E-Réputation, Votre Guide
Thèmes abordés
E-Réputation, Votre Guide
Thèmes abordés
E-réputation,
votre guide !
Comprendre, surveiller
et défendre sa e-réputatio
afnor lODITIONS
Du même auteur
Son contact quotidien avec des chefs d'entreprises, parmi lesquels figure nt
des acteurs de l'Internet, lui permettent de mesurer l'urg ence à s'intéresser
de près à cette problémati qu e qu 'est l'e-réputation .
Nous vous informons que des documen ts sont à votre disposition en tél é-
chargement sur le site [Link]-li [Link] , rubrique « espace
lecteur». Vous pouvez les télécharger grâce au code suivant : 3465338.
e AFNOR2011
Couverture: aéallon AFNOR tditions - Crédit photo e 2011 f«olia
ISBN 978-2-12-4653311-6
Toote reproductionoo représentation int~leoopartiel~, par quelque procédéque<e !<lit, des
pages pubiées dans Je jl<ésentoowage, faite sans rautorisation de J'édtteurest liche et <onstitue
une <ontrefa1on. Stules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement rélerlttl à l'USilge
Jl<ivédu <Dpi~e etnondestinéesà une utlisation <oUe<til<! et,d'autre part les anal~ et <O<Jte'.S
dations justifiées par le<aractt<e scientifique ood'infonnation de J'œuvre dans ~queue en es S<>llt
incorporées Ooi du 1• jul~t 1992, art l 122-4etl122-5, etCode pénal, art. 425).
AFNOR-11, rve ffaidsde hessmsé, 93571 La Plaine Salnt-Dtnls Cedelc
Til. : + 33 (0) 141 62 8000 -[Link]
Sommaire
Avant-propos .................................................................................................... IX
Introduction ...................................................................................................•.XV
Partie 1
Qu'est-ce que l'e-réputation ?
1 DuWebauWeb2.0 ....................................................................................•....7
1.1 Un peu de vocabulaire, pour commencer ...............................................8
1.2 Quelques pages d'histoire ..................................................................... 10
1.3 Et maintenant,« ma» e-réputation ....................................................... 15
Partie 2
Surveiller sa e-réputation
Partie 3
Défendre sa e- réputation
Conclusion ......................................................................................................195·
VII
Remerciements
Antoine de Rivarol
+ Pourquoi ce livre ?
+ Un écosystème
Les scienti fiques, pour désigner les relations existant entre des êtres vivants
et leur environnement ut ilisent le terme d'écosystème.
L'Intern et, cela peut sembler un poncif que de le dire, est en perpétue ll e
transformation. Il est lui -même une opportuni té, un terreau sur lequel des
créateurs avid es de développer des projets peuvent donner libre cours à
leur imagination. Il est aussi un ampli ficateur fabul eux qui permet, du jour au
lend emain, de mobiliser une communauté de personn es qui ne se seraicent
jamais renoontrées aut rement, autour d'une idée, d'une revendi cation, ou
d'un projet. La Toil e, pour utiliser un autre de ses pseud onymes, nous donn e
à déc ouvri r des applications et des moyens d'échanger toujours renou vel~és,
mais aussi touj ours plus puissants.
Il suffit, pour se convaincre du poids et de la place pri s par cette toile et
certaines applications dans notre vie, de se remémorer deux événements,
sans rapport :
,.. Le « Printemps arabe » qui a amené des chang ements majeurs dans
pl'.usieurs pays et dont on di t qu 'il n'aurait pu se produire sans l'ut ili sat ion
par les contestataires des réseaux sociaux.
,.. La chute vertigin euse de l'action de la Soci été Générale au cours de l'été
2011, qui est partie d'un e rumeur ampli fiée par un tabloïd angl ais et qui
- oomme toute rumeur - a enflé, mais cette fois-ci par le jeu de minimes-
sages (souvent délirants) postés sur Twitter. On y annonçait une réunion
de cri se entre les dirig eants de la banqu e et les plus hauts responsables
de l'État français. On les avait vus ... Résultat : tout était faux mais la
valeur de l'action de la Société Générale a fortement dévissé.
Comme beaucoup d'entre vous, je me suis lancé dans l'aventure des blogs
puisqu e, bien entendu, j'avais envie de dire, moi aussi, ce qu e je pensais
du dernier livre qu e je venais de lire, ou du derni er CD éoouté. Et, de fil en
aiguill e, je me suis laissé aller à réagir sur les blogs des autres.
Je me sui s aussi tourné vers les forums et autres FAQ' pour savoir com-
ment utiliser une imprimante vendu e par un oommerçant plus soucieux de
sa vente qu e de comptabilité entre mon ordinateur et« son » imprimante..
1 Foire aux questions : chapitre, ou page regroupant les questions fréquemment posées sur
le site concerné et qui a pour but d'éviter d'encombrer les messageries des administra-
teurs avec des demandes qui, peu ou prou, abordent les mêmes questions.
XI
Avant-propos
Le nez sur mon clavier, je travaillais, comme des milli ons d'autres personn es
à l'apparition du Web 2.0, ce Web où l'internaute n'est plus simplement
consommateur, mais devient également acteur et ce, tout bétement, en don-
nant son avis .. sur tout, sur rien.
C 'est là, dans ce quotidien d'utili sateur qu'est née ma sensibili sation à l'im-
portance, au danger parfois, que peut constituer l'Intern et pour un e réputa-
ti'on.
+ L'événement
+ Le danger
Je ne voyais alors que le bon côté des choses, si j e puis m'exprimer ainsi, à
savoir la possibilité que donne Internet à des ONG de porter plu s loin leurs
combats . Ce n'est qu'au fil de discussions et de lectures que je découvris la
face obscure de ce phénomène. En effet, à côté des quelques cas médiatisés
2 [Link] have-a-break_news
JXI
E-réputation, votre guide!
Hélas, dans d'autres cas, des entrepri ses sont victimes d'attaques mal-
veillantes. Et, si l'on n'y prête pas gard e, si ses équipes ne réagi ssent pas
vig oureusement, ce peut être la stabili té même de l'entreprise en qu estion
qui peut se trouver mise en cause. C'est donc pour sensibiliser à ce« risqu e
Internet» qu e j'ai décidé d'écrire ce li vre.
C'est à un vrai voyage dans un monde en constante évolution que je vous
invite. Ce n'est pas un e errance ou un e promenade sans but. Nous avons
au contraire un objectif fort précis et chacun d'entre vous devra revenir de. ce
périple avec des oonn aissances lui permettant de mettre en place un e veill e
conc rète, soit pour son entreprise soit sur sa personne. Mais c'est aussi un
long v oyage dans une réalité à part entière que des millions de cerveaux ali -
mentent au quotidien, que des millions de mains façonn ent à chaqu e instant.
Aussi, oomme dans tout long voyage, ponctué d'étapes mul tiples dans un
monde vivant, il est certain que les applications et réalités qu e je décris (les
sites, les habitud es et les personn es lorsque l'on voyage de par le monde)
auront évolu é d'ici qu elque temps.
Je ne vais pas vous demand er de m'en excuser car la vie est ainsi faite, mais
vous dire que c'est une preuve de plus que la mise en place d'un e veill e
allant plonger ses capteurs dans le numérique n'est jamais achevée..
Nous n'en sommes pas là . Pour l'instant, nous nous préparons à partir en-
semble, il importe donc que je vous donn e quelques indi cations globales s ur
notre objectif..
[Link]
XII I
Avant-propos
A ux parents d'y être sensibles pour éd uqu er leurs enfants dans ce domaine
aussi. À l'étudiant de faire attention aux souvenirs de fêtes postés sur Inter-
net. Ce qui est une bêtise d'étudiant en goguette peut devenir un boul et pour
un cadre d'entreprise.
4 L'image est ici à prendre au sens le plus large, intégrant par exemple tout ce qui a trait à
la réputation d'une entreprise.
J XIII
E-réputation, votre guide!
,.. Internet est l e li eu d'un prés ent p erman ent : si nos photos jauni ssent,
si leur copie sur des supports numériqu es ne sera pas éternelle, leurs
cl ones numériques ne changeront pas. De plus, ce qui est déposé sur la
Toil e à un bout du monde, peut être sur votre écran dans l'instant qui sui t
si le site de dépôt est scanné par l'un ou l'aut re des moteurs de recherch e
que nous connaissons tous. L.:information, comme la ru meur, y est véhi -
culée à la vitesse de la lumière. Vous êtes sur le poin t d'embarquer dans
urn avion et vous voyez un e personn ali té se faire arrêter, un message s ur
Twitter et le monde entier le sait.
,.. La rum eur planétaire, même condamnable et condamn ée, est plus
forte qu'une armée d'avocats : je me souviens de l'aveu d'un avocat
au moment de la publication de la photo de notre ambassadeur. Ce qu'il
di:sait était terri ble. En substance, même si la personne en question in -
tente une action en justice et gagne, il n'aura jamais les moyens de la
faire appliqu er partout..
Atten tion, donc, mais pour se prémunir, il faut connaître son sujet..
XIVI
Introduction
XVI 1
Introduction
«Ah oui, Internet.. . on a créé un site et c'est notre chargé de "com" qui s'en
occupe. Il est chargé de récupérer les articles que doivent rédiger les diffé-
rents services, pour les mettre en ligne ... »
... ces salariés parlent bien entendu de leur travail, mais aussi de ce qui se
passe au sein même de leur entreprise ;
... on passe aujourd'hui moins de temps à lire ses mails qu 'à échang er sur
les réseaux sociaux. C'est en effet ce que montre ComSoore, puisque
pour la première fois, en 2010, les Américains ont passé plu s de temps
sur les réseaux sociaux qu'à lire leurs oourriels6 ..
Ces qu elques éléments montrent bien qu'il y a un e vie« sociale» qui se tisse
sur Intern et et que, quoi qu e l'on en pense, dans la masse des échang es
qui se font, nombre d'informations sont véhiculées sur les entreprises, leurs
produi ts, leurs modes de management, etc.
Fin du mythe
La derni ère barrière que l'on m'oppose enoore assez souvent repose sur la
croyance en une différence des oomportements entre Français et Améri -
cains. Hélas, l'exception française est un mythe qui s'effondre vite .
Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à lire les résultats d'études réguliè rement
publi ées et dont la presse porte à notre connaissance les principaux ensei-
gn ements.
JXVll
E-réputation, votre guide!
C'est le cas de l'IFOP', institut bien connu pour ses études et sondages , et
qui s'emploie à alimenter un Observatoire des réseaux sociaux 6 • Dans sa
livraison 2010, le premier élément d'information à retenir est qu'en moyenne
un in ternaute est membre de 1,9 réseau social.
Ajoutons à cela que les réseaux sociaux représentent 10 % du temps passé
sur In tern et. En 2010, un internaute passait en moyenne moins de 5 heures
30 par mois9 sur ces réseaux sociaux. L:arri vée des tablettes numériqu es et
leur succès, devrait encore faire progresser ces données à l'avenir.
Un exemple récent est l'arrivée sur le site du journal Libération d'une fausse
publi cité (encore un e) détournan t un spot Orangina10 • Dans la version réécrite
par u1n grand laboratoire pharmaceutique, une panthère, censée représen ter
une visiteuse médicale, fouette un homme d'un certain âge (représentant
semble-t-il un médecin) pour le forcer à prescrire la derni ère invention du
laboratoire.
La fausse pub en qu estion avait été fabriquée pour un usage interne. Mal-
heure usement, il semble qu 'une personne choquée par ces images, et les
objectifs visés, a décidé de la rendre publique en l'envoyant au journal qui l'a
mise en lign e sur son édition électronique.
Institut français d'opinion publique, l'un des acteurs principaux du marché des sondages
d'opinion et des études marketing.
8 [Link]
9 Sondage Médiamétrie publié en mars 20 11.
10 L'original, conçu pour Orangina, jugé trop violent, a été interdit de diffusion en France.
XVIII !
Introduction
Q uand on sait qu'un tiers des intern autes, lorsqu'ils sont sur un réseau so-
cial « découvrent et échang ent des bons plans" », nous sommes forcés
d'accepter le fait que la propagation d'avis - positifs ou non - est un e réalité.
D'aill eurs, nous ne nous privons pas de donn er notre avis sur les entreprises
locales dont nous utilisons les prod uits et services.
Pour vous en convain cre, all ez faire un tour sur les Pages Jaunes, [Link]
les coordonnées d'entreprises dans un domaine ou un autre et vous verrez,
à l'affichage de la liste de réponses, en haut à droite dans chaqu e cartouche
correspond ant à une entrepri se, un onglet baptisé « Soyez le 1"' à donner
votre avis ». Dans le même cartouche, toujours à droite, mais en bas cette
fois-ci, vous trouverez la rubrique « lire : 7 avis ».
À ce propos, le PDG d'Amazon a tenu les propos sui vants : « Si vous rend ez
vos cli ents mécontents dans le mond e réel, ils sont susceptibles d'en parler
chacun à six amis. Sur Internet, vos clients mécontents peuvent en parler
chacun à six mill e amis ».
Je sais ce que vous êtes en train de penser en lisant cet avis : « Pfft! Per-
sonne n'a six mille amis ! » Je suis d'accord avec vous. Sauf qu e sur Inter-
net, il n'est pas nécessaire que vous ayez six mille amis pour qu'un n ombre
très important de personnes découvre un avis négatif sur un e entrep rise.
C'est un e image, mais cela repose aussi sur les notions de marketi ng « vi-
ral ». On en reparl era plu s loin.
JXIX
E-réputation, votre guide !
Mon objectif est de vous faire mesurer les risques bien réels contre lesqUJels
chaque entreprise doit se prémunir, risques générés par ce que peut véhi -
culer un prescripteur-monde (on en trouve même des cartographies ...) qui
agrège des avis - parfois de mauvaise foi.
XX 1
Partie 1
Qu'est-ce que
l'e-réputation?
Nous vivons dans un mond e à la fois globalisé et segmenté. Il est globali sé
dans le sens où l'ordinateur qu e nous utilisons a des milli ons de jumeaux
éparpill és dans le mond e entier, où les log iciels dont nous nous servons se
voient proposer des mises à jour au même instant qu e ceux installés sur un
poste fixe à Vladi vostok ou un portable dans un cybercafé de Johannesburg.
Mais à l'intérieur de ce grand village mondial, nous vivons dans des bulles
plus ou moins grand es, plu s ou moin s habitées, plu s ou moins connectées
avec le monde extérieur. Nous y avons nos habitud es et nos contraintes,
nous y agissons, travaillons, stockons des données, mais nous y recher-
chons aussi un e certaine forme de protection. L.:enveloppe de ces bull es est
à la fois un filtre et un écran, écran sur lequel s'affichent des données que
nous décidons de nous approprier ou non . Inutil e de dire que le foisonn e-
ment des sources d'in formations et l'instabili té du mond e environnant nous
poussent à rejeter, chaqu e heure de notre vie consciente, des tombereaux
d'informations que l'on voit comme des solli citations.
Pour poursuivre avec cette image, les bulles où nous évolu ons sont des
refuges au sein desqu els nous tentons de maîtriser la vitesse à laquelle
naissent les événements. Nous sommes donc forcément en décalage avec
le mond e extéri eur. C'est à la fois un problème et une nécessité. Une néces-
sité si nous voul ons comprendre et apprendre ce qui nous intéresse et ce
qui est nécessaire aux éq uilibres de nos vies personnelles et profession-
nelles (sans nous noyer dans cette mer sans cesse renouvelée d'invitations
à nous disperser). Mais ce peut être également un problème puisque nos
choix d'appropriation ou de rejets sont très souvent subjectifs et, de ce fait,
peuvent nous amener à des impasses à court, moyen ou long terme.
dales ont visé des adultes en relation avec des enfants, cela lui sembfait trop
dangereux, même s'il n'y avait aucun e ambigu'1lé de sa part, de recevoir des
messages qui, sortis de leur contexte, pourraient prêter à confusion ..
Ce qui peut prêter à sourire qu and on est observateur de la société, peut
être autrement embarrassant quand on est en relation avec des e nfants
mineurs, à la fois internautes et membres du club que l'on présid e ..
Une tell e réaction peut sembler di sproportionn ée. Mais n'est-il pas - à l'in -
verse - d'une naïveté confond ante que de voir encore l'Internet comme un
mond e idéal, un outil de démocratisation, l'Internet des débuts? C'est quand
même le cas de nombre d'entre nous, adultes, nés avant l'Internet et venus
« sur le tard »vers les réseaux sociaux, quand nous n'en sommes pas ab-
sents. Nous manqu ons d'une vision globale d'Intern et. Nous en avo ns une
pratique émiettée.
Le matin, nous consultons nos mails et all ons voir qu elques sites d'infor-
mations. Le soir, nous all ons faire un tour sur les forums auxquels nous
sommes abonnés et postons nos réactions quant aux sujets du jour. Et pui s,
entre-temps, nous avons fait un saut sur un réseau social professionn el,
placé qu elques photos du week-end sur un aut re site, etc.
En agissant ainsi, nous laissons au quotidien des traces sur Intern et. Ain si,
nous alimentons ce qui, un jour, rassemblé, va constituer notre réputation
via Internet, notre e-réputation.
Pour les entreprises, la démarche de constitution de leur e-réputat ion est
à peu près similaire. Il y a les avis de cli ents laissés au hasard des forums
de di scussion, les questions techniques liées à des pannes et autres pro-
blèmes qui vont revenir régulièrement sur d'autres forums peut-être plus
spécialisés. Il y a ce qu e vont dire les salari és de leurs jobs, ce que sera
tenté de faire croire tel concurrent malveillant. Enfin, il y a tout ce qui ressort
de l'activité de l'entrepri se et qui, à tort ou à raison, sera épin glé par des
activistes.
Dans cette partie, nous allons définir plu s précisément cette notion, en com-
mençant par dresser un état des lieux des forces en présence, si vous me
permettez l'expression. Il est en effet important de savoir où l'on a mis les
pieds, de comprendre comment se fabrique cette réputation pour ensuite la
surveiller, chercher à maîtriser les dérives possibles, mais aussi pour l'ali -
menter afin qu 'elle ne nous desserve pas mais au contraire nous aide.
JS
1
Du Web au Web 2.0
Avec un appareil photo, ce n'est pas grave, nous avons tout au plus entre les
mains un e machin e dont nous utilisons 30 % des capacités.
Sur Internet, nous nous comportons comme aux temps héroïques, alors que
tout a changé. Au mieux, nous souvenons-nous de la lenteur d'affichage des
pages de sites lorsque nous avions de pauvres modems de « 512 K ».
E-réputation, votre guide!
1> Le Web est constitué de toutes ces données que l'on trouve - le pire
oomme le mei lleur, donc - sur Internet. Cette masse énorme d'informa-
tions - objectives ou non, actualisées ou totalement dépassées - est
aujourd 'hui produite par des cohortes d'acteurs qui ne se limitent plus, et
de loin, à quelqu es armées de professionnels rémun érées.
SI
Du Web au Web 2.0
""' Ces pages web sont accessibles grâce à une adresse uniqu e appelée,
adresse URL.
""' Un site web regroupe des pages webli ées entre ell es et accessibles à
un e même adresse (adresse web) On utilisera souvent, même si c e n'est
pas tout à fait exact, l'expression site Internet.
""' Le navigateur est le logiciel qu e nous utilisons pour consulter les res-
sources qui constituent le web, pour butiner ou aller à une page précise.
""' L:ad resse IP (IP pour Internet Protocol). Ell e permet d'identifier to ut ordi -
nateur, donc de lui envoyer du courrier, à lui et à lui seul, sauf si un pirate
joue aux farceurs ..
""' Le HTML est le « liant » qui va donn er toute sa réalité à des conte-
nus écri ts dans des langages souvent fort di fférents. C'est un langage
qui permet la lecture des pages web, avec des ordinateurs qui, à une
autre époque, n'auraient jamais pu échang er. Pour ce faire, un protocole
« uni versel »est mis en œuvre, le protocole http.
""' Le lien hypertexte, également appelé hyperlien, ou encore plus sim-
plement li en, est un magicien qui permet de passer d'un document à un
J9
E-r éputation, votre guide!
autre sans difficulté. Ce lien contient un e adresse (URL) qui peut être
activée par un clic . En agissant ain si, le chargement d'une autre page
dans le navigateur est lancé. Ce moyen simple et sûr de surfer rapide-
ment et efficacement sur la Toile fut inventé par un chercheur du CERN,
Tim Berners-Lee .
,.. Le flux RSS est la plupart du temps un fichier texte dont le contenu
est prod uit automati quement dès lors qu 'un site Intern et auquel on est
abonné (principe de la syndication) est mis à j our, ou qu'un nouvel arti'cle
est mis en ligne (cas des blogs).
,.. Le p odcast est un abonnement qui permet le téléchargement automa-
tique de fichiers audio, par exemple d'émissions de radio.
,.. L.:agrégateur de flux est une appli cation Intern et qui permet de récupérer,
regrouper, pour lecture, des flux RSS.
Avant de poursuivre
Hier, savoir lire et écri re était pour beaucoup un pas vers l'autonomie. Aujourd'hui,
dans la plupart de nos sociétés, il ne suffit plus de savoir lire pour accéder au
savoir. Pour cela, il importe de pouvoir être autonome dans un nouveau monde, un
monde virtuel, à côté duquel nous pouvons, hélas, vivre sans jamais le pénétrer.
Mais tous les jours, des passerelles nous sont proposées. Celles-ci sont des mots
qui recouvrent des réalités, résument des outils ou des manières de présenter des
informations. Achaque fois que l'un de ces mots passe à notre portée, il nous faut
le saisir, le comprendre et voir comment il se traduit au sein du Web.
En agissant de la sorte, nous ne nous ferons pas « débarquer ». Au contraire,
nous pourrons utiliser Internet à notre profit, pour celui de nos proches et/ou au
profit du monde économique auquel nous participons.
101
Du Web au Web 2.0
+ Le Web 1.0
À cette époque, les internautes avaient accès à des sites dont les pages
étaient gravées dans un marbre virtuel afin de toucher un maximum d e per-
sonnes avec un message uniqu e, optimisé diront certains .. C'est l'époq ue
bénie, jusqu 'au début des ann ées 2000 où, avant même qu 'apparaissent
des webmestres dign es de ce nom, ce sont les services« corn » des entre-
pri ses qui transposent sur Internet le contenu de leurs catalogu es et aut res
pl aqu ettes. C'est déjà une avancée phénoménale puisqu'il devient possible
de préparer ses achats, de comparer.
Mais, pour cause de technologies insuffisantes et, peut-être, de manque
d'imagin ation, les sites Intern et qui fleurissent restent, pour la plupart, des
pl aqu ettes virtualisées et lancées dans le cyberespace. Il faudra être un peu
patient pour acheter en ligne.
J 11
E-réputation, votre guide!
+ Le Web 2.0
Alors qu e l'on continuait à s'extasier devant ces sites vitrines, les premie rs
forums apparaissaient. Un autre public s'y rencontrait. Il ne s'agi t pas, en ef-
fet, sur ces premiers forums, de consommer mais d'échanger, échanger des
avis sur la politi que, les OGM, ou sur des questions d'ordre techniqu [Link]
forums concernent à l'origine un public plutôt militant ou techni cien, en mal
de contact pour résoudre un problème précis. Ce qui ne passe pas par les
nouveaux canaux de communi cation, pour l'in stant réservés à une forme de
communication « institutionnelle», va trouver dans la multiplication de foru ms
un moyen d'échang er relativement libre qui, de plus, permet d'aboli r les fron-
tières. Ces foru ms vont se vulgari ser avec la poussée opérée par les adoles-
cents, d'abord sur des messageries instantanées puis grâce à des supports
plus adaptés. Il s'agit, vous l'avez compris, de Facebook, créé en 2004.
Tout d'abord réservé aux étudiants de Har vard, Facebook s'ouvre dès 2006
à toute personne ayant plu s de treize ans et possédant - bien entendu - un e
adresse électronique. On est entré dans l'ère des réseaux sociaux . Les blog s,
sorte s de journaux intimes ou carn ets de notes personnelles, dont la lecture
est ouver te à tous, se développent à une v itesse foll e. Internet ne permet plu s
seulement de chercher des ressources (des informations pas touj ours véri-
fiées d'ailleurs), il permet aussi d'échanger, de donner son avis et de dire tout
haut, au monde entier, ce que l'on n'ose pas dire à ses proches.
L'internaute va le faire seul, pui s avec d'autres. Naissent ainsi des commu-
nautés. Certain es s'installent dans la durée. D'autres ne vivent que le temps
d'un événement. Avec les réseaux sociaux, et de nouveaux outils, un e aut re
dime nsion est aboli e. Après la distance, en effet, c'est le temps qui se ré-
tracte. Un événement qui se produit à l'autre bout du mond e est por té à
notre connaissance dans l'heure qui suit, pour peu qu'un témoin puisse avoir
un accès à Intern et. Auj ourd 'hui, nous sommes dans ce que l'on appelle le
Web 2 .0, un Web interactif qui ne dor t jamais, où nous pouvons être acteur
de la circulation d'information et de la constru ction de ressources, pour le
meille ur et pour le pire ..
121
Du Web au Web 2.0
12 Un wiki est un site web dont le contenu est modifiable par toute personne souhaitant
contribuer à son enrichissement
13 RSS renvoie à un format XML. Ce format est utilisé pour o btenir une syndication de
contenu Web. Ces initiales ont successivement désigné trois formats différents, celui
actuellement en cours d'utilisation étant le • Really Simple Syndication » (RSS 2.0).
J 13
E-réputation, votre guide!
.,.. ern effet, il s sont de plus en plu s organisés en commun autés via des
réseaux sociaux. Sur ces réseaux, ils n'hésitent pas à faire connaître
leurs avis et à faire circuler plus librement des informations, des mots
d'ordre, etc .
.,.. ernfin, grâce à de nouvelles technolog ies, ces internautes sont in formés
(flux RSS) lorsqu e les sites qu'ils suivent intèg rent de nouvelles informa-
tions, nouvelles pages, etc.
+ Et après ?
N'étant pas devin, mais curi eux, je m'intéresse à ce que certains ima-
ginent comme devenir au Web, que l'on va quali fier, vous l'aurez devin é, de
Web 3.0. Pour certains, l'étape à venir est cell e de l'in formatiqu e ubiquiste,.,
une in formatiqu e, relayée partout par le réseau Intern et. On en connaît d'ail -
leurs qu elques prémisses avec le« Flashcode ». Il s'agi t d'un e marqu e' 5 qui
développe la possibilité de délivrer des messages ou des accès via un agré-
gat de petits carrés noirs contenus dans un carré de taille variable. Ces p ic-
togrammes ont été créés pour être « lus » par nos téléphones mobiles, dès
lors que ceux-ci sont équipés du log iciel nécessaire. Ainsi, sur le panneau
publi citaire présent au coin de votre rue, vous repérez ce pictogramme en
bas d e l'affiche vantant une marque que vous appréciez. Si vous le « pho-
tographi ez » vous allez pouvoir être connecté au site web de la marqu e
en question pour découvrir la nouvelle coll ection, un e offre promotionne ll e,
etc. En vacances, dans la Drôme, confortablement in stall é à l'ombre d'un e
treille, vous découvrez un de ces petits carrés sur le set publi citaire de votre
table. Vous dirig ez votre Smartphone sur cette« cible» et automati quement
vous accédez au programme des concerts et activités relayés par le comité
départemental du tourisme.
14 Qui est présent en plusieurs endroits à la fois, qui s'adapte aux milieux les plus divers
sans difficulté.
15 Flashoode est une marque développée par rAssociation française d u multimédia mobile.
14 I
Du Web au Web 2.0
A priori, avec le Web 3.0, nous all ons voir apparaître de nouveaux log iciels
qui vont permettre d'analyser ce qu 'ils captent. Vous passez dans une aire
géographique bien précise, vous pourrez recevoir la li ste des hôtels, des
restaurants, ou encore des magasins de la marque X ou Y. Vous vous ap-
prochez d'un écran publicitaire électroniqu e qui vous« filme » avant de faire
apparaître des offres censées vous correspondre.
La société française QUIVID I a développé un système original permettant
de mesurer finement l'audience de la« communication hors foyer ». Il s'agit
de coupler des écrans publicitaires et des capteurs v idéo. Ceux-ci camp·
teront ce que la société QUIVID I qualifie de spectateurs réels, mesureront
précisément les temps d'attention, temps de présence et estimeront la ré-
partition par sexe et tranche d'âge de I'« audience ».
On parle, dans ce web 3.0, d'environnements intelli gents. Pour ma part, je
pense qu'il serait plus pertinent de parler d'environn ements sensibles ou
interconn ectés. On entre là dans un Internet des objets . C'est assez simple
à imaginer puisque l'on sait qu'à terme tout objet branché sur une source
d'énergie aura des capacités de calcul. Restera donc à les faire communi -
quer entre eux et avec nous .
U n exemple ? Prenons une console de jeux commercialisée dans un futur
proche. Sachant qu'elle est connectée en permanence, elle pourra se mettre
à jouer avec d'autres consoles rangées dans les sacs de personnes que vous
ne connaissez pas mais côloyées dans le train, le métro ou le bus. Il ne vous
restera, une fois rentré chez vous qu'à constater si votre console a gagné..
Avant de poursuivre
Puisque vous êtes ici, avec moi, c'est donc que les réalités nées du déploiement
de l'Internet, comme ses conséquences multiples, vous importent Cependant,
pour être en capacité de les mesurer pleinement, il faut un minimum d'informa-
tion. Mais où aller le chercher ? Je ne vous répondrai pas sur le « où », mais sur
le « comment » puisque nous allons, au fil des pages, appri voiser Internet. Ainsi,
nous livrera-t-il ce qui nous concerne dans le Web.
J 15
E-réputation, votre guide!
notre. travail, mais aussi sur le plan personnel. Le mail est donc un formidable o util
d'échange et de communication, à propos duquel il y a un chiffre que nous devons
tous avoir en tête : 10 % de nos mails contiennent des avis sur des entreprises,
des produits et/ou des personn es
De l'autre côté de l'Atlantique, les Américains nous montrent que les conver-
sations instantanées prennent le pas sur les mails. Il est clair que l'instanta-
néité des échanges a quelque chose de plus vivant Cela capte des volumes
qui sont impressionnants et qui croissent régulièrement. À ce propos, il y a
un chiffre que j'ai gardé en mémoire et que je vous livre, même s'il n'est pas
récent : Au 15 juin 2009, la messagerie instantanée de Facebook a franchi
la barre du milliard de messages échangés par jour16 • Alors imaginez aujourd'hui !!!
Mais nos échanges électroniques prennent également d'autres voies. Il en est
ainsi de Twitter (qui est un outil permettant d'envoyer gratuitement des mes-
sages brefs), des e-mail s, des SMS ou encore des messageries instantanées.
Concern ant Twitter, des textes courts sont envoyés sur une page, un e sor te
de b~og rudi mentaire, où ils seront lus par toute personn e abonnée à votre
« pag e». En anglais, les abonn és sont appelés followers. C'est un peu plus
parlant que la ver sion française, puisqu e celui qui s'abonn e à un e page, le
fait pour sui vre l'actualité postée. A priori, Twitter est utilisé pour dire ce qu e
l'on fait ou pense à un moment précis . Mais ces usages se di ver sifient et
l'on voit maintenant à qu el point cet outil peut être ut il e à des [Link]
d'opposition au sein de régimes autoritaires qui s'efforcent d'empêcher un e
libre communication .
Du fait de son succès, Twitter devient également un véritable moteur de re-
cherche facil e d'ut ili sation. Ain si, de nombreux professionnels l'utili sent do-
rénavant pour repérer l'évolution de cer tains suj ets, les tendances qui se font
j our, etc. Un chiffre pour avoir à l'esprit le poid s qu e peut avoir cette nouvell e
plateforme d'échanges : En mar s2011, Twitter a dépassé le plafond du millia rd
de tweets postés par semain e" .
Même sans additionner tous ces messages, qu'ils soient adressés par un
logiciel mail ou par d'autres moyens, on se rend compte du trafic que génèrent
nos conversations sur Intern et. Cell es-ci nous donnent l'occasion de parler de
nous -mêmes, de notre travail, de ce que nous aimons et - bien entendu - de
ce que nous détestons. On voit donc bien que dans ces échanges, chacun
va diffuser des informations et des avis qui, d'un e certaine manière, parl ent
de lui. Ces données, qui peuvent aussi intégrer des photos et des vid éos vont
16 I
Du Web au Web 2.0
Et pui s, outre le fait que ces avis, messages et autres contributions peuvent
parler de nous, triés, organisés et parfois même mis en graphiques et autres
camemberts, il s peuvent tisser des oouronnes de lauri ers pour tell e vedette
du show busin ess ou, à l'autre bout du spectre, éreinter tel restaurant.
Sans faire de distinction, pour l'in stant, entre réputation d'une personne et
image de marque d'un produit ou d'un e entreprise, posons les différents
éléments constitutifs de cette fameuse e-réputation :
""' Ces contenus peuvent être mis en forme, transformés ou enrichi s par de
simples curieux, des activistes, des concurrents, des consommateurs.
""' Ces évolu tions sont renvoyées à l'internaute qui effectue un e recherche.
""' savoir ce que l'on dit de soi, pour connaître« sa» e-réputation .
""' sous toutes les formes qu'accepte et qu 'acceptera Internet (écri:t, voix,
images, cartes, etc.)
J 17
E-r éputation, votre guide !
Cette arène ne d oit d onc pas être ignorée. Tou t au contraire, il n ou s fau t
n ous intéresser aux di fférents aspects de notre réputation Intern et ; aspects
que son t :
Avant de poursuivre
Il faut trouver le juste milieu ! Quoi qu'en disent certains, Internet n'est pas l'antre
du c omplot, de ce complot mondial qui nous viserait tous, un par un, dans notre
glob alité. Pour autant, il n'est pas nécessaire qu'une entreprise s'appelle Nestlé
pour voir sa réputation sur Internet passer du vert à l'orange, puis au rouge. De
même, il n'est pas besoin d'être une star pour retrouver des photos de soi « vo -
lées » sur la Toile.
En tant que personne privée, je peux réguli érement faire un test. Google nous y
aide et des sites comme 123People ont des moteurs assez puissants pour scan-
ner le Web plus loin que les supports qui traitent des têtes couronnées.
En tant qu'entreprise, une entreprise artisanale, un commerçant, un restaurant,
par exemple, tous peuvent faire l'objet d'affichage d'avis négatifs quant à leurs
produits et prestations.
Alors à vos claviers ..
18 I
2
Une e-réputation,
des contenus, des acteurs
et des « outils »
201
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
Mais, comme tout écosystème, l'eau d'un aquariu m - dans son PH, sa dure-
té, etc. - va être sensible à toute modification de ce qu'elle contient (cadavre
de poisson, excès de nourriture, etc.).
Fort de cela, l'aquariophile du dimanche a deux attitud es :
... surveiller régulièrement qu e les éq uilibres (PH et autres) sont resp ectés ;
J 21
E-réputation, votre guide!
+ Moteur...
A llons faire un saut dans l'entreprise de monsieur Dupont, une PME do nt
la spéciali té est de fabriqu er des pièces di tes « hors groupes » pour VTT.
Pour faire simple, disons qu'il fabrique des pédales de di fférents niveaux
de quali té, des produits de première monte mais aussi de renou vellement.
Sachant que sur ces produits, la concurrence est rude, il est nécessaire,
pour ne pas disparaître, d'innover réguli èrement et de communiquer tout
aussi régulièrement dans des revues grand public et auprès des acheteurs
des magasins spéciali sés.
,.. la facili té avec laquelle nous diffusons des données d'origine diverse sur
la Toil e ;
,.. la place qu'a pris Intern et, comme support de nos échang es, des plus
banaux aux plus compl exes ;
221
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
... la convergence, faci litée par les outil s utilisés, entre échanges profes-
sionnels et personn els.
Mon souhait est que vous puissiez transposer les situations qu e je vo us pro-
pose dans votre entreprise, dans votre vie professionn ell e. À chaque pas, à
chaqu e service, vous pourrez ainsi formaliser la manière dont vous fo nction-
nez et - peut-être - imagin er des modes opératoires différents. L:objectif que
je vous invite à partager dans les pages qui sui vent est de« cartographi er »
ce qui sort, d'où cela vient et par qui les actions d'in formation sont menées.
A in si, en fonction des situations auxquelles vous serez confronté demain,
et de la sensibilité des projets, marchés et situations que vous all ez affron-
ter, vous serez mieux à même de rechercher les techniques, procéd ures et
comportements de nature à maîtriser des flux sortants d'in formations.
7Notre webmestre doit donc faire preuve d 'habileté pour rédiger. présenter
ces éléments avec justesse. En outre, il doit avoir une sensibilité parûculiére
aux intérêts de l'entreprise, aux risques à trop communiquer. comme à l'inu-
tilité d'une communication qui n'apporte rien.
J23
E-réputation, votre guide !
Rôle stratégique et pivot que celui de cette personne : ell e doit en effet faire
suivre aux bons destinataires ce qui est reçu, s'assurer rég uli èrement qu e
les réponses attendues sont bien envoyées, avoir un espri t de synthèse
marqué pour relever des tendances nouvelles, etc.
-7 Le forum ... bel outil, mais attention à bien le manier, le faire vivre. Il est
important de donner la parole à ceux qui utilisent les produits de l'entreprise.
C'est peut-être dans leurs remarques, dans leur vécu, que se niche l'inno-
vation de demain. C'est aussi sur cette scène que viendront s'exprimer les
mécontents auxquels il faudra répondre, qu'il faudra modérer, sans pour
autant les étouffer.
24 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
Pour gagn er en conviviali té, les échang es se font via Facebook . Le peu qu'il
nous est donn é de voir nous montre qu e les échanges sont émaill és d e jeux
de mots dignes de potaches..
7 Tout ne peut être vérifié, validé, par ceux qui ont en charge la communi-
cation de l'entreprise. C'est, par définition, le cas des échanges techniques.
En la matière, on remarque parfois qu'il y a plus de complicité entre deux
techniciens travaillant dans des entreprises distinctes, mais sur les m êmes
sujets, qu'entre un technicien et sa hiérarchie. C'est une problématique qu'il
ne faut pas évacuer. Au contraire, il faut la traiter par des actions de sensi-
bilisation adaptées.
Le lieu étant sensible, nous passons dans les bureaux des responsables
de prod uction. Les sujets de di scussion du jour sont la rédaction des ana-
lyses des derniers essais techniqu es réalisés dans l'arri ère-pays ni ço is avec
J25
E-réputation, votre guide !
-7 Même si les publications ne font pas partie du web visible - web sur-
facique serait, a priori, plus adapté selon les spécialistes -. il n'empêche
que ce sont des écrits qui peuvent être repris, dont des passages peuvent
alimenter d'autres travaux, etc.
26 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
Dans notre cas de figure , gérer la diffusion de ce type de matière est difficile,
d 'autant plus qu'elle peut se faire dans un univers qui est étranger à celui de
monsieur Dupont et de ses équipes.
Ambiance studieuse dans ce derni er service avec, d'un côté, des personnes
travaillant à démonter des mécanismes afin de comprendre tel ou tel pro-
blème et, de l'aut re, des techni ciens occupés à des postes informati ques.
Monsieur Dupont fait le lien entre ce que nous avons vu lors de notre pas-
sage par le service communi cation, qui gère la plupart des mails reçus au
nom de l'entreprise, et ce service qui doit analyser et traiter les demand es
émanant des clients, pour l'essentiel des revendeurs.
A u- delà de ces réponses, un autre travail de veille, cette fois-ci, est assuré
en lien étroit avec le service qu ali té.
Il s'agi t, en effet, d'all er plu s loin que la satisfaction apportée à la demande
reçue pour repérer des évolu tions et des tendances tant dans les demand es
que dans les incidents relevés.
J27
E-r éputation, votre guide !
Service
Service Bureau d'étude Service
après Direction
mmunication et Production qualité
vente
Échanges avec
un technicien
Mise en ligne utilisant « le »
produit
des résultats
d'une enquête Échanges
« satisfaction » Rédaction (pour
sur les
publication)
pratiques
d'essais
Rép onse à qualité avec
techniques
un journaliste l'extérieur
Échanges
sur un produit Tv;eets du
Rédaction de avec les
précis Participa- dirigeant
fiches-produit clients
tion à la
pour le service
Rép onses aux rédaction de
commercial, et
questions sur publications
mise à disposition
un fi:lrum créé diffusables
sur le site Internet
et administré sur Internet
par l'entreprise Mise en ligne
d'avis personnels
de salarié lors
d'un séminaire
Cela peut même être tout à fait positif. Imaginez ! Vous devez faire l'achat
d'un VTT et faites auparavant qu elques recherches sur Internet. Au-delà
des sites des marqu es présentes sur ce marché, vous tombez sur un forum
consacré à l'importance grandi ssante des «pièces hors groupe » dans les
per formances d'un VTI. De fil en aiguille, vous découvrez cet univers , et
vous lisez un essai réalisé avec les pédales cages de la société Dupont. En
allant un peu plus loin, vous apprenez qu'il participe aux travaux de la Fac X,
etc. A u fil de vos recherches, un sentiment de sympathie naît en vous pour
cette société, install ée dans une rég ion que vous aimez et qui, petite PME,
lutte contre des géants étrang ers . Au final, sans vouloir écrire ici un conte
de fées, j e pense que si vous en parlez au professionnel chez qui vous irez
acheter votre vélo, si ce dernier « marg e » bien sur ce produit, il y a des
[Link] pour que vous équipiez votre VTT de pédales Dupont.
28 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
Et alors, me direz-vous .. Qu'est-ce que cela peut faire si l'on n'a rien à
cacher ? À mon sens, rares sont aujourd'hui les entreprises qui n'ont ri en
à cacher. Sur le plan concurrentiel j'entends, pas en termes d'entorses à
la législation. Cela est un e autre histoire. Pour autant, donc, même si une
entreprise n'a rien à cacher, elle doit à mon sens avoir une vision transver-
sale de ce qu'elle diffuse.
En effet, le jour où ell e entre en con flit, ou même plus simplement en concur-
ren ce avec une autre, il est plus qu e nécessaire de savoir :
... ce qui sort de l'entreprise et donc peut être utilisé« contre »ell e ;
Sans vouloir aller trop loin, ni trop vite, imaginez la situation suivante : la
société de monsieur Dupont teste un e pédale révolutionnaire qui peut lui
permettre de s'assurer un e saison d'avance technologique sur ses concur-
rents. Malheureusement, le technicien qui part en séminaire, repère quelque
J29
E-réputation, votre guide!
chose qui pourrait encore améliorer le produi t, adresse un tweet à ses col·
lègues. L.:un d'entre eux, fort de ses relations avec un mécanicien du [Link]
de la star sponsorisée par l'entreprise, lui envoie un message pour l'informer
des progrès envisagés. Ce dernier en parle avec le directeur technique de
l'équipe qui, lui, a de bonnes relations avec..
Il y a fort à parier qu e, dans la commun auté assez fermée des spéciali stes
du VTI, l'in formation « fuite » rapid ement, réd uisant l'avantage techno lo·
giqu e espéré..
Comme le reste de cette histoire, ce que je vais vous décrire ne se veut pas
d'un réalisme absolu. Ces situations sont construites uni quement dans un
but illustratif, l'objectif étant de déployer sous vos yeux les moyens, les re~ai s
mis à disposition par Internet pour faire entendre sa voix.
301
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
Cette campagne, comme on le voit de plus en plus, est relayée par cer tains
jo urn aux télévisés ... en attendant, des repor tages appr ofondis dif fusés dans
le cadre d'émissions grand public faisan t voyager le téléspectateur dan s les
arcanes de la mondi ali sation.
U n vététiste a connu des problèmes avec un vélo, ach eté d'occasion, doté
de pédales de la société Dupont. Utilisateur averti des réseau x sociaux et
aut res forums spécialisés, il fait par t, de manière très agressive, de œ qu'il
pense de ces pédales« de mau vaise qualité, qui sont à l'origin e de sa chute
sévère, etc . ».
N 'allons pas plus loin pour l'instant, mais imaginons les dégâts de telles situa-
ti'on s, qu'elles soient reprises ou non par des concurrents, que leur v ie sur
Internet soit connue, sui vie, ou non par le webmestre de la société Dupont..
C 'est bon ? Nous pou von s main tenant nous intéresser à ceux qui « agissent »
sur l'Internet.
Avant de poursuivre
Ouvrez à nouveau les yeux et, sur un bloc, tracez un tableau à trois colonnes.
Dans la première, notez toutes les situations que vous avez visuali sées, avec
assez de précision pour - dans la seconde - noter dans la deuxi ème le type
d'information qui « sort » de votre entreprise.
Enfin, dans la troisième colonne, notez les services qui sont dans une p osition
de producteurs d'informations susceptibles de « finir » sur Internet, mais pour
lesquels vous ne maîtrisez pas bien les processus.
Mettez ces notes au propre et allez rencontrer les responsables de ces services
pour compléter votre tableau . Ceci fait, prenez un peu de recul et reli sez-vous. Je
vous laisse maintenant établir votre constat !
J 31
E-réputation, votre guide!
32 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
... Vienn ent ensuite des particuli ers, membres de communautés agi ssantes,
particuli ers qu e l'on peut quali fier de militants. Parmi eux, on peut di sti n-
gu er des spécialistes d'un e thémati que pointue (les OGM, par exemple),
et les actifs de causes plus transversales, comme l'écolog ie, les droits
de l'homme, etc .
... Il y a ceux qui appartienn ent, ou ont appartenu à un e structure organisée
et qui, pour tout un tas de raisons, éprouvent le besoin, ou l'envie, de
parler de ce passé - ou présent - avec d'autres quels qu'il s soient.
... Enfin, avant de passer aux org ani sations, il y a ceux que je vais appeler
sans acrimonie aucune « les taupes ». Il s'agit de personnes fréqu en-
tant, ou travaillant, pour des structures (entreprises, associations, mou-
vements poli tiques, etc.) et qui, soud ainement, vont choisir Internet pour
dénoncer des agissements qu 'ils estiment contraires à leur éthique, ou
plus largement aux us et coutumes, ou à la loi.
Pour ce qui est des stru ctures organisées, ce qui vient en premier à l'es-
pri t, ce sont les associations et mouvements regroupant des activi stes et
qui souh aitent modifier certaines réali tés ou certains fonctionnements. On
pense immédiatement à Greenpeace. Mais bien d'aut res organisatiorns sont
actives sur la Toil e et ce, avec une audience grandissante.
Une pensée, pas attendrie, au contraire, pour une aut re catégori e, celle des
chefs d'entrepri se qui ut ili sent Internet pour faire circuler des avis négatifs
sur des concurrents.
Enfin, plus habiles, terminons par les entrepri ses qui conçoivent leur argu -
mentaire développé sur Internet en prenant le contre-pied d'un concurrent.
Voilà, à mon sens, les différentes catégories sur lesquelles il vous faut tra-
vaill er pour estimer dans quelle mesure l'un e ou l'autre peut représenter
un « danger» pour votre entreprise. Dans un second temps, il sera néces-
saire de s'intéresser aux médias et techn ologies ut ili sés pour voir comment
mettre en place des alertes, pui s des parades... Avant de passer au chapitre
suivant, quelqu es exemples, tirés de la réalité, cette fois-ci.
J33
E-réputation, votre guide!
34 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
E nsuite, qu 'il s'agi sse de Danone, de Skyrock, ou de bien d'autres suj ets et
événements, le nombre de sign ataires faisant foi, l'événement devient assez
sérieux pour être repris par les méd ias traditionnels qui, à leur tour, vont
créer le buzz sur Internet. Sauf qu'entre-temps, l'information aura gag né en
crédi bilité : «ce ne peut qu'être sérieux puisqu e j e l'ai vu au j ourna l de 20
heures (ou entendu sur France lnfo) ! ».
B ien entendu, cette agrégation rapide de voix autour d'un sujet pr écis peut
relever d'un mouvement de protestation, mais il peut également porter sur
une entreprise, une de ses actions ou l'un de ses produi ts. Nous en parl e·
rons plus loin, lorsqu'il s'agira de s'intéresser aux opportuni tés de la réputa-
ti'on numérique ..
A utre cas de figure, celui des militants d e communautés agissantes . Si
les exemples sont légion et nous v iennent facilement à l'espri t, j'ai retenu
un exemple améri cain. Sur le fond, il n'est pas forcément plu s instru ctif que
d'aut res, européens et même français. Par contre, il nous démontre, si cela
était encore nécessaire, l'absence de frontière pour ralentir de tell es actions
menées via Intern et.
Vous avez cer tainement entendu parler des anonymous, ces activ istes
doublés de pirates informati ques qui avaient décid é de venger le sort
fait à Julien Assange (cc-fondateur de W ikileaks) en piratant les sites de
Mastercard ou du groupe Visa .
A uj ourd 'hui, se saisissant des préoccupations d'un grand nombre de per-
sonnes face au x menaces que connaît notre environn ement, ils on t lancé
l'opération Green Rights contre des compagni es pétrolières améri caines,
contestant leur acheminement de pétrole au travers du Montana, ou e ncore
l'intérêt de plus en plu s marqu é pour les schistes bitumineux.
Mais le plus marquant tient peut-être dans l'action lancée par ces m ili tants
anonymes contre Monsanto. Le groupe est mondialement connu pour la
fabrication du tant décrié Roundu p. li l'est également pour ses recherches et
expéri mentations, voire la commercialisation d'OGM. Eh bien, les anonymous
ont décidé d'afficher des identités du personn els de Monsanto grâce à des
informations piratées sur les ser veurs du groupe ..
lntox ou réali té, ces mêmes mili tants annoncent que sera mis en 1igne, à
l'automne, un site collaboratif (un w iki) qui fera état de toutes les données
récupérées sur les ser veurs du groupe.
Mais Monsanto n'est pas un e PME, pensez-vous .. je sui s d'accord avec
vous. Or, imaginez que, parmi les données mises en lignes par ces mysté-
rieux hackers, figure la liste des sous-traitants du groupe. Imagin ez enfin que
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E-réputation, votre guide!
36 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
Dans l'un de ces cas, les choses prirent une toute autre ampleur puisque le
stagiaire, dûment chapitré ne du t pas apprécier cette« remise au pas ». En
effet, en bon habi tué d'Internet, il utilisa tous les outi ls à sa disposition pour
se répandre en critiques, toutes plus fausses les un es que les autre s, sur
l'entreprise qui l'accueill ait. Blogueur invétéré, il avait à sa disposition plu -
sieurs de ces« amplificateurs » qui, par la magie des li ens croisés, étaient
lus par nombre de personnes.
Précisons que ces autres personn es n'avaient a priori aucun contact avec
l'entreprise et qu'elles ne pouvaient donc confronter les dires du stagiaire avec
leur perception de l'entreprise. En d'autres termes, ces personnes décou-
vrirent l'entreprise au travers du prisme - déformant - des propos du stagiaire
blessé et bâtirent leur peroeption de oet employeur sur cette seule base.
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E-réputation, votre guide!
38 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
... un e soi- di sant récente patiente qui répondait : « surtout pas .. qui m'a
complètement ratée il y a deux ans ...19 ».
Après di scussion avec un confrère, le chi rurgien esthéti que décida de re-
prend re contact avec ses anciennes clientes sur une période de trois ann ées.
A ucune ne lui fit de réponse négative. Il prit donc contact avec le modérateur
du site. Après enquête, celui -ci fit supprimer le profil de l'intern aute concerné.
Malheureusement, les propos restent v isibles sur le site en question.
A uj ourd 'hui, le praticien pri e pour qu e son expérience et ses clientes pas-
sées pèsent plu s lourd que de tell es rumeurs. Et puis, il a mis en place
quelques outils afin de suiv re ce qui peut se dire à son propos sur Internet.
Avant de poursuivre
Sans vouloir vous pousser à la paranoïa, dîtes-vous qu'Internet est un formidable
propulseur d'informations, de rumeurs, mais aussi de réputation . Les données
n'arrivent pas sur la Toile sans y être déposées par une main humaine. Il importera
donc d'identifier ceux qui sont susceptibles de le faire. Pour cela, une surveillance
des canaux utilisables est la meill eure solution .
19 Les propos tenus par l'internaute ont été modifiés de manière à ce que le praticien
concerné ne puisse être retrouvé par une recherche de l'affirmation citée.
J39
E-réputation, votre guide !
Puisque nous sommes plongés dans le numérique, qui, mieux que Wiki pé-
dia peut nous aid er à définir ce que sont ces médias sociaux?
Pour Wikipéd ia, donc, « les médias sociaux sont des médias qui ut ili sent
des techniqu es de communication hautement accessibles pour faciliter les
interactions sociales. »
Ceci étant posé, il me semble que nous n'avons pas véritablement progres-
sé... Pour ce faire, je pense qu'il est important de s'in téresser aux techno-
log ies qui nous permettent d'échang er des contenus, des id ées, des avis,
de les recombiner à l'infini et d'en assurer la promotion. Là encore, lisons
ce que pose Wikipédia : « Les médias sociaux utilisent beaucoup de tech-
niqu es, telles que les flux de syndi cation Web et leurs agrégateurs, les b lo-
gues, les wikis, le partage de photos (Flickr), le vidéo-partage (Youî ube),
des podcasts, les réseaux sociaux, les microblogues, et plu s encore. »
401
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des« outils»
Ensuite, sur votre page personnelle, vos centres d'intérêt sont devenus par
la magie du Net, des li ens hypertexte. En cliquant sur l'un ou sur l'autre, vous
pouvez entrer en oommunication avec toutes les personnes qui par tagent
le méme centre d'intérêt, qui peut être une passion, une colère, un e phobie,
etc. En fonction de l'actualité, des oommun autés peuvent se créer le temps
d'un e manifestation, d'un apéro géant ou pour s'indign er, s'in surg er contre
telle décision, tell e entreprise, etc.
C'est ainsi que le réseau en question semble avoir joué un rôle réel dans les
révolut ions arabes. Le journal Les Échos écrivait 20 d'aill eurs à ce propos :
« La révolution en Tunisie et la chute du président égyptien Hosni Moubarak
ressemblent aux bouleversements politi ques observés dans le passé, sauf
sur un point : le rôle-clé joué par les réseaux sociaux. Facebook, en particu -
licer, autrefois considéré comme un passe-temps high-tech pour adolescents
désœuvrés, apparaît désormais oomme un outil poli tique de premier ordre. »
2<) « La révolution Facebook : le Printemps arabe et le futur politique des réseaux sociaux»,
Les t:chos, 22 mars 20 11.
J 41
E-réputation, votre guide!
Voil à, je n'approfondirai pas plu s concern ant les réseaux sociaux et ne don-
nerai pas de chiffres, quant à leur fréq uentation . Ils seraient faux, à pein e
écrits ..
Retenez simplement qu'aujourd 'hui, c'est un outil tout à fait banalisé. Pour
preuve, les Américains passent plus de temps à échang er via ces réseaux
qu e par mail. C'est donc l'outil à surveiller, ou - nous y reviendrons - à utiliser.
,.. pour certains, c'est un moyen d'être connu, voire reconnu dans un do-
maine précis, pour une compétence par exemple.
,.. ernfin, on voit bon nombre d'entreprises créer des blogs, gérés par le diri-
geant, un cadre supérieur, afin d'avoir ou recréer un contact plus direct avec
ses cli ents, donner une image moins [Link] de l'entreprise, etc.
Pour clore sur cette techn ologi e, quelques mots sur les fermes de blogs . Il
s'agit d'outils permettant d'alimenter de mani ère automatisée des groupes
plus o u moins importants de blogs. Dans un certain nombre de cas, l'objectif
v isé est ni plus ni moin s que de lancer des attaques virtuell es en bombarda nt
42 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
J'usqu'à ce que Twitter soit larg ement utilisé, les out ils de micro-blogging res-
taient largement moins connu s que Facebook pour échanger avec d'aut res
internautes. Auj ourd 'hui, même si nous ne savons pas tous comment fonc-
ti'onn e Twitter, nous en avons tous entendu parler. Le prin cipe du micro-
blogging est simple. Depuis son ordinateur, ou - encore mieux - depuis
son téléphone, on adresse à « son » réseau un message court. L'id ée est
de faire conn aître un événement dont on a eu connaissance, de dire ce que
l'on fait (version nombrili ste) ou de réagir sur une information venant d'être
rendue publique.
Les étud es faites sur les utilisateurs réguliers de Twitter laissent entendre
que c'est un public avec lequel il faut compter lorsqu e l'on s'intéresse à sa
réputation numérique, qu'il s'agisse de converser avec eux, mais aussi de
surveiller les chevaux de bataille qu'ils enfourchent.
J43
E-réputation, votre guide!
+ Le partage d'images
À sui vre également, les sites de partage de photographies et de vid éos. Il
y a en effet ce que vous pouvez mettre en li gn e, sans oublier la galerie de
photos que vous avez créée sur Fli ckr. Et puis il y a les vidéos faites par un
vieux copain de classe, cell es faites sur des salons professionnels, qu'ellles
vous montrent ou mettent en scène les productions de votre entreprise ..
Avec des outils simples, ce pan du Web peut être scruté. À suivre..
Poussée, d'accord, mais encore faut-il pouvoir lui indiqu er un point de chu te.
Un certain nombre de navig ateurs Intern et sont dotés de tell es fonctions.
Mais vous avez aussi des outils assez simples à mettre en œuvre. Ces ou tils
sont ce que l'on appell e des agrégateurs de flux. Sans chauvinisme aucun,
je vo us conseille, si vous êtes in téressé, d'utiliser Netvibes. Mais quel qu e
soit 1e choix que vous ferez, il importe déjà de comprendre le fonctionne-
ment de cet outil.
Le prin cipe est simple, encore une fois. Après vous être in scrit via un site
Internet, vous li stez les sources auxquell es l'outil choisi ira pui ser l'informa-
tion . Une seule contrain te cependant, la possibili té donnée par la source
en question (la plupart du temps, un autre site Intern et) d'utiliser la techno-
log ie di te du flux Rss2 1 • La plupart des sites, auj ourd 'hui le proposent et le
signalent grâce à l'icône suivante :
44 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des« outils»
Cette techniqu e est basée sur l'utilisation de fil de diffusion RSS (ou atom)
et permet la diffusion de fichiers mul timéd ia.
J 'imagine que, comme moi, il y a des émissions de radio que vous ne pou-
vez pas écouter parce qu 'elles passent à une heure où vous travaillez en-
core. Vrai ?
Donc, chaqu e jour, ou chaqu e semain e, vous ratez l'interview de la personne
qui compte, sur un sujet qui vous impor te, ou votre activité. Et bien main te-
nant, vous pouvez vous abonner à cette émission et faire en sor te qu'elle
soit télécharg ée sur votre ordinateur, en utili sant par exemple iî un es22 .
22 iTunes est une application développée par Apple, présente sur tous les ordinateurs de
la marque mais pouvant également être téléchargée sur les PC tournant sous Windo'NS.
Cette application est ni plus ni moins qu'un jukebox numérique qui stocke à la fois de la
musique, mais aussi des podcasts et des vidéos. Wa cette application, Apple vend égale-
ment de la musique, des films, etc.
J45
E-réputation, votre guide!
Ce qu'il ne faut pas oublier, ce sont les ench aînements qui vont faire circuler
l'information, qui vont créer le buzz.
Ce qui peut être, a priori, consid éré comme un moindre mal (faibles risques
de con tagion, penserez-vous), n'est pas forcément une bonn e nouvell e en
soi. En effet, si au sein de l'entreprise concern ée, il n'y a pas de personnes
suffisamment présentes sur la Toil e pour repèrer « la chose », la rumeur
peut tourn er longtemps et causer des dégâts à l'entreprise, sans qu e ses
dirigeants en soient conscients.
En termes d'activité, les résultats d'un e tell e ignorance peuvent être lourd s.
Imaginez le restaurateur dont on dit sur Internet que son personnel est
agressif, ses plats de piètre qualité, ses prix exorbitants ... Imagin ez ensui te
que c es crit iqu es se diffusent sans qu 'il en soit informé, au bout de qu elques
mois, c'est le renouvell ement naturel de sa clientèle qui risque d'être entravé.
46 I
Une e-réputation, des contenus, des acteurs et des « outils »
Fr ance 3 la reprend dans son édition du soir et, si le sujet arri ve aux oreill es
d'un e chaîne nationale par un jour de disette, la voici propulsée sur nos
écrans nationaux .
Par ce concours de circonstances, l'information gagne une crédi bilité cer-
taine et la machin e médi ati que va s'emballer. Son passage sur une chaîne
nationale, en plus de l'audience obtenue, lui permet un retour en fanfare
sur Internet via Facebook, et dans les courts articles des blogueurs d e tous
poils . À coup de flux RSS, de tweets et de posts, l'in fo est« partout».
... Plu s en bien : tant mieux et il lui faudra essayer de prolonger cela avec
des actions à la hauteur de ses moyens (hu mains, techniques et finan-
ciers),
... Plu s ou moins bien : il lui faut donc réagir v ite, en recherchant tout ce qui
est écrit sur le problème en question ; ce qui est écrit , où et par qui. li lui
faut ensuite contre-attaqu er avec une str atég ie construi te et, si possible,
multi -suppor ts.
Mais avant d'en arriver là, le travail ne manque pas et il est déconseill é de
brûler les étapes, à commencer par le fait de s'exer cer à surveiller ce qui se
fait et se dit sur Internet, la matière créée, ou tout simplement véhi culée par
d'aut res et qui vient enri chir le web.
Avant de poursuivre
Les outils de diffusion constituent à eux seuls un monde à part, un monde foi son-
nant et très èlA'.lluti f. Il importe donc de suivre l'évolution de cet univers pour ne pas
rater « le » nouveau média.
Il faut ici faire preuve d'ouverture et, surtout, ne pas considérer ces outils avec
condescendance, parce que ce sont nos enfants qui les popularisent. Les ados
d'hier sont devenus les adultes d'aujourd'hui (la génération Y) et représenteront
«demain matin», un IA'.llume de prescripteurs énorme.
Changeons donc notre attitude à leur égard, en ce domaine, et restons attentifs.
J47
Partie 2
Surveiller sa e-réputation
Si vous avez eu l'occasion d'aller butin er sur la Toile, vous avez pu com-
prendre que la e-réputation est une affaire sérieuse, qui ne s'improvise pas.
""' etc.
E-réputation, votre guide!
Sans vouloir être simpliste, il me semble qu'un bon v ieil outil de qu alitic ien
pourrait être intéressant, un out il utile pour faire le tour d'un problème..
Que ceux que la qualité effraie parce que renvoyant à des normes strictes ne
se sauvent pas en courant. D'abord la qualité, comme monsieur Dupont, on en
fait souvent tous sans nous en rendre compte, et puis l'outil en question, dès
lors que nous avons pu nous l'appropri er avec quelqu es travaux prati ques, est
un e méthode passe-par tout que l'on prend v ite l'habitude de mettre à toutes
les sauces, de convoquer pour tout ce qui est un peu touffu. J'ai méme vu des
exemples de QQOQCP pour préparer des voyages lointains.
Le QQOQCP, pour faire simple, nous aid e à révéler, mettre en lumière les
faits saillants et les prin cipales composantes d'un e situation, d'une problé-
mati que, ou les étapes essentielles, les questions à se poser pour conc ré-
tiser un projet.
C'est un peu comme un aid e-mémoire pour ne pas oublier de se poser des
questions impor tantes, pour savoir prendre les bonnes directions ou pour
aller c hercher les bonn es informations, celles dont nous avons besoin et non
celles qui vont nous encombrer..
Nota : comme une des raisons de l'intérêt porté à l'e-réputation est l'argent (l'argent
à ne pas perdre, à ne pas dépenser en pure perte, à gagner, etc.), à chaque étape
/es pragmatiques se posent la question « combien ? ».
54 I
Se familiariser, pour commencer
Qui sont ceux qui diffusent et donc lisent des informations :sur
QUI « moi » ? Qui semble intéressé et qui relaiera ensuite ... vers
qui ?
Où lit-On ces informations et avis ; quelle est la qualité de ces
OÜ supports, leurs spécificités ?
Quand est-ce que je produis de la matière ? Aquelle occasion
QUAND des infos « me » concernant sont-elles mises en ligne ?
Y a-t-il une fréquence particulière ... liée à ... ?
Comment ces données sont-elles mises en ligne (par moi et par
COMMENT
d'autres)?
Pourquoi parle-t-on de « moi » et pourquoi ai-je besoin de le
POURQUOI
savoir ?
rn est évident que la formul ation que je vous propose doit être reprise par
chacun. Toute personne intéressée par cette thématiqu e, j e dirais même
plus, en charge de cette thématiqu e dans un e structure, doit se l'approprier
et adapter chaque question à sa réalité, sa sensibilité ou encore en fonction
de sa cu lture.
JSS
E-réputation, votre guide!
Pour savoir qui s'exprime sur Intern et, qui produi t des avis (ensuite conser-
vés dans les tréfonds du Web), il nous faut dans un premier temps cherch er
la matière, chercher des traces relatives au suj et sur lequel nous voul ons
nous pench er. En effet, même si Intern et est pour des millions de personnes
le moyen de parler - et faire parler d'eux -, ils le font en s'exprimant sur des
sujets, des événements, etc.
Le stag iaire que nous all ons observer est en première ann ée d'un DUT Pu-
blicité - Marketing et on lui a demand é de faire un e étude sur ce qui se di t
sur In tern et d'un nouvel amortisseur de la marque RockShox, le Monarch .
Inutile de dire que si cet étudi ant s'intéresse beaucoup à certains aspects
des techniqu es de oommunication, il n'a pas encore travaillé sur les qu es-
tions d'e-réputation . Il se lance donc, sans véritable plan de bataill e, dans
un premier état des li eux.
Étant un peu méfiant quant à l'utili sation d'un seul moteur de recherch e, il
va donc commencer par balayer large. Pour ce faire, il va en ut ili ser trois :
,.. Google, bien entendu, puisque c'est le plus largement utilisé, donc celui
qui référence le plus grand nombre de recherches ... et de réponses ;
,.. Yahoo!, puisque c'est le seul challenger mondi al de Google et il peut être
intéressant de voir si des différences existent dans les premières pages
de résultat ;
,.. Exalead, parce qu e, méme si son nom ne l'indique pas, c'est un moteur
de recherche français.
56 I
Se familia riser, pour com mencer
Notre stag iaire (appelons-le Marc) lance donc trois rech erches sur l'amortis-
seur Monarch et about it à des résul tats assez surprenants :
Google (figure 3.1) privilég ie les loisirs, mais au travers de musique, de vente
en ligne de séjours au Maroc, et même en vous invitant à vous rendre sur le
si te d'une compagnie aérienne portant ce nom ...
J57
E·réputation, votre guide!
Yahool , quant à lui, ne fait guère mieux (figure 3.2), même si l'ordre de pré-
sentation diffère et si quelques originalités se glissent dans la première
page, comme une entrée sur une page Wikipédia et une autre sur un site
de mangas :
58 I
Se familia riser, pour commencer
Enfin, Exalead ne trouve pas plus de pièces détachées pour VTT d'ans sa
première page. Pour les amateurs, on peut en profiter pour faire un détour
par des imag es de neige sur Monarch Mountain ..
exalead ~
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~...,._ Nllllll Nr04" Mn OÂW ~ llOrCICCOor9MI bl»l(c'(il \;IU)'MCWl:Uia
i:
~ ............ Afld' . . . . . -=-tl~f'NtOCI..,..~...., ........
If\ . . . . ~
Notre stagiaire n'est pas très observateur, car sur la page d'Exalead, il aurait
pu voir dans la colonne de droite, parmi les filtres proposés par le moteur
français, le mot-cl é« RockShox »..
J59
E-réputation, votre guide!
Actuell ement cette catégorie s'achève par le mot « plus ». Cliquez dessus
et vous arriverez à d'autres possibili tés de filtres, tous orientant ou réduisant
votre. champ de recherche avec les possibi lités suivantes :
.,.. livres : vous pourrez alors puiser dans ce que Google inventorie via
[Link] e ;
.,.. adresses : l'idée étant de vous aigu ill er vers des (adresses de) sites, plu -
tôt que vers des articles, des forums, des blogs, enfin bref, vers toutes
les pages qui sont les plus dynamiques ;
.,.. btogs : son nom se suffit à lui -même puisqu e cet onglet est censé vous
ai'der à ne cerner qu e les blogs ;
.,.. di;scussions : là aussi, très clairement, on nous oriente vers les forums et
autres recoins de sites affichant une tell e fonctionnali té.
601
Se familia riser, pour commencer
Après avoir indiqu é la possibilité qu e vous donne Google de filtrer les infor-
mations que le moteur rend disponibles en remontant plus ou morns loin
dans le temps, on revient sur les discussions avec un choix dont je n'ai pas
encore bien compris l'utilité au vu des réponses lors de qu elques essais.
rn vous est en effet proposé de choisir entre :
... toutes les discussions repérées sur notre thème de recherche,
+ Passons à Yahoo!
Malgré une ergonomie légèrement différente, nous avons les mémes fonc-
ti'onnali tés de base : Web, images, vid éo, local, shopping, actualités ..
Juste un mot pour l'item « local » puisqu'il permet d'affiner une recherche
par lieu ou aire géographique.
J 61
E-réputation, votre guide!
Pendant que nous preni ons des chemins de traverse, il conti nuait en tapant
des combin aisons de mots, avec des retours pas touj ours fabuleux..
A lors que dans ses recherches personn ell es, il s'était touj ours refusé à ap-
prendre à utiliser les règles de combinaisons, il se sent obli gé d'« y passer ».
Ce n'est pas la meilleure des motivations, mais c'est un début. Gageons
qu'au fil de son apprentissage, il sera convaincu de l'intérêt d'une tell e gym-
nastiq ue. C'est en effet grâce à ce biais qu'il va apprendre à optimiser ses
recherches en utilisant des astuces, ainsi qu'une syntaxe particuli ère. Il dé-
couvrira qu'il peut même procéder à des exclusions de mots, etc.
62 I
Se familia riser, pour commencer
Je ne vais pas plu s loin concernant oes syntaxes possibles. Chaqu e moteur
de recherche propose des li stes assez bien faites des command es à utili -
ser et à combin er. De plus, dans les pages à venir, les plus courantes vous
seront pré se niées.
Après oes nécessaires tâtonnements pour un béotien en matière de répu-
tation numériqu e, Marc se retrouve avec un e masse conséqu ente de pages
issues de sites et de blogs et, donc, faoe à un e altern ative assez si mple à
résumer :
... soit il doit se débrouiller avec une foule d'in formations, importante et hé-
térogène où l'on trouve de tout : des sites de vendeurs professionnels, le
site de la marque, des blogs de particuli ers ou associés à la marqu e et
enfin des messages postés sur des foru ms ;
... soit il utilise les filtres présentés par les trois principaux moteurs évo-
qu és, mais dans ce cas, il perd toute notion de transversali té, au risque
de passer à côté d'in formations importantes.
Ne voulant pas courir ce dernier risque, il va donc opter pour la pre mière
solut ion, à savoir se trouver faoe à une masse importante d'informations
qu'il va avoir à qu ali fier..
La matière (le« quoi » de notre QQOQCP) est donc là, devant lui, é norme,
protéiforme, le tout recélant des in formations de valeurs in égales. Enfin, ce
qui lui est proposé est di fficil e à utiliser puisqu 'il a affaire à des informations
dont le classement en listes ne favorise pas l'analyse.
2.3 Tony Buzan, dans les années soixante-odix, a donné naissance à une méthode d'[Link]·
sation des idées, sous forme de dessin ou d'arborescence, d'où découle son concept de
minci mapping.
J63
E-réputation, votre guide!
• SOI
dolomerwo
foun:lle
« l yric•
\)~
cfun vtlO
Ce n'est qu'un début, bien entendu, mais deux remarques peuvent d'ores
et déjà être faites. Les in formations obtenues sur des forums peuvent révé-
ler des visions positives, négati ves ou neut res du produit. La présentation
heuristiqu e ne fait apparaître aucune information provenant des réseaux
sociaux tels que Facebook ou de Twitter.
Il est possible qu e Marc ait oubli é ces deux sources dans sa présentation.
Véri fication faite, aucune information, dans les recherches faites par notre
stagiaire ne provenait de ces deux sources. C'est embêtant, car c'est quand
même un canal non négligeable de diffusion d'avis (positi fs ou négati fs) sur
un produit destiné aux particuliers.
64 I
Se familia riser, pour commencer
A utre remarque : délaisser les réseaux sociaux serait une erreur stratégique
dans le sens où, si dans un futur proche il y a nécessité de communiquer
directement avec les utilisateurs des produits SRAM, RockShox et autres,
les canaux« réseaux sociaux » ne devront pas être négligés.
Ceci étant fait, je vais vous présenter un cas de figure intéressant. C'est un
exemple dont nous avons tous entendu parler. Il s'agit de l'énorme problème
qu'a connu British Petroleum au large des côtes américaines.
... des avis personnels et réactions épid ermiques encore plu s largement
di ffusés ;
J65
E-réputation, votre guide!
...
r"'iœ'ii"I
•
r---~~-----~----.-----~--~--"
[Link].r 1 1"\.
..
:)
25 [Link]
66 I
Se familia riser, pour commencer
Ou encore :
« Tu n'as qu'all er sur le site de LBB, tu verras tout ce que les gens ont déjà
déclaré comme dégâts sur la côte. »
A u- delà de tels dialogues qui n'ont pas manqué de renvoyer tout utitisateur
du Web au site de LBB, pour voir, de manière un peu plus précise l'étendue
des dégâts, vous pouvez imagin er le nombre de journaux électroniqu es, de
li stes de di ffusion, et même de journaux traditionnels (via leurs sites), qui ont
fait circu ler une information globalement dramatiqu e ; informations réguli è-
rement rehaussées de situations individu ell es, de drames, etc.
Et à chaque fois, derri ère cela, c'est l'image de British Petrol eum qui appa-
raît en filigrane !!!
Les dégâts concernant BP sont donc durables dans nos mémoires, et cer-
tainement dans nos comportements .
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1153~
J67
E-réputation, votre guide!
En bas de cette copie d'écran (figure 3 .6), vous pourrez noter que p lu s
de cent mill e personnes se sont déclarées comme aimant cette page.
,.. le poids que cela leur confère dans des actions visant, d'une manière ou
d'un e autre, British Petroleum ;
Pour vous démontrer le poids des réseaux sociaux, poids sans aucun rap-
port avec la presse traditionnelle dans la di ffusion ultrarapide d'informations,
d'avis, mais aussi de colères, prémisses de mouvements coll ectifs d'un e
toute autre ampleur, voici une copie d'écran (figure 3.7) sur laquelle, outre le
contenu, en ang lais, je vous demand e de repérer le nombre de personnes
qui ont déclaré aimer cette page.
Sans vouloir faire de la psychologie de comptoir, je veux simplement souli -
gner le fait qu e le nombre donne du courage. Ainsi, lorsque huit cent m ill e
personnes se sont ouvertement déclarées comme étant favorabl es à des
actions dures à l'égard de BP, il nous est plu s facil e d'adh érer et de relayer
sur In tern et images, slogans et prises de position (voir figures 3.8 et 3.9}.
Sur des forums (figure 3.8), Facebook (figure 3.9) à nouveau, mais dans
une d émarche plu s indi vidu ell e.
68 I
Se familiariser, pour commencer
Boy<ot1 BP Io>,_!
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J69
E-réputation, votre guide!
Prendm BP è la g~ (a: s
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Beur.a . . ~ad•• ct..t DOJ'CXlll un .,.,_ 1tt1 cat'W,,...L . , . . , . 11 CllfWl.f'Qr'C qit• nra
CCft'[Link] Clllllltl'orMI [Link]'I P91.1l tue WW ..,_ lilMt 8CD'lldol0n . . bM t 9'1 . . . . , . _
Quiw•••Mntr !.MLJ•[Link] llifl'Will.•lr'IOol'[Link].. w ,..llOll;j•).,.,..
llP,111
~ O'a• llP • [Link] U" ÂI ll'W"lll OCU Pl'"W Ot .. ,_..,. Qu li!I 1 !ilOrCA ~t • "*'IOl
~.,'o'Of',ll'f•O..ptçiesMIJ~C!S&) ~'1t'D-....Q6r&.PiW .....~,....,
MCP1d scrnaV. .lœt dit 8P IGd 4 3t mlla$ O. li1!iAn DlirTt et~·· dilM Oh•~
.ec.r,.,..,r..,...,un1111ton11j;llgm.,. v... w~.i.'1111'1*D..-t&-"Wlt •~re.
De l'i mage fixe à la vid éo, il n'y a qu'un pas qu e nous franchirons vite, sans
même vraiment nous arrêter.. L.:important est de savoir qu e certaines vi-
déos ont été visionnées entre cent mille et plus d'un million de fois.
L'une utilise la dérision pour évoq uer l'impact de cette pollut ion pour l'écono-
mie locale 26, la seconde tourn e en dérision la capacité du top management
de BP à prendre des décisions2 7. D'après les statistiques de Youîube, ell e
auraiit été visionnée plus de onze millions de fois depuis l'explosion de la
plate -forme pétrolière. Pour l'avoir visionn ée, je peux vous dire qu'à mon
sens, elle a fait et fera encore longtemps du tort à BP.
Ceci étant, cette présentation du buzz ne saurait être complète sans faire un
tour du côté des actions coll ectives nées sur Intern et et/ou formidablement
relayées sur la Toile.
26 [Link]
27 [Link] 16
701
Se familia riser, pour commencer
Le concours en question est aujourd 'hui achevé mais, pour l'instant, l'en-
semble des logos peut être vu sur le site Flickr 29 •
...
O -..._ - --___
p p BP Public Relations ....._....._ ~ .........
DeSIJOYr9 Ille
Gulf lof. 87 da
!".:::=-...:==~--
__.....,._ ..........
......... MY. .
•t111at ........ . _ _ . ....
·-·
o-..---·---
-~- ::. ... ·-
Figure 3.12 BP - Extrait du faux compte Twitter
J 71
E-réputation, votre guide!
même), vous pouvez réagir et, le plus important en termes de buzz, partag er
contenu et réaction par mail, via Facebook, sans oublier Twitter... La bou1cl e
est bouclée et la campagne de Greenpeace présente pour« longtemps »
dans les réserves du Web.
La deuxième action permet de revenir sur l'outil de microblogging qu'est
Twitter. Ainsi, pendant que sur Facebook, les internautes venaient sur la
page. Save the Gulf, des petits malins créaient au nom de BP (figure 3.12} un
faux compte Twitter. Inu tile de préciser qu e la plupart des messages postés
sont empreints d'un humour relativement« dur ».
Je ne veux pas dire que, parmi les abonnés de cette page Twitter ne figure nt
pas des défenseurs de la nature. Par contre, je pense qu e de tels combats
agrègent autour d'eux des personnes à la recherche - consciemment ou
non - de sujets mobilisateurs pour canaliser certain s sentiments, certaines
motivations parfois liées à un refus d'un capitalisme mondialisé qui semble
souvent au dessus de la loi. Quoi qu'il en soit, tous sont des relais en puis-
sance, en l'occurrence, des dégâts commis par BP.
Dans les pages qui vienn ent, nous allons rapidement donner vie aux deux
autres blocs qu e sont le « qui » et le « où ». Mais nous n'en avons pas for-
cément fini avec le << qui ».Prenons quelqu es minutes pour aborder un point
particulier, celui de la mise à jour des informations obtenu es. La qu est ion
vous a sans doute déjà traversé l'espri t - je la formulerai à ma manière - :
comment diable sui vre cela pour ne pas passer à côté de nouveaux déve-
loppements importants?
721
Se familiariser, pour commencer
+ Première étape
O uvrez un e page de recherche Google et observez la ligne d'onglet d ans sa
partie supérieure (figure 3 .14).
Googl~
J73
E-réputation, votre guide!
Dans cette li ste, l'onglet « plu s » va nous intéresser plus particuli èrement.
C'est notre porte d'entrée vers les outils que propose le bon géant de Moun -
tain View, et notamment, la maîtrise de l'information ..
Cliqu ez sur cet ong let et vous ouvrez un menu déroulant. Vous y trou vez,
pour ceux qui ne le savent pas déjà, un certain nombre d'outils très ut iles..
mais ne nous arrêtons pas en route : le but est proche.
Vous êtes enfin arrivé à bon port. Il vous reste à choisir la bonne fonction -
nali té (figure 3.16).
Google
Autres produits G009I•
[Link] Expie
~-
u• 1 [ff~dee~p;trmidooor11f..~d 'W11dos
·~
[Link]<t:[Link] tt dM ~l!M•CS.~ !'.*' [Link] ~· comr
74 I
Se familia riser, pour com mencer
Bien entendu, vous cliqu ez sur cette jolie clochette cou leur or, pour aboutir
enfin à l'écran qui va vous permettre de créer une alerte.
Google, comme d'habitude, a fait les choses simplement, ce qui au passage
nous rend tellement - et terriblement - dépendan t de cet outil .
Complétons maintenant cette page en entrant le nom de British Petroleum
(fig ure 3.17). C'est parti !!!
J
~
1
~
1
l
~j I
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J'
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~
8
Figure 3.17 Google - Création d'une alerte -Étape4
J75
E-réputation, votre guide!
1°) Vous tapez le mot-cl é ou l'expression dans la fenêtre prévue à cet effet,
à dro ite du pictog ramme Google alertes.
3°) Pour ce qui est de la fréq uence, un e fois par jour me semble suffisant.
4°) Enfin, concernant le volume, je vous conseill e de choisir tous les résul -
tats, l'autre possibilité étant de laisser Google détermin er ce que sont les
meille ures réponses.
5°) Enfin, il vous reste à donner une adresse pour recevoir votre livraison
quoti'di enn e.
Mais avant cela, Google va vérifier si la demand e est bien faite par un hu -
main et non un automate. Pour ce faire, vous recevrez un mail contenant
un lie n par leq uel vous activerez votre alerte. Sans cette « manip », pas de
courrier..
Derni ère remarque : dans la partie droite de la page où vous créez votre
alerte, vous pouvez voir ce qu'aurait été l'alerte du jour.
lmag1inez que vous soyez fan de musique cubaine et que vous souh ait iez
suivre l'actualité du groupe Buena Vista Social Club. Et bien, si vous ne
mettez pas cette expression entre guill emets, vous aurez des listes d'aler tes
phénoménales avec tout ce que Google trouvera comme pages contenant
le mot social, le mot club, etc.
Atten tion donc à la syntaxe de votre requ ête, sachant que vous devrez
quand même affiner votre recherche, les termes ut ili sés pouvant mener à
des résultats qui ne correspondent pas à ce qu e vous attendez.
Voil à, je vous laisse un peu de temps pour pratiquer et nous nous retrouvons
pour passer à la suite de notre QQOQCP. En travaillant le « qu oi » et le
« où », nous verrons au moins un aut re outil in téressant.
76 I
Se familia riser, pour commencer
Avant de poursuivre
Fouiller la mine Internet pour remonter le bon minerai (le « quoi »)avec une bonne
pelle donne vite le tourni s, tellement la matière se livre à nous.
Et puis, on découvre d'autres pelles. Les utiliser toutes n'est pas faire preuve d'infi-
délité, mais de souci d'adaptabilité. Me conce rnan~ il est fréquent que, ne trou-
vant pas ce que je cherche dés les premières pages de résultats via tel moteur,
je décide de passer à un autre. Ensuite, il faut ordonner nos trouvailles et, en la
matière, j'espère que l'incursion faite dans les cartes mentales de Tony Buzan
donr'léra des envies à nombre d'entre vous. C'est génial et efficace, pour peu que
l'on uti lise souvent cet outil.
Enfin, n'hésitez pas à catégoriser franchement ce que vous trouvez. Formali ser,
par exemple, une catégorie « actions collectives » ou « avis personnels » permet
de relativiser, ou, au contraire, de valoriser tel élément. On entreprend ainsi un
premier et utile travail de qualification.
Marc, concernan t RockSh ox, et n ou s avec BP, avon s fait le point sur la ma-
ti'ère disponible sur la Toil e et, ce faisant, avon s capté la ton ali té des propos
tenus, des contrib utions sur des sites collaboratifs, des courts messages
lan cés via Twitter, etc .
L.:important est d e mettre en relation ce qui est di t et écrit, avec ceu x qui en
sont les auteurs, san s oub li er les supports u tilisés . Il sera ainsi possible de
ti:rer quelqu es premières con clusion s en mettan t en relation l'image projetée
par les activistes du Net, la créd ibilité et l'audience des méd ias/su pports
u tilisés .
J77
E-réputation, votre guide!
Notons que la forme prise par les messages est très large avec l'ut ilisa-
tion d e vid éos, y compris des vidéos reprenant des reportages réalisés par
France Télévision. Ce dernier poin t n'est pas anod in, car il ajoute en effet de
la créd ibilité à ce qui est di ffusé par ailleurs.
Et les réseaux sociaux, dans tout cela?
Sur Twitter, c'est simple ... peut-être parce que RockShox a sa propre page.
Les tweets qu e l'on peut lire émanent en grande partie du même type de
publi c qu e ce qu e nous avons vu par ailleurs, avec dans une proport ion
moindre des professionnels revendeurs. Une nouvell e fois, l'image qui se
déga ge quand nous parcourons les tweets disponibles est globalement po-
sitive et dynamique.
Quantitativement parlant, plus de deux mill e six cents personnes sui vent
l'actu ali té de cette page en s'y étant abonnées.
Mais ce qui est peut-être le plu s important sur la« twittosphère » - à l'heure
où ce travail de recherche est réalisé - est aill eurs : un concours lancé
afin d e créer pour l'année à venir le nouveau logo de la marque. Nul dou te
que cette ouverture aux fans va faire parler d'elle dans le petit monde des
aficionados.
78 I
Se familia riser, pour commencer
Là encore, on ne parle pas sur cette page que d'arg ent, vente de matéri el ou
sportifs sponsorisés. On y parle également d'un e action « cari tative » dans
un domaine qui ne peut qu e toucher les passionn és de VTT.
A u gl obal, bien que les outils ut ili sés pour communiquer soient les mêmes
que ceux qu e nous pouvons utiliser tous les jours, l'examen du « qui » nous
permet de découvrir, de pénétrer un e communauté. Celle-ci, comme toute
commun auté, utilise des codes communs, un langage propre et souvent
techniqu e. Elle partage également - c'est évid ent - un certain nombre de
passions.
J79
E-réputation, votre guide!
Tout cela donne un mélange fort instable qui va s'exprimer de manière foi-
sonnante et souvent brutale et ceux qui vont s'y livrer diffèrent peu, sur le
fond, de ce que nous avons vu précédemment avec RockShox .
Le profil le plus présent sur le net est également celui d'une personne act~ve,
mais au li eu d'être un fana de sport, nous sommes face à un convaincu de
la nécessité de protéger l'environn ement.
Pour certains, je pense que nous pouvons méme parler de cause environ -
nementale, ce qui sous-entend un niveau de conviction certain . Sociologi -
quement, sans craindre de se tromper grand ement, nous pouvons avancer
que c e passionné peut être cadre, travaill er dans la communication , dans
l'enseignement ou - bien entendu - dans une structure en charge de la
défense de l'environnement.
Pour ce qui est du « où », largement défloré dans les lignes qui précèdent,
les personnes et structures actives sont présentes, tant pour créer qu e pour
801
Se familia riser, pour commencer
relayer des informations dans les mêmes lieux qu e ceux vus précédem-
ment, la dimension « vente» en moins :
... sites Intern et : sites associati fs, sites communautaires ;
... blogs : de professionnels et de particuliers (conseils d'entretien, etc.) ;
J 81
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E-réputation, votre guide!
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Dans la figure précédente (figure 3.18), sans avoir recherché cet effet, on
remarque que le spectre des possibilités se resserre, un peu sur le schéma
de l'entonnoir, une masse énorme d'informations, une typologie de contri-
buteurs moins vaste et - enfin - un e palette d'outils de diffusion restreinte .
Il nous suffira, lorsqu e nous passerons de cette étape de familiarisation à
celle de la mise en place d'un e surveillance réell e, d'utiliser les bons out ils.
Mais avant d'en venir là, il nous reste à finir d'égrener notre QQOQCP avec
le« quand », le« comment» et le« pourqu oi ».
Avant de poursuivre
Appropriez-vous la méthode du QQOQCP pour décortiquer un problème en le
prenant et reprenant sous toutes ses coutures. Regardez comme nous avons pro-
gressé!
Nous ne savons pas seulement ce qui «circule», mais qui l'écrit et où ..
Ainsi, savoir qu'un avis négatif est relayé par des passionnés bénéficiant d'une
image positive, via un site trés visité, est important. A contrario, comprendre que
cet avis négatif a été donné par un particulier sur un forum peu connu n'appell era
pas les mêmes réponses. Prenez BP et son logo pastiché. A mon avis, découvrir
qu'un concours mondial a été lancé via une ONG a dû interpeller plus d'un respon-
sable. La marque GAP, devant le tollé déclenché sur les réseaux sociaux par son
nouveau logo, l'a rapidement retiré en arguant du fait que c'était juste un essa i ..
82 I
Se familia riser, pour commencer
Je vous rappell e les qu estions mises face à ces locut ions ; questions tell es
que définies lorsque nous avions attaqu é cette étape destinée à nous fami-
lia riser :
Pour une entrepri se, comme pour un particulier, le« quand » de la question
« qu and est-ce que je produi s de la matière? », sous-entendu de la matière
susceptible d'aller enri chir le Web, est source de stupeur. En effet, c haque
fois que l'entreprise communique, invente, sign e des oontrats oonséquents,
ou reçoit une aid e, elle crée de la matière et des occasions de faire parler
d'ell e.
Q uant à la fréquence, sauf s'il y a un événement récurrent, elle semble être
li ée aux événements décri ts plus haut, hormis un cadavre caché da ns un
pl acard découvert par hasard ..
J83
E-réputation, votre guide !
+ Quand?
Pour traiter de ces questionn ements, revenons à l'entreprise de monsie ur
D u pon t et faison s défiler le film de la v isite de son entreprise.
Réponses aux questions Chaque question, et donc chaque réponse est une
sur un forum créé et admi- porte qui s'ouvre sur l'inconnu, parce que l'on ne
nistré par l'entreprise sait pas qui est là pour lire, réorienter, etc
Rédaction (pour
publication) d'essais Idem enquête de satisfaction.
techniques
84 I
Se familiariser, pour commencer
Service quallté
Participation à la rédaction
de publications diffusables Idem précédent.
sur la Toile
Direction
Voilà, si vous n'en étiez pas encore convaincu, la réponse à la question « Quand
est-ce que je produis de la matière mise en ligne sur Internet, et donc réutili -
sable à l'infini ? », la réponse aujourd'hui pourrait être : à chaque instant !
E lle le fait parfois par la force des choses et là, les conséquences peuvent
être toutes autres . C'est le cas de BP. C'est aussi le cas de toute entreprise
qui doit communiqu er parce que l'un de ses prod uits conn aît un gros défaut.
JSS
E-réputation, votre guide!
+ Comment?
Vous sourirez peut-être que l'on s'interrog e sur le fait de savoir comment des
données sont mises en lign e.
Hormis les pirates qui peuvent aller chaparder des donn ées sur tel ou tel
site sensible, logiquement les donn ées sont mises en lign e soit par celui qui
souhoaite faire connaître, par exemple, un événement, une réalité, un avis,
soit par un tiers.
Il est donc facile, dès lors, de prendre contact avec celui ou celle qui a mis
l'info en lign e et lui faire comprendre son erreur, le tort qu'il cause en ag is-
sant ain si, etc.
On emploie cette expression pour désign er des groupes de blogs gérés par
une seule personne (ou structure) et qui sont alimentés automatiquement
en contenu .
C'est assez simple à réali ser en jouant d'outils comme les agrégateurs de
flux. Récupérer automatiquement des contenus en ut ili sant des extensions
vous permet également d'éviter un filtrage trop strict des moteurs de re-
cherche. En effet, ces derni ers, lorsqu'ils identi fient des pages au contenu
identique, ne vont pas toutes les présenter. Ils en retirent certain es de la li,ste
qui nous est donnée à voir.
Vous imagin ez donc qu'il est dès lors difficile d'entrer en contact avec de tels
blogs alimentés automatiquement.
Il est clair qu e cette techniqu e n'est pas très bien vue des moteurs de re-
cherche et ce, pour au moins deux raisons :
,.. eue peut être utili sée de manière à optimiser le classement d'un site et le
faire monter ainsi dans les pages de réponses à nos requ êtes ;
,.. eue peut être utilisée pour des actions pas forcément bienveill antes des-
tinées à relayer des buzz négati fs ..
86 I
Se familia riser, pour commencer
+ Et le pourquoi, alors?
En résumé, on parle de mon entreprise, ou de moi, sur Intern et, parce que
je fournis des in formations me concern ant, des informations permettant à
d'aut res de valoriser leurs combats, leurs positionn ements ou de poursui vre
le ur réflexion sur un e thémati qu e qui leur est cher.
O n parl e également de mon entrepri se, de ses produits et services parce
que l'on en est content, ou insatisfait et que l'on souhaite le faire savoir.
Ensuite, il est important de le savoir, soit pour capitaliser sur un buzz positif,
soit pour combattre un buzz négatif, oe qui peut passer par des actio ns cor-
rectives dans son entreprise.
Nous venons de passer un moment à nous famili ari ser avec les di fférents
aspects, mais aussi acteurs et out ils de la a-réputation. Il est temps , main-
tenant, de passer à la suite pour voir comment mettre en place urne sur-
veillance prati qu e de sa réputation numérique .
Avant de poursuivre
Je pense qu'il n'est pas nécessaire de chercher à multiplier les arguments afin de
\A'.lus convaincre du bien fondé d'une veille en la matière.
Les ados d'hier, comme ceux d'aujourd'hui, seront les décideurs de de main. Il
suffit d'ajouter à ce constat le fait que de plus en plus d'entre nous IA'.lnt butiner sur
la Toile avant de passer à l'acte d'achat, pour se rendre compte :
- de l'importance que prennent les réseaux sociaux ;
- et de la nécessité de s'y connecter de manière appropriée pour tenter de salA'.lir
ce qui se « dit ».
Sauf à vouloir gâcher une énergie phénoménale, je le répète, i 1nous faut le faire
de manière appropriée. Il existe, pour ce faire, nombre d'outil s que nous allons
apprendre à connaître et à utiliser.
Mais avant cela, ne perdons pas de vue les résultats de notre QQOQCP. Si vous
l'avez réalisé pour IA'.ltre compte, gardez-le à proximité avant que nous nous atta-
quions à la sur veillance concrète et à ses outils.
J87
4
Comment surveiller
concrètement
cette e-réputation ?
Maintenant que nous nous sommes familiarisés avec cet autre mond e qu'est
l'arène Internet, cette scène qui n'oublie ri en, n'efface ri en, je vous invite
à all er plu s loin que des incursions en territoire ennemi ou, pour le moins
inconnu, et de mettre en place des outils de surveill ance, et même pllus que
cela : un e stratégie évolu tive de surveillance.
Ill s'agi t d'une surveillance active, d'une surveill ance qui doit avoir des liens,
et même des conséquences sur les actions de votre entreprise et ses pro-
dui ts, sur vos comportements.
raisons . La première est que le monde du logiciel libre boug e vite, encore
plus vite que celui du logiciel propriétaire. Certains produits sont rach etés.
D'aut res disparaissent, leurs concepteurs et contributeurs se tournant vers
de nouvell es solut ions.
Et pui s, second e raison , en fonction de nos sensibili tés, de nos expérienc es,
certains produits nous plairont plus qu e d'autres .
901
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
... Qualification des sources : Soit peu de choses circulent sur vous (ce qui
n'est ni une bonne ni une mauvaise chose) et alors vous pourrez s urveil -
ler le moindre bruit, soit il s'en dit un peu plus et vous devrez faire des
choix.
De plus, surveiller sa a-réputation n'est pas une fin en soi, cela doit per-
mettre d'alimenter les réflexions et prises de décisions. Pour cela, chaque
information qui sort sur la Toil e, si elle doit être lue et analysée, do it éga-
lement être relativisée en fonction de la crédibilité et de l'audi ence de la
source. En effet, si une critique doit être entendue et relayée, elle doit être
qualifiée de mani ère à lui donn er l'importance qui lui est due et pas plu s .
... Automatisation de la veill e : inutile de s'étendre sur cet aspect des c hoses.
Vous en être conscient, le Web est d'une ri chesse et créativ ité tell es qu'il
n'est pas soutenable de refaire tous les jours, ou toutes les semain es, les
mêmes recherches, les mêmes li stes. Pour cela, un brin d'automatisation
est nécessaire .
... Analyse des donn ées reçues : comme évoqué plus haut, la veille relative
à sa e-réputation n'est pas une fin en soi. Ell e doit permettre d'atteindre
des objectifs précis, afin que - à la différence de ce que l'on voit da ns les
pièces de théâtre, di tes« de boul evard » - le chef d'entrepri se ne soit pas
le dernier in formé. Pour cela, l'organisation de l'entreprise doit intégrer la
nécessité qu'à un moment où un autre, dans la cellul e de veille, ou ailleurs,
une analyse rationnell e soit faite. C'est cette analyse, et non une montagne
de données brutes, qui v iendra alimenter le dirig eant et son équipe pour
voir s'il est nécessaire de procéder à des adaptations (buzz négatif corres-
pondant à une réalité), ou confirmer le cap pri s (buzz positif) .
... Réévalu ation rég uli ère des besoins et des résultats : une entrepri se
change, son environnement également. Il importe donc de s'interroger
rég ulièrement pour savoir si les sources auscultées sont touj ours perti -
nentes, si les outils ut ili sés font encore preuve d'efficacité et si les ana-
lyses issues des in formations obtenues sont encore utilisées/ut ile s.
J 91
E-réputation, votre guide!
Passons donc à ce qui nous intéresse et qui va nous emmener de nou veau
à voguer sur la Toil e pour découvrir richesses et menaces du Web ..
Nous pourrons ainsi nous exercer sur la thémati qu e qui nous réunit ici.
Un premier travail est à faire sur la base du besoin formalisé par un mot-clé,
une p hrase ou un e expression . Avec ces di fférents éléments, nous action -
nons le (ou les) moteur(s) de recherche qu e nous connaissons, sachant qu e
leurs algorithmes de recherche diffèrent et peuvent donc, à la marge, don -
ner d es résultats di fférents.
92 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
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Figure4.1 Google alertes-Visualisation des premiers résultats
J93
E·réputation, votre guide!
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Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
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J95
E-réputation, votre guide!
Vous allez donc tester dans votre moteur de recherch e les requêtes sui -
vantes :
Vous obtiendrez des résultats somme toute assez satisfaisants même si,
encore une fois, il faut une bonne prati que de l'anglais (figure 4.3).
Si, comme moi, vous êtes de nature anxieuse et que vous souhaitez parfaire
vos rech erches, parce qu e vous avez peur de passer à côté de l'avis qui
peut tout mettre par terre, d'autres pistes peuvent être explorées.
96 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
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J97
E-réputation, votre guide!
Alert
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Figure 4-5 Giga Alert -Affichage des alertes créées et des paramètres
Nous reviendrons plus tard sur les deux recherches lancées, l'une comme
vous pouvez le constater étant qualifiée d'avancée, alors qu e l'autre est sim-
plement affectée du terme edit. Pour l'instant, remarqu ez les deux boutons
qui vous sont proposés dans la partie in féri eure de la fenêtre de définit ion
des recherch es. Le bouton Update vous permet de lancer un e alerte. Le
bouton Run Now est quant à lui ut ilisé pour un e recherche immédiate.
Dans l'exemple illustré par la figure 4.5, vous pouvez lire : no new results
were found at this lime. Cela s'explique par le fait que j'ai lancé plu sieurs
recherches en peu de temps et Giga Alert m'indique simplement qu e depuis
la précédente interrogation, il n'a pas trou vé de nouveaux résul tats. Pour
autant, je peux visualiser les résultats obtenus précédemment en cliquant
sur l'onglet« browse results » (figure 4.6). Sous le pictogramme Giga Al ert
en haut à droite de la page se trouvent plu sieurs commandes . Les deux
premières vous permettent des visualisations in téressantes .
.,.. la première (ici : Search Ali 1 2) est intéressante lorsque, comme c'est
le cas ici, vous lancez plusieurs recherches concomitantes . Ainsi, afin
de ne pas avoir chaque jour à faire défiler plusieurs pages de résultats,
vous pouvez afficher ceux correspondant à la recherche n• 1 (Brit ish
Petrol eum), ou ceux correspondant à la deuxième requ ête (pollution du
gol fe du Mexique).
.,.. la seconde (ici : Date 8/3 A li) vous permet soit de visualiser les résul tats
obtenus par la recherch e faite le 3 août, soit toutes les réponses.
98 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Results Summa ry
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"~""----#fi \<ri:n(4"1p?1~,s-i-~ ~o;
Vous arrivez alors sur le panneau de con figuration avancée de vos alertes
(figure 4.7).
J99
E-réputation, votre guide!
Alert
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·-·-.......
• 1i11- ......
-~
. ...r _
··-
Vous découvrez sur le côté gauche les commandes vous permettant de reve-
nir aux résul tats(« Browse Results »), à vos alertes(« Search Settings »), aux
in formations vous concernant (« User Settings »), et de faire évoluer votre
«abonn ement»(« Upgrad e ») mais passons au pavé central (figure 4.8).
-""' .........
·-- o---
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_....., o - .. -
.........., ......_____
1001
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
C'est intéressant pour éviter tout un tas d'informations parasites qui n'ap-
portent pas toujours de plus-value, mais à manier avec prudence pour ne
pas aboutir au résultat inverse .
... La commande« Site » permet de se focaliser sur un site précis. Elle nous
donn e égal ement les moyens, dans le cas d'un e société à sites multiples,
d'en écarter un.
... La commande« Site repeats »est assez intéressante. Il est possible que
plusieurs pages d'un méme site contiennent le mot-clé recherch é. Dans
ce cas, Giga A lert ne fera remonter qu'un e fois le site, au traver:S de la
première page détectée.
Si vous voul ez annuler ce filtrage, et donc voir toutes les pages, y compris
celles appartenant à un même site, cliqu ez sur« Show site repeats ».
Cela vous permet de tester. Et si cela n'est pas pertinent, mais au contraire
alourdit vos recherch es, vous pouvez toujours revenir en arrière et, dans
ce panneau de configuration, choisir« Hide site repeats ».
... Avec la commande« Safe search »,vous avez la capacité d'écarter des
sites de publi cité, des sites pour adultes, etc.
J 101
E-réputation, votre guide!
.,.. La command e« Page part » est à mon sens un e des plus intéressantes,
puisqu 'en ch oisissant entre trois options, vous pouvez effectuer votre
recherch e n'importe où dans les pages passées en revue par Gig a Al ert
(« anywhere in page »), la limiter aux titres(« in page tille »), ou en ex-
cluant ceux-ci (« in page body »). Enfin, vous pouvez recherch er les li ens
(donc les citations) basés sur votre recherche(« in links to page»).
.,.. La commande « Page parts », enfin, permet d'exclure certain s formats
de document.
Voil à ! J'espère qu e cette présentation de Giga Alert vous a ouvert de nou-
veau x horizons. C'est, à mon sens, un outil puissant et qui offre des per-
sonnalisations que n'ont pas (encore) à ce jour les moteurs de recherch e
évoq ués dans ces pages (qu e sont Google, Yahoo! et Exalead).
Si vous vous retournez, ou jetez simplement un coup d'œil par-dessus votre
épaUile, vous pourrez constater le chemin parcouru. En effet, en moin s de
dix pages, nous nous sommes familiarisés à des outils qui vont nous per-
mettre de surveiller Intern et et ain si constater l'enrichi ssement du web p ar
des données, des informations vous concern ant, ou votre entrepri se.
Pour éviter de laisser dans l'ombre qu elques recoins d'Intern et, il serait inté-
ressant de surveiller également des réseaux sociaux dits professionn els. Je
pense notamment à Linked ln et Viadeo. Des salariés de votre entrepri se y
sont certain ement présents. Par contre, je pense que, s'il s sont dotés dl'un
minimum de bon sens, ce n'est pas là qu'il s iront s'épancher concernant le ur
entrepri se. Rien ne vous empèche ensui te de pousser jusque sur des si:t es
comme 123people.
Et puis, si vous vous intéressez plus particulièrement aux avis des consom-
mate urs, nombre de sites aux audiences variées existent, se créent, dispa-
raissent. À vous de voir, de tester..
Si l'on se résume, nous savons maintenant créer des alertes, non seule-
ment avec des mots-cl efs, des phrases, en excluant des mots, des sites, ou
encore avec une syntaxe avancée.
Nous avons également découvert et manié des outils qui nous permettent
de pousser un peu plu s nos requêtes sur différents sites, type réseaux :so-
ciaux . Nous sommes donc à peu près parés pour une bonne surveillance
quoti'di enn e.
Généralement, arri vés là, notre joie est complète et l'impression du travail
bien fait n'est pas loin. Au minimum, nous avons les out ils à actionner tous
les jours, en plus des alertes qui vienn ent nous li vrer leur lot d'informations
à domicile.
1021
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Je vous propose de le faire, afin de voir dans les indications données juste
au-d essus de la prévisuali sation des résul tats, à l'instant où vous le faites
(mili eu de matinée), le nombre de messages postés (messages contenant
l'expression British Petroleum, et immédiatement recensés). Concernant
Twittter, la démarch e est la même.
J 103
E-réputation, votre guide!
Pour les autres, nous all ons revenir à une technologie déjà évoqu ée et utili -
ser u1n outil également exploré .
La technologie est cell e du flux RSS. Quant à l'out il, il s'agit de Netvibes. Il
vous permet d'obtenir en un seul écran différents flux .
Lorsque vous aurez obtenu les adresses de ces flux et les aurez dirigés vers
Netvibes, vous obtiendrez ceci (figure 4.9):
==:.e~:;':=~bsa...,a
. ~.Z..'-<;:::c::.=-=-~=~IOfQ)TT
•~~Je':-:.O°'::~~~===-~m
=-Otl "'!'
• RT~~°'*"l- ..Oil-'°'W•h- .._
~ .......... tlCIUricu51tMfl.~ -·· hllp;.//[Link]
______ _..
• ~ Tiii* [Link] . . . . Pdrdcww a
T <•>
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o.~ PÎl10!l9"I W'W«t JOA: "" . . . . . ""....., ri nt..., XIOJ
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104 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
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Figure 4.9 Netvibes - Résultat de l'agrégation des flux (suite et fin)
J 105
E-réputation, votre guide !
En résumé sous ce seul onglet de ma page Netvibes, j'ai regroupé les résul -
tats de recherche effectuées via :
.,.. Wikio ;
.,.. Twitter ;
.,.. Facebook ;
.,.. Topsy.
Pour en arriver là, les manières de faire vont vari er en fonction de l'exis-
tence, ou non, de flux RSS intégrés aux pages visitées et outils utilisés (fi-
gures 4.1 0 et 4.11).
Wlth rnult. ..
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EJ C . - Emlll Alel1 (~)
EEI Transi"' 10 Eng1111l
[!J] Ge! fS w!dœ! !gr Y!M b!oQ
Chez Twingly, qu'il s'agi sse de la recherche sur des blogs ou dans les
échang es de microblogging, le bouton est en haut de page, à droite (S ubs-
cri be Io RSS).
106 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
arzl mtte~IHOl'ITwlutt
mm ,,.,te •"IMI.,.
. . tubw:nbe ID llM-M ,.,wu,
Avec Topsy, l'emplacement est id entiqu e, en haut de page, partie droite. Par
contre, la dénomination du bouton a changé. On parle ici, tout simpl ement,
de flux RSS.
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De la libe<16 de BP <
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J 107
E-réputation, votre guide!
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Figure 4.11 Netvibes - Obtention d'un flux Giga Alert et intégration
Dans un premier temps, sur la page de Giga A lert, il vous faut revenir à la
liste d es alertes et cliqu er sur la commande « Feed Setting s » pour pouvoir
visualiser les adresses des flux.
ù Tnodd!cl<
_,2; Exact: pol!Ulloft do golfe du ,.,. .1quo C-l
Figure4 .11 Netvibes- Obtention d'un flux Giga Alert et in tégration (suite)
Dans notre exemple, nous avons deux alertes, donc deux flux. Il suffit de
sélectionn er puis de copier la première adresse pour aller ensui te la co ll er
dans Netvibes.
108 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Ouvrez Netvibes et cliqu ez sur la croix blanche sur fond vert accompagnée
du texte« Ajouter du contenu » (en haut à gauche de la page).
Ceci fait, vous ouvrez une fenêtre de saisie dans laquelle copier l'adresse. Puis
cliquez sur« FEED ». S'ouvre alors une fenêtre de validation« AJOUTER À MA
PAGE» Validez! C'est terminé.
Reste l'in tég ration de flux obtenus via Googl e Alertes. Cela peut sembler un
peu long , mais c'est relativement simple.
U ne fois sur la page Web destinée à cette création de compte, vous n'avez
plus qu'à suivre une procédure simple, comme c'est souvent le cas avec
Google.
J 109
E-réputation, votre guide!
-....
~·-·-
~~-----·-
! ::::':....~----.--·------ ___ .,,.__
La d>euxième ètap>e va consister à all er chercher les adresses des aler tes
déjà créées. Si ce n'est pas encore fait, je vous propose de créer une alerte
autour de British Petrol eum, poursuivre l'actuali té sur Googl e, évidemme nt :
.,.. si vous êtes encore dans la page de création d'alertes, cliquez sur le
bouton « connexion » en haut à droi te de la page. Vous passez à un e
nou velle page web dans laquell e vous devrez saisir votre adresse mail
et mot de passe pour, enfin, aboutir à la page de pilotage de vos aler tes
dans Google reader ;
.,.. soit vous êtes dans la page d'accuei l de Google et, comme nous l'avons
déjà fait plu s haut , nous choisissons, dans la barre de menu (en haut de
page) la commande « plus » qui affiche un menu déroulant dans lequel
est indiquée l'option « Reader ». Vous descendez jusqu'à ell e, ce qui
vous permet d'afficher la page d'ouverture de Googl e reader. Vous y sai -
sissez vos id entifiants pour aboutir à la fameuse fenêtre de pilotage de
vos alertes (figure 4.13).
1101
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Go igle elerl,!!
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--.....-
-- --a
.:::::::1 - - -
--- "' -
P our récupérer l'adresse de l'alerte, cli quez sur la rubrique Google reader de
cette alerte ; une aut re fenêtre s'ouvre automatiqu ement (figure 4.14). Dans
cette page, un e porte dérobée reste à ouvrir. Il vous faut aller la dénich er en
bas de page. Vous l'actionnerez en cli quant sur la command e « gérer mes
abonn ements».
Seul poin t noir à ma démonstration, mon impossibilité d'intégrer à Netvibes
un flux RSS concernant les seules actualités issues de Facebook .. Manque
de technicité ou impossibilité momentanée, j'avoue mon impuissance.
Co gkreeder
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a ,,.,,._1.t1...,,,..
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u...• ....... 1)
Accuei
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Googi. AleftiM • 15W:www:9009\[Link]
"britl•llpot--· (1)
-·
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.... -..[Link]
~Alltte9 · -- ... ( 1)
J 111
E-réputation, votre guide !
Ceci vous permet d'aboutir à une nouvelle page (figure 4.1 5) qui contien t ce
que vou s cherchez, à savoir les adresses des flu x RSS .
eo. s~ .J
Avec celui -ci, vous avez entre les mains un outil qui va vous suivre partout ,
dès lors que vous pouvez vous conn ecter. Il peut vite devenir un « com-
pagnon » fort u tile, souple et évolu tif, au sein duquel vous m ultiplierez les
onglets en fonction de vos besoins.
Avant de poursuivre
t.:autonomie est une ri chesse. La combiner avec une once de savoir donne tou-
jours des résultats intéressants ..
Ainsi, savoir à tout moment lancer une recherche avec différents niveaux d'outils
à sa disposition est précieux.
Pour ce qui vous concerne, si vous découvrez ici Wikio, vous en tirerez profit,
comme vous éprouverez un certain plaisir à pouvoir faire une recherche (avec
syntaxe) pour aller piocher dans Facebook et Twitter.
Parce que vous avez une idée ou un doute, vous avez maintenant la possibilité
d'activer diverses appli cations et, ainsi, enrichir vos veilles.
Ensuite, utilisez Giga A lert. Il faut l'apprivoiser, fouiller ses recoins. Faites-le [Link]-
ven t, il vous donnera presque tout ce que vous lui demanderez.
Enfin, si ce n'est déjà fait, lancez-vous à la conquête des flux RSS et de Netvibes !
Ainsi, comme moi peut-être, lorsque vous mettrez en route votre ordinateur, vous
ouvrirez en priorité votre agrégateur préféré.
Investissez du temps. Votre veille n'en sera qu'améliorée.
1121
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
En d'autres termes, chaqu e source repérée peut ne pas avoir la même inci-
dence, surtout dans le cas d'un buzz négatif ce qui, à la réflexion, est tout à
fait logique.
A ussi, dans la définition d'actions correctives, de contre-attaqu es ul té-
rieures, il s'ag ira de ne pas traiter de la même manière un e source crédible,
une source dotée d'une audience forte et une source peu crédible et/ou
ayant une audi ence plus que limitée.
Nous all ons maintenant travailler à quali fier nos sources d'in formations,
mais aussi les informations obtenues. Dans l'absolu, le travail à réali ser peut
se résumer par un tableau à double entrée dont les entrées sont ici relative-
ment schématisées.
Sources d'informations
Non Avec Sans
Crédibles
crédibles audience audience
Positives
Informations Neutres
Négatives
J 113
E-réputation, votre guide!
Si nous nous in téresserons ici aux moyens de quali fier l'audi ence et - plus
tard - la dimension positive/négative, nous ne traiterons pas ici de créd ibi-
lité. À mon sens, celle-ci est trop liée au métier qu e vous exercez et - peut-
être encore plu s - à la personn ali té de celui ou cell e qui est à la source de
l'information pour qu e nous puissions en débattre de manière générali ste.
Tout au plus, au détour d'un des outils à venir, pourrons-nous nous poser la
question de savoir si les éléments obtenus peuvent également intégrer un e
mesure de la créd ibili té.
+ L'audience, quésaco?
La définition la plus traditionnelle donnée de ce mot est l'attention, ou l'inté-
rêt ac cordé à quelqu'un. Plus orientée, l'audience est aussi définie comme
l'accueil favorable obtenu par quelqu'un. Pour ce qui nous intéresse ici et
qui se passe sur la Toile, l'audi ence d'un site correspondra, gl obalement, à
l'ensemble des personnes ayant vu/lu un article, ou une information, di ffusé
sur la Toile.
Plus un site (ou un blog) est visité, plu s un e page est lue, plus son audience
est g:rand e, c'est tout simple ! À cela ajoutons également tout ce qui relève
de l'abonnement (ou plus largement du li en permanent), du bookmarking
et de la syndication. La syndication et l'abonnement, nous en avons traité.
Quant au bookmarking, il se situe entre le marque-page et les techniques de
partage de li ens entre internautes.
Logiqu ement, donc, pour mesurer l'audi ence d'un e source, trois possibili:t és
s'offrent à nous : les notes qui lui sont attribuées, les volumes de visites et la
quantification des« abonnements ».
Je vous propose donc de continuer à me suivre dans une balade qui nous
réserve encore qu elques découvertes, pour certain s, ou peut-être des rap-
pels pour d'autres, l'important étant ainsi de mettre en perspective des outils
aux usages parfois mul tiples. Nous le verrons notamment avec - bien en-
tendu - le géant Googl e, au travers de l'une de ses acquisitions ..
114 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Et, bien entendu, plu s une page est bien classée plu s elle apparaît dans
le haut des résul tats que nous propose Google ... exception faite des liens
commerciaux.
Ce qui est valable pour Googl e, à savoir l'indexation des sites en fonction de
le urs relations avec d'autres sites ou pages se vérifie peu ou prou da ns les
aut res moteurs de recherche.
Ce nouvel indi cateur donne donc des« notes aux sites», c'est vrai, mais aux
sites qui conn aissent de forts volumes de fréq uentation . Cette note est un
savant mélange bâti à partir de deux calculs :
... le reach rank, qui correspond au total des visiteurs ayant« lu » la page
concernée par un million d'internautes. Concrètement, si le reach rank
d'un site est de dix mill e, cela signifie que, pour un million d'in tern autes,
di x mille ont visité ce site. Il ne reste plus qu'à multipli er ce chi ffre par le
nombre de millions d'internautes et vous obtenez le nombre de vis iteurs ;
... le nombre de pages vues par un même in tern aute sur le site web.
Voici donc deux appli cations permettant de noter des sites et pages web,
même si, dans l'absolu, une note ne signifie pas grand -chose. Par contre,
mettre en perspective les notes donn ées à plu sieurs sites comparab les de-
vient plu s intéressant.
C'est ce qu e j'ai fait, avec des journaux français, quotidi ens, hebdomadaires,
de la presse traditionnelle ou nés sur Internet, etc. Vous pouvez consulter et
comparer les résultats dans tableau 4.2.
J 115
E-réputation, votre guide!
:
Ranks: ~t 8110 (i) : 524 Le Monde
Pour affiner ces données, A [Link] présente sur son site des informations
complémentaires, et notamment un graphiqu e d'évolu tion dans le temps de
l'Alexa Rank.
116 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Avec Twitter, nous all ons reprendre un outil déjà familier, puisqu'il s'agit d'uti -
liser les fonctions de oomptage de Topsy (figure 4.16).
TOPSY
llul-11mt ruu 1s abou1 "brt
TOPSY ·bri
0 Lll<st Ruuks
Put 1 Ho<.r 0
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Pi>I 3 D•y
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l'lsl 1 Div
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Put lO O.y m:J
AJITI'"" IIl3 Ill
""]°"
fi'HI 7 O..,
m
M
Comme vous pouvez le oonstater, il est possible d'avoir une v ision synthé-
ti'que de l'activité sur Twitter concernant le mot-clé, ou le sujet qui nou s in té-
resse, ici British Petroleum. Dans ce cas, ne sont affichés qu e les derniers
tweets.
Si nous voulons all er plus avant et, par exemple, consulter les tweets des
sept derniers jours, il suffit de cliquer sur cette rubriqu e pour les afficher et
en prendre conn aissance.
J 117
E·réputation, votre guide!
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Figure 4.17 Topsy - Analyse des parutions de tweets dans le temps
__ .,_.
__ ........... .M_
ll::ll ..... - ....
..._.,........_~ ...........-
'°' ...' .... '...
~
Figure 4.17 Topsy - Analyse des parutions de tweets dans le temps
(suite et fin)
118 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Dans la partie supérieure droite de la page web de Topsy, sous trois boutons
de cou leur, figure un graphique. li suffit de cliqu er sur« from [Link].
corn » pour obtenir la courbe d'évolu tion des tweets consacrés à notre sujet.
Dans le cas présent, nous avons affaire à des volumes faibles et dont la
publication est assez erratiqu e. À surveill er donc .. En effet, le caractère ac -
cidenté de la courbe montre que l'actualité sur ce thème n'est pas endormie.
Enfin, testez Tweetstats pour tout savoir de l'activité d'un utilisateur Twitter.
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J 119
E-réputation, votre guide!
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tO.h.
1201
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
O utre les centres d'intérêts, les principaux sites similaires visités par nos
internautes sont également listés et classés. Pas mal, non ?
Il est vrai que conn aître le volume de visites d'une source à un instant 1
est une information in téressante. Connaître la note qui lui est décern ée par
Page Rank, ou A [Link], c'est bien. Mais est-ce suffisant?
Le quantitatif, sauf cas bien précis, n'est jamais un indicateur suffisan t. Pour
lui donner toute sa valeur, il importe de lui apporter des complémen ts que
l'on peut qualifier de quali tatif. Dans notre cas, cela signifie qu 'il est néces-
saire de trou ver d'autres moyens pour mesurer l'audience de nos sources.
En effet, partant du principe qu'un site est in téressant dès lors que ses ar-
ti'cles sont cités par d'aut res rédacteurs, il y a moyen de mesurer l'audi ence
avec une certain e précision .
Lorsq u'une personne li t une page web, il peut lui être proposé, soit dans le
corps du texte, soit en marge (note bas de page, rubrique« aller plu s loin »,
source, etc.), de compléter son information en se conn ectant à un aut re site,
pour y lire un article, un avis, etc.
On consid ère donc que plus un site reçoit de li ens entrants en provenance
d'aut res sites, plu s son audi ence (ou pourrait aussi parler ici d'autorité) est
importante.
Les moteurs de recherche, tout à fait conscients de cette réali té, ont ten-
dance à tenir compte de cet aspect des choses pour classer les pages web
qu'ils ind exent ... renforçan t par là même, encore plu s l'audi ence des di ts
sites.
Il est à noter que cette mécaniqu e n'a pas échappé aux vieux routiers et
aut res flibustiers de la Toil e. Aussi, au- delà du référencement naturel, nom-
breux sont les webmasters qui passent une partie certaine de leur temps
à repérer des sites dont l'activité (ou le profil des visiteurs) est pertinente
(proch e de la leur, ou complémentaire) pour tenter ensuite de constmire des
li ens croisés.
J 121
E-réputation, votre guide!
Dans notre rech erche de ni veaux d'audience et donc de décou verte des
liens entran ts, nous devrons donc, dans la mesure du possible, faire la dif-
féren ce entre des liens d'opportunité et des li ens exprimant des proxi mi-
tés intellectuell es, entre des liens conduisant à des boutiques en li gne et
d'aut res conduisant à des sites de médias, ou de communau tés actives, par
exemple.
Pour ceux qui décou vrent cette réalité, j'imagin e déjà les soupirs à pein e
retenu s et le sentiment de découragement devant cette nouvell e piste qui, à
n'en pas douter, va demand er du temps et de l'énergie ... Eh bien non ! Les
conc epteurs de logiciels, libres ou propriétaires, ne nous ont pas attendus
pour se pencher sur cette problématiqu e et créer di fférents outil s, propres à
nous aider dans cette recherch e.
Je vous propose de les décou vrir, comme à notre habitud e, de manière pro-
gressive. A insi, avant d'en arriver à des solutions automatisées, nous avons
pu mani er la prati que et comprendre comment fonctionnaient tel log iciel, tel
site, etc.
Nous all ons donc commencer par des moyens simples et qui peuvent être
utilisés pour des sites, blogs et pages à portée locale. Nous verrons dans un
second temps un outil adapté pour mesurer l'audience (via les li ens entrants)
de sites« connus »et nous terminerons avec deux alternatives.
Nous avons déjà eu l'occasion d'utiliser des commandes pour faciliter notre
travail, voire restreindre ou affiner nos recherches . Je vous propose dl'en
utiliser deux aut res, ici, pour nous familiariser un peu avec ces fameux
back/inks.
La première est la command e « link: ». Prenez le blog d'un ami et, dans la
fenêtre de recherch e Google, tapez« link:nomdublog .com ». En réponse
à votre requ ête vous verrez s'affich er une liste de résultats, chacun d'entre
eux correspond ant à une page renvoyant au blog de votre ami.
1221
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Si je vous ai incité à tester ces commandes avec le blog d'un ami, c'e st pour
une raison simple. En effet, avec ce type de commande, vous n'obtenez
qu'une liste de liens sans présentation synthétique ni autre mise en forme
que ce que l'on connaît avec les pages de résultats sous Goggle, Yahoo!,
Exalead ou encore Bing.A contrario du blog d'un ami, si vous faites une telle
recherch e sur« British Petrol eum »,vous risquez d'avoir pléthore de pages
dont vous ne pourrez faire grand -chose, sauf à parcourir les premières, cli -
quer sur quelques liens et vite abandonner. Tout au plus, saurez-vous com-
bien de liens ont été répertoriés...
J 123
E-réputation, votre guide!
Sans craindre de se tromper, on peut donc affirmer que le site du Monde est
une source d'une audience certaine ..
Mais laissons de côté cette con firmation pour aller un peu plus dans le dé-
tail. Rapid Site Check s'y prête de bonne grâce en nous permettant de li ster,
mais aussi de visualiser, les pages et sites d'où partent ces li ens. Ce faisan t,
nous allons obtenir des donn ées (figure 4.22), nous apportant des préci -
sions quant à la crédibili té de la source.
7 ~:f/fr.w~[Link]/Serboe
1
[8~/blogg.~[Link]\'V
ig-~:l/[Link]/WOfld,l2010/sep/07{1ndla·graln·f•nnl119·priœs-ri:;;;
IO ~[Link]/WOfld/2010/sep/07/germany-r..l·lransport --
11 ~:f/[Link]/WOfld/2010/aug/10/russla-drought
[iï~[Link]/WOfld/2010/jul/13/liberia·deforestation
[iJ~:f/[Link].0<g/b"°951abumuqawama/2010/01/here·lt·real-deal·holyfield-q ...
[H~[Link]/culllJre/2010/aug/10/louvre-saudl·arabia-exhibitio.-
.. -
On peut voir dans cet extrai t qu e dans les quinze premiers li ens entrant
sur les pages du site « [Link] », nous avons certes un blog qui parle
de Paris, mais surtout un lien vers l'encyclopédie libre Wikipédia (trai tan t a
priori de la Serbie), ainsi que plusieurs li ens avec le Guardian et ce, à propos
de différents sujets concernant des pays aussi différents que l'All emagn e,
l'Inde ou la Russie.
J'arrête là car, vous imaginez qu e sur trente-cinq mille li ens entran ts, nous
trouverions forcément d'autres preuves de l'audience, et même de l'autorité
et de. la crédibili té des pages web de ce site.
Passons à [Link], que nous avons déjà visité pour les questions de ran-
king. Nous y revenons parce qu'Alexa scrute également le Web pour dénom-
brer ces fameux backlinks . Le résultat, toujours pour le journal Le Monde, est
présenté dans un tableau de bord synthétique et élargi (figure 4.23).
124 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Quant aux résul tats détaill és, on y trouve la même di versité, mais aussi des
adresses toutes aussi prestigieuses (ou, pour le moins, oonnues) qu e ce
que nous avons vu avec Rapid Site Check.
Concernant ces outils de comptage des li ens entrants, il faut garder à l'esprit
que l'information fournie n'est qu'une indication complémentaire et ne pas
oubli er que nous sommes dans un e démarche de repérag e de sources qui
peuvent avoir une certaine audience, ri en de plus.
Lorsque l'un e d'entre elles est repérée, nous devrons l'in tég rer dans notre
panorama de veille, dans notre paysage .. à sa juste place.
En résumé, nous avons donc maintenant un certain nombre d'outils qui nous
permettent de mesurer l'audience d'un e source. Nous allons, de c e fait,
pouvoir éliminer (ou, pour le moins, ne pas prioriser) les moins pertinentes.
Nous saurons mieux celles qui sont à surveill er.
Mais encore un e fois, un besoin de regroupement, quand ce n'est pas de
simplification et d'automatisation, se fait sentir.
... pour d'autres, il faudra en passer par la création d'une alerte Goo gl e,
... etc.
J 125
E-réputation, votre guide!
Et tout cela nous est offert grâce à une extension (figure 4.25) à installer s ur
Firefox.
1q,
_.....
SEO Slatus PageRanlc/AlQa Toolbar
-·~
126 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Pour ceux que cela intéresse, l'adresse Intern et de cette extension (pour
Firefox) figure dans l'illu stration. D'autres existent. À titre d'anecdote, j'ai
même trouvé une application qui fourni ssait une di zaine de classements et
aut res notations par résul tat trouvé ! Cela donnait un air de sapin de Noël,
parcouru de guirlandes aux pages de résul tats indexés par Google ....
Avant de poursuivre
Cette phase est on ne peut plus importante. C'est ce qui qualifie notre démarche,
ce qui va donner toute sa pertinence à notre travail, en l'épurant un peu, peut- être.
En combinant ranking et backlinks vous aurez une image assez fidèle de telle ou
telle source. Ainsi, si demain vous devez réagir à un buzz négatif, vous aurez là
un outil vous permettant de préciser vos priorités d'actions.
Les sources que nous devons suivre n'ont plus de secret pour nous puisque
nous savons, bien entendu, les chercher et les qualifter. Nous avons aussi
fait l'apprentissage d'outils permettant d'automatiser telle ou tell e tâch e.
Il est possible d'aller plus loin et c'est ce que nous allons faire en découvrant
et utilisant des tableaux de bord paramétrables.
Le premier s'appell e A lerti. Cet outil, qui a été lancé en version bêta pri -
vée en juin 2010, permet de suivre ce qui se dit sur l'ensemble du Web
sur la base mots-clés. Pour ce faire, rien de plu s simple puisqu'il s'a git de
créer des alertes comme nous avons pu le faire ailleurs. Sur cette base,
A lerti passe en revue le Web en suivant nos consign es quant aux types de
sources à surveill er.
Ceci fait, nous paramétrons la fréquence à laqu ell e nous souhaitons rece-
voir ces in formations, par mail.
J 127
E-réputation, votre guide!
Ce dashboard a fait le choix d'in tég rer des sources déjà qualifiées et in -
dexées chaque jour. Il ne reste plus qu'à l'utilisateur à construire ses re-
quêtes. Comme Alerti, Sindup propose une version gratui te ainsi qu'un e
version payante.
Parmi les raisons qui m'ont fait retenir ces deux outi ls, quatre raisons mé-
ritent d'être citées :
1> même s'ils sont très différents, Alerti et Sindup ciblent les TPE et PME30,
ce qui sous-entend des coûts limités dans les versions payantes et un e
approche très conviviale ;
1> Sindup et Alerti sont des créations françaises, ce qui n'est pas né gli -
geable dans la compréhension fine de leur fonctionnement ;
1> les versions gratuites offrent déjà un bon niveau de service, présentant
des résul tats et analyses dign es de ce nom ;
1> dans les deux cas, les équipes sont facil es à joindre et je peux vous affir-
mer que, chez l'un comme l'autre, j'ai eu à échanger avec des personnes
non seulement passionnées, mais également disponibles et ouvertes.
Vous êtes maintenant inscri ts sur Alerti et nous allons créer un e alerte afin
de voir, sur un thème maintenant famili er, British Petroleum, ce que cette
appli cation peut nous apporter.
Pour commencer, les différents choix (figure 4.26) qui s'offrent à nous un e
fois « en place » sont au nombre de cinq (Alertes, Tâches, Contacts, Rap-
ports et Exports).
30 TPE : très petites entreprises ; PME : petites et moyennes entreprises. Le spectre couvert
va donc de zéro à cinq cents salariés.
31 [Link]
128 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
... « Tâches » nous permet d'associer des tâches à un (ou des) résultat(s)
obtenus grâce à un e alerte (cf. figure 4.31)
... « Exports », comme son nom l'indique, est la fonction dédi ée à l'exporta-
tion de tout ou partie d'un rapport.
1......... ..........,,.
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J 129
E-réputation, votre guide!
Dans la deuxi ème partie de la page (figure 4.28), nous all ons choisir un e
fréqu ence de livraison des résul tats et, beaucoup plus original, nous pour-
rons choisir ici d'afficher pour chaque résul tat obtenu, une tonalité (positif,
neutre, négati f). Je vous rassure, nous aurons la possibilité, lorsque l'alerte
aura scruté le Web et nous aura rendu sa copie, de modifier les tonali tés ..
Quant aux tâches, c'est ici que nous nous donnons la possibi lité, ou non, de
pouvoir assigner des tâches dans le cadre de cette alerte.
..
--
Figure 4.28 Alerti - Page de création et configuration (suite)
Avant d'aller plus loin, qu elques mots pour évoquer la possibili té d'une re-
cherche avancée (figure 4.29). Alerti propose en effet un onglet permettant
d'approfondir, voire de préciser les termes de sa recherch e. Les différents
items sont ceux qu e l'on trouve habituell ement, les plu s ut iles pouvant être
l'exclusion de mots-clés et de sites web.
Donc, si besoin est, au vu des résultats, nous pourrons ut iliser ces com-
mandes de recherch e avancée. Voyons maintenant les résultats (figure 4.30).
Ceux-ci sont classés par ordre chronologique, le plus récent en hau t de liste.
À ce propos, il faut avoir présent à l'esprit que lors de la mise en place d'un e
alerte, le nombre de résul tats trou vés peut être assez important. Le tra-
vail de quali fication, voire d'exclu sion de certains, ou d'approfondissement
d'autres, le sera également. Par contre, les alertes reçues ensuite par mail
1301
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
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J 131
E-réputation, votre guide!
La m ixité des types de sources est certaine. Cela nous prendra du temps
d'analyser tout cela !!! Mais c'est intéressant d'avoir ce ni veau de di versité .
.,.. les réactions générées : sous les deux premiers résultats, est affichée la
mention « afficher les x posts similaires». Cette fonction est intéressante
puisqu 'elle vous permet de plonger immédiatement au cœur du débat. .
.,.. ernfin, le smiley : Je vous avouerai que depui s qu e j'ai découvert Alerti, ce
smiley est devenu pour moi son symbole. C'était en effet la première fois
que je trouvais une volonté des concepteurs de solu tion e-répu tation de
commencer à qualifier les résultats trouvés.
Les sceptiqu es diront« oui, mais .. ». Il est vrai qu'un trai tement automatisé
peut se tromper. Par contre, derrière, c'est à vous de vérifier, de corrig er
s'il la faut, et ensuite, c'est gagné ! En effet, nous pouvons ensuite tri er nos
résult ats sur ce qui s'appelle ici la tonalité, pour travaill er en priorité sur les
uns, et garder les autres pour un e autre analyse, etc.
On p eut même all er plus loin. En effet, lorsque l'on passe avec le pointeur
de la souris au-dessus d'un résultat, on accède aux tâches, les fameuses
tâches à assigner à un résul tat (figure 4 .31).
TllQ Ton.irt6
On peut ain si supprimer un résultat qui n'aurait ri en à voir avec notre thé-
matique, on peut l'annoter ou le partager avec un contact et on peut le« ta-
guer », ce qui signi fie le rattacher à des mots-clés permettant des classe-
ments.
Exemple : vous faites un travail de veille pour un Conseil général et dans
vos résultats figurent de nombreux blogs. Sur certains, vous avez de vrais
avis (pour ou contre la politique menée, etc.). Et puis, vous avez des avis qui
ne sont qu e la reprise d'in formations institutionn ell es. Dans une analyse de
tonatité, il est clair qu e les informations issues du discours de la collectivité
sont à écarter puisqu'ils n'apportent rien d'origin al. Taguons-les, et ensui te,
par tri, ils pourront être écartés.
En c liquant sur la tonalité, on peut corrig er le travail fait par l'algorit hme
d'Alerti. Mais en plu s, le clic sur le smiley ouvre un e nouvelle possibili té
(figure 4.32).
132 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
a.-toonou•-- e
Figure 4.32 Alerti - Modification de la tonalité
et qualification supplémentaire
En effet, outre le fait, donc, de corriger la tonalité, nous pouvons aussi pré-
ciser (et donc permettre d'autres Iris et/ou analyses) si le résultat esl une
question ou un e suggestion .
U ne question peut amener à se connecter au forum source pour apporter
une réponse si, bien entendu, cela semble pertinent.
Voilà, le travail de mise en place de la première aler te est termin é. li peut être
un peu long, mais c'est normal. Il faut d'un e pari s'approprier l'outil, même
s'il est simple et relativement convivial et, d'autre pari, faire quelqu es allers
et retours pour arriver au résultat souhaité. Reste à visualiser les choses
avec la fonction « rapports », sachant qu'un pré-rapport nous est proposé
(figure 4 .33) avec qu elques exemples de graphiques et présentation .
Comme vous le voyez dans la figure 4.33, trois types de graph es sont pré-
sentés . Le premier (courbe) nous donn e la répartition des mentions par
date, le second détaill e la répartition par source el le troisième par nature
de tonali té.
Peut-être parce que je suis curieux, j'aimerais bien savoir oommenl les men -
ti'ons (classées par tonalité) onl évolu é au fil de la période choisi e. A lerti
a déjà prévu cette possibili té puisqu'il me donne la possibili té de créer un
nouveau graphe, oomme on peut le voir dans la partie in féri eure dro ite de
la figure.
Je saisis l'occasion et me lance dans la création d'un nouveau graph e pour
pouvoir présenter l'évolut ion des tonalités. Pour ce faire, j e dois passer par
une fenêtre qui m'aide à décor tiquer mon besoin et à le transformer en para-
mètres de construction d'un graph e (figure 4.34).
J 133
E·réputation, votre guide!
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134 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
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Figure 4-34 Alerti - Page de configuration des graphes
Expli cations : mon objectif est de créer un graphe avec trois courbes, toutes
trnis liées à l'alerte Brit ish Petroleum, l'une me permettant de sui vre les avis
de tonalité positive, la deuxième pour les tonali tés négatives et la troisième
pour les tonali tés neutres.
... « toutes les sources » dans le menu dérou lant des sources ;
... enfin, à l'aid e d'une palette, je détermin e la coul eur de la courbe à créer.
J 135
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136 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
C 'est tellement mieux , surtout si l'on doit sensibiliser ses équipes, un res-
ponsable commercial, un chef d'ateli er, par exemple, de joindre à ses listes
des éléments v isuels de ce type. C'est pour cela qu'Alerti a créé la rubrique
« Expor ts ».
Nota : le contenu de ces graphes n'est bien entendu pas défini tivement figé,
puisqu'au fil du temps et des besoins, il suffit de les mettre à j our.
Pour conclure sur A ler ti, je pense que nous avons là un bon outil, qu'il soit à
desti nation du webmestre (ou de community manager !!!) d'une petite entre-
pri se, ou du dirigeant d'une PME. De plus, c'est un dashboard récent qui
devrait nous surprendre dans les années qui vienn ent. À suiv re ..
De plus, même si ce n'est pas ce que nous venons chercher, ce n'est pas
forcément un e mauvaise chose . En effet, qu and on ouvre un outil desti né,
entre autres suj ets à un e veille économiqu e, on peut estimer in téressant
d'avoir un condensé de l'in formation du jour. Découvrons donc cette page :
Donc, dans cette page de garde, le menu qui nous in téresse est à gauche
et, à droite, ces fameuses news, ici coupées, sans respect aucun ..
32 [Link]
J 137
E-réputation, votre guide!
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138 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
... «Thèmes» : c'est là que Sindup montre ses muscles. Ce second module
regrou pe en effet un e masse impressionnante de sources classées de
manière... thémati qu e .
... «Dossiers de veille» : on y trouve les veill es que je crée. Ce sont des dos-
siers tout bêtes, pouvant regrouper des sous-dossiers, qu e je vais ensuite
alimenter manuellement (par glissé/déposé) ou automatiquement.
... « Mes sources » : je peux choisir d'individualiser des sources particu -
li ères pour y venir de manière plus simple, plu s régulièrement donc.
... « Fil tres de recherche » : attention, c'est là que se passent les choses
sérieuses. En effet, sont regroupés ici les filtres que j'ai, ou vais créer,
selon une procédure que nous verrons plu s loin. Et c'est à partir des
résul tats obtenus via ces filtres que je vais alimenter (manuellement ou
automatiquement) mes dossi ers de veill e .
... « Surveiller un site » : au même titre que je peux indi vidualiser des
sources auxquell es j'accorde un trai tement particulier, je peux en faire
autant avec un site précis.
... «Ajouter un oontact » : oomme avec Alerti, nous créons ici des oontacts avec
lesquels nous partagerons ensuite bonnes nouvelles ou buzz négatifs ..
Nous pouvons maintenant créer une recherch e. Comme vous l'avez retenu,
les résultats de nos recherches - qui passent par des filtres - von t aller
nourrir des dossiers de veille. Commençons donc par créer un tel dossi er.
Pour ce faire, il suffit de cliquer sur le bouton orange situé en hau t à gauche
de la page. Cela fait apparaître une boîte de dialogue (figure 4.37) contenant
plusi eurs options.
[Link].U 1 de [Link]
Qa.ez111ttDOc:[Link]'«*'ed'IOlloour~"""---
....
~uw' 1.111« wune
•fl1P!lt3.1.
~"""--"
J 139
E-réputation, votre guide!
Nous avons notre dossi er, nous pouvons donc lancer les limiers de Sindup
sur la trace de .. « British Petroleum », bien entendu. Pour ce faire, nous
allons taper notre expression dans la barre de recherche (figure 4.38), rien
_.._
de pl'.us simple ..
sindup
Figure 4.38 Sindup -Barre de recherche
Sindup vous livre très rapidement ses résul tats (figure 4.39), sa précieuse
matière première.
En fonction de l'actuali té, la partie centrale de l'écran va se remplir sur plu -
sieurs pages, mais Sindup n'a pas fait qu'aller chercher les résul tats, il les a
classés par types de provenance si je puis dire.
.,.. «Avis », quand il cible les sites spécialisés dans les échanges d'avis de
oonsommateurs.
1401
Comment surveiller concrètement cette e-réputation !
f f
J 1
l 141
E-réputation, votre guide!
Comme avec Alerti, nous allons pouvoir quali fier (figure 4.40) les résul tats
obtenus et même agir sur eux (figure 4.41).
Pour les qualifier, nous avons deux rubriques, la première nous permettant
de donn er la tonalité que nous voulons et la seconde permettant de classer
(cela renvoie aux notions d'audience et de crédibi lité des sources) en don -
nant une note à la source. On imagin e bien que par la suite, cela va nous
aider dans nos analyses ..
.,.. le. supprimer par exemple, parce qu'il n'a aucun rapport avec notre veillle ;
142 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Avec Sindup, dès lors que l'on lance une recherch e, sur le côté droit de
l'écran apparaît un nou vel ensemble (figure 4.42). C'est la création d'un filtre.
En premier lieu, ce filtre naissan t donne la possibilité de modifier la requête
puis d'affiner (en ajoutant des mots-cl és) ou restreindre la recherch e en ex-
cluant des mots-clés. Au niveau suivant, Sindup vous informe des langues
pratiquées dans les résultats. Par défaut , il filtre sur le français, mais vous
pouvez modi fier ce choix. Viennent ensuite les types de sources où vous
pouvez opérer un e sélection (non définiti ve).
-p-·
Exp<..- rocller<h..
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AjoiJter / ret..ru du terme!
Lang-
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J 143
E-réputation, votre guide!
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Vient enfin la présentation des principales sources à l'origine des résul tats
obtenus. En cas de grand nombre de sources, ne sont affichées que les prin -
cipales, les autres pouvant être visualisées en cliquant sur l'ong let« Plus de
sources ». L'id ée est ici de vous permettre d'accéder à chacune des sources
au cas où , par exemple, vous souhaiteriez découvrir plus précisément le
méd iia concerné . Reste à créer le li en et à l'enregistrer. Pour ce faire, il suffit
d'activer le bouton« Enregistrer »; ceci fait, une boîte de dialogue s'affich e
pour que vous puissiez nommer ce filtre.
Si vo us êtes attentif, une fois valid é ce nom, un filtre apparaît dans le module
« Fil tres de recherches ». Le tour est joué ! Un filtre permanent est créé !
En fonction de vos besoins, vous pouvez bien entendu en créer d'autres
pour alimenter votre veill e, et donc votre dossier de veille. Cette alimentation
pourra se faire manuellement, je l'ai déjà di t plus haut. Mais elle peut égale-
ment se faire automatiquement, en utilisan t le bouton « propriétés » qui se
trouve à droi te, au- dessus de l'icône de votre premier résul tat.
144 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Dernier détail pour ce qui est de la création d'un filtre : le contenu du pan -
neau de con figuration (figures X et Y) va vari er en fonction de l'ong let retenu
dans la palette précédant le premier résultat (cf. figure 4.39).
Nous avons créé les filtres nécessaires pour obtenir la matière qui va nourrir
notre veille, nous avons qualifié cette matière et avons« logé » le résul tat
de ces di fférents travaux dans un dossi er de veille. Nous all ons maintenant
pouvoir créer, à partir de ce dossi er, un rapport . Pour ce faire, nous allons
qui tter la page sur laquelle nous sommes, page a priori toute entière consa-
crée aux filtres, et choisir, dans les modules situés à gauche, le dossi er de
veill e qu e nous souhaitons illustrer via un rapport.
À[Link]
En cliqu ant sur le nom de ce dossier, nous faisons apparaître sur le côté
droit de la page de nouveaux outils (figure 4.44) que nous ne détaill erons
pas tous.
J 145
E-réputation, votre guide!
Mais nous n'en avons pas terminé pour autant. En effet, Sindup nous fourni t
plus une trame qu 'un rapport . Cela signi fie que, pour chaque type de ré-
sultat (actuali tés, forums, réseaux sociaux, avis et documents), nous all ons
obtenir des graph es qu e nous aurons à commenter, l'outi l se prêtant en toute
simpli cité à cet exercice.
Pour les besoins de cette présentation, est affichée ici la première page du
rapport, cell e qui correspond aux informations fournies pour un e vue di te
géné ral e.
Nous sommes donc maintenant dans le seul ong let que nous n'avions pas
encore passé en revue ; onglet intégré à la barre de choix située sous le
nom du dossier de veille.
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Figure 4.45 Sindup -Pré-rapport automatique (première page)
146 I
Comment surveiller concrètement cette e-réputation ~
Cet onglet« rapport» est constitué d'un certain nombre de pages, chacune
renvoyant à un type de source via des ong lets@ qu e l'on voit énumérés et
surlignés (figure 4.45).
... Les rapports qu e vous produisez via vos filtres puis dossi ers de veille
n'évoluent pas en fonction de vos ajouts et modi fications. La production
de rapport est faite à heure fixe, ce qui peut surprendre, mais pour l'ins-
tant, c'est comme cela !
... À l'heure où je vous écris, le réseau Face book n'est pas scruté, mais mon
contact dans la société m'a affirmé que les programmes nécessaires
étaient en cours d'élaboration .
Voilà pour ces deux outils de synthèse qu e, par facilité de langage, je nomme
tableaux de bord ou dashboard. Je ne m'avancerai pas sur les tarifs prati -
qués car, là aussi, nous sommes face à une matière évolu tive.
Le seu l conseil à vous donner, si vous êtes intéressé par de tels outil s, c'est
de demander des tests afin de voir ce qui correspond à vos besoins, au
temps et au budget qu e vous voulez/pouvez consacrer à ce type d 'outi ls
«avancés».
Avant de poursuivre
Ces deux outils présentent un intérêt important, dans le sens où ils font pour nous
tout un travail préalable de recherche de sources, et de regroupement d'informa-
tions. t.:un comme l'autre offre un niveau gratuit dont il ne faut pas hésiter à se
servir. Ils vous permettront de bien appréhender les logiques de ces deu x dash-
boards avant de peut-être sauter le pas.
J 147
E-réputation, votre guide !
J'imagine que dans les mois qui viennent d'autres outils de ce type vont sor ti r.
Ceux-ci (français encore une fois) auront le mérite de l 'expérience et garderont de
ce fait, trés certainement, une longueur d'avance, ce qui est appréciable dans de
tels domaines.
Enfin, s'ils conser vent la qualité d'accueil client dont ils ont fait montre avec moi,
ils ont de grandes chances de rester bien placés sur ce marché ... jusqu'à ce qu'ils
se fassent remarquer et racheter par tel ou tel géant.
148 I
Partie 3
Défendre sa e-réputation
t..:e-réputation d'un e entrepri se fait par tie d'un ensemble plus vaste qu e l'on
pourrait tout simplement appeler réputation. li faut en être tout à fait oonscient
car cette inclu sion de la dimension nu mérique dans un ensemble plus vaste
signi fie que nous devons lui prêter autant d'attention qu'aux aut res éléments
constitutifs de cette image ... de marque.
A u même titre que monsieur Dupont va por ter une attention importante à :
rn devra porter attention à ce qui se di t de son entreprise, sur ses prod uits et
les spor tifs qu'il sponsorise. Il devra le faire au travers des revues spéciali -
sées, dans les mani festations et salons auxqu els il par ticipe, comme il devra
s'imposer de le faire en scrutant le vaste mond e d'Internet.
A in si, à qu oi bon dépenser des sommes conséqu entes dans un site In tern et,
dans la conception et di ffusion d'une plaquette publicitaire, ou encore en
sponsoring si se développent li brement des buzz négatifs sur la Toile ?
Mais, si surveiller est la base de tout, il ne faut pas, bien évid emment, s'en
satisfaire! Il faut, en cas de besoin, réagi r posément et intelligemment.
P lus notre veill e sera préci se, plus il sera aisé de définir les bonnes (ré)ac·
ti'ons. Cell es-ci seront d'autant plus simples à mettre en œuvre, qu'elles auront
été imaginées en amont et leurs suppor ts de propagation mis en place.
E-réputation, votre guide!
Dans cette troisième partie, nous all ons nous placer dans l'hypothèse dl'un
buzz négatif repéré, et analysé. Nous passerons en revue, et expliciterons,
les di fférentes briqu es d'une stratég ie de réaction, à construire, en répon-
dant à plusieurs questions :
.,.. Est si c'était vrai ?
152 I
5
Et si c'était vrai...
Sauf réali té avérée, désastre faisan t la une des journau x ou action mal-
veillante de concurrents, il est fort possible qu'un buzz sur Intern et mette à
jour une problématiqu e ignorée, minimisée, par l'entreprise et ses dirig eants.
Dès lors qu e notre veille révèle des indices concordants, répétitifs, la seu le
chose à faire est de laisser ses certitudes au vestiaire et de chercher à
comprendre.
C'est possible avec les outils et techniqu es passés en revue dans la partie
précédente. S'ils fonctionnent et sont interrogés de manière permanente
(automatisation, agrégateurs, alertes, etc.). le temps gagné pourra être mis
à profit dans l'analyse de la problématiqu e. Il est vital de ne pas avoir à
courir dans tous les sens pour all er chercher de l'in formation et du qualitatif.
Le temps ainsi économisé en amont sera ut ile pour éviter les réactions trop
souvent inut iles mais qui peuvent avoir des conséquences malheureuses :
... la perte d'un temps précieux, mais gâché en initiati ves sans résultats
positifs ;
Patience, donc .. et maîtrise des réactions. En effet, agir pour agir ne sert
à rien .
E-réputation, votre guide!
La première action à mener, à mon sens, est - au travers des out ils dont on
dispose - de se consti tuer un verbatim de ce qui ressort et, face à chaqu e
affirmation, in scrire le ou les profils correspond ants ain si qu e le type de
support de diffusion, chacun devant se voir adjoindre un indi ce représentant
son audience, sa crédibili té, par exemple. Les priorités seront plus aisées à
définir. Cela vous rappelle des souvenirs récents, non ?
Avant d'all er plu s loin, puisque nous n'avons pas encore beaucoup trava ill é
sur les sites d'avis de consommateurs, je souhaite vous présenter un nou -
veau venu. Il s'agit d'[Link]. Au moment où j'écris ces lignes, ce site
dont l'objectif, affich é, est de permettre aux internautes de donn er leur avis,
mais aussi de venir s'in former avant achat, est trop récent pour que fon
puisse mesurer sa pui ssance. Par contre, au vu des moyens de commu-
nication déployés pour le lancer, il m'a interpell é. Reste à savoir s'il pourra
s'inscrire durablement dans notre paysage numérique ..
Avant même son démarrag e, ceux qui sont à son origine (M iwim) avaient
retenu mon attention par une infographie qui circule sur la Toil e (figure 3..1).
L'enc haînement log ique qui nous est présenté est révélateur de la réalité qu e
nous ne devons pas oublier et qui se développe sur Intern et :
1>- de plus en plus d'internau tes donnent leur avis sur ce qu'il s achètent ;
1>- malheureusement, l'acheteur mécontent est beaucoup plus disert qu e
celui qui est heureux de son achat puisqu'il en parle à quatre fois plu s de
« contacts ».
1>- les internautes sont de plu s en plu s nombreux à lire les avis d'autres
consommateurs avant d'acheter. Log iqu e, plu s le volume d'avis est im-
portant et plu s on peut en tirer un e synthèse fiable .. qui peut booster un
achat..
Revenons, après cet interlu de, au résul tat de la première lecture faite du ver-
batim : Les crit iqu es émises sont réalistes et proviennent plutôt de «vrais »
consommateurs/clients/utilisateurs que de concurrents. À ce stade de la
prise de consci ence, je reviens sur un conseil donn é plus haut : évitez de
voir dans « l'aut re » une personne subjecti ve, qui n'aurait« rien compris »,
avec laq uelle« il n'est pas possible de discuter », par exemple. Ce mode de
réaction ne vise qu'un objectif, in consciemment bien entendu, dévaloriser
celui qui critique pour en faire autant de son avis.
Dans toute crit iqu e, il y a touj ours qu elque chose à entendre, quelque chose
que nous pouvons reprendre à notre compte et qui va nous aider à perfec-
tionner nos produi ts, améliorer notre écou te client, nos prestations et qu e
sais-je encore..
154 I
Et si c'était vrai ...
(t)
t! L!lllTDllAUT!I
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éj j (j L
= 'I
Y~"'t!:
..._ cr - o--
__,
O· ..... .:._z_
Soyons donc ouverts pour nous imprégner des avis et critiques qu e nous
avons sous les yeux. Il se peut en effet que, par la force de l'habi tud e, par
fatigu e, par défaut d'organisation, il y ait effectivement des dysfonctionn e-
ments dont nous n'avons pas eu conscience auparavant :
... la personn e qui gère l'accueil client n'est pas à la hau teur ;
... dans mon équipe, l'un des serveurs a un e hygi ène laissant à dés[rer ;
... mon nouveau fournisseur est moins cher, mais à l'évidence la matière
première fourni e n'est pas de première qualité ;
... mes tari fs n'intég rent pas certains points, ce qui surenchérit le prix de
vente final, par rapport au prix affiché ;
... les délais et résultats du SAV gagn erai ent à être améliorés ;
... etc.
J 155
E-réputation, votre guide!
Voici quelques exemples parfois triviaux, je vous l'accorde, mais qui ne man-
quero nt pas d'éveill er chez certains d'entre vous des souvenirs de situations
vécues en tant que client.
Mais qu e faire ensuite ? En effet, le travail sur la e-réputation ne va pas tout
régle r..
Aussi, et bien que ce livre ne soit pas dédi é au management ou la qua-
lité da ns l'entreprise, il m'a semblé important de consacrer quelqu es pag:es,
sans plus, aux actions correctives à mettre en œuvre dans la «vrai e vie ».
Il ne s'agit pas de s'end ormir sur ses lauriers, mais de prendre un peu de
recull. Commencez par mettre par écrit vos pensées et questions. Pour ce
faire, rappelez-vous l'outil que mani ait Marc, le stag iaire dans la premiè re
partie : la carte heuristique. Faites l'effort de cartographier ce qui vous vient
à l'esprit. L:avantage de cette mani ère de faire est que cela stimule votre
créativité. Passez à autre chose puis revenez à cet exerci ce ... En ag issant
de la sorte, vous faites des allers-retours avec la réali té, prenez de la dis-
tance et canali sez vos pensées et interrogations.
Après le déjeuner, ou le lend emain matin, pénétrez dans votre entreprise
avec un regard neuf. Mobili sez votre attention pour vous concentrer sur ce
que vous ne regard ez plu s.
156 I
Et si c'était v rai ...
Approchez-vous de vos serveurs pour les saluer et discu ter quelqu es ins-
tants avec eux. Interrog ez un des salariés du service après-vente sur les
retours, écoutez votre hôtesse d'accueil avec attention.
Dépouillez vos tarifs.
Appelez un ami, client chez vous et prenez le temps de discuter, de l'in ter-
rog er..
Décentrez votre regard, vos interrogations .
Avant de poursuivre
Il s'agit là d'actions faciles à mettre en œuvre et pouvant déboucher sur des com-
mencements de réponses en lien avec les interrogations nées du buzz négatif
repéré. Je pense donc qu'il ne faut pas hésiter à vous en inspirer...
Dans chacun de ces domaines, vous trou verez une armée de consultants
prêts à travailler pour vous, mais à mon sens, en agissant ainsi, on n'évite
pas un doubl e problème :
""' Intern et, ses us et coutumes, son pouvoir de dissémination d'une infor-
mation, ne font pas partie de la culture professionnelle d'un grand nombre
d'auditeurs ;
""' la plupart des solutions proposées visent un objectif précis, un résul tat
disons statique pour être un peu caricatural.
J 157
E-réputation, votre guide !
C'est gênant qu and on sait que les entreprises « travaill ent dans un envi-
ronnement en continu el changement et que les audits intern es doivent le ur
permettre d'être les garants d'une parfaite adaptation au mili eu33 ».
La personne à laqu ell e j 'emprunte ces propos est un consultant qua lité
spéciali sé dans la mise en œ uvre de systèmes de management réactifs
et ori entés cli ents. Ses travaux définissent la voie à suiv re pour la mise en
place d'un système d'audit interne « renouvelé » puisqu e selon lui « les
managers ne sont pas capables de faire preuve de di scernement optimum
dans la conduite de leurs affaires. Ils nagent en permanence dans leur bocal
et ne. voient plus toutes les occurrences de contre-per formance parce qu'il s
ont le nez dessus. »
Avant de continuer
Mettre en place des outils pour surveiller sa a-réputation est une manière de don-
ner une nouvelle dimension à l'écoute-client Comme toute écoute-client, celle
que nous mettons en œuvre via Internet a de grandes chances de déboucher un
jour ou l'autre sur la nécessité d'actions correctives.
Ne pensez pas que vous avez ouvert la boite de Pandore mais, plutôt que vous
vous êtes donné une chance supplémentaire d'améliorer la quali té de vos produits
et ser vices.
Pour franchir ce nouveau seuil, un travail d'introspection est à mener au sein de
votr e entreprise, travail d'introspection auquel il importe de donner tout l'espace
qui lui est nécessaire, pour ensuite déboucher sur des aciions correciives conve -
nablement dimensionnées. Et là, pensez « QSEDD ».
158 I
Et si c'était v rai ...
Mais là encore, pas d'actions brutales, pas d'actions qui ne s'in tègrent pas
dans une stratég ie d'ensemble..
Les outils de communication sur Internet mis en place (site, blog , newsletter)
seront utiles pour commencer à installer des contre-feux.
Exemples :
""' des plats de la carte de votre restaurant, ou vos tari fs, sont critiqués :
Enfin, si la critique vient d'une seule source, il est possible d'imaginer prendre
un contact direct. Je me souviens d'un chef d'entreprise dont l'activi té était
su ivie de longue date par un public de« vieux fidèles ».
Lors d'un changement de stratégie, l'un de ces« grognards » se mit à di ffu-
ser sur son blog des messages forts négatifs. À l'évidence, il ne comprenait
ni n'acceptait le changement de cap.
J 159
E-réputation, votre guide!
,.. que cela ne modifiait en ri en les valeurs qui gouvernaient son action.
Ayant à faire à une personne relativement ouverte, elle put s'expliquer et,
dans les semaines qui suivirent, la tonali té du blog évolu a vers des prises de
positions moins négati ves concernant cette entreprise.
Je pourrais vous citer d'autres exemples, tous renvoyant à des cas de fi-
gures précis, à des situations, à des personnalités spéci fiques. Vous l'aurez
compris, hors la réflexion permettant la mise en œuvre d'une stratégie glo-
bale, le reste est souvent affaire de caractère et de sensibili té ..
Ceci étant, reste les fausses ru meurs qui peuvent venir salir votre réputatio n.
Comme toute rumeur, celle qui naît sur Intern et et se propage sur cette toil e
virtue lle est difficile à combattre.
Par contre avant d'en venir à cette dimension offensive, terminons-en avec
la défense en prenant un peu de temps pour comprendre ce qu e nous pro-
pose la loi.
1601
6
Quels recours,
amiables ou judiciaires ?
D'emblée, nous nous plaçons ici dans un e situation où l'on estime faire l'ob-
jet d'un e pratique pouvant être jug ée au minimum comme déloyale.
Même si je suis qu elque peu pessimiste quant à la portée « uni verselle »
d'un e décision de ju stice dans ce monde foisonnant et en perpétuel renou-
vellement, il n'en demeure pas moins qu e toute action oonstituant un e infrac-
ti'on peut être poursuivie pour obtenir réparation - c'est une chose - mais
pour la faire cesser, c'est enoore mieux .
Le droit étant lui aussi une matière vivante, ne serait-ce que par les déci -
sions de justice régulièrement rendu es et venant créer le droit au travers
de la juri sprud ence, je vous propose de faire le point grâce à un exposé
pratique reposant sur trois axes :
Contrairement, donc, à ce qu e l'on peut entendre rég uli èrement, il n'y a pas
de vi de juridique concern ant nos actes sur Intern et. Ce n'est donc pas la
nouvell e frontière au- delà de laquelle la loi du plu s fort régnerait partout et
sur tout.
Notre droit est ainsi fait que ce qui est protégé dans la « vraie vie » l'est
également sur la Toil e.
34 Modifié par Ordonnance n' 2000-916 d u 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF
22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002.
162 I
Quels recours, amiables ou judiciaires~
J 163
E-réputation, votre guide !
A insï, un plaign ant peut poursuivre une personne, morale ou physique, pour
injure, diffamation, ou dénigrement durant trois mois. Ce délai passé, il y a
prescription . La date à partir de laqu elle court ce délai est la date de publi ca-
tion et non la date à laqu ell e le plaign ant a connaissance du fait.
Nous sommes là face à un délai très court qui ne rend que plu s évid ent la
nécessité de mettre en place un e veille« permanente », s'appuyant sur des
outils efficaces.
Avant de poursuivre
S'il est possible de recourir à la loi pour « protéger » sa réputation sur Internet, le
niveau de protection offert reste faible. Le délai de recours, qui est de trois mo is à
compter de la publication des informations sur Internet, est trés court et nécessite
donc une veille permanente.
164 I
Quels recours, amiables ou judiciaires~
... de faux avis, orientés, pouvant être exprimés sur la plupart des sites de
presse ou blogs ;
... enfin, des pétitions et des appels à boycotter telle marque ou produi t.
Dans ces cas de figure, la responsabili té pourra être recherchée aussi bien
auprès de l'hébergeur qu 'auprès du rédacteur de tel ou tel message. Mais
attention, pour qu'une responsabilité soit engagée, il faut qu'il y ait urne pra-
ti'que condamnable au sens de la loi. Par exemple, dans le cas du dénigre-
ment, il faut apporter la preuve du caractère mensong er, excessif ou dispro-
portionné.
Avant de poursuivre
La question de la responsabilité sur Internet n'est en rien différente de ce que l'on
connaît par aill eurs, le contraire serait« anormal ».
Et là, plus encore qu'ailleurs, pour être dédommagé, il faut apporter la preuve du
dommage réellement et concrétement subi.
Sinon..
J 165
E-réputation, votre guide!
1> demander un droit de réponse. Il est prévu par la LCEN, dans l'arti cl e
6 IV qui l'accorde «à toute personne nommée ou désignée dans un ser-
vice de communication au public en ligne », précisant qu e :
~ il n'a pas à être justi fié et reste gratuit ;
~ il ne dépend pas de la publication de propos portant atteinte à son
honneur. Malheureusement, les forums non administrés sont exclus
du champ d'appli cation de ce droi t de réponse.
166 I
Quels recours, amiables ou judiciaires~
J 167
7
Et sur Internet, que faire ?
rn est v rai que l'on souritfacilement des tours joués à BP par ceux qui se sont
lancés dans le pastiche de son logo. On rit aussi de Nestlé après le s uccès
de la fausse publicité de Greenpeace. Mais il n'en serait pas de même, si
c'était notre réputation personnell e qui était salie sur Internet, si c'éta it notre
entreprise qui était mise en danger par une communication agressive ..
Je ne sais pas si les réactions les plu s vives vinrent de ces parents ou des
grand es sœurs et grands frères des bambins, quoi qu'il en soit, en qu elques
jours, la montée en puissance de messages de colère, comme l'ouverture
de pages Facebook, ont contraint Powéo à retirer cette publi cité.
Est-ce que l'entreprise en a souffert à l'époque, di fficile à dire et à mesurer,
car e lle a fait parler d'ell e, mais quoi qu'il en soit, le danger fut suffisant pour
que l 'entreprise réagisse vite.
Voici donc une manière de réagir : retirer d'Intern et ce que nous y avons
placé et qui provoque l'ire des in ternautes. Ce n'est pas la seule manière
de faire, loin s'en faut et nous le verrons plu s loin. Mais juste avant cela,
une remarqu e : si Powéo, en 2007, a fait retirer des écrans cette publi cité
« dou teuse », quelques années plus tard, c'est devenu un exemple encore
souvent cité et ceux qui en parlent, peuvent à l'appui de leurs dires donner
une adresse pour la visionner sur Youîube•0 .. dans la vrai e vie, c'est qu e
l'on appell e un e« casserole ».
En d 'autres termes, même s'il y a des moyens juridiqu es ou amiables, des
moyens techniques ou des contacts entre personnes qui peuvent faire dis-
paraître un contenu choquant ou préjudiciable, cette disparit ion n'est jamais
totale. La Toile garde en mémoire même ce que nous tentons d'effacer.
Je vous propose de passer sur les atermoiements de BP dans les premi ers
temps qui suivirent la catastrophe. Il y aurait certainement beaucoup à écrire
sur cet aspect de l'affaire, mais ce n'est pas l'objet ici.
Ce qui me semble intéressant c'est de décrire la stratégie du groupe pétro-
lier sur Internet, stratégie que l'on peut scinder en trois segments :
.,.. affronter réell ement le problème sur ses supports Internet ;
1701
Et sur Internet, que fai re~
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J 171
E-réputation, votre guide!
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Louisiana Gulf Response
Researcher studying
sealife in deep waters of
Gulf of Mexico
Dt MiWtC Blt!'it!O cl Loultïlnl Slillt Univtti ty
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[Link] on seailfe ln be œep wa~ ~the Gui 01
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172 I
Et sur Internet, que fai re~
Dans les mois qui suivirent la marée noire, la recherch e sur des expressions
comme oil spill ou oil spill in Gulf of Mexico sur Google, par exemple, pro-
posait en hau t de page, dans les li ens sponsorisés (figure 7.3), un lien direct
avec le site de BP, le tout avec un message disant en substance : «Si vous
souhaitez en savoir plus sur les actions de BP. »
oil splll
.&act.1 )11Jl10,0CO'"""'•(O ''""'°"""'
~
• .., 1!P c <nlOllSpUl'li Io
OH Splll rn 1ht Gu•
w""" Ll'YlnLll Conti 8P OU C•
Une telle stratégie peut porter ses frui ts puisque nombre d'internautes ne
font pas précisément la di fférence entre ce que nous pouvons trouver au
gré des pages de résultats et ces fameux liens sponsorisés, mais dont les
caractéristiques apparentes changent peu, si ce n'est d'apparaître sur un
bandeau de cou leur..
J 173
E-réputation, votre guide!
L'image du groupe BP doit à tout prix être restaurée et, pour cela, les équipes
de BP vont construire une communication faite d'images, de vidéos, mais
aussi de textes simples qui seront di ffusés partout où l'internaute peut al Ier.
Il utilise Twitter ? BP aura sa page (figure 7.4). Elle regroupe plus de ving t-
cinq mille abonnés et recense encore auj ourd'hui des tweets qui, même
s'ils ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait le penser, renvoient à des
images et sites qui ne peuvent qu e rassurer le curieux .
bp Official BP
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On arrive ainsi sur une page qui s'intitul e Restoring the economy (figure 7.5).
Les tweets émanent de personnes qui ne sont pas salariés de la compagni e,
des personn es qui apportent un point de vue différent, un point de vue cré-
dible . On y trou ve vraisemblablement un journaliste puisqu'un tweet renvoie
à un journal (figure 7.6). C'est le Chronotype Rice Lake Online qui nous
parle du retour des plongeons, oiseaux aquatiques qui se nourrissent de
leur pêche (poisson, batraciens, etc.) ce qui, d'après l'article, démontrerai t
l'absence d'effets du pétrole du Golfe .. En fin, pour nous convaincre de l'ab-
sence de nocivité pour l'homme, nombre de tweets nous renvoient vers un
site lo uisianais présentant des produits de la mer appétissants (figure 7.7).
174 I
Et sur Internet, que fai re~
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J 175
E-réputation, votre guide !
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1>- C'est une page qui est lu e fort souvent puisque plu s de quatre-vingts
mille personn es disent l'aimer et donc l'ont glissée dans leurs favoris
pour suivre l'actuali té.
1>- On trouve sur cette page un symbole puisque figure le logo de l'orga-
ni:sme américain pour les jeux paralympiques.
1>- En fin, le dernier message posté est accompag né d'une image que nous
avons déjà vue par aill eurs (cf. figure 7.7).
176 I
Et sur Internet, que fai re~
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J 177
E-réputation, votre guide!
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[Link] de photoa do BP Amort..
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Figure 7.10 BP - Page Flickr {© BP p.1.c.)
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Figure 7.11 BP -Interviews dans la section Restoring the economy
{© BP p.1.c.)
178 I
Et sur Internet, que fai re ~
S ur Youî ube, il est v rai que la débauche de moyens est impressionn ante.
A in si, vous pouvez avoir accès à des séries d'in ter views classées selon
trnis thématiqu es (figure 7.11) parmi lesquelles Restoring the Environment,
Restoring the Economy, comme par hasard ..
rn ne s'agi t pas bien entendu, d'une erreur, voire d'une facilité de webmestre.
Non, c'est ce qu e l'on appell e par ailleurs« enfoncer le clou ». Le message
est mar telé de mani ère à convain cre ou, pour le moins, laisser des traces
dans les mémoires ..
Pour conclure avec BP, et sans prendre parti, j'ai envie de dire que si, dans
les premiers jours, une par tie de leur communication nous a perm is de
contempler un cer tain nombr e de ratages, la stratégie globale qui fut ensuite
mise en place a été très professionn ell e.
Facile me direz-vous, quand on a de l'argent. Détrompez-vous, nombre de
grands groupes, ces dernières ann ées, ont complètement raté de tell es
campagnes destinées à stopper l'effritement de leur réputation Internet.
Avant de poursuivre
Je sais ce que \A'.lus avez en tête depuis plusieurs pages : « Ce que fait BP, je
n'aurai jamais, ni temps, ni les moyens humains - et encore moins financiers - de
le faire. »
C'est clair et ce n'est pas ce que je vous propose ..
Par contre:
.,.. prévoir dans la nouvelle page d'accueil de son site, un peu de place pour, le
cas échéant :
,. penser un cadre dans lequel les lweels du diri geant (plus globalement de
la personne autori sée) s'affichent (ce qui demande un peu de programmation
et surtout d'alA'.lir été prévu).
J 179
E-réputation, votre guide !
Il est certain qu'il ne faut pas forcément être Bergman ou Spielberg pour faire
connaître ses vidéos, mais il ne faut pas, à l'inverse, mettre en ligne ce qui pourra
être moqué par de nombreux internautes.
Et puis, \A'.lus le verrez plus loin, il y a des exemples tout autres de buzzpositi f dont
on peut s'inspirer.
À côté de ces buzz mondi aux, nos entreprises peuvent donc débusquer des
buzz « locaux ». Face à cela, des solu tions peuvent être mises en œuvre.
Même si des PME n'auront jamais à faire face à des problèmes tels qu e
ceux qu e connaît British Petroleum, certaines d'entre ell es sont l'objet de
comportements commerciaux déloyaux.
Il y aurait donc une solut ion magiqu e pour faire di sparaître ce qui ne semble
pas opportun. Disparues les photos où nous ne sommes pas à notre avan-
tage, effacées les déclarations faites il y a long temps, aux oubli ettes la vidéo
qui montre les défauts d'un prod uit ou sa moindre résistance au choc ..
Que n'y a- t-on pensé plus tôt et pourqu oi attendre la quasi-fin de ce livre
pour nous l'ann oncer ? Il n'y a que dans les films et les romans que des
petits génies trouvent le moyen de recenser tout ce matériau pour, en un e
flambée digi tale, le transformer en fumée. Alors à quoi correspondent ces
annonces et qu'est-ce qui se cache, en termes de services, derrière ce
terme de nettoyeur (ou nettoyage) sur le Web?
Pour aller plu s loin, je me suis orienté vers un e assurance << connu e 11, La
compagnie en question, Swisslife, fait en tout cas parler d'elle sur les radlios
avec une nouvelle prestation (figure 7.1 2). Site épuré, présentation synthé-
tiqu e, tout donne une impression d'être hors du temps, si ce n'est le tarif
affiché qui ferait presque promotion du jour.
1801
Et sur Internet, que fai re~
~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . llOJf'
- ·
OlâlilW•---.~ow.n,.,...,,..
_19 ..... Cl .. CIM ............
-
. .~ .... puMudM
Q IA~~•MY•~.,....,...ltl..-.vowc:~,., ...
Mais ne soyons pas de mauvaise foi, il est toujours préférable d'avoir, d'en-
trée de jeu, un e indication tarifaire. Cela évite les déceptions tardi ves , après
avoir rêvé devant des prestations de qualité.
J 181
E-réputation, votre guide!
.,.. suppression d'insultes et menaces pour une personn ali té des médias ;
.,.. intervention afin de faire supprimer des articles de presse relatant une
ancienne condamnation d'un dirig eant. »
Fin allement, il ne semble pas y avoir de miracle : le seul nettoyage qui pui sse
être fait est le ménage déjà évoqué plu s hau t, celui qui peut valablement
être dirigé vers des contenus diffamatoires, calomni eux, menaçant et/ou
in sultant. Petite nouveauté, quand même, l'id ée de travailler à faire dispa-
raître des in formations relatant« d'anciennes condamnations ».
182 I
Et sur Internet, que fai re~
A lors que faire? Comment écoper quand on n'a pas la puissance de British
Petroleum, ni le temps et les moyens de faire appel à une armée d'avocats
ou de technici ens de type Reputation Squad ?
S'il s'agit de répondre dans une certain e urgence, sans donc avoir le temps
de bâtir une stratégie global e ciblant chaque source et chaque type d e mes-
sage, il faut all er au contact, sur les di fférents supports utilisés par ceux qui
diffusent des avis négati fs.
C 'est là qu e vos travaux sur l'e-réputation vous seront util es. En effet, hormis
le fait de vous alerter, ces outils vous apportent égal ement d'autres in forma-
ti'ons à mettre en lumière et vous aidant à répondre à ces questions :
... qu els sont les types de supports di ffusant ces avis négati fs (forums,
blogs, etc.)?
... sur quoi portent exactement les critiques (spécifications techniques d'un
produit, stratégie de l'entreprise, etc.)
Pour ce faire, vous avez tout in térêt à faire travailler ensemble des représen-
tants des différents services concernés . Il n'y a ri en de pire dans ce genre
de situation que de faire travaill er chacun dans son coin , pour ensuite passer
l'ensemble des contributions et réponses (y compris techniques) à un ser-
v ice, communication ou webmestre, qui aura la responsabili té de mettre en
forme tous les arguments qui lui sont fournis.
J 183
E-réputation, votre guide!
Les messages conçus, testés et vali dés, les supports et cibles identi fiés, il
vous reste à établir un planning de diffusion et mettre en place un e cell'.ul e
de veill e. Ce peut être votre cellul e de crise en reprécisant les missions et
périmêtres de chacun, ainsi qu'en désignant le chef d'orchestre .
Parmi ces spécificités, il ne faut pas oublier qu'Internet vous met en rapport
avec des populations que vous n'avez pas l'habi tud e de pratiquer. Certaines
seront constituées de clients et d'autres non. Il faut donc, côté marketing,
cerner au mieux ces nouveaux groupes pour comprendre leurs motivations
et en déduire ce qui peut les faire «bouger» ..
Avant de poursuivre
Au risque d'insister, le nettoyage du Web reste une illusion, dans sa version« facile ».
Vous pouvez, je peux, nous pouvons, engager des actions pour faire disparaître
tell e ou telle mention, photo ou description, mais il faut pour cela passer par des
spécialistes, si tant est - bien entendu - que vous soyez en mesure de prouver
son caractère injurieux, déloyal, etc., et la perte que cela vous occasionne.
Et puis, n'oubliez pas que le Web est un univers plein de recoins. Ceux-ci ne sont
pas forcément pleins de trésors, même s'ils peuvent conserver pour longtemps
des souvenirs et, parmi eux, ceux que vous voulez voir disparaître..
. .. sans que rien, ni personne, ne vous permette d'y accéder.
184 I
Et sur Internet, que fai re~
Lorsq ue des spécialistes d'e-réputation parlent de« lu ttes» contre des buzz
négatifs, il y a toujours un moment où il s font un constat que je résumerai
ain si :
+ Hypothèses de travail
... Un nouveau site Intern et, plus ouvert et dynamiqu e, a été mis en place. Il
est géré par un webmestre.
... Ce dernier a mis en place différents out ils de veille de manière à surveil -
ler l'e-réputation de la société.
J 185
E-réputation, votre guide!
+ Un nouveau projet
Instruit de l'expérience malheureuse de son confrère, monsieur Dupont
décid e de s'atteler à un nou veau projet visan t à mettre en place les outils
pertirnents pour, si une tell e mésaventure devait lui arriver, pouvoir réagir
rapidement en «mobilisant largement ».
Avec des outi ls de veill e bien rôdés, il est assez simple, moyennant un travail
régullier de savoir qui di t quoi, et où, concernant la société Dupon t. C'est un
premier constat. En effet, sur cette base, il est possible de définir un certain
nombre de cibles.
186 I
Et sur Internet, que fai re~
Par contre, cela n'est pas suffisant. En effet, des blogueurs in fluents, voire
des sites associatifs actifs peuvent se trou ver hors du périmètre régulière-
ment retracé et intégrant ceux qui s'expriment sur les produits de la société
D upont.
En cas de problème, ou de volonté de développer d'autres produits, il est
important de scruter le Web pour savoir :
... Quels sont les produits concernés et les acteurs des marchés concer-
nés?
... Quels sont les profils des in ternautes actifs dans ces écosystèmes et qui
sont un jour susceptibles de parler de nous ?
... Où s'expriment-ils ?
Ceci étant fait, notre webmestre va très certain ement automatiser un certain
nombre de tâches de manière à pouvoir répondre aux questions préalables.
Sans véri tablement rentrer dans les détails de son travail (je vous laisse
imaginer ce que vous feriez à sa place), je vais retenir l'utilisation de trois
outils simples de programmation et d'utilisation.
J 187
E-réputation, votre guide!
Alerti : trois alertes sont créées afin de pouvoir suivre visu ell ement l'ac-
tuali té du VTT, le marché de l'accessoire et un prescripteur important. Les
graplh es qu'il crée lui permettent très rapidement de voir si l'actualité s'affole
pour les« sujets » suivis, comme l'évolution des tonali tés pour chacun d'eux.
Toute forte évolut ion d'une courbe l'alertera, tout en lui fournissant la matière
première à analyser.
Giga Alert : pour deux recherches, les résultats étant trop nombreux pour
des questions d'homonymie, Giga Alert fut appelé à la rescousse puisqu'il
possède une fonction permettant de gérer les problèmes de« casse ».
Quelques alertes supplémentaires ont permis de compléter l'attirail néces-
saire à la définition des cibles. En complément, pour prioriser les résul tats et
étabtir des choix dans les cibles à suivre, les outils de ranking déjà utilisés et
les b.a cklinks ne furent pas oubliés. Les cibles (au sens de rédacteurs d'avis,
d'articles et autres messages connus), leurs habitudes et outils de communi -
cation repérés, l'étape suivante a permis de définir la palette d'outi ls à utiliser
pour communiquer valablement.
Enfin, l'existence de ces pages permet aussi de jeter des ponts vers des
page s collectives se créant à l'occasion d'un buzz quelconque, dès lors qu'il
est pertinent.
188 I
Et sur Internet, que fai re~
Créé sous le nom de la société, celle-ci n'ayant pas décliné ses produits
avec des marques di fférenciées, le compte Twitter permettra à celui qui le
gère (directeur commercial) de pouvoir envoyer des messages réguli ers, de-
puis des événements sportifs, l'id ée étant de réunir progressivement autour
du compte un nombre important de followers, fans de VTI, du team soutenu
ou du sportif sponsorisé, et/ou connaissant ou utilisan t des produits Dupont.
J 189
E-réputation, votre guide!
La PME de monsieur Dupont est d'une taille suffisante pour pouvoir suppor-
ter un tel effort. C'est un aspect des choses à ne pas négli ger, la capacité
à absorber ce surcoût de travail sur le long terme. En effet, le travail sup-
plémentaire que va demander le développement - puis l'alimentation et la
coordination - de ces outils n'est pas insigni fiant.
Un travail de quanti fication des temps, par service, a donc été réali sé de
manière à ce que les décisions à prendre puissent l'être - également - en
fonction de cette information.
1901
Et sur Internet, que fai re ~
... L.:une comme l'autre ne sont pas des finalités en soi. Elles sont à consi-
dérer comme des démarches de progrès au service de la stratég ie de
l'entreprise ;
... L.:une comme l'autre sont des occasions rêvées pour permettre à chacun,
au sein de l'entrepri se, de s'exprimer, de parti ci per, en faisant fi des cloi-
sonn ements habituels, ce qui est a priori générateur de motivatiorn.
... En second lieu, l'id ée est de ne pas hésiter à apporter des réponses ou
des éléments d'information aux personnes pouvant, un jour, expri mer
des avis négatifs sur la société Dupont. Une tell e initiative peut présenter
di fférents risqu es. C'est pour cette raison qu 'elle est formali sée e n tant
qu e proposition plein e et entière . Ain si, si elle est retenue, ell e nécessi-
tera la mise en place d'un nouveau groupe de travail.
Il a été constaté qu'il est préférable d'aller à la rencontre des clients mécon-
tents, plutôt que de les laisser sans réponse. On est là dans la situation où
il s vont s'expri mer sur des foru ms aut res que celui mis en place sur le site
de l'entreprise.
J 191
E-réputation, votre guide!
.,.. ... mais regardez sur de longues péri odes, c'est qu and même une majo-
rité de clients satisfaits qui s'exprime..
+ Phase 5 : impliquer
L'idée ici, proposée par le groupe de travail, consiste à impliquer le person-
nel d'ans cette nouvelle stratégie de l'entrepri se :
.,.. ern avertissant bien sûr qui de droit de remontées négatives ;,
.,.. ern proposant de rédiger des messages, de mettre en commun des pho-
tos et reportages vid éos, d'alimenter le site et le blog (proposition de
circuits de sortie VTT, de haltes sympas, de bons plans, etc.).
Si cette implication est bien engagée, les salariés (par aill eurs impliqués
dans la politi que qualité ...) n'hésiteront pas à faire corps avec leur entreprise
le jour où celle-ci fera l'objet d'un buzz négatif.
192 I
Et sur Internet, que fai re ~
Toutes les actions de communi cation eng agées par l'entreprise, tous les
supports techniques publicitaires et/ou commerciaux doivent être prévus de
manière à faire converger le plus possibles d'internautes et donc d'avis vers
les out ils et modes opératoires proposés, ceux-ci devant également être
maill és.
t..:achat de mots-clés auprès de différents moteurs de recherche doit égale-
ment être envisagé et chi ffré.
Voilà, ici s'arrête les propositions du groupe de travail mis en place part
monsieur Dupont. Il est évid ent qu e d'autres id ées et propositions pou rraient
venir enri chir ce travail.
Reste qu e nous avons sous les yeux un e véritable stratégie que chacun
pourrait reprendre et adapter, en fonction de ses besoin s et moyens.
J 193
Conclusion
Mais nous n'avons pas fait cela au hasard, pour le simple plaisir de découvri r
de nouvelles contrées, pour notre seul e culture générale ou pour pouvoir
épater nos coll èg ues ou amis. Non, nous l'avons fait parce que nous avions
entendu parl er de cette fameuse a-réputation et que nous vouli ons en savoir
plus.
... Sui s-je concerné ?
... Mon entreprise, peut-elle pâtir de cette réputation qui se crée « ail -
leurs »?
Ces di fférentes qu estions ont été évoq uées tout au long des pages que vous
venez de parcourir. Je ne vais donc pas y revenir.
Travailler sa e-réputation, c'est des outils qu'il vous faut comprendre pour
en mesurer avantages et les limites, même si vous demandez à d'autres
(dans vos services ou ailleurs) de les mettre en œuvre. Sans ces out ils, vous
passerez votre temps à butiner à droite, à gauche. Vous trouverez deux ou
trois donn ées intéressantes, mais vous passerez très certainement à côté
de l'essentiel. Encore faut-il savoir ce que l'on cherche. Donc ..
196 I
Conclusion
extérieur, celui d'un confrère, d'un ami, ou plus globalement d'une personne
extérieure peut nous être utile. Regardez autour de vous. Parmi vos amis
et relations professionnelles, ou extra-professionnelles, il y a certain ement
quelqu'un qui peut vous aider à prendre du recul.
Ce peut être utile pour juger ce que vous avez extrait du Web, mais aussi
des out ils disponibles. N'hésitez pas, donc, à échang er régu lièremernt avec
d'autres sur l'ensemble de ces thématiques. Nous sommes en effet toujours
plus efficaces à plu sieurs.
Consultez des blogs sur la thématique et, si je puis vous être ut ile, n'hésitez
pas à vous rendre sur mon blog•• et à m'in terroger.
Mais avant de s'engager dans ces différents travaux, bien avant de recher-
cher un appui extérieur, dîtes-vous que travailler à sa e-réputation ne se
limitera à pas à observer les choses et qu'à un moment ou un autre, vous
sauterez le pas pour passer du constat à l'action.
À ce stade, vous n'agirez plus seul. Impli quez donc le plus en amont possible
votre encadrement et sensibi lisez l'ensemble de votre personnel à ce sujet.
rn est évid ent que toute action de progrès, ou même simplement action cor-
rective, née de constat fait via votre e-réputation, va bouleverser bien des
réalités et équilibres.
44 [Link] com/
J 197
E-réputation, votre guide!
Pour utili ser une formul e consacrée dans certain s types d'échange, je reste
à votre écoute et pour ce faire, je vous invite à passer par mon blog45 • N'hési-
tez pas, les out ils qui existent auj ourd'hui et qui nous semblent les plus per-
formants seront sans nul doute dépassés demain, ce qui ne peut qu'impac-
ter notre manière de travailler. Je ferai vivre cela dans mes pages et, b ien
entendu, je relaierai ce dont vous pourrez m'informer, de manière à ce qu e
nous en profitions tous.
45 [Link]
198 I
Table des figures
Figure 3.9 BP - Page Facebook particulière titrant BP doit être punie ..•.. 69
Figure 4.5 Giga Alert -Affichage des alertes créées et des paramètres .98
Figure 4.9 Netvibes - Résultat de l'agrégation des flux (suite et fin) ......105
Figure 4.10 Netvibes -Obtention d'un flux et intégration (suite et fin) ... 107
Figure 4.13 Google Alertes - Liste des alertes existantes ....................... 111
Figure 4.15 Google reader - Page de paramétrage des abonnements ... 112
Figure 4.17 Topsy -Analyse des parutions de tweets dans le temps ..... 118
Figure 4.18 Double Click ad planner - Présentation des résultats .......... 119
Figure 4.20 Double Click ad planner- Centres d'intérêt des visiteurs ...120
2001
Table d es figu r es
Figure 7.1 BP- Site corporate avec onglet Gulf of Mexico restoration
(© BP p.l.c.) ....................................................................................................•171
J 201
E-réputation, votre guide !
2021
Liste des tableaux
Individuals can proactively protect their digital reputation by carefully managing the information they share online, ensuring it aligns with their desired public persona . They should regularly monitor their online presence using search tools and alerts to identify and address any negative content . Educating themselves about privacy settings and understanding the potential long-term impacts of digital footprints are also critical in managing e-reputation effectively .
Digital misinformation can spread rapidly, creating false narratives that damage company reputations. It can lead to customer mistrust and loss of business . To combat misinformation, companies should actively monitor online discussions, quickly address false claims, and provide correct information through official channels . Engaging with customers directly and maintaining transparency can also help in rebuilding trust and countering false narratives .
To manage their e-reputation effectively, businesses should focus on a proactive communication strategy, promoting positive customer testimonials and engaging customers in a positive dialogue. This involves having an ongoing presence online to counteract negative buzz with positive information . Companies like BP have used sponsored links and social media engagement to restore their public image . Additionally, managing e-reputation involves creating tools for communication, engaging with dissatisfied customers, and preparing for potential negative feedback by understanding previous criticisms .
Businesses can leverage social media to enhance their e-reputation by engaging directly with their audience, providing value through informative and entertaining content, and responding swiftly to feedback and concerns . They can also use social media analytics to understand customer sentiments and adjust their strategies accordingly. Additionally, showcasing customer testimonials and success stories on these platforms can help build a positive brand image .
Customer engagement is vital as it fosters trust and loyalty, encouraging positive word-of-mouth that strengthens a company’s online reputation. Engaging with customers allows companies to address issues promptly and collect valuable feedback for improvement . Active participation in online dialogues and soliciting customer input can personalize the brand and enhance reputation. Engaging satisfied customers as brand advocates can also help buffer against negative feedback or misinformation .
Companies face challenges such as varying cultural perceptions and legal frameworks when dealing with international online reputations. The spread of information is rapid and unrestricted by borders, making it difficult to control narratives across different regions . Legal actions to address negative content can be challenging to enforce globally, and strategies that work in one country may not be effective or legal in another .
Transparency is crucial as it builds trust and credibility in managing online reputations. For individuals, being honest and open about their past can mitigate damage from potentially damaging information . For organizations, transparency in their operations and communication helps prevent misinformation and allows for better public engagement. Companies that are transparent can more effectively counter negative buzz with factual information and maintain a positive brand image .
The enduring nature of information on the internet poses a significant challenge because once content is uploaded, it remains online indefinitely and can be widely disseminated, making it difficult to erase. This permanence means any negative or inappropriate content shared can continue to impact personal and professional reputations long after the initial posting . An example given is of an ambassador who suffered from a compromised professional image due to a personal photo that went viral, which demonstrates the long-lasting effects of one's digital footprint .
The role of customer feedback has evolved to become more immediate and publicly visible with digital and social media platforms. Customers can share their experiences and opinions instantly with a broad audience, influencing other potential customers and the company's reputation . Social media platforms like Facebook and Twitter allow rapid dissemination of feedback, both positive and negative, enabling customers to significantly impact a company’s public perception .
Personal online behavior can influence one's professional life by affecting their e-reputation. Content shared casually, such as posts from social gatherings, may not align with professional standards and can be seen by potential employers or business associates, affecting career opportunities . The case of the ambassador whose casual photo was circulated widely illustrates how personal online behavior can heavily impact professional credibility long-term .