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Patrologie fondamentale et Pères de l'Église

Le document présente un cours sur la patrologie fondamentale. Il aborde plusieurs thèmes comme le temps des martyrs, l'émergence du clergé, la naissance du monachisme chrétien et les écoles d'Alexandrie et d'Antioche.

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Patrologie fondamentale et Pères de l'Église

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Patrologie fondamentale

A- Thématiques
1) Les terminologies
2) Le temps des Martyrs
3) L’émergence du Clergé
4) La naissance du Monachisme chrétien
5) Les écoles d’Alexandrie et d’Antioche
6) Les premières hérésies
7) La crise arienne
8) Chronologie des conciles œcuméniques
9) L'Eglise dans un empire chrétien : lumières et ombres
10) La formation des patriarcats et la consolidation du primat de l'Évêque de
Rome
11) Les différents débats doctrinaux du 5ème siècle
12) L’Eglise et les Barbares
13) La fin de l’Âge patristique
B- Vie des Pères
1) Les Pères Occidentaux
2) Les Pères Orientaux
3) Les Pères Syriaques
4) Les Pères du désert
C- Lectures patristiques
1- Hymne à l’amour, Saint Clément de Rome
2- La puissance de la foi, Saint Ignace d’Antioche
3- L’évêque, agent d’unité, Ignace d’Antioche
4- Les chrétiens dans le monde, Lettre à Diognète
5- La Croix du Christ, Saint Justin de Naplouse
6- L’Eucharistie, Saint Justin de Naplouse
7- Les économies et leur but, Saint Irénée de Lyon
8- La résurrection des morts, Tertullien de Carthage
9- La maison bâtie sur le roc (Mt 7, 21-27), Origène d’Alexandrie
10- Vision chrétienne de la mort, Saint Athanase d’Alexandrie
11- La prière du chrétien, Saint Hilaire de Poitiers
12- L’identité du Christ, Saint Grégoire de Nazianze
13- La vraie richesse, Saint Basile le Grand
14- Les bienfaits de la charité, Saint Ambroise de Milan
15- Un seul Corps, Saint Jean Chrysostome
16- Les tentations, Saint Jérôme de Stridon
17- Aime et fais ce que tu veux, Saint Augustin d’Hippone
18- La prière : gémissement et louange, Saint Augustin d’Hippone
19- La Passion du Christ, Saint Léon le Grand
20- S’attacher au Seigneur, Saint Grégoire le Grand
21- Vivre avec Marie, Mère de Dieu, Saint Jean Damascène
2
Bibliographie
- Bailly A., Dictionnaire grec-français, Hachette, Paris 2008.
- Benoit XVI, Les Pères de l’Eglise, de Clément de Rome à Maxime le
Confesseur, Librairie Editrice Vaticane 2008.
- Congrégation pour l’Éducation Catholique, L’étude des Pères de
l’Église dans la formation sacerdotale, 1989.
- Drobner H. R., Les Pères de l’Eglise, Verlag Herder, Fribourg-en-
Brisgau, 1994, adaptation française Joseph Feisthauer, Desclée 1999.
- Gaffiot F., Dictionnaire latin-français (version non abrégée), Hachette /
Le Grand Gaffiot, édition revue et augmentée, sous la direction de P.
Flobert, Hachette, Paris 2000.
- Jacques Liébart, Les Pères de l’Eglise, dans Bibliothèque d’histoire du
Christianisme, no 10, vol. 1, Desclée Paris, 1986.
- Kelly J. F., Dictionnaire du Christianisme ancien, traduit de l’anglais
par Denis Berger, Brepols 1994.
- Leclant J., Dictionnaire de l’Antiquité, 2ème édition Quadrige, Paris 2011.
- Pierre B., Introduction aux Pères de l’Eglise, 2ème édition San Gaetano,
Vicenza 2006.
- Rahner K., Petit dictionnaire de théologie catholique, traduit de l'allemand
par Paul Démann, Maurice V., éd. du Seuil, Paris 1995.
---------------------------------------------------------------
I- Les terminologies
1- Quelques concepts-clés
- Patrologie : Vie et étude des Pères dans un contexte historique
- Patristique : s’intéresse à la pensée théologique des Pères dans un
contexte dogmatique
- Littérature chrétienne antique : s’occupe du style et de la sémantique
des écrivains chrétiens de l’Antiquité.
2- Père et Docteur de l’Eglise
4 critères pour être Père de l’Eglise : a) Antiquité ; b) Sainteté de vie ; c)
Orthodoxie de l’enseignement ; c) Approbation de l’Eglise
Tous les Docteurs ne sont pas forcément des écrivains de l’Antiquité. La
liste des Docteurs est officielle, celle des Pères, non.
3- L’actualité des Pères
- Les Pères sont nourris de l’Ecriture
- Les Pères ont une vision unifiée du Mystère chrétien
- Chez les Pères, il n’y a pas de séparation entre doctrine et spiritualité
- Les Pères sont catholiques (universels)
- Les Pères sont œcuméniques
- Les Pères sont les premiers témoins de la Tradition
-----------------------------------------
3
II- Le temps des martyrs
Du grec martus, marturòs : témoin
- Martyre : c’est l’acte ; la mort subie pour la foi chrétien
- Les Juifs ont été les premiers persécuteurs des chrétiens : cf. Jésus,
Etienne
- Jérusalem – Samarie – Antioche – Rome
- 66-70 : Bataille Israël-Rome soldée par la victoire de Rome
- Les Romains étaient polythéistes (plusieurs dieux)
- Titus Flavius Domitianus (Domitien) 24 oct. 51 – 18 sept 96
Empereur du 14 sept 81 jusqu’à sa mort
- L’interdiction légale de la religion chrétienne date de la fin du 1er
siècle ; vers 112, un rescrit de l’empereur Trajan confirme cette
interdiction
- Les cultes non autorisées sont dites superstitiones
Domus ecclesiae – Catacoombes
- Vers 160, l’empereur Marc-Aurèle persécute les chrétiens
4 grands points à retenir :
- Vers 202 : Septime Sévère interdit tout recrutement. Il visait l’extinction
progressive du mouvement.
- Vers 250 : Dèce veut resserrer l’unité morale romaine. Chaque citoyen
doit prendre part au culte. Les récalcitrants sont punis : prison, torture,
exil, exécution. C’est à cette époque que meurt le pape Fabien. Devant
les difficultés, certains renonçaient à leur foi chrétienne (les lapsi : les
chrétiens tombés)
- Vers 257 : Valérien prive l’Eglise de ses moyens d’action. Il saisit les
biens de l’Eglise et s’attaque à ses responsables. En 258, on ordonne la
mort des récalcitrants. Quelques grands martyrs de cette époque : Diacre
Laurent, Pape Sixte, l’Evêque Cyprien de Carthage.
- Entre 303 et 313 : Dioclétien lance la grande persécution : interdiction
du culte ; confiscation des biens ; destructions des église ; peines sévères
aux récalcitrants (arrestation, torture, exil, exécution).
--------------------------------------------
III- L’émergence du clergé
1- Les premiers pas du clergé
Déjà au 3ème siècle on parlait des sous-diacres, des acolytes et des lecteurs.
Ils étaient aidés des exorcistes et des portiers. Toutes ces fonctions
deviennent plus tard les ordres mineurs que nous appelons aujourd’hui
ministères.
Clerc, du latin clerus qui signifie lot, cf, Tribu de Lévi
Prêtre, pontifex, qui fait le pont entre le sacré et le profane
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2- La constitution du clergé
- Episcopòs : Surveillant, qui veille sur
- Presbuteròs : Ancien, pas nécessairement sacerdòs (celui qui donne le
sacré ; sacrificateur)
- Diaconòs : Serviteur (table+parole)
Tout tournait autour de l’évêque. Un évêque par grande ville. Les prêtres ne
célébraient que par délégation.
3- Le choix des évêques
- Après le décès de l’évêque, prêtres et diacres exerçaient l’intérimat.
- Les évêques de la Province, d’un commun accord avec l’assemblée
élisait le nouvel évêque, généralement, un des prêtres du diocèse ou
parfois un diacre, voire même un catéchumène. cf. Ambroise de Milan
--------------------------------------------------
IV- La naissance du monachisme chrétien
Déjà au temps de St Paul, des jeunes chrétiens ont renoncé au mariage.
Vie religieuse : rupture avec le monde (pauvreté, chasteté, obéissance)
1- Nécessité de la vie monastique (regula, ordo)
- Besoin de se sanctifier
- Besoin de rapprochement avec le Seigneur
2- Les premiers moines
- Antoine, abbé (+356), meurt centenaire. Ermite (vivait à l’écart) ou
anachorète (ne convient pas aux esprits peu équilibrés)
- Pachôme, Père du Cénobitisme (koinè : commune)
Par le biais des voyages le Monachisme est arrivé en Occident. St Augustin
a été moine au début de sa conversion. Même après son épiscopat, il voulait
vivre en moine.
3- Moines et sacerdoce
- Être moine ne veut pas dire être prêtre. Toutefois, on avait pris
l’habitude de choisir les prêtres parmi les moines.
- En Orient, les Évêques sont choisis parmi les moines.
- En Occident, progressivement, le presbytérat s’assimile à la vie
monastique.
4- Moines et règlements
Les règles étaient pratiques et avaient une visée personnelle. On
encourageait le travail manuel. Les moines vagabonds (errants) étaient mal
vus. La vie du moine s’organisait autour de ces 4 points : prière, étude,
travail, loisirs. Les moines professaient 3 vœux : pauvreté, chasteté,
obéissance.
----------------------------------------
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V- Les écoles d’Alexandrie et d’Antioche
1- L’école d’Alexandrie
Alexandrie est l’un des 3 pôles de la culture grecque avec Athènes et
Antioche. Fondée vers 331 av JC par Alexandre le Grand. Elle comptait
environ 500.000 habitants. Marc serait l’évangélisateur d’Alexandrie.
L’école d’Alexandrie a vu le jour vers la fin du 2ème siècle. Elle est marquée
par le Néoplatonisme. Quelques grandes figures : Clément, Origène, Cyrille,
Didyme l’aveugle, etc.
Deux aspects de cette école :
- Concernant l’incarnation de Jésus, l’accent est mis sur l’unité de la
divinité et de l’humanité.
- L’exégèse d’Alexandrie est allégorique : derrière chaque fait, il y a
toujours une autre réalité.
2- L’école d’Antioche
Antioche fut fondée vers 300 av JC par Séleucos 1er Nicanor, fils
d’Antiochus. Elle discutait la 2ème place de l’Empire avec Alexandrie
d’Egypte. Sa population était estimée à plus de 500.000 habitants. C’est à
Antioche, pour la première fois, que les disciples du Christ portaient le nom
de chrétiens. On ne connaît pas le nom de l’évangélisateur d’Antioche.
Antioche fut le témoin de l’incident entre Pierre et Paul. St Ignace est une
grande figure de cette Eglise.
On peut faire remonter l’origine de l’école d’Antioche au 3ème siècle.
Quelques grandes figures de cette école : Paul de Samosate, Lucien
d’Antioche, Diodore de Tarse, Théodore de Mopsueste, Jean Chrysostome,
Théodoret de Cyr, Eustathe d’Antioche.
Deux points retiennent notre attention :
- Concernant l’incarnation de Jésus, l’accent est mis sur la distinction de
la divinité et de l’humanité.
- L’exégèse insiste sur le sens historique et littéral.
------------------------------------------
VI- Les premières hérésies
Du grec hairesis : choix, préférence
Hérésie : Une déviation consciente par rapport à un élément de la foi
expressément et publiquement formulé.
a) Judaïsants : Tous les chrétiens doivent observer la Loi juive.
b) Gnosticisme : Gnosis, connaissance des mystères divins, accessibles à un petit
groupe. Simon le Mage serait l’initiateur de la gnose. Pour Cérinthe, Jésus n’est
qu’un homme. Pour Basilide, Dieu est indescriptible et le monde est mauvais.
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c) Marcionisme ou docétisme : Pour Marcion, il existe 2 dieux, 1) celui des
Juifs qui est imparfait, 2) et celui du Christ qui est parfait. Docétisme vient
du grec dokein, sembler. L’humanité du Christ n’est qu’apparente.
d) Montan et le Montanisme : L’Esprit parle directement à Montan et à 2
femmes, Maximilla et Priscilla. Pour eux, la fin du monde est proche.
e) Arianisme : Le Christ a été créé par Dieu. L’arianisme fut condamné à
Nicée, en 325.
f) Macédoniens : Condamnés à Constantinople en 381. Ils niaient la divinité
de l’Esprit-Saint.
g) Pélagianisme : Condamné à Carthage en 418, à Ephèse en 431. L’effort
personnel est plus important que la grâce. Le péché originel n’existe pas.
h) Nestorianisme : Condamné à Ephèse en 431. Il y a deux personnes en Jésus-
Christ : le divin et l’humain. Or le Christ est une personne en deux natures.
i) Monophysisme : Une seule nature (divine) dans le Christ. Condamné à
Chalcédoine en 451.
j) Monothélisme : Dans le Christ, il n’y a que la volonté divine. Condamné à
Constantinople en 680-81.
k) Iconoclasme : Briseur d’images. Dieu ne peut être représenté par une
image ou une icône.
Conséquences : Les hérésies ont donné lieu à une meilleure structuration de
l’Eglise et à une fortification de la foi
-----------------------------------------
VII- La crise arienne
Jésus est Dieu et pourtant il n’a pas affirmé clairement sa divinité.
1- Des idées en germe
Dans ses rapports avec le Père, Jésus affirme une unité et une communion
totales avec Lui. L’Evangile n’est pas un cours de théologie. L’Evangile est
Bonne Nouvelle du Salut.
Le message évangélique n’est pas toujours compris. Certaines interprétations
étaient complètement erronées. Quelques précisions nous aideraient à mieux
saisir qui est Jésus, et quel est le vrai sens de son message. Il n’est pas
toujours facile de concilier la Trinité des Personnes divines avec l’unicité de
Dieu : Dieu UN et TRIINE.
Le Modalisme s’imagine que Dieu est UN tout en prenant d’autres visages
avec les circonstances. Pour l’Adoptianisme, le Christ est un homme adopté
et élevé par Dieu jusqu’à lui-même. Ces idées étaient en germe dès les
premiers siècles du Christianisme.
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2- Arius et sa doctrine
Arius, prêtre d’Alexandrie, élève d’un certain Lucien, enseignait que le Dieu
transcendant et éternel ne peut être engendré. Etre fils, c’est être créé.
Alexandre, évêque d’Alexandrie, réagit et affirme que le Fils est Fils de
toute éternité. Arius garde sa position. Un Concile réunissant les évêques
d’Egypte et de Libye condamne Arius. Un concile tient lieu à Nicée en 325.
Arius fut à nouveau condamné.
3- L’Arianisme et sa suite
A Nicée, le Fils est déclaré de même nature que le Père (homo-ousiòs, une
expression non biblique)
a) L’homo-ousiòs rencontre des résistances
Le Fils est différent du Père, mais il est de même nature que le Père.
b) Ce n’était pas un monde de purs esprits
Les rivalités de pouvoir envenimaient la situation
c) L’influence du monde politique
A la mort de Constantin, ses fils luttaient entre eux : Constant, pro-nicéen ;
Constance, pro-arien. Cuius regio, eius religio. A chaque région, sa religion.
La religion d’un peuple est liée à celle de son souverain.
Vers 361, Julien l’Apostat tente de restaurer le Paganisme. Avec les frères
Valentinien (364-375) et Valens (364-378) au pouvoir, une situation
semblable à celle connue sous Constant et Constance apparaît : Valentinien
(nicéen), Valens (arien)
Vers 378, Gratien, nicéen, arrive au pouvoir. Il partage le pouvoir avec
Théodose, un autre nicéen.
381, le Concile de Constantinople, met fin à l’Arianisme et condamna
Macédonius qui niait la divinité de l’Esprit-Saint.
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VIII- Les sept premiers Conciles Œcuméniques
1- Nicée I : mai – juillet 325
- Arius niait la divinité du Fils.
- Le Concile condamne l’Arianisme et déclare que le Fils est
consubstantiel au Père.
2- Constantinople I : 20 mai – 25 juillet 381
- Macédonius niait la divinité de l’Esprit
- Le Concile affirme que l’Esprit-Saint est Dieu comme le Père et le Fils.
3- Ephèse : 22 juin 17 juillet 431
- Nestorius affirme qu’il y a 2 personnes en Jésus-Christ (Dieu et
Homme) et nie la maternité divine de Marie.
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- Le Concile affirme que le Christ est une seule et même personne en
deux natures.
- Marie est Mère de Dieu (Theotokòs)
4- Chalcédoine : 8 octobre – 1er novembre 451
- Eutychès nie la nature humaine du Christ : l’humanité a été absorbée par
la divinité lors de son baptême.
- Le Concile affirme que le Christ possède deux natures unies, sans
confusion et sans séparation.
5- Constantinople II : 5 mai – 2 juin 553
- Certains écrits nestoriens (les Trois Chapitres) affirment qu’en Jésus
coexistent deux personnes, l’une humaine et l’autre divine.
- Le Concile rappelle qu’en Jésus les deux natures inséparables ne
forment qu’une seule personne.
6- Constantinople III : 7 novembre 680 – 16 septembre 681
- Sergius, patriarche de Constantinople affirme qu’en Jésus il n’y a
qu’une volonté, la divine.
- Le Concile reconnaît en Jésus deux volontés : l’une humaine et l’autre divine.
7- Nicée II : 24 septembre – 23 octobre 787
- Les iconoclastes pensent que les icônes et les images n’ont pas leur
place dans les églises.
- Le Concile confirme la légitimité et l’efficacité de la représentation du
Christ, de la Vierge et des Saints.
-------------------------------------------------------
IX- L’Eglise dans un Empire chrétien : Lumières et Ombres
313 : Constantin et Licinius accordent la liberté de culte aux chrétiens
325 : A Nicée, les évêques furent accueillis comme des princes.

1- De la liberté aux privilèges et à l’intolérance


Depuis 313, les chrétiens sont libres de professer leur foi. Désormais les
églises seront exemptes de toute taxe. Bientôt, certaines décisions des
conciles seront appliquées à l’ensemble de l’Empire. Les païens sont en
perte de vitesse et perdront leur droit de célébrer en toute quiétude.
379-384 : La statue et l’autel de la victoire sont retirés du Sénat. Vers 392, le
Christianisme devient religion d’Etat.
2- Ambroise et Théodose
L’empereur était encore intouchable
374-397 : Conflit entre l’évêque Ambroise et l’empereur Théodose.
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En 390 Théodose fait massacrer la population de Thessalonique parce que
celle-ci avait lynché à mort le commandant de la place. Ambroise n’admet
l’empereur à la communion. Celui-ci fit pénitence et retrouva la communion
avec l’Eglise. Déjà en 388, Ambroise intervenait lors d’une querelle en Juifs
et Chrétiens. Les Chrétiens avaient incendié une Synagogue. Sous la
pression de l’empereur, les Chrétiens durent rebâtir la Synagogue. Cela
provoqua la colère d’Ambroise qui exigea de l’empereur que les Chrétiens
soient remboursés. L’empereur céda.
3- La tentation du Césaro-papisme
Le pouvoir impérial prévalait sur celui des évêques
L’empereur convoquait les Conciles.
* Petite parenthèse : En 452, grâce à l’intervention du pape Léon, Rome
échappa à l’invasion des Barbares. Toutefois, en 476, les Barbares
deviendront les nouveaux maîtres de l’Empire Romain d’Occident.
L’Empire Romain d’Orient sera pris par les Turcs en 1453.
--------------------------------------------
X- Formation des Patriarcats et consolidation du primat de l’Évêque de Rome
Est-ce qu’il y avait une hiérarchie au début ?
Traditionnellement, nous avons cet ordre :
1- Rome
2- Constantinople
3- Alexandrie
4- Antioche
5- Jérusalem
Dès le début, on accordait un rôle important aux Évêques des plus grandes
villes et les villes évangélisées par les Apôtres.
- Les villes les plus peuplés de l’Empire : Rome, Alexandrie, Antioche,
Carthage, etc.
- Les villes évangélisées par les Apôtres : Jérusalem, Alexandrie,
Antioche, etc.
- D’autres grandes villes : Milan (en Italie), Alexandrie et Antioche
(d’origine apostolique), Constantinople (2ème ville de l’Empire), Rome
(instance d’appel durant les conflits.
-------------------------------------------
XI- Les débats doctrinaux du 5ème siècle
1- La grâce et la liberté de l’homme : Pélagianisme
- L’effort personnel
- L’impeccabilité de l’homme
- Le libre arbitre
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Cela remettait en question la grâce. Augustin d’Hippone combat le
Pélagianisme : 416 et 418, Pélage fut condamné ; 431, à Éphèse également

2- La divinité et l’humanité du Christ


En Orient, les discussions sur la divinité et l’humanité du Christ continuent.

Vers 431, Nestorius affirme qu’il y a deux personnes dans le Christ et nie la
maternité divine de Marie.
 Le Concile d’Éphèse affirme que le Christ est une seule et même
personne en deux natures. Marie est Mère de Dieu (Théotokos).

Vers 451, Eutychès nie la nature humaine du Christ : l’humanité aurait été
absorbée par la divinité lors de son baptême.
 Le Concile de Chalcédoine affirme que le Christ possède deux
natures unies, sans confusion et sans séparation.
------------------------------------------
XII- L’Eglise et les Barbares
1- Au-delà des frontières orientales
- Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre : Ac 1, 8
- Les Chrétiens ne sont pas du monde, mais ils vivent dans le monde : cf.
Évangile de Jean ; lettre à Diognète, etc.
- Le progrès de la Foi : Le livre des Actes des Apôtres ; l’Arménie
chrétienne vers 294-314 ; l’Éthiopie avait son premier évêque avant 356.

2- Les Barbares d’Occident


Est barbare qui ne connait ni le grec ni le latin. Entre le 4ème et le 7ème siècle,
les Barbares ont envahi l’Empire Romain d’Occident.
- Vers 496, conversion de Clovis, roi des Francs.
- Vers 589, Récarède d’Espagne se convertit au Christianisme.
- Vers 653, l’Italie devint catholique.

3- La reprise de la mission extérieure en Occident


- L’élection de Grégoire, dit le Grand, comme pape en 590, y joue un
grand rôle.
- Le moine Augustin fut envoyé en mission en Angleterre. En 596, il
devint évêque de Cantorbéry.
- Vers 601, Isidore devint évêque de Séville
- 622 : naissance de l’Islam ; jusque-là, l’Afrique du Nord était encore
chrétienne.
-----------------------------------------------
XIII- La fin de l’Âge patristique
Officiellement, la Patrologie prend fin :
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- En 636, en Occident, avec la mort d’Isidore de Séville.
- En 750, en Orient, avec la mort de Jean Damascène

Du point de vue ecclésial :


- Les Pères sont proches des origines
- Ils ont nourri leur foi dans les Écritures
- Ils ont inventé le langage de la Foi
- Ils servent de base au dialogue œcuménique
- Ils appartiennent à une Église fondée sur le sang des martyrs
- Ils ont connu le passage de l’Église clandestine à l’Église d’État

Dans le rapport à l’homme et au monde :


- Les Pères sont au carrefour de plusieurs civilisations : juive, grecque,
romaine, occidentale et orientale, etc.
- Ils ont inventé la notion de personne et jeté les bases de tout humanisme
ultérieur

L’époque des Pères n’était pas un Âge d’or où tout était parfait. Elle était
plutôt assez troublée : reniement ou attiédissement de la foi, collusion avec
le pouvoir politique, schismes et hérésies nombreux, conflits entre
communautés au entre évêques, etc.

Le monde des Pères n’est pas à idéaliser ni à transporter tel quel aujourd’hui.
Cependant, le combat que les Pères menaient est aussi celui que nous
menons. Ils ne nous dictent pas nos solutions, ne nous dispensent pas de
réfléchir : ils nous stimulent, ils nous initient à une foi qui nous libère et
nous engage.
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