de services.
Coût de produits agricoles récoltés à partir d’actifs biologiques
20 Selon IAS 41 Agriculture, les stocks comprenant la production agricole, récoltés par une
entité à partir de ses actifs biologiques, sont évalués lors de la comptabilisation initiale à leur
juste valeur, moins les coûts des points de vente estimés au moment de la récolte. Il s’agit du coût
des stocks à cette date pour l’application de la présente norme.
Techniques d’évaluation du coût
21 Les techniques d’évaluation du coût des stocks, telles que la méthode du coût standard ou
la méthode du prix de détail, peuvent être utilisées pour des raisons pratiques si ces méthodes
donnent des résultats proches du coût. Les coûts standard retiennent les niveaux normaux
d’utilisation de matières premières et de fournitures, de maind’oeuvre, d’efficience et de capacité.
Ils sont régulièrement réexaminés et, le cas échéant, révisés à la lumière des conditions actuelles.
22 La méthode du prix de détail est souvent utilisée dans l’activité de la distribution au détail
pour évaluer les stocks de grandes quantités d’articles à rotation rapide, qui ont des marges
similaires et pour lesquels il n’est pas possible d’utiliser d’autres méthodes de coûts. Le coût des
stocks est déterminé en déduisant de la valeur de vente des stocks le pourcentage de marge brute
approprié. Le pourcentage utilisé prend en considération les stocks qui ont été démarqués au-
dessous de leur prix de vente initial. Un pourcentage moyen pour chaque rayon est souvent
utilisé.
[Texte] www.comptanat.fr 4
Méthodes de détermination du coût
23 Le coût des stocks d’éléments qui ne sont pas habituellement fongibles et des biens ou
services produits et affectés à des projets spécifiques doit être déterminé en utilisant une
identification spécifique de leurs coûts individuels.
24 L’identification spécifique du coût signifie que des coûts spécifiques sont attribués à des
éléments identifiés des stocks. C’est le traitement approprié pour les éléments qui sont affectés à
un projet spécifique, qu’ils aient été achetés ou produits. Toutefois, l’identification spécifique des
coûts n’est pas appropriée lorsqu’il existe un grand nombre d’éléments de stocks qui sont
ordinairement fongibles. En de telles circonstances, le mode de sélection des éléments qui restent
dans les stocks pourrait être utilisé pour obtenir des effets prédéterminés sur le résultat net.
25 Le coût des stocks, autres que ceux traités au paragraphe 23, doit être déterminé en utilisant
la méthode du premier entré — premier sorti (PEPS) ou celle du coût moyen pondéré. Une entité
doit utiliser la même méthode de détermination du coût pour tous les stocks ayant une nature et
un usage similaires dans l’entité. Pour les stocks ayant une nature ou un usage différent,
l’application d’autres méthodes de détermination du coût peut être justifiée.
26 Par exemple, des stocks utilisés dans un secteur opérationnel peuvent avoir un usage
différent pour l’entité du même type de stocks utilisés dans un autre secteur opérationnel.
Toutefois, une différence dans la situation géographique des stocks (ou dans les règles fiscales
applicables) n’est pas suffisante en soi pour justifier l’utilisation de méthodes différentes de
détermination du coût.
27 La méthode PEPS suppose que les éléments du stock qui ont été acquis ou produits les
premiers sont vendus les premiers, et qu’en conséquence, les éléments restant en stock à la fin de
la période sont ceux qui ont été achetés ou produits le plus récemment. Selon la méthode du coût
moyen pondéré, le coût de chaque élément est déterminé à partir de la moyenne pondérée du coût
d’éléments similaires au début d’une période et du coût d’éléments similaires achetés ou produits
au cours de la période. Cette moyenne peut être calculée périodiquement ou lors de la réception
de chaque nouvelle livraison, selon la situation particulière de l’entité.
Valeur nette de réalisation
28 Le coût des stocks peut ne pas être recouvrable si ces stocks ont été endommagés, s’ils sont
devenus complètement ou partiellement obsolètes ou si leur prix de vente a subi une baisse. Le
coût des stocks peut également ne pas être recouvrable si les coûts estimés d’achèvement ou les
coûts estimés nécessaires pour réaliser la vente ont augmenté. La pratique consistant à déprécier
les stocks au-dessous du coût pour les ramener à leur valeur nette de réalisation est cohérente
avec le principe suivant lequel les actifs ne doivent pas être comptabilisés à un montant supérieur
au montant que l’on s’attend à obtenir de leur vente ou de leur utilisation.
29 Les stocks sont habituellement dépréciés à la valeur nette de réalisation élément par
élément. Dans certains cas, toutefois, il peut être approprié de regrouper des éléments similaires
ou ayant un rapport entre eux. Ce peut être le cas d’éléments de stocks ayant trait à la même ligne
de produits qui ont des finalités ou usages finaux similaires, qui sont produits et commercialisés
dans la même zone géographique, et qui pratiquement ne peuvent pas être évalués séparément
des autres éléments de cette ligne de produits. Il n’est pas approprié de pratiquer une dépréciation
des stocks sur la base d’une classification des stocks, par exemple les produits finis, ou pour la
totalité des stocks d’un secteur opérationnel. Les prestataires de services cumulent généralement
les coûts relatifs à chaque service donnant lieu à la facturation d’un prix de vente distinct. En
conséquence, chacun de ces services est traité comme un élément distinct.
[Texte] www.comptanat.fr 5
30 Les estimations de la valeur nette de réalisation sont fondées sur les éléments probants les
plus fiables disponibles à la date à laquelle elles sont faites, du montant que l’on s’attend à
réaliser des stocks. Ces estimations tiennent compte des fluctuations de prix ou de coût
directement liées aux événements survenant après la fin de la période, dans la mesure où de tels
événements confirment les conditions existant à la fin de la période.
31 Les estimations de la valeur nette de réalisation prennent également en considération le but
dans lequel les stocks sont détenus. Par exemple, la valeur nette de réalisation de quantités
détenues en stocks pour satisfaire à des contrats de vente ou de services fermes est fondée sur le
prix spécifié dans le contrat. Si les quantités spécifiées dans le contrat sont inférieures aux
quantités détenues en stock, la valeur nette de réalisation des quantités en excédent est fondée sur
les prix de vente généraux. Des provisions peuvent survenir au titre de contrats de vente fermes
supérieurs aux quantités de stocks détenues ou de contrats d’achat fermes. Ces provisions sont
traitées selon IAS 37 Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels.
32 Les matières premières et autres fournitures détenues pour être utilisées dans la production
des stocks ne sont pas dépréciées en dessous du coût s’il est attendu que les produits finis dans
lesquels elles seront incorporées seront vendus au coût ou au-dessus de celui-ci. Cependant,
lorsqu’une baisse du prix des matières premières indique que le coût des produits finis est
supérieur à la valeur nette de réalisation, les matières premières sont dépréciées à leur valeur
nette de réalisation. Dans de telles circonstances, le coût de remplacement des matières premières
peut se révéler être la meilleure mesure disponible de leur valeur nette de réalisation.
33 Une nouvelle évaluation de la valeur nette de réalisation est effectuée lors de chaque
période suivante. Lorsque les circonstances qui justifiaient précédemment de déprécier les stocks
en dessous du coût n’existent plus ou lorsqu’il y a des indications claires d’une augmentation de
la valeur nette de réalisation en raison d’un changement de la situation économique, le montant
de la dépréciation fait l’objet d’une reprise (c’est-à-dire que la reprise est limitée au montant de la
dépréciation initiale), de sorte que la nouvelle valeur comptable est le plus faible du coût et de la
valeur nette de réalisation révisée. Tel est le cas, par exemple, lorsqu’un élément des stocks qui
est comptabilisé à la valeur nette de réalisation parce que son prix de vente a baissé est encore
disponible lors d’une période ultérieure et que son prix de vente a augmenté.
Comptabilisation en charges
34 Lorsque les stocks sont vendus, la valeur comptable de ces stocks doit être comptabilisée
en charges de la période au cours de laquelle les produits correspondants sont comptabilisés. Le
montant de toute dépréciation des stocks pour les ramener à leur valeur nette de réalisation et
toutes les pertes de stocks doivent être comptabilisés en charges de la période au cours de
laquelle la dépréciation ou la perte se produit. Le montant de toute reprise d’une dépréciation des
stocks résultant d’une augmentation de la valeur nette de réalisation doit être comptabilisé
comme une réduction du montant des stocks comptabilisé en charges dans la période au cours de
laquelle la reprise intervient.
35 Certains éléments de stocks peuvent être affectés à d’autres comptes d’actifs, par exemple,
les stocks utilisés comme éléments des immobilisations corporelles produites par l’entité pour
elle-même. Les stocks affectés à un autre élément d’actif suivant cette modalité sont
comptabilisés en charges pendant la durée d’utilité de cet actif.
[Texte] www.comptanat.fr 6
Informations à fournir
36 Les états financiers doivent indiquer :
a) les méthodes comptables adoptées pour évaluer les stocks, y compris la méthode de
détermination du coût utilisée;
b) la valeur comptable totale des stocks et la valeur comptable par catégories appropriées à
l’entité;
c) la valeur comptable des stocks comptabilisés à la juste valeur, diminuée des coûts de
vente;
d) le montant des stocks comptabilisés en charges dans la période;
e) le montant de toute dépréciation des stocks comptabilisée en charges de la période selon
le paragraphe 34;
f) le montant de toute reprise de dépréciation comptabilisée en réduction de la valeur des
stocks comptabilisés en charges de la période selon le paragraphe 34;
g) les circonstances ou événements ayant conduit à la reprise de la dépréciation des stocks
selon le paragraphe 34; et
h) la valeur comptable des stocks donnés en nantissement de passifs.
37 Les informations concernant les valeurs comptables des différentes catégories de stocks
ainsi que l’étendue des variations de ces actifs sont utiles aux utilisateurs des états financiers. Les
classifications usuelles des stocks sont les marchandises, les fournitures de production, les
matières premières, les travaux en cours et les produits finis. Les stocks d’un prestataire de
services peuvent être désignés comme travaux en cours.
38 Le montant des stocks comptabilisé en charges de la période, souvent appelé coût des
ventes, se compose des coûts précédemment compris dans l’évaluation de stocks qui ont
maintenant été vendus et des frais généraux de production non attribués et des montants
anormaux de coûts de production des stocks. Les particularités de l’entité peuvent également
justifier l’inclusion d’autres montants, tels que les coûts de distribution.
39 Certaines entités adoptent pour le résultat net un format qui conduit à présenter des chiffres,
autres que le coût des stocks, comptabilisés en charges au cours de la période. Selon ce format,
une entité présente une analyse des charges utilisant une classification établie par nature des
charges. Dans ce cas, l’entité mentionne les coûts comptabilisés en charges pour les matières
premières et consommables, les coûts de main-d’œuvre et autres coûts ainsi que le montant de la
variation nette des stocks dans la période.
[Texte] www.comptanat.fr 7