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Comprendre les Idéologies et leur Impact

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Thème : Idéologies

Étymologie : Du grec idéa (idée) et logos (discours, science). Idéologie signifie donc
étymologiquement « science des idées » ou « discours sur les idées »
OU « logos » (langage, discours logique, raison) / « Eidos » apparenté à « idein » = voir (//
image)  Idéologie = traduire le monde en images, en idées, en abstractions

 Définition générale : Aujourd’hui, on peut considérer l'idéologie comme un ensemble


de croyances, de doctrines ou de visions du monde qui influencent le comportement et
les attitudes d'un groupe ou d'une société. Elle fournit une interprétation du monde et
propose un programme d'action. Les idéologies peuvent être politiques, sociales,
économiques, ou culturelles.

Définitions spécifiques

 Scientifique : Doctrine politique ou sociale interprétant le monde et proposant un


programme d’action (socialisme, libéralisme, communisme, écologisme/écologie
politique).
 Politique (polémique/négative) : Théorie fausse ou doctrine visant à imposer son
influence (idéologie dominante).

 Marxiste (Karl Marx) : Doctrine (partiale et partielle) servant la domination d'une


minorité (L'Idéologie allemande, tome 1 rédigé en 1845-1846 avec Engels, publié à
titre posthume en 1932)

Auteurs clés par partie avec leur pensée

Partie I : l’appareil idéologique d’État (AIE)

 Louis Althusser (Pour Marx, 1965).


o Pensée clé : Althusser insiste sur le rôle fondamental de l’idéologie dans la
structure des sociétés humaines, qui en ont besoin pour leur fonctionnement
quotidien (Pour Marx, 1965). Pour lui, il y a d’une part l’appareil répressif
d’État (ARE), et d’autre part, l’appareil idéologique d’État (AIE). État =
domination politique pour Marx. Les AIE de Althusser permettent de contrer la
répression grâce à l’idéologie.

Partie II : La soumission repose sur des catégories de pensées

 Pierre Bourdieu (La reproduction, 1970 puis redéfini dans Méditations pascaliennes,
1997).
o Pensée clé : Bourdieu théorise que la soumission des dominés repose sur des
catégories de pensée partagées avec les dominants, ce qu'il appelle la «
violence symbolique » (concept d’abord issu de La reproduction, 1970 puis
redéfini dans Méditations pascaliennes, 1997).

Partie III : Créer le consentement à l’idéologie


 Max Weber (Économie et société, 1922).
o Pensée clé : Trois types-idéaux de légitimité : traditionnelle, charismatique, et
légale-rationnelle. Weber explore comment les individus accordent légitimité à
différentes formes de domination, dépendant de coutumes, du charisme d'un
leader, ou de lois rationnelles (Économie et société, 1922).

Partie IV : Idéologie contre l’ordre établi

 Hannah Arendt (De la révolution, 1963)


o Pensée clé : « La réforme et la révolution sont deux modes d’action politique.
» Arendt distingue la réforme, qui est un processus graduel de changement, et
la révolution, qui est un changement radical et souvent violent de l'ordre établi
(De la révolution, 1963).

Partie V : Les phénomènes religieux et les idéologies  désillu° pol = retour relig°

 Gilles Kepel (La revanche de Dieu, 1991).


o Pensée clé : Le retour du religieux dans l’espace social et politique à partir des
années 1970. Kepel observe que les désillusions envers les idéologies
politiques et les crises de la modernité ont conduit à une réaffirmation du
religieux comme force politique et sociale (La revanche de Dieu, 1991).

Partie VI : De la lassitude dans les idéologies

 Jean-François Lyotard (La condition postmoderne, 1979).


o Pensée clé : La fin des Grands Récits et l’avènement des petits récits dans la
condition postmoderne. Lyotard explique que les métarécits unificateurs de la
modernité ont perdu de leur pouvoir explicatif et normatif, cédant la place à
des récits fragmentés et locaux (La condition postmoderne, 1979).

Partie VII : Technique est devenue une idéologie dominante

 Jacques Ellul (Le Système technicien, 1977).


o Pensée clé : « La technique désacralise tout sacré antérieur à elle et se
sacralise. » Ellul argue que la technique est devenue une idéologie dominante,
orientant la société vers l’efficacité et le progrès technologique au détriment de
questionnements éthiques et sociaux (Le Système technicien, 1977).

Thème : Sciences, technique et éthique + croyance

Etymologie

L'étymologie de « science » vient du latin, « scientia » (« connaissance »), lui-même du verbe


« scire » (« savoir ») qui désigne à l'origine la faculté mentale propre à la connaissance. Cette
acception se retrouve par exemple dans l'expression de François Rabelais : « Science sans
conscience n'est que ruine de l'âme »

Définitions
 Science :
o Ensemble de connaissances fondées rationnellement.
o Connaissances objectives et universelles.
o Connaissances prouvées ou démontrées par une méthode scientifique.
 Technique : du grec tekhne, « métier, art, habileté manuelle ou intellectuelle »  tout
procédé ou moyen qui permet d’obtenir un but prédéterminé
 Éthique : du grec ethikos, moral et de ethos, moeurs. L'éthique est la science de la
morale et/ou des moeurs
 Croyance : Assentiment à des représentations sans preuve certaine.
 Légendes urbaines et rumeurs : Expression des peurs sociales et des aspirations.

Principe fondateur, la réfutabilité de Karl Popper

Karl Popper, Conjonctures et réfutations (1953) : théorie de la falsifiabilité.

Popper fait de la falsifiabilité, le critère de distinction entre ce qui est scientifique et ce qui
ne l’est pas. Popper prend ses distances avec l’empirisme qui pense que les théories
scientifiques sont induites de l’expérience.
La recherche scientifique ne procède pas par induction (déduire des lois par généralisation des
observations), mais par erreurs et réfutation. Toute théorie pouvant être falsifiée par un seul
cas, il convient de considérer qu’il n’y a que des théories provisoirement vraies ou fausses.
Pour Popper la science est perçue comme une « quête inachevée » vers la connaissance
objective.

Auteurs clés par partie avec leur pensée

Partie I : Grandes étapes de la science

 Copernic (De revolutionibus orbium coelestium, 1543).


o Pensée clé : Héliocentrisme, remise en question de la Terre au centre de
l’univers (De revolutionibus orbium coelestium, 1543).

Partie II : La science et la technique

 Galilée (Sidereus Nuncius, 1610).


o Pensée clé : Interdépendance de la science et de la technique, découverte de la
lunette (Sidereus Nuncius, 1610).

Partie III : Le progrès

 Auguste Comte (Cours de philosophie positive, 1830-1842)


o Pensée clé : Positivisme, progrès de l’esprit humain, remplacement des
croyances théologiques par la science (Cours de philosophie positive, 1830-
1842).
Partie IV : Science et croyance

 Wiktor Stoczkowski (Des hommes, des dieux et des extraterrestres, 1999)


o Pensée clé : Théorie des anciens astronautes, influence des croyances
modernes (qui sont liées aux découvertes scientifiques et à leur mauvaise
connaissance) sur la perception de l’humanité (Des hommes, des dieux et des
extraterrestres, 1999).

Partie V : Religion et croyance

 Danièle Hervieu-Léger (Le pèlerin et le converti, 1999)


o Pensée clé : « Croyants baladeurs », individualisation des croyances et
sécularisation (Le pèlerin et le converti, 1999)  ». La pensée irrationnelle
investit tout, à la fois les nouveaux mouvements et les croyances dites
parallèles comme l'astrologie, la médecine douce, etc.

Partie VI : Influence de la science dans la société contemporaine

 Michel Foucault (Surveiller et punir, 1975)


o Pensée clé : Multiplicité des pouvoirs, influence des experts scientifiques sur
les décisions politiques (Surveiller et punir, 1975).

 mentionner l’importance de la science dans la révélation de dangers pour l’homme


Exemple :
- dangers industriels (tabac, néonicotinoïdes) => historienne américaine spécialiste des
sciences Naomi Oreskes (La Fabrique de l’Ignorance, ARTE, 2024) => développement
de l’agnotologie = étude de l’ignorance (idée qu’il est aussi important d’étudier ce
qu’on ignore que d’étudier les connaissances  Undone Science, ouvrage de David
J. Hess, anthropologue professeur à la Vanderbilt university
- Professeurs de biologie cellulaire à la Faculté de Médecine de la Tufts University à
Boston, ⇒ Ana Soto et Carlos Sonnenschein sont à l'origine de la découverte des
effets du Bisphénol A, qu’ils sont les premiers à montrer du doigt ⇒ remet en cause
toute la méthode réglementaire de la toxicologie, qui cherche à démontrer la toxicité
d’un produit pour l’humain à haute dose ⇒ ils montrent que certains produits
peuvent être toxiques ou cancérigènes à des doses infinitésimales, notamment du
fait d’une exposition prolongée

Partie VII : technique

 Le mythe de Prométhée chez Platon, Le Protagoras

Dans la mythologie grecque, Prométhée vole la connaissance des arts et le feu aux divinités
de la tekhne (Athéna et Héphaïstos) pour les donner aux hommes. En effet, idée que la
technique est nécessaire à l’homme qui est un être vulnérable.
Zeus décide de donner aux hommes la pudeur et la justice. La dimension technique et la
dimension morale ont permis aux hommes de faire société et bâtir des civilisations =>
Aujourd’hui ces deux dimensions se confrontent.
 Bergson, L’Évolution créatrice, 1907, homo faber plutôt qu’homo sapiens 
technique comme spécificité humaine

Partie VIII : Importance de l’éthique dans la science

Aldous Huxley, Le meilleur des mondes, 1932  dystopie qui montre à quel point c'est
important d'avoir de l'éthique pour ne pas tomber dans une science qui joue à l’apprenti
sorcier avec des pratiques comme l’eugénisme qui remettent en cause la notion d’humanité et
la diversité, la « loterie génétique » qui y est attachée

Jacques Testart, L’œuf transparent, 1986  prône l’éthique personnelle de certains


scientifiques qui arrêtent leurs recherches lorsqu'ils les pensent dangereuses  en 84 il fait le
bébé éprouvette et en 86 il décide d'arrêter la recherche scientifique dans cette direction vu
qu'il trouve ça trop dangereux

 Le vent se lève, Hayao Miyazaki, 2013  le héros, ingénieur en aéronautique concepteur d’un
avion de chasse japonais utilisé pendant la 2GM se considère comme le responsable de tous ces morts
et de toute cette désolation

Thème : Modernité

Définitions

 Modernité :
o Processus de sortie de la religion et autonomisation du monde humain (Vincent
Citot).
o Opposition entre l'individu et la collectivité, mais interdépendance (Malraux).

Capitalisme, égalité des conditions, science et technique (Marx, Tocqueville, Heidegger).

 Plusieurs conceptions de la modernité selon des domaines universitaires


spécifiques

Du latin modernus, dérivé de modus = récemment = ce qui est récent, actuel, contemporain.

- Historiens parlent des « temps modernes » : de la fin du M-A à 1789.


- La sociologie parle de « seconde modernité » de la fin du XVIIIe à la fin du XXe.
- Histoire de l’art : l’art « moderne » commence fin XIXe/début XXe, selon le tableau
qu’on prend comme point de départ.

 Défendre la modernité ne veut pas forcément dire aller de l’avant


Idée d’une rupture, d’un table rase = un changement radical, on refuse le précédent. Cette
notion se manifeste dans la querelle des anciens et des modernes, née à l’Académie Fr, qui
a agité le monde littéraire et artistique à la fin du XVIIe, et qui concerne deux sujets :
- Le rapport à l’Antiquité : crée-t-on en imitant l’Ancien ou en faisant du nouveau ?
Opposition Charles Perrault (Moderne)/ Nicolas Boileau (Ancien) :
o Anciens : théorie de la création littéraire qui repose sur le respect et la juste
appréciation de l’héritage de l’Antiquité + reconnaissance de nos prédécesseurs
(ex : Racine traite dans ses tragédies, comme Phèdre, des sujets antiques déjà
abordés par les tragédiens grecs)
o Modernes : soutiennent que le siècle de Louis XIV est supérieur à tous les
autres par sa perfection pol et religieuse => les œuvres crées par les
contemporains à la gloire du Roi et de la Chrétienté sont forcément supérieures
à tout ce qu’ont produit les siècles passés. Ils militent donc pour une littérature
de forme artistique nouvelle, adaptée à l’époque moderne, cherchant toujours à
célébrer la monarchie et l’Église.
- Le sens de l’histoire : les modernes disent que le siècle de Louis XIV est
l’aboutissement de l’histoire avec l’idée de progrès : le nouveau est-il meilleur ?

 Querelle réactualisée au XVIIIe par Rousseau (soutient que le progrès/développement


éloignent les hommes d’une forme de moralité/modestie, conduit au superflu) et
Voltaire (libéral, défend le progrès et le développement d’une société capitaliste comme
facteurs de libération et d’épanouissement).

 défendre la modernité ne veut donc pas forcément dire qu’on veut aller de l’avant.
Gauche française associée au renouveau, mais les débats actuels sur la croissance et
la notion de décroissance (Pierre Rabhi, la Pédagogie de l’être, 2010 => frugalité,
simplicité, sobriété VS l’abondance matérielle n’est pas le but ultime => plutôt
réduction volontaire de la consommation et de la production) remettent en cause ce
paradigme.

 Débat croissance / décroissance

 Argument pour la croissance ;

o Création de richesses et d’emplois → amélioration du niveau de vie et du PA


de la pop°
o Innovation et progrès technique
o Financement des SP (santé, éducation, infrastructures)
o Réduction de la pauvreté à long terme

 Argument pour la décroissance ;


o Limite des ressources naturelles : croissance perpétuelle incompatible avec les
limites des ressources naturelles de la planète
o Impacts environnementaux : croissance → dommages environnementaux
(pollution, dérèglement climatique, perte de biodiversité…)
o Bien être et qualité de vie : au-delà d’un certain seuil, la croissance n’améliore
plus le bien-être et la qualité de vie
o Réduction des inégalités : décroissance → meilleure répartition des richesses et
diminution des inégalités

 La modernité selon Benjamin Constant (Principes de Politique appliqués à tous les


gouvernements, 1815)

Décrit une société traditionnelle collective/holiste (sté de Durkheim : sté collective, tu


n’existes pas par toi-même mais par ton rôle dans la sté) : l’espace public nous donne une
existence, on est plus enclin à participer + sociétés obéissantes car la voix individuelle est
moins entendue.
MAIS Post-RF : on donne des droits à l’individu qui existe politiquement. Avènement de la
modernité = naissance et reconnaissance de l’individu. Ex : évolution des prénoms.

L’individu hypermoderne est encore plus isolé, égoïste, narcissique.


o Modernité liquide du pol-brit Zygmunt Bauman (Liquid Modernity, 1999):
 Nous serions passés d’une modernité « solide » (stabilité des
institutions, des rôles sociaux et des identités) à une modernité
« liquide » (fluidité, flexibilité/adaptabilité face à l’instabilité).
Eléments clés de la modernité liquide :
 Individualisation : individus de plus en plus responsables de la
construction de leur propre identité, sans pvr compter sur des
cadres stables
 Fragilité des liens sociaux qui deviennent plus superficiels car
individus centrés sur eux-mêmes
 Incertitude et insécurité qui rendent difficile la planification à
long terme
 Consommation éphémère : la sté valorise la consommation
immédiate et l’obsolescence rapide des biens et expériences
 Flexibilité du travail : l’emploi à vie laissent place à la
précarité, au travail flexible et aux transitions pro fréquentes.

 Modernité et désenchantement du monde

 La modernité peut aussi être caractérisée par l’avènement du cartésianisme (rationalité /


raison). Pour Descartes (Discours sur la méthode, 1637), modernité = raison.
- Passage d’un monde enchanté/habité à un monde désenchanté, mécanique = le
monde devient notre possession → sortie de l’animisme
- Rationalisation et mécanisation du monde : ce qui est autour de nous n’est pas vivant,
mais une mécanique expliquée par la science, qu’on peut reproduire et arraisonner.
- Csq : progrès technique mais arraisonnement aussi des territoires : colonisation,
esclavage.

o Renvoie à Nietzsche : « Dieu est mort » (Le Gai Savoir, 1882) = changement
de paradigme, de sociétés fondées sur des absolus/repères extérieurs au réel
distinguant le bien du mal, à un monde sans aucun cadre, infini de liberté (où
on peut faire le bien comme le mal).
 Thème repris dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski : peut-on
croire en Dieu au vu du scandale de la souffrance humaine ?

 Caractéristiques générales de la modernité selon la sociologie (qui reprennent un


peu tout ce qui a été vu avant)

La sociologie est née comme une réponse intellectuelle à une période historique particulière :
apparue au XIXe siècle, comme une tentative d'interpréter et de comprendre la grande
transition dans laquelle l'Occident était plongé, de la société traditionnelle à l'ordre social
moderne, urbain, industriel et démocratique.

En ce qui concerne les caractéristiques générales de la modernité :

- Le déclin des petites communautés traditionnelles : les gens vivaient autrefois en petits
groupes avec leur famille et leurs voisins et se fiaient aux sentiments et aux croyances
transmis de génération en génération. Elle a procuré un fort sentiment d'identité,
d'appartenance et de destin.

- Individualisme : Avant, la vie était déterminée par des forces indépendantes de la volonté
humaine : dieux, esprits ou destin. Or, dans les sociétés modernes, le sujet se conçoit
comme un être qui interprète sa réalité et son destin comme une question de
responsabilité individuelle. D'où l'ascension ultime de l'individu humain au rôle central de la
société. Certaines personnes considèrent cette séparation comme une libération, d'autres y
voient l'émergence d'une société où l'égoïsme moral domine.

- La différenciation, notamment dans le domaine du travail (division sociale du travail), où


un grand nombre d'occupations et de professions spécialisées apparaissent, et dans celui
de la consommation, où une variété stupéfiante de"styles de vie" interpelle chaque
consommateur potentiel. Les relations avec nos connaissances se limitent à celles d'utilité,
en ce sens que nous considérons irrésistiblement le rôle de chacun dans notre vie comme un
moyen de parvenir à nos propres fins. Les organisations ont également commencé à assumer
une plus grande responsabilité pour les besoins quotidiens de la population (organisations
des SP).
- La rationalité, c'est-à-dire le calcul et la dépersonnalisation du travail dans les organisations
et les institutions. Il s'agit d'appliquer des principes d'instrumentation rationnelle (de
minimisation des coûts et de maximisation des résultats) afin d'obtenir la plus grande
efficacité dans leurs formes de gestion, de recrutement et de production de biens (Ricardo :
avantage comparatif / Smith : avantage absolu / comportement rationnel de l’homo-
economicus, Max Weber, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, 1904)

- L'économisme, par lequel on entend la domination de toute la vie sociale par les activités
économiques. La société moderne est avant tout concernée par les biens, leur production, leur
distribution et leur consommation, et bien sûr par la monnaie en tant que mesure commune et
moyen d'échange.
→ La technique devient une fin en soi, désacralisant tout ce qui l’a précédée et
imposant ses propres valeurs (Jacques Ellul, La technique ou l’enjeu du siècle, 1954)

Thème : Ville

mot latin villa qui voulait dire maison de campagne ou propriété rurale qui a donné le mot ville =
étymologie antinomique ajd

Définitions

 Ville :
o Espace à fort degré d'anthropisation, lieu de concentration humaine et
d'accumulation historique.
o Paradoxe étymologique : de villa (domaine rural) à la ville comme unité
économique et sociale  dès les V e – VI e siècles, prend le sens de « groupe
de maisons adossées à la villa », c'est-à-dire à peu près « village », puis
regroupement plus important de population
o Définitions variables selon critères juridiques, géographiques, économiques, et
sociologiques.

Auteurs clés par partie avec leur pensée

Partie I : La ville, un lieu de vie ou un mouroir ?

 Engels (La situation des classes laborieuses en Angleterre, 1845)


o Pensée clé : Critique des conditions de vie insalubres et de la pollution dans les
villes industrielles, notamment Manchester (La situation des classes
laborieuses en Angleterre, 1845).
 Emile Zola  Les Rougon-Macquart

Partie II : La ville, un objet politique pour un animal civique

 Marcel Hénaff (La ville qui vient, 2008)


o Pensée clé : La généralisation du mode de vie urbain a paradoxalement
fragmenté la ville, nécessitant la réinvention d'espaces communs et politiques
(La ville qui vient, 2008).

< HLM des années 60  ghettos ajd

Partie III : La ville, un élément culturel

 Italo Calvino (Les Villes invisibles, 1972)


o Pensée clé : La ville est plus que la somme de ses éléments ; elle est un lieu de
mémoire et d'expériences humaines diversifiées (Les Villes invisibles, 1972).

< murals de Londonderry Irlande du Nord

Partie IV : La ville, un objet technique

 Lewis Mumford (The Skyline, 1931).


o Pensée clé : Critique du techno-solutionnisme et de l'idée que des solutions
techniques peuvent résoudre les problèmes urbains sans tenir compte des
aspects sociaux et culturels (The Skyline, 1931).

 New York, Tokyo, Séoul, Hong Kong  villes verticales pour loger plus de
personnes dans un même espace VS Paris bien plus limitée dans la hauteur de ses
immeubles

Partie V : La ville, entre le local et le village global

 Saskia Sassen (The Global City: New York, London, Tokyo, 1991).
o Pensée clé : Concept de la « ville globale » qui devient un centre d'influence
majeur dans le contexte de la mondialisation (The Global City: New York,
London, Tokyo, 1991).

Partie VI : L’urbanisme au service de l’inclusion et de l’exclusion

 Loïc Wacquant (Urban Outcasts, 2008).


o Pensée clé : Analyse des ghettos urbains avec quatre éléments clés : stigmate,
confinement spatial, contrainte, et emboîtement institutionnel (Urban Outcasts,
2008).

Partie VII : La ville a-t-elle un avenir ?

 Carlos Moreno (Le droit de cité, 2020)


o Pensée clé : La ville du quart d’heure comme modèle pour améliorer la qualité
de vie urbaine en rendant tous les services essentiels accessibles en quinze
minutes (Le droit de cité).

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