Cours Polymères Et Composites - IHEB (IMPORTANT) V3
Cours Polymères Et Composites - IHEB (IMPORTANT) V3
polymères et
composites
Introduction, notions de bases et
propriétés
Iheb Chaieb
ECOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D’INGÉNIEURS DE TUNIS
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les polymères et composites étaient exploitées depuis longtemps, mais leur avènement et
industrialisation furent le produit du 20ème siècle. Parmi les polymères naturels nous citons le
caoutchouc, la cire, la cellulose la soie et autres. Pour les composites nous évoquons le bois, les
ossement,…
De nos jours les polymères et composites ont envahi le monde et ce par leur facilité de mise en
œuvre leur technicités et particulièrement leur faibles densité en comparaison avec les matériaux
classiques.
Dans ce document nous traitons dans une première partie les matériaux polymères organiques où
nous présentons les différents aspects de ces matériaux en termes de constitution, propriétés et
caractéristiques mécaniques et quelques monographies. Dans la deuxième partie nous aborderons les
matériaux composites en mettant en avant les différents types et les notions de base sur
l’homogénéisation de leurs propriétés.
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Chapitre 1: LES POLYMÈRES ORGANIQUES
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I. Différentes familles des polymères organiques.
Les matériaux polymères peuvent être organiques ou inorganiques (diamant). Dans ce cours nous nous
intéressons aux polymères organiques (Figure 1). Ces derniers sont classés de différentes manières en fonction du
domaine d’intérêt (polymérisation, mise en forme, propriétés physiques), pour commencer une répartition selon
l’origine :
Naturels : tels que les protéines (ADN, l’hémoglobine, la lignine,…), les fibres textiles naturelles (laine, coton, lin,
chanvre,…).
De synthèse : tels que les PE, PA, PVC, PMMA, PAN, PC, … qui dérivent en majorité de l’industrie pétrolière par
craquage suivie de polymérisation.
Aussi, une autre classification existe basée sur la séparation en familles de thermoplastiques, de
thermodurcissables et d’élastomères.
D’autres classifications existent tel que celles basées sur le mode de polymérisation (construction des
macromolécules) par étape ou en chaine. Aussi, une autre classification peut avoir lieu en se référant à leur
squelette (composition chimique) : les polymères aliphatiques, aromatiques, vinyliques, acryliques, …
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Figure 1 : exemple de polymères organiques usuels
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III. Définitions.
Les matériaux plastiques sont des polymères organiques constitués de macromolécules, qui sont à leur tour
constituées de l’enchaînement de molécules de base appelées monomères.
Une macromolécule contient un très grand nombre de monomères (de l’ordre de quelques milliers, quelques
dizaines de milliers voire plus).
La synthèse d’un polymère peut être assimilée à un jeu de construction dans lequel on dispose de pièces
élémentaires mono, di-fonctionnelles ou de fonctionnalité strictement supérieure à 2. On appelle fonctionnalité le
nombre de liaisons que la pièce est capable d’établir avec une autre pièce. Quand les motifs associés sont
identiques, on parle d’homopolymère. Sinon, ce sont des copolymères : bi-polymères, ter-polymères sont les plus
communs.
À titre d’exemple le polyéthylène (PE) dont la molécule de base et l’éthylène (C2H4) est obtenu par la répétition
du monomère éthylène (Figure 2).
Éthylène polyéthylène
Figure 2 : formules chimiques de l’éthylène et du polyéthylène
b-Structure moléculaire.
Dans les polymères linéaires (Figure 3-a), les monomères sont joints bout à bout en chaines simples.
Dans les polymères ramifiés (Figure 3-b), il y a des chaines latérales qui sont raccordées aux chaines principales.
Dans les polymères à liaisons transversales (Figure 3-c), des liaisons covalentes joignent en divers points les
chaines linéaires adjacentes. Ces liaisons transversales apparaissent au cours de la synthèse du polymère ou à la
suite d’une réaction chimique qui résulte en l’ajout d’atomes ou de molécules aux chaines (cas de la vulcanisation
du caoutchouc).
Les polymères réticulés (Figure 3-d), avec des liaisons covalentes dans les trois directions sont obtenus par
l’assemblage de monomères trifonctionnels pour former à la fin une macromolécule tridimensionnelle.
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Figure 3: différentes structures moléculaires
c-Configurations moléculaires.
i.Stéréo-isomérie (tacticité)
Pour les groupes ou atomes latéraux d’un polymère linéaire ou ramifié, on distingue différentes configurations
pour une même composition :
Isotactique : les groupes latéraux sont positionner du même côté du squelette (Figure 4-a).
Syndiotactique : la disposition des groupes latéraux de part et d’autre du squelette est périodique (Figure 4-b).
Atactique : la disposition des groupes latéraux est aléatoire (Figure 4-c).
Ce paramètre peut affecte la cristallinité des polymères.
Figure 4: tacticité
ii.Isomérie géométrique
Ce paramètre nous informe sur la disposition de deux groupes latéraux successifs dans le cas d’une double
liaison carbone-carbone de part et d’autre du squelette ainsi si les groupes sont situés du même côté nous dirons
que la structure est cis sinon la structure est dite trans (Figure 5)
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Figure 5: configurations cis et trans
iii.Copolymères
Les copolymères sont issus de la participation de deux ou plusieurs monomères pour constituer un nouveau
polymère. Selon la disposition des monomères dans la macromolécule différents type de copolymères existent : les
alternés, les aléatoires, les séquencés par blocs et les greffés (Figure 6).
(a) Aléatoire
(b) Alterné
(c) Séquencé par blocs
(d) greffés
Figure 6 : copolymères
∑ 𝑛 𝑖 𝑁𝑖
En nombre (nn) : 𝑛𝑛 = ∑ 𝑁𝑖
, avec Ni le nombre de macromolécules de degré de polymérisation ni.
∑ 𝑤𝑖 𝑛 𝑖
En masse (nw) : 𝑛𝑤 = ∑ 𝑤𝑖
, avec wi=Ni.Mi : masse des macromolécules de degré de polymérisation ni.
La masse moléculaire M d’une macromolécule vaut : 𝑀 = 𝑛 × 𝑀0 (où M0 est la masse molaire du monomère).
La masse moléculaire moyenne est aussi une valeur statistique qui représente la valeur moyenne des masses
des macromolécules constituant le polymère. Il existe différentes moyennes :
∑ 𝑁 𝑖 𝑀𝑖 𝑁𝑖
Masse moléculaire moyenne en nombre : 𝑀𝑛 = ∑ 𝑁𝑖
= ∑ 𝑥𝑖 𝑀𝑖 𝑜𝑢 𝑥𝑖 = ∑ ou xi = est la fraction
𝑁𝑖
molaire des molécules de masse Mi.
∑ 𝑁𝑖 𝑀𝑖2 ∑ 𝑤 𝑖 𝑀𝑖 𝑤
Masse moléculaire moyenne en poids : 𝑀𝑤 = ∑ 𝑁 𝑖 𝑀𝑖
= ∑ 𝑤𝑖
= ∑ 𝑚𝑖 𝑀𝑖 𝑜𝑢 𝑚𝑖 = ∑ 𝑤𝑖 ou mi est la
𝑖
fraction massique des molécules de masse Mi.
La masse moléculaire, de même pour le degré de polymérisation, est un paramètre fort important pour les
caractéristiques du matériau polymère. À titre d’exemple l’état physique du polymère varie de liquide à solide avec
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le degré de polymérisation : le polyéthylène glycol PEG avec un Mn ≈ 400 g/mol est exploité comme liquide de frein
mais quand le Mn ≈ 2000 g/mol devient une poudre. De même pour la résistance mécanique qui augmente avec la
masse ou la longueur de chaine (Figure 7).
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Certains s’interrogeront sur l’intérêt du calcul de plusieurs masses moyennes moléculaires. Le fait est que pour
les polymères nous estimons l’indice de polymolécularité ou de polydispersité, noté IP, qui représente le rapport
Mw/Mn. Cet indice sert d’indicateur sur la dispersion des masses moléculaires des macromolécules autours des
valeurs moyennes calculées. Quand IP vaut 1 le polymère est dit isomoléculaire (cas des polymères vivants).
Généralement ce rapport est limité entre 1.01 et 3 pour la plupart des polymères mais d’importantes valeurs
peuvent se présenter pour certains polymères de l’ordre de 10 voire plus (fortement dispersés). Autrement dit, IP
est importante nous jugeons que les propriétés estimées pour matériau ne représente que l’échantillon et pas le
polymère (à cause des écarts potentiels). Donc un polymère peu dispersé présentera des estimations de
caractéristiques plus fiables.
V. État physique.
1)Comportements amorphe et cristallin
La plupart des polymères présentent simultanément les caractéristiques de solide et de liquides très visqueux.
La diffraction des rayons X (Figure 10) montre souvent des zones organisées en plus de zones diffuses associées aux
liquides.
Les termes cristallin et amorphe sont exploités pour décrire les zones organisées et celles qui ne le sont pas. Les
polymères diffèrent par leur degré d’organisation cristalline depuis ceux complètement amorphe jusqu’à certains
fortement cristallins (de 0% à 95%). Le terme semi-cristallin décrit ceux qui sont partiellement cristallins. La Figure
11 illustre les différents aspects de cristallinité chez les polymères.
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La cristallinité des polymères est de deux types :
Micelle à franges : Dans ce modèle nous considérons que les zones cristallines sont l’agencement de plusieurs
portions de macromolécules étirées localement.
Lamelles à chaînes repliées et cristallite : les zones cristallines se présentent sous la forme de lamelles dont les
dimensions sont de l’ordre de 10000 Å × 100 Å. Ces lamelles sont obtenues par le repliement d’une macromolécule
sur elle-même en accordéon un grand nombre de fois. Les cristallites résultent du même processus que les lamelles
mais avec un enroulement en spirale en plus.
Sphérolite : c’est une structure cristalline complexe dont le noyau est un monocristal à partir duquel croissent
radialement, vers l’extérieur et en divergeant, des lamelles. Ce qui confère au sphérolite une structure en croix de
malte. La croissance est assurée par le mécanisme de repliement des chaînes. Entre les lamelles constituants le
sphérolite nous retrouvons des zones amorphes et ce à cause du mode croissance qui ne permet pas le remplissage
total par une phase cristalline.
La présence des cristallites dans le polymère augmente sa densité par réduction du volume libre, qui est
important dans la phase amorphe. À un autre niveau de par la constitution des cristallites nous imaginons
facilement que les caractéristiques de résistances sont plus importantes que celles des phases amorphes. Aussi,
la cristallinité réduit la transparence des polymères. Nous regroupons dans la Figure 11 les différents aspects de
cristallinité dans les polymères.
L’estimation de cet important paramètre se fait par plusieurs méthodes telles que la diffraction des rayons X, la
densimétrie, la spectroscopie infrarouge, la mesure de chaleur de fusion, la RMN etc... .
La présence de plusieurs phases sous-entend que les propriétés du polymère seront une combinaison de celles
des phases amorphes et cristallines.
À titre d’exemple, en ce qui concerne la densité, en supposant que par une méthode donnée nous arrivons à
doser les fractions volumiques des deux phases en question, qui sont complémentaires à 1.
𝑣𝑐 𝑣𝑎
Ainsi : 𝑥𝑐 = 𝑣𝑐 +𝑣𝑎
𝑒𝑡 𝑥𝑎 = 𝑣 . 𝑒𝑡 𝑥𝑐 + 𝑥𝑎 = 1, 𝑣𝑖 : volume de la phase i (a : amorphe, c : cristallin).
𝑐 +𝑣𝑎
𝝆𝒄 𝒗𝒄 +𝝆𝒂 𝒗𝒂
𝝆= = 𝝆𝒄 𝒙𝒄 + 𝝆𝒂 𝒙𝒂 = 𝝆𝒄 𝒙𝒄 + 𝝆𝒂 (𝟏 − 𝒙𝒄 ). À partir de ce calcul nous pouvons exprimer le taux
𝒗𝒂 +𝒗𝒄
volumique de cristallinité 𝑥𝑐 en fonction des densités relatives des phases et de celle du polymère en question :
𝝆 − 𝝆𝒂
𝒙𝒄 =
𝝆𝒄 − 𝝆𝒂
𝑚𝑐
Ce calcul pourrait être entrepris en considérant le taux de cristallinité massique : 𝑓𝑐 = 𝑚 , ainsi :
𝑎 +𝑚𝑐
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Micelles à franges (zones alignées)
Micrographie du polyéthylène (la phase cristalline est plus dense) Micrographie du polyéthylène (sphérolites)
1. Transitions thermiques
Les matériaux polymères sont caractérisés par deux températures de transition, la température de fusion
cristalline Tf et la température de transition vitreuse Tg. La température de fusion cristalline correspond à la fusion
des domaines cristallins du polymère. La transition vitreuse correspond à la température au-dessous de laquelle la
phase amorphe acquière les propriétés de l’état vitreux qui sont la fragilité et la rigidité. La différence entre ces
deux transitions thermiques peut être mieux comprise si l’on considère les changements qui se produisent lors du
refroidissement d’un polymère liquide. La mobilité moléculaire diminue au refroidissement. Lorsque les énergies
de translation et de rotation sont devenues pratiquement nulles, la cristallisation devient possible. Si certaines
conditions de symétrie sont vérifiées, les molécules sont capables de s’empiler en un arrangement régulier et la
cristallisation peut se produire. La température à laquelle ceci se produit est Tf. Cependant certains polymères ne
satisfont pas à ces conditions de symétrie. Si tel est le cas, la cristallisation ne se produit pas, mais l’énergie des
molécules continue à décroitre avec la température. La température atteint Tg, température de transition vitreuse,
à laquelle les mouvements des macromolécules à grande échelle s’arrêtent.
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Un polymère présentera une ou deux transitions thermiques selon sa structure. Les amorphes ne présentent
que Tg. un polymère complètement cristallin ne présentera que Tf. Alors qu’un semi-cristallin présentera Tf et Tg.
Des changements de propriétés tels que le volume spécifiques, la capacité calorifique, etc…. seront remarqués
lorsque le polymère passe par l’une ou l’autre des transitions thermiques. La Figure 12 illustre la variation du volume
massique (« specific volume » inverse de la masse volumique) avec la température pour des polymères amorphes,
cristallins et semi-cristallins.
Figure 12 : détermination des températures de transition vitreuse et de fusion cristalline à partir des changements de volume spécifique.
Moléculaire (monomère) :
La gêne stérique (encombrement) associée aux groupes latéraux aura tendance à rehausser la Tv. Une
comparaison entre le PE (C2H4) et le PP (C2H3CH3) montre que la présence du groupe CH3 affecte la Tv
en l’augmentant.
La polarité des groupes latéraux a aussi un effet rehausseur car plus cette polarité est importante plus
l’énergie des liaisons faibles sera importante (nature électrostatique). En comparant le PE au PVC
(C2H3Cl) nous notons que la Tv du PVC et supérieure.
La présence d’éléments rigide dans le monomère (liaison double ou groupes aromatiques) qui a
tendance à élever la Tv. En comparant le PE au PPE (polyphényléthylène) présentant un groupe
aromatique dans le squelette du monomère, nous notons une Tv plus élevée pour PPE.
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Macromoléculaire.
L’augmentation de la masse moléculaire (degré de polymérisation) a tendance à augmenter la Tv, car
l’entremêlement deviendra plus important et les macromolécules nécessiteront plus d’énergie pour se
dégager et se mouvoir.
Le taux de ramification a tendance à augmenter la Tv et ce à cause des risques d’entremêlement et la
multiplication des points d’ancrage.
La présence de plastifiant (additif ou par absorption d’eau) réduit la Tv en augmentant les volumes
libres entre macromolécules.
Poly(méthacrylate de méthyle) (PMMA) atactique 108a Poly(acétate de vinyle) (PVA ou PVAc) 32a
Concernant la température de fusion des domaines cristallins, comme nous l’avons mentionné plus haut, elle
dépend essentiellement de l’énergie de liaison et de la fraction cristalline présente dans le polymère. Nous
remarquons que plus la polarité est importante plus la Tf est élevée. Aussi, plus le taux de cristallinité et élevé
plus la Tf le sera aussi.
Dans la suite nous discuterons les paramètres affectant la cristallinité.
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Pour les polymères linéaires, il est aisé d’obtenir de la cristallinité car il n’y a pas de restrictions à l’alignement
des chaînes. Cependant, les ramifications, cas des polymères ramifiés, s’opposent à la cristallisation ce qui donner
des taux de cristallinité plus faibles que ceux des polymères linéaires. De ce fait, la majorité des polymères ramifiés,
réticulés et à liaisons transversales sont amorphes.
Degré de polymérisation : la longueur des chaînes à un effet inverse sur la cristallinité car elle empêche le
repliement par la multiplication des points d’ancrage. Aussi la viscosité aura tendance à augmenter.
Stéréo-isomérie : la tacticité semble affecter la cristallinité des polymères en effet, un polymère isotactique
présentera une meilleur cristallinité qu’un syndiotactique qui à son tour aura une meilleur cristallinité qu’un
atactique.
Copolymères : Les copolymères, les aléatoires et les greffés présentent le plus de difficulté à cristalliser.
Cependant, quand une certaine régularité est aperçue (alternés ou séquencés) un semblant de cristallisation peut
se manifester.
Figure 13 : essais mécaniques, instantanés et à long terme des plastiques et domaine d'application
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(c)
Micrographie d’une craquelure
Mais quand les temps de sollicitations sont courts les notions classiques restent de mise.
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a-Traction
L’essai de traction est l’essai le plus pratiqué pour caractériser les matériaux. Il consiste à imposer une vitesse
d’allongement constante à l’éprouvette et à enregistrer la réponse de l’éprouvette en termes de résistance. Dans
le cas des polymères différentes réponses, qui nous résumons en 4 types (Figure 16), existent.
𝐹
𝑆0
Ce type de courbe est caractéristique d’un comportement fragile, souvent obtenu avec les matières
thermodurcissables, les thermoplastiques ne présentant ce comportement qu’à basse température (en dessous de
la température de transition vitreuse) et (ou) à vitesse élevée de sollicitation. La contrainte et l’allongement à la
rupture ainsi que le module d’Young sont alors calculés.
pour les matériaux semi-cristallins. Cependant, cette zone continuera à s’étendre le long de l’éprouvette au seuil
d’écoulement bas (Sb) à charge quasiment constante, jusque dans les têtes d’éprouvettes, avant d’atteindre la
rupture pour des allongements pouvant atteindre 1000 %.
En fait, au départ de la mise en charge du matériau, c’est la phase amorphe qui répond en première, étant moins
rigide que la phase cristalline, donc les chaines commencent à ce tendre jusqu’à atteindre un point ou cette option
n’est plus possible. À cet instant interviennent les cristallites qui commencent à se démêler ce qui nécessitera moins
d’effort que de tirer sur les squelettes des chaînes et donc la contrainte aura tendance à se maintenir tant que le
mécanisme de démêlage se poursuit. Cet étirage se traduit par une très forte orientation moléculaire (Figure 17).
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Courbes du type III (matériaux ductiles sans seuil d’écoulement)
Certains polymères cristallins présentent un comportement plastique sans seuil très marqué, typique des
polymères résilients. Outre les paramètres de rupture, est défini un seuil conventionnel SCε soit à l’intersection de
la droite parallèle à la tangente à l’origine de la courbe III à partir d’une déformation spécifiée (0,1 à 1 %) d’après la
norme ASTM D 638, soit à l’intersection de la perpendiculaire à l’axe des abscisses pour une déformation prescrite
(x %) d’après la norme NF EN ISO 527.
Ce comportement est caractéristique des élastomères et est obtenu avec les polymères amorphes au-dessus de
leur température de transition vitreuse, on détermine la contrainte et l’allongement à la rupture et souvent un
module sécant à 100 ou 200 % d’allongement (NF T 46-002).
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i.Identification des caractéristiques de traction.
Nous rapportons sur la (Figure 18) les caractéristiques et propriétés mécaniques communes des polymères.
Module d’élasticité : ce module correspond au coefficient de proportionnalité entre la contrainte et la
déformation dans le domaine d’élasticité linéaire. Ce qui correspond à la tangente à l’origine de la courbe de
traction, dans ce cas nous parlons de module tangent. Cependant quand la linéarité de la réponse élastique est
mise en doute, nous employons la notion de module sécant qui est estimé par le rapport de la contrainte seuil
d’écoulement, qui jouera le rôle d’une limite élastique par la déformation correspondante
Limite élastique ou seuil d’écoulement : cette donnée représente la contrainte limite perçu par le matériau
avant plastification. Dans certains cas elle n’est pas bien discernée et est donc approchée par le seuil d’écoulement
qui représente la contrainte atteinte pour une faible déformation plastique donnée.
Résistance mécanique : elle correspond à la contrainte réelle maximale que peut supporter le matériau. Dans
le cas des polymères c’est la contrainte à la rupture. Pour les matériaux métalliques elle correspond à la contrainte
maximale avant striction. La différence vient du fait que pour les polymères comme nous l’avons mentionnés plus
haut continuent à ce déformer uniformément dans la zone de striction alors que pour métaux le dommage
continuera à se localisé dans la zone de striction accélérant la rupture.
Énergie de rupture : cette grandeur calculable par unité de volume représente l’énergie nécessaire à la rupture
de l’éprouvette. Elle est définie par l’aire comprise entre la courbe et l’axe des allongements :
𝜖𝑅
𝑊𝑅 = ∫ 𝜎. 𝑑𝜖
0
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b-Dureté
La dureté est la résistance qu’oppose un matériau à la pénétration d’un corps plus dur, appelé pénétrateur. Elle
s’exprime par le symbole H (HARDNESS). Les essais les plus courants se font par pénétration : le pénétrateur peut
être soit une bille soit une pyramide. Les plus connus sont les essais BRINELL, ROCKWELL, VICKERS et SHORE. La
dureté dépend à la fois de la limite élastique et de la capacité de durcissement par déformation. L’essai Shore est
typique des polymères, surtout des élastomères. Voir Fiche dureté en annexe.
c-Résilience
La résilience permet de caractériser la résistance au choc des matériaux, elle est représentée par l’énergie
nécessaire à cisaillé une unité de surface par choc.
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b-Caractéristiques dynamiques des polymères
L’écoulement visqueux des polymères est l’un des aspects dominant leurs comportements à l’ambiante. En
effet, pour la majorité des polymères, à la température ambiante, ils sont dans leur domaine caoutchoutique. Les
essais de fluage et relaxation permettent de mettre en évidence cet aspect visqueux. Ces deux essais sont à
caractère viscoélastique car la contrainte (fluage) ou la déformation (relaxation) imposées sont dans le domaine
𝟎 𝝈
élastique. Ce qui permet de déterminer un module de fluage ou de relaxation qui correspond à 𝑬(𝒕) = 𝝐(𝒕) cas du
𝝈(𝒕)
fluage ou à 𝑬(𝒕) = 𝝐𝟎
cas de la relaxation. La Figure 21 montre la sensibilité du module de relaxation à la
température, où nous pouvons identifier la transition vitreuse du polymère avec une importante chute. Dans ce cas
le tracé est obtenu pour différentes température et à temps fixé.
i.Le fluage
Le fluage, consiste en la réponse, en termes de déformation, d’un matériau au cours du temps à une sollicitation
élastique instantanée et constante. La Figure 22 illustre différents cas de réponse en fonction du comportement du
matériau.
élastique
Figure 22: réponse à une mise en charge instantanée et essai de fluage interrompu.
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Quand l’essai de fluage est mené jusqu’à la rupture (Figure 23) nous constatons 3 zones distinctes qui sont : les
fluages primaires, secondaire et tertiaire. Les premier et troisième stades correspondent à des phases à
déformation accélérée tandis que le fluage secondaire correspond à une phase stabilisé à vitesse de déformation
constante.
: Temps de rupture
Figure 23: essai de fluage jusqu'à la rupture.
ii.La relaxation.
À son tour la relaxation est un type de sollicitation qui fait intervenir l’aspect visqueux des matériaux. Il consiste
en l’imposition d’une déformation initialement élastique et constante à une éprouvette et à suivre l’évolution de
la contrainte au cours du temps. Nous observons que la contrainte se relaxe, c’est-à-dire qu’elle diminue avec le
temps. Et ce par l’apparition de l’écoulement visqueux au sein du matériau (Figure 24).
Le Hookien qui représente un ressort sans inertie à élasticité linéaire donc la contrainte est exprimée
𝜎 = 𝐸. 𝜖
Le Newtonien qui représente l’écoulement visqueux, dont la contrainte est proportionnelle à la vitesse
𝑑𝜖 𝑡
de déformation 𝜎 = 𝜂 𝑑𝑡 𝑒𝑡 𝜖(𝑡) = 𝜂
Le modèle de saint-venant qui décrit les écoulements plastiques parfaits à seuil.
a-Modèles viscoélastiques.
i.Modèle de Kelvin-Voigt.
Ce modèle consiste en une mise en parallèle d’un ressort de Hooke et d’un piston de Newton (Figure 25). Dans
ce cas la contrainte globale du système est la somme des deux contraintes perçues par les deux éléments de base.
Cependant la déformation du système sera celle perçue par les deux éléments. Ce qui se traduit
mathématiquement par :
𝜖 = 𝜖𝐻 = 𝜖𝑁 (1)
𝑑𝜖
𝜎 = 𝜎𝐻 + 𝜎𝑁 = 𝐸𝜖 + 𝜂 𝑑𝑡 (2)
Cas du fluage : 𝝈 = 𝝈𝟎
(2) devient une équation linéaire du 1er ordre avec comme condition initiale 𝜖(0) = 0 dont la solution est :
𝑬.𝒕
𝝈𝟎 −
𝝐(𝒕) = 𝑬
[𝟏 − 𝒆 𝜼 ] (3)
𝑬
Le rapport 𝜼 = 𝜽−𝟏 , avec θ temps de retardation.
ii.Modèle de Maxwell.
Ce modèle est composé d’un ressort et d’un piston disposés en série (Figure 25). Dans ce cas, la contrainte
appliquée au système est reproduite au niveau des différents éléments et la déformation globale sera la somme
des déformations propres aux éléments du modèle.
𝜎 𝑡𝜎
𝜖 = 𝜖𝐻 + 𝜖𝑁 = 𝐸 + ∫0 𝜂 𝑑𝑡 (4)
𝜎̇ 𝜎
𝜖̇ = 𝜖̇𝐻 + 𝜖̇𝑁 = + (5)
𝐸 𝜂
𝑑𝜖
𝜎 = 𝜎𝐻 = 𝜎𝑁 = 𝐸𝜖 = 𝜂 𝑑𝑡 (6)
Cas du fluage : 𝝈 = 𝝈𝟎
𝝈𝟎 𝝈𝟎 𝟏 𝒕
(4) 𝝐(𝒕) = 𝑬
+ 𝜼
𝒕 = 𝝈𝟎 [𝑬 + 𝜼] (7)
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Cas de la relaxation : ε=ε0 dε/dt=0
𝑬
𝜎̇ 𝜎 (− 𝒕)
(5) + = 0 avec comme condition initiale σ(0)=Eε0 nous aurons 𝝈(𝒕) = 𝑬𝝐𝟎 𝒆 𝜼 (8)
𝐸 𝜂
𝑬
Le rapport 𝜼
= 𝝉−𝟏, « τ » représente le temps de relaxation
VII. Polymérisation.
La polymérisation représente l’opération de synthèse du polymère. C’est dans cette phase que se réalise
l’association des monomères en polymères.
Il existe deux familles de réaction de polymérisation qui sont la polymérisation par étapes et la polymérisation
en chaine.
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H2N-R-NH2+ HOOC-R’-COOH H-(-NH-R-NHCO-R’-)-OH +H2O
2)Polymérisation en chaîne.
La polymérisation en chaîne est amorcé par une espèce réactive R* produite à partir d’un initiateur « I » (appelé
aussi amorceur) :
I nR* (n = 1 ou 2) puis R*+M R-M*
L’espèce réactive, qui peut être un radical libre, un cation ou un anion, se fixe sur une molécule monomère par
ouverture de liaison, pour former un nouveau radical, cation ou anion, suivant le cas. Ce processus se répète te
permet l’addition successive de nombreuses molécules monomères sur le centre actif, ce qui constitue la
propagation ou croissance de la chaîne : R-(M)n-M* + M R-(M)n+1-M*
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A un moment donné la croissance du polymère se termine par la destruction du centre actif selon une réaction
spécifique qui dépend de la nature de ce centre et des conditions de la réaction.
Donc la réaction en chaîne se fait en 3 étapes qui sont :
a-Polymérisation radicalaire.
La Figure 28 illustre le principe de la polymérisation radicalaire.
Amorçage
(a) Création du radical libre :
- Par scission de la liaison O-O (a)
- Par oxydoréduction (b)
Addition au monomère (c)
(b) Propagation
Addition des monomères à la
chaîne en croissance. (d)
(c) Terminaison
- Par combinaison (e)
ou
- Par dismutation (f)
(d)
………
(e) (f)
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b-Polymérisation ionique.
Le centre actif est constitué par un ion et non plus un radical libre. Il existe 2 types de réactions de polymérisation
ionique :
- polymérisation cationique : le carbone du centre actif de la chaîne en croissance porte une charge positive
- polymérisation anionique : polymérisation cationique : le carbone du centre actif de la chaîne en croissance
porte une charge négative.
Initiation
Propagation
Terminaison
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Chapitre 2: INTRODUCTION AUX MATÉRIAUX COMPOSITES
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Introduction.
Les matériaux composites présentent l’avantage majeur de pouvoir allier différentes propriétés parfois
opposées comme la haute résistance et la ténacité voire d’autres combinaisons. Cette possibilité permet au
concepteur de modeler le matériau selon le besoin. Dans cette partie, nous présentons les différents aspects des
matériaux composites ainsi que le calcul d’homogénéisation de caractéristiques thermomécanique.
I. Définition.
Un matériau composite est un matériau composé de deux ou plusieurs phases distinctes. En générale c’est une
ou plusieurs phases discontinues réparties (renforts) dans une phase continue (matrice).
Si le matériau contient plusieurs phases discontinues on parlera de composite hybride.
À quelques exceptions près, les phases discontinues sont généralement plus résistantes que la phase continue.
Les propriétés des composites résultent :
Composite à fibres
Composite à particules
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II. Aspects liés au renfort et interaction matrice-renfort.
La forme, la distribution, l’orientation et la proportion du renfort (Figure 29) jouent un rôle important sur les
propriétés du composite. De même, l’interaction entre la matrice et le renfort affecte ces propriétés. En effet, si la
liaison entre le renfort et la matrice est forte nous auront une transmission maximale des sollicitations aux renforts
qui représente la phase résistante et rigide du composite.
Figure 29 illustre une classification des composites par forme du renfort.
L’interaction entre le renfort et la matrice dépend de la nature des deux éléments (réactivité) et des dimensions
du renfort. De la réactivité résultera l’interface qui est une phase intermédiaire entre la matrice et le renfort. Selon
les caractéristiques de cette phase le pontage entre matrice et renfort sera fort ou faible.
Selon la taille du renfort aussi, apparaissent deux mécanismes de renforcement qui sont la consolidation et le
durcissement :
Consolidation : obtenue pour de grandes tailles de renfort dont l’effet et de limiter la déformation au voisinage
du renfort. Dans ce cas l’interaction est d’ordre macroscopique, (Figure 30 (a)).
Durcissement : ce mécanisme est associé aux renforts de taille microscopiques, en effet ils joueront le rôle de
précipités qui empêcheront la progression des dislocations dans les cas des matrices cristallines ou d’obstacles aux
glissements moléculaires. Dans ce cas l’interaction est dite microscopique (voire atomique), (Figure 30 (b)).
Porosité
Graphite
(a) (b)
Cermet : composite Cobalt renforcé par du Caoutchouc renforcé par du noir de carbone,
carbure de Tungstène (grossissement ×100) les bulles claires sont des porosités
(grossissement ×80000)
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1)Composites à renforts fibreux.
Technologiquement c’est la forme la plus exploitée dans l’industrie des composites. L’objectif d’une conception
de composites renforcé par fibre est de minimiser la masse tout en assurant la résistance et la rigidité requises.
Ceci nous pousse à parler de module ou de résistance spécifiques qui correspondent au rapport du module ou de
𝐸 𝑅𝑚
la résistance par la densité dans le cas des sollicitations en traction ( , ) ou par le carré de la densité dans le cas
𝜌 𝜌
composite soit optimal il faudrait transmettre à la fibre sa résistance maximale sans atteindre la résistance au
cisaillement τc. À partir de ce raisonnement nous pouvons estimer une longueur critique de la fibre qui permettra
d’assurer la rupture de la fibre sans décohésion préalable au niveau de l’interface. Ainsi :
𝝓
𝒍𝒄 = 𝝈𝒇 .
𝟐𝝉𝒄
Si la longueur de la fibre est inférieure à lc nous obtenons une décohésion sans avoir atteint la résistance
maximale de la fibre. Si la longueur de la fibre est supérieure à lc alors la fibre cèdera sa décohésion ce permet
d’assurer un transfert optimale de l’effort entre la matrice et le renfort.
Technologiquement nous classons les fibres en deux catégories :
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l : longueur de la fibre
Matrice
Axe de symétrie
σ Ø σ
𝑙 = 𝑙𝑐 𝑙 > 𝑙𝑐 𝑙 < 𝑙𝑐
σf
𝑙𝑐 𝑙𝑐 𝑙 𝑙
2 2 2 2
Figure 31: effet de la longueur de fibre
1)Fractions volumiques.
𝑣
vc = vr + vm 𝑉%𝑟 = 𝑣𝑟
𝑐
𝑣𝑚
𝑉%𝑚 = 𝑣𝑐
2)Fractions massiques.
𝑚
mc = mr + mm 𝑀%𝑟 = 𝑚𝑟
𝑐
𝑚𝑚
𝑀%𝑚 = 𝑚𝑐
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𝒎 𝝆 𝒗 𝝆
D’où au final : 𝑴%𝒓 = 𝒎𝒓 = 𝝆𝒓𝒗𝒓 = 𝑽%𝒓 . 𝝆𝒓
𝒄 𝒄 𝒄 𝒄
𝝆𝒄 = ∑ 𝝆𝒊 𝑽%𝒊
𝒊=𝟏
𝟏
𝝆𝒄 =
𝑴
∑𝒏𝒊=𝟏 %𝒊
𝝆𝒊
𝑷𝒄 = ∑ 𝒇𝒊 𝑷𝒊 , 𝒏: 𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒊𝒕𝒖𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒆𝒕 ∑ 𝒇𝒊 = 𝟏
𝟏 𝟏
𝑷−𝟏
𝒄 = ∑ 𝒇𝒊 𝑷−𝟏
𝒊 , 𝒏: 𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒊𝒕𝒖𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒆𝒕 ∑ 𝒇𝒊 = 𝟏
𝟏 𝟏
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Remarque : les courbes de Voigt et de Reuss permettent de délimiter une propriété entre deux valeurs limites.
1)Discussion
Nous illustrons sur la Figure 33 les courbes de traction de la matrice, du renfort et du composite. Ainsi, en
considérant une sollicitation de traction sur le composite. Nous notons deux stades :
Le premier stade dans lequel matrice et renfort sont sollicités élastiquement dans ce domaine nous aurons à
appliquer la loi de mélange (Voigt ou Reuss) avec les modules d’élasticité longitudinaux.
Le deuxième stade apparait lorsque la résine commence à se plastifier (point εym) et se poursuit jusqu’au la
rupture de la fibre (point 𝜀𝑓∗ ). Dans ce domaine nous notons que le module d’élasticité du composite chute un peu
car le module de la matrice a diminué (nous considérons le module sécant). A la rupture de la fibre nous considérons
que le composite est endommagé et donc nous obtenons la résistance maximale du composite qui sera une
combinaison de 𝜎𝑓∗ et de 𝜎𝑚
′
(contrainte atteinte par la matrice au moment de la rupture de la fibre). Au-delà de ce
point la résistance du composite chutera pour se rapprocher de celle de la matrice puisque la fibre n’est plus en
mesure de supporter des charges et l’endommagement se trouvera accélérer.
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2)Rapport de charge.
Ce rapport nous informe sur la réparation de la charge appliquée au composite entre le renfort et la matrice :
𝐹𝑓 (𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢é𝑒 à 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑏𝑟𝑒) 𝐸𝑓 .𝑣𝑓
𝐹𝑚 (𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢é𝑒 à 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑡𝑟𝑖𝑐𝑒)
=𝐸 , vf et vm étant les fractions volumiques respectives des fibres et de la
𝑚 .𝑣𝑚
3)Résistance mécanique.
Dans le cas d’une sollicitation parallèle aux fibres (longues) nous avons :
′
𝜎𝑐 = 𝑣𝑓 . 𝜎𝑓 + (1 − 𝑣𝑓 ). 𝜎𝑚
Dans le cas d’une sollicitation parallèle aux fibres (coutres l >lc) nous avons :
𝑙𝑐 ′
𝜎𝑐 = 𝑣𝑓 . 𝜎𝑓 (1 − ) + (1 − 𝑣𝑓 ). 𝜎𝑚
2𝑙
Dans le cas d’une sollicitation parallèle aux fibres (coutres lc > l) nous avons :
𝑙 ′
𝜎𝑐 = 𝑣𝑓 . 𝜏𝑐 . + (1 − 𝑣𝑓 ). 𝜎𝑚
𝑑
′
Avec τc la plus faible des résistances au cisaillement de la matrice et de l’interface et 𝜎𝑚 la contrainte atteinte
dans la matrice au moment de la rupture de la fibre.
Remarque importante : tout le calcul entrepris considère le cas d’une matrice ductile qui se rompt après la fibre.
Cependant dans certains cas tels que pour les matrices céramiques c’est plutôt l’inverse avec une matrice qui peut
se rompre avant le renfort. Dans ce cas il faudra en tenir rigueur dans l’analyse en considérant la contrainte atteinte
dans le renfort (𝜎𝑓′ ) au moment de la rupture de la matrice.
𝜎𝑐 = 𝑣𝑓 . 𝜎𝑓′ + (1 − 𝑣𝑓 ). 𝜎𝑚
′
𝜎𝑐 = 𝑣𝑓𝑐 . 𝜎𝑓 + (1 − 𝑣𝑓𝑐 ). 𝜎𝑚 = 𝜎𝑚
′
𝝈𝒎 − 𝝈𝒎
⇒ 𝒗𝒇𝒄 =
𝝈𝒇 − 𝝈′𝒎
La fraction minimale représente la fraction qui donnera au composite la résistance de la matrice endommagée,
à cause de la rupture des fibres. Donc le composite est supposé résister que par le biais de la fraction volumique de
la matrice. D’où :
′
𝜎𝑐 = 𝑣𝑓𝑚𝑖𝑛 . 𝜎𝑓 + (1 − 𝑣𝑓𝑚𝑖𝑛 ). 𝜎𝑚 = (1 − 𝑣𝑓𝑚𝑖𝑏 ). 𝜎𝑚
′
𝝈𝒎 − 𝝈𝒎
⇒ 𝒗𝒇𝒄 =
𝝈𝒇 − 𝝈′𝒎 + 𝝈𝒎
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Remarques importantes :
Ce raisonnement peut être appliqué au cas d’une matrice qui se rompe avant le renfort tout en tenant
rigueur des modifications nécessaire sur les formules.
Aussi les développements mathématiques exprimés plus haut sont réalisés pour le cas de fibres
longues (continues) et dans la direction longitudinale. Il sera toute à fait possible d’aborder la même
démarche pour le cas transversal et les cas des fibres courtes.
V. Caractéristiques spécifiques :
La notion de module spécifique met en avant l’intérêt de l’exploitation des matériaux composites par rapport
aux matériaux classiques. En effet, au lieu de limiter notre vision au caractéristique de résistance exclusivement il
serait plus pratique de regarder les aspects de masse surtout quand ceux-ci deviennent critiques vis-à-vis de la
conception, cas de l’aéronautique par exemple.
En traction : l’objectif étant d’avoir une structure la plus légère et assurant la fonction mécanique de résistance
à la traction.
𝑚 = 𝜌𝑉, 𝑉 = 𝑆𝐿 𝑐𝑎𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛𝑒 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒
𝐹 𝐹 𝐿𝐹 𝜌
𝜎= = 𝐸𝜖 ⟹ 𝑆 = 𝑒𝑡 𝑚 =
𝑆 𝐸𝜖 𝜖 𝐸
𝑬
Ce qui revient à dire que plus le rapport (𝝆: module spécifique) sera important plus la masse sera faible. Ceci
𝐹𝐿3
Détail du calcul : 𝛿 = 𝐸.𝐼
δ étant la flèche obtenue sous l’effort F, pour une poutre encastrée de section carrée
𝑎4
et de côte « a ». I : moment quadratique dans ce cas 𝐼 = 12
𝑚 = 𝜌𝑉 = 𝑎2 𝐿. 𝜌
12𝐹𝐿3 12𝐹𝐿5 𝜌
𝑚 = 𝜌. 𝐿√ =√ .
𝐸. 𝛿 𝛿 √𝐸
𝑬
Autrement dit pour que « m » soit minimale il faut le rapport (𝝆𝟐 : module spécifique en flexion) soit maximale.
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1)Stratifiés
Le stratifié est un assemblage de plusieurs couches de pré-imprégnés, ces derniers sont des feuilles ou plaques
de composites préfabriqués et réticulé à un taux de 30% environ ou le renfort est souvent sous forme de fibre
longues orientées. Les plis de pré-imprégnés sont orientés de sorte à faire face aux sollicitations que rencontrera
le produit.
chaque couche est désignée par un nombre indiquant la valeur en degré de l’angle que fait la direction des
fibres avec l’axe de référence x. Sur les figures 1.4(a) et 1.4(b), les couches sont représentées décalées les
unes par rapport aux autres. La structure stratifiée est décrite de bas en haut ;
les couches sont nommées successivement entre crochet en allant de la face inférieure à la face supérieure.
Les couches successives sont séparées par le symbole « / »comme l’exemple de la Figure 34 (a) :
[−45/45/−45/−45/45/−45] ;
les couches successives d’un même matériau et de même orientation sont désignées par un indice
numérique, comme l’exemple de la Figure 34 (b) : [0/452/90/−452/0] ;
en cas de stratification hybride (différents matériaux dans un même stratifié), il faut préciser par un indice la
nature de la couche ;
en cas de structures symétriques, la moitié est codifiée et le symbole s indique la symétrie :
[−45/45/−45/−45/45/−45] devient [−45/45/−45]s et [0/45/45/90/−45/−45/0] devient [0/452/90/−452/0].
2)Panneaux sandwich
Les structures composites subissant des sollicitations de type flexion ou torsion sont généralement construites
en matériaux sandwiches. Une structure sandwich est composée d’une âme et de deux peaux en matériaux
composites. L’assemblage est réalisé par collage à l’aide d’une résine compatible avec les matériaux en présence.
Les âmes les plus utilisées sont de type nid d’abeilles, âme ondulée ou mousse. Les peaux sont généralement
constituées de structures stratifiées. Une âme nid d’abeilles est présentée sur la Figure 35.
Ces structures ont une grande rigidité en flexion et torsion. L’âme de la structure sandwich résiste
principalement aux contraintes de cisaillement et de compression hors plan, les peaux inférieures et supérieures
supportent quant à elles les efforts dans leur plan.
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Description d’un panneau sandwich Description du nid d’abeille
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Annexe
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Université de Versailles et Saint Quentin-en-Yvelines
Bâtiment Descartes – RC27
45, Avenue des Etats-Unis
78035 Versailles
Master 2 SPI – DSME
Responsable: Paolo VANNUCCI ([email protected])
1. DONNEES DE DEPART
1.1 Matériaux composant le stratifié: ils sont orthotropes et d'habitude connus grâce aux
constantes de l'ingénieur dans l'es directions d'orthotropie de la couche, E1, E2, ν12 et G12, aux
caractéristiques de résistance de chaque pli Xc, Xt, Yc, Yt, S et éventuellement F12*, aux
coefficients de dilatation thermique et d'absorption d'eau dans les deux directions
d'orthotropie, α1, α1, β1 et β2, et à leur épaisseur hc. Une alternative est celle de donner
directement les composantes tensorielles du tenseur de la rigidité Q, Q11, Q12, Q22 et Q66; dans
ce cas, l'étape de calcul du tenseur Q à partir des constantes de l'ingénieur n'est évidemment
pas nécessaire.
1.2 Actions mécaniques: elles sont données en spécifiant, dans les axes du stratifié, le
tenseurs N et M des actions de membrane et de flexion: Nx, Ny, Nxy, Mx, My et Mxy.
1.3 Actions thermiques: elles sont données en spécifiant la variation de température t° par
rapport à un état sans contraintes (normalement celui de fabrication du stratifié) et la variation
de température ∆t entre la surface supérieure et l'inférieure du stratifié.
1.4 Actions hygroscopiques: elles sont données en spécifiant le pourcentage d'eau m°
absorbée par rapport à l'état de fabrication du stratifié et la variation ∆m de pourcentage d'eau
entre la surface supérieure et inférieure du stratifié.
-1-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
E1
Q11 = ,
1 − ν 12ν 21
ν 21E1
Q12 = ,
1 − ν 12ν 21 (1)
E2
Q22 = ,
1 − ν 12ν 21
Q66 = G12 ,
avec
E2
ν 21 = ν 12 . (2)
E1
2.2 Tenseurs γk=Qkαk: si le chargement thermique n'est pas nul, pour chaque couche k il faut
calculer le tenseur des rigidités thermique dans les axes d'orthotropie de la couche:
Q11 Q12 0 α1 Q11α1 + Q12α 2
γ k = Q k α k = Q12 Q22 0 α 2 = Q12α1 + Q22α 2 . (3)
0 0 Q66 0 0
2.3 Tenseurs λk=Qkβk: si le chargement hygroscopique n'est pas nul, pour chaque couche k il
faut calculer le tenseur des rigidités hygroscopique dans les axes d'orthotropie de la couche:
Q11 Q12 0 β1 Q11β1 + Q12 β 2
λ k = Q k β k = Q12 Q22 0 β 2 = Q12 β1 + Q22 β 2 . (4)
0 0 Q66 0 0
1 n
D = ∑k =1Q k (δ k )( z k3 − z k3−1 ); x3≡ z
3
ici, δk est l'angle dont l'axe x1 du pli k est
tourné par rapport à l'axe x du stratifié, comme
en figure. Il est impératif d'exprimer les x2
différents tenseurs Qk dans le même repère, y
celui de la plaque, {x, y, z}. δk
x x1
-2-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
Pour ce faire, on utilise les formules de changement de repère: si c= cos δk et s= sin δk, alors
Qxx c 4 2s 2c 2 4 s 2c 2 s4
Q 3
xs sc s 3c − sc 3 2( s 3c − sc 3 ) − s 3c Q11
Qxy s 2c 2 c4 + s4 − 4s 2c 2 s 2c 2 Q12
= 2 2 . (7)
Qss s c − 2s 2c 2 c 4 + s 4 − 2s 2c 2 s 2c 2 Q66
Qys s 3c sc3 − s 3c 2( sc 3 − s 3c) − sc 3 Q22
4
Qyy s 2s 2c 2 4 s 2c 2 c 4
z
n
Si les plis sont identiques, les formules sont h/2 k
zk
plus simples; en numérotant les couches selon zk-1
le schéma de figure, on obtient
h/2
1
h n
A = ∑k =1Q(δ k ),
n
1 h2 n
B= ∑ bk Q(δ k ),
2 n 2 k =1
(8)
1 h3 n
D= ∑ d k Q(δ k ),
12 n3 k =1
avec
bk = 2k − n − 1,
(9)
d k = 12k (k − n − 1) + 4 + 3n(n + 2).
A remarquer que les coefficients bk sont antisymétriques par rapport au plan moyen et les dk
symétriques.
3.2 Tenseurs U, V et W: ces tenseurs décrivent le comportement thermo-élastique du
stratifié; en général,
n
U = ∑ k =1 γ k (δ k )( zk − zk −1 ),
V=
1 n
2
∑ k =1
(
γ k (δ k ) zk2 − zk2−1 , ) (10)
1 n
(
W = ∑k =1 γ k (δ k ) zk3 − zk3−1 .
3
)
La rotation de δk des tenseurs γk, qui sont des tenseurs du second ordre, se fait grâce aux
relations suivantes:
γ xx c 2 s2
2 γ
γ yy = s c 2 11 . (11)
γ sc γ
xy − sc 22
Dans le cas de plis identiques, alors:
-3-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
h n
U= ∑ γ k (δ k ),
n k =1
1 h2 n
V= ∑ bk γ k (δ k ),
2 n 2 k =1
(12)
1 h3 n
W= ∑ d k γ k (δ k ).
12 n3 k =1
3.3 Tenseurs F, G et H: ces tenseurs décrivent le comportement hygro-élastique du stratifié;
en général,
F = ∑ k =1 λ k (δ k )( zk − zk −1 ),
n
1 n
G= ∑ λ k (δ k )(zk2 − zk2−1 ),
2 k =1
(13)
1 n
H = ∑ k =1 λ k (δ k )(zk3 − zk3−1 ).
3
La rotation de δk des tenseurs λk, qui sont des tenseurs du second ordre, se fait grâce aux
relations suivantes:
λ xx c 2 s2
2 λ
λ yy = s c 2 11 . (14)
λ − sc λ
xy sc 22
Dans le cas de plis identiques, alors:
h n
F= ∑ λ k (δ k ),
n k =1
1 h2 n
G= ∑ bk λ k (δ k ),
2 n 2 k =1
(15)
1 h3 n
H= ∑ d k λ k (δ k ).
12 n3 k =1
-4-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
et donc il faut inverser la matrice complète; cela est faisable et on peut écrire la formule
d'inversion d'une matrice 6×6 une fois pour toute. Le problème est que cette formule est très
longue et compliquée. Une autre façon d'aborder ce même problème est d'inverser un à un les
trois tenseurs qui apparaissent dans (17), A, B et D. On peut donc réécrire la (17) sous la
forme
ε o a b N
= T (18)
χ b d M
avec
a = (A − BD −1B ) ,
−1
d = (D − BA −1B ) ,
−1
(19)
b = −aBD −1 = −(A − BD −1B ) BD−1.
−1
avec
∆ = A11 A22 A66 − A11 A262 − A122 A66+2 A12 A16 A26 − A162 A22 . (23)
4.2 Cas d'un chargement thermique et/ou hygroscopique: dans ce cas la (5) se réduit à
−1
ε o A B U ∆t V F ∆m G
= t ° + + m° + . (24)
χ B D V h W G h H
Encore une fois, en inversant les tenseurs un à un grâce aux (19) on trouve:
ε o u ∆t v 2 f ∆m g 2
= t ° + + m° + , (25)
χ v1 h w g1 h h
avec
u = aU + bV ,
v1 = b T U + dV ,
(26)
v 2 = aV + bW,
w = b T V + dW,
-5-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
et
f = aF + bG ,
g1 = b T F + dG ,
(27)
g 2 = aG + bH,
h = b TG + dH.
Si le stratifié est à plis identiques et B=O, alors on peut montrer que même V=v1=v2=O et
aussi que G=g1=g2=O et donc les (26) et (27) se simplifient pour donner
u = aU ,
w = dW ,
(28)
f = aF ,
h = dH.
4.3 Cas d'un chargement complet: dans ce cas il faut prendre en considération la (5) dans sa
totalité et on obtient:
−1
ε o A B N U ∆t V F ∆m G
= + t ° + + m° + (29)
χ B D M V h W G h H
et donc, en procédant comme dans les cas précédents,
ε o a b N u ∆t v 2 f ∆m g 2
= T + t ° + + m° + . (30)
χ b d M v1 h w g1 h h
De cette dernière équation on voit bien que la déformation totale, de membrane ou de flexion,
est due à la partie mécanique (conséquence de l'application des charges), à la partie thermique
et à la partie hygroscopique, comme si toutes agissaient séparément (superposition des effets
due à la loi de Hooke-Duhamel).
-6-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
6.2 Critère de la déformation maximale: il s'agit de vérifier que, pour la couche k et pour
chaque valeur de z dans l'intervalle [zk-1, zk], les déformations dans le repère matériel soient
bornées par les valeurs limites propres au matériau constituant le pli:
-7-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
− X cε ≤ ε1 ≤ X tε ,
− Ycε ≤ ε 2 ≤ Yt ε , (39)
ε6 ≤ Sε .
Alternativement, si l'on connaît les déformations dans le repère du stratifié, il faudra
vérifier que (attention, la transformation est différente par rapport à celle des contraintes)
− X cε ≤ c 2ε x + s 2ε y + csε s ≤ X tε ,
− Ycε ≤ s 2ε x + c 2ε y − csε s ≤ Yt ε , (40)
− 2csε x + 2csε y + (c 2 − s 2 )ε s ≤ S ε .
6.3 Critère de Tsai-Hill: il s'agit de vérifier que, pour la couche k et pour chaque valeur de z
dans l'intervalle [zk-1, zk], les contraintes dans le repère matériel satisfont la limitation:
2 2 2
σ 1 σ 2 σ 1σ 2 σ 6
+ − 2 + ≤ 1. (41)
X Y X S
Dans la (41), les valeurs de X et Y sont celles de compression ou de traction; à défaut
d'indications plus précises, on choisira, de façon conservative, la valeur qui rend le premier
membre le plus grand.
Alternativement, si l'on connaît les contraintes dans le repère du stratifié, il faudra vérifier
que
2 2
c 2σ x + s 2σ y + 2csσ s s 2σ x + c 2σ y − 2csσ s
+ −
X Y
(42)
(c σ
2
x + s 2σ y + 2csσ s )(s 2σ x + c 2σ y − 2csσ s ) − csσ x + csσ y + (c 2 − s 2 )σ s
+
2
≤ 1.
X2 S
6.4 Critère de Hoffmann: il s'agit de vérifier que, pour la couche k et pour chaque valeur de z
dans l'intervalle [zk-1, zk], les contraintes dans le repère matériel satisfont la limitation:
σ 12 σ 22 σ 1σ 2 Xc − Xt Y −Y σ2
+ − + σ 1 + c t σ 2 + 62 ≤ 1. (43)
Xt Xc YtYc Xt Xc Xc Xt YcYt S
Comme pur les critères précédents, on peut faire le calcul directement dans le repère du
stratifié.
6.5 Critère de Tsai-Wu: il s'agit de vérifier que, pour la couche k et pour chaque valeur de z
dans l'intervalle [zk-1, zk], les contraintes dans le repère matériel satisfont la limitation:
σ 12 σ 22 σ 1σ 2 Xc − Xt Y −Y σ2
+ + 2 F12* + σ 1 + c t σ 2 + 62 ≤ 1. (44)
Xt Xc YtYc Xt Xc Xc Xt YcYt S
Comme pur les critères précédents, on peut faire le calcul directement dans le repère du
stratifié. A remarquer que si, comme c'est le cas souvent,
1
F12* = − (45)
2
les critères de Hoffmann et de Tsai-Wu coïncident.
-8-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
1 1
Gxym = , Gxyf = ,
ass* d ss*
(47)
a*xy d xy*
ν =−
m
xy , ν =− f
xy ,
a*xx d xx*
a*xs d xs*
η xym , x = , η xyf , x = ,
a*xx d xx*
a*ys d ys*
η xym , y = , η xyf , y = .
a*yy d *yy
8. EXEMPLE NUMERIQUE
Stratifié avec 5 couches identiques, séquence [α/−α/0/−α/α], avec α=30°. Le matériau est du
carbon-époxyde T300-5208; les valeurs caractéristiques sont:
hc=0.125 mm
E1= 181000 MPa
E2=10300 MPa
G12=7170 MPa
-9-
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
ν12=0.28
Xt=1400 MPa
Xc=900 MPa
Yt=35 MPa
Yc=110 MPa
S=70 MPa
F*12=−0.3
Le stratifié est chargé avec
10 0
MN
N = 0 × 10 − 4 , M = 3 × 10 − 6 MN .
− 0 .5 m 0
En faisant les calculs comme indiqué on trouve:
h=0.625 mm
181811 2897 0
Q = 2897 10346 0 MPa
0 0 7170
77.41 16.59 0
MN
A = 16.59 13.12 0
m
0 0 19.26
B=O
- 10 -
_____________________________________________________________________
P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
0.18 − 0.22 0
m
a = − 0.22 1.05 0 × 10−1
MN
0 0 0.52
0.84 − 0.95 − 0.42
1
d = − 0.95 3.54 − 0.31 × 106
MNm
− 0.42 − 0.31 1.81
0.11 − 0.14 0
1
a* = − 0.14 0.65 0 × 10− 4
MPa
0 0 0.32
0.18 − 2 .8
1
ε = − 0.22 × 10 − 4 ,
o
χ = 10.6 .
− 0.026 − 0 .9 m
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P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
- 12 -
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P. Vannucci - Calcul d'un stratifié
E
G
Versailles, 23/10/2005
P. Vannucci
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