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Corrigé d'exercices de mathématiques 2016

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Corrigé 2016

Exercice 1 ..................................................................................
1) a) • La fonction f est bien définie sur ℝ*+ et de classe C 1 en tant que quotient
(bien défini) de fonctions de classe C 1 .
− xe − x − e − x e − x (1 + x )
Pour tout x de ℝ*+ , on a : f ′ ( x ) = = − .
x2 x2
Comme e − x est strictement positif pour tout x, et comme x et (1 + x ) sont aussi
strictement positifs (car x est dans ℝ*+ ), on a : ∀x ∈ ℝ*+ , f ′ ( x ) < 0 .
Ceci prouve que f est strictement décroissante sur ℝ*+ .
1
• lim+ = +∞ et lim+ e − x = 1 donc lim+ f ( x ) = +∞ .
x→0 x x→0 x→0

1
• lim = 0 et lim e − x = 0 donc lim f ( x ) = 0 .
x →+∞ x x →+∞ x →+∞

On a donc le tableau de variation suivant :

x 0 +∞
f ′ (x) –
+∞
f

b) Par récurrence.
• Pour n = 0 , le terme u0 est bien défini (par l’énoncé) et il vaut 1 donc il est
strictement positif.
• Si l’on suppose, pour un entier naturel n fixé, que un est bien défini et que
un > 0 , alors on peut appliquer la fonction f à un , ce qui définit correctement un +1 ,
et comme de plus, f arrive dans ℝ*+ , on a un +1 = f ( un ) > 0 .
• Conclusion :

Chaque terme de la suite ( un ) n∈ℕ est parfaitement défini et strictement positif

2) En lisant le script de gauche, on constate que u5 ≤ 0, 00001 , mais en lisant celui


de droite, on constate cette fois que u6 ≥ 100 000 .
On peut conjecturer que la suite ( un )n∈ℕ diverge, et plus hardiment, que :

lim u2 n +1 = 0 et lim u2 n = +∞
n →+∞ n →+∞
Sujet 2016

3) a) La fonction g est de classe C 1 sur ℝ + comme différence de fonctions de


classe C 1 sur ℝ + et on a, pour tout x positif :
g ′ ( x ) = −e − x − 2 x = − ( e − x + 2 x )
Comme x ≥ 0 et e − x > 0 , il est évident que : g ′ ( x ) < 0 . Par conséquent :

g est strictement décroissante sur ℝ +

b) Pour tout x > 0 , on a :


e− x
f ( x) = x ⇔ = x ⇔ e− x = x 2 ⇔ g ( x ) = 0
x
On a g ( 0 ) = 1 et lim g ( x ) = −∞ . De plus, g est continue (elle est même de classe
x →+∞

C 1 ) sur ℝ + et strictement décroissante donc elle réalise une bijection de ℝ + sur


] − ∞,1] . Comme 0 appartient à ] − ∞,1] , l’équation g ( x ) = 0 possède une seule
solution dans ℝ + , et même dans ℝ*+ (car g ( 0 ) ≠ 0 ).
Comme g ( x ) = 0 ⇔ f ( x ) = x , on déduit de tout ceci :

L’équation f ( x ) = x possède une seule solution dans ℝ*+

c) Comme on note α la solution de l’équation f ( x ) = x , on a f ( α ) = α .


1
On a g (1) = − 1 < 0 et g ( α ) = 0 donc g ( α ) > g (1) , comme g décroît
e
strictement sur ℝ*+ , on a : α < 1 .
Comme α < 1 , en appliquant la fonction f strictement décroissante sur ℝ*+ , on
1
obtient f ( α ) > f (1) , ce qui s’écrit : α > .
e
Bilan :
1
< α <1
e

4) a) On a u0 = 1 donc :
1
1 1 1
u1 = f ( u0 ) = f (1) =
e
et u2 = f ( u1 ) = f
e () 1−
= e × exp − = e e
e ( )
1
Comme 1 − > 0 , on obtient u2 > 1 , d’où : u2 > u0 .
e
Ayant u2 > u0 , en appliquant f décroissante, on a f ( u2 ) < f ( u0 ) , soit u3 < u1 .
Conclusion :
u2 > u0 et u3 < u1
Corrigé

b) On montre que u2 n + 2 > u2 n par récurrence.


• Pour n = 0 , on sait que u2 > u0 donc la proposition est vraie à l’ordre 0.
• Si l’on suppose, pour un entier naturel n fixé, que u2 n + 2 > u2 n , alors on peut
appliquer la fonction f décroissante, ce qui donne f ( u2 n + 2 ) < f ( u2 n ) , c’est-à-dire :
u2 n + 3 < u2 n +1 . En appliquant f une fois de plus, on trouve : u2 n + 4 > u2 n + 2 .
• Conclusion : ∀n ∈ ℕ , u2 n + 2 > u2 n .

La suite ( u2n )n∈ℕ est croissante

En appliquant f à l’inégalité u2 n + 2 > u2 n , on trouve (par décroissance de f ) :


∀n ∈ ℕ , u2 n + 3 < u2 n +1

La suite ( u2 n +1 )n∈ℕ est décroissante

5) a) Pour tout x strictement positif, on a :


e− f ( x) x − f ( x) e− x
h ( x ) = ( f  f )( x ) =
f ( x) e
= −x e (
= x exp ( x − f ( x ) ) = x exp x −
x ) .

On a vu que lim+ f ( x ) = +∞ donc lim+ ( x − f ( x ) ) = −∞ .


x→0 x→0

On a donc lim+ exp ( x − f ( x ) ) = 0 , ce qui donne : lim+ h ( x ) = 0 = h ( 0 ) .


x→0 x→0
Conclusion :
h est continue en 0

b) On a déjà h ( 0 ) = 0 donc 0 est une solution de l’équation h ( x ) = x .


Pour x strictement positif, on a les équivalences suivantes :
( )
h ( x ) = x ⇔ x exp ( x − f ( x ) ) = x ⇔ x 1 − exp ( x − f ( x ) ) = 0 .
h ( x ) = x ⇔ exp ( x − f ( x ) ) = 1 ⇔ x − f ( x ) = 0 ⇔ f ( x ) = x ⇔ x = α
La dernière égalité provient de la question 3b).
Finalement :
h ( x ) = x ⇔ x = 0 ou x = α

c) La suite ( u2 n +1 )n∈ℕ est décroissante et minorée par 0 (car tous les termes de
la suite sont positifs) donc elle est convergente. En notant ℓ sa limite, comme on
a u2 n + 3 = ( f  f )( u2 n +1 ) = h ( u2 n +1 ) et comme h est continue sur ℝ + , ℓ est un point
fixe de h, donc : h ( ℓ ) = ℓ .
D’après la question 5b), on a deux options : ℓ = 0 ou ℓ = α .
Sujet 2016

1
Comme u1 = et comme u2 n +1 < u1 (la suite ( u2 n +1 )n∈ℕ étant décroissante), on en
e
1 1
déduit : u2 n +1 < . En passant à la limite, on obtient : ℓ ≤ .
e e
Ceci rend l’option ℓ = α impossible puisque l’on a vu que α > donc il ne reste
1
e
que l’option : ℓ = 0 .
lim u2 n +1 = 0
n →+∞

d) La suite ( u2n )n∈ℕ est croissante et la question 2) laisse entendre que sa


limite est +∞ . On raisonne par l’absurde en supposant que ( u2n )n∈ℕ est
convergente de limite ℓ . Comme on a u2 n + 2 = ( f  f )( u2 n ) = h ( u2 n ) et comme h
est continue sur ℝ + , on sait, ici aussi, que : h ( ℓ ) = ℓ .
D’après la question 5b), on a ℓ = 0 ou ℓ = α .
Comme u2 n ≥ u0 (la suite ( u2n )n∈ℕ est croissante), on a, par passage à la limite
ℓ ≥ u0 , soit encore : ℓ ≥ 1 .
Pour finir, on sait que α < 1 donc les deux valeurs possibles de ℓ (qui sont 0 et α)
ne sont pas acceptables, ce qui prouve que la suite ( u2n )n∈ℕ est divergente, et
comme elle est croissante, on a :
lim u2 n = +∞
n →+∞

Exercice 2 ..................................................................................
1) a) Comme Id et f commutent, on a, en développant :
2
( f − Id ) + f  ( 2 Id − f ) = f ² − 2 f + Id + 2 f − f ²
Après simplification, il reste :
2
(f − Id ) + f  ( 2 Id − f ) = Id

b) En appliquant cette égalité à un vecteur x quelconque de ℝ n , on obtient :


Id ( x ) = (( f − Id ) 2
)
+ f  ( 2 Id − f ) ( x )
Par définition de l’addition des applications, on en déduit :
2
x = ( f − Id ) ( x ) + ( f  ( 2 Id − f ) ) ( x )

c) • On a f (( f − Id ) ( x )) = ( f  ( f − Id ) ) ( x ) , or on sait par hypothèse que


2 2

= 0 donc : f ( ( f − Id ) ( x ) ) = 0 .
2 2
f  ( f − Id ) ℝn
Corrigé

On a donc déjà :
2
( f − Id ) ( x ) ∈ Ker ( f )

• On a aussi ( f  ( 2 Id − f ) ) ( x ) = f ( ( 2 Id − f )( x ) ) , ce qui prouve que :


( f  ( 2 Id − f ) ) ( x ) ∈ Im ( f )
Les deux résultats précédents montrent que : ℝ n = Ker ( f ) + Im ( f ) .
Comme dim Ker ( f ) + dim Im ( f ) = dim ℝ n , on peut conclure :

ℝ n = Ker ( f ) ⊕ Im ( f )

Remarque. On pouvait, à la place de la formule du rang, montrer que


Ker ( f ) ∩ Im ( f ) = {0ℝ n } , mais c’était plus long.

2) a) En développant, on a :
1
4
1 1 5 1
( X − 1)( X − 4 ) − 1 = ( X 2 − 5 X + 4) ) − 1 = X 2 − X = X X −
4 4 4 4
5
4 ( )
1  1 5
On peut donc écrire : ( X − 1)( X − 4 ) + X  − X +  = 1
4  4 4
1 5
En posant P ( X ) = − X + , on a bien :
4 4

1
( X − 1)( X − 4 ) + X P ( X ) = 1
4

b) En remplaçant X par f, cette relation devient :


1
( f − Id )  ( f − 4 Id ) + f  P ( f ) = Id
4
En appliquant à x, on obtient :

( 1
)
Id ( x ) = ( f − Id )  ( f − 4 Id ) + f  P ( f ) ( x )
4
Toujours par définition de l’addition des applications, on a :
1
x = ( ( f − Id )  ( f − 4 Id ) ) ( x ) + ( f  P ( f ) ) ( x )
4
1
On va maintenant montrer que ( ( f − Id )  ( f − 4 Id ) ) ( x ) appartient à Ker ( f )
4
et que ( f  P ( f ) ) ( x ) appartient à Im ( f ) .

On a f ( 14 (( f − Id )  ( f − 4Id ))( x )) = 14 ( f  ( f − Id )  ( f − 4Id ))( x ) = 0 ℝn


, car

f  ( f − Id )  ( f − 4 Id ) = 0 .
Sujet 2016

On a donc bien montré que :


1
4
( ( f − Id )  ( f − 4 Id ) ) ( x ) appartient à Ker ( f )
On a aussi ( f  P ( f ) ) ( x ) = f ( P ( f )( x ) ) , ce qui prouve bien que :
( f  P ( f ) ) ( x ) appartient à Im ( f )
Les deux résultats précédents montrent que : ℝ n = Ker ( f ) + Im ( f )
Comme dim Ker ( f ) + dim Im ( f ) = dim ℝ n , on peut conclure :

ℝ n = Ker ( f ) ⊕ Im ( f )

3) a) Soit p le degré de P. On sait que P s’annule en 0 donc on peut écrire


P = XQ , où Q est un polynôme de degré égal à p − 1 . De plus, on sait que P ' ne
s’annule pas en 0, et comme P′ = XQ′ + Q alors P′ ( 0 ) = 0 + Q ( 0 ) = Q ( 0 ) , ce qui
prouve que Q ( 0 ) ≠ 0 .
On peut donc écrire Q = a1 + a2 X + ... + a p X p −1 , avec a1 ≠ 0 . En remplaçant dans
l’égalité P = XQ , on trouve bien : P = a1 X + ... + a p X p .

b) • Soit y un élément de Im ( f ) , alors il existe un x de E tel que y = f ( x ) .


D’autre part, comme y appartient à Ker ( f ) , on a f ( y ) = 0 . De ces deux égalités,
on en déduit que f ( f ( x ) ) = 0 , ce qui s’écrit : f 2 ( x ) = 0 .
• Pour tout entier k ≥ 2 , on a : f k ( x ) = f k −2 ( f 2 ( x ) ) = f k −2 ( 0 ) = 0 (cette
dernière égalité provenant du fait que f k − 2 est linéaire).
• Comme de plus, P est annulateur de f, on a : a1 f + ... + a p f p = 0 .
( x ) = 0 , mais pour tout
En appliquant au vecteur x, on obtient : a1 f ( x ) + ... + a p f p

entier k supérieur ou égal à 2, on a f k ( x ) = 0 donc il reste a1 f ( x ) = 0 . Pour finir,


comme a1 ≠ 0 , on en déduit : f ( x ) = 0 , et comme y = f ( x ) , on obtient : y = 0 .
On vient de montrer que Ker ( f ) ∩ Im ( f ) ⊂ {0} et comme l’inclusion réciproque
est acquise (le vecteur nul appartient à tous les espaces vectoriels), on a
finalement : Ker ( f ) ∩ Im ( f ) = {0} .
La formule du rang assure que dim Ker ( f ) + dim Im ( f ) = dim E, ce qui permet de
conclure :
ℝ n = Ker ( f ) ⊕ Im ( f )

c) Les polynômes annulateurs de f dans les deux questions précédentes étaient


X 3 − 2 X 2 + X et X 3 − 5 X 2 + 4 X qui sont tous les deux des cas particuliers de
polynômes vérifiant P(0) = 0 et P′(0) ≠ 0 .
Corrigé

Exercice 3 ..................................................................................
n n ( xi −θ1 )2
1 −
1) On a L ( θ1, θ2 ) = ∏ ϕθ1 ,θ2 ( xi ) = ∏ . e 2 θ2

i =1 θ2 2π i =1
Par propriété de la fonction exponentielle et du produit, on en déduit :
n
n
( xi −θ1 )2 1 n 2
 1  −∑ ∑ ( xi −θ1 )
n n −
L ( θ1 , θ2 ) =  
 θ2 
( )e 1

i =1 2 θ2
= ( )θ 1

2
−n/ 2
e 2θ2 i =1
.
n n n
∑ xi + ∑ θ12 )
1
L ( θ1 , θ2 ) = ( 2π )
−n / 2
θ2 − n / 2 e

2 θ2 (∑ x i =1
i
2 − 2θ
1
i =1 i =1 .
Finalement :
n n
(∑ x ∑ xi + n θ12 )
1 2 − 2θ
− i 1
−n / 2 2 θ2
L ( θ1 , θ2 ) = ( 2π ) θ2 − n / 2 e i =1 i =1

1
Comme > 0 , θ2 = σ > 0 et comme la fonction exponentielle est strictement

positive, on peut prendre le logarithme népérien, ce qui donne :

n n 1  n 2 n
2
ln ( L ( θ1, θ2 ) ) = − ln ( 2π ) − ln θ2 − ∑ i x − 2θ1 ∑ xi + n θ1 
2 2 
2θ2 i =1 i =1 

2) a) La fonction f = ln L est de classe C 2 sur ℝ × ℝ*+ car ( θ1 , θ2 ) ֏ ln θ2 et


1  n 2 n

( θ1 , θ2 ) ֏ −  ∑ xi − 2θ1 ∑ xi + n θ12  sont de classe C 2 sur ℝ × ℝ*+ (la
2θ2  i =1 i =1 
première comme composée d’une fonction coordonnée avec la fonction ln et la
deuxième comme fraction rationnelle à dénominateur non nul).

b) On cherche le (ou les) point(s) critique(s) :


n
1 n
∂1 ( f )( θ1 , θ2 ) = −
1
2θ 2 (
−2∑ xi + 2nθ1 =
i =1
∑ xi − nθ1 .
θ2 i =1
) ( )
n n
∂ 2 ( f )( θ1, θ2 ) = −
n
+
1
2θ2 2θ22 (∑ x i =1
i
2
− 2θ1 ∑ xi + nθ12
i =1
)
On résout maintenant ∇ ( f )( θ1 , θ2 ) = 0 , ce qui équivaut à :
n
1
 θ2 ∑ (
i =1
xi − nθ1 = 0 )
 n n
− n + 1
 2θ2 2θ22 i =1 ∑ xi
2
− 2θ1 ∑
i =1
(
xi + nθ12 = 0 )
Sujet 2016

n
θ = 1 x
 1 n ∑i =1
i
On trouve alors : 
n n
θ = 1
 2 n ∑ i =1
x i
2
− 2 (
θ1 ∑ xi + n θ1
i =1
2
)
n
Comme la première égalité donne ∑ xi = n θ1 , on obtient, en remplaçant dans la
i =1
n
1 n 2 1 n 2
deuxième : θ2 =
i =1
1
n ( ∑ xi 2 − 2n θ12 + n θ12 =
n
∑ i
i =1
x − n θ1
2
=
n i =1
) (
∑ xi − θ12 . )
La fonction f a donc un seul point critique 
θ1 , θ2 sur ℝ × ℝ*+ et on a : ( )
 1 n 1 n 2
θ1 = ∑ xi et 
θ2 = ∑ xi 2 − 
θ1
n i =1 n i =1

c) Les dérivées partielles d’ordre 2 sont :


n
2
∂1,1 ( f )( θ1, θ2 ) = − .
θ2
n n
∂1,2
2
( f )( θ1, θ2 ) = ∂ 2,1
2
( f )( θ1, θ2 ) = −
Schwarz
1
θ22 ( ∑ xi − nθ1 =
i =1
) 1
θ22 (
n θ − )
1 ∑ xi .
i =1

1 n 2 n
n
∂ 22,2 ( f )( θ1 , θ2 ) =
2θ 22
− 3 ∑ i
θ2 i =1
x − 2θ
i =1
(
1 ∑ xi + n θ1
2
)
En le point critique, on obtient :
2
∂1,1 (f)  (
θ1, 
θ2 = − . )
n

θ2
n
2
∂1,2 (f)  (
θ1,  2
θ2 = ∂ 2,1 )
(f) 
θ1, 
1
θ2 = 2 n 
θ2
(
θ1 − ∑ xi .
i =1
) ( )
n n
(
∂ 22,2 ( f ) 
θ1, 
θ2 = ) n
2
θ2
2
1
− 3

θ2
( ∑ xi2 − 2 θ1∑ xi + n θ1
i =1 i =1
2
)
n
Il faut alors se souvenir que ∑ xi = n 
θ1 , ce qui permet de simplifier :
i =1

2
∂1,1 (f) ( )

θ1, 
θ2 = − .

n
θ2
2
∂1,2 ( f )( 
θ1, ) 2
θ2 = ∂ 2,1 (f) 
θ1,  (
θ2 = 0 . )
n
∂ 22,2 ( f )(  1θ )=
θ , 2
n
2
θ2
2
1
− 3

θ2
(∑ x
i =1
i
2
− n
2
θ1 . )
Corrigé

1 n 2 n 2
Il reste à utiliser l’égalité  θ2 = ∑ xi 2 −  θ1 , soit n 
θ2 = ∑ xi 2 − n 
θ1 pour
n i =1 i =1
simplifier la dernière dérivée partielle d’ordre 2 et on obtient :
1 −n
(
∂ 22,2 ( f ) 
θ1,  )
θ2 =
n
2
− 3 × n θ2 =
n
2
n
− 2 = 2
.
2
θ 2

θ 2 2
θ 
θ 2 2
θ 2 2

d) Finalement, la hessienne de f en 
θ1 ,  ( )
θ2 est la matrice :

− n 0 
 θ2
∇2 ( f )  θ2 = 
θ1 ,  ( ) 
 −n 
 0 2 
 2θ2 
Cette matrice est diagonale donc ses valeurs propres sont ses éléments diagonaux,
−n −n

θ2
et
 2
, qui sont tous deux strictement négatifs. La matrice ∇ 2 ( f ) 
θ1 , 
θ2 ( )
2 θ2
est donc définie négative et on peut conclure :

f possède un maximum local en 


θ1 , 
θ2 ( )
e) D’après le résultat précédent, il existe un voisinage V de 
θ1 , 
θ2 , tel que ( )
pour tout ( θ1 , θ2 ) élément de V, on a : f ( θ1 , θ2 ) ≤ f 
θ1 ,  (
θ2 . En appliquant la )
fonction exponentielle qui est croissante, on obtient :
∀ ( θ1 , θ2 ) ∈ V , L ( θ1 , θ2 ) ≤ L 
θ1 , 
θ2 ( )
Ceci prouve que :

L admet aussi un maximum local en 


θ1 , 
θ2 ( )
1 n 1 n 1
3) Par linéarité de l’espérance, on a : E X n = ( ) ∑
n i =1
E ( X i ) = ∑
n i =1
m = × nm = m
n
Ceci prouve que :
X n est un estimateur sans biais de m

1 n
4) Par linéarité de l’espérance, on a : E ( Z n ) = ∑
n i =1
( )
2
E ( X i2 ) − E X n .

Il reste à déterminer les moments d’ordre 2 de X i et de X n , et comme on connaît


leurs variances, on utilise le théorème de Koenig-Huygens ("à l’envers") :
2
E ( X i 2 ) = V ( X i ) + ( E ( X i ) ) = σ2 + m 2 .
Sujet 2016

2 2

( ) = V ( X ) + ( E ( X )) = σn + m .
E Xn
2
n n
2

On remplace dans E ( Z n ) , ce qui donne :


1 n 2 2 2
E ( Zn ) = ∑
n i =1 n (n n )
( σ + m 2 ) − σ + m2 = 1 × n ( σ2 + m2 ) − σ + m2 . ( )
2
E ( Z n ) = σ2 + m 2 −
σ
n ( + m2 =
n −1 2
n
σ . )
n −1 2
Comme lim E ( Z n ) = lim σ = σ 2 , on peut affirmer que :
n →+∞ n →+∞ n

Z n est un estimateur asymptotiquement sans biais de σ2

5) a) La loi faible des grands nombres appliquée à la suite de variables ( X i ) qui


sont indépendantes, qui ont une espérance m et une variance σ2 , garantit que :

( )
La suite X n converge en probabilité vers m

Comme la fonction "carré" est continue sur ℝ , on est certain que :

La suite X n ( ) converge en probabilité vers m


2
2

+∞
b) Il faut montrer la convergence absolue de l’intégrale ∫ −∞ x 4ϕm, σ2 ( x ) dx qui
n’a pas d’autre impropreté qu’en −∞ et +∞ puisque la fonction intégrée est
continue sur ℝ .
On utilise un test de Riemann :
2 2
( ) x −m ( ) x−m
1 − 1 6 −
2 σ2 .
x × x ϕ m ,σ 2 ( x ) =
2 4
x 6 e 2 σ2 ~ ( x − m ) e
σ 2π ±∞ σ 2π

Or on peut écrire :
6 6

1 6
( x − m) e

( x − m )2
2
=
(σ 2 )
 x−m
6

( x − m )2
2
=
(σ 2 )
 ( x − m )2  − ( x − m2 )
  e 2σ .
3 2

  e
2σ 2σ
σ 2π σ 2π  σ 2  σ 2π  2σ2 
6

En posant u=
( x − m)
2

, on obtient : lim x 2 × x 4ϕm, σ2 ( x) =


(σ 2 ) lim u 3 e − u = 0
2
2σ x →±∞ σ 2π u →+∞

(par croissances comparées).


Par conséquent, on a : x 4ϕm , σ2 ( x ) = o
±∞ ( x1 ) .
2

1 +∞
Comme l’intégrale dx est absolument convergente en tant qu’intégrale de
∫1
x2
Riemann de paramètre 2 > 1 , alors grâce au critère de négligeabilité pour les
Corrigé

+∞
intégrales de fonctions continues positives, l’intégrale ∫1 x 4 ϕm,σ2 ( x ) dx est
absolument convergente
1 −1
De même, l’intégrale dx est aussi absolument convergente, et toujours
∫ −∞
x2
grâce au critère de négligeabilité pour les intégrales de fonctions continues
−1
positives, l’intégrale ∫ −∞ x 4ϕm,σ ( x ) dx
2 est absolument convergente.
Comme la fonction x ֏ x 4ϕm,σ2 ( x ) est continue sur [ −1,1] , l’intégrale
1 +∞
∫ −1 x 4ϕm,σ ( x ) dx
2 existe et ainsi : ∫ −∞ x 4 ϕm,σ2 ( x ) dx est absolument convergente.
Conclusion :
X possède un moment d’ordre 4

Les variables X 12 ,..., X n2 possèdent une espérance σ2 + m 2 , de plus, comme X


possède un moment d’ordre 4, les variables X 12 ,..., X n2 possèdent un moment
d’ordre 2, donc une variance.
Pour finir, les variables X 12 ,..., X n2 sont mutuellement indépendantes car
X 1 ,..., X n le sont (lemme des coalitions), et on peut appliquer la loi faible des
grands nombres qui affirme que :

La suite ( 1 n
)
∑ X i 2 converge en probabilité vers σ2 + m2
n i =1

c) On va montrer que :
1 n ε ε
( Z n − σ2 ≥ ε ) ⊂ ( ∑
n i =1
X i 2 − ( σ2 + m 2 ) ≥
2
) ( 2
∪ X n − m2 ≥
2
)
n
1 ε ε
Soit A = ( Z n − σ 2 ≥ ε ) et B = ( ∑
n i =1
X i 2 − ( σ2 + m 2 ) ≥
2
) ( 2
∪ X n − m2 ≥
2
, )
Au lieu de montrer que A ⊂ B , on va montrer (c’est plus pratique) que B ⊂ A
1 n ε ε
On a B = ∑ (
n i =1
X i 2 − ( σ2 + m 2 ) <
2
2
∩ X n − m2 <
2
) (
et si B est réalisé, )
1 n 2 ( 2
alors on a ∑ (
n i =1
X i − σ + m2 ) <
ε
2
2
et X n − m 2 <
ε
2
) (
qui sont réalisés. )
De plus, on a :
1 n 1 n
n i =1
2

n i =1
2
Z n − σ2 = ∑ X i 2 − X n − σ2 = ∑ X i 2 − ( σ2 + m 2 ) − X n − m 2 ( )
On en déduit grâce à l’inégalité triangulaire :
1 n 2
Z n − σ2 ≤ ∑ X i 2 − ( σ2 + m 2 ) + X n − m 2
n i =1
Sujet 2016

1 n 2 ( 2
Par conséquent, si ( ∑
n i =1
X i − σ + m2 ) <
ε
2
) et ( 2
X n − m2 <
ε
2
) sont

réalisés, alors ( Z n − σ 2 < ε ) l’est aussi.


Ceci prouve que B ⊂ A et on en déduit que A ⊂ B , c’est-à-dire que, pour tout ε
strictement positif, on a :

1 n 2 ( 2 ε ε
( Z n − σ2 ≥ ε ) ⊂ ( ∑
n i =1
X i − σ + m2 ) ≥
2
∪ ) ( 2
X n − m2 ≥
2
)
d) Par croissance de la probabilité et grâce à la formule
P ( E ∪ F ) ≤ P ( E ) + P ( F ) , qui est une conséquence de la formule du crible, on
obtient :

1 n 2 ( 2 ε ε
P ( Z n − σ2 ≥ ε ) ≤ P ( ∑
n i =1
X i − σ + m2 ) ≥
2
+P ) ( 2
X n − m2 ≥
2
)
La première probabilité du membre de droite tend vers 0 d’après la question 5b) et
la deuxième probabilité du membre de droite tend vers 0 d’après la question 5a),
donc, par encadrement (une probabilité est positive) :
lim P ( Z n − σ 2 ≥ ε ) = 0
n →+∞
Conclusion :
Z n est un estimateur convergent de σ2

Problème ...................................................................................
Partie 1 : résultats préliminaires
1) En notant bi , j l’élément de la matrice B situé à l'intersection de la ième ligne et
de la jème colonne, l’élément de la matrice BAn situé à l'intersection de la ième ligne
n
et de la jème colonne est : ∑ bi ,k ak , j ( n ) . Comme lim ak , j ( n ) = ak , j , alors par
n →+∞
k =1
n n
produit et somme de limites finies, on a : lim ∑ bi,k ak , j ( n ) = ∑ bi,k ak , j , ce qui
n →+∞
k =1 k =1
est l’élément de la matrice BA situé à l'intersection de la ième ligne et de la jème
colonne.
Conclusion :
lim BAn = BA
n →+∞
Corrigé

 1
 1
2) Si on fait le produit de A par le vecteur   , on obtient :
 1
 
 1
 4 
 ∑ a1, j 
 j =1 
 1  4  c  1
 1  ∑ a2, j   c   
A  =  4
j =1
 =   = c  1
 1   c  1
   ∑ a3, j     
 1  j =1  c  1
 4 
 ∑ a4, j 
 j =1 
Ceci montre que :
c est valeur propre de A

3) Une matrice A de M4( ℝ ) est diagonalisable si, et seulement si, elle est
semblable à une matrice D diagonale dont les éléments diagonaux sont les valeurs
propres de A.
Comme deux matrices semblables ont même trace, on peut conclure que la
somme des valeurs propres de A (c’est la trace de D) est égale à la trace de A.

Partie 2 : étude de la matrice d’une chaîne de Markov


4) Comme n ≥ 3 , on est sûr que les événements qui conditionnent ne sont pas de
probabilité nulle car en effet, on a : X 1 ( Ω ) = {2} , X 2 ( Ω ) = {1, 2,3} et, pour tout
entier n supérieur ou égal à 3, X n ( Ω ) = {0,1, 2,3} .
• Cherchons P( X n =0) ( X n+1 = j ) : si l’urne contient zéro boule blanche (c’est-à-dire
3 boules noires) avant le ( n + 1 )ème tirage, alors après le ( n + 1 )ème tirage, il y aura
une boule blanche à coup sûr dans l’urne U : en effet, lors du ( n + 1 )ème tirage, il y
a échange certain d’une boule noire de U avec une boule blanche de V.
Conclusion :

P( X n = 0) ( X n +1 = 1) = 1 et P( X n = 0) ( X n +1 = 0) = P( X n = 0) ( X n +1 = 2) = P( X n = 0) ( X n +1 = 3) = 0

• Cherchons P( X n =1) ( X n +1 = j ) : si l’urne contient une boule blanche (c’est-à-


dire 2 boules noires) avant le ( n + 1 )ème tirage, alors il y a quatre possibilités lors
du ( n + 1 )ème tirage :
 Soit on pioche la boule blanche de U et une boule blanche de V et dans ce cas il
1 2 2
y a toujours une boule blanche dans U, événement de probabilité × = .
3 3 9
Sujet 2016

 Soit on pioche une boule noire de U et la boule noire de V et dans ce cas il y a


2 1 2
toujours une boule blanche dans U, événement de probabilité × = .
3 3 9
 Soit on pioche la boule blanche de U et la boule noire de V et dans ce cas il y a
1 1 1
zéro boule blanche dans U, événement de probabilité × = .
3 3 9
 Soit on pioche une boule noire de U et une boule blanche de V et dans ce cas il
2 2 4
y a deux boules blanches dans U, événement de probabilité × = .
3 3 9
2 2 4
Avec  et , par incompatibilité : P( X n =1) ( X n +1 = 1) = + =
9 9 9
1
Avec  : P( X n =1) ( X n +1 = 0) =
9
4
Avec  : P( X n =1) ( X n +1 = 2) =
9
Comme on échange une seule boule, on a bien sûr : P( X n =1) ( X n +1 = 3) = 0 .
Conclusion :
1
P( X n =1) ( X n +1 = 0) = , P( X n =1) ( X n +1 = 3) = 0
9
4
P( X n =1) ( X n +1 = 1) = P( X n =1) ( X n +1 = 2) =
9

• Cherchons P( X n = 2) ( X n+1 = j ) : si l’urne contient deux boules blanches (c’est-


à-dire une boule noire) avant le ( n + 1 )ème tirage, alors il y a quatre possibilités
lors du ( n + 1 )ème tirage :
 Soit on pioche la boule noire de U et une boule noire de V et dans ce cas il y a
1 2 2
toujours deux boules blanches dans U, événement de probabilité × = .
3 3 9
 Soit on pioche une boule blanche de U et la boule blanche de V et dans ce cas il
2 1 2
y a toujours deux boules blanches dans U, événement de probabilité × = .
3 3 9
 Soit on pioche la boule noire de U et la boule blanche de V et dans ce cas il y a
1 1 1
trois boules blanches dans U, événement de probabilité × = .
3 3 9
 Soit on pioche une boule blanche de U et une boule noire de V et dans ce cas il
2 2 4
y a une boule blanche dans U, événement de probabilité × = .
3 3 9
2 2 4
Avec  et , par incompatibilité : P( X n = 2) ( X n +1 = 2) = + =
9 9 9
1
Avec  : P( X n = 2) ( X n +1 = 3) =
9
Corrigé

4
Avec  : P( X n = 2) ( X n +1 = 1) =
9
Comme on échange une seule boule, on a bien sûr : P( X n = 2) ( X n +1 = 0) = 0 .
Conclusion :
1
P( X n = 2) ( X n +1 = 0) = 0 , P( X n = 2) ( X n +1 = 3) =
9
4
P( X n = 2) ( X n +1 = 1) = P( X n = 2) ( X n +1 = 2) =
9

• Cherchons P( X n =3) ( X n +1 = j ) : si l’urne contient trois boules blanches (c’est-à-


dire zéro boule noire) avant le ( n + 1 )ème tirage, alors il est certain, lors du
( n + 1 )ème tirage, que l’on échangera l’une des boules blanches de U avec une des
boules noires de V, donc :

P( X n = 3) ( X n +1 = 2) = 1 et P( X n = 3) ( X n +1 = 0) = P( X n = 3) ( X n +1 = 1) = P( X n = 3) ( X n +1 = 3) = 0

5) a) Il suffit d’écrire sous forme matricielle les résultats de la question


précédente et on obtient, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 3 :

 0 1 0 0 
 
 1/ 9 4 / 9 4 / 9 0 
M=
 0 4 / 9 4 / 9 1/ 9
 
 0 0 1 0 

On vérifie qu’effectivement M est la matrice donnée à la question 12).

b) Les événements ( X n = 0), ( X n = 1), ( X n = 2), ( X n = 3) sont de probabilités


non nulles dès que n ≥ 3 , et la formule des probabilités totales, associée au
système complet d’événements ( X n = j )0≤ j ≤3 , s’écrit :
4
∀i ∈ 0,3, P ( X n +1 = i ) = ∑ P ( X n = j ) P( X n = j ) ( X n +1 = i )
j =0

D’après la question précédente, on connaît toutes les probabilités conditionnelles,


il suffit donc de les remplacer (en faisant attention) pour les 4 valeurs possibles de
i et on trouve :
1
P ( X n +1 = 0 ) = P ( X n = 1) .
9
4 4
P ( X n +1 = 1) = P ( X n = 0 ) + P ( X n = 1) + P ( X n = 2 )
9 9
4 4
P ( X n +1 = 2 ) = P ( X n = 1) + P ( X n = 2 ) + P ( X n = 3)
9 9
1
P ( X n +1 = 3) = P ( X n = 2 )
9
Sujet 2016

Pour conclure, tout ceci s’écrit matriciellement :


 0 
 
 1/ 9 
P ( X n +1 = 0 ) = ( P ( X n = 0) P ( X n = 1) P ( X n = 2) P ( X n = 3) ) .
 0 
 
 0 
 1 
 
 4 / 9
P ( X n +1 = 1) = ( P ( X n = 0) P ( X n = 1) P ( X n = 2) P ( X n = 3) ) .
 4 / 9
 
 0 
 0 
 
 4 / 9
P ( X n +1 = 2 ) = ( P ( X n = 0) P ( X n = 1) P ( X n = 2) P ( X n = 3) ) .
 4 / 9
 
 1 
 0 
 
 0 
P ( X n +1 = 3) = ( P ( X n = 0) P ( X n = 1) P ( X n = 2) P ( X n = 3) ) .
 1/ 9 
 
 0 
Avec les notations de l’énoncé, on obtient :

∀n ∈ ℕ , Ln +1 = Ln M

Remarque. L’énoncé ne le demande pas, mais on peut montrer que les 4 égalités
obtenues plus haut restent valables pour n = 0 puisqu’elles donnent :
P ( X 1 = 0 ) = 0 , P ( X 1 = 1) = 0 , P ( X 1 = 2 ) = 1 et P ( X 1 = 3) = 0 , en accord avec
X 1 ( Ω ) = {2} .
Elles sont aussi valables pour n = 1 puisqu’elles donnent :
4
P ( X 2 = 0 ) = 0 , P ( X 2 = 1) = (échange d’une boule blanche de U et d’une boule
9
4
noire de V), P ( X 2 = 2 ) = (échange de 2 boules blanches ou de 2 boules noires),
9
1
et P ( X 2 = 3) = (échange d’une boule noire de U et d’une boule blanche de V).
9
Elles sont aussi valables pour n = 2 puisqu’elles donnent :
4 4 1
P ( X 3 = 0 ) = 0 , P ( X 3 = 1) = , P ( X 3 = 2 ) = et P ( X 3 = 3) = , ce qu’il est
9 9 9
facile de vérifier en écrivant la formule des probabilités totales associée au
système complet d’événements de probabilité non nulle ( X 2 = j )1≤ j ≤3 .

c) On procède par récurrence.


• Pour n = 0 , on a L0 M 0 = L0 I = L0 .
Corrigé

• Si l’on suppose, pour un n fixé dans ℕ , que Ln = L0 M n , alors comme


Ln +1 = Ln M , on a en remplaçant : Ln +1 = L0 M n M = L0 M n +1 .
• Conclusion :
∀n ∈ ℕ, Ln = L0 M n

6) a) Les sommes des éléments de chaque ligne sont toutes égales à 1 donc,
d’après la question 2), on sait que :
1 est valeur propre de M

b) Il suffit de faire les calculs :

 0 1 0 0  9   − 1   9
      
1 / 9 4 / 9 4 / 9 0  −1 1 / 9  1 −1 1
M t E1 =  = = −   = − t E1 .
 0 4 / 9 4 / 9 1 / 9  −1 1 / 9  9  −1 9
      
 0 0 1 0  9   − 1   9

 0 1 0 0  3   1   1   3
        
 1 / 9 4 / 9 4 / 9 0  1   3 / 9   1 / 3  1  1  1 t
M E2 =
t
= = = = E
 0 4 / 9 4 / 9 1 / 9  −1   −3 / 9   −1 / 3  3  −1  3 2
        
 0 0 1 0  −3   − 1   − 1   −3 
t
E1 et E2 sont vecteurs propres de M associés respectivement aux valeurs
t

1 1
propres − et .
9 3

c) Si l’on suppose M est diagonalisable, alors, d’après la question 3), la somme


8
de ses valeurs propres est égale à sa trace. Or la trace de M est égale à , et pour
9
1 1 11
l’instant, la somme des trois valeurs propres de M vaut 1 − + = .
9 3 9
1
Ceci prouve que M possède une quatrième valeur propre, en l’occurrence : − .
3
Ce raisonnement montre que, si M possède une quatrième valeur propre, alors
1
cette valeur propre est − , mais rien n’est encore fait !
3
1
Vérifions donc que − est effectivement valeur propre de M :
3
 1 / 3 1 0 0 
 
1  1/ 9 7 / 9 4 / 9 0 
M+ I=
3  0 4 / 9 7 / 9 1/ 9
 
 0 0 1 1 / 3
Sujet 2016

Avec la transformation L2 ← 3L2 − L1 , on obtient :


1 / 3 1 0 0 
 
 0 4/3 4/3 0 
 0 4 / 9 7 / 9 1/ 9
 
 0 0 1 1 / 3
Avec la transformation L3 ← 3L3 − L2 , on obtient :
1 / 3 1 0 0 
 
 0 4/3 4/3 0 
 0 0 1 1 / 3
 
 0 0 1 1 / 3
Les deux dernières lignes étant égales, cette matrice n’est pas inversible donc
1 1
M + I n’est pas inversible, ce qui prouve que − est valeur propre de M.
3 3
Pour conclure, M est une matrice d’ordre 4 et elle possède 4 valeurs propres
distinctes donc :
M est diagonalisable

Partie 3 : recherche d’une loi stationnaire


7) Comme M est diagonalisable, on sait qu’il existe une matrice Q inversible et
une matrice D diagonale telles que :

M = QDQ −1

Comme 1 est valeur propre de M associée au sous-espace propre engendré par


 1  1
 1  1
  , on peut choisir la première colonne de M égale à   , et la première colonne
 1  1
   
 1  1
1 
 0
de D égale à   .
 0
 
 0

8) Par récurrence, on montre que : ∀n ∈ ℕ , M n = QD n Q −1 .


• Pour n = 0 , QD 0 Q −1 = QIQ −1 = QQ −1 = I = M 0 .
• Si l’on suppose pour un n fixé dans ℕ que M n = QD n Q −1 , alors on a :
M n +1 = MM n = ( QDQ −1 )( QD nQ −1 ) = QD( Q −1Q ) D nQ −1 = QDI D nQ −1 = QDD nQ −1
On trouve bien : M n +1 = Q D n +1 Q −1 .
• Conclusion :
∀n ∈ ℕ , M n = QD n Q −1
Corrigé

La première colonne de D est imposée et on choisit un ordre arbitraire pour les


1 0 0 0 
 
 0 −1 / 9 0 0 
autres, on peut donc prendre D = .
0 0 1/ 3 0 
 
0 0 0 −1 / 3 
On a alors :
1 0 0 0 
 

n
 0 ( 1 / 9 ) 0 0 
Dn =  n 
0 0 (1 / 3) 0 
0 0 0 ( −1 / 3) 
n

1 0 0 0
 
1 1 1 0 0 0 0
Comme − < 1 , < 1 et − < 1 donc : lim D n =  .
9 3 3 n →+∞ 0 0 0 0
 
0 0 0 0

(
Grâce au résultat admis de la question 1), on a lim M n = Q lim D n Q −1 et on en
n →+∞ n →+∞
)
déduit :
1 0 0 0
 
0 0 0 0  −1
lim M = Q 
n
Q
n →+∞ 0 0 0 0
 
0 0 0 0

9) a) • La première ligne de la matrice Q −1 M est :


 0 1 0 0 
1 / 9 4 / 9 4 / 9 0 
( ℓ1 ℓ 2 ℓ 3 ℓ 4 )   =  ℓ 2 ⋮ ℓ1 + 4ℓ 2 + 4ℓ 3 ⋮ 4ℓ 2 + 4ℓ 3 + ℓ 4 ⋮ ℓ 3 
 0 4 / 9 4 / 9 1/ 9  9 9 9 9 9 9
 
 0 0 1 0 
• La première ligne de la matrice DQ −1 est :
 ℓ1 ℓ 2 ℓ 3 ℓ 4 
 
 × × × ×
(1 0 0 0 )  = ( ℓ1 ℓ 2 ℓ 3 ℓ 4 )
× × × ×
 
× × × ×
Comme on a M = QDQ −1 , alors Q −1 M = DQ −1 et les deux premières lignes de
ces matrices sont égales, ce qui donne :

( 1
9
4
ℓ 2 ℓ1 + ℓ 2 + ℓ 3
9
4
9
4
9
4
ℓ2 + ℓ3 + ℓ4
9
1
9
)
ℓ 3 = ( ℓ1 ℓ 2 ℓ 3 ℓ 4 )
Sujet 2016

 ℓ 2 = 9ℓ 1
 5 4  ℓ 2 = 9ℓ 1
ℓ1 − ℓ 2 + ℓ 3 = 0 ℓ − 5ℓ + 4ℓ = 0
 9 9  1
On trouve alors :  , système équivalent à : 
1 4
.
 4 ℓ2 − 5 ℓ3 + ℓ4 = 0 4
 1 ℓ − 5ℓ 4 + ℓ 4 =0
9 9 ℓ 3 = 9ℓ 4
 ℓ = 9ℓ
 3 4

 ℓ 2 = 9ℓ 1
ℓ = ℓ

On en déduit :  1 4
.
ℓ1 = ℓ 4
ℓ 3 = 9ℓ 4
Conclusion :
ℓ 1 = ℓ 4 et ℓ 2 = ℓ 3 = 9ℓ 4

b) On sait que Q −1Q = I , ce qui s’écrit (avec le peu que l’on connaisse de ces
matrices) :
 ℓ1 ℓ 2 ℓ 3 ℓ 4  1 × × ×   1 0 0 0 
    
 × × × ×  1 × × ×  =  0 1 0 0 
 × × × ×  1 × × ×   0 0 1 0 
    
 × × × ×  1 × × ×   0 0 0 1 
On en déduit en identifiant les termes en haut à gauche : ℓ1 + ℓ 2 + ℓ 3 + ℓ 4 = 1 .
En injectant les relations ℓ1 = ℓ 4 et ℓ 2 = ℓ 3 = 9ℓ 4 , on obtient : 20 ℓ 4 = 1
Finalement :
1
ℓ4 =
20

1 0 0 0  1
9 9 1 1 9 9 1
    
1 0 0 0 0  ×
× × × 1  0 0 0 0
(
10) On a lim D Q =
n →+∞
n −1
)
20  0 0 0 0  ×
=
× × ×  20  0 0 0 0
    
0 0 0 0  ×
× × × 0 0 0 0
 1 × × ×  1 9 9 1
  
1  1 × × ×  0 0 0 0
n →+∞
(
On a maintenant : lim M = Q lim D Q =
n
n →+∞
n
)
−1
20  1 × × ×  0 0 0 0
  
 1 × × ×  0 0 0 0
On a donc :
 1 9 9 1
 
1 1 9 9 1
lim M n = 
n →+∞ 20  1 9 9 1
 
 1 9 9 1
Corrigé

11) a) • On a X ( Ω ) =  0,3 .
• Réaliser (X = 0 ) , c’est ne tirer que des boules noires donc
(X = 0 ) = N1 ∩ N 2 ∩ N 3 , et avec la formule des probabilités composées, on a :
3 2 1 1
P ( X = 0) = × × =
6 5 4 20
• Réaliser ( X = 1) , c’est tirer une boule blanche et deux boules noires donc
(X = 1) = ( B1 ∩ N 2 ∩ N 3 ) ∩ ( N1 ∩ B2 ∩ N 3 ) ∩ ( N1 ∩ N 2 ∩ B3 ) , et toujours avec la
formule des probabilités composées :
3 3 2 3 3 2 3 2 3 3 3 3 9
P ( X = 1) = × × + × × + × × = + + =
6 5 4 6 5 4 6 5 4 20 20 20 20
• Réaliser ( X = 2 ) , c’est tirer une boule noire et deux boules blanches donc
(X = 2 ) = ( N1 ∩ B2 ∩ B3 ) ∩ ( B1 ∩ N 2 ∩ B3 ) ∩ ( B1 ∩ B2 ∩ N 3 ) et on trouve cette
3 3 2 3 3 2 3 2 3 3 3 3 9
fois : P ( X = 2) = × × + × × + × × = + + = .
6 5 4 6 5 4 6 5 4 20 20 20 20
• Réaliser ( X = 3) , c’est ne tirer que des boules blanches donc
(X = 3) = B1 ∩ B2 ∩ B3 , et avec la formule des probabilités composées, on a :
3 2 1 1
P ( X = 3) =× × =
6 5 4 20
Pour résumer, la loi de X est donnée par :

1 9
P ( X = 0) = P ( X = 3) = et P ( X = 1) = P ( X = 2) =
20 20

 P( X = 0) 
 P( X = 1) 
b) Pour vérifier que   est vecteur propre de t M , associé à la valeur
 P( X = 2) 
 
 P( X = 3) 
 P ( X = 0)  1 
   
P ( X = 1)  1 t 9
propre 1, on calcule t M  = M , ce qui donne :
 P ( X = 2)  20 9
   
 P ( X = 3)  1 
 P ( X = 0)  0 1/ 9 0 0 1  1 
      
P ( X = 1)  1  1 4 / 9 4 / 9 0  9  1  9 
t
M = =
 P ( X = 2)  20  0 4 / 9 4 / 9 1  9  20  9 
      
 P ( X = 3)  0 0 1/ 9 0 1  1 
Sujet 2016

 P( X = 0) 
 P( X = 1) 
Conclusion :   est vecteur propre de t M , associé à la valeur propre 1
 P( X = 2) 
 
 P( X = 3) 

c) Avec la notation de l’énoncé, la loi de Xn est donnée par


Ln = ( P ( X n = 0) P ( X n = 1) P ( X n = 2) P ( X n = 3) ) et il faut se souvenir que, pour
tout n de ℕ , on a : Ln = L0 M n .
Comme X 0 est la variable certaine égale à 3 (il y a trois boules blanches dans
l’urne U avant le premier tirage), on a : L0 = ( 0 0 0 1) .
De plus, d’après le résultat de la question 1), on a :
lim Ln = lim ( L0 M n ) = L0 lim M n
n →+∞ n →+∞ n →+∞

 1 9 9 1
 
1  1 9 9 1
Comme lim M = n
, on obtient :
n →+∞ 20  1 9 9 1
 
 1 9 9 1
 1 9 9 1 1 9 9 1
   
1  1 9 9 1 1  1 9 9 1 1
lim Ln = L0 = ( 0 0 0 1) = (1 9 9 1)
n →+∞ 20  1 9 9 1 20 1 9 9 1 20
   
 1 9 9 1 1 9 9 1
On a donc bien, en prenant élément par élément :
1
lim P ( X n = 0) = = P ( X = 0)
n →+∞ 20
9
lim P ( X n = 1) = = P ( X = 1)
n →+∞ 20
9
lim P ( X n = 2) = = P ( X = 2)
n →+∞ 20
1
lim P ( X n = 3) = = P ( X = 3)
n →+∞ 20
Conclusion :
La suite (Xn) converge en loi vers X

 P ( X = 0) 
 P ( X = 1) 
12) En notant π =   , la question 11) a permis de montrer que π est
 P ( X = 2) 
 
 P ( X = 3) 
vecteur propre de t M , associé à la valeur propre 1, ce qui s’écrit t M π = π . En
transposant, on trouve alors t π M = t π , ce qui montre que t π est un état stable de
la chaîne de Markov étudiée. Par conséquent, comme le réel f est la fréquence de
Corrigé

passage du mobile sur l’état 0, c’est donc, pour n assez grand, une valeur
1
approchée de la probabilité P( X = 0) , c’est-à-dire que f est proche de .
20

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