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Etude de BT

Ce document présente l'analyse du risque de crédit au sein de la Banque de Tunisie. Il décrit le processus de traitement des demandes de crédit, la collecte d'informations sur les clients, et le traitement et la présentation de ces informations pour évaluer le risque.

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Etude de BT

Ce document présente l'analyse du risque de crédit au sein de la Banque de Tunisie. Il décrit le processus de traitement des demandes de crédit, la collecte d'informations sur les clients, et le traitement et la présentation de ces informations pour évaluer le risque.

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Université Tunis el Manar

Faculté des Sciences Economique et Gestion De Tunis

Analyse de risque au sein de la


Banque de Tunisie

Elaboré par :

Yassine Jaouadi
M1 EGRFA

Année universitaire : 2022-2023


Introduction Générale

Plusieurs types de risques peuvent affecter la survie des banques. Ces risques comprennent le
risque de marché, le risque de crédit, le risque opérationnel, etc...

Le risque de crédit, également appelé risque de contrepartie, est le risque le plus répandu.

S'il existe plusieurs risques de crédit, le non-paiement est le principal risque. En fait, la
principale source de la crise financière mondiale réside dans ce type de risque, et l'on peut citer
en exemple la crise des subprimes associée au problème de non-paiement des crédits immobilier
survenue aux États-Unis en juillet 2007.

Pour ces raisons, la maitrise du risque de non remboursement des emprunteurs est devenue une
démarche vitale pour un établissement de crédit. D’ailleurs, l’objectif principal d’un prêteur est
l’identification parmi un ensemble de demandeurs de crédit, ceux qui représentent un potentiel
risque plus important qui se traduit par une forte probabilité de ne pas rembourser leur crédit.
Donc, il est important de mettre un dispositif de détection ou d’estimation du risque de non
remboursement des emprunteurs. C’est pour cette raison, plusieurs travaux de recherche ont été
réalisés pour détecter à l’avance les emprunteurs qui seront défaillants de ceux qui ne le seront
pas.

L'ancien système bancaire utilisait des méthodes traditionnelles pour faire face à ces risques,
les diagnostics financiers et les garanties occupant une place centrale. Ces méthodes
traditionnelles d'analyse des demandes de prêt personnel sont relativement plus coûteuses en
temps, en ressources humaines et financières pour les banques. De plus, le résultat de tous ces
événements s'est traduit par une inflation des factures impayées, ce qui pourrait mettre en péril
l'existence même des banques.

Le crédit est une attente de revenus futurs. Tous les crédits comportent le risque que ces
encaissements n'aient pas lieu et qu'ils ne soient pas remboursés ou ne soient remboursés
qu'"exceptionnellement" à leur échéance. Ce risque, appelé risque de faillite, est essentiel dans
les activités des banques dont la fonction première est de distribuer du crédit.

Par conséquent, l'évaluation du risque de faillite est primordiale, et nous pouvons modéliser le
comportement des banques qui attribuent ce risque.
Présentation de la Banque
De Tunisie
I. Fiche d’identification de la Banque de Tunisie (BT)
La Banque de Tunisie (BT) est l'une des plus grandes institutions financières d'Afrique du Nord.

La BT s'appuie sur une force de vente performante organisée par le marché, aussi un concept
de vente moderne pour ses clients (particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises) avec
une gamme de produits innovante pour leurs activités en Tunisie et à l'étranger.

La BT est une banque commerciale privée fondée le 23 septembre 1884, avec un conseil de 12
membres (5 résidents tunisiens) et un capital social de 150 millions de dinars. Cependant,
malgré sa participation importante, la banque est sous-capitalisée. Il dispose également d'une
base financière solide et affiche les meilleures mesures de l'industrie avec une couverture de 97
% des prêts non performants.

Le soutien apporté par les actionnaires étrangers du banquier de réputation internationale lui
permet d'avoir une représentation de qualité dans le monde, dont bénéficient ses clients.

Au niveau du réseau d'agences, il existe actuellement 105 guichets ouverts au public avec un
total de 956 salariés.

La Banque de Tunisie est impliquée dans la création de plusieurs sociétés dans le secteur des
assurances (ASTREE), du tourisme, de la finance (Société Tunisienne d'Entrepôts) et de la
Société Tunisienne des Bourses.

En 1968, la Banque de Tunisie acquiert la succursale tunisienne du Crédit de France. Depuis,


elle n'a cessé de développer et de tunisifier la capitale, impliquant actuellement la majorité des
résidents tunisiens.

En 2004, la Banque Tunisienne a été désignée "Meilleure Banque en Tunisie" par EURO
MONEY pour la quatrième année consécutive.

En 2006, l'élargissement de la banque de grande clientèle, couplé à une saine gestion


prudentielle, a permis à la plus ancienne banque privée tunisienne de consolider sa position de
leader dans plusieurs indicateurs de rentabilité, avec un bénéfice net de plus de 73 millions de
dinars en 2013.

Aujourd'hui, la Banque de Tunisie est l'une des rares banques en Afrique avec une histoire de
plus de 100 ans, lui conférant une expérience extraordinaire dans le secteur bancaire et
permettant à ses clients de bénéficier de sa tradition de rigueur, de prudence et d'efficacité.
Tableau 1 : L’identification de la Banque de Tunisie (BT)

Dénomination Banque de Tunisie (BT)

Forme juridique Société anonyme

Président Directeur Mohamed Habib Ben Saad


Général et nationalité
« Tunisienne »

Siège social 2, Rue de Turquie – 1001

Tunis

Date de constitution 23 septembre 1884

Durée Prorogée au 31 Décembre 2027

Registre du commerce B1105941996

Matricule fiscale 0000120H

Capital social 150.000.000


Banque Universelle au sens de la loi

Objet social n° 2001/65 du 10 Juillet 2001 relative

aux établissements de crédit

Régime fiscal Droit commun

II. Les chiffres clés de la BT


(Chiffres en Milliers de Dinars)
SOURCE : DOC FOURNIT PAR LE RAPPORT ANNUEL 2020 DE LA BANQUE DE TUNISIE

III. Organigramme de la BT :
SOURCE : DOC FOURNIT PAR LA BANQUE DE TUNISIE
IV. Présentation de la direction des engagements :

La direction des engagements a pour rôle principal l’étude des demandes des différents types
de crédit. Les analystes débutent l’analyse de tous les dossiers des crédits remis par les agences
et assurent l’intermédiation entre les agences et le comité des crédits.

D’autre part, le total des engagements de la clientèle chez la BT s’est élevé à 3.160.399 mille
dinars au 31 décembre 2012 contre 3.006.928 mille dinars au 31 décembre 2011, enregistrant
ainsi une progression annuelle de 5,1%.

En matière de gestion des risques sur les crédits, il est important de souligner que la BT est en
parfait respect de toutes les règles prudentielles de la Banque Centrale de Tunisie relatives à la
division et la couverture des risques sur les crédits. Aussi la BT a adopté une politique de
diversification de ses crédits par secteur pour assurer la maitrise du risque de concentration.
Analyse du risque le plus
répandu de la banque
ANALYSE DU RISQUE DES CREDITS AUX ENTREPRISES

I. Schéma du traitement des demandes de crédit :

SOURCE : DOC FOURNIT PAR LA BANQUE DE TUNISIE


II. La collecte d’informations

1. Les opérations traitées par le client avec la banque :

Le client se révèle doublement quand il travaille avec sa banque : les opérations sont le reflet
de son activité quotidienne, et le résultat de ces opérations constitue le risque du client suivi
chez la banque.

On peut tirer de nombreux renseignements du fonctionnement quotidien du compte même si


nous ne recevons qu’une partie des mouvements de l’entreprise :

- La variation des remises reflète l’évolution du chiffre d’affaires, en effet la part du chiffre
d’affaire réglé par effet ou par chèques n’évolue que lentement et l’entreprise s’arrange pour
confier une fraction stable de ses mouvements à chacun de ses banquiers si bien que les remises
représentent une proportion constante du chiffre d’affaires réalisé.

- Le total des mouvements créditeurs et débiteurs d’un compte constitue un bon indicateur de
l’activité globale de l’entreprise et peut être utilement rapproché de son chiffre d’affaires si elle
n’a qu’un seul banquier.

- L’examen des remises, mais également des chèques et effets tirés par l’entreprise sur son
compte, permet de se faire une idée de la clientèle ou de ses fournisseurs, de leurs habitudes de
règlement.

Ceci peut constituer un indice intéressant pour l’appréciation du besoin en fonds de roulement.

2. La centrale des risques et des incidents de paiement :

On appelle « risque » dans un établissement de crédit tout engagement de crédit, tout


engagement de l’établissement sur le client, qu’il s’agisse de participation dans son capital, de
crédits de toute sorte ou de cautionnements.

La déclaration à la centrale des incidents de paiement est effectuée par tout établissement de
crédit.

Les risques centralisés chaque mois par les établissements de crédit concernent en pratique les
crédits par trésorerie et par signature des organismes de crédit, mais aussi des renseignements
complémentaires qui permettent d’avoir une vision presque complète de l’endettement de la
société concernée.
III. Le traitement et la présentation des informations

Le traitement des documents comptables recouvre deux aspects fondamentalement différents :

- Il s’agit dans un premier lieu de corriger les insuffisances d’une vision trop exclusivement
comptable de l’entreprise.

Le plan comptable général a en effet, par le choix qu’il a opéré, souvent privilégié l’aspect
juridique et fiscal des opérations par rapport à leur aspect économique. Par ailleurs, certaines
informations intéressant surtout l’analyse financière ont pu être négligées.

Enfin, certains grands principes comptables généraux peuvent parfois se contredire sur un
point donné.

• Le principe de « continuité d’exploitation » et, dans une certaine mesure, celui de «


spécialisation des exercices » peuvent être remis en cause par la situation même de
l’entreprise, dans le cas où celle-ci est proche du dépôt du bilan.

• Le principe de prudence et le principe des coûts historiques peuvent conduire à une version
outrancièrement noircie de l’entreprise, au détriment de son « image fidèle ».

- Il s’agit en second lieu de souligner les principaux aspects financiers de l’affaire par une
présentation adéquate des documents comptables, qui permettent de visualiser aussi aisément
que possible les grandes fonctions que l’on cherche à cerner.

Celles-ci correspondent aux 3 questions de base qu’on se pose.

Ces interrogations seront présentées dans l’ordre : rentabilité – solvabilité – financement,


parce que c’est celui qui permet de passer en revue le plus aisément, et sans trop de redites,
les principaux aspects financiers de l’entreprise.

1. Critères de mesure et de l’évaluation de la rentabilité de l’entreprise :

En première analyse, la rentabilité d’une affaire se mesure à l’excédent des recettes sur les
dépenses. En fait, l’étalement nécessaire de certaines charges et de certains produits, et
l’application des principes comptables de base compliquent singulièrement la notion de
rentabilité. Si bien qu’en pratique deux approches sont possibles :
- Utiliser la notion classique de « résultat de l’exercice », et considérer celui-ci comme la
somme des résultats des différentes fonctions de l’entreprise. Cela s’appellera l’analyse
fonctionnelle du compte de résultat ;

- Essayer de cerner de plus près le comportement du chef d’entreprise, et de faire ressortir


plus clairement l’incidence de la rentabilité sur le financement de l’affaire. C’est aux notions
de valeur ajoutée, de capacité d’autofinancement et d’excédent de trésorerie d’exploitation
qu’il faut alors faire appel. Cela s‘appellera l’analyse économique du compte de résultat.

2. La solvabilité de l’entreprise :

On distingue au sein de l’entreprise deux catégories d’apporteurs de fonds : les associés et les
tiers.

Contrairement aux tiers, qui sont des simples prêteurs, les associés courent un risque
particulier : le risque de l’entrepreneur. Il consiste à supporter, pour l’ensemble des fonds
prêtés, les aléas de l’entreprise. La solvabilité de l’entreprise correspond à cette capacité à
encaisser ce risque, et dépend des conceptions retenues.

- En matière d’associés : jusqu’où pourra-t-on considérer un prêteur comme associé, au sens


large, aux risques de l’entreprise ?

- En matière de risque : le risque couru par une entreprise dans le cadre de son activité n’a pas
a priori de limites, alors que l’analyste doit s’efforcer d’en donner une appréciation chiffrée.

3. L’adaptation du financement de l’entreprise :

Le problème porte surtout sur :

- La nature et l’importance du financement : par les associés et assimilés, les établissements


de crédit, les autres tiers ;

- La durée des financements par rapport à celle des emplois ;

- Le coût des financements par rapport à la rentabilité de l’affaire.

IV. Analyse financière de l’entreprise :

1. Analyse par les ratios :


Bien que la performance financière ne soit plus l’unique indicateur de performance pour
l’entreprise, elle reste l’élément central et le premier objectif dans l’évaluation de l’entreprise.

La méthode de ratios qui consiste à mettre en rapport les données comptables les plus
significatives, est un moyen d’étudier la structure financière et la gestion de l’entreprise. Il
existe un grand nombre de ratios possibles mais il est indispensable de sélectionner ceux dont
le pouvoir explicatif est le plus pertinent.

Trois groupes de ratios seront distingués : les ratios de structure, les ratios de gestion et les
ratios de rentabilité.

A. Les ratios de structure :

R1 = Ratio
d'autonomie
financiere
(RAF)

R4 = Ratio des
R2 = Ratio financement
d'endettemen Ratio de
des
t (R2) structure
immobilisatio
n (RFI)

R3 = Ratio
de liquidité
générale
(RLG)

Les ratios de structure financière visent à mesure l'importance des dettes par rapport aux
autres sources de financement des activités de la firme, Voici les principaux ratios de structure
financière que nous étudierons.

Les principaux ratios de structure financière

a. Ratio d’autonomie financière (RAF)

Le ratio d’autonomie financière (RAF) ou ratio d’indépendance mesure la capacité de


l’entreprise à s’endetter

Calcul RAF :
La formule de ce ratio est comme suit :

𝐂𝐀𝐏𝐈𝐓𝐀𝐔𝐗 𝐏𝐑𝐎𝐏𝐑𝐄𝐒
𝑅𝐴𝐹 =
𝐓𝐎𝐓𝐀𝐋 𝐃𝐄𝐒 𝐃𝐄𝐓𝐓𝐄𝐒

Dans ce cas la situation optimale est seulement avec un résultat entre 1 et 2

Donc si le ratio < 1 : les dettes de l’entreprises excèdent les capitaux propres et la capacité
d’endettement supplémentaire est limitée.

Si ratio > 2 : Il y’a une surabondance des capitaux propres.

b. Ratio d'endettement (RE)

Le ratio d’endettement (RE) permet de mesurer le degré de dépendance de l’entreprise vis - à –


vis d’éventuels prêteurs.

Calcul RE :

La formule de ce ratio s’écrire comme suit :

𝐃𝐄𝐓𝐓𝐄𝐒
𝑹𝑬 =
𝐓𝐎𝐓𝐀𝐋 𝐏𝐀𝐒𝐒𝐈𝐅

Situation optimale : ratio < 0,5 ; dans ce cas l’indépendance de l’entreprise est assurée.
Si ratio > 0,5 : l’entreprise apparaît comme dépendante : les prêteurs supporteront la majeure
partie des risques de l’entreprise, ce qui pourrait les inciter à en prendre le contrôle.
c. Ratio de liquidité générale (RLG)

Le ratio de liquidité générale (RLG) mesure la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à court
terme.

Calcul RLG :

La formule de la RLG :

CREANCES CLIENTS + DIPONIBILITES


𝑅𝐿𝐺 =
DETTES A COURT TERME

Situation optimale est avec un ratio > 1 ; dans ce cas on dit que l’équilibre financier de
l’entreprise est assuré. Elle pourra alors rembourser ses dettes à court terme à l’aide de ses
créances et de ses disponibilités.

Si ratio < 1 ; les créances et disponibilités sont insuffisantes pour rembourser les dettes à court
terme. Donc l’entreprise risque d’avoir des problèmes de liquidité.

d. Ratio des financements des immobilisations (RFI)

Le ratio de financement des immobilisations (RFI) permet de vérifier si l’actif immobilisé est
financé par des capitaux qui restent en permanence dans l’entreprise.

Calcul RFI :
Bilan
La formule de ce ratio et comme suit :

CAPITAUX PERMANENTS
𝑅𝐹𝐼 =
ACTIFS IMMOBILISE

On obtient une situation optimale si seulement si le ratio > 1 ; dans ce cas l’actif immobilisé
est financé par des capitaux permanents (fonds de roulement positif) et l’entreprise dispose
encore de capitaux permanents pour financer une partie des besoins résultant de l’exploitation
courante.

B. Les ratios de rentabilité :

Les ratios de rentabilité mesurent l’utilisation par la firme de ses actifs et du contrôle de ses
dépenses pour générer un taux de retour acceptable, La rentabilité est définie par un rapport
entre le résultat obtenu et les moyens mis en œuvre. Les principaux ratios qu’on s’intéresse
sont comme suit :

Rentabilité des capitaux propres = Résultat de l'exercice / Capitaux propres

Interprétation :

Ce ratio ne prend de sens qu’en fonction du secteur sur lequel l’entreprise intervient et en
comparaison avec la norme sectorielle. Les secteurs qui nécessitent d’importants
investissements de base font davantage appel aux actionnaires et inversement pour ceux ne
requérant que peu d’infrastructures.

La Marge bénéficiaire nette = Résultat net / Chiffre d’affaires

Interprétation :

Ce ratio prend toute signification lorsque les résultats sont comparés aux normes du secteur. Il
est une indication de la qualité des produits mis sur le marché, de l’effort commercial, de la
maîtrise des coûts et de la valeur du personnel. Si la marge bénéficiaire nette est supérieure à
la norme du secteur, cela signifie que l’entreprise contrôle ses coûts et fixe mieux ses prix.

La rentabilité économique = résultat net / actif total

Interprétation :

Le principal inconvénient de ce ratio est qu’il prend en compte la valeur comptable d’actifs
qui se déprécient, alors que le résultat d’exploitation a tendance à croître avec l’inflation.
Dans le cadre d’une comparaison d’entreprises ayant la même activité, les actifs les plus
dépréciés auront une rentabilité économique plus élevée, même si les actifs les plus récents
sont peut-être plus efficaces.

2. Les buts et les étapes de raisonnement dans l’analyse financière :

A. Les buts de l’analyse

a. Evaluer la solvabilité de l’entreprise :

Cet objectif, cité en premier, dépend lui-même de la position du banquier dans l’affaire.

Si le banquier n’a pas encore consenti de financements, et s’apprête donc à prendre un risque,
la solvabilité apparente de l’entreprise constitue un critère important. En particulier, aucune
analyse supplémentaire n’est utile dès lors que le banquier sait à priori ne pas pouvoir
récupérer sa mise, et se prépare en fait à prendre le risque de l’entrepreneur à la place des
associés.

L’appréciation de la solvabilité n’a plus enfin qu’un caractère estimatif, lorsque l’entreprise
suscite des réserves graves, et que l’heure est venue pour le banquier de faire le bilan des
pertes qu’il aura à subir.

On ne peut se baser sur les critères traditionnels de solvabilité, puisque la valeur de


liquidation de l’affaire ne peut être déduite mathématiquement de document comptable qui,
rappelons-le, supposent la continuité de l’exploitation. Par ailleurs, l’évaluation des pertes est
compliquée par la prise en compte des diverses sûretés qui grèvent les actifs de l’entreprise, et
du rang respectif de chacune d’entre elles.

Le banquier doit alors passer de l’analyse de la solvabilité à celle du risque liquidatif.

b. Apprécier la capacité de l’entreprise à dégager des résultats et à financer sa


croissance :

On se trouve ici au cœur de l’analyse financière. A partir du moment où la solvabilité est


convenable, que le banquier soit prêt à entrer dans l’affaire, ou qu’il participe déjà à son
financement, son souci principal sera, de porter un jugement sur cette capacité à dégager des
résultats et à financer la croissance.
On mesure donc ici le caractère universel de cet objectif, qui revêt aussi bien des aspects
humains (équipe de direction), financier (rentabilité, structure), économique (produit, marché)
ou juridique.

c. Prendre position sur l’attitude à adopter vis-à-vis de l’entreprise :

Cette prise de position ne constitue pas un aspect secondaire. C’est au contraire l’objectif
même de tout le travail, et qui constitue la difficulté essentielle de métier de banquier.

La nécessité de prendre position et force le chargé d’affaires à choisir dans l’éventail des
solutions possibles, celle qui correspond le mieux aux informations dont il dispose et à la
pression concurrentielle. La décision finale dépend aussi bien des conclusions de l’analyse
que des caractéristiques du concours accordé, des garanties disponibles, etc…

B. Les grandes étapes de raisonnement

On peut schématise l’attitude du banquier amené à se former une opinion sur une entreprise
en trois étapes.

a. Evaluation sommaire :

Le banquier reçoit fréquemment les documents sociaux à l’occasion d’une entrevue avec les
dirigeants, ou, de façon générale, dans des situations qui lui demandent d’être en mesure de
dégager, en très peu de temps, un premier jugement sommaire permettant d’orienter ses
questions ou ses choix.

Il s’agit là d’une détection, purement descriptive et purement comptable, des principales


particularités, qui ne préjugent pas de la décision finale qui sera prise à l’issue de l’analyse
détaillée de l’affaire.

b. Analyse de l’entreprise

L’analyse proprement dite s’efforce d’expliquer les particularités de l’entreprise. Elle ne se


borne pas à l’aspect financier des choses, mais prend en compte aussi l’aspect économique.
Eventuellement, elle montrera que le premier jugement est en partie erroné, ou mérite pour le
moins d’être nuancé. Ces« nuances » sont évidemment d’une grande importance, puisque le
banquier travaille souvent avec des entreprises « entre deux eaux », pour lesquelles la décision
se fera « à la marge », en tenant compte justement de ces détails.

c. Synthèse

Bien souvent, le banquier ne décide pas seul, ou bien doit en référer à un « comité de crédit ».

Il faut fournir à ces instances supérieures une synthèse de cette démarche, qui servira de
document de travail.

Elle est nécessairement assez courte, le responsable de dossier étant prêt à fournir tous les
éclaircissements nécessaires, le cas échéant.
Conclusion Générale

L’octroi d’un crédit est une décision difficile à prendre, vu le risque que peut présenter cette
décision. Cependant, cette décision d’octroi de crédit doit obéir à une certaine réglementation
externe (norme et réglementation des autorités financières du pays, telles que les normes et les
règles fixés par la Banque Centrale de Tunisie) et interne (norme et réglementation de la banque
prêteuse, tel que les notes interne de la Banque de Tunisie).

Accorder un crédit en faveur d’un client est facile, mais la tâche la plus difficile est la
récupération de la créance. Une étude approfondie peut être menée dans ce contexte pour mettre
en évidence tous les moyens de droit à mettre en œuvre pour récupérer la créance à temps et
éviter le classement des créances de la banque

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