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Cours Ogc - 2

Ce document décrit les différentes étapes de préparation et de gestion de chantiers de génie civil, y compris les rôles des intervenants clés, les étapes de projet et les considérations organisationnelles.

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Ce document décrit les différentes étapes de préparation et de gestion de chantiers de génie civil, y compris les rôles des intervenants clés, les étapes de projet et les considérations organisationnelles.

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COURS D’ORGANISATION ET DE GESTION DES CHANTIERS

PREPARATION ET SUIVI DES TRAVAUX DE GENIE-CIVIL

Dramane COULIBALY Ing. BTP


OBJECTIF : L’objectif du présent cours est de faire connaitre les différents acteurs
du Génie-Civil et leurs rôles. Pour préparer les apprenants à leur futur rôles de chef
de chantier, conducteur ou directeur de travaux, il vise à leur donner les principes
de préparation, d’organisation et de gestion pour réussir l’exécution de travaux sur
les plans administratif, technique, économique et sécuritaires.

TABLE DES MATIERES A INSERER

1
Chapitre 1 : le BTP et son environnement
I. Le BTP et ses secteurs d’activités

Le GC est un important domaine de production qui a des différences notables avec


celui de l’industrie traditionnelle, mais qui tend lui aussi à s’industrialiser fortement.
Les travaux GC se classent en 2 catégories :
- Les travaux se rapportant au bâtiment
- Les travaux se rapportant aux travaux publics
Les bâtiments sont à divers usages : administratif ou public, industriel, et
d’habitation.
L’ensemble de la structure peut être coulé in situ ou entièrement préfabriqué. Les
travaux se subdivisent généralement en gros œuvre et en 2 nde œuvre dans le
bâtiment. Les lots font appellent à des entreprises plus ou moins spécialisées.
 Les Travaux Publics :
Les entreprises de Travaux Publics se chargent plus spécialement de grands travaux
relatifs à :
- La production d’énergie (centrale thermique) et à son transport (poteaux,
pylônes)
- Les ouvrages de retenue d’eau (barrages)
- L’établissement des réseaux d’adduction : captage, station de pompage,
stockage et distribution.
- L’assainissement : les égouts, station d’épuration et traitement de l’eau
- La réalisation d’infrastructures (voies) de circulation : routière, fluviale,
maritime, ferroviaire, aéroportuaire ;
- Les ouvrages d’art : les ponts, monuments, stades.
L’édification de certains ouvrages tels les bâtiments et les ponts implique le
recours simultané en un même lieu, le chantier, à une concentration de
personnel, matériels et matériaux, d’où la nécessité d’une organisation
scientifique des travaux. Ceci suppose au préalable la connaissance de :
- L’étude de la technique des matériaux, des matériels et outils utilisés pour les
différentes réalisations. C’est la technologie qui se définie comme l’analyse
complète, concrète et rigoureuse des problèmes.
- Les procédés généraux de construction qui donnent l’agencement
chronologique de mise en œuvre ;
- Les règles de l’art et les DTU ;
- Les textes législatifs (code de la construction et de l’urbanisme)
II. Les intervenants du BTP
De façon générale les principaux intervenants du BTP sont : le maître de l’ouvrage,
les bailleurs de fonds, le maître d’œuvre, les bureaux de contrôle technique,
l’entrepreneur ou l’entreprise. Chaque intervenant assume des responsabilités et
joue un rôle précis. Néanmoins il est courant de les regrouper en 3 principales
entités :

2
- Maître de l’ouvrage : dans cette appellation on regroupe les décideurs à savoir
les bailleurs de fonds et le maître de l’ouvrage proprement dit c'est-à-dire celui
qui a décidé de la construction de l’ouvrage.
- Maître d’œuvre : il s’agit de ceux qui mènent et assurent la qualité des études
et travaux pour le compte du maître de l’ouvrage. En s’appuyant sur divers
organismes spécialisés, (laboratoires, géomètre experts, etc).
- Le ou les entrepreneurs : c’est l’appellation donné à l’ensemble des acteurs
directement actifs dans l’exécution des travaux, à savoir, l’entreprise
proprement dite, les sous–traitants, les bureaux des méthodes, les
fournisseurs etc.
a)- Le Maître de l’ouvrage
C’est la personne morale ou physique, publique ou privée pour laquelle les travaux
sont exécutés :
À ce titre il a les responsabilités :
- Identifier et arrêter les besoins, à satisfaire en se mettant au besoin à l’écoute
du public et des techniciens.
- Définit et élabore les différents programmes
- Choisi le maître d’œuvre et l’entrepreneur ainsi que le site.
- Prévoit les finances et dirige les investissements
- Passe les contrats et règle les litiges.
(C’est lui qui donne l’ordre d’exécution des travaux)
b)- Le Maître d’ouvrage délégué
C’est la personne morale ou physique de droit public ou privé qui n’est pas le
destinataire ou le propriétaire final de l’ouvrage, mais qui agit au nom et pour le
compte de celui-ci. Il assume les différents rôles du maître d’ouvrage dont le pouvoir
de décision et supporte les responsabilités qui en découlent jusqu’à la réception de
l’ouvrage par son propriétaire. Il s’agit en général de service technique.
c)- Le Maître d’œuvre
C’est la personne physique ou morale qui, par sa compétence technique est chargée
par le maître de l’ouvrage de concevoir ou de contrôler l’exécution des marchés de
travaux d’ouvrage et de proposer leur réception et leur règlement. Il doit s’assurer du
respect de la réglementation des stipulations contractuelles et des règles de l’art.
Les secteurs d’activités du maître d’œuvre sont :
- Etudes (esquisse, d’avant-projet, de projet)
- L’assistance aux maîtres d’ouvrage pour la passation des contrats.
- L’ordonnancement, le pilotage et la coordination des travaux
- Le suivi de l’exécution des travaux et l’assistance à la réception de l’ouvrage.
d) l’architecte.
C’est la personne qui, pour ces compétences techniques et d’esthétique, est chargée
par le maître de l’ouvrage de la conception architecturale du projet c’est à dire :
- L’insertion au site et l’adaptation à l’environnement ;
- L’implantation du ou des bâtiments après leur conception ;
- Le plan de masse ;
- L’organisation fonctionnelle des différents bâtiments ;

3
- La production des plans et coupes faisant apparaître toutes les dispositions ;
- L’expression des volumes ;
- Le choix des matériaux et couleurs.
Il peut en outre être chargé de :
- La préparation des marchés et devis ;
- La coordination des travaux ;
- La vérification des travaux ;
- La réception des travaux.
e) - géomètre expert
Il s’occupe de l’implantation et des affaires relatives au foncier.
f)- Les bureaux de contrôle technique
Ils assurent la garantie décennale des ouvrages en participant à la
surveillance des travaux, en procédant à l’approbation des plans et en produisant un
rapport qui sera soumis aux différents assureurs et réassureurs
(SOCOTEC, APAVE).

CHAPITRE 2 : les différentes étapes du projet de construction.

I/ Avant-projet-sommaire

L’APS est le document qui donne les grandes lignes de la conception


fonctionnelle, architecturale et technique de l’ensemble d’une opération de
construction.

Il permet d’apprécier la possibilité de réalisation de l’ouvrage selon la


conception générale envisagée. L’APS est établi par le maitre d’œuvre et comprend
l’étude d’une solution d’ensemble qui est à la fois une estimation sommaire
technique et financière.

L’APS comprend : un mémoire à caractère descriptif explicatif et justificatif qui


donne:

a) Une exposition de l’étude comparative des différentes solutions dans le cadre


du programme fixé par le maitre de l’ouvrage
b) Une justification du choix de la solution préconisée notamment pour des
raisons de cout global
c) Une description sommaire de la solution préconisée citant les ouvrages et
leurs caractéristiques
d) Une indication des délais de réalisation
e) Une indication des bases d’estimation de dépenses
Pour la réalisation de l’APS, il faut :
- Le relevé topographique du terrain
- La reconnaissance du sol

4
- Des enquêtes sur la viabilité du terrain auprès des services d’urbanisme,
municipaux et d’assainissement

II/ L’avant-projet détaillé

Comme son nom l’indique il porte sur les études détaillées du projet (architecture,
technique et économique). Le dossier d’APD comprend

1) Un rapport comprenant :
- les dispositions techniques, administratives et financières retenues dans
l’APS par le maitre d’ouvrage.
- un résumé sur les enquêtes et consultations
- une étude de rentabilité

2) un mémoire à la fois descriptif, justificatif et explicatif dont les points essentiels


sont : l’ensemble des données utilisées (climatique, hydrologique, géotechnique
etc.) et leur interprétation, ainsi que les canalisations et ouvrages enterrés
- la justification des types d’ouvrages préconisés
- la description des ouvrages et des principaux éléments ainsi que
l’explication des modes de construction et d’exploitation
- l’indication des dates et des délais normaux d’exécution des travaux
- l’indication des bases d’évaluation détaillée des dépenses
3) Le dossier technique de l’ouvrage qui comprend
- Les plans aux échelles normalisées représentant les ouvrages dans leur
site
- Les détails
- Les notes de calcul

III) Le dossier d’étude d’exécution.

Il s’agit d’études détaillées relatives à l’exécution des ouvrages sur la base de l’APD
accepté par le maitre de l’ouvrage. Ces études portent sur :

- Les fonctions, les dimensions et les positions de tous les détails de


l’ouvrage
- Le choix des matériaux et des équipements
- La mise en groupe d’éléments pouvant être mis en œuvre ensemble
- Le planning général des travaux

IV) Les marchés

Les marchés publics ou privés sont des contrats écrits passés pour la
réalisation des travaux, la livraison de fournitures ou les prestations de service. Ils
5
sont publics quand ils impliquent l’Etat, les collectivités décentralisées, les sociétés
d’Etat, les sociétés à participation publique majoritaire, le personnel de droit privé
agissant pour le compte de l’Etat ou des personnes morales de droit public
lorsqu’elles bénéficient des concours de l’Etat.

Ils sont dits privés lorsqu’ils impliquent les personnes physiques ou morales
de droit privé.

Au Burkina Faso le seuil maximal pour ne pas passer par la procédure de


marché est de 20 millions. En deçà on distingue les bons de commandes pour les
commandes inférieures à un million de FCFA et la lettre de commande pour les
montants compris entre un million et 20 millions.

1) Le mode passation des marchés


a) L’adjudication ouverte

Les critères de choix sont illimités. Elles se caractérisent par :

l’élaboration d’un dossier d’adjudication

- L’information des soumissionnaires par un avis dans les journaux de


diffusion nationale ou par tout autre moyen de publication.
- Un délai de réception des soumissions de 15 jours minimum à partir de la
date de passation de l’avis.
- L’existence d’au moins 2 soumissionnaires
- L’ouverture des offres et l’adjudication en séance publique
- L’adjudication du marché au soumissionnaire le moins disant
- La fixation d’un prix maximal au-delà duquel aucune adjudication n’est
possible ce prix est tenu pour secret.

b) L’adjudication restreinte

Peu de soumissionnaires peuvent offrir des fournitures ou des services. Elle


se caractérise par :

- L’obtention préalable de l’autorisation de la DGMP


- L’établissement d’une liste restreinte de 3 à 6 candidats
- L’élaboration d’un dossier d’adjudication restreinte
- La limitation de la participation aux seuls soumissionnaires choisis
- Un délai de soumission d’au moins 15 jours
- L’existence d’au moins 2 soumissions
- L’ouverture des soumissions et adjudications des marchés en séance
publique
- Adjudication du marché au soumissionnaire le moins disant
- Prix plafond tenu secret

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c) L’appel d’offre ouvert

Les critères de choix sont illimités et ils se caractérisent par :

- La préparation d’un dossier d’appel d’offre ouvert


- La définition correcte des lots, la large publicité de l’appel d’offre en temps
opportun
- La non-discrimination, l’accessibilité, la neutralité, la formalité, la
confidentialité, la cohérence, l’absence de négociation préalable

d) L’appel d’offre restreint

Il concerne le cas où peu de fournisseurs sont en mesure de satisfaire les


besoins attendus. Et dans ce cas il faut :

- Envoyer une lettre d’invitation au lieu d’appel d’offre


- Etablir une liste restreinte de 3 à 6 candidats
- La participation exclusive des candidats choisis
- L’autorisation préalable de la DGMP

Le reste de la procédure étant semblable à l’appel d’offre ouvert.

e) Appel d’offre ouvert avec présélection

Il concerne :

- Les travaux importants ou complexes


- Les fournitures fabriquées sur commandes
- Les services spécialisés

Il faut en outre préparer un dossier de présélection et préciser les critères


suivants :

- Identité du soumissionnaire, prestation déjà exécutée, quantité et qualité


du matériel et personnel, situation financière, engagements en cours,
personnel et matériel disponible, programme général d’exécution des
travaux

Seuls les candidats présélectionnés seront consultés

f) L’appel d’offre ouvert avec concours

Il concerne les motifs d’ordre artistique justifiant des recherches particulières.


Un programme de concours doit être élaboré

g) Consultation restreinte ou demande de proposition pour le marché


d’étude.

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Il concerne les études courantes plus l’appréciation de la personne
responsable du marché :

Il s’agit de mettre en concurrence les consultants, pour ce faire il faut:

- Préparer les termes de références (TDR)


- Faire une estimation des couts (budget prévisionnel)
- Préparer une liste restreinte à partir de :
 L’expérience de l’administration
 Les représentants commerciaux
 Les associations professionnelles
 Les références des bailleurs de fond
- Choisir 3 à 6 bureaux
- Préparer une lettre d’invitation et de demande de proposition type
- Demander aux candidats de préparer une offre technique et offre
financière séparément
- Evaluer les propositions en 2 étapes successives
- L’application éventuelle de la marge de préférence nationale
- Négociation et signature du contrat
h) Avis de manifestation d’intérêt ou marché d’étude
Il se fait à l’appréciation de la personne responsable du marché,
en général pour des études spécifiques. Il s’agit :
- Lancer un avis public de candidature
- Envoyer un dossier de présélection aux bureaux intéressés, sélectionner
et les inviter, demander à déposer leur offres
- Chaque candidat doit fournir séparément une offre technique et offre
financière
- Evaluer les offres en 2 phases successives
- Négociation et signature

2) Mode de règlement

Un marché public doit obligatoirement indiquer la forme du prix ou la forme de sa


détermination dans les cas exceptionnels. Les formules pour rémunérer les travaux
sont :

- Les travaux à forfait


- Les travaux sur bordereau
- Les travaux sur série de prix
- Les travaux en régie
- Les travaux à dépenses contrôlées
a) Les travaux à forfait

L’entrepreneur propose un prix global et forfaitaire pour effectuer le travail. Les


échéances de règlements sont proposées dans le marché et fait l’objet de
8
versements effectués suivant l’état d’avancement des travaux. Les montants et les
niveaux d’avancement auxquels il doit être payé sont généralement arrêtés à
l’avance.

b) Les travaux sur bordereau

Les entrepreneurs établissent sur un bordereau fourni par le maitre d’œuvre,


les prix unitaires à appliquer sur chaque ouvrage élémentaire. Ils vont y mettre leur
prix en chiffre et en lettre. Et en cas de litige, la valeur en lettre prime

c) Travaux en série de prix

On se base sur une série de prix (d’un service ou d’une grande société)
précisé à l’adjudication pour régler les travaux. Les prix unitaires peuvent être
majorés ou rabaissés par l’entrepreneur au moment de la soumission.

d) Travaux en régie

Par définition, ce sont les travaux réalisés par l’administration elle-même. Ce


sont en général des travaux difficilement réalisables ou difficiles à quantifier pour des
anomalies de construction. Ils sont réglés compte tenu du temps pour leur exécution
et de la quantité de matériaux utilisée. L’entrepreneur majore d’un certain
pourcentage le prix de revient qui correspond au frais généraux et à la marge
bénéficiaire de son élément

e) Les travaux à dépenses contrôlées

Cette méthode est généralement appliquée quand les quantités ne sont pas
totalement prédéterminées. Ainsi, les différentes natures des travaux sont arrêtées
au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

Il est conseillé de demander à l’entreprise une liste exhaustive des prix


possibles et leurs sous détails.

Terminologie des marchés (voir copie)

Recherche de financement (bailleurs de fond et investisseurs)

Dans la plupart des pays en voie de développement la plupart des projets sont
financés par des institutions financières des pays développés. C’est ainsi qu’après
l’approbation de l’APS, le maitre de l’ouvrage va généralement soumettre son projet
à ces institutions financières pour pouvoir passer à la phase de l’exécution. Le projet
est d’abord soumis à ces institutions qui l’étudient pour s’assurer de sa rentabilité
avant de l’accepter. Lorsque la rentabilité est assurée le projet peut être ainsi financé
sous forme de crédit à long ou moyen terme.

Les institutions financières qui octroient ces crédits sont appelés bailleurs de
fond. Les plus connus sont Banque Mondiale, BAD, l’AFD, FED.

9
Chacune de ces institutions a des critères bien définis de financement et les
critères d’octroi des marchés sont bien précisés et diffèrent d’une institution à l’autre.

Lors de la recherche des financements le projet est exposé et soutenu devant


les bailleurs de fonds sur la base d’arguments solides, qui doivent permettre de
convaincre ces derniers. Pour cela il faut des ingénieurs et des économistes
compétents .

Les bailleurs de fonds sont des institutions qui fonctionnent purement comme
des banques. Après avoir financé le projet, ils se préoccupent beaucoup du
remboursement des fonds injectés sans participer à l’exploitation.

A l’inverse des bailleurs de fonds, les investisseurs sont des sociétés qui
investissent des fonds dans les projets sous forme d’actions et participent à
l’exploitation du projet afin d’en tirer profit.

CHAPITRE 3 : LE CHANTIER

La réalisation des ouvrages intervient après la conclusion du marché c’est à dire la


signature des pièces contractuelles du marché par la personne physique ou morale
responsable du marché et l’entrepreneur.
I. Le dossier d’exécution des travaux
Il est indispensable pour permettre au maître de l’ouvrage de suivre l’action de la
maîtrise d’œuvre, de faciliter les contrôles et prendre connaissance des règlements
des litiges. C’est un dossier qui est complété au fur et à mesure de l’avancement des
travaux et comprenant :
- L’appel d’offre et l’avis de la commission des marchés
- Les pièces constitutives du marché et les pièces contractuelles
- La copie des ordres de service
- Toutes autres pièces de service
- Toutes autres pièces établies par l’entreprise ou le maître d’œuvre en guise
de ses droits ou obligations
- Le journal ou cahier de chantier qui est le carnet de bord de la vie du chantier
I.1) Ordre de Service (O.S.)
L’OS est un document écrit notifiant à l’entrepreneur qu’il peut commencer les
travaux ou lui notifiant toute autre instruction. Mais l’ordre de service de
démarrage des travaux ne vient qu’après la notification du marché lui – même.
Elle est l’information qui parvient à l’entrepreneur lui signifiant qu’il est titulaire
du marché. L’OS a toujours un caractère exécutoire et obligatoire. C’est l’OS de

10
démarrer qui déclenche le décompte du temps imparti à l’exécution des travaux
c’est à dire le délai d’exécution qui est contractuel.
L’OS doit être écrit, daté, numéroté et signé par le maître d’œuvre ou le maître de
l’ouvrage. Il doit être adressé en 2 exemplaires au destinataire (maître d’œuvre
ou entrepreneur) qui doit le signer et remettre un exemplaire au maître d’œuvre
ou au maître de l’ouvrage.
En cas de travaux sous traités l’OS est adressé à l’entrepreneur titulaire du
marché.
En cas de groupement d’entreprises différentes, l’OS doit être adressé au
mandataire du groupement, qui seul a qualité pour présenter des réserves.
Les OS ayant une incidence financière sont de la seule prérogative du maître
de l’ouvrage.

I. 2 Préparation au démarrage du chantier :


C’est la période pendant laquelle sont effectués l’ensemble des opérations
qui conditionnent le début effectif et le bon déroulement des travaux et qui
portent notamment sur :
- La mise à la disposition de l’entrepreneur des terrains, la reconnaissance
complémentaire des sols ;
- La préparation de la coordination du chantier ;
- L’approvisionnement en matériaux, les aménagements des voies de desserte,
l’installation du chantier, l’établissement du planning d’exécution des travaux,
d’éventuelles notes de calculs et les plans d’exécution.
Une partie de cette préparation se base sur la visite des lieux qui permet de prendre
connaissance :
- Des conditions d’hébergement, d’alimentation et du coût de la vie,
- La disponibilité et le coût de la main d’œuvre locale
- Les carrières et les disponibilités de matériaux, le couvert végétal
- La nécessité de clôture et de signalisation
- Les exigences et contraintes coutumières et religieuses.
Ces informations permettront aux soumissionnaires d’apprécier les dépenses
inhérentes et la prise en compte de tous les aspects.
Ainsi la préparation d’un chantier démarre dès la visite du site qui permet de faire
une offre conséquente.

Aussi, les études préparatoires à l’ouverture d’un chantier doivent permettre de


mettre en place :

-Les méthodes d’identification des points techniques sensibles


-Le schéma d’organisation du chantier
-La gestion des approvisionnements (logistiques)

11
Les études préparatoires conduisent à l’élaboration et à la mise au point d’un
ensemble de documents destinés à guider les intervenants du chantier dans les
détails des différentes phases de réalisation des travaux. Ces détails sont également
nécessaires pour suivre l’évolution du financement du chantier et d’atteindre les
résultats escomptés.
La mise au point de ces documents sera effectuée par le conducteur des travaux,
assisté du chef de chantier. /Cette phase demeure sous la direction du chef
d’entreprise ou du directeur technique.
Il est nécessaire que l’exécution des travaux et leur contrôle soient préparés avant le
début du chantier, aussi bien par le maître d’œuvre que par l’entreprise et autant que
possible par une concertation préalable.
L’étape préparatoire est particulièrement nécessaire lorsque l’équipe chargée de
suivre l’exécution des travaux est différente de celle qui a élaboré le projet. Il faut
alors que le responsable des travaux et ses collaborateurs, mettent en place avec
l’entreprise les procédures de suivi et de contrôle des travaux. A cette occasion, une
analyse sera faite sur les différentes procédures d’exécution envisagée par
l’entreprise. Ce moment de concertation permet également d’apprécier les
propositions de l’entreprise en ce qui concerne l’aptitude des matériels au chantier.
Tous les contours du chantier seront analysés pour éviter tout arrêt de chantier.
1-1 : Méthodes d’identification des points techniques sensibles,
A) Préparation de chantier :
- Choix de l’entreprise (envoi de l’ordre de service de commencer les travaux),
- Organisation du chantier (planification),
- Planification des travaux,
- Choix du chef de chantier,
- Visite des lieux et compte rendu
- Désignation des chefs d’équipes (composition des équipes)
B) Elaboration du graphe de lancement des travaux :
 Présentation dans l’ordre le plus logique possible :
- Des tâches à accomplir,
- Des points particuliers à examiner,
- Des démarches à effectuer,
- Des décisions à prendre,
- Des documents à établir.
 Il s’agit de répondre à un certain nombre de questions :
- Comment va-t-on exécuter les travaux ? (méthodes d’exécution, modes opératoires
et les plans d’hygiène et sécurité),
- Avec quoi seront réalisés les travaux ? (choix des matériaux, type d’installation, …),
- Selon quel ordre et à quelle cadence vont évoluer les travaux ? (découpage en
graphique de déroulement des travaux et fixation des délais),
- Avec qui ? (formation des équipes et sous – traitants),
- Avec quel argent ? (établir un planning financier).
C) Formalités préalables au démarrage des travaux :
- Vérification du permis de construire.

12
- L’entrepreneur doit demander une copie du permis de construire au maître
d’ouvrage ou au maître d’œuvre
- Vérification du permis de démolir
- Les démolitions de bâtiments existants, préalables à la construction de l’ouvrage,
nécessitent une autorisation administrative dite permis de démolir, établi par la
municipalité ou par les services accrédités à la demande du maître d’ouvrage.
- Consultation du schéma directeur d’aménagement
- Il est important de parcourir les dispositions administratives en vigueur relatives à la
zone concernée par les travaux. Cette disposition doit être définie dans le CCAP.
- Plan d’implantation des ouvrages
- L’entrepreneur doit exiger du maître d’ouvrage ou du maître d’œuvre un plan
d’implantation des ouvrages. Ce plan d’implantation doit préciser la position
altimétrique et planimétrique des ouvrages par rapport à des repères fixes.
- Il est important de figurer sur le plan d’implantation, les ouvrages souterrains tels
que les câbles et différents réseaux
- Il est recommandé de faire établir les limites du terrain ainsi que les implantations
des bâtiments futurs.
 Plan d’installation de chantier (Les objectifs du plan d’installation)
- Prévoir le matériel (grue, bétonnières, etc..) nécessaire à l’exécution du chantier
- S’assurer de l’accessibilité sur le site du chantier et délimiter les zones de stockage
des matériaux et du matériel.
- IL faut avoir une vision globale de la future organisation du chantier,
- Prévoir les dispositifs de sécurité et d’hygiène du chantier.
 Etude du plan d’installation
- Il faut mentionner la surface au sol nécessaire, et les dates d’occupation,
- Préciser les besoins en eau, électricité, téléphone, eaux usées, etc…
- S’assurer du caractère des installations qui seront conservées de manière définitive
ou temporaire parmi (locaux de stockage du petit matériel, aires de stationnement
des engins ou véhicules, postes de préfabrication, de ferraillage ou de préparation du
travail)
- Nécessité d’un schéma d’organisation
- l’élaboration correcte et la mise en place d’un schéma d’organisation sont d’une
nécessité vitale pour l’exécution convenable d’un chantier de bâtiment et travaux
publics.
- Ce schéma permet la planification rationnelle et objective des ressources
humaines, matérielles et financières de l’entreprise. Il permet au chef d’entreprise de
disposer des éléments déterminants de son compte d’exploitation prévisionnel, des
indicateurs de gestion de son tableau de bord, et enfin des paramètres d’analyse des
écarts au moment des évaluations en fin de chantier.
- Au moment de l’exécution proprement dite des travaux, les schémas d’organisation
devraient être redimensionnés de façon réaliste afin de satisfaire objectivement
certaines contraintes ou préoccupations telles que le ratio de main - d’œuvre ou
masse salariale versée, ainsi que le nombre des emplois créés.
D) Documents nouveaux à établir

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- Documents administratifs concernant l’ouverture du chantier (fiche matricule du
chantier, plan de financement, autorisations diverses),
- Plans d’exécution, plans des installations & VRD,
- Actualisation des plannings (cycle des travaux et répartition des effectifs),
- Mise à jour des commandes (service achat),
- Planification des ressources (main d’œuvre, matériel et fournitures consommables).
D-a) la fiche matricule de chantier
Elle est à établir par le service administratif et financier. Elle permet d’identifier le
chantier;
- n° de l’affaire (caractéristiques essentielles)
- adresse du client (avec nom du responsable)
- bureau d’étude de contrôle (avec nom du responsable)
- désignation succincte des travaux (ex. bâtiment à usage de bureaux R+5)
- marché: entreprise générale, gros œuvre, groupement,...
- montant
- délai exécution
- cotraitants ou sous-traitants
- cautionnement: 10% pour retenue de garantie / Pénalités si retard (oui)
- date de commencement des travaux / dates de réception provisoire ou réception
définitive,
- date d’approbation du marché,
- effectifs sur le chantier.
D-b) Récapitulation des quantités globales de matériaux:
Ciment, sable, gravillon, aciers, carreaux,....

D-c) Les plans d’exécution


1-2 : Schéma d’organisation d’un chantier
A) Nécessité d’un schéma d’organisation :
L’élaboration correcte et la mise en place d’un schéma d’organisation sont d’une
nécessité vitale pour l’exécution convenable d’un chantier de bâtiment et travaux
publics (BTP).
Le schéma d’organisation permet la planification rationnelle et objective des
ressources.
(Humaines, matérielles et financières de l’entreprise). Il permet au chef d’entreprise
de disposer :
• des éléments déterminants de son compte d’exploitation prévisionnel,
• des indicateurs de gestion de son tableau de bord,
• et des paramètres d’analyse des écarts au moment des évaluations en fin de
chantier.
Cependant, au moment de l’exécution proprement dite des travaux, les schémas
d’organisation devraient être redimensionnés de façon réaliste afin de satisfaire
objectivement certaines contraintes ou préoccupations telles que le ratio de main
d’œuvre ou la masse salariale versée, ainsi que le nombre des emplois créés. Le

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défaut de toute organisation préalable à l’exécution d’un chantier peut avoir pour
conséquences :
• La pléthore ou l’insuffisance de personnel,
• Inadéquation dans le choix du matériel.
Le rôle du projet d’organisation s’articule sur le fait que tout nouvel objectif
d’investissement doit s’assurer une organisation optimale, adoptant des solutions
adéquates pour l’ensemble des problèmes d’ordre constructif, hydrologique, etc.
relatifs aux installations nécessaires. Le projet d’investissement comprend
l’ensemble des mesures qui vont suivre pour un bon déroulement des
investissements.
Les phases de projection demeurent les suivantes :
• Acquisition et aménagement du site,
• Mise au point de tout le processus de réalisation des travaux, en concordance avec
l’organisation du chantier
• Analyse des détails des différents processus d’exécution des travaux. (Lecture
détaillée des plans, tableaux, graphiques, etc.)
B) Mode d’élaboration d’un schéma d’organisation.
Cette phase comprend la préparation, l’organisation du chantier et du travail. En
règle générale, le chef de chantier désigné pour mener les travaux, doit au préalable
prendre connaissance du dossier et se rendre sur les lieux, afin de pouvoir réfléchir
sur les besoins éventuels et sur l’organisation du chantier.
Installation de chantier :
- Il est important d’examiner les possibilités d’installation du chantier après une visite
sur les lieux.
- Pendant cette visite, rechercher de la place nécessaire pour : les bureaux,
magasins, dépôts, ateliers, baraquements pour vestiaires, lavabos, besoins en
moyen de transport,…
Mémento de reconnaissance :
Ce mémento de reconnaissance a pour but d’aider les chefs d’entreprise, ingénieurs
contrôleurs, conducteurs de travaux, chefs de chantier et chefs d’équipes à
rassembler les renseignements qui sont indispensables en vue de l’étude d’une
proposition de prix de travaux de bâtiment ou de travaux publics. Cette liste peut être
adaptée selon les circonstances en prenant en compte les conditions rencontrées et
de toute manière, il est conseillé de préparer toute proposition de prix d’un chantier
qu’après avoir effectué une visite de reconnaissance des lieux où seront réalisés les
travaux. Les renseignements à enregistrer, concernant le lieu d’exécution des
travaux sont les suivants :
Renseignements concernant le terrain :
a) La planimétrie
- Plan ou croquis de situation du terrain
- Plan de masse des constructions existantes
- Description de l’état du terrain, après reconnaissance
- Eventuellement lever de plan par un géomètre
b) Le nivellement

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- Emplacement des repères du nivellement général,
- Eventuellement relevé des courbes de niveau, établissement de coupes et de
profils
c) Le sol ou le sous-sol
- Documentation existante concernant la nature du sol et du sous-sol,
- Renseignements relatifs aux propriétés (sols et sous-sol)
- Existence d’anciennes carrières en sous-sols,
- Faut-il envisager des sondages ? Combien ? En quels points du terrain ? Jusqu’à
quelle profondeur ? Par quels moyens ?
- Eventualité d’essais de laboratoire concernant la qualité des sols,
- Eventualité d’essais de résistance du sol à effectuer sur le terrain (essais de
charge),
- Présence d’eau en surface et dans le sous-sol (à quelle profondeur en sous-sol ?),
- Eventualité d’analyse des eaux rencontrées en sous-sol (eaux séléniteuses,
agressives)
Renseignements concernant les propriétés mitoyennes :
- Nature et descriptions sommaires des propriétés mitoyennes
- Nature des fondations des constructions existantes élevées sur les propriétés
mitoyennes
- Eventuellement, plan sommaire des constructions élevées sur ces propriétés
- Visite des sous-sols des bâtiments voisins, éventuellement des reprises en sous
œuvre ou des blindages des murs mitoyens y compris leur état ;
- Plan des clôtures et toutes sujétions particulières propres à la mitoyenneté.
Renseignements concernant les accès :
- Situation du chantier par rapport aux routes, voies ferrées, voies navigables,
canaux (plan ou croquis),
- Situation du chantier par rapport aux gares et points d’arrêt ou de déchargement
des différents réseaux de transport (distances et facilités d’accès),
- Possibilités d’accès depuis les réseaux existants jusqu’à l’entrée du chantier.
- Travaux de voirie à envisager ou d’entretien de la voirie existante
Renseignements concernant le déchargement et stockage du matériel :
- Possibilités de déchargement du matériel et des matériaux (en gare, au port fluvial,
par route)
- Possibilités de stockage des matériaux sur le chantier aux abords immédiats
- Décharge des terres et gravas (distance du chantier, moyens d’accès, redevances
à payer, sujétions particulières)
Renseignements concernant les réseaux divers :
a) Alimentation en eau
- Existe-t-il un réseau de distribution d’eau ? Distance du chantier, diamètre des
canalisations, pression de distribution, branchements à prévoir, qualité de l’eau,
tarification de l’eau, réglementations et sujétions particulières sur les réseaux ;
- Faut-il prévoir le forage d’un puits ? Renseignements à recueillir à ce sujet :
emplacement, profondeur et débit maximum à prévoir du puits, coût estimatif et
qualité de l’eau ;

16
b) Alimentation en électricité
Longueur à prévoir pour la ligne d’amenée, nature du courant, installation à
envisager (transformateur), puissance à installer,
- Tarification en vigueur, délais d’installation par les services techniques du
concessionnaire,
- Réglementation et sujétions particulières, adresses et N° de téléphone des bureaux
des services concernés, éventuellement le nom du responsable et les délais
d’obtention du courant.
c) Alimentation en air comprimé
- Dans la mesure où existerait un réseau d’air comprimé, un raccordement peut être
envisagé entre le chantier et le - dit réseau. Pour cela, il faut connaître
l’emplacement des canalisations existantes, la pression réellement disponible, le
débit maximum à prévoir, les tarifs réglementaires et sujétions particulières, nom,
adresse et N° de téléphone de la personne à consulter.
- Dans la mesure où ce réseau n’existe pas, il sera nécessaire de réaliser localement
selon les besoins du chantier, une installation locale à l’aide d’un compresseur.
d) Evacuation des eaux usées
- Certains chantiers en milieu urbain, peuvent faire l’objet d’un raccordement au
réseau dit régime local d’évacuation. La connaissance de la réglementation en
vigueur est nécessaire.
- Identification des travaux à réaliser pour se raccorder au réseau d’égouts existants ;
- En cas d’absence d’un réseau d’évacuation, prévoir un écoulement des eaux
usées, fosses septiques et toutes dispositions particulières à prendre selon la
réglementation éventuellement à respecter.
Sujétions particulières propres au lieu d’exécution des travaux :
- Sujétions découlant des réglementations en vigueur (interdictions, possibilités de
stationnement ou de déchargement, installation de grue, etc…) ;
- Sujétions découlant de la nature même des lieux (existence des lignes électriques
aériennes et de toutes canalisations enterrées) ;
- Sujétions imposées par le propriétaire du terrain sur lequel s’exécutent les travaux
(horaires de travail, bruits, vibrations, etc…).
Adresses utiles :
Rassembler les noms, adresses, numéros de téléphone des personnes
assurant les services suivants :
- Services techniques de la Municipalité,
- Service des voiries, des routes,
- Inspection du travail et syndicats professionnels patronaux et ouvriers,
- Les concessionnaires des réseaux : téléphone, eau, électricité, câblage
informatique, etc…
- La police, la gendarmerie, l’hôpital et dispensaires, pharmacies et médecins voisins
au chantier,
- Banques, hôtels et restaurants voisins du chantier,
- Sociétés de location de moyens de transport et de matériel de chantier.

17
1-3 : Gestion des approvisionnements (logistiques)

1-3-a) L’organisation de l’exécution de la commande


Les quantités totales d’heures de mains- d’œuvre
C’est le crédit global d’heures que l’on peut consommer pour réaliser le chantier. On
calcule cette quantité à partir du temps unitaire de chaque tâche élémentaire.
La planification des moyens de production comprend les volumes à réaliser
accompagnés des besoins en main d’œuvre, matériel et fournitures, des moyens de
transport nécessaires. Ce document peut être accompagné d’une note explicative
pour justifier certaines mesures proposées dans le projet.
L’approvisionnement des moyens logistiques se réfère à l’assurance en matériel de
production nécessaire au processus de réalisation des travaux. Il faut donc :
• Etablir les besoins réels du matériel nécessaire
• Etablir des contrats avec les fournisseurs
• Etudier les conditions d’amené et de repli du matériel
• Organisation des lieux de stockage des matériaux divers
Ce document permet:
- de calculer le déboursé global à prévoir pour la main-d’œuvre, et le % qu’il
représente du prix de vente (PV) de l’ouvrage.
- de déterminer les effectifs et leur représentation en équipes.
- d’établir le planning des travaux
- de contrôler en cours d’exécution le temps alloué et le temps réel.
Dépense réelle en main-d’œuvre = Nb d’ouvriers x durée de la tâche
1-3-b) Documents concernant les matériaux :
Il s’agit d’établir des tableaux précisant clairement les quantités des matériaux
nécessaires à l’exécution de l’ouvrage, l’intérêt pour l’entreprise est de :
- Faciliter les consultations auprès des fournisseurs
- Permet de passer des commandes précises
- Dresser un planning d’approvisionnement en accord avec la cadence d’exécution
- Etablir les devis estimatifs des matériaux productifs
- Permettre la confrontation entre les consommations réelles et celles prévisionnelles
puis en tirer des enseignements pratiques.
Pour regrouper ces informations, nous avons :
- L’avant métré,
- Le devis descriptif,
- Le devis estimatif.
Qui nous donnent les quantités de chaque ouvrage élémentaire en termes de
fournitures. Tous ces renseignements sont groupés dans un tableau qui récapitule
les quantités globales de chaque matériau (pour les services achats et comptabilité).
Au titre des conditions générales d’exécution des commandes :
- Toute livraison est accompagnée d’un bon de commande,
- Toute marchandise doit être vérifiée et acceptée à la suite d’une réception.

18
Aménagement général du chantier
2-1 : Elaboration du plan d’installation du chantier
Pourquoi un tel plan ?
- C’est de rendre possible la mise en route rapide de l’exécution de la commande
- C’est préparer les lieux pour recevoir :
- Le personnel (locaux sociaux et bureaux, atelier),
- Le matériel (aires d’installation),
- Les matériaux (aires de stockage).
- C’est assurer les accès et les branchements des réseaux divers : eau, électricité,
téléphone et éventuellement l’air comprimé.
- Aménager des aires de circulation aisée et de sécurité du personnel,
- Aménager des voies d’accès et chemins de circulation intérieure pour les engins.
- C’est faire un bilan des espaces disponibles
Il s’agit de repartir les espaces disponibles du terrain à bâtir entre les divers
aménagements nécessaires à la vie du chantier, à son fonctionnement, à l’édification
de l’ouvrage.
Les modifications et déplacements d’installation en cours de travaux, coûtent plus
cher à l’entreprise.
Que doit comporter un tel plan ?
- Le plan d’installation est un plan de masse agrandi à l’échelle convenable
(1/50 en général), sur lequel figureront outre l’encombrement des ouvrages à
construire, l’emplacement des équipements, des postes de travail, des locaux
du personnel, des aires de stockage, des accès...
- L’emplacement des différentes installations : (poste de fabrication du béton,
bétonnière, parc à granulats, les ateliers, les aires de ferraillage, de préparation des
coffrages, des préfabrications, d’entretien du matériel et d’entretien des outillages…il
est nécessaire d’indiquer les surfaces occupées) ;
- L’emplacement des locaux du personnel, bureaux, baraques pour (vestiaires,
lavabos, WC), réfectoires, dortoirs, magasin de stockage et hangar pour abri.
- Prévoir la clôture du chantier constituée d’une structure économique et légère
(éléments amovibles, préfabriqués).
- Matérialiser le chantier par des panneaux de chantier (panneaux d’identification,
panneaux de signalisation à fond jaune)
Qui établit ce plan ?
- Cette mission revient au conducteur de travaux, sur instructions du chef
d’entreprise ou du directeur technique. Le conducteur de travaux peut associer le
futur chef de chantier dans cette mission.
2-2 : Les installations clés.
a) L’engin de levage : capital pour transporter d’un point à un autre du chantier des
matériaux, produits œuvrés, matériels et outillages spéciaux de mise en œuvre...
Les principaux engins de levage:
- les derricks ou chariots élévateurs
- les grues sapines à mat et cabine pivotants, montées sur quatre roues métalliques
ou sur pneus

19
- les pelles grues et les grues à tour.....
b) Equipement de mise en œuvre du béton.
- La bétonnière qui produit un certain débit de béton.
- Les éléments de stockage (granulat, liants), de dosage, de remplissage du
malaxeur (bétonnière).
- Les engins d’évacuation, de distribution de béton vers les points d’utilisation:
brouettes, dumpers, camions toupies...
- L’outillage de mise en place proprement dite, du béton amené à pied d’œuvre.
- Eventuellement d’un matériel de conservation, de traitement ou de cure de béton.
- D’une source d’énergie si le matériel est mécanisé, d’une amenée d’eau...
c) Les installations du poste de ferraillage.
- aire de stockage des aciers non façonnés ou assemblés.
- matériel de coupe et de façonnage des aciers: cisaille, coudeuses, griffes,
cintreuses.
- aire de stockage où s’opèrent l’assemblage de l’ensemble des éléments façonnés
(sur tréteaux ou chevalets)
- aire de stockage des armatures en attente de mise en place.
d) Autres indications à transcrire sur le plan d’installation :
- Poste de fabrication des coffrages,
- Poste de fabrication d’éléments en béton armé ou en béton ordinaire
- Tracé des voies d’accès, entrées et sorties des véhicules, tracés intérieurs au
chantier permettant la circulation des différents engins,
- Emplacement du local « réunions de chantier »,
- Tracé de la clôture de chantier et indication des entrées et sorties de véhicules
- Désignation des arbres à protéger
- Emplacement des aires de stationnement des engins et véhicules, Etc…
- Zones de rocher apparent
- Tous les réseaux enterrés.

2-3 : La forme d’exécution des travaux.


a) Marché par corps d’état (lots séparés)
Le maître d’ouvrage traite séparément avec les corps d’états (terrassement,
maçonnerie, béton armé, menuiserie, couverture, ...). Les corps d’états sont
indépendants les uns des autres; surtout pour:
- les bâtiments
- les grands barrages
Il faut obligatoirement un organisme de planification et de coordination ou
organisation de pilotage et de coordination (O.P.C)
b) Marché par entreprise générale
Une seule entreprise a la charge de réaliser les travaux. Elle peut sous-traiter avec
les spécialistes pour les travaux particuliers. Seule l’entreprise générale est payée,
qui à son tour règle les sous-traitants ou autorise leur règlement direct.
Entreprise générale : Responsable de tous les sous-traitants, elle a le marché tout
corps d’états, assure la coordination.

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c) Marché par entreprise pilote.
Pour les travaux importants on traite avec plusieurs entreprises sur un même pied
d’égalité.
Chacun est payé directement. Une entreprise est chargée de coordonner les travaux
(entreprise pilote).
d) groupement d’entreprises
Dans ce cas il y a:
- une entreprise mandataire qui dirige. Elle n’est pas responsable de la bonne
exécution des cotraitants

 Présentation dans l’ordre le plus logique possible :


- Des tâches à accomplir,
- Des points particuliers à examiner,
- Des démarches à effectuer,
- Des décisions à prendre,
- Des documents à établir.
 Il s’agit de répondre à un certain nombre de questions :
- Comment va-t-on exécuter les travaux ? (méthodes d’exécution, modes opératoires
et les plans d’hygiène et sécurité),
- Avec quoi seront réalisés les travaux ? (choix des matériaux, type d’installation, …),
- Selon quel ordre et à quelle cadence vont évoluer les travaux ? (découpage en
graphique de déroulement des travaux et fixation des délais),
- Avec qui ? (formation des équipes et sous – traitants),
- Avec quel argent ? (établir un planning financier).
C) Formalités préalables au démarrage des travaux :
- Vérification du permis de construire.
- L’entrepreneur doit demander une copie du permis de construire au maître
d’ouvrage ou au maître d’œuvre
- Vérification du permis de démolir
- Les démolitions de bâtiments existants, préalables à la construction de l’ouvrage,
nécessitent une autorisation administrative dite permis de démolir, établi par la
municipalité ou par les services accrédités à la demande du maître d’ouvrage
- Consultation du Schéma directeur d’aménagement
- Il est important de parcourir les dispositions administratives en vigueur relatives à la
zone concernée par les travaux. Cette disposition doit être définie dans le CCAP.
- Plan d’implantation des ouvrages
- L’entrepreneur doit exiger du maître d’ouvrage ou du maître d’œuvre un plan
d’implantation des ouvrages. Ce plan d’implantation doit préciser la position
altimétrique et planimétrique des ouvrages par rapport à des repères fixes.
- Il est important de figurer sur le plan d’implantation, les ouvrages souterrains tels
que les câbles et différents réseaux
- Il est recommandé de faire établir les limites du terrain ainsi que les implantations
des bâtiments futurs.

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 Plan d’installation de chantier (Les objectifs du plan d’installation)
- Prévoir le matériel (grue, bétonnières, etc..) nécessaire à l’exécution du chantier
- S’assurer de l’accessibilité sur le site du chantier et délimiter les zones de stockage
des matériaux et du matériel.
- IL faut avoir une vision globale de la future organisation du chantier,
- Prévoir les dispositifs de sécurité et d’hygiène du chantier.
 Etude du plan d’installation
- Il faut mentionner la surface au sol nécessaire, et les dates d’occupation,
- Préciser les besoins en eau, électricité, téléphone, eaux usées, etc…
- S’assurer du caractère des installations qui seront conservées de manière définitive
ou temporaire parmi lesquelles (locaux de stockage du petit matériel, aires de
stationnement des engins ou véhicules, postes de préfabrication, de ferraillage ou de
préparation du travail)
- Nécessité d’un schéma d’organisation
- l’élaboration correcte et la mise en place d’un schéma d’organisation sont d’une
nécessité vitale pour l’exécution convenable d’un chantier de bâtiment et travaux
publics.
- Ce schéma permet la planification rationnelle et objective des ressources
humaines, matérielles et financières de l’entreprise. Il permet au chef d’entreprise de
disposer des éléments déterminants de son compte d’exploitation prévisionnel, des
indicateurs de gestion de son tableau de bord, et enfin des paramètres d’analyse des
écarts au moment des évaluations en fin de chantier.
- Au moment de l’exécution proprement dite des travaux, les schémas d’organisation
devraient être redimensionnés de façon réaliste afin de satisfaire objectivement
certaines contraintes ou préoccupations telles que le ratio de main - d’œuvre ou
masse salariale versée, ainsi que le nombre des emplois créés.
D) Documents nouveaux à établir
- Documents administratifs concernant l’ouverture du chantier (fiche matricule du
chantier, plan de financement, autorisations diverses),
- Plans d’exécution, plans des installations & VRD,
- Actualisation des plannings (cycle des travaux et répartition des effectifs),
- Mise à jour des commandes (service achat),
- Planification des ressources (main d’œuvre, matériel et fournitures consommables).
D-a) la fiche matricule de chantier
Elle est à établir par le service administratif et financier. Elle permet d’identifier le
chantier;
- n° de l’affaire (caractéristiques essentielles)
- adresse du client (avec nom du responsable)
- bureau d’étude de contrôle (avec nom du responsable)
- désignation succincte des travaux (ex. bâtiment à usage de bureaux R+5)
- marché: entreprise générale, gros œuvre, groupement,...
- montant
- délai exécution
- cotraitants ou sous-traitants

22
- cautionnement: 10% pour retenue de garantie / Pénalités si retard (oui)
- date de commencement des travaux / dates de réception provisoire ou réception
définitive,
- date d’approbation du marché,
- effectifs sur le chantier.
D-b) Récapitulation des quantités globales de matériaux:
Ciment, sable, gravillon, aciers, carreaux,....
D-c) Les plans d’exécution
1-2 : Schéma d’organisation d’un chantier
A) Nécessité d’un schéma d’organisation :
L’élaboration correcte et la mise en place d’un schéma d’organisation sont d’une
nécessité vitale pour l’exécution convenable d’un chantier de bâtiment et travaux
publics (BTP).
Le schéma d’organisation permet la planification rationnelle et objective des
ressources
(Humaines, matérielles et financières de l’entreprise). Il permet au chef d’entreprise
de disposer :
• des éléments déterminants de son compte d’exploitation prévisionnel,
• des indicateurs de gestion de son tableau de bord,
• et des paramètres d’analyse des écarts au moment des évaluations en fin de
chantier.
Cependant, au moment de l’exécution proprement dite des travaux, les schémas
d’organisation devraient être redimensionnés de façon réaliste afin de satisfaire
objectivement certaines contraintes ou préoccupations telles que le ratio de main
d’œuvre ou la masse salariale versée, ainsi que le nombre des emplois créés. Le
défaut de toute organisation préalable à l’exécution d’un chantier peut avoir pour
conséquences :
• La pléthore ou l’insuffisance de personnel,
• Inadéquation dans le choix du matériel.
Le rôle du projet d’organisation s’articule sur le fait que tout nouvel objectif
d’investissement doit s’assurer une organisation optimale, adoptant des solutions
adéquates pour l’ensemble des problèmes d’ordre constructif, hydrologique, etc.
relatifs aux installations nécessaires. Le projet d’investissement comprend
l’ensemble des mesures qui vont suivre pour un bon déroulement des
investissements.
Les phases de projection demeurent les suivantes :
• Acquisition et aménagement du site,
• Mise au point de tout le processus de réalisation des travaux, en concordance avec
l’organisation du chantier
• Analyse des détails des différents processus d’exécution des travaux. (Lecture
détaillée des plans, tableaux, graphiques, etc.)
B) Mode d’élaboration d’un schéma d’organisation.
Cette phase comprend la préparation, l’organisation du chantier et du travail. En
règle générale, le chef de chantier désigné pour mener les travaux, doit au préalable

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prendre connaissance du dossier et se rendre sur les lieux, afin de pouvoir réfléchir
sur les besoins éventuels et sur l’organisation du chantier.
Installation de chantier :
- Il est important d’examiner les possibilités d’installation du chantier après une visite
sur les lieux.
- Pendant cette visite, rechercher de la place nécessaire pour : les bureaux,
magasins, dépôts, ateliers, baraquements pour vestiaires, lavabos, besoins en
moyen de transport,…
Mémento de reconnaissance :
Ce mémento de reconnaissance a pour but d’aider les chefs d’entreprise, ingénieurs
contrôleurs, conducteurs de travaux, chefs de chantier et chefs d’équipes à
rassembler les renseignements qui sont indispensables en vue de l’étude d’une
proposition de prix de travaux de bâtiment ou de travaux publics. Cette liste peut être
adaptée selon les circonstances en prenant en compte les conditions rencontrées et
de toute manière, il est conseiller de préparer toute proposition de prix d’un chantier
qu’après avoir effectué une visite de reconnaissance des lieux où seront réalisés les
travaux. Les renseignements à enregistrer, concernant le lieu d’exécution des
travaux sont les suivants :
Renseignements concernant le terrain :
a) La planimétrie
- Plan ou croquis de situation du terrain
- Plan de masse des constructions existantes
- Description de l’état du terrain, après reconnaissance
- Eventuellement lever de plan par un géomètre
b) Le nivellement
- Emplacement des repères du nivellement général,
- Eventuellement relevé des courbes de niveau, établissement de coupes et de
profils
c) Le sol ou le sous-sol
- Documentation existante concernant la nature du sol et du sous-sol,
- Renseignements relatifs aux propriétés (sols et sous-sol)
- Existence d’anciennes carrières en sous-sols,
- Faut-il envisager des sondages ? Combien ? En quels points du terrain ? Jusqu’à
quelle profondeur ? Par quels moyens ?
- Eventualité d’essais de laboratoire concernant la qualité des sols,
- Eventualité d’essais de résistance du sol à effectuer sur le terrain (essais de
charge),
- Présence d’eau en surface et dans le sous-sol (à quelle profondeur en sous-sol ?),
- Eventualité d’analyse des eaux rencontrées en sous-sol (eaux séléniteuses,
agressives)
Renseignements concernant les propriétés mitoyennes :
- Nature et descriptions sommaires des propriétés mitoyennes
- Nature des fondations des constructions existantes élevées sur les propriétés
mitoyennes

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- Eventuellement, plan sommaire des constructions élevées sur ces propriétés
- Visite des sous-sols des bâtiments voisins, éventuellement des reprises en sous
œuvre ou des blindages des murs mitoyens y compris leur état ;
- Plan des clôtures et toutes sujétions particulières propres à la mitoyenneté.
Renseignements concernant les accès :
- Situation du chantier par rapport aux routes, voies ferrées, voies navigables,
canaux (plan ou croquis),
- Situation du chantier par rapport aux gares et points d’arrêt ou de déchargement
des différents réseaux de transport (distances et facilités d’accès),
- Possibilités d’accès depuis les réseaux existants jusqu’à l’entrée du chantier.
- Travaux de voirie à envisager ou d’entretien de la voirie existante
Renseignements concernant le déchargement et stockage du matériel :
- Possibilités de déchargement du matériel et des matériaux (en gare, au port fluvial,
par route)
- Possibilités de stockage des matériaux sur le chantier aux abords immédiats
- Décharge des terres et graves (distance du chantier, moyens d’accès, redevances
à payer, sujétions particulières)
Renseignements concernant les réseaux divers :
a) Alimentation en eau
- Existe-t-il un réseau de distribution d’eau ? Distance du chantier, diamètre des
canalisations, pression de distribution, branchements à prévoir, qualité de l’eau,
tarification de l’eau, réglementations et sujétions particulières sur les réseaux ;
- Faut-il prévoir le forage d’un puits ? Renseignements à recueillir à ce sujet :
emplacement, profondeur et débit maximum à prévoir du puits, coût estimatif et
qualité de l’eau ;
b) Alimentation en électricité
Longueur à prévoir pour la ligne d’amenée, nature du courant, installation à
envisager (transformateur), puissance à installer,
- Tarification en vigueur, délais d’installation par les services techniques du
concessionnaire,
- Réglementation et sujétions particulières, adresses et N° de téléphone des bureaux
des services concernés, éventuellement le nom du responsable et les délais
d’obtention du courant.
c) Alimentation en air comprimé
- Dans la mesure où existerait un réseau d’air comprimé, un raccordement peut être
envisagé entre le chantier et le - dit réseau. Pour cela, il faut connaître
l’emplacement des canalisations existantes, la pression réellement disponible, le
débit maximum à prévoir, les tarifs réglementaires et sujétions particulières, nom,
adresse et N° de téléphone de la personne à consulter.
- Dans la mesure où ce réseau n’existe pas, il sera nécessaire de réaliser localement
selon les besoins du chantier, une installation locale à l’aide d’un compresseur.
d) Evacuation des eaux usées

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- Certains chantiers en milieu urbain, peuvent faire l’objet d’un raccordement au
réseau dit régime local d’évacuation. La connaissance de la réglementation en
vigueur est nécessaire.
- Identification des travaux à réaliser pour se raccorder au réseau d’égouts existants ;
- En cas d’absence d’un réseau d’évacuation, prévoir un écoulement des eaux
usées, fosses septiques et toutes dispositions particulières à prendre selon la
réglementation éventuellement à respecter.
Sujétions particulières propres au lieu d’exécution des travaux :
- Sujétions découlant des réglementations en vigueur (interdictions, possibilités de
stationnement ou de déchargement, installation de grue, etc…) ;
- Sujétions découlant de la nature même des lieux (existence des lignes électriques
aériennes et de toutes canalisations enterrées) ;
- Sujétions imposées par le propriétaire du terrain sur lequel s’exécutent les travaux
(horaires de travail, bruits, vibrations, etc…).
Adresses utiles :
Rassembler les noms, adresses, numéros de téléphone des personnes
assurant les services suivants :
- Services techniques de la Municipalité,
- Service des voiries, des routes,
- Inspection du travail et syndicats professionnels patronaux et ouvriers,
- Les concessionnaires des réseaux : téléphone, eau, électricité, câblage
informatique, etc…
- La police, la gendarmerie, l’hôpital et dispensaires, pharmacies et médecins voisins
au chantier,
- Banques, hôtels et restaurants voisins du chantier,
- Sociétés de location de moyens de transport et de matériel de chantier.
1-3 : Gestion des approvisionnements (logistiques)
1-3-a) L’organisation de l’exécution de la commande
Les quantités totales d’heures de mains- d’œuvre
C’est le crédit global d’heures que l’on peut consommer pour réaliser le chantier. On
calcule cette quantité à partir du temps unitaire de chaque tâche élémentaire.
La planification des moyens de production comprend les volumes à réaliser
accompagnés des besoins en main d’œuvre, matériel et fournitures, des moyens de
transport nécessaires. Ce document peut être accompagné d’une note explicative
pour justifier certaines mesures proposées dans le projet.
L’approvisionnement des moyens logistiques se réfère à l’assurance en matériel de
production nécessaire au processus de réalisation des travaux. Il faut donc :
• Etablir les besoins réels du matériel nécessaire
• Etablir des contrats avec les fournisseurs
• Etudier les conditions d’amené et de repli du matériel
• Organisation des lieux de stockage des matériaux divers
Ce document permet:
- de calculer le déboursé global à prévoir pour la main-d’œuvre, et le % qu’il
représente du prix de vente (PV) de l’ouvrage.

26
- de déterminer les effectifs et leur représentation en équipes.
- d’établir le planning des travaux
- de contrôler en cours d’exécution le temps alloué et le temps réel.
Dépense réelle en main-d’œuvre = Nb d’ouvriers x durée de la tâche
1-3-b) Documents concernant les matériaux :
Il s’agit d’établir des tableaux précisant clairement les quantités des matériaux
nécessaires à l’exécution de l’ouvrage, l’intérêt pour l’entreprise est de :
- Faciliter les consultations auprès des fournisseurs
- Permet de passer des commandes précises
- Dresser un planning d’approvisionnement en accord avec la cadence d’exécution
- Etablir les devis estimatifs des matériaux productifs
- Permettre la confrontation entre les consommations réelles et celles prévisionnelles
puis en tirer des enseignements pratiques.
Pour regrouper ces informations, nous avons :
- L’avant métré,
- Le devis estimatif.
Qui nous donnent les quantités de chaque ouvrage élémentaire en termes de
fournitures. Tous ces renseignements sont groupés dans un tableau qui récapitule
les quantités globales de chaque matériau (pour les services achats et comptabilité).
Au titre des conditions générales d’exécution des commandes :
- Toute livraison est accompagnée d’un bon de commande,
- Toute marchandise doit être vérifiée et acceptée à la suite d’une réception.

Définition du chantier
Un chantier est à la fois le lieu où l’on construit et la réalisation même de la
construction projetée dans un délai donné. Il est limité dans le temps et dans
l’espace et sera pratiquement toujours différent des chantiers précédents.
Ce lieu où l’on regroupe hommes, machines et matériaux nécessite à chaque fois
une nouvelle organisation qui doit être bien pensée.
I. 3 Implantation des ouvrages
Le maître de l’ouvrage doit recenser :
- Les limites de propriété
- Les repères existants
- Les données urbanistiques.
L’implantation de base est effectuée par le maître de l’ouvrage qui confie la mission à
un géomètre expert sur la base d’un plan de masse. Il donne au moins les
informations sur les réseaux et tous les ouvrages enterrés. L’implantation de détail
sera assurée par les entrepreneurs.
I. 4 L’Ouverture du chantier
C’est la mise au point de toutes les règles administratives permettant le démarrage
effectif des travaux d’exécution des ouvrages. Notamment le bénéficiaire du permis

27
de construire doit adresser au maire de la commune une déclaration d’ouverture du
chantier.

II.1 Installation du chantier

L'entrepreneur se procure, à ses frais et risques, les terrains dont il peut avoir besoin
pour l'installation de ses chantiers dans la mesure où ceux que le maître de l'ouvrage
a mis éventuellement à sa disposition ne sont pas suffisants.

Sauf stipulation différente du CCAP, l'entrepreneur supporte toutes les charges


relatives à l'établissement et à l'entretien des installations de chantier, y compris les
chemins de service et les voies de desserte du chantier qui ne sont pas ouvertes à la
circulation publique.

Autorisations administratives :

Le maître de l'ouvrage fait de son affaire la délivrance à l'entrepreneur des


autorisations administratives, telles que les autorisations d'occupation temporaire du
domaine public ou privé, les permissions de voirie, les permis de construire
nécessaires à la réalisation des ouvrages faisant l'objet du marché.

Le maître de l'ouvrage et le maître d'œuvre peuvent apporter leur concours à


l'entrepreneur pour lui faciliter l'obtention des autres autorisations administratives
dont il aurait besoin, notamment pour disposer des emplacements nécessaires à
l'installation des chantiers et au dépôt des déblais.

II.2 – Rôle de l’installation de chantier


2.1. – Organiser le déroulement du chantier
• à étudier lors de la préparation au bureau des méthodes,
• prévoir les différentes phases de réalisation en déplaçant le moins possibles les
hommes, les matériels, les matériaux (y compris lors du repliement du chantier),
• faciliter la cohabitation et le dialogue entre les différents corps d’états,
• utiliser au mieux possible l’espace disponible notamment en chantier urbain
2.2. – Ordonner le chantier
• gain de temps : diminue les temps unitaires (T.U.),
• évite les pertes (matériaux) et double emplois (matériels),
• améliore la sécurité : humaine + matériel (clôture + gardiennage + alarme),
• améliore la qualité (réussir du premier coup au moindre coût),
• « vitrine » pour la maîtrise d’œuvre et les entreprises
2.3. – Positionner les éléments
• humains : rendez-vous, accident,
• matériels : livraison, déplacements,
• réseaux : fuites, pannes, raccordements
Utilisation de grillages avertisseurs et tubes de couleurs normalisées

28
Bleu Eau
Jaune Gaz
Rouge Electricité
Vert Courants faibles et téléphone
Ocre jaune Assainissement
Marron Télédistribution
Blanc Eclairage public

PLAN D’INSTALLATION DE CHANTIER

1 - Généralités
Un plan d’installation de chantier (P.I.C.) est généralement établi à partir d’un plan de
masse et définit les matériels « fixes » nécessaires à la réalisation des ouvrages et
les cantonnements pour accueillir le personnel du chantier les aires de stockages
etc.
Il sert aussi à obtenir:
- les autorisations d’installations de grues, de survol des grues sur les terrains ou les
bâtiments voisins, de travaux sur la voie publique, de déviation de voie, etc.,
émanant des services techniques des mairies ou des préfectures de police,
- les autorisations d’installer le chantier suivant les règles d’hygiène et de sécurité
des services de l’inspection du travail.

29
Exemple de plan d’installation de chantier

Pour le plan définitif d’installation du chantier il faut porter sur le plan de masse
les informations concernant :
- Les installations de l’ensemble de gros œuvre (voie de grue, centrale à béton)
Les renseignements à faire figurer sur ce plan sont
- Existant riverain : (bâtiment environnant avec indication de leur hauteur y
compris antenne télé et autres).

30
- Emplacement des transformateurs, des compteurs d’eau et des systèmes
d’évacuation des eaux usées.
- Implantation des bâtiments provisoires (bureau de chantier, salle de réunion,
réfectoire, vestiaire, magasin, voirie provisoire : préciser l’accès du chantier
réservé aux véhicules et celui réservé aux ouvriers, penser à l’accès des
pompier et aux panneaux de circulation).
- Zone des aires de stockages
- Les postes de fabrication (coffrage, élément BA ou ordinaires, ferraillage etc)
- Les arbres à conserver

Les différents postes du chantier répondant chacun à leur besoin, le problème


consiste maintenant à articuler l’ensemble, c'est-à-dire à répartir les différents postes
dans la limite de la surface du chantier tout en garantissant leur fonctionnalité c'est-à-
dire en vérifiant que chaque poste assure sa fonction.

Il s’agit donc de faire le choix de l’emplacement des postes dans ce sens.

Chaque poste de stockage, d’approvisionnement ou de production étant lié à


l’ouvrage par la grue, cette articulation s’obtient en répartissant ces postes sous la
grue.

2. Méthode de résolution

Les limites du chantier et la fonctionnalité de chaque poste sont les paramètres qui
limitent ou déterminent ces choix.

Ces deux facteurs apparaissent alors comme les contraintes à vérifier pour
déterminer une solution d’installation de chantier.

Il n’existe donc pas une solution unique d’installation de chantier mais des solutions
variées.

Le problème de l’installation de chantier est solutionné lorsque la solution envisagée


vérifie l’ensemble des contraintes définies précédemment.

Les postes sont représentés sur un plan du chantier appelé, Plan d’Installation de
Chantier, PIC.

Les limites du chantier sont indiquées sur le plan du chantier.

Chaque poste possède ses contraintes propres selon sa fonctionnalité :

LES PRINCIPALES CONTRAINTES A VERIFIER PAR POSTE

31
Le poste de levage :

Le poste de levage est souvent perçu comme le poste clé d’un chantier dans le sens
où la réalisation de chaque ouvrage élémentaire nécessite un moyen de levage.

L'engin de levage doit permettre de transférer les matériels et les matériaux entre les
points de livraisons, de production ou de stockage vers chaque ouvrage élémentaire
à réaliser.

Cela implique que l'engin de levage doit avoir une portée et une hauteur adaptées à
cette fonction. De même, l'engin doit avoir la capacité de porter les charges
nécessaires et le tout en sécurité.

L'organisation du poste de levage consiste alors d'une part à définir les


caractéristiques et la position de l'engin de levage et d'autre part à répondre à la
cadence d'avancement du chantier pour répondre aux besoins de levage tant en
terme de charge de levage que de charge de travail et le tout en garantissant un
travail en sécurité.

32
Le besoin de levage est très diversifié selon la nature des ouvrages élémentaires à
réaliser:

La problématique d'organisation demande de vérifier cinq conditions :

 L’engin de levage doit être capable de porter tous les matériels et les
matériaux du chantier.
 L'engin doit pouvoir lever les charges à la bonne hauteur.
 L’emplacement et la portée de l’engin de levage doivent permettre de
desservir tous les postes de réalisation.
 L’engin de levage doit permettre de travailler en sécurité.
 L'organisation de l'engin de levage doit permettre de tenir la cadence de
réalisation.

Les caractéristiques des grues sont données par le constructeur sous forme
d’abaques. Il y est indiqué selon la position sur la flèche, la charge maximale
qu’est capable de lever la grue. Ces capacités tiennent compte des effets
dynamiques (effet de surcharge causé par l'accélération de la grue).
Ces abaques sont appelés courbes de charge. Pour un modèle donné,
l’abaque donne également les courbes de charges par rapport aux différentes
longueurs de flèche possibles.
Ces abaques se présentent sous forme de tableau ou sous forme de
graphique.

Le constructeur indique également les dimensions des éléments du mat, les


combinaisons possibles et les forces maximales exercées aux appuis.

33
EVALUATION DES BESOINS EN LEVAGE

En terme de levage, la construction d'un ouvrage nécessite de transférer les


matériaux et les matériels d'un point du chantier à l'ouvrage à réaliser. Cela fait
apparaître un besoin de capacité de levage en termes de charge et d'espace.

De même la réalisation d'un ouvrage se fait dans un délai limité.

La nature du besoin est donc multiple: Il faut d'une part pouvoir lever les charges et
les transférer d'un point à un autre, et d'autre part tenir une cadence d'avancement
du chantier.

Autrement dit le besoin de levage implique de définir trois choses:

- Qu'est ce qu'il faut lever ?

- Où faut-il lever?

- Combien d'éléments faut-il lever?

LES CHARGES

Les besoins de levage sont très divers selon la nature des ouvrages élémentaires à
réaliser. Pour définir les charges à lever il est nécessaire d'en définir la nature, la
masse, et la hauteur d'encombrement.

NATURE DES CHARGES

34
La nature des charges à lever est donc très variée. Elles peuvent être identifiées
pour chaque ouvrage élémentaire à réaliser ou pour des besoins plus généraux du
chantier.

Leur identification nécessite donc de croiser une vue ponctuelle pour chaque
ouvrage élémentaire et globale pour le chantier.

La nature des charges peut être alors classée en deux catégories: les matériaux et
les matériels.

Par exemple, pour un voile en béton armé, les matériaux sont les aciers et le béton.
Les matériels sont les banches et leurs lests.

Le petit matériel est levé par colis.

LE POIDS

Compte tenu de la grande diversité de charges à lever, la valeur des masses est tout
aussi diverse et leur détermination est fastidieuse et inutile en totalité.

En effet s'il est possible de lever les charges les plus lourdes au point les plus
éloignés, il est alors possible de lever les plus légères.

Le problème consiste à identifier les charges les plus lourdes à lever et de définir
leur masse.

L'expérience montre que généralement les charges les plus lourdes à lever sont de
trois types: la benne à béton en charge, les banches lourdes, les pièces
préfabriquées de type poutre, plancher ou mur.

Cette approche est très générale. Il est nécessaire d'identifier les charges propres à
chaque chantier.

LA BENNE A BETON

La capacité et la masse de la benne à béton sont définies sur la documentation du


fournisseur.

Les ordres de grandeurs sont les suivants :

Le béton frais a une masse volumique 2450kg/m3

35
Capacité (l) Masse à vide (kg)
350 100 à 300
500 200 à 300
1000 330 à 430
1250 500 à 600
1500 550 à 650
2000 570 à 800

La masse à lever est la masse de la benne à béton à vide plus la masse du béton
contenu dans la benne.

LES ELEMENTS PREFABRIQUES

Ils sont souvent en béton armé ou en béton précontraint. Le béton armé pèse 2500 kg/m 3.
Un métré à partir du plan de coffrage permet de définir le volume des pièces et d'en déduire
leur masse.

La charge totale représente la charge que le système d'élingage doit être capable de lever.

Il faut être vigilent sur le fait que cette charge est supérieure au seul poids de l'élément à
porter. En effet, deux facteurs additionnels sont à prendre en compte.

L'ADHERENCE AU COFFRAGE

Lorsqu'une pièce en béton est coffrée, un phénomène d'adhérence apparait entre le béton et
son coffrage. Cette adhérence engendre une force supplémentaire au poids à lever qui n'est
pas négligeable.

La valeur de cette force d'adhérence dépend de la rugosité du coffrage et de la surface à


décoffrer.

coffr q =
age 1
acier kN/
huilé m2
coffr q =
age 2

36
bois kN/
verni m2
s
huilé
coffr q =
age 3
bois kN/
rugu m2
eux
La force d'adhérence vaut:

Ha=qxS

Avec S, la surface de contact entre l'élément en béton et son coffrage au moment du levage.

L’huilage du coffrage permet de fortement baisser cette force d'adhérence.

LE BESOIN DE LEVAGE EN TERME DE CHARGE REPRESENTE LE POIDS DE LA


PIECE A LEVER ET LA FORCE D'ADHERENCE ENTRE LE COFFRAGE ET LE BETON.

LA HAUTEUR D'ENCOMBREMENT

La hauteur des éléments à lever est très variable d'un élément à un autre. L'étude se limite là
encore à identifier puis définir les éléments les plus hauts. Cette hauteur est comprise entre
le bas de l'élément et son point d'accrochage par le système d'élingage.

L'expérience montre que très couramment les trains de banches et les voiles préfabriqués
sont les éléments de plus grande hauteur.

ESPACE DE LEVAGE

Il faut identifier tout l'espace qu'il est nécessaire de couvrir en levage.

Ce repérage peut être décomposé en deux:

LA SURFACE

37
Elle représente tous les points
d'approvisionnement, de production
et de stockage du chantier ainsi que
l'ouvrage à construire.

Un plan de masse permet de


visualiser l'espace du chantier, les
accès ainsi que l'ouvrage à
construire.

Il faut que tous les secteurs de


réalisation soient desservis. Cela se
limite à l'ouvrage ou si nécessaire
aux passerelles de travail déployées
en périphérie.
LA HAUTEUR

le besoin en hauteur de levage peut


être défini à partir d'une coupe du
chantier.

Il ne faut pas oublier l'infrastructure


de l'ouvrage.

CADENCE DU POSTE DE LEVAGE ET DU CHANTIER

La cadence se défini en un nombre de charges à lever dans un certain temps.

La réalisation pouvant s'organiser de façon cyclique sur une journée, la cadence de


réalisation est généralement définie par la quantité d'ouvrages élémentaires à produire
par jour.

Cette vision globale n'est pas suffisante et il est important de vérifier si ponctuellement il
n'est pas nécessaire de fabriquer plus d'ouvrages élémentaires.

Le besoin en cadence est alors défini en listant toutes les tâches de levage nécessaires à
la réalisation de chaque ouvrage élémentaire et en listant les tâches de levage générales
du chantier.

Pour ce faire précisément, une méthode consiste à définir le mode opératoire de chaque
ouvrage élémentaire pour lister chaque besoin de levage en classant les charges à lever
en matériel et matériaux. Ensuite il faut prendre un point de vu plus global à l'échelle du
chantier pour lister les tâches de levage générales (benne à déchet, matériel général, ...)

38
La centrale à béton sur le chantier

La centrale à béton doit produire le béton afin d’approvisionner par l’engin de levage
l’ouvrage et le poste de préfabrication. Pour fonctionner ce poste doit pouvoir être
approvisionné en matériaux à béton par des camions.

Un accroissement du rendement est obtenu par sa proximité de l’ouvrage et du poste


de préfabrication.

Le béton prêt à l’emploi, BPE

Le béton est directement livré par des camions. Ce poste est matérialisé par une aire
de livraison des camions.

Ce poste fonctionne s’il est accessible à l’engin de levage et aux camions


d’approvisionnement de béton.

LES AIRES DE STOCKAGE

Ces aires fonctionnent si elles sont accessibles à l’engin de levage.

39
Un accroissement du rendement est obtenu par la proximité de ces aires avec
l’ouvrage.

LE POSTE A DECHETS

Ce poste permet de stocker les déchets dans des containers spéciaux puis de les
évacuer par des camions.

Ce poste fonctionne s’il est accessible à l’engin de levage et aux camions


d’évacuation des déchets.

Un accroissement de la fonctionnalité est obtenu par la proximité de ce poste avec


les zones de production des déchets (essentiellement l’ouvrage et le poste de
préfabrication).

LE POSTE DE PREFABRICATION FORAINE

Ce poste permet de réaliser des éléments de l’ouvrage en dehors de l’ouvrage.


Il doit être approvisionné en cages d’armatures et en béton. Il doit permettre de
transmettre les éléments préfabriqués à l’ouvrage.

L’ensemble de ces opérations nécessite un engin de levage

Ce poste fonctionne s’il est accessible à l’engin de levage.

Un accroissement du rendement est obtenu par la proximité de ce poste avec l’aire


de ferraillage, le poste de bétonnage et l’ouvrage.

3 - Localisation et fonctions des différents postes

Réf Désignation Localisation Fonction


1 Engins de levage L’aire de balayage doit Manutentionner les
(grue à tour, grue à couvrir les bâtiments, le poste matériaux, les
tour à montage rapide, de bétonnage, les aires de matériels des
grue automotrice…) préfabrication, armatures et divers postes aux
stockage lieux de mise en
Eviter le survol des riverains œuvre

40
2 Poste de bétonnage Proche de l’accès principal, Fabriquer le
(centrale à béton, accessible aux camions de mortier et le béton
malaxeur de livraison (granulats, ciment,
mortier…) silos, trémies)

3 Aire de préfabrication Près des bâtiments à Pré fabriquer des


construire ouvrages
élémentaires
(acrotères,
poteaux, poutres,
prédalles )
Fabrication de
coffrages (bois)

4 Aire de ferraillage Proche des bâtiments à Découper


construire et de l’aire de façonner et
préfabrication assembler les
armatures

5 Aires de stockage Proche des accès Stocker les


Aire protégée (vols de matériaux,
matériaux) éléments
Sur le bâtiment préfabriqués et
matériels avant
leur
utilisation.
Stocker la terre
végétale.

6 Cantonnements A proximité d’un accès du Accueillir le


(bureaux, réfectoire, chantier personnel du
sanitaires, Si possible hors de l’aire de chantier et les
hébergements, balayage de la grue intervenants
magasin, caravanes) Les éléments peuvent être (réunion de
superposables ou se trouver chantier) dans
dans le bâtiment réalisé des conditions
d’hygiène
et de sécurité

41
Favoriser les
communications
entre les
intervenants
Stocker les
matériaux et
matériels sensibles

7 Poste de transformateur Enterrés ou aériens, à la Alimenter les


et compteur d’eau périphérie postes de
des bâtiments. travail (armoires de
Stockage eau. distribution)
Evacuer les eaux

8 Clôture ou palissade A la périphérie du chantier Isoler le chantier


(éventuellement de la voie
balises et TS proscrit) publique
(intrusion, vols,
accidents)

Un plan d’installation de chantier doit faire apparaître en plus des postes principaux
définis ci-dessus, la position :
• des obstacles naturels (végétation, roche) et industriels (poteaux, regards),
• du panneau de chantier (N° permis de construire, noms des maîtres d’œuvre et
d’ouvrage, noms et qualités des entreprises, délais, coûts…),
4 - Méthodologie d’élaboration d’un plan d’installation de chantier

Phases Démarches / Règles

Visiter le site Faire l’état des lieux et prendre connaissance:


Identifier l’environnement des accès au chantier, de la topographie du terrain
et du voisinage (niveau des bâtiments adjacents),
des réseaux aériens et souterrains (SONABEL,
Télécom, Service des voiries, Métro, SITARAIL,
ONEA, égouts…), des positions actuelles des
clôtures.

Analyser les pièces écrites du Etudier les plans, coupes, détails techniques du
D.C.E. projet
Lister toutes les contraintes imposées par le

42
C.C.T.P. et le C.C.A.P.
Envisager des modes constructifs et donc les
moyens matériels et humains nécessaires.

Contacter les services Prendre connaissance des conditions de travail


administratifs et les riverains (nuisances sonores et visuelles tolérées, horaires
de travail, horaires de circulation, gabarits routiers
acceptés)
Définir le survol des bâtiments voisins et l’utilisation
des diverses voies. Identifier les règles d’hygiène et
de sécurité (catégorie du chantier).
Obtenir les autorisations nécessaires à l’ouverture
du chantier.

Etablir un fond de plan A partir du plan de masse, représenter l’ouvrage à


construire, l’emprise du terrassement, les accès et
routes existants, les ouvrages voisins, les réseaux
et les obstacles (arbres à conserver)

Positionner le ou les engins de Schématiser les grues et indiquer les informations


levage suivantes: longueur de flèche et contre flèche, zone
d’interférence, longueur et largeur des voies de
grue, marque, type et caractéristiques, cotes par
rapport aux bâtiments, niveau du support (rails),
charge maxi soulevée, charge en bout de flèche…
Penser au démontage et à l’emprise de l’embase
et/ou des pieds stabilisateurs

Placer le poste de bétonnage Suivant l’importance du chantier le béton sera soit


ou les aires de stationnement du B.F.C. (Béton Fabriqué sur Chantier): on place
des camions toupies (bennes la centrale à béton et on représente les parcs à
à béton) granulats, le silo à ciment ; soit du B.P.E. (Béton
Prêt à l’Emploi): on prévoit l’aire de stationnement
des camions toupies

Définir les aires de coffrage, Selon le mode constructif retenu, il y a lieu ou non
de ferraillage et de de prévoir ces aires (ouvrages élémentaires coulés
préfabrication en place, préfabriqués sur site, préfabriqués en
usine), on indiquera la destination de chaque aire
et les dispositions particulières à prévoir
(dimension, sécurité)

Représenter les bureaux et les Le nombre de bureaux à installer est indiqué par la
cantonnements maîtrise d’œuvre dans les pièces écrites.
43
Les dimensions et le nombre de baraques
destinées au personnel est fonction de l’effectif et
de la durée du chantier. Le magasin doit se situer
prêt du bureau du chef de chantier.
Représenter les réseaux A partir du transformateur, on positionne les
armoires de distribution électrique puis on trace les
réseaux pour approvisionner les postes (ou groupe
électrogène).
Idem pour l’adduction en eau et les lignes
téléphoniques.
L’évacuation des eaux se fait des sanitaires jusqu’à
l’égout.
Prévoir un local de confinement pour le
compresseur.

Représenter les airesde Le plan est complété par les aires de stockage
stockage et les voiesde (matériels du gros œuvre, matériaux du second
circulation œuvre, terres pour remblais) et les voies de
circulation (sens de circulation, entrée, sortie,
parking des personnels et des intervenants
extérieurs)
Représenter les équipements Clôture de chantier, panneau de chantier,
divers éclairage, poste de lavage, benne à gravas

Cantonnements, baraques de chantier :

Installations d’accueil dans les chantiers

Abri Local ou emplacement pour changer de


vêtements. Il est situé près du poste de
travail et à l’abri des intempéries, toléré
en sous-sol si propre, aéré et éclairé.

Abris-clos Local aéré, éclairé, chauffé en saison


et vestiaire froide.
Local avec armoires (surface minimum
du local > 1,25 m² par personne).

Repas et Lieu couvert pour repas, aéré, éclairé,


matériel de chauffé en saison froide.

44
réfectoire Abris-clos pour un nombre de repas <
25, aéré, éclairé, chauffé en saison
froide.
Tables, sièges, vestiaires en nombre
suffisant.
Local restauration si le nombre de repas
> 25. Tables et sièges en nombre
suffisant (surface minimum > 1,5 m² par
personne).
Garde-manger et chauffe gamelles
installés dans l’abri ou dans un lieu
couvert.

Eau Eau pour la boisson : eau potable fraîche


> 3 litres par jour et par travailleur.
Eau pour la toilette en quantité
suffisante. Potable sauf impossibilité.
Eau chaude : un robinet d’eau potable
pour 10 personnes prenant leur repas.

Installations Lavabos ou rampes pour la toilette : 1


sanitaires orifice au moins pour 5 travailleurs.
Local avec lavabos : un lavabo pour 10
personnes au plus.
Douches obligatoires pour tous travaux
salissants : 1 pour 8 personnes

Cabinets Cabinets d’aisances : 1 cabinet pour 20


d’aisances travailleurs hommes et 1 WC pour 20
femmes.

Urinoirs Urinoirs : 1 pour 20 personnes, placés


dans un local chauffé et éclairé.

Poste de Boîte de secours présente dans tous les


secours types de chantiers.
Un infirmier est obligatoire pour 200
personnes.

45
LE MAGASIN

Le magasin contient le petit outillage. Il n’y a pas de contraintes qui entraveraient son
fonctionnement. Mais le rendement est accru si sa position permet au personnel d’y
accéder en limitant les déplacements.

LE CANTONNEMENT

Le cantonnement assure l’abri du personnel dans des conditions de confort


d’hygiène et de sécurité.

La sécurité est accrue si l’accès aux bungalows ne se fait pas par la zone de travail
du chantier et qu’ils ne sont pas survolés par la grue déplaçant une charge. Ces
conditions sont vérifiées près de l’entrée du chantier.

Ce poste fonctionne en sécurité s’il est placé proche de l’entrée du chantier et


qu’il n’est pas survolé par la grue déplaçant une charge.

Le Panneau de chantier
1- Indication du nom de l’opération, de la caractéristique de la construction,
lycée, hôpital etc, du nombre de logements ou de maisons, du nom du maître
de l’ouvrage et de ses coordonnées.
2- Indication du nom du maître d’œuvre et de ses coordonnées
3- Indication des noms du bureau d’études ou des ingénieurs conseils, du
contrôle technique et de leurs coordonnées
4- Indication du lot des travaux, du nom des responsables et de leurs
coordonnées.
Le panneau reste en place durant toute la durée du chantier. La mise en place
de l’ossature du panneau et des planchettes est en général à la charge du lot
gros œuvre. Les indications portées sur les planchettes restant à la charge du
lot peinture. Il faut prendre le soin de préciser cette répartition dans les pièces
écrites.

46
47
II.2 LES REUNIONS DE CHANTIERS

II.2.1. La 1ère réunion de chantier

La 1ère réunion est importante et permet :

- Une prise de contact entre les différents intervenants et notamment entre le


concepteur et les futurs participants à la construction.
- Préciser les objectifs généraux relatifs à la réalisation de la construction
(quantité, délai etc.)
- De présenter l’organisation de chantier et de délimiter les divers
emplacements pour éléments et réunions de chantier
- D’arrêter les dispositions relatives à la direction et au contrôle des travaux :
coordination des travaux, circuit des documents et de l’information, pilotage,
compte prorata, hygiène et sécurité etc.
Le déroulement de la 1ère réunion se présente comme suit :
1. Pointage des participants. Mentionner les adresses et pour les différentes
parties, indiquer les lots assignés à chacune d’elle
2. Présentation générale du sujet par le maître d’œuvre
a- Option architecturale et technique
- Explication sur le plan de masse et commentaire sur le fonctionnement et la
circulation à l’intérieur
- Présentation du système de structure retenu
- Présentation des principales options retenues pour les corps d’état,
techniques et pour les équipements intérieurs
b- Installation de chantier

Le maître d’œuvre présente le plan d’installation du chantier et met en évidence les


points suivants :

- Le sens de progression des travaux dans l’ensemble du chantier


- Les emplacements réservés aux déchargements et au stockage pour chacune
des différentes parties
- Les mesures particulières concernant l’hygiène
- La sécurité et la police de chantier
c- Rappel des délais d’exécution

Rappeler à l’attention des parties les points suivants :

- Les dates de début et de fin de chantier, le délai contractuel en indiquant si les


intempéries, congés etc. sont compris ou non dans ces délais
- Le montant des pénalités de retard
- Le planning de l’opération doit être affiché et tenu à jour dans le bureau de
chantier
d- Exigence sur la qualité des travaux

48
Le maître d’œuvre indique ou rappelle quels sont les exigences du maître d’ouvrage
et les siennes quant à la qualité des prestations demandées.

e- Indication sur le déroulement des réunions


- Réunion hebdomadaire des chantiers
On retient le principe d’une réunion hebdo à jour et heure fixés sur le chantier.
Il convient de :
Préciser quelles sont les personnes qui participent à chacune de ces
réunions, définir le principe et les montants des versements d’une pénalité
pour retard ou absence à ces réunions. La somme étant généralement
affectée au compte prorata.
- Réunion mensuelle de chantier
Pour certains chantiers importants, une réunion dite mensuelle est à prévoir
afin de faire le point d’une manière générale des décisions prises lors des
réunions hebdomadaires.
Ces réunions mensuelles sont à programmer à jour et heure fixés de façon à
ce que chaque participant puisse les noter à l’avance dans son emploi du
temps.
f- Fonctionnement de la direction de chantier
- Organigramme, le fonctionnement de la direction de chantier doit être rappelé
sous forme d’organigramme avec indication des noms adresses et n° de tel
des responsables.
- Transmission des plans d’exécution : ne doivent circuler sur le chantier que
des plans portant la mention bon pour exécution. Rappeler à tous les
participants le circuit de transmission des plans approuvés, préciser à tous les
participants le circuit de transmission du courrier. Indiquer le circuit de
transmission mis au point à toutes les différentes parties en ce qui concerne
les acomptes.
g- pilotage et coordination des travaux

Définir le rôle et la mission du coordinateur sur le chantier s’ils sont différents du


maître d’œuvre.

h- Travaux supplémentaires ou des modifications :

Lorsque de telles situations se présentent, il faut en déterminer l’origine et les


raisons, puis en prévoir toutes les conséquences.

i- Sécurité de chantier :

Il est absolument indispensable d’attirer l’attention des participants sur les règles
d’hygiène et de sécurité à prendre ou déjà prises en compte.

j- La rédaction du procès-verbal

II.2.2 Réunion hebdomadaire

49
Le rythme hebdomadaire est en principe admis pour les réunions de chantier. Avant
la réunion de chantier, il est préférable que les participants effectuent une visite de
chantier même rapide afin de visualiser l’avancement du chantier, de noter les
travaux défectueux et non conformes au plan ou au devis descriptif afin de déceler
les difficultés qui risquent de subvenir les jours suivants (anticipation) et ainsi tenir la
réunion de chantier avec le maximum d’efficacité.

Les questions à traiter

- Pointage des présents et absents


- Examen du dernier procès-verbal de la réunion :

Approbation, rappel des décisions, observations sur le contenu

- Contrôle de l’avancement des travaux sur planning et physique, qualité


d’exécution : état d’avancement, tableau d’effectif, approvisionnement, cause
de retard, responsabilité, mesure corrective à prendre.
- Problème technique : information sur les décisions prises, problèmes à
résoudre
- Visite de chantier : problème technique, avancement des travaux, effectif,
approvisionnement, qualité des matériaux et matériels, qualité des travaux
- Document : pointage des documents relatif à l’exécution des travaux, remise
de plan par le maître d’œuvre ou l’entrepreneur, demande de plan au maître
d’œuvre ou à l’entrepreneur, approbation de plan
- Ordre de service, avenant, travaux supplémentaires
- Acompte, situation pour mémoire, examen de demande financière
- Entreprises ou personnes extérieures à convoquer pour le prochain rendez-
vous où pour la réunion d’étude (lieu et heure)
- Question à inscrire à l’ordre du jour du prochain rendez-vous pour réunion
d’étude
- Libération des personnes non indispensables à la continuation de la réunion.

II. EXECUTION DES TRAVAUX

Le maître d’œuvre pendant la phase d’exécution doit :

- Gérer les travaux


- Contrôler leur exécution
- Proposer leur réception

Il est le seul interlocuteur de l’entrepreneur. Le maitre d’œuvre a deux tâches


principales :

III.1 Surveillance du chantier

Elle s’exerce en permanence. Elle doit veiller à ce que les travaux soient exécutés
conformément au cahier des prescriptions techniques et aux règles de l’art.

50
Parfois dans les grands chantiers, la surveillance des travaux est confiée à plusieurs
personnes : certaines sont responsables des terrassements, d’autres des ouvrages
etc. Il est nécessaire qu’il y ait un responsable global.

Le rôle du surveillant de chantier est le suivant :

- Contrôler les études préliminaires de terrain


- Veiller au respect du planning des travaux
- Surveiller l’état des fouilles qui doivent être réceptionnées lorsqu’elles sont
terminées avant remplissage avec du béton.
- Vérifier la qualité des remblais et leur mise en place.
- Vérifier les cotes après déblais et remblais
- Vérifier la mise en œuvre du béton. Les ferraillages doivent être réceptionnés
avant que le béton ne soit coulé. Vérifier que les matériaux sont propres, que
l’eau est propre, que les ouvrages sont protégés du soleil par des nattes, sacs
humidifiés pendant une quinzaine de jours.
- Procéder à des essais de résistance d’éprouvettes de 7 et 28 jours.
- Tenir à jour le journal de chantier, le cahier des procès-verbaux, les notes de
chantier, les carnets d’attachement.

II.2. La Direction du chantier

Elle est assurée par la personne qu’on nomme généralement « l’ingénieur » dans le
marché, mais celui-ci peut être un technicien expérimenté. La direction est
responsable non seulement de la bonne exécution technique des travaux, mais aussi
financière.

L’ingénieur sera chargé de :

- L’analyse et l’acceptation du planning détaillé des travaux proposé par


l’entreprise.
- L’agrément du matériel à installer sur le chantier, des fournitures, du
personnel affecté aux travaux par l’entreprise.
- La vérification et l’approbation des notes de calculs et des Plans d’exécution
des Ouvrages
- La supervision du chantier
- La conduite des réunions de chantier
- Suivi du montant des travaux, suivi de la révision des prix
- L’établissement et la signature des Ordres de Service
- L’établissement et la signature des procès-verbaux de réception provisoire à
la fin des travaux, en réception définitive et du dossier de recollement.
- L’établissement des rapports d’avancement technique et financier.

51
Le rapport mensuel fait le point d’avancement en insistant sur le respect du
planning. Il signale les problèmes qui se sont posés et la manière dont ils ont
été résolus ou non. Il signale à l’attention du maître de l’ouvrage les points
sur lesquels sa décision est sollicitée : modification importante, nécessité
éventuelle de trouver des crédits supplémentaires.

III.3 GESTION DES DELAIS ET CONTROLE DE QUALITE

Il s’agit de s’assurer que la réalité du chantier se passe conformément aux


prévisions. Pour apprécier cela il faut procéder à des pointages périodiques qui
aboutiront éventuellement à une mise à jour. Ces mises à jour sont portées sur le
planning initial affiché sur le tableau du bureau de chantier. Le contrôle de la qualité
incombe au maître d’œuvre. Il doit obligatoirement disposer des moyens pour vérifier
la conformité des travaux avec les règles de l’art et les prescriptions mentionnées
dans les pièces du marché. Des échantillons doivent être présentés au maître
d’œuvre et au maître de l’ouvrage par l’entreprise pour permettre de vérifier la
qualité. Des essais seront faits pendant les travaux à la demande du maître d’œuvre
ou du bureau de contrôle et à la charge de l’entreprise. La nature des essais et leurs
résultats doivent être consignés dans un document technique et avant la réception le
contrôleur vérifie les PV des essais et les résultats dans leur ensemble.

II. LES MISSIONS DE CONTROLE

On distingue deux types de mission de contrôle

1. Le contrôle exercé par la maîtrise d’œuvre :


Il porte sur la topographie et la qualité des matériaux ainsi que leurs
conditions de mise en œuvre. Le contrôle topographique permet de s’assurer
que le projet est exécuté conformément au plan adopté (les cotes, les
dimensions) et est généralement assuré par une équipe topo de la MdC. Le
contrôle de qualité des matériaux porte sur l’ensemble des matériaux et
matières utilisés (ciment, fer, béton, graveleux latéritique), ainsi que les
conditions optimales de leur mise en œuvre (dosage, teneur en eau,
homogénéité, coulage, compacité). Cela conformément aux prescriptions
techniques des cahiers de charges et aux règles de l’art.
Le contrôle effectué par sondages, les mesures directes des prélèvements
d’échantillons pour essais et leur nombre et fréquence restent à l’initiative du
contrôleur quand il n’y a pas une prescription particulière dans le cahier de
charges. Les références (normes, prescriptions) doivent être connues pour
permettre leur approbation.
2. Le contrôle technique.
Il comprend :
- La mission de normalisation des risques
- La mission de contrôle des installations et équipement techniques,

52
- La mission d’examen des dispositions contre les risques d’incendie et de
panique.
a- Contrôle technique en vue de la normalisation des risques.

Ce contrôle est effectué uniquement par les bureaux de contrôle agrées par les
assureurs. Ils établissent à la fin des travaux un rapport aux assureurs qui
déterminent et fixent la prime d’assurance à payer par le souscripteur en se fondant
sur la teneur du dit rapport. L’intervention des bureaux de contrôle technique est
donc indispensable en phase travaux pour l’établissement du dit rapport. En effet,
cette intervention est nécessaire à l’appréciation du risque, pris en charge au titre
des polices professionnelles et celle de la responsabilité décennale.

Le contrôle technique en vue de la normalisation des risques porte nécessairement


sur :

- Le contrôle technique des plans et dossiers d’exécution


- L’examen du programme de reconnaissance des sols et les résultats des
études géotechniques
- L’examen préalable des plans et notes de calcul relatifs aux fondations, aux
structures, à la menuiserie extérieure à l’étanchéité extérieure etc.
- Le contrôle technique de l’exécution.
b) Le contrôle technique de l’exécution des travaux

Il porte sur : l’ouverture des fouilles, l’examen du sol de fondation en relation avec les
données du rapport d’étude de sol et l’adoption des adaptations nécessaires
éventuellement aux terrains réellement rencontrés.
- L’intervention du contrôleur s’effectue par sondage et n’implique donc pas la
réalisation de vérification systématique.
- Le bureau de contrôle choisit la nature des essais et épreuves auxquels il doit
normalement être satisfait, vérifie leur modalité d’exécution, les différentes
notes etc. et interprète les résultats des dits essais.
- L’examen du prototype d’élément non traditionnel (préfabrication, équipement)
en atelier ou en chantier etc.

c) Contrôle technique des installations d’équipements techniques.


Lors de la mise en service des installations et équipements, un examen complet des
conditions doit être facilement fait. Il est sanctionné par un rapport mentionnant les
mesures et les essais effectués, l’interprétation des résultats, les anomalies et les
remèdes éventuels.

LA GESTION FINANCIERE DU CHANTIER.


Elle regroupe toutes les tâches ayant une influence sur la gestion financière du
chantier : situation des travaux, modification des travaux, ordre de service, compte
prorata etc.
I) Compte prorata

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Il est l’ensemble des dépenses relatives aux taches qui ne font pas partie du
marché, mais qui sont indispensables pour le bon déroulement des travaux. Le
compte prorata fait souvent l’objet de litiges dus à l’absence de règles préalablement
mises au point par les entrepreneurs ou de l’adoption d’une convention type.
Il est donc nécessaire de se poser de bonnes questions et d’y apporter des
réponses réalistes. Il faut noter que le sujet concerne essentiellement les travaux
passés en marchés séparés.
I.1 Organisation et direction de la convention ou du compte prorata
Elle est assurée et gérée par :
- Les entrepreneurs et plus particulièrement l’entrepreneur du gros œuvre qui
est le 1 er utilisateur des installations de chantier
- Le maitre de l’ouvrage, bien qu’il ne soit pas absolument partie prenante dans
la convention peut avoir l’initiative de vérifier que les entrepreneurs ont bien
pris leurs dispositions sur ce point, et peut aussi demander à son coordinateur
de préparer un projet de convention en prévoyant d’en être l’animateur.
La rédaction de la convention nécessite un savoir-faire pour maitriser les clauses
les mieux adaptées au chantier.
Participent au compte prorata en principe tous les entrepreneurs. Certains
entrepreneurs peuvent y participer que partiellement ou pas du tout.
Ex : l’appartenance au compte prorata n’est pas évidente pour un marché limité à
la pose d’une antenne TV ou à la réalisation d’un forage après la construction du
bâtiment. Il faut prendre le soin d’annoncer cela au départ du chantier afin de réduire
et mieux gérer des conflits futurs.
Les sous-traitants ne participent pas directement au compte prorata.
Deux questions se posent :
- D’abord la base de répartition des dépenses qui peut varier pour chaque
poste : eau, électricité, nettoyage.
- Ensuite l’échéance d’approvisionnement du compte, qui peut être définie en
présentant le budget prévisionnel, par mensualité, par trimestre, à partir des
1ers acomptes, des avances.

I.2 Répartition des dépenses d’installation de chantier

Deux types de dépenses sont à examiner :


- Les frais d’investissement d’installation provisoires qui peuvent être pris en
compte par chaque entreprise dans son marché, à l’initiative du maitre
d’ouvrage.
- Les frais de fonctionnement de ces installations y compris les réparations,
l’entretien, le refroidissement et le nettoyage des locaux, leur démontage en
fin de chantier, ainsi que leur consommation d’eau, d’électricité, de téléphone
etc.
Les installations et les tâches prises en compte dans les dépenses sont
- Les clôtures ;
- Le bureau de chantier ;

54
- Le panneau de chantier ;
- Les branchements provisoires d’eau, d’électricité, des eaux pluviales, eaux
usées ;
- Les voies de circulation dans le chantier, signalisation ;
- Les installations de vie collective : le réfectoire, les vestiaires, les sanitaires ;
- Les aires de stockage et d’atelier ;
- Les équipements des bâtiments en cours de chantier (eau, électricité,
sanitaire) ;
- L’entretien de toutes les installations ;
- Le repli de ces installations.

II) Gestion du compte prorata


Au début du chantier une réunion de tous les entrepreneurs est indispensable. A
cette réunion, il faudra discuter du règlement et le signer par la même occasion.
L’ordre du jour proposera :
- L’adoption de la convention ;
- La désignation d’un comité de gestion ;
- La définition des pouvoir du comité.

II.1) Comité de gestion


La réunion doit donner pouvoir à un comité restreint pour la gestion courante.
La composition de ce comité peut être la suivante :
- Deux représentants de l’entreprise générale dont l’un assure la présidence ;
- Un représentant des lots non techniques ;
- Un représentant des lots techniques ;
- Le coordinateur s’il est indépendant sur l’opération.

Les prérogatives du comité sont les suivantes :


- Régler les litiges en premier lieu ;
- Faire établir les devis et donner son accord ;
- Faire engager les travaux ;
- Vérifier les comptes ;
- Prendre les décisions dans la limite fixée par le comité dans la réunion ;
- Faire payer les dépenses par le gestionnaire.

II.2 Rôle du coordinateur


Quand il participe au comité de gestion, sa neutralité vis-à-vis des dépenses lui
permettra de bien veiller sur cette gestion. Son rôle est :
- Vérifier tous les travaux exécutés au titre du compte prorata.
- Assister le comité de gestion dans son fonctionnement : convocation aux
réunions, compte rendu et diffusion, rappel des obligations de chacun.
- Constater les dégradations causées pour en affecter l’imputation.
- Faire nettoyer par celui qui en est responsable ou de faire exécuter le
nettoyage suite à la défaillance de ce dernier.

55
En général c’est l’entreprise de gros œuvre qui est le gestionnaire du compte
prorata.
Son rôle porte sur :
- La tenue du compte
- Le règlement des dépenses
- L’état de la comptabilité périodique pour obtenir l’accord du comité
- Les demandes de fond auprès des entreprises
- Les avances de fond si possible

III) GESTION FINANCIERE DES ACOMPTES

Afin d’assurer la bonne gestion financière des marchés on établit un circuit


aussi court que possible concernant l’établissement des payements. Il se présente
normalement de la façon suivante :
1) L’entrepreneur établit le calcul de la somme cumulée des travaux arrêtée en
fin de mois dans un document qui s’appelle projet de décompte en marché
privé.
- Si le marché est à prix forfaitaire, le montant découle de pourcentages
approximatifs de l’avancement.
 Sur la décomposition du forfait
 Ou par rapport à un découpage en taches liées au planning
- Si le marché est à prix unitaires, le montant de l’acompte se calcule :
 A partir des quantités réelles évaluées par constat ou attachement : en
prenant en compte dans certains cas les quantités de matériaux
approvisionnés non mis en œuvre jusqu’à une valeur d’environ 60%
sans constat ni attachement (valorisation).
- Le projet de décompte proposant la somme des travaux ainsi calculée est
ensuite transmise au maitre d’œuvre qui doit vérifier que les travaux sont
effectivement exécutés avec la qualité conforme au marché.

De projet de décompte la somme devient alors décompte.

2) Sur la base de cette somme et en appliquant les clauses du marché, le maitre


d’œuvre fait le calcul de l’acompte qui sera réglé à l’entrepreneur.

Les incidences financières sur acompte relevant des clauses à appliquer


conformément au marché sont :
- Les approvisionnements effectués
- Les travaux supplémentaires
- Les pénalités
- Les retenues provisoires
- Les avances et leur remboursement
- L’actualisation
56
- La révision
- La retenue de garantie
3) Le maitre de l’ouvrage règle ensuite les sommes calculées par le maitre
d’œuvre le plus souvent sous forme de chèque bancaire. Le retard dans le
payement prévoit le versement d’intérêt moratoire.

Les sous-traitants sont payés directement suivant la règle fondamentale :


- L’entrepreneur principal et le sous-traitant se mettent d’accord sur les sommes
à payer au titre du sous-traité
- L’entrepreneur doit mentionner par simple attestation le montant en TTC à
prélever sur ce qui lui est dû afin de régler le sous-traitant.

III GENERALITES SUR LES PLANNINGS

La planification d’un projet est un moyen incontournable de management de projet


car elle permet de :

- définir les travaux à réaliser


- fixer les objectifs
- coordonner les actions
- maîtriser les moyens
- diminuer les risques
- suivre les actions en cours
- rendre compte de l’état d’avancement du projet

Diverses méthodes permettent au planificateur de mettre en place un système


prévisionnel de management et d’organisation du projet parmi lesquels l’on peut
citer :
- Le digramme PERT (Program of Evaluation and Review Technique)
- La méthode QQOQCCP (Qui Quoi Où Quand Comment Combien Pourquoi)
- La méthode MOSI (Méthode d’Organisation et Stratégie d’Intervention)

III.1- DEFINITION :

Le planning est la fonction d’ordonnancement ou le service qui a pour mission de


faire ce travail. Par extension le planning est un ensemble de tableaux et de
graphiques qui concrétisent sous les différentes formes les prévisions d’utilisation
des ressources, afin que les contraintes soient respectées

III.2- BUT :

Trouver le meilleur scénario de réalisation fonction (coûts, délais, objectifs, réseau


d’activités, ressources disponibles)

57
Un planning bien conçu doit être un instrument de travail permanent qui permettra
la régulation et le contrôle constant du chantier.
Il détermine l’enclenchement des tâches de réalisation d’un projet par rapport au
temps. IL sert à :
- définir et simuler le déroulement des travaux avant le démarrage du chantier,
- gérer les contraintes de délais d’exécution, de coûts et ressources des
entreprises pendant le déroulement du projet.
A partir d’un planning, les responsables pourront ainsi répondre aux cinq objectifs
qui caractérisent tout ouvrage et qui constituent les règles d’or de tout chef selon
TAYLOR à savoir :

- 1. Prévoir : Etablir les programmes d’actions et les situer dans le temps :


- 2. Organiser : Mettre en place les moyens propres à la réalisation des
travaux.
- 3. Commander : Déclencher l’exécution des différentes phases de réalisation
des travaux et évaluer toutes les répercussions que peut entraîner leur
enchaînement.
- 4. Coordonner : Relier entre elles les différentes phases de réalisation des
travaux
- 5. Contrôler : Vérifier que la réalisation est conforme aux prévisions et
prendre toutes les mesures nécessaires pour corriger tout écart.

III.3- LES DIFFERENTS MODES DE PRESEENTATION DES PLANNINGS

La forme matérielle du planning varie selon :

- Le chantier concerné (ouvrage d’art, logement, école, hôpital etc…)


- L’objet de la synthèse à visualiser : matériels-matériaux-personnels-coûts-
activité …etc.
- la personne qui l’utilisera : de l’ingénieur au chef de chantier.
- Le rôle particulier qu’il doit jouer.
Plusieurs classements sont possibles.

En fonction de leur stade d’utilisation :

- Planning administratif, qui comprend la procédure d’acquisition des terrains, celle


nécessaire à l’obtention du permis de construire…etc.

- Planning d’ordonnancement des travaux, qui regroupe dans l’ordre chronologique


les travaux nécessaires à la réalisation de l’ouvrage. Au BURKINA-FASO, il est
couramment appelé planning prévisionnel des travaux.

L'objectif est de déterminer la durée et l'enclenchement des tâches de réalisation


d'un projet par rapport au facteur temps, pour respecter les délais imposés.

Le planning peut être tout corps d’état (TCE) ou détaillé et spécifique comme il peut
être prévisionnel ou d’exécution.

58
Le planning TCE permet de prévoir l’avancement des travaux et de coordonner les
interventions des diverses entreprises présentes simultanément sur le chantier, en
précisant la durée et l'enclenchement de chaque lot.

Le planning prévisionnel permet :

- De définir et simuler le déroulement des travaux avant le démarrage du chantier


et ainsi d'anticiper au plus tôt les phases délicates d'exécution.

- Pour les entreprises, de gérer au mieux les délais d'exécution et de mettre en


cohérence les besoins en matériel, matériaux et en main d’œuvre nécessaires.

- Pour les maîtres d'ouvrages, d'assurer le suivi financier et la gestion prévisionnelle


des versements des acomptes au fur et à mesure de l'avancement des travaux.

Remarque : Le maître d’ouvrage raisonne en mois calendaires. Le conducteur de


travaux raisonne à partir des jours ouvrables travaillés.

Un mois calendaire correspond ainsi à 21 ou 22 jours ouvrables (4,2 semaines par


mois et 5 jours ouvrables par semaine). Ne pas oublier les jours fériés et les
congés annuels.

- Planning d’exécution ou planning détaillé de chantier, qui est extrait du précédent et


fait ressortir tous les éléments fondamentaux de la gestion des chantiers :

- Présences de main d’œuvre


- Emploi des matériaux
- Utilisation des matériels
- Coûts de production
- Règlement du maître d’ouvrage

NB : cette liste n’est évidemment pas limitative, puisque dès qu’apparaît un


problème d’organisation de l’espace ou du temps on peut le résoudre par la
planification

En fonction de leur mode de présentation :

- Les graphes soit de type « P.E.R.T. » (planning par étapes, faisant ressortir les
interdépendances de tâche à tâche et le chemin critique), soit de type «
POTENTIELTACHES» (représentation plus moderne et plus pratique d’emploi, qui
est très appliquée pour l’ordonnancement des travaux).

- Les plannings à barres ou planning de type « GANTT ». Cette forme très ancienne
de planification présente l’avantage d’être lisible facilement, même pour les non-
initiés car elle consiste en un graphique simple fait de barres dans un système
orthonormé. (Voir exemplaire en annexe 1).

59
Dans la plupart des cas, les relations de tâche à tâche ne sont pas matérialisées,
toutefois un fléchage peut faire ressortir les contraintes principales : planning «
GANT fléché ou lié»

- Le planning type « chemin de fer », de configuration différente du précédent.

Il est particulièrement adapté aux travaux à avancement linéaire (routes, chemins de


fer, pistes d’atterrissage etc.) et reste utilisé dans certains autres cas. Pour les
ouvrages linéaires, il est commode de placer les P.K. en abscisse et les dates en
ordonnée. Pour autre type d’ouvrage, sa coupe est généralement placée en
ordonnée.

Exemple de planning type chemin de fer

NB : nous noterons encore qu’ils existent de nombreuses autres représentations :


plannings mais aussi graphiques, courbes, histogrammes, tableaux,…dont la
présentation est le plus souvent liée au résultat à obtenir.

En fonction des objectifs poursuivis :

Cette classification est certainement la plus réaliste, puisqu’en fait un planning est
avant tout un « outil matérialisant une prévision », et qu’à ce titre il se doit de
répondre au mieux à la visualisation souhaitée.

Il convient dans ce cas de distinguer 2 types principaux :

- Les graphes de « coordination »…le plus souvent « T.C.E. »

Objectif : gérer le temps, c’est à dire ordonnancer les interventions, prévoir


l’avancement des travaux, etc.

Moyens de base : méthode PERT ou méthode POTENTIEL-TACHES.

- Les plannings détaillés de chantier :

60
- Objectif : gérer opérationnellement et financièrement les travaux (MO, MAT
nécessaires, budget prévisionnel), afin d’optimiser la qualité et de rentabiliser le
chantier.

- Moyens de base : le planning GANTT et les formes complémentaires de


représentation (courbes, histogrammes, graphiques, etc).

Le choix du type et de la forme de présentation du planning est fonction du type et de


l’importance de l’ouvrage, ainsi que du niveau de l’utilisateur.

61
III. LES BASES PREALABLES D’UNE BONNE PLANIFICATION

Pour réussir une bonne planification, il est indispensable de procéder à une analyse
technique du projet, c’est à dire que les éléments fondamentaux suivants doivent
être maîtrisés :

-la maitrise des procédés généraux de construction indispensable pour établir un


parfait enclenchement des opérations(tâches) des travaux : définition du ou des
modes constructifs : variantes, coffrages outils, préfabrication ; définition du ou des
modes opératoires : phasages, cycles...

- la décomposition du projet en tâches et travaux élémentaires conséquents, c'est-à-


dire en taches spécifiques qui sont exécutées par des équipes types. Ceci en
procédant par des réunions, la méthode WBS (Work Breakdown Structure) qui
consiste à la décomposition arborescente du projet ou la méthode du brainstorming
pour mettre en place les tâches récapitulatives puis leurs tâches subordonnées en
tenant compte des dépendances chronologiques.

-la connaissance des différentes quantités à produire, leurs temps unitaires de


production ou et plus souvent en matière de routes, des rendements des équipes
types pour permettre la détermination des besoins en ressources.

IV.1- LES DOCUMENTS NECESSAIRES A L’ETABLISSEMENT DU PLANNING

Pour l’établissement du planning, doivent être prévus :

- L’ensemble des plans d’exécution ;


- Le devis descriptif et le cahier des clauses techniques particulières (C.C.T.P.),
par lots, décomposé en articles et indiquant avec précision les limites de
prestation de chaque marché ;
- Le devis quantitatif estimatif ou la décomposition du prix unitaire ;
- Le cahier des clauses administratives particulières (C.C.A.P.).

Ces documents doivent permettre de répondre aux questions suivantes :

- Quelle est la durée totale du chantier ?


- Cette durée totale tient-elle compte ou non des jours chômés, fériés ? Les
intempéries sont-elles ou non incluses dans le planning ? Les congés payés
sont-ils ou non compris dans le planning ?
- Quelles sont les entreprises attributaires des différents lots ?

IV.2- LES RENSEIGNEMENTS NECESSAIRES A L’ETABLISSEMENT DU


PLANNING

 Renseignements à obtenir du maître de l’ouvrage

62
Il faut l’accord définitif du maître de l’ouvrage sur le nombre de tranches, les dates et
l’ordre de livraison des ouvrages (délais).

 Renseignements à obtenir des entreprises

Pour les ouvrages en béton.

- Renseignements sur le matériel et les moyens qu’elles doivent mettre en


œuvre :
- Nombre de grues et capacité en t /m ;
- Rotation des grues dans le temps ;
- Position des chemins de grues, largeur et rayon de courbure ;
- Détermination des zones de balayage des grues ;
- Position de la centrale à béton ;
- Circulation des engins ;
- Surfaces nécessaires aux stockages des pièces préfabriquées et des
matériaux ;
- Tracé, même succinct, des installations de chantier ;
- Propositions quant à l’enchaînement des opérations ;
- Pour chaque tâche, indication du temps et du potentiel des équipes (en
hommes /jour) ;
- Précisions concernant la répartition du travail dans la semaine.

On prendra éventuellement contact avec le responsable de la conduite des travaux


de gros œuvre de manière à tenir compte de son expérience.

Il conviendra de faire approuver par les entreprises pour chaque tâche élémentaire :

- La décomposition : s’assurer que les tâches déterminées à l’étude


correspondent à une action concrète sur le chantier ; au besoin, regrouper ou
redécomposer des tâches si cela s’avère nécessaire.
- L’enchaînement logique : attirer l’attention de l’entreprise sur les difficultés
d’enchaînement de tâches ; établir cet enchaînement de manière à assurer
une intervention continue par corps d’état ;
- Le temps estimé : un temps ne veut rien dire sans l’indication du nombre
d’hommes composant l’équipe et des moyens matériels mis à la disposition de
cette équipe.
 Pour les ouvrages voies (ferrée, routière, aéroportuaires).
- Les volumes des différentes parties d’ouvrage (terrassement-déblai-remblai,
fondation, base, revêtements, fossés, signalisation, etc.) ;
- Les conditions climatiques (nature des sols, pluviométrie)
- les rendements des équipes des différents postes (composition et état des
matériels, qualification du personnel d’exécution)
- les plans synoptiques ;
- les plans de déviation ;

63
- les délais de livraison des équipements à importer

IV. 3- NOTION DE TEMPS UNITAIRES ET DE RENDEMENTS

IV.3.1- TEMPS UNITAIRES

Le temps unitaire (d’exécution) d’une tâche donnée est le temps ou la durée de


travail que met l’ouvrier moyen pour réaliser à lui tout seul, une unité d’ouvrage
élémentaire de cette tâche.

Ce temps unitaire est toujours exprimé en fractions décimales d’heure pour faciliter
les opérations de multiplication et addition. Il faut retenir que l’ouvrier moyen
représente pour une équipe ou même pour un effectif de n personnes donné qui
exécute en un temps donné une quantité Q d’ouvrage, celui qui, seul, produirait Q/n
quantité d’ouvrage dans le même temps.

Cette notion de temps unitaire est particulièrement adaptée aux tâches manuelles et
est ainsi beaucoup appliquée dans le bâtiment. Il permet de déterminer rapidement
le temps de main d’œuvre pour chaque nature d’ouvrage dont la quantité
prévisionnelle est calculée par l’entreprise ou donnée par le maitre d’œuvre au cadre
du devis quantitatif.

Exemple :

Sur un chantier, une équipe de 5 ouvriers a mis en place 680kg d’aciers pendant une
matinée de 4,00h, calculer le temps unitaire de mise en place des aciers.

Les 5 ouvriers travaillent chacun 4h, cela signifie qu’un ouvrier seul aurait mis 5 x 4 =
20,00h.

TU = 20,00h/ 680kg = 0,03 h/kg

- Crédit horaire ou crédit d’heures (CH)

Pour une partie d’ouvrage, le crédit d’heures ou temps de main d’œuvre est égal à la
quantité réalisée multipliée par le temps unitaire.
C’est une quantité de travail qui s’exprime en h.
La formule générale : CH = Quantité x TU

Exemple :
• Pour le bétonnage d’un plancher par exemple, si on a :
• V = 100,000m3 et T.U = 1,20h/m3 alors le crédit horaire est :
CH = 100 m3 x 1,20h/m3 =120h

- Utilisation des temps unitaires :


a- Recherche des effectifs

64
La démarche à suivre est la suivante :
- Etablir l’avant métré des ouvrages à exécuter.
- Calculer les crédits d’heures.
- A partir du planning général, évaluer les délais des différentes parties d’ouvrages.
-Calculer l’effectif.

b- Recherche d’une durée

IL s’agit du problème inverse de celui posé au paragraphe précédent. L’effectif est


déjà fixé, le C.H est calculé, et on veut connaître la durée à prévoir pour les tâches
correspondantes. On retiendra la formule générale : Durée (h) = CH / Effectif
Exemple :
C.H = 1000h,
Effectif = 12 ouvriers,
Horaire = 7,00h/j
Durée (h) = 1000/12 = 83,33h

Durée (j) = Durée (h) / tps de travail quotidien = 83,33/7 = 11,9j soient 12j.

c- Calcul des coûts de main d’œuvre ouvrière

Le calcul des crédits horaires permet d’évaluer le nombre d’heures de travail


d’ouvriers qui devront être versées. C’est une donnée très importante au niveau de
l’étude de prix.

IV.3.2- RENDEMENTS

Le rendement d’un ouvrier, d’une équipe ou d’un engin exprime la quantité de travail
qu’il peut réaliser pendant une unité de temps généralement arrêtée à l’heure ou à la
journée.

- Temps unitaire(TU) et rendement(R) sont ainsi inverses l’un de l’autre.


TU=1/R et R=1/TU.

La notion de rendement est parfaitement adaptée aux cas des travaux mécanisés
donc aux travaux de routes. On dira par exemple qu’une équipe (fondation par
exemple) d’une composition donnée (engins) a tel ou tel rendement par jour.

Temps unitaires et rendements sont établis à partir de temps réels d’exécution


(statistiques de chantiers ou chronométrages) ou par déduction.

IV.3.3- CADENCE

C’est la durée de réalisation de la parcelle unitaire choisie. Cette notation diffère


selon qu’il s’agisse d’ouvrage de Génie –civil ou de travaux de bâtiment.

Dans le bâtiment cela consiste à décomposer la construction en tranches,


identiques de préférence.

65
Exemple : Dans un bâtiment de 60m de long comportant 4 cages d’escalier,
chaque bloc desservi par une cage d’escalier constitue une tranche. Dans chaque
tranche on peut créer un certain volume de travail constitué par un certain ensemble
de taches pour une chaîne d’opération : ce sera l’unité de travail dont le temps
d’exécution deviendra un cycle répétitif à savoir le délai de répétition du secteur
considéré, c’est la cadence.

Exemples:

-Les gabions cages ou telle partie (radier, voiles) de tel dalot type déterminent des
cadences données.

-Pour un secteur de 3 logements situés sur un même niveau de la cage d’escalier à


réaliser tous les 6 jours (en étage courant). Cette unité d’exécution, ou cellule sera le
fil conducteur de toutes les interventions.

De même on a :

- pour le percement d’une galerie c’est la performance optimale du bouclier


d’attaque qui fixera la détermination des moyens à mettre en œuvre pour réaliser à
la même cadence les opérations d’évacuation des déblais, de blindage de
bétonnage etc. qui suivent l’engin de tête.
- pour une piste d’envol, une chaussée d’autoroute ce sont encore les engins
de tête qui décident la cadence d’exécution des différents échelons.
Il en est de même pour les caniveaux

- dans le secteur fortement industrialisé du bâtiment où l’on décide par exemple


de la préfabrication d’éléments lourds c’est la rotation des moules qui peut être
la base de la cadence du montage.

- dans le cas du bâtiment traditionnel la cadence sera difficile à faire tant que
ces travaux se font à la routine et à l’improvisation.
En résumé quel que soit l’objectif du chantier la cadence est liée à l’unité d’exécution
choisie, à la fraction d’ouvrage retenue comme du cycle répétitif compte tenu du
délai global contractuel.

Cette cadence nécessitera une allocation optimale de ressources, de moyens en


hommes, en matériels et aussi en argent si l’on veut la maintenir.

V. PRINCIPES DE REALISATION D’UN « ORDONNANCEMENT »

Ce que nous venons de voir, montre que la planification consiste à positionner sur un
calendrier suivant un ordre précis, les diverses tâches permettant la réalisation de
l'ouvrage, en indiquant la date de début et la date de fin de ces tâches. La réalisation
d'un planning nécessite donc l'emploi d'une méthode d'ordonnancement.

V.1.- CONSISTANCE D’UN ORDONNANCEMENT:

66
- La construction du planning passe par la modélisation du réseau de
dépendances entre tâches sous forme graphique.
- Il s’agit d’une décomposition structurée du travail.
- Il faut décomposer le projet en sous-ensembles plus simples.

Il s’agit de l’organisation des tâches entre elles afin de respecter la logique


d’exécution de la construction.

Il s’agit donc :

- de décomposer l’ouvrage considéré en tâches.

- d’estimer la durée de ces tâches selon le contexte de l’ouvrage.

- d’étudier les enclenchements et liens entre les différentes tâches.

La présentation de l’ordonnancement peut se faire sous forme de tableau :

N° Tâches immédiatement
Désignation des Tâches Durée liens
Tâche précédentes

 Tâche élémentaire : On appelle tâche élémentaire, un élément de la


décomposition d'un travail que l'on souhaite planifier.
Cette décomposition peut être plus ou moins importante, en effet, le niveau de
décomposition est "relatif" au travail à planifier :

-Le reprofilage d’accotement d’une route peut être une tâche élémentaire.

-Le curage de fossés longitudinaux ou de crête peut constituer une tâche


élémentaire.

-La pose des cloisons peut être une tâche élémentaire dans la planification de la
construction d'un bâtiment R+10.

-Le réglage de la verticalité peut être une tâche élémentaire dans la planification des
opérations nécessaires à la pose d'une cloison.

Nous assimilerons à une tâche tout ce qui consomme du temps.

Exemple : Un délai de livraison, le durcissement du béton pour le maintien des étais,


le séchage des plâtres avant peinture, le temps de rupture d’une émulsion etc.

Les tâches sont classées en plusieurs catégories:

67
- les tâches réelles: celles qui correspondent à l’exécution d’un travail. ces tâches
consomment temps et travail;
- les tâches d’attentes: qui ne nécessitent pas l’exécution d’un travail, mais sont
consommatrices de temps (séchage de cloison, délai d’obtention d’une autorisation
administrative, durcissement d’un béton avant décoffrage,...)
- les tâches fictives: ne consomment ni temps, ni moyens matériels, mais nécessitent
une démarche préalable (date d’arrivée d’une fourniture, mise sous tension d’un
équipement).
Une tâche est donc identifiable par un début (contrainte de départ), une durée
(contrainte de travail), une fin.

Exemple : dans le cas de travaux de terrassement-fondations, considérons la


décomposition suivante :

Tâches élémentaires
• Débroussaillage • Fondation superficielle • OS de démarrage
• Fouille en rigole • Décapage terre végétale • Piquetage
• • Réseaux enterrés •

- Les tâches précédentes se classent dans un ordre logique d’exécution en précisant


le(s) antécédent(s) immédiat(s) :

N° Tâches immédiatement
Désignation des Tâches Durée liens
Tâche précédentes

V.2- PRINCIPES A APPLIQUER :

ETAPES ET UNITES D’EXECUTION

 Les gros œuvres :

Etape

Les étapes du gros œuvre sont au nombre de 4 bien net et surtout sensible au
patron du point de vue prix de revient.

Etape 1

- L’infrastructure : ce sont les ouvrages exécutés au-dessous en sol naturel

Etape 2

68
Le RDC c’est le 1er niveau d’un bâtiment qui est très souvent utilisé comme magasin
ou abri notamment pour corps d’états qui ne tarde pas à intervenir. Sa conception et
distribution diffèrent presque toujours de celle des étages couvrants.

Etape 3

Les étages courants ce sont les différents niveaux au-dessus du RDC. Ils sont
généralement identiques et leurs travaux répétitifs.

Etape 4

Les finitions du gros œuvre : ce sont des tâches difficiles qui consistent à corriger les
imperfections du gros œuvre tels que les chapes, les abords etc.

Dans le bâtiment, cela consiste à décomposer la construction en tranche identique


de préférence.

Exemple : dans un bâtiment de 60m de long comportant 4 cages d’escalier, chaque


bloc desservi par une cage d’escalier constitué une tranche. Dans chaque tranche on
peut créer un certain volume de travail constitué par un ensemble de tache pour une
chaine d’opération : ce sera l’unité de travail dont le temps d’exécution deviendra un
cycle secteur considéré, c’est la cadence.

Exemple : pour un secteur de 3 logements situés sur un même niveau de part et


d’autre de la cage d’escalier à réaliser tous les 6 jours. Cette unité d’exécution ou
elle sera le fil conducteur de toutes les interventions. Il faut noter que l’on doit
découper chacune des 4 étapes suscitées en zone unitaire, en série de tâche
répétitive si l’on veut faciliter la mise en planning.

V.2.1- DECOMPOSITION DE L'OUVRAGE EN TACHES ELEMENTAIRES :

A l'aide du devis descriptif, il convient de définir les tâches élémentaires à accomplir


sur le chantier.

La décomposition en tâches élémentaires doit tenir compte des caractéristiques


suivantes :

- l'activité représentative de la tâche correspond à la décomposition minimale à


gérer.

- Elle doit être parfaitement définissable dans le temps et dans l'espace afin d'être
contrôlée sans ambiguïté.

- Sa durée sera assez courte pour que la gestion en soit facilitée

- Il ne correspond pas toujours à un élément du quantitatif (regroupement ou


éclatement d’ouvrage élémentaire).

69
- Son coût est en général faible par rapport au montant du marché.

V.2.2- ENCLENCHEMENT LOGIQUE DES TACHES :

Les enclenchements doivent permettre d’établir une relation d’ordre entre les tâches.

Après avoir calculé les durées des différentes tâches, il faut les organiser en
respectant l’ordre d’exécution et les contraintes du chantier.

Par exemple :

- L’imprégnation est exécutée après la finition de la couche de base.

- Les voiles seront exécutées après les semelles de fondation en considérant le délai
de durcissement nécessaire du béton.

Exemple :

- Exécution de la couche de forme après les terrassements généraux.

- Exécution de la couche de roulement après le réglage de la plate-forme.

- Montage des cloisons après pose des huisseries.

- Continuité des tâches : pour une équipe spécialisée donnée, l'exécution des
différentes unités d'ouvrage doit se dérouler sans interruption.

- Simultanéité des tâches : Pour réduire les délais, il y aura intérêt chaque fois que
cela sera possible à prévoir des interventions simultanées de travaux distincts.

Exemple: le montage des cloisons intérieures dans un bâtiment de plusieurs étages


devra être entrepris avant la pose des huisseries au dernier étage: un décalage d'un
niveau ou deux séparera le début des deux interventions.

En revanche il faut proscrire la simultanéité d'exécution quand elle entraîne une gêne
dans le travail.

- Marge dans les durées d'exécution : Les durées d'exécution ne doivent être
calculées ni trop largement, dans un but de rentabilité, ni au plus juste, sous peine de
ne pouvoir être respectées et pour tenir compte d'incidents et aléas toujours
possibles.

- Respect des règles de l'art.

- L'exécution des ouvrages vulnérables, pendant la durée du chantier, sera


prévue le plus tard possible, sauf impératif contraire. C'est ainsi que la peinture des
ravalements extérieurs devra se situer en tout dernier lieu, afin d'éviter qu'elle ne soit
salie par les gravats et poussières. Couramment, dans le cas de chantier routier au

70
BURKINA-FASO et même dans la sous-région, il est conseillé de mettre la
signalisation verticale en tout dernière lieu pour des raisons de vol de panneaux.

- Les périodes de suspension de travaux : au BURKINA-FASO, la saison des


pluies constitue une période difficile pour les travaux routiers. Il est commode qu’elle
ne soit pas incluse dans le délai d’exécution et que le planning en tienne compte.

VI. LES METHODES PERT ET GANTT

Elles sont couramment les plus utilisées et se complètent. Il s'agit de planifier un


enchaînement complexe d'opération de façon à pouvoir suivre leur exécution et à
pouvoir effectuer les rajustements éventuellement nécessaires.

VI.1- LA METHODE PERT

Le mot PERT (Program Evaluation and Review Technique ) ou


‘’Program Evaluation and Research Task’’ peut être traduit en français
Programme d’Evaluation d’un Réseau de Travail, « technique d'évaluation et
d'examen de projets », ou encore « Technique d’élaboration et de mise à jour de
programme ». C’est une méthode d’ordonnancement basée sur la théorie des
graphes, et visant à optimiser la planification des tâches d'un projet. Elle s’attache
surtout à mettre en évidence les liaisons qui existent entre ces différentes tâches et à
définir le chemin critique.

C’est une méthode mise au point aux USA vers 1945 par Willard FRAZARD.

VI.1.1-ORIGINE:
Au cours des années 1957-1958 la marine Américaine cherchait à mener rapidement
à son terme le projet POLARIS, réalisation simultanée d’un sous-marin lance-
missiles et la fusée adaptée, rendus opérationnels à même date. Ce projet, touchant
quelques 250 fournisseurs et plus de 9000 sous-traitants, posait un problème de
coordination pour le moins complexe, l’ordonnancement des taches dépassant les
limites habituelles. Les ingénieurs du bureau de planning de la marine mirent alors
au point une méthode d’ordonnancement, s’appuyant sur les Mathématiques
modernes. La méthode PERT était née et devait selon certains auteurs permettre un
gain de deux ans sur la durée de la réalisation du projet POLARIS.

Une des limitations du diagramme de GANTT est qu’il peut seulement montrer les
connections entre différentes tâches de façon très limitée. Pratiquement, il permet de
voir quand une activité doit être terminée afin d’autoriser la suivante à commencer.

71
Mais de temps en temps certaines activités ont des connections beaucoup plus
complexes. Des tâches peuvent être interdépendantes parce qu’elles impliquent des
personnes ou des équipements… Il devient alors délicat de réaliser le diagramme de
GANTT.

La méthode de PERT permet de venir compléter l’outil GANTT en montrant les


liens entre les différentes tâches et les connections qui en découlent.

Une tâche est définie par des contraintes :

- De durée : délais à respecter pour sa réalisation,

- D’antériorité : certaines tâches doivent être terminées avant d’autres,

- De simultanéité : certaines tâches peuvent être réalisées en même temps,

- De production : temps d’occupation du matériel ou des hommes qui l’utilisent.

Le diagramme de PERT permet de calculer le meilleur temps de réalisation d’un


projet et d’établir le planning correspondant.

VI.1.2- SYMBOLIQUE DU PERT:

La méthode PERT comme dit, s’attache surtout à mettre en évidence les liaisons qui
existent entre les différentes tâches du projet et à définir le chemin dit « critique ».

Représentation d’une tâche ou opération « A » avec sa durée « t ».

Représentation d’une étape (début ou fin d’une tâche) avec son numéro

« N° », le temps de réalisation au plus tôt « i » et au plus tard « j ».

On appelle réseau, diagramme ou graphe de PERT, l’ensemble des tâches et des


étapes qui forment le projet.

Le graphe PERT est composé d’étapes et de tâches

72
Les tâches

On représente les tâches par des flèches. La longueur des flèches n’a pas de
signification; il n’y a pas de proportionnalité dans le temps.

Les étapes

On appelle étape, le début ou la fin d’une tâche.

Exemple de représentation de l’étape 1. Habituellement on numérote les étapes. On


indique aussi leur temps de réalisation au plus tôt et au plus tard.

Les règles

Toute tâche a une étape de début et une étape de fin.

Une tâche suivante ne peut démarrer que si la tâche précédente est terminée.

Deux tâches qui se succèdent immédiatement sont représentées par des flèches qui
se suivent.

73
Deux tâches C et D qui sont simultanées (c’est à dire qui commencent en même
temps) sont représentées de la manière suivante:

Deux tâches E et F qui sont convergentes (c’est à dire qui précèdent une même
étape G) sont représentées de la manière suivante:

Parfois, il est nécessaire d’introduire des tâches fictives (Trait en pointillé). Une tâche
fictive a une durée nulle. Elle ne modifie pas le délai final. Par exemple, si la tâche K
succède aux tâches H et J, et que la tâche L succède seulement à la tâche H, on
représentera le problème de la manière suivante:

74
VI.1.3- ELABORATION DU RESEAU PERT :

1. Règles fondamentales:

- Un réseau possède toujours une étape de début et une étape de fin.

- Il n’y a jamais de retour, les flèches vont toujours de gauche à droite.

- La tâche suivante ne peut démarrer que si la tâche précédente est terminée.

2. Établir la liste des tâches :

Pour commencer, il faut lister les différentes opérations qui permettent la réalisation
du projet ainsi que leur durée (dans certains projets, il est également nécessaire de
déterminer les ressources nécessaires pour accomplir les tâches). Chaque tâche
sera codifiée afin d’alléger la représentation graphique du réseau.

Le plus simple est de regrouper toutes ces informations sous la forme d’un tableau.

Codification Tâches Durée en jours Ressources

3. Déterminer les conditions d’antériorités :

Quelle(s) tâche(s) doit être terminée immédiatement avant qu’une autre ne


commence ?

Quelle tâche doit suivre une tâche terminée ?


Pour terminer le tableau il s'agit de classer les tâches dans l'ordre de leur exécution
et de déterminer les différents niveaux du projet. Un niveau est un ensemble de
tâches qui peuvent être effectuées lorsque les opérations des niveaux précédents
sont terminées. Le premier niveau est constitué par les tâches sans antécédents.

On pourra utiliser la « méthode des rangs » qui consiste à affecter chacune des
tâches d’un rang dans le déroulement des travaux (tâche sans antécédent de rang 1;
tâche ayant pour dernier antécédent « n » de rang n+1,.etc.

Le graphe sera ensuite soit directement saisi (utilisation d’un logiciel de planification),
soit construit manuellement tâche après tâche sous forme d’avant projet mis en
forme sur des feuilles pré-quadrillées sur lesquelles on aura préalablement reporté
les numéros de rangs. En cas de saisie informatique, il arrive que le coordonnateur
choisisse d’effectuer au préalable une mise en forme papier (avant projet sans lien ni
durées).

75
Tâche(s) immédiatement Tâche(s) immédiatement
Tâche à réaliser
antérieure(s) postérieure(s)

VI.1.4- CALCULS DU RESEAU

Le calcul du réseau PERT consiste à déterminer le paramètre temps de ce


réseau. On peut faire ce calcul soit dans un tableau soit dans ce réseau lui-même.

1. Définitions
● La date de début au plus tôt d’une tâche : il s'agit de la date à laquelle la tâche
pourra être commencée au plus tôt, en tenant compte du temps nécessaire à
l'exécution des tâches précédentes.

Elle est obtenue en cumulant la durée des tâches qui précèdent sur la séquence la
plus longue. Donc, pour déterminer la date au plus tôt d'une tâche, il faut parcourir le
diagramme de gauche à droite et calculer le temps du plus long des chemins menant
du début du projet à cette tâche.

On initialise le sommet DEBUT avec une date au plus Tôt = 0.

Date au plus tôt de la tache j = M ax( date au plus tôt de i + Durée Ti,j) pour tous les
prédécesseurs i de j.

● Les dates au plus tard : il s'agit de la date à laquelle une tâche doit être
commencée à tout prix si l'on ne veut pas retarder l'ensemble du projet, c'est-à-dire
remettre en cause la durée optimale de sa fin.

Pour déterminer la date au plus tard d'une tâche, il faut parcourir le diagramme de
droite à gauche, et soustraire de la date au plus tard de la tâche suivante la durée de
la tâche dont on calcule la date au plus tard. S'il y a plusieurs sous-chemins, on
effectue le même calcul pour chacun et on choisit la date la plus petite.

On initialise à l’étape terminale, le dernier sommet par la date au plus tard = date au
plus tôt.

Date au plus tard i = Min (Date au plus tard de j – durée Ti,j) pour tous les
successeurs j de i.

● On peut alors déterminer le chemin critique : c'est-à-dire le chemin sur lequel


aucune tâche ne doit avoir de retard pour ne pas retarder l'ensemble du projet.

76
Il correspond à la succession de tâches sur le chemin le plus long au sens des
durées. Les tâches possédant une date au plus tôt égale à leur date au plus tard font
partie du chemin critique

Pour toutes les tâches du chemin critique, les dates au plus tôt et au plus tard
coïncident.

La marge totale : La marge totale d'une tâche correspond au retard que l'on peut
prendre à sa mise en route ou au cours de son exécution sans que cela change la
durée totale du projet, mais qui remet en cause le calendrier des tâches qui suivent.

C’est la différence entre la date au plus tôt et la date au plus tard d'une tâche.
MARGE TOTALE = DATE DE FIN AU PLUS TARD - DATE DE DEBUT AU PLUS
TOT - DUREE DE LA TACHE

La marge libre sur une tâche est le retard que l’on peut prendre dans la réalisation
d’une tâche sans retarder la date de début au plus tôt de toute autre tâche qui suit.
MARGE LIBRE = DATE DE FIN AU PLUS TOT - DATE DE DEBUT AU PLUS TOT -
DUREE DE LA TACHE

VI.2- LE PLANNING ou DIAGRAMME DE GANTT

Le diagramme de GANTT ou planning à barres est un concept développé vers 1917


par l’ingénieur Américain Henry GANTT. Ce planning représente graphiquement le
réseau PERT et est souvent utilisé en complément de ce dernier. Il permet le suivi
des différentes opérations mises en œuvre et leur réajustement compte tenu
d’éventuels aléas (ex : retard).

La relative facilitée de lecture des diagrammes GANTT en a fait un outil utilisé dans
la quasi-totalité des projets. Il est utilisé dans la plus part des logiciels de gestion de
projet tels que Microsoft Project, GANTT-Project etc.

Il faut distinguer :

77
- Les travaux de commandement qui sont les interventions qui font progresser
l’ouvrage de façon immuable et qui assure l’enchainement technique des
opérations.
Ces travaux existent aussi bien dans les travaux de structure que dans les
travaux d’équipement.
Ex : dans le cas de chauffage et électricité incorporé dans une dalle pleine en
BA il faut que les serpentins et les araignées soient en place avec le coulage
du plancher.
- Les travaux d’accompagnement qui sont les tâches qui peuvent se dérouler
en parallèle avec les tâches de commandement sans gêner le cheminement
de ses activités
- Ex : cloison de distribution dans le sous-sol chape, enduit.

Les méthodes d’organisation des travaux

Il y’a 3 méthodes d’organisation des travaux :

- Les travaux exécutés successivement (travaux successifs)


- Les travaux exécutés simultanément (simultané ou successif)
- Les travaux à la chaine

Ex : supposons que l’ESTPO veut construire 4 bâtiments B1, B2, B3 et B4 tous


identique. Leurs travaux peuvent être exécutés selon l’un de ces 3 méthodes comme
suit

B4

B3

B2
B1

Durée Tf Te Ti Tf Te Ti Tf Te Ti Tf Te Ti
Temps - - - - - - - - -- - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - -- - - - -

B4

B3

B2
B1

78
Durée Tf Te Ti Tf Te Ti
Ressource (utilisation des ressources) travaux successif

B4

B3

B2

B1

Durée Tf Te Ti

Travaux à la chaine

VI.2.1- BUTS DU DIAGRAMME DE GANTT :


Travaux simultanés
- Déterminer la durée optimale nécessaire pour réaliser de bout en bout un projet ;

- Visualiser l'enchaînement des différentes tâches et étapes du projet ;

-Calculer les marges des différentes tâches du projet

-Identifier les tâches critiques (tâches pour lesquelles aucun retard ne sera toléré)

-Gérer au mieux l’utilisation des ressources ;

-Suivre au quotidien l'état d'avancement du projet ;

-Prévoir suffisamment à l'avance les actions correctives à entreprendre en cas de


retard ou de dépassement des charges prévues.

De façon pratique, sur chantier il renseigne sur :

79
- la durée d’une tâche,

- le moment où elle débute et celui où elle s’achève au plus tôt et au plus tard.

- l’état d’avancement.

VI.2.2- COMPOSANTES DU DIAGRAMME DE GANTT OU GROSSES MAILLES

Dans un diagramme de GANTT, on représente :

- En abscisses : le temps (exprimées en mois, en semaines ou en jours)

- En ordonnées : les différentes tâches (ou postes de travail)

Le temps estimé pour chaque tâche se modélise par une barre horizontale dont
l’extrémité gauche est positionnée sur la date prévue de démarrage et l’extrémité
droite sur la date prévue de fin de réalisation.

- La première colonne du tableau contient les noms des tâches ;


- La seconde colonne du tableau contient la durée des tâches ;
- Les colonnes suivantes représentent des unités de temps exprimées en mois,
en semaine en jours ou en heures ;
- Chaque ligne du tableau ne contient qu’une seule tâche ;
- Chaque tâche est représentée dans la zone de planification par un rectangle
épais dont la longueur est proportionnelle à sa durée d'exécution prévue ;
- L’intervalle correspondant aux dates de début et fin de ce rectangle
représente les dates de début et de fin de la tâche concernée ;
- La progression réelle dans l’exécution d’une tâche est indiquée par le
remplissage de ce rectangle (ou par un trait de couleur différente et parallèle
au trait épais) ;
- La longueur de ce remplissage (ou l'avancée du trait en pointillé) par rapport à
la date du jour permet de mesurer les performances, détecter les retards dans
l’exécution des tâches et de prendre par anticipation des mesures
correctives ;
- Les liens de dépendance entre les tâches sont matérialisés par de simples
flèches. (relations d'antécédence et de succession) ;
- Le chemin critique est formé par la succession des tâches pour lesquelles le
délai de réalisation est le plus long sur le graphe. Le moindre retard sur l’une
de ces tâches affecte directement l’ensemble du projet.

Les tâches peuvent s’enchainer séquentiellement ou bien être exécutées


séparément. Dans le premier cas les relations d’antériorité peuvent être modélisées
par une flèche partant de la tâche en amont vers la tâche en aval. La tâche en aval
ne peut être exécutée tant que la tâche en amont n’est pas exécutée.

80
Lorsque les tâches à accomplir sont nombreuses et dépendent de responsables
différents, il peut être ajouté dans le diagramme (en 3ème position après la colonne
des tâches et des durées), une colonne précisant, pour chacune des tâches, le
responsable chargé de son suivi.
De même, des colonnes peuvent être ajoutées à la suite des précédentes ou à la fin
du planning pour indiquer d’autres données telles que les ressources ou les
productions prévues. Ces données peuvent aussi être directement portées au-
dessus de la barre de chaque tâche.

VI.2.3- CONSTRUCTION DU GANTT

Pour construire un diagramme de Gantt, on suit les différentes étapes de réalisation


suivantes :

- On identifie les tâches sans antécédent et on les trace dans la zone de planification
en fonction de leur date de début et de fin ;

- On identifie ensuite les tâches dont les antécédents sont exclusivement les tâches
précédentes et on les place sur le diagramme ;

- On continue ainsi jusqu’à ce que toutes les tâches soient représentées dans la
zone de planification ;

Pour cela il faut : le délai total d’exécution, le nombre d’heures prévues à l’étude – le
crédit d’heures, la suite logique des travaux

- Durant la phase d’exécution, on représente par un trait parallèle en pointillé à la


tâche planifiée la progression réelle du travail.

VII. QUELQUES TYPES DE PLANNINGS COURANTS

VII.1.- LES PLANNINGS JOURNALIER ET HEBDOMADAIRES

VII.1.1- LE PLANNING JOURNALIER

Le planning ou diagramme journalier est une représentation graphique du


déroulement des tâches d’une journée de travail d’une ou d’un ensemble d’équipes :
équipes des ouvrages verticaux, horizontaux, préfabriqués, etc.., réalisant des
tâches répétitives et utilisant le même matériel (grue, centrale à béton, moules, etc.).

Il est conçu pour :

- rechercher l’enclenchement des tâches représentant le moins de temps perdu :

- résoudre, entre les tâches, les principaux problèmes de synchronisation ;

81
- vérifier que le travail est réalisable avec les moyens matériels prévus ;

- définir avec précision les compétences demandées à chaque ouvrier ;

- donner des directives précises aux équipes et aux grutiers lors du démarrage des
rotations.

VII.1.2- LE PLANNING HEBDOMADAIRE

Comme son nom l’indique, ce planning est établi pour les travaux ou actions d’une
semaine. Il est d’usage très courant dans l’exécution des travaux routiers.
Pratiquement :

- il est fourni chaque semaine généralement lors des hebdomadaires réunions de


chantier ;

- permet à l’entreprise d’informer la mission de contrôle de son programme


d’activités ;

- permet à la Mission de Contrôle mieux s’organiser pour suivre efficacement les


travaux ou faire prendre à temps toute disposition utile.

VII.1.3 – LES PLANNINGS DE MATERIAUX ET DIVERS

Elaborés à partir du planning général, ils permettent de déterminer les dates


d’approvisionnement en matériels et matériaux.
Ainsi on optimise: La durée de location ou de mobilisation pour le matériel.
Les quantités de stocks pour les matériaux.

Les besoins en matériaux pour approvisionner un chantier se déterminent pour


chaque ouvrage élémentaire à partir :

- des quantités d’ouvrages en œuvre à réaliser (issues de l’avant métré).

- des quantités élémentaires de matériaux entrant dans l’unité d’ouvrage


correspondante y compris les pertes dues au transport ou à la mise en œuvre des
matériaux (tassement, casses ou chutes).

- Exemple : 5% de perte ou de tassement: on applique un coefficient de 1/0,95 =


1,0526. Mais, de façon générale, jusque vers la fin des travaux il est plus simple de
prévoir un coefficient de1,1 pour la plus part des matériaux.

82
Les responsables chargés du déroulement des travaux doivent disposer d’un
<<tableau de bord>> des prévisions d’organisation de chantier, leur permettant un
suivi fiable et réaliste.

Les plannings de main-d’œuvre directe ou productive et de frais de chantier sont


élaborés pour permettre de mémoriser à tout moment l’état et l’avancement des
travaux. Les courbes mains-d’œuvre issues de ces plannings indiquent les effectifs à
affecter aux différentes tâches et permet les contrôles et évaluations.

Les ressources matériaux et matériels nécessaires à l’accomplissement des tâches


sont présentés dans des plannings de consommation des matériaux et de location
des matériels.
Ils sont destinés à:
-consulter les fournisseurs des matériaux et de location des matériels ;
-négocier les prix ;
-élaborer les réservations des matériels
-réceptionner, contrôler les commandes en cours de réalisation ;
-définir les dates des replis des matériels.

Parallèlement à ces plannings d’approvisionnement en matériaux et d’utilisation des


matériels, on peut visualiser graphiquement par des histogrammes les prévisions
d’engagements de dépenses. Ceux-ci servent à :

-prévoir et engager la trésorerie correspondante


-suivre l’évolution du chantier en comparant les travaux réalisés et les travaux
prévus.

83
-établir un bilan économique de la réalisation.

Enfin des fiches travaux par équipes représentant les tâches à réaliser par jour, les
quantités moyennes de matériaux à utiliser, les crédits d’heures à prévoir sont
déduites de ces plannings qui sont couramment à barres et sous forme de courbes.

Courbes de production :
Elles permettent d’optimiser la réalisation d’éléments préfabriqués.
On élabore en général 3 courbes pour visualiser la production complète :
- Courbe de préfabrication: A un instant donné, on peut visualiser le nombre
d’éléments préfabriqués.
- Courbe de pose: A un instant donné, on peut visualiser le nombre d’éléments
posés.
- Courbe d’évolution des stocks: Par déduction des deux autres courbes, on
détermine le stock d’éléments.

Le nombre d’éléments préfabriqués et le délai de pose étant connus grâce au


planning général des travaux, on peut calculer la cadence de pose :
• Ainsi on pourra en déduire la date de fin de préfabrication.
• Suivant les moyens, on calcule la cadence de préfabrication et ainsi on obtient la
durée totale de la préfabrication.
• Tracé des deux courbes.
• Par interpolation des deux premières courbes on peut construire la troisième.
• Détermination du stock maximum et vérification de la capacité de l’aire de
stockage.

84
VIII. EXEMPLE 1

Il est demandé d’établir le réseau Pert du listing suivant, d’en établir les diagrammes
GANTT et GANTT lié.

LISTING DES OPERATIONS A ORDONNANCER

Durée Tache Opération à Rang


antécédente réaliser d’enclenchement
(JOURS)

2 Néant A 1

3 A B 2

4 B C 3

8 A D 2

5 DLM E 4

4 DLM F 4

2 H G 3

7 A H 2

2 CE I 5

9 DLMG J 4

2 FIJ K 6

3 H L 3

85
2 B M 3

86
SOLUTION

GRAPHE PERT

(CLASSEMENT PAR RANG D’INTERVENTION)

1) TABLEAU DES CALCULS DE MARGES

Opérations Date d’arrivée des marges Valeurs des


moyens
Etape début Etape finale

Repère Durée Plus tôt Plus Plus tôt Plus Totale Libre
tard tard

A (1) (2) (3) (4) (5) 5-(2+1) 4-(2+1)

2 0 0 2 2 0 0

B 3 2 2 5 10 5 0

C 4 5 10 17 19 10 8

D 8 2 2 12 12 2 2

E 5 12 12 17 19 2 0

87
F 4 12 12 21 21 5 5

G 2 9 9 12 12 1 1

H 7 2 2 9 9 0 0

I 2 17 19 21 21 2 2

J 2 21 21 23 23 0 0

K 2 21 21 23 23 0 0

L 3 9 9 12 12 0 0

Chemin critique : A, H, L, J, K

3) DIAGRAMME GANTT PLANNING GANTT

88
89
4) DIAGRAMME GANTT LIE

PLANNING GANTT LIE

On constate l’objectif de tout type de planning est de permettre de répondre aux


critères suivants:
 Prévoir (établir un programme)
 Organiser (mettre en place les moyens pour réaliser les travaux)
 Commander (déclencher l’exécution des phases travaux évaluer les
enchaînements)
 Coordonner (relier entres les phases de réalisation)
 Contrôler (vérifier, établir des bilans de MO de matériaux….)

LA SECURITE ET L’ HYGIENE DES CHANTIERS :

Chaque ouvrage est un produit unique, les entreprises doivent adapter rapidement
leur système de production aux résultats des appels d'offres et gérer les aléas liés à
la programmation des maîtres d'ouvrage, aux choix architecturaux, aux conditions
climatiques, géologiques et environnementales... Ces caractéristiques contribuent à
un risque d'accidents du travail élevé par rapport aux autres secteurs d'activité du
régime général. C'est pourquoi la participation de tous les intervenants à l'acte de
construire aux actions de prévention est indispensable.

90
Les marchés sont souvent passés en corps d'état séparés à des entreprises de
petite taille et les travaux d'entretien représentent environ la moitié de l'activité du
secteur.
Un chantier mobilise un nombre important d'intervenants qui se connaissent souvent
mal et qui n'ont de relations contractuelles directes (ou indirectes dans le cas de
sous-traitance) qu'avec le maître d'ouvrage. La coordination de l'ensemble des
intervenants est d'autant plus nécessaire que les interfaces sont nombreuses et que
les projets ne sont bien souvent définis dans le détail que très peu de temps avant le
début effectif des travaux.
La réglementation sur les chantiers a créé le coordonnateur de sécurité et de
protection de la santé et fait en sorte que la sécurité du chantier ne repose plus sur
les seuls chefs d'entreprise.
Dans le cas de travaux effectués dans un établissement en activité, la coordination
est assurée par le chef d'établissement.
Tous les intervenants à l'acte de construire sont concernés par la prévention des
risques professionnels : maître d'ouvrage, maître d'œuvre, coordonnateur de
sécurité, bureaux d'études et de contrôle, entreprises et travailleurs indépendants,
tant au cours de la phase de conception que de la phase de réalisation des travaux.

La réalisation d'un ouvrage comporte de nombreux risques tant dans la mise en


œuvre des matériaux que des matériels. Il appartient à l'entreprise d'assurer la
protection physique de son personnel.
L'identification et la classification des risques à chaque étape de la construction
permettent de les prévenir selon une stratégie individuelle ou collective.
S'il est complexe d'identifier les dangers occasionnant des blessures immédiates,
cela l'est plus encore pour les dangers sur la santé à long terme. Ces dangers liés à
la toxicité avérée ou suspectée des produits et au bruit posent des problèmes de
perception, d'appréhension, et de relation de causalité. Leur intégration est
fondamentale et le principe de précaution prévaut toujours.

L'entrepreneur doit prendre sur ses chantiers toutes les mesures d'ordre et de
sécurité propres à éviter des accidents, tant à l'égard du personnel qu'à l'égard des
tiers. Il est tenu d'observer tous les règlements et consignes de l'autorité compétente.

Il assure notamment l'éclairage et le gardiennage de ses chantiers, ainsi que leur


signalisation tant intérieure qu'extérieure. Il assure également, tant que de besoin, la
clôture de ses chantiers.

Il doit prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter que les travaux ne
causent un danger aux tiers, notamment pour la circulation publique si celle-ci n'a
pas été déviée.

Les points de passage dangereux, le long et à la traversée des voies de


communication, doivent être protégés par des garde-corps provisoires ou par tout
autre dispositif approprié ; ils doivent être éclairés et, au besoin, gardés.

91
L'entrepreneur doit prendre les dispositions utiles pour assurer l'hygiène des
installations de chantier destinées au personnel, notamment par l'établissement des
réseaux de voirie, d'alimentation en eau potable et d'assainissement, si l'importance
des chantiers le justifie.

En cas d'inobservation par l'entrepreneur des prescriptions ci-dessus et sans


préjudice des pouvoirs des autorités compétentes, le maître d'œuvre peut prendre
aux frais de l'entrepreneur les mesures nécessaires après mise en demeure restée
sans effet.

En cas d'urgence ou de danger, ces mesures peuvent être prises sans mise en
demeure préalable.

L'intervention des autorités compétentes ou du maître d'œuvre ne dégage pas la


responsabilité de l'entrepreneur.

GESTION DES RISQUES


Les risques et dangers essentiels et leurs causes probables sont les suivants :
Chute de plain-pied : sol glissant ou inégal, petite marche, estrade, sol dégradé,
passage encombré par l'entreposage d'objet divers.
Chute de hauteur : zone présentant des parties en contrebas (escalier, fosse,
cuve, ...), accès à des parties hautes (armoires, étagères, élément élevé de machine,
...), utilisation de dispositifs mobiles (escabeau, ...), utilisation de moyens de fortune
(chaise, ...).
Manutention manuelle : manutention de charge de masse unitaire élevée,
manutention effectuée de façon répétitive et à cadence élevée, charge difficile à
manutentionner (grande dimension, ...), mauvaises postures imposées, ou prises par
le personnel (dos courbé, charge éloignée du corps, ...).
Manutention mécanique : utilisation d'un moyen de manutention inadapté à la
tâche à effectuer, conduite sans visibilité suffisante dans les zones de manœuvre à
une vitesse excessive, instabilité du moyen de manutention (état du sol, charge mal
répartie, ...), instabilité de la charge (arrimage insuffisant, rupture du système de
maintien en hauteur, ...).
Circulations : existence de zones de circulation commune aux usagers et aux
véhicules, voie de circulation dangereuse (étroite, en pente, ...), zone de manœuvre
dangereuse, mauvais état des véhicules (freins, pneumatiques, ...).
Effondrements et chutes d'objets : objets stockés en hauteur, objets empilés sur
de grandes hauteurs, matériaux en vrac, travaux effectués simultanément à des
hauteurs différentes (échafaudage, ...), travaux effectués dans des tranchées non
étayées.
Les machines et les outils : partie mobile accessible aux usagers, fluide ou matière
pouvant être projetés, utilisation d'outils tranchants, non-consignation d'une machine
lors de sa réparation ou de sa maintenance.

92
Le bruit : bruit émis de façon continue par des machines, des compresseurs, des
moteurs..., bruit impulsionnel et répétitif causé par des machines et des outils
travaillant par chocs, échappements d'air comprimé ... .
Produits, émissions et déchets : utilisation de produits avec son pictogramme
associé, émission de gaz ou de produit volatil (huile chaude, ...), émission de
poussières (sciure de bois, ...), émission de fumées (soudure, gaz
d'échappement, ...), présence de micro-organismes (moisissures, ...).
Incendie, explosion : utilisation de produits inflammables (bois, papier, ...), création
d'atmosphère explosive avec l'air (solvant, bombe aérosol, ...), mélange de produits
incompatibles ou stockage dans leur proximité.
Électricité : conducteur nu accessible aux usagers, matériel défectueux, non-
consignation d'une installation électrique lors d'une intervention (réparation,
maintenance, ...).
Éclairage : poste de travail insuffisamment éclairé pour l'activité exercée, éclairage
inadapté au travail nécessitant la perception de formes, poste de travail présentant
des zones éblouissantes (rayonnement du soleil, ...), zone de passage peu ou pas
éclairée.
Utilisation d'écran : rayon lumineux arrivant sur l'écran provenant de l'éclairage
naturel.., mobilier ne permettant pas l'adaptation à la morphologie des usagers et
l'agencement des éléments de travail, impossibilité de régler certains paramètres
(couleurs d'écran, taille des caractères, ...), difficulté à utiliser le logiciel (défaut de
formation, erreurs fréquentes, ...).
Ambiances climatiques : température inadaptée, poste de travail exposé aux
intempéries, à des courants d'air.., ambiance chaude (proximité d'un four, de vitres
exposées au soleil, ,..), ambiance froide (chambre frigorifique,...).
Hygiène : absence de moyens nécessaires pour permettre l'hygiène corporelle des
usagers, absence de moyens et de personnels pour les premiers soins (blessures
bénignes), non-prise en compte des règles d'hygiène pour la mise en œuvre des
produits alimentaires (goûters festifs, ...).
Intervention d'une entreprise extérieure : utilisation des services extérieurs pour
l'entretien, le nettoyage des locaux ou des travaux..., méconnaissance par l'une des
entreprises des risques de l'autre entreprise, méconnaissance des risques liés à la
co-activité.
Manque de formation : formation de base des usagers insuffisante pour la
compréhension des instructions données, de la signalisation et des consignes;
formation incomplète des usagers aux postes de travail pour effectuer des opérations
correctement et dans de bonnes conditions de sécurité; en cas d'accident, pas de
personnel formé pour porter les premiers secours à un blessé.
Risque routier : kilométrage annuel parcouru important; contraintes liées à
l'organisation du travail et des déplacements; véhicule défaillant ou insuffisamment
équipé, véhicule inadapté; contraintes de communication (usage du portable...).
Ergonomie : inadaptation des postes de travail, des machines, des outils... aux
caractéristiques et aux aptitudes des usagers.

93
Vibrations : vibrations importantes émises par certaines installations, machines ou
outils.
Assainissement de l'air : ventilation naturelle ou forcée insuffisante pour assainir
l'air, travail dans un espace confiné.
Fluide sous pression : éclatement ou fuite de réseau et installation d'air comprimé,
de vapeur sous pression.
Infection : manipulation de produits, de matières... pouvant contenir des agents
infectieux.
Rayonnement : appareil émettant des rayonnements ionisants (rayons X, ...) ou non
ionisants.
Stress : exigences élevées combinées à un faible niveau d'initiatives et à une
absence de participation à la finalité du travail.
Protection individuelle : protection individuelle inadaptée, non portée, non
entretenue.... (Liste non exhaustive)
De façon pratique il est conseillé de procéder à des sensibilisations régulières.

Quelques définitions
Danger : Propriété ou capacité intrinsèque d'un équipement, d'une substance, d'une
méthode de travail, de causer un dommage pour la santé des travailleurs. Source
potentielle de dommage.
Risque : Conséquence et/ou dommage plus ou moins probable auquel est exposée
une personne soumise à un danger. Combinaison de la probabilité de survenue d’un
dommage et de la gravité de ce dommage.

Démolition de constructions :

L'entrepreneur ne peut démolir les constructions situées dans les emprises des
chantiers qu'après en avoir fait la demande au maître d'œuvre huit jours à l’ avance,
le défaut de réponse dans ce délai valant autorisation.

Sauf stipulation contraire du CCAP, L'entrepreneur n'est tenu, en ce qui concerne les
matériaux et les produits provenant de démolition ou de démontage, à aucune
précaution particulière pour leur dépôt, ni à aucune obligation de tri en vue de leur
réemploi.

Emploi des explosifs :

Sous réserve des restrictions ou des interdictions éventuellement stipulées dans le


marché, L'entrepreneur doit prendre, sous sa responsabilité, toutes les précautions
nécessaires pour que l'emploi des explosifs ne présente aucun danger pour le
personnel et pour les tiers, et ne cause aucun dommage aux propriétés et ouvrages
voisins ainsi qu'aux ouvrages faisant l'objet du marché.

94
1 . Opérations préalables à la réception.
Avant remise de l’ouvrage à disposition du propriétaire, il faut procéder à la
réception. L’entrepreneur doit au préalable aviser par écrit à la fois la personne
responsable du marché et le maitre d’œuvre de la date à laquelle il estime que les
travaux ont été terminés ou le seront. Le maitre d’œuvre convoque ensuite
l’entrepreneur à participer avec lui aux opérations préalables à la réception qui
peuvent être dénommées ‘pré réceptions’. Ces opérations comportent :
- La reconnaissance des ouvrages exécutés
- Les épreuves ou essais prévus aux cahiers des charges
- La constatation d’éventuelles imperfections ou malfaçon ou de l’inexécution
de prestation prévue au marché.
- La constations du repliement des installations de chantier et la remise en état
des terrains et des lieux.

Ces observations font l’objet d’un procès-verbal dressé sur le champ par le maitre
d’œuvre et signé par lui et l’entrepreneur.
Il faut y mentionner d’éventuelles absences ou refus de signer.
Le maitre d’œuvre adresse le PV sans délai au maitre d’ouvrage et lui propose
de prononcer ou non la réception avec ou sans réserve.
La personne responsable du marché décide au vu du PV de prononcer la
réception provisoire.

2 La réception provisoire
Du fait du contrat, l’entrepreneur va livrer les travaux qui lui ont été demandés
et le maitre de l’ouvrage doit les réceptionner. La réception est donc un acte
contradictoire c'est-à-dire un acte accompli par deux parties. Dans cette opération, le
maitre d’œuvre a une obligation de conseil à l’égard du maitre de l’ouvrage.
C’est lui qui dresse le procès-verbal de la réception provisoire. La plupart du
temps les réceptions provisoires sont prononcées avec de petites réserves. Il est bon
de fixer un délai à l’entrepreneur pour lever ces réserves. Si ce délai n’est pas
respecté on ne devrait pas hésiter à bloquer tout ou une partie du dernier payement
jusqu’à la levée de la réserve et appliquer les pénalités de retard. Jusqu’à la
réception définitive l’entrepreneur est responsable des accidents provenant de
l’ouvrage, des dommages résultant de vols ou de dégradations.

3 La levée de réserves
Au cours de la réception, une liste d’imperfections, de malfaçons ou de détail
de travaux inachevés est dressée et fait l’objet d’une liste de réserves. Dans ce cas,
l’entrepreneur doit effectuer les travaux nécessaires pour lever les réserves pendant
le délai de garantie. Il doit également reprendre les vices cachés qui apparaissent au
cours de ce délai avant la réception. Ce délai terminé, l’entrepreneur est exonéré de
tous les vices cachés nouveaux qui réapparaissent.

95
C’est ensuite au maitre d’ouvrage ou au maitre d’œuvre de s’assurer de la levée
des réserves. Si l’entrepreneur refuse de s’exécuter, le maitre d’œuvre conseille au
maitre d’ouvrage la procédure suivante :
- Prolongation du délai
- Blocage de la caution
- Récupération de la caution et réaliser ces travaux avec une autre entreprise.

4 La réception définitive
Survient à l’issue du délai de garantie (6 mois à un an pour les travaux de
terrassement) elle permet en fait de libérer l’entrepreneur de ces obligations
contractuelles de parfait achèvement des travaux. Pendant cette période,
l’entrepreneur doit réaliser les éventuelles finitions ou reprises demandées par le
maitre de l’ouvrage :
- Remédier à tous les désordres signalés par le maitre de l’ouvrage ou le maitre
de l’œuvre de telle sorte que l’ouvrage soit conforme à l’état où il était lors de
la réception provisoire.
- Remettre au maitre d’œuvre les plans conformes à l’exécution des travaux.
Les effets de l’usage ou d’usure normale ne sont pas à la charge de
l’entrepreneur.
Les Responsabilités : Civile, Pénale, Contractuelle, les garanties

Dans tout processus de construction le risque zéro n’existe pas, c'est-à-dire que les
risque de dommages qui peuvent affecter un ouvrage ne sont à écarter à 100%. Ces
risques ne peuvent pas être prévisibles par le commun des mortels. C’est pour cela
qu’il faut couvrir les risques par ce qu’on appelle assurance et garantie.

I Assurance tous risques chantier (TRC)

Elle a pour objet de garantir :

Les dommages à l’ouvrage résultant notamment de :

 L’incendie de l’explosion, de la foudre.


 De vol ou tentative de vol.
 De phénomène naturel tel que : tempête, ouragan, cyclone, crue et
inondation, glissement de terrain, tremblement de terre, éruption volcanique,
raz-de-marée.

Cette assurance couvre la période des travaux jusqu’à la réception provisoire.

Les assurés sont :

 Le maitre d’ouvrage.
 Le maitre d’œuvre.

96
 Tous les intervenants et notamment les ingénieurs conseils et autres
techniciens ayant une responsabilité civile dans la réalisation ou la conception
de l’ouvrage.

II Assurance responsabilité civile décennale si l’édifice périt en tout ou partie par


le vice de la construction. Ou même par le vice du sol, les architectes, les
ingénieurs, les entrepreneurs et autres personnes liées au maitre de l’ouvrage
par un contrat en sont responsable pendant 10ans.

Compte tenu du cout généralement élevé des constructions ils sont transférés la
charge de l’obligation aux assureurs par le biais de l’assurance décennale.

L’assureur n’étant pas un professionnel de la construction il se base sur


l’appréciation technique faite un organisme de contrôle pour délivrer ou ne pas
délivrer la garantie. Cette appréciation technique de l’organisme de contrôle est faite
sur la base du rapport des travaux suivi de l’examen des plans, du cahier des
charges et des autres documents permettant d’apprécier les risques encourus.

b. Le contrôle technique de ces plans et documents.

c. La présence à la réception de l’ouvrage

Un rapport technique préliminaire de définition du risque décrivant les travaux


contrôlés est établi à l’intention de l’assureur. Dans ce rapport l’organisme ressort
tous les défauts ou manquements susceptibles de compromettre la stabilité, la
solidité ou le fonctionnent correct de l’ouvrage.

III Assurance après réception.

Après la réception, l’ouvrage change de garde d’où la nécessité de souscrire


de nouvelles assurances liés à ce changement de risque du à l’exploitation.
Propriétaire ou locataire, occupant ou non toutes les personnes concernées
devraient s’assurer que les risques sont couverts.

a- Les propriétaires devant s’assurer et les types d’assurances


-Le propriétaire : assurance responsabilité civile assurance familiale.
-Le copropriétaire : il doit s’assurer pour les dommages causés à l’ouvrage,
l’aggravation des risques par l’activité commerciale ou artisanale d’un
copropriétaire
-Le locataire : la garantie de ces propres biens personnels et de ses
meubles, la responsabilité du fait des ouvrages causés aux voisins ou tiers.
b- Les différentes garantie et assurances.

b.1 Assurance explosion incendie qui couvre :

 l’incendie et la perte due à l’incendie.


 les dégâts de fumée.
 l’explosion.
97
 la chute de foudre.
 les dommages électriques.
 les accidents ménagers.

b.2 Garantie dégâts des eaux.

Qui comprend :

 la fuite d’eau accidentelle, les débordements.


 l’infiltration accidentelle provenant des voisins.

b.3 Les conséquences des évènements naturels sont assurées par une assurance
que couvre les dommages provenant de : l’intensité anormale du vent, la tempête,
l’inondation, le tremblement de terre, glissement etc.

b. L’assurance contre le vol.

Elle couvre :

 Le vol avec effraction ou violence.


 Le vol lors des vandalismes.

c. Précaution d’évaluation des biens.

Pour établir une assurance il faut que la valeur des biens soit correctement prise en
compte. Il faut dans ce cas évaluer à sa juste valeur le bien et ne pas le surévaluer.
Car la mauvaise foi de l’assuré se retournerait contre lui et ne serait pas rembourser
pour la valeur réelle des biens. Il faut conserver les preuves de la valeur des biens
(facture) photo personnalisant les biens.

La vie de l’ouvrage et son entretien


Il est prévu la remise de l’ouvrage au gestionnaire au cours de la période qui
suit immédiatement la réception. Le gestionnaire doit alors souscrire des assurances
et passer un certain nombre de contrats avant la mise en service en pensant qu’il
faudra les renouveler toute la vie de l’ouvrage.

I) Remise de l’ouvrage au gestionnaire


Parfois les services gestionnaires interviennent avant la réception afin de se
familiariser avec la complexité des installations techniques. Le maitre d’ouvrage dans
ce cas peut demander au maitre d’œuvre la constitution d’un dossier administratif et
d’un dossier technique.
I.1 Dossier Administratif de l’Opération

Ce dossier va contenir les pièces suivantes :


- La fiche d’identité de chaque bâtiment comportant les renseignements
suivants :

98
 Coordonnées de participants à la construction (maitre d’œuvre et
technicien, Entreprise et sous-traitant, bureaux de contrôle, Service
public etc.)
- Numéro du permis de construire
- Le dossier du permis de construire
- Les conventions ou contrat passées avec le maitre d’œuvre.
- Le dossier des marchés et avenants passés entre les éléments et leurs sous-
traitants
- Les conventions passées avec les services publics
- Le rapport du contrôle technique
- La liasse complète des procès-verbaux de réception.
- La liasse complète des comptes-rendus de chantier
- Les correspondances échangées tant avec l’administration qu’avec les
participants à l’opération
- Les documents contractuels (pièces écrites, plans, etc.)

II.2 Dossier technique de l’opération


Le dossier contient les pièces suivantes :
- Les principaux plans d’architecture
- Les plans des réseaux, notamment les réseaux enterrés ou noyés dans la
masse de bétons
- Les spécifications techniques détaillées
- Les notices techniques des matériels et équipements
- Les certificats de garanties de ces équipements et matériels
- Les fiches concernant la sécurité (plans d’évacuation des immeubles, issue de
secours, dispositifs anti-feux
- Fiches concernant les fournisseurs (coordonnées des fournisseurs)
- Linéaire géotechnique dans le cas d’une chaussée

I.3 Livret d’accueil du futur occupant


C’est un livret destiné à faire savoir au futur occupant le mode d’emploi des
installations techniques (chauffe-eau, ventilateur, climatisation etc.)

II) L’utilisation du bâtiment par les occupants


Pendant l’utilisation du bâtiment, des points importants méritent d’être pris en
considération :
- La sécurité des personnes liée pour les ERP à des dispositions
règlementaires concernent la conception sont prévus en fonctions du nombre
de personnes et de la catégorie dans laquelle est classé l’ouvrage
- Les moyens à la disposition pour la sécurité : initiations, formation des
personnels affectés au poste nécessitant une qualification spécifique. Celle-
ci peut concerner le fonctionnement d’un groupe électrogène, des
ascenseurs, des portes automatiques ou encore les consignes à appliquer
en cas d’accidents, d’incendie, de panique etc.

99
- Les personnel prévu à la maintenance, à l’entretien et à la sécurité doit être
formé.
L’exploitant va repartir cette mission entre :
 Du personnel rattaché à l’établissement (la prestation est faite en régie
directe)
 Du personnel vacataire (prestation faite par une société d’emploi
temporaire)
 Des prestataires à qui les travaux sont confiés par contrat
III) Entretiens et maintenance de l’ouvrage
III.1 Définitions
- L’entretien est un ensemble d’actions qui n’évitent pas le vieillissement ou la
dégradation normale, alors que la maintenance prolonge la durée de vie
l’ouvrage concerné
- La maintenance se définit comme l’ensemble des actions permettant le
maintien ou le rétablissement d’un bien dans un état spécifié ou en mesure
d’assurer un service déterminé.
- On subit l’obligation d’entretien, alors que l’on maitrise et l’on planifie la
maintenance.
III.2. Maintenance
En matière de maintenance on définit la classification suivante :
- La maintenance préventive
- La maintenance effectuée dans l’intention de réduire la probabilité de
dégradation ou de défaillance d’un service rendu
- La maintenance préventive systématique qui est la maintenance effectuée
selon un échéancier établi ou du nombre d’unités d’usage.
- La maintenance corrective ou maintenance effectuée après défaillance.
III.3 Entretiens
En entretien on distingue :
- L’entretien courant qui a pour but de remédier à des désordres limités et de
maintenir l’ensemble de l’ouvrage en bon état de fonctionnement.
- Les grosses réparations techniquement indispensables pour maintenir les
ouvrages en bon état d’utilisation. Ex : réfection à l’identique de toute la
toiture.
- Les travaux d’amélioration destinés à améliorer les fonctionnalités des
ouvrages ou le confort des utilisateurs
III.4 Méthodologie de l’entretien et de la maintenance
a) Entretien courant
Un carnet d’entretien aussi nommé ‘carnet de santé’ retrace tous les évènements
subis par l’ouvrage lors des travaux d’entretien.

b) Maintenance programmable
Il s’agit dans ce cas de programmer et planifier les opérations de maintenance en
prenant en compte la logique d’enchainement des travaux dans le temps.
La programmation financière
100
III.5 Organisation de l’entretien et de la maintenance

Les prestations peuvent être réalisées en régie directe. Dans ce cas seules
les personnes techniques dépendent du gestionnaire qui assure au moins en partie
la maintenance. Les prestations peuvent être exécutées par les personnes
extérieures. L’organisation du travail doit suivre un circuit imposé et le contrôle des
travaux sera sous la responsabilité du personnel en régie.

TRANSPORT DE MATERIAUX

L'organisation des travaux de terrassement vise à optimiser l'utilisation des matériels


afin de déplacer le plus de terre possible en un minimum de temps.

L'idéal est obtenu lorsque le mouvement des terres à déplacer est continu (sans
interruption).

Pour cela il faut déblayer ou remblayer en continu c'est à dire en faisant travailler la
pelle en continu.

Les camions se relayent alors sous la pelle de telle sorte que dès qu'un camion est
entièrement chargé un autre est présent pour prendre le relais. Les camions font
presque toujours les mêmes mouvements.

Pour optimiser les dépenses en matériels et en temps, il est indispensable de mener


une étude surtout si l’emprunt se situe à une grande distance du site de l’ouvrage. Il
s’agit pour cela de connaitre le nombre de bennes et le temps de cycle. Pour cela, il
est possible d’utiliser une des méthodes suivantes :
a) METHODE DU PLANNING CHEMIN DE FER : Connaissant les valeurs des
paramètres du cycle d’un camion benne (temps de chargement et
déchargement, temps de transport aller et retour), l’on les reporte en graphe
comme le montre l’exemple de la figure suivante. Il faut noter que ces
différents temps dépendent de différents facteurs.
Il est à observer qu'un grand nombre de facteurs sont quantifiés par
appréciation. D'autres peuvent aussi être soumis à des aléas et à des
variations importantes. C'est notamment le cas des conditions de trafic routier
pour déterminer les temps de transport. Il est évident que
TEMPS DE CHARGEMENT= VOLUME DE LA BENNE / RENDEMENT REEL
DE LA PELLE

De ces faits la rotation des camions ainsi déterminée reste un modèle. C’est

101
une approximation significative de la réalité. Il sera nécessaire d'effectuer un
suivi de chantier pour vérifier cette approche théorique et de moduler ces
paramètres à l'avancement du chantier
Ceci permet de déterminer directement le nombre optimal de camions à
affecter à la pelle chargeuse pour tenir compte du nombre de camions qui
peuvent être chargés avant le retour du premier qui a été chargé. Le volume à
mettre en place par jour étant facile à connaitre à partir du délai d’exécution,
le nombre de camions est alors déterminé, tout comme celui de chargeuses
d’ailleurs si nécessaire, en observant le nombre de camions qui s'intercalent
durant l'absence du premier.

b)

Le temps d’attente correspond au temps séparant le retour du camion et le


moment où la pelle recommencera à le charger.
Ainsi tous les camions se coordonnent sous la pelle pour que la production
soit continue.

Le nombre de camions peut être aussi déterminé mathématiquement en divisant ce


temps de cycle par le temps de chargement.
Par exemple, pour un temps de chargement de 5mn et un cycle de camion de 18mn,
il faut 18/5=4 camions.

c) Avec la seconde méthode, le nombre N de camions utiles se définit par la


Qt
formule N=
qT
Avec Q= masse des matériaux à mettre en œuvre dans un temps donné
Exemple : la journée de travail 2000m3x ᵧmat par jour
Q s’exprime en tonne T
t : temps de parcours d’une benne en heures à l’état chargé et vide
2l
t= tc+ +td+ tm
vm
Avec

102
tm : temps de manœuvre en heure de la benne pendant le chargement et le
déchargement
tc : temps de chargement des matériaux d’une benne en heure
td : temps de déchargement des matériaux en une heure.
l : distance entre l’emprunt et le site (km)
Vm : vitesse moyenne d’une benne en km/h sur la distance l à l’état chargé et
à l’état vide
t : temps d’un cycle de parcours
q : c’est la charge utile d’une benne exprimée en tonne T
T : intervalle de temps nécessaire à la mise en œuvre de la masse Q, (heures)
et tenant compte des pertes de temps.
Le nombre de bennes à prévoir théoriquement pour le parc
N
NP= avec k le coefficient parc auto qui varie selon le cas entre 0,80 et
k
1.00
Soit à mettre en œuvre 800 000m3
Calculer le nombre de camions bennes nécessaires avec des bennes de 8m 3,
distance d’emprunt 2km
Vm= 60km/h
Tc= 3mn=0,05h
Td= 1mn=0,02h
Tm= 1mn =0,02h
Délai d’exécution : 2 ans
8 heures par jour
Temps de repos : 1jour par semaine
ᵧ =1,5T/m3
La masse à transporter est de
800.000x 1,5=12.105T
Le nombre de jours ouvrables pour l’opération est :
365x2- 4x23-30=608jrs
La masse à transporter par jour
12.105T
=¿ 1973.68/jr
608
Temps de cycle
2 X2
t= 0,02+ +0,02+0,05= 0,1567
60
Charge utile
q : 8x1, 5=12T
T : 8h
1973 ,68 x 0,1567
Nt : = 3,22
12 x 8
k= 0,80
3 ,22
N= = 4,02≈ 5
0 ,8

103
Np = 5

La Productivité du bulldozer
Productivité réelle
dy 360 xBh 2
Pr = qkt (m3/h)
Tc 2 Ktg
B : largeur de la lame
h : hauteur de la lame (profondeur de pénétration)
q : pente naturelle du terrain
kt : coefficient qui tient compte des pertes de matériaux lors du refoulement
sur une distance L(m)
K : coefficient qui tient de la désagrégation des matériaux
Tc : le temps d’un cycle de travail
l1 L L
Tc = + + +t0
V1 V2 V3
l1 : distance de la prise de matériaux (6à10m)
L : distance de refoulement des matériaux
v1, v2, v3 : vitesse correspondant à :
- Prise de matériaux
- Refoulement
- Retour (marche-arrière)
to : temps de manœuvre du tracteur (descente, montée, inclination de la lame)
to≈ 30s

Productivité du scrapeur
Productivité technique
3600 qkr 3
PT= (m /h)
TcK
q: Capacité avec dôme (m3)
Kr : coefficient de remplissage du dôme
to : temps de cycle de travail en minute
K : Coefficient qui tient de la désagrégation du matériau

Productivité réelle
Pr =PTX KT (m3/h)
KT ; coefficient qui tient compte du travail effectif de l’équipe
Tc=t1+ T2+T3+T4
t1 : temps de charge du matériau
t2 : temps de transport du matériau
t3 : temps de décharge du matériau
t4 : temps de manœuvre à vide
l1 l2 l3 l4
t1= : t2= : t3= : t4=
v1 v2 v3 v4
Où l1et v1 ; l2et v2 ; l3et v3 ; l4et v4

104
Distance et vitesse correspondance à la charge du matériau, à son transport,
à sa décharge, et au manœuvre à vide. Si Vmax est la vitesse maximale du tracteur
V1= (0,65à 0,8)Vmax/V2= (0,55 ;0,75)Vmax
Vmax= 0,75Vmax/V4= (0,75 ; 0,85)Vmax

Productivité des compacteurs


hxBxVm
Pr= K (m3/h)
n
h : épaisseur de la couche (m)
B : largeur traitée
Vm : vitesse du compacteur
n : nombre de passe
K: coefficient d’efficience (qui tient compte du temps réel de travail de l’équipe)
K=0,75-0,95.

LE METRE

I.1. Généralité – Définition

Le mètre est l’ensemble des opérations menées pour calculer les quantités
nécessaires à la réalisation d’un ouvrage. Ces quantités débutent par des calculs,
des mesures des ouvrages se rapportant à l’art de diverses infrastructures (longueur,
surface, volume, poids, etc).

Ces opérations aboutissent et prennent fin par l’estimation des ouvrages compte-
tenu de leurs fournitures et des travaux).

Le mètre est ainsi une comptabilité à laquelle on a recours à tous les stades de la
conception et de réalisation des ouvrages, depuis l’établissement des projets jusqu’à
la réception et le règlement des factures afférentes. La principale finalité du mètre est
l’estimation de la construction caractérisant la détermination des prix des ouvrages.
Aussi les techniciens du BTP toutes classes confondues sont appelés :

- Soit à fournir les éléments nécessaires pour établir un mètre


- Soit à faire eux-mêmes le mètre
- Soit à exploiter les renseignements des mètres

Ceux – ci montrent l’importance du mètre et de sa connaissance.

De façon précise à parle d’avant mètre et de métré

L’avant – métré est celui qui est réalisé avant la réalisation de l’ouvrage et sur la
base des plans. Son but peut être de permettre de préparer : les études techniques,
les études économique et financière, l’organisation du chantier.

a- Etudes techniques

105
Il s’agit de déterminer les charges propres, ceci en allant de haut en bas pour
permettre de :

- Effectuer la descente des charges


- Procéder au dimensionnement des porteurs
- Réaliser la note de calcul

On réalise généralement dans ces cas une évaluation sommaire.

b- Etudes économique et financière

Dans ces cas l’avant mètre sert à déterminer des coûts et des prix. On réalise alors
une qualification précise permettant de déterminer le budget à allouer au projet ou le
coût prévisionnel d’une construction. Ceux-ci se font selon un mode de métré
normalisé.

c- Etude préparatoire

Le but est de déterminé les matériaux, matériels et main d’œuvre nécessaire à la


réalisation de l’ouvrage. Pour cela on procède à sa décomposition en partie et l’on
réalise une quantification précise et détaillée.

L’on constate que sur l’ensemble l’avant – métré à un aspect économique et que sa
précision dépend de sa destination. La principale difficulté dans l’avant – métré et
même dans le métré est la compréhension de l’ouvrage dans sa globalité et dans
ses détails, pour cela les pré -requis sont la lecture de plan et la technologie de
construction qui est nécessaire pour éviter des erreurs.

Le métré proprement dit est l’évaluation des quantités réalisées et pour cela il est
généralement fait de façon contradictoire au fur et à mesure de l’avancement des
travaux.

I.2. Evaluation des Ouvrages

I.2.1. Ouvrage élémentaire

Un ouvrage élémentaire est une partie constituante d’une construction ayant des
caractéristiques bien précises (matériaux utilisée, dosage, mise en œuvre,
dimension, forme, fonction) et qui sont définies et dont on sert pour la mise à prix.

Exemple : fouille, maçonnerie d’aggloméré creux, hourdi au mortier de ciment, bêton


armé pour poteaux, enduit sur maçonnerie etc..

Le moindre changement dans l’une des caractéristiques d’un élément transforme sa


nature.

Il devient un nouvel élément par exemple : BA dosé à 350kg/m3 pour chainage et


BA dosé à 350kg/m3 pour poutre sont des ouvrages élémentaires différents
(différence de ferraillage) l’évaluation des ouvrages est faite par l’application des

106
formules mathématiques aux formes et aux volumes élémentaires et simplifiés par
décomposition. Les opérations sont consignées sur feuilles de métré qui peuvent
légèrement varier d’un établissement à l’autre dans leurs présentations : ce sont les
trames de métré.

N° Désignation - Unité Nbr Dimensions Surface Volume quantit


Croquis e en en é
L l H + - + -

Les opérations doivent être compréhensibles et exploitable par tous. Pour cela il
faut :

- Suivre tant que faire se peut l’ordre d’exécution de différentes parties lors de
la réalisation comme cela peut être prévu.
- Décomposé l’ouvrage en corps d’état en fonction des professionnels
intervenants et les présenter selon une code, une unité, une hiérarchie admis
par tous. Ceci permet d’éviter les doubles comptabilisations des parties
d’ouvrage et rendre le métré facilement exploitable.
- D’écrire au besoin de façon claire et précise les travaux et la partie d’ouvrage
concernée pour éviter toute interprétation et confusion. On retrouve ainsi
assez facilement ce que l’on recherche.

Réaliser des croquis explicatifs qui simplifient les plans et ne comportant que les
renseignements nécessaire à l’étude de l’élément et conforme aux normes du dessin
technique.

Pour éviter les ratures et surcharges. (Travailler avec l’outil informatique ou au


crayon.)

2.2. Précision de l’évaluation

Comme cela a été vu, elle dépend de l’usage que l’on va faire du document d’une
façon générale la précision des calculs est fonction de l’unité. On retient deux
décimales pour le mètre linéaire (long) le métré carré et le temps ; 3 décimales pour
le mètre cube et le poids (volume et poids).
107
2.3. Les techniciens du Métré

Parmi les différents techniciens du métré ceux qui exerce la profession ou qui sont
chargés d’établir le métré on peut citer :

- Les métreurs
- Les vérificateurs
- Les réviseurs

Ils exercent cette fonction en qualité de : salarié, fonctionnaire, patenté (profession


libérale, les agrées, les experts immobiliers).

a- Métreurs

Ils établissent les différents actes de métreurs et plus particulièrement les devis et les
mémoires. Ils sont généralement dans un corps d’état mais peuvent être aussi
polyvalent.

b- Les vérificateurs

Ils vérifient les travaux des métreurs mais peuvent aussi établir des actes de métré.
Ils sont tous corps d’état et parfois spécialisé. A la demande du maître de l’ouvrage
on du maître d’œuvre, ils sont charges de corriger les mémoires de l’ensemble des
travaux, en vue d’une réclamation sur règlement. Les reviseurs sont aussi tout corps
d’état et sont chargés d’un 2ème contrôle de mémoire des travaux effectués pour le
compte de l’administration ou les collectivités.

2.4. Les actes du Métré

Tel qu’ils sont énumérés, sont données non par ordre d’importance mais ils sont
généralement établis au fur et à mesure des besoins du métier, même si ces actes
ne sont pas obligatoirement établis par un métreur. On peut citer :

- L’estimation sommaire
- Le devis descriptif
- Le cahier des charges
- Le devis quantitatif
- Le devis estimatif
- Les plannings
- Les attachements
- L’état de situation
- La révision du marché
- La réclamation sur règlement
- Le compte prorata
- Le compte mitoyenneté
- L’évaluation des propriétés construites
- La surface corrigée

108
- L’état des lieux.

Implantation

Terrassement

Fondation

Poteau

Poutre

Hourdi
1j 3jrs 4jrs 2jrs 4jrs

I TERMILNOLOGIE
I.1 Concernant les travaux

-Production : ensemble des réalisations de l’estimation dans un temps donné. Ce


terme est en général suivi d’une précision concernant la durée de référence
trimestrielle, semestrielle ou annuelle.
- Ouvrage : Habitation, immeuble, bâtiment ou toute autre réalisation de
l’estimation prise dans son ensemble
Ainsi la totalité des ouvrages réalisés au cours d’une période n’est rien d’autre
que la production de l’entreprise au cours de cette période.
- Ouvrage Elémentaire (OE) : partie très spécifique d’un ouvrage qui se
distingue des autres par la nature très particulière du travail demande.
L’enduit, la chape, le coffrage sont autant d’ouvrages élémentaires
différents
- OE composite : ce sont des ouvrages élémentaires faisant appel à des
composants complexes résultant eux-mêmes de la mise en œuvre des
composants. Ex : le béton

109
- Unité OE : c’est la plus petite décomposition usuelle de l’ouvrage
élémentaire à partir de laquelle il est possible de le mesurer et de le
quantifier
2. Concernant l’estimation

- Chiffre d’affaire, prix ou chiffre d’affaire réelle : montant total de l’activité de


l’entreprise au cours d’une donnée, il est représentatif de l’importance de la
production. Ce terme est souvent suivi de l’indicatif de la durée. Ex : chiffre
d’affaire réelle annuelle
- Montant HT des travaux : c’est le montant global (HT ; HTVA) des travaux
d’un élément pour la réalisation d’un ouvrage donné
- Montant partiel : montant se rapportant à un ouvrage élémentaire pris dans
son ensemble de tous les OE détermine les montants HT des travaux
- Prix de vente unitaire (HT) : élément de base de la facturation représentant
la valeur d’une unité OE. Le produit de la quantité d’OE à réaliser par le
prix de vente unitaire correspondant HT donne le montant de la partie qui
sera utilisée ultérieurement pour l’estimation.

II Notion en rapport avec le terme prix


II.1 Notions concernant le prix de revient

On distingue :
- Prix de revient (au sens général) : cout réel, toutes les dépenses
confondues relatif à l’exécution d’un ouvrage donné
- Prix de revient prévisionnel : prix établi après étude de nombreux
paramètres qui le compose en vue de fixer les prix de vente HT (PVHT)
nécessaire à l’établissement d’un devis estimatif
- Prix de revient réel : prix établi après tout à partir des données réelles de
l’exécution. En général il est calculé pour les besoins du contrôle et se
rapporte selon les circonstances à une unité d’ouvrage élémentaire, à un
OE donné ou à un ouvrage dans son ensemble.

II.2 Marge entre prix de revient et prix de vente

Selon que l’on fasse référence à un prix de revient prévisionnel ou à un prix de


revient réel, les marges séparant les prix de revient et les prix de vente changent
d’appellation. Ceux-ci sont dus à la présence d’aléas qu’il n’était pas possible
d’estimer au départ et qui de ce fait ont été inclus dans la marge bénéficiaire. Après
coup les écarts de prévisions faisant partie intégrante des prix de revient réel il ne
reste plus que le bénéfice ou la perte enregistré.
- Bénéfice et aléas : marge bénéficiaire théorique incorporant une part
d’imprévision et séparant le prix de revient prévu du prix de vente consenti
- Ecart : différence entre le prix de revient réel et le prix de revient
prévisionnel et du à la présence d’imprévus

110
- Bénéfice : marge séparant les prix de vente des prix de revient réel
- Perte : marge négative séparant les prix de vente des prix de revient réel
lorsque les prix de vente sont inférieurs aux prix de revient réel

III COMPOSITION DU PRIX DE REVIENT


III.1 Analyse des dépenses

Le prix de revient est la somme de toutes les dépenses engagées par les
entreprises pour effectuer leur production.
Ces dépenses peuvent classées en 3types principaux :
- Celles se rapportant directement aux ouvrages élémentaires (dépenses de
main d’œuvre, matériaux et matériels) ;
- Celles effectuées sur le chantier mais non affectables à un ouvrage
élémentaire donné ;
- Celles enfin relatives à la direction générale de l’entreprise et à sa gestion
(frais du personnel administratif, frais de locaux etc.) sans lesquels il n’y a
pas d’activités d’ l’entreprise possible

III.2 Terminologie particulière

Débourse sec ou directement affectable


Il s’agit du coût de:
- Main d’œuvre productive, matériaux, matériels et parfois matériels
consommables.
Ces frais se rapportent sans ambigüité aux ouvrages élémentaires faisant l’objet
d’une rubrique du devis.

Frais de chantier
Frais non imputables à un ouvrage particulier donc ne pouvant être affecté à
un ouvrage élémentaire précis
Ces frais se décomposent en grandes catégories :
- Frais d’encadrement et de personnel non directement productif
- Frais de matériels non affectable
- Frais d’installation et de repliement
- Frais complémentaire de chantier
Coût de réalisation
C’est l’ensemble des dépenses exigées par la mise en œuvre, elle regroupe
donc les DS d’un part et les frais de chantier d’autres part d’où l’égalité
CR=DS+FC
Selon les besoins, on parle du cout réalisation d’une unité d’OE ou le cout de
réalisation d’un ouvrage en totalité
FG : ce sont les frais nécessaires au bon fonctionnement des entreprises mais
qui ne peuvent être affectés à un ouvrage précis.
Il se décompose en 2 grandes catégories :

111
- les frais généraux de siège.
- Les frais d’exploitation regroupent l’ensemble des dépenses de production
commune à plusieurs chantiers sans qu’il soit possible de les ventiler par
chantier.
Lorsque l’ensemble des taxes d’imposition, la TVA en particulier n’a pas été
appliquée, on a donc un prix HT.
Pour mener à bien les études de prix, il faudra déduire l’impact de la TVA sur
les matériaux, produits et matériels acquis sur le territoire concerné, en plus
des taxes douanières si ces derniers sont imposées.

Prix de vente toutes taxes comprises.


C’est le prix de vente HT auquel sont appliquées les taxes prévues par
législation en vigueur.
Estimation du chapeau
Le chapeau représente la somme des :
- Frais de siège
- Frais financier
- Prime d’assurance
- Frais d’étude
- Frais de dossier
- Aléas
- Bénéfice escompté

Le chapeau est exprimé en pourcentage du prix de vente HT


Chapeau=PV(HT)
Les frais de siège regroupent toutes les dépenses complémentaires, mais qui sont
indispensables à la direction et à la gestion de l’affaire.

Frais spéciaux conjoncturels FSP


Ce sont les dépenses affectables à un ouvrage mais qui ne sont
impérativement nécessaire à l’exécution ou à la gestion du chantier. Ex : la caution
En conclusion, l’analyse des dépenses constituant les prix de revient permet de tirer
la conclusion fondamentale résumée par l’égalité ci-après
PR=DS+FC+FG+ (FSP)
PV(HT) c’est le prix de revient auquel on ajoute la marge bénéficiaire sans tenir
compte de la taxe TVA. On parlera souvent de prix unitaire hors taxe
PV(HT)=PR+B
On peut donc estimer le prix HT par l’égalité suivante :
PV(HT)=PR+chapeau
Estimation du coefficient de vente (CV)
CV=

Etablissement du bordereau de prix


PUV=CV X PUDS

112
Schématisation des éléments constitutifs des prix de vente toutes taxes
comprises
Désignation Unité Quantité Prix d’achat Total ou
élémentaire débourse sec
1 2 3 4 5
3
Matériau (sable, gravier, m ou m² ou Matériaux Valeur HT Part des
ciment, acier, coffrage, eau kg etc. élémentaires rendue matériaux=(3)x
etc.) chantier (4)
Matériels (bétonnière, grue Besoins Prix Part des
etc.) élémentaires d’utilisation matériels=(3) x
horaire (4)
3
Matières consommables m au l etc. Besoins Valeur HT Part de
(électricité carburant) élémentaires rendue sur matières
chantier consommables
=(3) x (4)
Main d’œuvre TU Valeur HT Part de main
d’exécution d’œuvre

DS de l’unité d’ouvrage =∑ des DS(5)


élémentaire
FC

CR=∑DS+FC
FG
PR=CR+ FG
Marge bénéficiaire
PVHT=PR+B
Etude des valeurs Achat HT

La recherche du cout réel exigé au préalable, de déterminer la valeur achat


HT net. Cela impose parfois de retrouver une valeur à partir d’une valeur toute taxe
comprise TTC

valeur TTC X 100


Valeur(HT) (au)
118

valeur TTC
Valeur TTC x 0,8474=
1 , 18

- cela impose aussi de tenir compte des avantages accordés : soit au titre de
remise pour quantité importante (fidélité) soit en raison de facilité liée à des
commandements particuliers de règlement Coefficient de chute et de perte de
matériaux

113
La quantité de matériaux à prendre en compte lors de l’élaboration du sous
détail n’est rien d’autre que la quantité de matériaux approvisionnée qui est la
quantité de matériaux réellement mise en œuvre auquel on additionne les pertes et
les chutes

Sous détails

C’est l’ensemble des calculs conduisant à la détermination d’un prix de vente

Sous détails de matériaux à pied d’œuvre

C’est en fait le prix de matériaux rendu sur chantier. En effet, le calcul des
valeurs à pied d’œuvre vont se faire au préalable avant leur incorporation au sous
détail. Il s’agit en fait de déterminer entre le cout d’achat du matériau les dépenses
complémentaires consenties en vue de sa disponibilité sur le chantier.

Ce prix est constitué de :

- Valeur d’achat HT net de remise


- Frais de transport
- Frais de manutention et déchargement
- Frais d’emballage
- Frais complémentaire relatif à l’assurance

Ainsi le prix à pied d’œuvre est obtenu en fait le cumul des différents
paramètres précités. Mais avant d’annoncer l’étude quelque prix à pied d’œuvre il
contient de savoir déterminer la valeur d’achat HT d’un matériau.

Les coefficients à prendre en compte au cours des études suivant chaque


type de matériaux se présente ci-après

Ciment 3%perte

Sable 6% perte } 5% général

Gravier 5% perte

Acier 6% perte

Bois blanc } 20%

Coffrage

Mieux la formule se présente comme suit : quantité=quantité réellement mise en


œuvre plus perte et chute.

114
GLOSSAIRE

Contrôleur technique
Personne physique ou morale agissant pour le compte du maître d'ouvrage et ayant
pour mission de contribuer à la prévention des aléas techniques susceptibles d'être
rencontrés dans la réalisation des ouvrages.
Coordonnateur de sécurité et de protection de la santé
Personne physique ou morale désignée dans les documents du marché, qui a la
charge, sous la responsabilité du maître d'ouvrage, de la coordination de la sécurité
et de la protection de la santé. Il est désigné par le maître d'ouvrage avant de la
dépôt de la demande de permis de construire et au début de la phase d'Avant-projet
sommaire (APS) si elle existe. Il doit justifier d'une expérience professionnelle et
d'une formation spécifiques.
Entrepreneur général
Entrepreneur titulaire d'un marché unique qui a pour objet l'ensemble des travaux
concourant à la réalisation d'un même ouvrage.
Entrepreneurs séparés
Entrepreneurs ayant signé indépendamment les uns des autres des marchés étudiés
séparément par chacun d'eux, relatifs à des travaux concourant à la réalisation d'un
même ouvrage.
Maître d'ouvrage
Personne physique ou morale, désignée par ce terme dans les documents du
marché, et pour le compte de qui les travaux et ouvrages sont exécutés.
Maître d'oeuvre
Personne physique ou morale chargée par le maître d'ouvrage de concevoir
l'ouvrage, de diriger et contrôler l'exécution des travaux, et de proposer leur
réception.
Plan général de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé
(PGCSPS)
Document définissant l'ensemble des mesures propres à prévenir les risques
découlant de l'interférence des activités des différents intervenants sur le chantier, ou
de la succession de leur activité lorsqu'une intervention laisse subsister après son
achèvement des risques pour les autres entreprises. Il contient aussi les mesures
d'organisation générale du chantier arrêtées par le maître d'oeuvre en concertation
avec le coordonnateur de sécurité.
Sous-traitant
Personne physique ou morale à laquelle un entrepreneur appelé "entrepreneur
principal" confie, par un sous-traité et sous sa responsabilité, l'exécution d'une partie
du contrat d'entreprise conclu avec le donneur d'ordre.

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