Cours Complet
Cours Complet
électromécanique
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Introduction à la conversion
électromécanique
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• I .Introduction :
► L’énergie électrique est une forme d’énergie très
importante grâce à ses avantages multiples:
• Facilité de production
• Facilité de transport
• Facilité de conversion
► La production d'électricité est une conversion
électromécanique
• càd : une transformation d’énergie mécanique
(liée au mouvement) en énergie électrique dans
des centrales électriques .
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• Les différentes voix de la génération de
l’énergie électrique
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• On peut distinguer très schématiquement 2 types de
convertisseurs électromécaniques :
• les actionneurs qui permettent d’effectuer des
mouvements plus ou moins complexes de manière
discontinue (électrovannes, contacteur, ...)
• les machines électriques : le mouvement est
permanent, en général rotatif
• la gamme de puissance s’étale du watt à 1500 MW
• les rendements varient entre 0,8 pour les unités de
faible puissance jusqu’à 0,99 pour les plus grosses
unités
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1. Définition :
GENERATEUR
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Le principal avantage de l’entraînement par machine électrique est
illustré par la figure 1.
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2. Etude de la dynamique :
dΩ Tm =Ta +Tr
Tm − Tr = J ⋅
dt
Avec Tm : Couple moteur ;
Ta : Couple accélérateur ;
Tr : Couple résistant
Et
T R0 T r = f (Ω)
T m = f (Ω ) Td
Td
T m = f (Ω)
T R0
T r = f (Ω)
A
T
T m = f (V )
Ω Ω (rad s-1)
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■ Les classes de machines découlent de différents
modes de conversion électromécanique.
• Machine synchrone. Les alternateurs de
production, les moteurs de très fortes puissances
en entraînement à vitesse variable sont de ce type.
• Machine asynchrone. La majeure partie des
moteurs industriels appartient à cette catégorie à
cause de leur robustesse et de leur faible coût.
• Machine à courant continu.
• Machine à réluctance. Les moteurs pas à pas
font partie de ce type.
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II. principe physique des convertisseurs
électromécaniques :
• Modèle élémentaire d’un générateur
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• Entre t et t+ dt , la barre parcourt la distance
élémentaire dy = V. dt
• Le flux coupé par le conducteur est alors :
dφ = [Link]
● En appliquant (en module) la loi de Faraday, on
obtient l’expression de la f.e.m. induite :
e = - dφ /dt = B.L.V
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circulation dans le circuit d’un courant
i = e/R
Donc la barre sera soumise à la force de
la place Fe égale et opposé à Fm:
Fe = i.l.B
En régime permanent :
Fe = Fm
et Pe = e.i = B.l.i.v = Fe.v = Fm.v = Pm
On a donc réalisé la transformation énergie
mécanique-energie électrique
En toute rigueur Pm = Pe + pertes
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modèle élémentaire d’un moteur:
Réciproquement, si on supprime F, et on fait parcourir
le conducteur par un courant constant I débité par un
générateur extérieur dans le circuit fermé placé dans
le champs B :le conducteur sera soumis alors à la loi
de la place qui lui donnera un effort tendant a le
déplacer : F = B.I.L
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• La loi de LAPLACE
• Un conducteur traversé par un courant et placé dans un
champ magnétique est soumis à une force dont le sens
est déterminée par la règle des trois doigts de la main
droite.
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• Pour déterminer le sens de la force, il faut
placer les trois doigts (pouce, index, majeur)
perpendiculairement entre eux.
• Le pouce se place dans le sens du champ (le
sens des lignes d'induction est toujours du N
au S à l'extérieur d'un aimant et du S au N à
l'intérieur).
• Le majeur se place dans le sens du courant
(sens conventionnel toujours du + vers le -).
• L'index détermine alors le sens de la force.
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• en régime permanent Fm = Fe et Pe = Pm + pertes
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Ainsi, tant pour le générateur que le moteur, on voit
apparaître :
► Un milieu d’excitation (inducteur) qui créé
l’induction.
► un milieu de conversion (induit) dans lequel se
créent les forces (fem induite ou de Laplace) qui
assurent l’échange d’énergie.
► un milieu extérieur (charge).
Inducteur
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• I. Constitution d’une machine à CC
• Une machine à CC comprend deux armatures
séparées par un entrefer :
• Une armature externe fixe appelé stator, formé
d’un ensemble d’électroaimants alternativement
nord et sud dont les bobines magnétisantes sont
parcourues par un courant continu : c’est
l’inducteur de la machine.
• Une armature interne mobile appelé rotor,à la
périphérie de laquelle sont logés des conducteurs
dans des encoches reparties : c’est l’induit de la
machine.
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• 1) L’Inducteur : Se compose de trois parties :
• La carcasse : C’est un anneau en acier moulé portant
intérieurement les pôles et aux extrémités les flasques
paliers. Elle assure à la fois des fonctions magnétiques
et mécaniques.
• Les pôles inducteurs :(noyaux polaires+
épanouissements polaires) :
Sont constitués par un assemblage de tôles en acier au
silicium. ils sont donc souvent feuilletés pour réduire les
pertes par courant de Foucault .
le stator comporte en plus les pôles principaux des
pôles auxiliaires ou de commutations
• Les bobines : Sont réalisées avec du fil de cuivre isolé
qui est enroulé autour du noyau polaire, et parcourues
par le même courant d’excitation
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(courant continu)
2)L’Induit ou (rotor) :
l’induit est feuilleté et il a la forme d'un tambour
dans lequel sont pratiquées des encoches. Les tôles,
en acier au silicium sont isolées entre elles par
oxydation ou au vernis. Elles sont montées sur
l'arbre de la machine. Dans les encoches sont placés
des conducteurs actifs.
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• Bobinage d’induit :
► Chaque fils pris isolement s’appelle conducteur ;
► Deux conducteurs forment une spire
► Les spires sont regroupés par section avant la mise
en place dans les encoches.
► Les deux moities de chaque section se trouvent dans des
encoches presque diamétralement opposés.
► Les deux extrémités de chaque section sont soudées à deux
lames du collecteur voisines.
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Collecteur : placé à l’extrémité de
l’induit et calé sur le même arbre, il est
formé de lames en cuivre,isolés les une
des autres par des feuilles isolantes.
Balais : fixés sur la culasse par
l’intermédiaire de porte –balais, ils sont
en graphite et frottent sur le collecteur
grâce à des ressorts.
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le COLLECTEUR remplit la fonction capitale :Alimenté
par les balais il distribue successivement le courant au
différentes bobines de L’INDUIT.
Les balais sont montés sur le collecteur
On voit bien comment lors de la rotation les balais alimentent
successivement les différents enroulements
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Principe de fonctionnement d'un
moteur à courant continu.
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III réversibilité et modèle équivalent de l’induit
:
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Loi d’ohm dans l’induit:
► Pour une génératrice:
U = E - RI
soit UI = EI – RI²
► Pour un moteur :
E = U - RI
soit EI = UI – RI²
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VI. Relations valables quelque soit le mode de fct:
1) Puissance dans l’induit:
• U.I : puissance absorbée ou fournie par l’induit
• RI² : puissance dissipée par effet joule
• E.I : puissance électrique utile ou puissance
électromagnétique Pem = E.I
2) Moment du couple électromagnétique:
D’après la conservation de l’énergie: Pem = Tem.Ω
avec E = K.Φ.Ω on obtient : Tem = K.Φ.I
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• Exemple pour une spire :
• les deux brins d’une spire placées dans un champ
magnétique B, subissent des forces de Laplace
F1 et F2 formant un couple de force
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V .Réaction magnétique de l’induit et
commutation :
• 1) Réaction magnétique de l’induit (RMI) :
• La résistance du bobinage provoque une légère
chute de tension ohmique dans l’induit : R.I
• Le courant qui circule dans l’induit créé un flux
indésirable de sorte que le flux total en charge
ф[Link](i, I) < ф vide(i) .Cela se traduit par
une chute de tension supplémentaire :
c’est : la réaction magnétique d’induit.
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• Dans l’entrefer, il’ya deux types de flux :
► le flux du au courant dans l’inducteur Ф(i).
► le flux du au courant dans l’induit (R.M.I.) Ф(I).
► le flux résultant est Фr = Ф(i,I) ‹ Ф(i).
• La R.M.I. a pour effet de diminuer le flux
traversant l’induit et par suite de diminuer la f.e.m.
(E = Eo – ε). Avec :
• E : la f.e.m en charge, Eo : la f.e.m à vide,
ε : chute de tension due à la RMI
• On élimine ε par compensation et on parle de
machines compensées.
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réaction magnétique d ’induit RMI
Ligne neutre
NN S S
Ω
1er : :moteur
3ème
2ème induit àseul
vide
fonctionnement moteur. On a composition des 2 champs.
alimenté.
seula l’inducteur
Conséquence
On un champ est alimenté.
: transversal au champ inducteur.
On
-Ce a un champ
rotation
champ de uniforme.
estladeligne
plusde neutre
faible intensité.
-Crenforcement
’est lui qui crée deslalignes de champs
réaction sous d
magnétique les’induit.
cornes polaires d ’entrée
- réduction des lignes de champs sous les cornes polaires de sortie
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Correction de la RMI
En fonctionnement moteur la RMI entraîne une diminution
du flux inducteur donc une augmentation de la vitesse
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Pôles de compensation
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Pôles auxiliaires de commutation
• Soient :
• Pa la puissance absorbée (W) ;
• Ue la tension de l’inducteur (V) ;
U tension au borne de l’induit (V)
• Ie le courant d’inducteur (A) ;
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• Exploitation du diagramme:
• Par exemple Pem = Pa – Pje – Pj
• Pc = Pem - Pu
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Rendement
► Mesure directe :
Cette méthode consiste à
mesurer Pa et Pu.
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• Les différentes pertes :
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VII. caractéristique de fonctionnement
des machines à CC :
1) Différents modes d’excitations des machines à CC :
Machine à excitation séparée :
Machine à excitation dérivée :
Iinduit
U
U
Ie
Ie
Inducteur série
U U
Inducteur parallèle
ENSEM [Link] Ie
2) Caractéristiques des moteurs :
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• 2.1.1 Importance du flux :
• E = K.Φ.Ω et TEM = K.Φ.I
• Plus le flux sera important, plus le couple de la
machine sera important
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• 2.1.2 Caractéristique à vide (à fréquence de
rotation constante)
► « A vide » signifie que le moteur n’entraîne
aucune charge.
• La f.é.m. s’écrit alors : E0 = K.Φ.Ω0 = k’.Φ
(car Ω0 = cste)
• La f.é.m. à vide est donc proportionnelle au flux (à
fréquence de rotation constante).
• Le flux est produit par les bobines de l’inducteur
traversées par le courant d’excitation Ie,
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• d’où l’allure suivante :
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Ω0
à U = cste
à Φ=cte
Φ= Ie=cste
R.I0 << U
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2.1.5. Démarrage d’un moteur à excitation indépendante
• Au démarrage, le moteur ne tourne pas Ωd = 0
• Il en résulte : Ed = K.Φ.Ωd = 0
la tension aux bornes de l’induit, au démarrage s’écrit :
Ud = [Link] + Ed = [Link]
• Exemple d’un moteur :
Sur la plaque signalétique, on lit : Un = 220V, In = 10A,
R = 1 ohm
► Au démarrage : Ed = 0
• Si on alimente directement l’induit sous tension nominale
Un = 220 V
• le courant dans l’induit vaut au démarrage :
• Id = Ud / R = 220 / 1 = 220 A >> 10 A
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c) Démarrage sous tension réduite
► On alimente l’induit à l’aide d’un hacheur série
ou d’un pont redresseur commandé afin de pouvoir
augmenter progressivement U de 0 à Un.
• Exemple : Ud = [Link] = 10 V
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d) Démarrage à l’aide d’un rhéostat de démarrage
► On place en série avec l’induit une résistance
variable (rhéostat de démarrage) et on alimente
l’induit sous tension nominale. Puis on diminue la
résistance jusqu’à l’annuler au fur et à mesure que le
rotor accélère.
• Exemple:
Rh = Un / Id – R = 220/10 – 1 = 21 ohm
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2.1.6. Fonctionnement en charge
• Exprimons la vitesse de rotation en fonction de
la tension d’alimentation :
• Ω = E/kΦ → Ω = (U – RI)/ kΦ
La vitesse dépend de :
- la tension d’alimentation U
- l’intensité du courant I imposée par le moment
du couple résistant.
• U reste tout de même grand devant R.I. En
conséquence la vitesse de rotation est
essentiellement fixée par la tension
d’alimentation U et varie très peut en
fonction du courant, c’est-à-dire
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Mode de fonctionnement usuel
• L’alimentation de l’induit sous tension réglable
présente deux avantages
- mise en vitesse progressive avec suppression de la
surintensité
- vitesse largement variable.
C’est le mode de fonctionnement utilisé lorsque la
vitesse doit varier.
• Conclusion :
• La tension d’alimentation impose la vitesse de rotation
Φ
Ω = U/ KΦ
• La charge impose la valeur du courant I
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Φ
= Tr / KΦ
2.1.7. Point de fonctionnement
• Une charge oppose au moteur un couple
résistant Tr. Pour que le moteur puisse
entraîner cette charge, il doit fournir un couple
utile Tu de telle sorte que : Tu= Tr
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• Soient :
• Tem le couple électromagnétique (N.m) ;
• Tu le couple utile en sortie d’arbre (N.m).
• Pertes constantes Pc = Pem - Pu
En effet : Pc = Pfer + Pméca = Pem – Pu
• Couple de pertes Tp: Tp = Pc/Ω
= Tem - Tu
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2.1.9. Rendement
• Cette méthode consiste à mesurer Pa et Pu.
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Méthode des pertes séparées
Cette méthode consiste à évaluer les
différentes pertes :
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2.2 : MOTEUR SERIE
2.2.1 MODELE ELECTRIQUEEQUIVALENT
a) Présentation
Un moteur à courant continu est dit à excitation
série lorsque l’inducteur est branché en série avec
l’induit.
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• Remarque : Dans le cas d’un moteur série,
une seule source de tension suffit.
• l’induit et l’inducteur sont traversés par le
même courant continu d’intensité I.
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• b) Modèle électrique équivalent
• Loi des mailles : U = E + R.I + Re.I
• U = E + (R + Re).I
On notera Rt la résistance de l’ensemble (induit +
inducteur), d’où : Rt = R + Re
U = E + Rt.I
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• Le modèle électrique équivalent peut alors
se représenter de la façon suivante :
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c) Sens de rotation
Pour inverser le sens de rotation d’un moteur série, il
suffit d’inverser le sens du courant dans l’induit ou dans
l’inducteur , en permutant par exemple les bornes de
l’inducteur.
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2.2.2 INFLUENCE DU FLUX MAGNETIQUE
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Φ
U − Rt ⋅ I
• D’où : Ω=
k.I
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Ω
• Il en résulte que:
• Si le moteur fonctionne à vide (pas de charge),
le courant étant très faible,
la vitesse de rotation sera très grande :
• A VIDE, UN MOTEUR SERIE S’EMBALLE
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2.2.3 : CARACTERISTIQUE MECANIQUE D’UN
MOTEUR SERIE
• La caractéristique mécanique d’un moteur série
présente une forme hyperbolique.
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2.2.4 : BILAN DES PUISSANCES
1°) Puissance absorbée: Pa = U.I
2°) Pertes de puissance :
2.a) pertes par effet Joule totale:
Pjt = Pj + Pje = R.I² + Re.I²
= (R +Re).I² = Rt.I²
2.b) pertes collectives:
Pcoll = PFer + Pméca
3°) Puissance électromagnétique PEM = E.I
4°) Puissance utile
- ∑[Link]
Pu = Tu .Ω , Pu = PaENSEM pertes , η = Pu / Pa
B: Machines à courant alternatif
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I. Introduction
La machine asynchrone (MAS), appelée aussi
machine d’induction, fait appel à un principe simple
de champs tournant qui lui permet un
fonctionnement sans contacts électriques glissants.
Ce champs tournant peut être créer par :
► La mise en rotation d’un rotor portant des pôles
alternativement nord N et sud S (aimants
permanents, électroaimant,…)
► Des bobines fixes convenablement réparties au
stator et parcourues par des courants alternatifs
triphasés équilibrés
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II. Théorème de Ferraris:
Trois bobinages décalés de 2π/3 alimentés par
des courants sinusoïdaux triphasés équilibrés
de pulsation ω permettent de créer un champs
tournant à la vitesse Ωs .
Ce champ équivalent à un rotor fictif, passe par
l’axe d’une bobine quand le courant y est
extremum.
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III Moteur asynchrone triphasé
[Link] et principe de fonctionnement
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1.1. Le stator = inducteur
Le stator ( partie fixe ): ( voir Fig.1)
Il est constitué par trois enroulements ( un par phase )qui
sont alimentés par des tensions triphasées et produisent
ainsi un champ magnétique tournant à la fréquence de
rotation : N = ( f / p )
Plaque à bornes
Stator
bobiné
tte de fixation
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Fig.1: Stator d’un moteur asynchrone triphasé
Principe du champ magnétique tournant :Trois bobines identiques B1, B2,
B3 une par phase, géométriquement décalées de 120°, sont alimentées par
des tensions alternatives triphasées. Les trois champs alternatifs, produits
par les bobines statoriques se composent pour former un champ
magnétique tournant à la fréquence de rotation : (N = f / p )Le champ
magnétique tournant crée des courants induits dans le circuit du rotor qui
d’après la loi de lenz, s’opposent à la cause qui leur a donné naissance et
provoquent une force magnétomotrice qui entraîne le rotor en rotation.
120°
Rotor
B3
Bobine statorique
B1
B2
Réseau ONE
L3
U = 3 * 380V ~
W2 U2 V2 L2 f = 50 Hz
Barrette de connexion L1
Ωs = ω / p
• Avec Ωs : vitesse synchrone de rotation du champ
tournant en rad.s-1.
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Il est constitué de barres métalliques identiques
inclinées par rapport à l’axe de rotation.L’ensemble
forme donc une cage, appelée « cage d’écureuil » dont
les extrémités sont reliées par deux couronnes
métalliques.
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Cage d ’écureuil en aluminium moulé
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1.3 Rotor bobiné
rhéostat
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les 3 bagues
d ’un rotor bobiné
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• Les tôles de ce rotor sont munies
d’encoches où sont placés des
conducteurs formant des bobinages.
• On peut accéder à ces bobinages par
l’intermédiaire de trois bagues et trois
balais. Ce dispositif permet de modifier
les propriétés électromécaniques du
moteur.
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1.3 Principe de fonctionnement
de la machine asynchrone
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
résumé
ENSEM [Link]
Stator tétrapolaire par exemple
S S
N
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N
S S
N
ENSEM [Link]
rotor
N
S S
N
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Ω
N
S S
N
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Ω
N
N
S S
N
N
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Ω
N
N
S S
N
N
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Mise en rotation du rotor
stator
N S
S
rotor
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Sur la périphérie du rotor, il y a nécessairement
autant de pôles que sur le stator; cela résulte de
leur nature :ce sont des pôles induits
Ces pôles tournent à la même vitesse de
rotation que ceux du stator
L ’attraction/répulsion mutuelle entre pôles
statoriques et rotoriques développe le couple
Moteur.
ce couple est le couple électromagnétique
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Le couple électromagnétique résulte des courants
induits, et donc des variations de flux.
Si le rotor tourne à la même vitesse que le stator,
il n ’y a plus de variation de flux.
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• g ˂ 0 , (Ωs ˂ Ω) correspond au fonctionnement au
génératrice
• g = 0, (Ωs = Ω) correspond au fonctionnement au
synchronisme (couple nul)
• 0˂ g ˂ 1, (Ωs ˃ Ω) correspond au fonctionnement
moteur
• g = 1 (Ω = 0) correspond au rotor bloqué
• g ˃ 1 (Ωs – Ω ˃ Ωs → Ω ˂ 0) : freinage
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2. Caractéristiques
2.1. Fonctionnement à vide
• A vide le moteur n’entraîne pas de charge.
• Conséquence : le glissement est nul est le
moteur tourne à la vitesse
de synchronisme.
• À vide: g = 0 et donc no = ns
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• Autres observations :
• le facteur de puissance à vide est très faible
(<0,2) et le courant absorbée reste fort
(P est petit)
• Et (Q est grand).On parle alors de courant
réactif ou magnétisant (ils servent à créer le
champ magnétique).
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2.2. Fonctionnement en charge
• Le moteur fournit maintenant de la puissance
active, le stator appelle un courant actif.
• En régime permanent : Tu = TR
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2.3. Caractéristiques mécaniques
Tu = f(n)
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Caractéristiques
de fonctionnement :
• Les caractéristiques principales de fonctionnement d’un
moteur asynchrone sont :
• a) courbe d’intensité :
Elle représente les variations du courant primaire en
fonction de la puissance utile développée sur l’arbre.
I1
V1 = cte
F = cte
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Pu
b) courbe de vitesse :
Ω = f(Pu) montre que la plage de variation de la vitesse
est très étroite.
V1 = cte
Ωs F = cte
Pu
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c) caractéristique de facteur de puissance :
Cosφ = f (Pu) indique l’évolution de cosφ du moteur en
fonction de sa charge.
Il est à noter que le moteur asynchrone à toujours un
cosφ inductif
cosφ V1 = cte
F = cte
Pu
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d) caractéristique du couple :
C’est la courbe de variation du couple mécanique en
fonction de la puissance utile à tension et fréquence ctes.
Pu
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e) courbe des pertes :
c’est la variation des pertes totales en fonction de la
charge à tension et fréquence constantes
Σ pertes
Pu
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f) courbe de rendement :
elle se déduit de la courbe précédente. On voit que ce
rendement prend très vite une valeur proche de celle du
rendement nominale.
Pm
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2.4. Modélisation de la partie utile de la courbe
• On veut déterminer l’équation de la droite qui
modélise la partie utile de la caractéristique
mécanique.
• Il faut deux points :
1er. point évident : A1(ns,0)
2e point : il faut un essai de la machine
:A2(n2,T2)
• Equation d’une droite :
y = a.x + b soit Tu = a.n + b
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Coefficient directeur (pente) :
a = (y2 – y1)/(x2 – x1)
soit a = (T2 – 0)/(n2 – ns)
|a| est grand (droite presque verticale) et a est négatif.
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2.5. Caractéristique mécanique en fonction du
glissement
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• Cette fois ci le modèle est une droite
passant par l’origine, donc d’équation :
• y = k.x soit Tu = k.g
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• Finalement :
Au voisinage du point de fonctionnement
nominal, le couple utile est proportionnel au
glissement.
• Tu = k.g k est une constante de
proportionnalité
(coefficient directeur) en N.m.
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3.5.2. Relation entre a et k
• Au paragraphe 2.4, nous avons vu que :
Tu = a.n + b avec b = - [Link]
• soit ns - n = ns .g
• On a donc:
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V 1 = E10 + r1 I 10 + jl1ω I 10
• On a:
V 20 = E 20
• Avec
E 10 = jn 1ω Φ 10
E 20 = − jn 2 ω Φ 10
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► Si le rotor est en court circuit et tourne à la vitesse
Ω par rapport au stator, il tourne à la vitesse
Ωr = Ωs - Ω par rapport au champ tournant.
► Ce qui induit dans les enroulements rotoriques des
courants de pulsation ωr = gω. On a donc :
V 1 = jn 1ω Φ + r1 I 1 + jl 1ω I 1
V 2 = 0 = − jn 2 g ω Φ − r2 I 2 − jl 2 g ω I 2
V 1 = E 1 + ( r1 + jl 1 ω ) I 1
r2
0 = E 2 − ( + jl 2 ω ) I 2
g
avec E 1 = jn 1ω Φ
E = − jn 2 ω Φ
2 [Link]
ENSEM
• Ce système peut être traduit par le schéma équivalent
par phase suivant :
Résistance statorique Inductance de
fuites statorique
Jl2ω
Inductance de
r1 fuites rotorique
I1 T.P
Jl1ω I10
r2 /g
E1 E2
RF jxm
m
Pertes fer
Inductance
magnétisante
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• Ce schéma équivalent ramené au primaire (stator)
devient :
r1
I1 -mI2
Jl1ω I10
Jl2ω/m2
r2 /gm2
RF jxm
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• Si on suppose négligeable les pertes fer, les pertes
mécaniques, r1 et l1ω on aura donc le schéma équivalent
simplifié par phase suivant :
I1 -mI2
Jl2ω/m2
I10
r2 /gm2
jxm
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Expression du couple :
Γu = Γ - Γp
Γu = Pu /Ω
Pa = 3 (r2/gm²) m² I²2
= 3 (r2/g) I²2
r2
PJR = 3 r2 I²2 3 (1 − g )
r2 g
Pu = Pa - PJR = 3 ( − r ) I 2
⇒ Γ = I 2
Ω
2 2 u 2
g
Or Ω = (1-g)Ωs = (1-g)ω/p
Et − V1 m 2V12
I2 = ⇒ I 22 =
r2 l 2ω r2 2
+ [Link]
ENSEM ( ) + ( l 2ω ) 2
gm m g
r2
2 2
3m pV g
Donc Γu = 1
⋅
ω r2 2
( ) + (l 2ω ) 2
g
à V1 et ω constants, Γu ne dépend que de r2/g
3 m ² pV 1 ² 1
et Γ[Link] = ⋅
ω 2l2ω
ENSEM [Link]
Au démarrage g = 1 (Ω = 0) et
2
3 m ² pV 1 r2
Γd = ⋅ 2
ω r2 + l 2 ω
2 2
Γ Γ
Γmax Γmax Γr
Γd Γd
Ω
g Ω0
g0
ENSEM [Link]
• si Ω ↑, Γu < Γr → J dΩ/dt = Γu - Γr < 0
→ dΩ/dt < 0 → Ω ↓
• si Ω↓, Γu > Γr → J dΩ/dt = Γu - Γr > 0
→ dΩ/dt > 0 → Ω ↑
ENSEM [Link]
[Link] différentes principes de
démarrage d’un moteur asynchrone
ENSEM [Link]
[Link]
DIRECT
• [Link]
• C’est le plus simple qui ne peut être exécuté
qu’avec le moteur asynchrone à rotor à
cage.
• Les enroulements du stator sont couplés
directement sur le réseau
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
[Link] PAR AUTO-
TRANSFORMATEUR (sous tension réduite)
ENSEM [Link]
C’est la courbe couple-vitesse pour deux valeurs
différentes de la tension d’alimentation du
moteur.
► Le couple maximum délivré par le moteur étant
proportionnel au carré de la tension
d’alimentation
► toute diminution de U entraîne une diminution
du Cm
► Par conséquent, un démarrage sous tension
réduite ne peut s’appliquer qu’à des machines
centrifuges
c.à.[Link] machines dont Crdem˂ Crré[Link]
ENSEM [Link]
Le moteur est alimenté
sous tension réduite par
l'intermédiaire d'un
autotransformateur qui est
mis hors circuit quand le
démarrage est terminé
ENSEM [Link]
• Le démarrage s'effectue en trois temps :
- au premier temps, l'autotransformateur est d'abord
couplé en étoile,puis le moteur est couplé au réseau
à travers une partie des enroulements de
l'autotransformateur.
- Le démarrage s'effectue sous une tension réduite
qui est fonction du rapport de transformation.
ENSEM [Link]
• L'autotransformateur est généralement muni de
prises permettant de choisir le rapport de
transformation, donc la valeur de la tension
réduite la mieux adaptée,
- avant de passer au couplage pleine tension,
l'étoilage est ouvert. La fraction de bobinage
raccordée au réseau constitue alors une
inductance en série avec le moteur.
- Cette opération est effectuée lorsque la vitesse
d'équilibre est atteinte à la fin du premier
temps,
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
- le couplage pleine tension intervient
après le 2ème temps généralement très
court (de l’ordre d’une fraction de
seconde).
- La portion de bobinage de
l'autotransformateur en série avec le
moteur est court-circuitée, puis
l'autotransformateur est mis hors circuit.
ENSEM [Link]
• Le courant et le couple de démarrage varient
dans les mêmes proportions.
• Ils sont divisés par (U réseau/U réduite).
• Les valeurs obtenues sont les suivantes :
• Id = 1.7 à 4 In
• Cd = 0.5 à 0.85 Cn
• Le démarrage s'effectue sans qu'il y ait
interruption du courant dans le moteur.
• De ce fait, les phénomènes transitoires liés à
une telle interruption n'existent pas.
ENSEM [Link]
4-3.Démarrage étoile-triangle:
• 1er temps : à la mise sous
tension, les enroulements
statoriques du moteur sont
couplés en étoile.
• Ainsi, le couple de démarrage
est divisé par 3 et l’appel de
courant par √3 .
ENSEM [Link]
2ème temps :
Suppression du couplage étoile .
les enroulements statoriques sont couplés en triangle, le
moteur fonctionne sur ses caractéristiques naturelles.
Càd qu’il est alimenté sous pleine tension 220V
ENSEM [Link]
• Circuit de puissance
ENSEM [Link]
• Q : Sectionneur
KM1 : Contacteur de ligne
KM3 : Contacteur de couplage etoile
KM4 : Contacteur de couplage triangle
• Le verrouillage mécanique entre KM4 et KM3 est
conseillé ;
• il est obligatoire pour le verrouillage électrique.
ENSEM [Link]
Intensité et Couple
Intensité
L’appel du courant au démarrage est le 1/3
de l’appel au démarrage direct ou triangle
Id — 1,3 à 2,6 In
Couple
Le couple est sensiblement 3 fois plus faible
qu’en démarrage direct Cd = 0,2 à
0,5 Cn
ENSEM [Link]
Conclusions
Avantages
- Appel de courant en étoile réduit au
tiers de sa valeur en direct
- Faible complication d’appareillage.
Inconvénients
- Couple réduit au tiers de sa valeur en direct
-Coupure entre les positions étoile et triangle
d’ou apparition de phénomènes transitoires
Emploi
Machine démarrant à vide
ENSEM [Link]
: Ventilateur...
4-4. DÉMARRAGE A RESISTANCES
STATORIQUES
Principe
C’est une mise en série temporaire d’un ou
plusieurs groupes de résistances en série
avec le stator
ENSEM [Link]
• 1 TEMPS KM1 ouvert
• 2 TEMPS KM1 fermé
ENSEM [Link]
Intensité et Couple
Intensité
La tension appliquée aux bornes du moteur ne
reste pas constante pendant le temps
d’accélération
L’intensité maximale se situe lors de la mise sous
tension, puis elle diminue
Id = 4,5 In
Couple
Le couple initial est relativement faible pour une
pointe de courant assez importante .
ENSEM [Link]
Cd = 0,75 Cn
Fonction & remplir
Ce démarrage peut se faire en 2,3,4.. .temps
suivant la puissance du moteur par élimination
des résistances statoriques branchées directement
en série avec le stator.
ENSEM [Link]
Conclusions
Avantages
La tension d’alimentation est trés fortement réduite au
moment de démarrage, car l’appel du courant reste
important
Couple moteur croissant pendant le démarrage et démarrage
plus progressif
Inconvénients
-Appel du courant plus important qu’en étoile-triangle 4 à 5
fois In.
- Le couple de démarrage est diminué par rapport au
démarrage direct 0,75 Cn
Emploi
Il convient aux machines dont le couple de démarrage est
plus faible que le Cn EX : machine à bois ventilateur...
ENSEM [Link]
4-5.Démarrage progressif
• On augmente progressivement la tension efficace aux
bornes du moteur, ce qui évite les à-coups tout en réduisant
la pointe du courant d’appel.
• Ce résultat est obtenu par l’intermédiaire d’un gradateur à
thyristors.
ENSEM [Link]
4-6. Moteur à double cage
• un moteur à double cage possède au démarrage un
couple élevé, et conserve en marche normale les
qualités d’un moteur ordinaire.
Le rotor possède deux cages coaxiales :
► la cage externe, placée à la périphérie du rotor, est
fabriquée dans un matériau possédant une forte
résistivité ( laiton, bronze ).
Cette cage est très résistante (R1 est grand ) et
présente peu de fuites magnétiques par rapport au
stator ( L1 est faible ) .
ENSEM [Link]
► la cage interne, profondément noyée dans le
circuit magnétique du rotor, est fabriquée dans
un matériau possédant une faible résistivité (
cuivre ) .
Cette cage est peu résistante ( R2 est faible )
mais a une grande dispersion magnétique par
rapport au stator ( L2 est grand ) .
· les deux cages sont électriquement
indépendantes.
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
[Link] à cage à encoches profondes
• Le rotor à double cage est difficile à construire,
donc d’un coût élevé.
• On peut pallier cet inconvénient, tout en gardant
une partie des avantages de ce type de rotor, en
construisant une cage rotorique unique avec des
barres très plates s’enfonçant profondément dans le
circuit magnétique.
• La résistance d’une barre a pour expression :
R = ρ.(L/S)
• avec R : résistance de la barre, L : longueur de la barre,
S : section de la barre et ρ : résistivité du matériau.
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
• Lors du démarrage, les lignes de courant se
concentrent à la périphérie de la barre ( FIG 8-a )
et tendent à assigner une section de conducteur
apparente réduite, et par conséquent une
résistance importante.
• En marche normale, les lignes de courant
occupent la pleine section de la barre ( FIG 8-b ),
et retrouvent un circuit de faible résistance.
ENSEM [Link]
5) freinage des moteurs asynchrones :
ENSEM [Link]
• Freinage hyper synchrone
ENSEM [Link]
• Freinage en contre-courant :
• Le principe consiste, après avoir isolé le moteur du
réseau alors qu'il tourne encore, à le reconnecter sur
le réseau en sens inverse. C'est un mode de freinage
très efficace qui doit être arrêté suffisamment tôt
pour éviter que le moteur ne reparte en sens inverse.
ENSEM [Link]
• ce procédé impose des contraintes thermiques
importantes au rotor, l'énergie correspondant à
chaque freinage (énergie de glissement prise au
réseau et énergie cinétique) étant dissipée dans la
cage.
• Au moment du freinage, les pointes de courant et de
couple sont nettement supérieures à celles produites
lors du démarrage.
• Afin d'obtenir un freinage sans brutalité, il est
souvent inséré, lors du couplage en contre-courant,
une résistance en série avec chaque phase du stator.
Le couple et le courant sont alors réduits comme
dans le cas du démarrage statorique.
ENSEM [Link]
• Pour un moteur à cage, le couple de freinage est faible à grande
vitesse. Pour un moteur à bagues, des résistances rotoriques
supplémentaires permettent de renforcer l'efficacité du freinage.
• On peut arrêter une charge (figure 2) car le moteur développe un
couple de freinage à vitesse nulle.
ENSEM [Link]
• Ce freinage consiste à injecter du courant continu
dans le stator dont l'alimentation à partir du réseau a
été préalablement interrompue. Le flux fixe
engendré dans l'espace freine alors le rotor et le
maintient à basse vitesse dans le cas d'une charge
entraînante.
• Arrivé à basse vitesse, le couple de freinage
augmente fortement avant de s'annuler à vitesse
nulle. Dans le cas d'une charge entraînante, il sera
nécessaire d'agir sur un frein mécanique pour
assurer l'immobilisation à l'arrêt (figure 3).
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
6. Bilan des puissances
ENSEM [Link]
Bilan de puissance
ENSEM [Link]
6.1. Puissance électrique absorbée :
Pa
Pa = 3UI cos α
3 2
pjs = RI
2
R : résistance entre deux bornes du stator
ENSEM [Link]
6.3. Pertes fer au stator : pfs
ENSEM [Link]
6.4. Puissance transmise : Ptr
Ptr = Pa − p js − p fs
ENSEM [Link]
6.5. Moment du couple
électromagnétique : Tem
• Les forces qui s’exercent sur les conducteurs du
rotor tournent à la vitesse Ωs : elles glissent
sur le rotor qui, lui, ne tourne qu’à la vitesse Ω .
• L’action de l’ensemble des forces électro-
magnétiques se réduit à un couple
électromagnétique résultant de moment Tem.
• Tem = Ptr / Ωs
• Tem (N.M) Ptr (W) Ω (rad.s-1)
ENSEM [Link]
6.6. Puissance mécanique totale : PM
• Le couple électromagnétique de moment Tem
entraîne le rotor à la vitesse Ω. Il lui
communique donc la puissance mécanique
totale PM.
• PM = Tem . Ω = Ptr. (Ω/ Ωs) = Ptr (1-g)
• PM = Ptr (1- g)
• Cette puissance comprend la puissance utile
et les pertes mécaniques.
ENSEM [Link]
• 6.7. Pertes par effet joule et pertes
dans le fer au rotor : pjr et pfr
• Ces pertes représentent la différence entre Ptr et
PM. Elles sont dues aux courants induits.
• Elles ne sont pas mesurables car le rotor est
court-circuité. On les calcule Donc :
• pjr + pfr = Ptr - PM = Ptr - Ptr (1 - g) = gPtr
pjr ≈ gPtr
Les pertes fer du rotor sont négligeables.
ENSEM [Link]
• 6.8. Pertes mécaniques : pm
pm = PM – Pu
ENSEM [Link]
• 6.9. Pertes « collectives » : pc
• Ces pertes ne dépendent que de U, f et n. Comme
ces grandeurs sont généralement constantes,
les pertes fer au stator et les pertes mécaniques le
sont aussi.
pc = pfs + pm
• On définit le couple de perte :
Tp = pc / Ωs
► Le couple de perte est une grandeur constante
quelle que soit la vitesse et la charge de la machine
ENSEM [Link]
6.10. Puissance utile : Pu
• Puissance utile : Pu = PM - pm
• Couple utile : Tu = Pu/Ω
• Rendement : η = Pu / Pa
ENSEM [Link]
6.11. Bilan des puissances à vide:
Le bilan total, quelque soit la situation, est :
Pa = Pu + pjs + p jr + pc
• A vide : Tu = 0 → Pu = 0
g = 0 → p jr = 0
Pao = √3. [Link]φ
pjso = (3/2).RIo²
pc à vide ≈ pc en charge
• Bilan à vide : Pao = pjso + pc
• En simplifiant : Pao = pc
• (les pertes joules à vide sont négligeables)
• Un essai à vide permettra de déterminer les pertes
collectives.
ENSEM [Link]
7. Point de fonctionnement du
moteur en charge
ENSEM [Link]
• C’est le point d’intersection des
caractéristiques T = f(n) du moteur et de la
charge.
Tu : couple utile du moteur
Tr : couple résistant
• La courbe du couple résistant dépend de la
charge.
ENSEM [Link]
6.2 Méthode de résolution par le calcul:
Il faut résoudre : Tu = Tr
Soit : Tu = a.n + b
Tr = c . n² charge ayant un couple résistant
proportionnel au carré de la vitesse.
Tu = Tr ► a.n + b = c.n²
• Finalement, il faut résoudre une équation du second
degré :
• c.n² - a.n - b = 0
• Une solution sur les deux trouvées sera la bonne.
ENSEM [Link]
8. Branchement du moteur sur le
réseau triphasé
Il n’est pas toujours possible de brancher un moteur
asynchrone en étoile ou en triangle.
Exemple :
Sur une plaque signalétique d’un moteur on lit :
Υ 380 / ∆ 220
● le réseau est en 220 / 380 V
• De la plaque signalétique on déduit que la tension
nominale d’une phase du moteur est de 220 V.
• Si on branche ce moteur en triangle, la tension au
borne d’une phase sera de 380 V ce qui est trop
élevé.
ENSEM [Link]
• U = 380 V
• U’ = 380 / √3
= 220 V
• Ce montage est
possible
ENSEM [Link]
• U = 380 V
• U’ = U = 380 V
• Ce montage n’est pas possible
Conclusion : ce moteur peut être brancher uniquement
en étoile sur le réseauENSEM
[Link]
/ 380 V
9. Réglage de la vitesse d’un moteur
asynchrone
La vitesse de synchronisme Ns dépend de la fréquence fs
des courants statoriques.
Et comme la vitesse N reste très proche de la vitesse de
synchronisme, pour varier la vitesse du moteur il faut en
fait varier la fréquence fs .
En réalité pour faire varier la vitesse sans modifier le
couple utile il faut garder le rapport Vs / fs = const.
(VS est la tension d’alimentation d’un enroulement).
Si on augmente la vitesse, il faut augmenter la fréquence
et la tension d’alimentation dans les limites du bon
fonctionnement de la machine.
ENSEM [Link]
• On obtient le réseau de caractéristiques.
• La zone utile est l’ensemble des segments de droites
parallèles.
• Sur le plan technique, cela permet un très bon
réglage de la vitesse.
ENSEM [Link]
C:MACHINE SYNCHRONE
ENSEM [Link]
1 - PRESENTATION
• Une machine synchrone est un convertisseur
réversible
• Elle peut fonctionner soit en génératrice
(alternateur), le cas le plus fréquent, soit en
moteur.
ENSEM [Link]
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
ENSEM [Link]
B - CONSTITUTION :
La machine synchrone possède deux parties
principales :
► un système de p pair de pôles alternés
(L’inducteur) tournant par rapport aux
enroulement et porté le plus souvent par le rotor.
► un système d’enroulement triphasé (L'induit)
porté par le stator parcouru par des courants
alternatifs
ENSEM [Link]
a - Inducteur :
• Le champ magnétique est crée par un
aimant permanent ou par un électroaimant
alimenté par un courant continu Ie, appelé
courant d'excitation. Le rotor tourne à la
fréquence f, et crée un nombre p de paires
de pôles.
• Remarque : si Ie est constant, il crée un
champ magnétique B, constant, tournant à
la fréquence de synchronisme ns = n.
ENSEM [Link]
• Rotor à pôles saillants :
• C'est un électroaimant dont les pôles sont
alternativement nord et sud. Les enroulements sont
alimentés en courant continu, ils sont placés
autour des noyaux polaires. Le nombre de pôles
est toujours pair, il varie suivant la machine.
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
- Induit :
Il est au stator, bobines fixes, le plus souvent
triphasé. Il est le siège de f.e.m induites
Il est soumis à un flux tournant, il est donc le siège
d'hystérésis et de courants de Foucault.
I
Convention générateur
φ
P = V 3.U.I cos
T,n
V
φ déphasage entre
V et I
Ie
P, Q
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
UTILISATION :
• La puissance d'un alternateur à pôles saillants
va de quelques kilovolts ampères à 250000 kVA.
Il est principalement utilisé, dans les centrales
hydrauliques, pour la production d'énergie
électrique pour le réseau national.
• Le turboalternateur, est lui utilisé dans les
centrales thermiques ou nucléaires, sa puissance
est supérieure à 50000 kVA.
ENSEM [Link]
• Excitation des machines synchrones
• L'inducteur, quand il n'est pas à aimants
permanents, doit-être alimenté par un courant
continu.
• Cela implique, soit une source extérieure au
rotor, donc un système de bagues et de balais, ou
soit une source sur le rotor à l'aide d'un
alternateur auxiliaire à inducteur fixe et induit
tournant, dont les courants sont redressés par un
pont de diodes pour alimenter la roue polaire.
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
2 – LA F.E.M A VIDE DANS UN
ALTERNATEUR :
• A - ESSAI A VIDE :
• a - Présentation :
• Le stator n'est traversé par aucun courant.
Le champ tournant est issu de la roue
polaire (traversée par un courant
d'excitation Ie), entraîné par un système
auxiliaire.
ENSEM [Link]
. N
.
bobinage roue
polaire Ω
du stator
S
Ie
.
ENSEM [Link]
• Nous récupérons trois f.e.m induites sinusoïdales
de valeur efficace Ev, aux bornes des trois
enroulements (décalés dans l’espace de 2π /3 l’un
par rapport à l’autre),chacune constituée de p
bobines régulièrement réparties à la surface du
stator.
E1 = √2 E sin(ωt – pα1)
E2 = √2 E sin(ωt – pα1 – 2п/3)
E3 = √2 E sin(ωt – pα1 - 4п/3)
• ω = π.Ω
ENSEM [Link]
• C – Caractéristique interne :
• la saturation du matériau ferromagnétique
contenu dans le circuit emprunté par le flux
magnétique de la machine(roue polaire et carcasse
de l’induit) conduit à une relation non linéaire
entre le flux magnétique, de valeur Ф et
M
Eo
ENSEM [Link]
Ie Ie (A)
B - ETUDE DE LA F.E.M A VIDE :
a - Valeur théorique :
• La f.e.m induite ev (t) = Eph. √2. sin(ωt) est
sinusoïdale.
• Elle est créée par le flux φ(t) issu du champ
magnétique tournant porté par la roue polaire, ce
flux a pour expression φ(t) avec :
• φ(t) = φ[Link](ωt).
ENSEM [Link]
• Le stator comporte N conducteurs, donc N/2
spires; ainsi :
• ev (t) = - N/2 dφ/dt = - N/2.ω.φ[Link](ω t)
• = Ev.√2. sin(ωt)
• La valeur théorique de la valeur efficace de la
f.e.m Ev. est donc :
• Ev = -(N/√2).π.f.φmax
ENSEM [Link]
EN MONOPHASE :
A l'intérieur d'une même spire, les forces
électromotrices induites s'ajoutent et les
différentes spires sont mises en série :
Tous les conducteurs sont finalement en série.
Pour l'enroulement, on aura donc :
Ev = K.f.N.φmax.
ENSEM [Link]
• Avec : Ev F.e.m induite dans un enroulement
en volts
f Fréquence des f.e.m induites
en hertz
φmax. Flux utile maximal sous un pôle en
webers
N Nombre de conducteurs par phase.
ENSEM [Link]
3 - ALTERNATEUR EN CHARGE :
A - ETUDE EN CHARGE :
a - présentation :
L'état de l'alternateur est fixé par le point de
fonctionnement P, qui dépend de deux paramètres
variables et trois paramètres constants P = f (V ; I ; n ; Ie
; φ)
V tension entre phase et neutre en volts
I courant dans un fil de phase en ampères
n fréquence de rotation de l'alternateur en tr / s
Ie courant d'excitation en ampères
φ déphasage entre v et i.
ENSEM [Link]
b - Caractéristique électrique V = f (I):
L'alternateur triphasé est entraîné à vitesse
constante.
Il alimente une charge équilibrée.
L'intensité Ie du courant d'excitation est
maintenue constante, le déphasage tension
courant est imposé par la charge.
ENSEM [Link]
V
EV ϕ<0
Nous remarquons l'effet démagnétisant (qui
ϕ=0 contraint d'augmenter Ie) d'une charge inductive
et l'effet magnétisant d'une charge capacitive.
ϕ>0
0 Ι
ENSEM [Link]
c - Etude de la R.M.I :
L'inducteur, porté par le rotor, crée un flux, φ (t), à
l'origine d'une f.e.m induite Eph au stator (induit).
Lorsque l'induit est fermé sur une charge, il est
parcourue par des courants sinusoïdaux induits, i1,
i2 et i3 qui vont à leurs tours créer un flux variable
φi(t) qui va diminuer considérablement (cas d'une
charge R/L) le flux φch(t) résultant en charge,
donc agir sur la f.e.m Ech de la machine.
Cette diminution de Ech par rapport à Eph implique
une diminution importante de la tension V
ENSEM [Link]
Le flux φ crée par l'inducteur, induit :
Eph = - jωφ
La R.M.I introduit le flux φi qui induit : Ei = - jωφi
Le flux résultant φch s'exprime par la relation
vectorielle : φch = φ + φi
En charge, la f.e.m est donc donnée pour une
machine non saturée par relation :
Ech = Eph + Ei
ENSEM [Link]
B - MODELE EQUIVALENT D'UNE
PHASE DE L'ALTERNATEUR
a - Représentation du modèle :
Considérons le cas suivant :
- Charge équilibrée
- Régime permanent
- Rotor à pôles lisses
- Machine non saturée
ENSEM [Link]
• Pour tenir compte de la R.M.I, on la modélise
électriquement par une bobine d'inductance L :
Ev Ech
L I r
v = e v - L di - r.i
dt
Ev Ech V
V = EV - j.L.ω. I - r.I
ENSEM [Link]
Soit : X = Lω : la réactance synchrone
Soit : Z = vr 2
+ L. ω 2: l'impédance synchrone
ENSEM [Link]
b - Diagramme de BEHN - ESCHENBURG
La loi des mailles s'écrit : v = ev - uL - r.i
Donc :
V = Ev - X.I - r.I
ENSEM [Link]
Connaissant :
φ Déphasage courant tension, angle imposé par
la charge.
X = L.ω Réactance synchrone
I Intensité du courant dans la charge
V Tension simple
Nous pouvons calculer Ev :
ENSEM [Link]
On trace V.
- Connaissant φ, on trace I, puis rI, colinéaire à I.
- On trace XI.
- On en déduit Ev.
- On peut mesurer θ, angle de décalage interne,(V; Ev).
Ev
0 θ
φ XI
V
rI
I ENSEM [Link]
Détermination des éléments du modèle :
La détermination du modèle de l'alternateur non
saturé se fait en trois étapes :
- Tracé de la caractéristique à vide :
La f.e.m synchrone est égale à la f.e.m à vide.
On relève, donc, à vitesse constante, Ev en fonction
de Ie, courant dans l'inducteur,
on trace Ev = f (Ie)
ENSEM [Link]
Relevé de la caractéristique en court-circuit :
Les trois enroulements du stator sont couplés en
étoile.
Le modèle équivalent d'un enroulement de
l'alternateur est le suivant :
Ev = (r + jLω).Icc = [Link]
L I cc r
Ev
ENSEM [Link]
• L'alternateur est entraîné à vitesse nominale, on
mesure les intensités du courant d'excitation et
d'un des courants de court-circuit débités dans
l'induit,
• on trace Icc = f (Ie).
ENSEM [Link]
Calcul de l'impédance synchrone :
• Pour un courant d'excitation donné, le module
de l'impédance synchrone est donné par la
relation : E
Z = v
I cc
E ph
jX I
V RI
φ
ENSEM [Link]
C- Diagramme de Potier :
Le modèle de potier, théoriquement est réservé aux
alternateurs à pôles lisses mais sans restriction sur leurs
états magnétiques donc pouvant être saturés.
En présence d’une machine saturée ξr = ξ(Iex) + ξ(I)
n’entraîne plus l’égalité entre les flux correspondants,
donc Фt ǂ Фex + ФI
• On décompose alors le flux total en deux flux sommable : le
flux de fuite (dans l’air, matériau non saturé) et le flux
résultant(dans le matériau ferromagnétique saturé) :
• Фt = Фf + Фr
De plus Фf = λi Фf est % au courant statorique
puisqu’il n’y a pas de saturation
ENSEM [Link]
Calcul de la FEM :
Par définition Ech = -dФt/dt = v + ri
puisque Фt = Фf + Фr
→ v + ri = -dФt/dt = -dФf/dt -dФr/dt
= -λ di/dt + Er
On pose Er = -dФr /dt :
Er est la FEM associée au flux résultant
d’où Er = v +ri + λ di/dt
ENSEM [Link]
• Diagramme – triangle de potier :
On a vu que Фt ǂ ФI+ Фex mais dans tous les cas
les f.m.m. restent sommables :
ξ t = ξ I + ξ ex
ξI Direction de Ev
ξr
ξex Er
jλωI
φ
ψ V
RI
I
ENSEM [Link]
• De manière générale ξ = n.i :
• Les f.m.m. sont proportionnelles aux courants.
• On considère alors « le triangle de potier » formé
par les vecteurs de Fresnel des grandeurs Iex, αI et
Ir associés respectivement à ξex, ξI et ξr
• on a:
ξ r = ξ I + ξ ex
n r . I r = n s . I + n r . I ex
ns
Ir = . I + I ex
nr
⇒ I r = α . I + I ex
ENSEM [Link]
• L’alternateur voit donc apparaître à ses bornes
une f.e.m de valeur efficace Er telle que(Er,Ir) est
le couple des coordonnées d’un point de la
caractéristique à vide Eph(Iex).
• La machine peut ainsi être décrite par les deux
équations :
V = E r − R I − jλ w I
I r = I ex + α I
ENSEM [Link]
αI
Iex Direction Ev
Er
Ir
jλwI
φ
ψ V
RI
I
ENSEM [Link]
Méthode :
• 1) on trace Er
• 2) on lit Ir sur la caractéristique à vide
• 3) on trace Ir et αI
• 4) on mesure Iex sur le schéma : on en déduit
Ev càd (Eph) sur la caractéristique
ENSEM [Link]
∆’
Er Гo
M
λωI
O’ P’
αI Г
Mo
λωI
Ir
O
Po
ENSEM [Link]
• Calcul de α et λω :
• On considère la caractéristique à vide Eph(Iex) de
l’alternateur relevée au cours d’un essai en circuit
ouvert qui est également la caractéristique Er(Ir) et on
place un point déwatté : (Pactive=0), φ = π/2 : P’
1. Pour la valeur de I1 mesuré, on lit sur la caractéristique
en cours-circuit Icc(Iex) le courant d’excitation associé
Icc qu’on repère par Po
2. Sur l’horizontale du point déwatté on reporte Icc (O’)
3. On passe par l’extrémité de ce segment, une parallèle à
la tangente à l’origine.
4. Le point d’intersection avec la caractéristique a vide
donne le point relatif au point déwatté (M)
5. On passe par ce point une verticale, et on mesure λωI1,α
I1.
ENSEM [Link]
6. Pour I1 connu on déduit α et λω
Stabilité d’un alternateur (en régime permanent)
• Voir tableau
ENSEM [Link]
4- couplage au réseau
• Soit un générateur G débitant dans un réseau extérieur
quelconque. Soit la tension U entre les bornes de couplage.
Désignons par E, la f. é. m. du générateur G, par z son
impédance intérieure.
• Suivant que cette f. é. m. E sera supérieure ou inférieure à U
au moment où nous fermerons l'interrupteur de couplage, la
machine G,fonctionnera comme génératrice ou réceptrice et
sera parcourue par un courant I donné par la relation :
ENSEM [Link]
• Comme l’impédance z du générateur G, est
généralement très petite, le courant I peut prendre,
pour une différence assez faible entre E et U, une
valeur assez importante et cela brusquement au
moment où l'on ferme l'interrupteur.
• Ce courant détermine un brusque couple
résistant (E > U) ou un brusque couple moteur
(E < U).
• Dans les deux cas, le groupe subit un à coup
préjudiciable à sa bonne tenue mécanique
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• En courant alternatif, les tensions et f. é . m. sont
périodiques. Les conditions ci-dessus doivent être
réalisées à tout instant de leurs périodes ;
Autrement dit la courbe de la f.é. m. e de
l'alternateur à coupler doit se superposer à la
courbe de la tension u entre les barres auxquelles
sont déjà connectés les autres. Or, pour que deux
sinusoïdes se superposent, il faut :
• 1° L'égalité de leurs valeurs maximales, donc de
leurs valeurs efficaces ;
• 2° L'égalité de leurs fréquences ;
• 3° Un déphasage nul entre elles.
ENSEM [Link]
Quand fermer le disjoncteur de couplage ?
A2
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Les sinusoïdes de chaque phase doivent se superposer
ENSEM [Link]
Pour superposer 2 sinusoïdes, il
faut :
• Égalité des fréquences.
• Égalité des tensions.
• Égalité des phases.
ENSEM [Link]
réseau
alternateur
ENSEM [Link]
réseau
alternateur
ENSEM [Link]
réseau
alternateur
ENSEM [Link]
Réalisation du couplage
Pour vérifier que les conditions sont satisfaites,
nous pouvons placer trois lampes, chacune étant en
parallèle sur une lame de l'interrupteur triphasé. La
tension aux bornes de chaque lampe est u - ur.
Déterminons la tension aux bornes de chaque
lampe; nous avons deux cas :
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► le réseau et la machine synchrone fournissent
des systèmes triphasés de même ordre, par
exemple directs ( fig.3.a). Les deux systèmes ont
la même valeur efficace mais des fréquences
différentes.
► Le déphasage α = ( ur1 , u1) = 2.π.( f - fr ) t. Les
tensions uL aux bornes des trois lampes ont la
même valeur efficace variant entre 0 et 2.U et la
fréquence de battement fb = | f - fr |.
► Les trois lampes s'allument et s'éteignent
simultanément à cette fréquence;
Nous dirons que nous avons un feu battant.
ENSEM [Link]
A2
ENSEM [Link]
A2
ENSEM [Link]
A2
ENSEM [Link]
• Le couplage est autorisé; nous ajustons la vitesse
n de MS pour avoir un battement lent ( période de
l'ordre de la seconde) pour égaliser les
fréquences.
• Nous devons fermer K lorsque les tensions sont
en phase donc lorsque les lampes sont éteintes.
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• le réseau est direct et MS fournit des tensions
d'ordre inverse.
• Les tensions aux bornes des trois lampes sont
différentes, les lampes s'éteignent successivement;
nous dirons que nous avons un feu tournant.
• Le couplage n'est pas autorisé.
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A2
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Diagrammes vectoriels de
marche en parallèle
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Alternateur A1 : E = U + LωI1
Alternateur A2 : E = U + LωI2
jLωI2
E2
E1 jLωI1
U2
U1
I1
I2
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E1 ϕ
jLωI1
U1
ϕ 90°- ϕ
I1 90°- ϕ
ENSEM [Link]
B
E1 ϕ
jLωI1
LωI1cos ϕ
U1
ϕ
I1
Lω Lω
LωI1cos ϕ = x UI1cos ϕ = x P1
U U
=
P1
ENSEM [Link]
→ sur l’horizontale passant par B : P = cte
ENSEM [Link]
E1 ϕ
jLωI1
U1
LωI1sin ϕ
ϕ
I1
C
Lω Lω
LωI1sin ϕ = x UI1sin ϕ = x Q1
U U
=
Q1
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→ sur la verticale passant par C : Q = cte
ENSEM [Link]
P
P fournie
E1
jLωI1 ϕ ALTERNATEUR
U1
0
ϕ
I1
ENSEM [Link]
P
I1
U1
0
ϕ
jLωI1
ϕ P absorbée
E1 MOTEUR
ENSEM [Link]
E1
jLωI1 ϕ
U1
ϕ 0 Q
I1
Q fournie par
l’alternateur
ENSEM [Link]
E1
jLωI1 ϕ
I1
ϕ U1
0 Q
Q consommée par
l’alternateur
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5 - BILAN DES PUISSANCES :
a - PUISSANCE UTILE :
• U: Tension entre deux bornes de phases.
• I: Intensité du courant de ligne.
• cosφ : Facteur de puissance imposé par la
charge.
• En monophasé : Pu = [Link]φ
• En triphasé : Pu = UI.√[Link]φ
ENSEM [Link]
b - BILAN DES PERTES :
- La puissance reçue :
L'alternateur reçoit une puissance mécanique PM
qui lui est fournie par le moteur d'entraînement :
PM = TM.ω
ENSEM [Link]
- Les pertes collectives :
► Ce sont des pertes mécaniques (Pm), qui ne
dépendent que de la fréquence de rotation et les
pertes dans le fer (Pf), qui ne dépendent que de la
fréquence et de la valeur maximale du flux.
► Ces pertes seront mesurées au cours d'un essai
à vide dans lequel la machine tourne à la
fréquence de rotation nominale, sous une tension
égale à la tension qu'elle aurait en charge.
► En effet, l'égalité des tensions efficaces
entraîne celle des flux.
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- Les pertes par effet Joule dans l'inducteur :
Pje = [Link]
Avec Ue :Tension aux bornes de l'inducteur.
Ie : Intensité du courant d'excitation.
- Les pertes par effet Joule dans l'induit :
- En monophasé : Pj = r.I²
r : Résistance de l'enroulement induit.
I : Intensité eff. du courant débité par l'induit.
- En triphasé : Pj = (3/2)r.I²
r :Résistance mesurée entre deux bornes de
phase de la machine.
I : Intensité efficace du courant de ligne.
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• Rendement :
Pu UI 3cos φ
η= =
Pa UI 3cos φ + Pm + Pje + Pj
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6) Moteur synchrone
6.1) Réversibilité de la machine synchrone
► La machine synchrone est réversible, elle peut
fonctionner en moteur et entraîner une charge à une
vitesse Ω imposée par la fréquence des courants
sinusoïdaux, qui alimentent l'induit.
► L'alternateur, couplé sur le réseau de distribution,
fonctionne à vide. Si l'on désaccouple le moteur
d'entraînement du rotor, celui-ci continue à tourner,
au synchronisme, sous l'action du champ magnétique
tournant crée par le stator triphasé. La machine
fonctionne maintenant de manière réversible en
moteur synchrone.
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• La f.é.m devient f.c.é.m et garde la même expression.
6.2) Caractéristique de fonctionnement
Soit le modèle d'une phase du moteur:
j
X
e pn v
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6-4) Démarrage du moteur synchrone :
Le moteur synchrone étant à l'arrêt, son couple est
nul; nous devons amener la machine à sa vitesse de
synchronisme pour obtenir un couple.
► Démarrage par moteur auxiliaire
► Alimenter le moteur à fréquence variable
► Démarrer la machine en moteur asynchrone
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Démarrage en moteur asynchrone
La masse du rotor et les amortisseurs Leblanc
forment l'équivalent d'un rotor de machine
asynchrone; or un moteur asynchrone possède un
couple au démarrage non nul.
Nous pouvons utiliser ce fonctionnement pour
démarrer la machine synchrone moyennant quelques
précautions :
ENSEM [Link]
le couple étant faible, nous devons démarrer à vide
- le courant de démarrage de la machine asynchrone est
élevé; nous devons le limiter en augmentant
progressivement la tension d'alimentation du stator.
- durant le démarrage, le rotor tourne à une vitesse
inférieure à celle du champ tournant stator; il est donc le
siège d'une f.é.m. induite. Si nous laissons le rotor en
circuit ouvert, nous risquons de claquer l'isolement du
bobinage en le soumettant à une tension trop grande.
Durant le démarrage, le rotor sera mis en court-circuit.
ENSEM [Link]
ENSEM [Link]
• Procédure de démarrage:
• Court-circuitez la roue polaire en plaçant
l’interrupteur en position N°1(démarrage en
moteur Asynchrone)
• Couplez le moteur au réseau triphasé fixe.
• Alimentez le moteur sous une tension triphasée
fixe (tension nominale)
• Lorsque l’arbre du moteur tourne, basculez
l’interrupteur en position 2
• Puis régler l’intensité du courant d’excitation
ENSEM [Link]
Le fonctionnement en moteur asynchrone
amène la machine à une vitesse légèrement
inférieure à la vitesse de synchronisme;
nous pouvons alors ouvrir le rotor puis
l'alimenter par le courant continu
d'excitation. Le couple qui en résulte est
suffisant pour synchroniser le rotor avec le
champ tournant
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