Ne Blocs4temps
Ne Blocs4temps
MOTOBECANE
MOTOCONFORT
ENTRETIEN
& GRAISSAGE
DES
BLOCS-MOTEURS 4 TEMPS
MOTOBECANE
« LA MOTOCONFORT »
Société Anonyme au Capital de 500.000 francs Club de France
Siège Social : 3, rue Hoche, PANTIN (Seine)
Adresse Télégraphique : MOTOCONFORT – Pantin
B.P. 10
R.C. Seine 221.422 B 31470 Fontenilles
Table des Matières
Le but de cette édition est
I. CARACTERISTIQUE DES BLOCS-MOTEURS 4 TEMPS 4 d’aider le possesseur et le
restaurateur d’un modèle
II. AVANT-PROPOS 7
« B ». Pour cela, nous avons
III. RECOMMANDATIONS IMPORTANTES 9 repris le manuel livré
d’origine avec les motos,
IV. DESCRIPTION DES BLOCS-MOTEURS 4 TEMPS 11 nous l’avons retravaillé pour
1. MOTEUR 11 en améliorer la lisibilité tout
a) Généralités 11 en respectant le contenu et la
b) Cycle du moteur 11 disposition d’époque.
c) Carter et Vilebrequin 14 Dans la colonne en annexe,
d) Embiellage et Piston 17
e) Cylindre et Culasse 17 nous avons ajouté chaque
f) Soupapes et leur Commande 19 fois que cela nous a semblé
g) Carburateur 19 nécessaire, des données et
h) Allumage 19 informations « actualisées »,
i) Echappement 20
permettant de se retrouver
2) EMBRAYAGE 20 dans la jungle des évolutions
a) Disposition 20 de normes et désignations
b) Commande 20 diverses. Quelques conseils
3) BOITE DES VITESSES 21 vous permettrons de faciliter
a) Construction 21 la restauration de ces
b) Commande de Verrouillage 23 attachantes machines,
c) Mise en marche 24 premières séries à moteur 4
4) GRAISSAGE DU BLOC-MOTEUR 25 temps Motobécane.
5) TRANSMISSION 27
6. PARTIE CYCLE 27
a) Cadre 27
b) Porte-bagages 27
c) Béquilles 27
d) Selle 28
e) Repose-pieds 28
f) Réservoir d’essence 28
g) Fourche et amortisseurs 28
h) Direction et frein de direction 30
i) Guidon 31
j) Poignées de commande 31
k) Garde-boue 31
l) Roues 31
m) Freins et commandes 31
7. ACCESSOIRES 33
a) Eclairage 33
b) Génératrice 33
c) Batterie 33
d) Canalisation 34
e) Outillage 34
2. GRAISSAGE 35
a) Moteur 35
b) Articulations munies de graisseurs à bille 36
c) Articulations non munies de graisseurs 36
3. NETTOYAGE 37
a) Moteur 37
b) Cadre, Fourche et Garde-Boue 37
c) Roues 37
d) Chaîne de transmission 37
a) Bloc-Moteur 39
b) Cylindre et Culasse 40
c) Rodage des soupapes 40
d) Nettoyage du Piston et de la Culasse 40
e) Calage du Moteur 41
f) Bougie 41
g) Calage de la Magnéto 42
h) Chaîne de Transmission 42
i) Freins 43
j) Embrayage 43
k) Fourche 43
l) Direction 44
m) commandes par câbles 44
n) Roues 44
o) Equipement électrique par alternateur 45
p) Equipement électrique par dynamo et batterie 46
Avant – propos
Recommandations importantes
Tous nos Bloc-moteurs sont expédiés sans huile. Il est indispensable, avant de Nous pouvons utiliser aujourd’hui
faire tourner le moteur, même à la main, de faire le plein d’huile. toutes les huiles de moyenne gamme
du commerce en évitant toutefois les
Dévisser le bouchon de remplissage situé à l’avant et à gauche du moteur et
huiles recyclées, (souvent vendues
verser le contenu d’un bidon de 2 litres d’huile CASTROL XL ou Mobiloil TT.
Verser doucement, et par petites quantités à la fois, afin de laisser à l’huile le sous la marque d’un supermarché) et
temps de pénétrer partout et d’éviter d’en répandre sur le sol. Employer de les huiles de synthèse, d’un niveau
préférence un entonnoir à tamis métallique, afin d’éviter l’introduction de performance parfaitement inutile
d’impuretés. Ne pas dépasser le niveau, qui se trouve à 5m/m en dessous de la pour nos moteurs. Pour ma part,
naissance du filetage du bouchon de remplissage. Remettre le bouchon de j’utilise dans « tous » mes 4 temps
remplissage, sans en oublier le joint. du bloc B à la Z, de 15W/40 à 65 f
environ les 5 litres. Je n’ai jamais
Pendant les premiers 2 000 km., il y a lieu de renouveler plusieurs fois l’huile du connu le moindre problème moteur.
moteur, tous les 500 km. Par exemple. Tenir compte rigoureusement de cette
recommandation, car les machines qui viennent d’être livrées ne sont pas La fréquence des vidanges ne doit
entièrement rodées et c’est le conducteur de la machine qui en achève lui-même le pas dépasser 3000 km, sachant que
rodage, en parcourant les premiers milliers de kilomètres. Pendant cette période, pour ces moteurs, une consommation
l’huile entraîne des particules métalliques résultant du rodage et ces particules d’huile de 1 litre / 1000km est
risquent d’enlever à l’huile ses qualités lubrifiantes.
parfaitement normale et assure donc
un apport régulier d’huile fraîche
Après la premières vidange, il y a intérêt de verser une quantité d’huile moindre
que lors du premier remplissage : ne pas dépasser 1 l. 500. entre deux vidanges.
Si la moto sert peu, ne pas dépasser
Avant de se servir de la machine pour la première fois, lire attentivement la suite deux ans sans vidanger (l’huile se
de la notice et voir, avant tout, pages 35, 38, 39 et 43, nos recommandations charge d’humidité).
concernant le premier usage de la machine, les resserrages et réglages qui doivent
suivre cette période, les précautions à prendre en cas de non-utilisation prolongée
et, enfin, les pannes qui peuvent se produire et leurs remèdes.
Vue latérale de la motocyclette MOTOCONFORT 250 Type T3
IV.
Description
Des Bloc-moteurs 4 Temps
I – MOTEUR
a) Généralités.
Le groupe moteur, centre vital de la motocyclette, est formé d’un bloc unique,
réunissant le moteur, l’embrayage, le changement des vitesses, ainsi que tous les
accessoires de ces organes. Cette réunion de tous les organes en un seul « Bloc-
Moteur » nous a permis d’obtenir un ensemble rigide, compact et léger à la fois.
En même temps, ce groupement a simplifié le problème du graissage, qui est
réalisé par une circulation d’huile en circuit fermé, sans pompe, permettant de
n’avoir, pour tous les organes ci-dessus, qu’un seul orifice de remplissage et un
seul orifice de vidange.
b) Cycle du moteur.
Point Mort Haut : Position extrême occupée par le piston dans son
mouvement de montée.
Point Mort Bas : Position extrême occupée par le piston dans son
mouvement de descente.
BLOC-MOTEUR MONTE DANS LE CADRE, VU DU COTE GAUCHE
Avance à l’ouverture d’admission : Quantité (mesurée sur la course du piston)
dont l’ouverture de la soupape d’admission précède le Point Mort Haut.
Retard à la fermeture d’admission : Quantité (mesurée sur la course du piston)
dont la fermeture de la soupape d’admission suit le Point Mort Bas.
Le vilebrequin est constitué par deux volants en acier forgé réunis par un axe de
tête de bielle cémenté et trempé. Il tourne dans deux roulements à billes de gros
diamètre, et porte, du côté gauche, le pignon de transmission et, du côté droit, le
pignon de commande de distribution et la poulie de commande d’alternateur ou
de dynamo.
d) Cylindre et culasse.
Le cylindre est coulé en fonte spéciale à grain très serré. Ses épaisseurs et ses
ailettes ont été judicieusement établies en vue d’assurer une grande résistance
et un excellent refroidissement. L’alésage est d’un fini et d’un poli
remarquables, assurant le meilleur contact avec les segments. Cela, joint à
notre dispositif de graissage, permet d’éviter complètement la fâcheuse
« ovalisation », cause de tant de mécomptes. La culasse est exécutée en alliage
d’aluminium spécial, de grande malléabilité, en vue d’éviter les cassures
d’ailettes lors du démontage de la bougie. Cet alliage permet
ORGANES EN MOUVEMENT DU BLOC-MOTEUR
(Les carters et le cylindre enlevés)
également un meilleur refroidissement du moteur. La chambre d’explosion a
été l’objet de longues études et de nombreux essais, en vue d’obtenir le
maximum de rendement possible. La culasse est séparée du cylindre par un
joint métalloplastique assurant l’étanchéité.
Les soupapes sont du type classique « en chapelle ». Elles sont rappelées sur
leur siège par un ressort en acier spécial. Le ressort s’appuie, à sa partie
supérieure sur une coupelle centrée par le guide de soupape et, à sa partie
inférieure sur une autre coupelle, maintenue en place par une clavette d’une
forme particulière.
La commande des soupapes s’effectue par un arbre à cames, portant une roue
dentée et deux cames, une d’admission et une d’échappement. La roue dentée
ayant un nombre de dents double de celui du pignon de commande de
distribution, l’arbre à cames tourne à demi-vitesse du vilebrequin. Chaque
came attaque un basculeur, tourillonnant sur un arbre commun. Le basculeur
d’échappement porte un talon que vient soulever la came de décompresseur,
lorsqu’on appuie sur la poignée de commande. Les basculeurs attaquent, à
leur partie supérieure, chacun un poussoir, qui se trouvent dans le
prolongement des soupapes. Les poussoirs sont coiffés d’un grain destiné au
réglage du jeu ; ils coulissent chacun dans un guide, maintenu en place par
un étrier et un écrou.
g) Carburateur.
h) Allumage.
L’allumage est assuré par une magnéto « NOVI » haute tension, à avance variable.
Elle est fixée sur le carter principal à l’aide d’un collier serré par 2 écrous. A
l’avant, la magnéto porte un centrage qui vient s’engager dans un alésage du
carter. La magnéto est entraînée par un engrenage bloqué sur son axe conique.
Cet engrenage reçoit son mouvement d’un pignon solidaire de la roue
d’embrayage.
i) Echappement.
La pipe d’échappement du cylindre s’engage dans un tube d’échappement de gros Attention si vous montez un
diamètre, qui mène les gaz brûlés à l’arrière de la machine. Ce tube débouche échappement trouvé dans une bourse
dans un pot de détente, qui finit par une queue de poisson. sans certitude du modèle de
provenance. La célèbre queue de
2 – EMBRAYAGE poisson, apparemment identique de
la 175 B2S à la 500 B5C, diffère par
a) Disposition. l’ouverture située dans le tube décalé
d’entrée d’échappement. Si votre
Le mouvement du moteur est transmis par l’intermédiaire du pignon de moto ne tire pas et chauffe, vérifiez
transmission, claveté sur le vilebrequin, à la roue d’embrayage. Cette roue tourne la dimension de cette ouverture.
librement sur une bague bloquée sur la queue du pignon de prise directe. Elle
porte, à sa périphérie, 8 goujons destinés à entraîner 6 disques moteurs. Sur la
queue du pignon de prise directe, peut coulisser le moyeu d’embrayage. Ce moyeu
est rainuré intérieurement de manière à entraîner le pignon de prise directe, tout
en coulissant sur celui-ci. A sa périphérie, il porte 12 rainures, destinées à
recevoir le mouvement de 6 disques récept eurs.
b) Commande.
a) Construction.
cet arbre d’une certaine quantité, la fourchette avance ou recule d’une quantité
proportionnelle, déplaçant, en même temps le pignon baladeur. L’arbre de
fourchette porte un pignon de commande et tourne dans deux bagues en bronze
phosphoreux. Parallèlement à l’arbre de fourchette, se trouve un autre arbre
portant un secteur denté, qui engrène avec le pignon de l’arbre de fourchette. Ce
deuxième arbre tourne également dans des bagues en bronze phosphoreux et il
porte à son extrémité droite, un levier à boule qui est commandé, par
l’intermédiaire d’une tringle réglable, par le levier à main des vitesses, situé près
du réservoir.
Dans les modèles pl us récents, la fourchette porte également un moyeu fileté qui
se visse ou se dévisse sur l’arbre de fourchette. Cet arbre tourne également dans
deux bagues en bronze et il porte, à son extrémité droite, le levier à boule. Le
verrouillage est assuré par un doigt, coulissant dans un trou percé dans la
fourchette, qu’un ressort pousse constamment dans les trous de verrouillage
percés dans l’arbre de fourchette. Dans ce montage l’arbre portant le secteur
denté, le secteur denté et le pignon de l’arbre de fourchette sont supprimés.
b) Mise en marche.
Comme nous l’avons indiqué plus haut, le graissage fonctionne en circuit fermé.
L’huile est enfermée dans un réservoir formé par le carter principal et par ses
deux couvercles. D’un autre côté, la partie du carter principal qui forme carter de
moteur est établie de manière à communiquer avec la partie du carter principal
formant carter de la boîte des vitesses. Ce dernier communique, à son tour, par
des ouvertures situées sans sa cloison de gauche, avec la partie du carter
renfermant l’embrayage et les engrenages de transmission du moteur à la boîte.
Cette dernière partie du carter, enfin, communique avec le réservoir d’huile. Le
fonctionnement du dispositif de graissage s’établit de la manière suivante l’huile
qui se trouve dans le réservoir, pénètre, par un trou percé en conséquence, dans
le carter du moteur, par suite du principe des vases communicants.
La quantité d’huile admise dans le carter du moteur est réglée par un robinet
commandé de l’extérieur de la machine. Là, elle rencontre le vilebrequin qui
l’entraîne dans son mouvement de rotation. La tête de bielle plonge dans ce flot
d’huile et permet, par suite de la présence de rainures spéciales, le graissage des
galets de tête de bielle.
Une partie de l’huile entraînée par le vilebrequin, est projetée contre la paroi
supérieure du carter du moteur, où elle graisse l’alésage du cylindre et le piston,
lorsque celui-ci descend. Une autre partie de l’huile est projetée dans le carter de
boîte de vitesses. Les organes de cette dernière étant munis de rainures de
graissage établies en conséquence, l’huile pénètre dans tous les endroits qui
doivent être graissés.
Du carter de boîte l’huile tombe dans l’embrayage, auquel elle fournit le bain
d’huile nécessaire, et où elle pénètre par des rainures appropriées.
Le moteur est muni d’un reniflard qui régularise la pression à l’intérieur et qui
assure, par l’intermédiaire d’un tuyau d’évacuation, le graissage de la chaîne de
transmission.
5. - TRANSMISSION
La roue de chaîne AR comporte 38 dents elle est centrée sur l’extrémité du moyeu
de roue AR et fixée par 6 vis et contre-écrous.
6. – PARTIE CYCLE
a) Cadre.
b) Porte-bagages.
En tubes d’acier soudés à l’autogène, il est fixé aux pattes arrière du cadre par
deux boulons, dont un sert en même temps à la fixation du carter de chaîne. Le
porte-bagages est maintenu à l’avant par deux vis qui fixent en même temps la
selle.
c) Béquilles.
d) Selle.
Fixé à l’avant par un barillet soudé au cadre et à l’arrière par les deux vis qui
fixent en même temps le porte-bagages.
e) Repose-pied.
La partie centrale, glissée sur le tube de berceau, porte deux extrémités munies
d’un cône et d’un filetage ; sur ces cônes, viennent se fixer deux manivelles
réglables portant des patins en caoutchouc.
f) réservoir d’essence.
Contenance 11 litres : il est émaillé dans les types T et T4 et nickelé dans le type
T4S ; il est fixé par 4 boulons à deux pattes soudées au tube supérieur du cadre.
g) Fourche et amortisseurs.
Toutes les articulations sont munies de bagues en bronze, tandis que les axes
sont exécutés en acier spécial, à haute résistance, assurant le maximum de
sécurité et rendant l’usure pratiquement nulle.
FOURCHE ET COMMANDE DE FREIN AVANT
h) Direction et frein de direction.
La tête de fourche est prolongée dans sa partie supérieure par un tube central
formant axe de pivotement. Elle est maintenue par deux butées à billes réglables.
Le frein de direction est constitué par des rondelles en matière plastique, serrées
entre la tête de fourche et une pièce solidaire du cadre, le serrage s’effectuant par
un écrou muni d’une barrette et se trouvant dans la partie supérieure.
j) Poignées de commande.
k) Garde-boue.
Les garde-boue ont une section très grande et enveloppent parfaitement les roues. CORRESPONDANCES
Ils sont fixés par des boulons ce qui rend leur démontage très facile. PNEUS
l) Roues.
26 x 3.50 = 3.50 x 19
Les roues sont du type à rayons tangents ; les moyeux sont munis de roulements
à billes, garnis de graisse au montage ; les jantes sont du type base creuse : leur
dimension est de 19 X 3 pouces ; les pneus ont les dimensions suivantes : 26 X
3,5 pour les types T3 et T4 et 27 X 4 pour le type T4S.
m) Freins et commandes.
Dans les types T4 et T4S les deux freins ont 170m/m de diamètre et 20m/m de
largeur.
Dans le type T3 le frein AR a les mêmes dimensions que les freins des types
précédents, tandis que le frein AV a un diamètre de 130m/m et une largeur de
15m/m.
Le frein AR est commandé par une tige réglable, actionné par une pédale située à
gauche et tourillonnant sur l’axe de repose-pied.
E. – ACCESSOIRES
a) Eclairage.
b) Génératrice.
Dans le type T4S la source de courant est une dynamo à courant continu
(Dynovi) ; elle est commandée également par une courroie et une poulie fixée au
vilebrequin du moteur.
c) Batterie.
e) Outillage.
L’outillage est placé dans une boîte située sous la selle dans les types T3 et T4 et
sous le porte-bagages dans le type T4S.
Il comporte tous les outils nécessaires à l’entretien de la machine et qui sont les
suivants :
La pompe à pneus qui fait également partie de l’outillage est fixée à des supports
spéciaux faisant partie de la fourche.
V.
Entretien et utilisation
des Bloc-moteurs 4 temps
1– SOINS ET ENTRETIEN EN GENERAL
2. – GRAISSAGE
a) Moteur.
Une fois cette période passée, remettre de l’huile fraîche tous les 1 000 km., et
même plus souve nt, si possible. Ne pas dépasser 1 l. 500 d’huile à chaque
remplissage.
Vidanger entièrement le moteur tous les 2 0000 km. Il est préférable d’opérer cette
vidange au retour d’une randonnée ou bien après avoir fait tourner le moteur
pendant quelques minutes, afin que l’huile soit bien chaude et qu’elle coule
facilement. En fin de vidange, faire faire plusieurs tours au moteur, en
manœuvrant la
pédale de mise en marche, afin d’aider l’écoulement de l’huile. Nous conseillons
de ne jamais finir la vidange par un lavage au pétrole : ce mode d’opérer, qui peut
être utile à certains moteurs, étant nettement à déconseiller pour les nôtres. Après
vidange complète, refaire le plein, en employant l’huile CASTROL XL ou Mobiloil T.
T. Verser, comme nous l’avons dit plus haut, par petites quantités à la fois, afin
que l’huile puisse pénétrer partout. Le niveau de l’huile doit se trouver à 5m/m
environ en dessous de la naissance du filetage du bouchon de remplissage.
Par temps très froid, et pour un service journalier de courte durée, mais très
régulier, nous conseillons l’emploi d’une huile plus fluide, telle que CASTROL C.
L’emploi de cette huile est cependant formellement à déconseiller lorsqu’il s’agit de
faire de longues randonnées.
Nous conseillons à nos clients de laisser l’index sur la position « Sport ». Pour des
trajets exécutés uniquement en ville, on peut ramener l’index à la position
« Route », mais cela uniquement lorsque le moteur fume trop ou que la
consommation de l’huile est jugée excessive.
Ce sont les manettes du goujon, la pédale de frein, ainsi que les chapes des
tringles de commande des vitesses et de frein. Se servir de la pompe à pression
livrée avec chaque machine, qui peut servir
de burette. Faire ce graissage en même temps que celui des articulations munies
de graisseurs et en employant la même huile, c’est-à-dire CASTROL XL ou
Mobiloil T.T. Pendant le graissage manœuvrer les pièces, afin de faire pénétrer
l’huile.
3. – NETTOYAGE
a) Moteur.
c) Chaîne de transmission.
Cet organe est bien graissé par le moteur, mais ce graissage n’empêche pas le
dépôt des poussières. Il y a lieu de la nettoyer de temps en temps. Commencer par
démonter la chaîne (voir page 42).
La nettoyer soigneusement à l’essence ou au pétrole. Une fois nettoyée, la placer
dans un bain de graisse consistante (CASTROLEASE ou Mobilubricant) que l’on
aura fait chauffer pour la liquéfier. Laisser la chaîne dans ce bain jusqu’à ce que
la graisse soit refroidie.
Essuyer la chaîne et la remonter.
4. – SOINS EN CAS DE NON-UTILISATION DE LA MACHINE
Lorsqu’on veut arrêter la machine pour un temps assez long, nous recommandons
de tenir compte, rigoureusement, des recommandations suivantes :
Mettre la machine sur les deux béquilles : dégonfler légèrement les pneus en les
amenant aux ¾ environ de leur pression habituelle ; en hiver, vider complètement
le réservoir d’essence. En tout cas, s’assurer que le robinet d’essence est bien
fermé ; ramener toutes les manettes de commande à O. S’assurer que le carter du
bloc-moteur est bien rempli d’huile. Essuyer toutes les parties nickelées et les
couvrir d’une légère couche de vaseline ; choisir un endroit sec et bien à l’abri de
la pluie. Il y a intérêt, de plus, à couvrir la machine d’une bâche imperméable.
Il est nécessaire de resserrer tous les écrous non munis d’un frein, au bout d’un
certain temps de marche. Les meilleurs moments sont par exemple une fois après
200 km. environ, et une deuxième fois après 1 000 km. Il y a intérêt à effectuer ce
serrage lorsque le moteur est encore chaud, c’est-à-dire en rentrant d’une
randonnée ou bien après avoir fait tourner le moteur pendant quelques instants.
Tous les écrous sont facilement accessibles en se servant par exemple d’une clé à
tube ; les différentes dimensions d’écrous sont très réduites et pratiquement il
suffit de deux clés doubles pour serrer tous les écrous sans exception.
Nous recommandons de ne pas serrer les écrous de culasse lorsque celle-ci est
très chaude, c’est-à-dire lorsqu’il est impossible d’y tenir la main appliquée.
VI
Démontage et réglages
a) Bloc-moteur.
Le bloc-moteur tout entier est facile à enlever du cadre. Pour cela il y a lieu de
démonter d’abord le carter de chaîne, qui est fixé par un écrou au carter moteur et
par un autre écrou au cadre. Tenir compte du fait que le dernier écrou sert
également à la fixation du porte-bagages et qu’il n’est accessible que du côté
gauche de la machine, à travers les rayons de la roue arrière. Le carter de chaîne
étant enlevé, il y a lieu de démonter la chaîne ; tourner la roue arrière, le levier
des vitesses étant au point mort, pour mener le maillon de raccord et faire tourner
la pédale de mise en marche pour dégager la chaîne, par la rotation du pignon.
Dévisser ensuite le bouchon du corps du carburateur, pour dégager les câbles de
commande d’air et de gaz. Desserrer l’écrou de serrage du collier de tube
d’échappement, sortir le boulon et faire basculer le tube vers le bas, afin de
dégager le tube de la pipe du cylindre. Défaire la tringle de commande des
vitesses, en tirant vers la droite de la machine, pour dégager la tringle de la boule
du levier des vitesses.
b) Cylindre et culasse.
Pour le démontage du cylindre (opération qui ne doit être à faire que par une
personne expérimentée) il y a intérêt à démonter tout le bloc-moteur et à le
séparer de la motocyclette.
Celles-ci sont facilement accessibles ; lorsqu’on a enlevé la culasse pour les roder,
il est nécessaire de les démonter complètement et de les essuyer soigneusement
ainsi que leur siège.
Pour les démonter, se servir d’un lève -soupapes pour comprimer le ressort ;
enlever la clavette des soupapes et retirer cette dernière.
Le rodage se fait de la manière habituelle en se servant d’une pâte composée de
potée d’émeri délayée dans l’huile et en faisant tourner la soupape alternativement
dans un sens et dans l’autre à l’aide d’un tournevis, jusqu’à ce que le rodage soit
complètement fini.
Avoir soin, pendant cette opération, de couvrir l’alésage du cylindre d’un chiffon,
afin d’éviter absolument l’introduction de pote d’émeri dans le cylindre.
e) Calage du moteur.
f) Bougie.
g) Calage de la Magnéto.
h) Chaîne de transmission.
Pour le frein AR. Serrer l’écrou situé à l’extrémité AR. De la tige de commande
jusqu’au moment où la course de la pédale est redevenue normale. Pour le frein
AV. du type T4S agir de la même manière ; pour le frein AV. du type T3 régler en
se servant du barillet fixé à la fourche.
j) Embrayage.
k) Fourche.
En toutes circonstances, la fourche doit être très souple, mais sans jeu, surtout
sans jeu latéral, ce qui rendrait la machine dangereuse.
Ce que nous venons de dire nécessite donc un réglage parfait et un graissage très
surveillé.
Les axes sont montés en quinconces, chaque axe est vissé dans une biellette, la
partie filetée de la biellette se trouve du côté opposé de son vis-à-vis.
Les biellettes formant écrous, les écrous à chaque extrémité des axes ne font
l’office que de contre-écrous.
Commencer le réglage par le serrage des deux axes supérieurs, les serrer
convenablement pour supprimer tout jeu latéral, mais conserver l’articulation très
souple.
Ensuite serrer l’axe du pivot de fourche, toujours dans les mêmes conditions que
les axes supérieurs ; puis exécuter la même opération avec l’axe central de la
fourche.
A ce moment-là, la fourche doit être très souple et sans jeu. On durcit très
légèrement l’articulation complète de la fourche au moyen de l’amortisseur de
fourche, qui est monté sur l’axe central.
l) Direction.
Le frein de direction est réglé à l’aide d’un écrou à barrette situé au milieu du
guidon. Serrer cet écrou de manière que la direction ne soit pas trop douce ; éviter
de trop la serrer, ce qui rendrait la direction top dure.
n) Roues.
ROUE AR :
Pour les types T4 et T4S opérer comme pour la roue AR sauf en ce qui concerne la
chaîne.
Pour le type T3 se servir d’une pince pour appuyer sur le levier de frein situé à
proximité du moyeu de la roue et sortir le câble de frein. Les autres opérations
sont les mêmes que ci-dessus, sauf en ce qui concerne la chaîne.
En cas de démontage, s’assurer que les fils correspondent bien aux couleurs
indiquées par le schéma.
D’une dynamo ;
D’une conjoncteur-disjoncteur ;
D’une batterie d’accumulateurs ;
D’un commutateur sur lequel est monté une canalisation ;
D’un projecteur ave ampéremètre ;
D’une lanterne arrière.
Conduite de la machine
Avant de mettre en marche pour la première fois, voir page 9 les
recommandations, concernant le graissage. Il est indispensable d’autre part, de
savoir conduire une motocyclette.
S’assurer également que toutes les manettes et les pédales de commande jouent
librement et que le levier de commande de vitesse se trouve au point mort.
Voilà donc la moto prête à partir. Après s’être bien installé sur la selle, débrayez
complètement à fond en appuyant sur la poignée de débrayage. Passez en 1ère
vitesse en poussant sur le levier de commande ; emballez légèrement le moteur, en
tirant sur la manette des gaz, puis lâchez doucement votre poignée de débrayage :
si cette dernière opération est bien faite, la moto avancera doucement et sans à-
coup.
Pour ralentir, il suffit généralement de couper les gaz ; ne se servir des freins que
pour un arrêt brusque : ne jamais freiner sans avoir coupé complètement les gaz,
et il y a intérêt, si l’état de la route le permet, de débrayer d’abord.
Pour monter les côtes, se servir du changement de vitesse et prendre la vitesse qui
permet de monter sans faire cogner le moteur.
Pour descendre les côtes, ne pas débrayer, ni mettre au point mort, mais se
rappeler que le moteur constitue le meilleur des freins.
Vous lancez votre machine en lui donnant un peu plus de gaz ; vous débrayez
vivement en même temps que vous avez réduit les gaz, puis vous tirez le levier de
changement de vitesse à vous, et la 2ème est prise.
Exemple : vous montez une côte, le moteur faiblit et il cogne ; il ne faut pas
attendre, sous peine d’abîmer énormément votre moteur ; vivement il faut
diminuer très légèrement les gaz, débrayez ; le moteur va donc s’emballer puisqu’il
tourne à vide, encore plus vivement ramener votre levier de 3ème en 2ème , puis
lâchez votre poignée d’embrayage, et naturellement régler votre allure de route au
moyen des gaz.
En principe dans une côte, la manette d’avance doit toujours être fermée ou
presque.
La position des vitesses est sur les machines récentes la suivante, par rapport au
conducteur monté sur la machine : 1ère vitesse, Point Mort ; 2ème vitesse, Prise
Directe, de l’Avant vers l’Arrière.
Après avoir mis en marche, vérifier que la pédale de mise en marche est bien
revenue à sa position de repos (en contact avec la butée en caoutchouc).
Le frein de direction doit être serré modérément ; avoir soin de ne pas tomber d’un
excès dans l’autre.
Les soupapes ne portent pas : les nettoyer au pétrole, les roder ou les changer.
Fil de bougie desserré : le serrer énergiquement après avoir nettoyé les surfaces en
contact.
FUITES D’HUILE