NOMBRES COMPLEXES
Introduction
L'équation 𝑥 + 7 = 6 n'a pas de solutions dans ℕ, mais elle en a dans un ensemble plus grand : ℤ(𝑥 = −1).
De même, l'équation 3𝑥 = 1 n'a pas de solutions dans ℤ, alors que dans un ensemble plus grand, ℚ par
exemple, il y en a une : 𝑥 = 1/3.
Et puis, l'équation 𝑥 2 = 2 n'a pas de solutions dans ℚ; il faut chercher dans l'ensemble des nombres réels ℝ
pour en trouver.
Bref, quand une équation n'a pas de solutions, une démarche naturelle (et historique) consiste à en
chercher dans un ensemble plus grand. Au stade de nos connaissances actuelles, l'ensemble numérique le
plus grand que l'on a rencontré est ℝ. Pourtant, l'équation 𝑥 2 + 1 = 0n 'a pas de solutions dans ℝ..
On va donc, dans ce chapitre « construire ? " ou plutôt imaginer un ensemble plus grand que ℝ dans lequel
l'équation 𝑥 2 + 1 = 0 possède des solutions. On l'appellera ℂ: ensemble des nombres complexes. Le
principal élément de ℂ sera noté 𝐢 (i comme imaginaire). Le nombre 𝐢 est tel que 𝑖 2 = −1! L'équation ci-
dessus possède alors deux solutions : 𝑥 2 + 1 = 0 équivaut à 𝑥 2 − 𝐢2 = 0 soit (𝑥 − 𝐢)(𝑥 + 𝐢) = 0
Donc 𝑥 = 𝐢 ou 𝑥 = −𝐢
Définition
On appelle l'ensemble des nombre complexes, noté 𝐶, l'ensemble des nombres z de la forme :
𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 avec (𝑎, 𝑏) ∈ ℝ2 et 𝑖 2 = −1
• Le nombre réel 𝑎 s'appelle la partie réelle de 𝑧 notée : Re (𝑧)
• Le nombre réel 𝑏 𝑠 ′ appelle la partie imaginaire de 𝑧 noté : Im (𝑧).
• Cette forme 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 est appelée forme algébrique ou cartésienne
Remarque
Soient 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 et 𝑧 ′ = 𝑥 ′ + 𝑖𝑦 ′
(𝑥; 𝑦) ∈ ℝ2 et (𝑥 ′ ; 𝑦 ′ ) ∈ ℝ2 deux nombres complexes :
𝑥 = 𝑥′
• 𝑧 = 𝑧′ ⇔ {
𝑦 = 𝑦′
• 𝑧 est un réel ⇔ 𝑦 = 0
• 𝑧 est imaginaire ⇔ 𝑥 = 0
𝑥=0
• 𝑧 = 0 ⇔ {𝑦 = 0
Activité
Déterminer l’écriture cartésienne de chacun des nombre complexe suivants
3
𝑧1 = (1 + 𝑖)2 ,𝑧2 = (1 − 𝑖)2 , 𝑧3 = (2 − 3𝑖 )2 , 𝑧4 = (√3 + 𝑖) , 𝑖 𝑛 , 𝑛 ∈ ℕ
Conjugué d'un nombre complexe
Définition :
Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 un nombre complexe tel que 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ. Le conjugué de 𝑧 est le nombre complexe 𝑧‾ = 𝑎 − 𝑖𝑏.
Proposition
Soient 𝑧, 𝑧 ′ ∈ ℂ et 𝑛 ∈ ℕ∗ , on a :
⋆ ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑧 + 𝑧 ′ = 𝑧‾ + 𝑧̅′ . ⋆ ̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑧 × 𝑧 ′ = 𝑧‾ × 𝑧̅′
̅̅̅̅̅
1 1 ̅̅̅̅̅
𝑧 𝑧‾
⋆ Si 𝑧 ′ ≠ 0, alors (𝑧 ′ ) = ̅̅̅
𝑧′
et (𝑧 ′ ) = ̅̅̅
𝑧′
.
⋆ ̅̅̅̅̅̅
(𝑧 𝑛 ) = 𝑧‾𝑛 .
Conséquences :
Soit 𝑧 ∈ ℂ, 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 (𝑥; 𝑦) ∈ ℝ2 Alors :
• 𝑧 + 𝑧‾ = 2ℜ𝑒(𝑧) = 2x
• 𝑧 − 𝑧‾ = 2𝑖ℑ𝑚(𝑧) = 2iy
• 𝑧𝑧̅ = ℜ𝑒(𝑧)2 + ℑ𝑚(𝑧)2 = 𝑥 2 + 𝑦 2
• 𝑧 ∈ 𝑖ℝ ⇔ 𝑧‾ = −𝑧
• 𝑧 ∈ ℝ ⇔ 𝑧‾ = 𝑧
Activité
Déterminer le conjugué des nombres suivants
3+2𝑖
𝑧1 = (2 − 𝑖 )(𝑖 − 5) 𝑧2 =
𝑖
Activité
Déterminer l’écriture cartésienne des nombres suivants
1 1+𝑖
𝑧1 = 4−2𝑖 𝑧2 = 2−𝑖
Activité
Résoudre dans ℂ les équations suivantes:
1 2𝑧 − 3𝑧‾ + 1 + 2𝑖 = 0
2 𝑧 + (1 − 𝑖)𝑧‾ + 3 − 2𝑖 = 0
3 (3 + 𝑖)𝑧 + 𝑧‾ = −𝑖
Activité
Démontrer que 𝑆 = (1 + 𝑖)5 + (1 − 𝑖)5 est un nombre réel.
Activité
1 √3
On pose: 𝑗 = − + 𝑖 et 𝑆 = 𝑗 2𝑛 − 𝑗 𝑛 𝑛 ∈ ℤ
2 2
1)Montrer que: 𝑗 2 = 𝑗‾
2) Démontrer que: 𝑆 ∈ 𝑖ℝ
Représentation dans le plan complexe
Le plan (𝑃) (appelé après le plan complexe) minue d'un repère orthonormé directe (𝑂, 𝑢
⃗ , 𝑣).
⋆ Tout point 𝑀(𝑎, 𝑏) du plan (𝑃) est une image d'un unique nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, on écrit 𝑀(𝑧).
De plus 𝑧 s'appelle l'affixe de 𝑀 et on écrit 𝑧 = aff (𝑀).
⋆ Tout vecteur 𝑤
⃗⃗ (𝑎, 𝑏) du plan (𝑃) est une image d'un unique nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, on écrit 𝑤
⃗⃗ (𝑧).
De plus 𝑧 s'appelle l'affixe de 𝑤
⃗⃗ et on écrit 𝑧 = 𝑎𝑓𝑓(𝑤
⃗⃗ ).
Exemple
Le point 𝑀(3 ; 2) a pour affixe le nombre complexe 𝑧 = 3 + 2𝑖.
De même, le vecteur 𝑤 ⃗⃗ a pour affixe 𝑧 = 3 + 2𝑖.
Remarque
Les images 𝑀 et 𝑀’ de 𝑧 et 𝑧̅ sont symétriques par rapport à
l'axe des réels
Proposition
Soient 𝐴(𝑧𝐴 ), 𝐵(𝑧𝐵 ), 𝑤 ⃗⃗ ), 𝑡(𝑧𝑡 ) et 𝛼 ∈ ℝ. On a :
⃗⃗ (𝑧𝑤
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 ; aff (𝑤
aff (𝐴𝐵 ⃗⃗ ) + 𝑎𝑓𝑓(𝑡) ; aff (𝛼𝑤
⃗⃗ + 𝑡 ) = 𝑎𝑓𝑓(𝑤 ⃗⃗ ) = 𝛼 ⋅ 𝑎𝑓𝑓(𝑤
⃗⃗ )
𝑧𝐴 +𝑧𝐵
𝐼 (𝑧𝐼 ) telle que 𝐼 est le milieu de [𝐴𝐵]. Alors: 𝑧𝐼 = 2
Activité
On considère les points 𝐴(−2 + 3𝑖), 𝐵(2 + 4𝑖), 𝐶(5 + 3𝑖) et 𝐷(1 + 2𝑖) et 𝐸(−7).
1) Démontrer que le quadrilatère 𝐴𝐵𝐶𝐷 est un parallélogramme.
2) Calculer l’affixe de son centre.
2) Les points 𝐷, 𝐶 et 𝐸 sont-ils alignés ?
Proposition
Soit 𝑤 ⃗⃗ ′ deux vecteurs du plan tel que ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗ et 𝑤 ⃗ alors
𝑤′ ≠ 0
aff (𝑤
⃗⃗ )
⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗
𝑤 𝑤 ′ sont colinéaires si et seulement si 𝑎𝑓𝑓(𝑤
⃗⃗ ′)
∈ℝ
𝑎𝑓𝑓 (𝑤⃗⃗ )
⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗
𝑤 𝑤 ′ sont orthogonaux si et seulement si ⃗⃗⃗⃗⃗
∈ 𝑖ℝ
𝑎𝑓𝑓(𝑤 ′ )
Activité
On considère les points A, B et C d'affixes respectives 2 + 𝑖√3; −1 et 11 + 4𝑖√3
Démontrer que les points A, B et C sont alignés.
Module d'un nombre complexe
Définition :
Le plan complexe minue d'un repère orthonormé directe (𝑂, 𝑢 ⃗ , 𝑣).
Soit 𝑀(𝑧) un point du plan complexe tel que 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 et 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ.
Le module du nombre complexe 𝑧 est la distance 𝑂𝑀 sera noté |𝑧| et on a: 𝑂𝑀 = |𝑧| = √𝑎2 + 𝑏2 .
Activité
Déterminer les modules des complexes suivants:
1 𝑧1 = 3 + √3𝑖
1
2 𝑧2 = 2 − √3𝑖
3 𝑧3 = 𝑥 où 𝑥 ∈ ℝ
4 𝑧3 = i𝑥 où 𝑥 ∈ ℝ
Proposition
Soient 𝑧, 𝑧 ′ ∈ ℂ et 𝑛 ∈ ℕ∗ , on a:
⋆ |𝑧 × 𝑧 ′ | = |𝑧| × |𝑧 ′ |
1 1 𝑧 |𝑧|
⋆ Si𝑧 ′ ≠ 0, alors |𝑧 ′ | = |𝑧 ′ | et |𝑧 ′ | = |𝑧 ′ |.
⋆ |𝑧 𝑛 | = |𝑧|𝑛
⋆ |𝑧 + 𝑧 ′ | ⩽ |𝑧| + |𝑧 ′ |
∗ |𝑧|2 = 𝑧. 𝑧̅
∗ |𝑧| = |𝑧̅| = | − 𝑧|
⋆ Soient 𝐴(𝑧𝐴 ) et 𝐵 (𝑧𝐵 ) du plan complexe, on a : 𝐴𝐵 = |𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 |.
Rappels de géométrie :
• ABC est un triangle isocèle en A
⇔ AB = AC
⇔ |𝑧B − 𝑧A | = |𝑧C − 𝑧A |
• ABC est un triangle équilatéral
⇔ AB = BC = CA
⇔ |𝑧B − 𝑧A | = |𝑧C − 𝑧B | = |𝑧A − 𝑧C |
• ABC est un triangle rectangle en A ⇔ AB2 + AC2 = BC2
𝑎𝑓𝑓(AB) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
• ABC est un triangle rectangle en A ⇔ ⃗⃗⃗⃗⃗
AB ⊥ ⃗⃗⃗⃗⃗
AC ⇔ ⃗⃗⃗⃗⃗ )
∈ 𝑖ℝ
𝑎𝑓𝑓(AC
• ⃗⃗⃗⃗⃗ = DC
ABCD est un parallélogramme ⇔ AB ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ou AD
⃗⃗⃗⃗⃗ = BC
⃗⃗⃗⃗⃗ ) ou AB
⃗⃗⃗⃗⃗ + AD
⃗⃗⃗⃗⃗ = AC
⃗⃗⃗⃗⃗
• ABCD est un parallélogramme ⇔ [AC] et [BD] ont le même milieu
𝑧A + 𝑧C 𝑧B + 𝑧D
⇔ =
2 2
• ABCD est un rectangle ⇔ ABCD est un parallélogramme ayant un angle droit
• ABCD est un rectangle ⇔ ABCD est un parallélogramme ayant ses diagonales de même longueur
(AC = BD)
⇔ ABCD parallélogramme et |𝑧C − 𝑧A | = |𝑧D − 𝑧B |
• ABCD est un losange ⇔ ABCD est un parallélogramme ayant deux côtés consécutifs de même
longueur ( par exemple AB = BC)
⇔ ABCD parallélogramme et |𝑧B − 𝑧A | = |𝑧C − 𝑧B |
• ABCD est un losange ⇔ ABCD est un parallélogramme ayant ses diagonales perpendiculaires.
• ABCD est un carré ⇔ ABCD est un losange et un rectangle
Activité
Les points A, B, C ont pour affixes respectives 𝑎 = −4, 𝑏 = −1 + i√3 et 𝑐 = −1 − i√3.
Montrer que le triangle ABC est équilatéral
Activité
Les points A, B et C ont pour affixes: 𝑧A = −1, 𝑧B = 3 + 4i et 𝑧C = 3 − 4i
1) Déterminer l'affixe du point D tel que ABDC soit un parallélogramme.
2) Montrer que 𝐴𝐵𝐷𝐶 est un carré.
Activité
Déterminer les modules des complexes suivants:
1) 𝑧1 = 5(1 + 𝑖√3)
2) 𝑧2 = (1 + 𝑖)(√3 − 𝑖)
3
1+𝑖√3
3) 𝑧3 = ( 1−𝑖
)
Activité
Soit 𝑢 ∈ ℂ tel que 𝑢 ∉ ℝ
Montrer que: (∀𝑧 ∈ ℂ)|1 + 𝑢𝑧| = |1 + 𝑢‾ ⋅ 𝑧| ⇒ 𝑧 ∈ ℝ
Argument d'un nombre complexe non nul
Soit 𝑀(𝑧) dans le plan complexe, minue d'un repère orthonormé directe (𝑂, 𝑢
⃗ , 𝑣), tel que 𝑧 ≠ 0.
On appelle argument de 𝑧 qu'on note arg (𝑧) toute mesure de l'angle orientée
̂
⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(𝑢 ⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀) en radian et on écrit arg (𝑧) ≡ (𝑢 𝑂𝑀)[2𝜋]
Exemple
Soit 𝑧 = 3 + 3𝑖.
Activité
Déterminer un argument de chacun des nombres complexes suivants
1 𝑧1 = −1 + 𝑖
2 𝑧2 = 1 − 𝑖
3 𝑧3 = 2i
4 𝑧3 = −3i
5 𝑧=7
6 𝑧 = −12
Activité
Placer les points D et E d’affixes respectives 𝑧𝐷 et 𝑧𝐸 telles que:
2𝜋
|𝑧𝐷 | = 2 et arg(𝑧𝐷 ) = − [2𝜋].
3
3𝜋
|𝑧𝐸 | = 3 et arg(𝑧𝐸 ) = [2𝜋].
4
Remarques :
⋆ (∀𝑧 ∈ ℝ∗+ ): arg (𝑧) ≡ 0[2𝜋]. ⋆ (∀𝑧 ∈ ℝ∗− ): arg(𝑧) ≡ 𝜋[2𝜋].
𝜋 𝜋
⋆ (∀𝑧 ∈ 𝑖ℝ∗+ ): arg (𝑧) ≡ 2 [2𝜋]. ⋆ (∀𝑧 ∈ 𝑖ℝ∗− ): arg (𝑧) ≡ − 2 [2𝜋].
∗ 𝑎𝑟𝑔(𝑧̅) = − 𝑎𝑟𝑔(𝑧) [2𝜋]
∗ 𝑎𝑟𝑔(−𝑧) = 𝑎𝑟𝑔(𝑧) + 𝜋[2𝜋]
Proposition
Soient 𝑧, 𝑧 ′ ∈ ℂ∗ et 𝑛 ∈ ℕ∗ , on a:
⋆ arg (𝑧𝑧 ′ ) ≡ arg (𝑧) + arg (𝑧 ′ )[2𝜋]
1
⋆ arg ( ′ ) ≡ − arg(𝑧 ′ )[2𝜋]
𝑧
𝑧
⋆ arg ( ′ ) ≡ arg(𝑧) − arg(𝑧 ′ )[2𝜋]
𝑧
⋆ arg (𝑧 𝑛 ) ≡ 𝑛 arg(𝑧) [2𝜋]
Activité
1) Déterminer un argument de chaque affixe des points A, B et C
2) Construire les points 𝐴1 , 𝐴2 et 𝐴3 affixes respectifs
1
𝑧1 = 𝑧̅𝐴 , 𝑧2 = (𝑧𝐴 )2 et 𝑧3 = 𝑧
𝐴
Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul
Théorème et définition
• Tout nombre complexe non nul 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 s'écrit sous la forme 𝑧 = 𝑟[cos (𝛼) + 𝑖sin (𝛼)]
𝑎 𝑏
𝑟 = |𝑧| = √𝑎2 + 𝑏2 , cos (𝛼) = 𝑟 et sin (𝛼) = 𝑟
• L'écriture 𝑧 = 𝑟[cos (𝛼) + 𝑖sin (𝛼)] s'appelle la forme trigonomètrique du nombre complexe 𝑧 et on
note 𝑧 = [𝑟, 𝛼]
Activité
Déterminer la forme trigonométrique du nombre 𝑧 :
√3 1
𝑧 = (3 − 𝑖√3) , 𝑧 = √3 + 𝑖 , 𝑧 = 1 + cos 𝛼 + isin 𝛼 , 𝛼 ∈]0, 𝜋[ , 𝑧 = − 6
+2𝑖 , z= 1−𝑖
Conséquences :
Tout nombre complexe non nul est bien déterminé par son module et son argument
Autrement dit si z et z’ sont deux nombres complexes non nuls
|𝑧| = |𝑧′|
𝑧 = 𝑧′ ⇔ {
arg 𝑧 ≡ arg 𝑧 ′ [2𝜋]
Activité
Soit le complexe :𝑢 = (√3 − 1) + 𝑖(√3 + 1)
1 Calculer 𝑢2 puis déterminer la forme trigonométrique de 𝑢2
2 En déduire la forme trigonométrique de 𝑢
Activité
Écrire les nombres complexes suivants sous la forme trigonométrique:
a) 𝑧1 = −2𝑖 b) 𝑧2 = −3 c) 𝑧3 = √3 − 3𝑖
Proposition
Soit 𝑧 et 𝑧 ′ deux nombres complexes non nuls d'arguments respectifs 𝜃 et 𝜃 ′ . On a :
• (cos 𝜃 + isin 𝜃)(cos 𝜃 ′ + isin 𝜃 ′ ) = cos(𝜃 + 𝜃 ′ ) + isin(𝜃 + 𝜃 ′ )
1
• cos 𝜃+𝑖sin 𝜃
= cos (𝜃) + 𝑖sin (−𝜃)
cos 𝜃+𝑖sin 𝜃
• = cos (𝜃 − 𝜃 ′ ) + 𝑖sin (𝜃 − 𝜃 ′ )
cos 𝜃 ′ +𝑖sin 𝜃 ′
• (cos 𝜃 + 𝑖sin 𝜃)𝑛 = cos (n𝜃) + 𝑖sin (𝑛𝜃) Pour tout 𝑛 ∈ ℤ
Activité
1) Déterminer la forme trigonométrique de 𝑧 = 1 + 𝑖√3.
2) En déduire la forme trigonométrique des nombres suivants :
2𝑖
a) 𝑖𝑧 b) 𝑖𝑧̅ c) − 𝑧
Activité
Déterminer la forme exponentielle du nombre 𝑧 :
3 + 𝑖√3
𝑧 = (3 − 𝑖√3)(−1 + 𝑖√3); 𝑧 = √3 + 𝑖 ; 𝑧 = −1 + 𝑖 ; 𝑧 = (2 − 2𝑖)6 ; 𝑧 =
−2 + 2𝑖
𝑧 = 1 + cos 𝛼 + 𝑖sin 𝛼 , 𝛼 ∈]0, 𝜋[ et 𝑧 = 1 + sin 𝛼 + 𝑖cos 𝛼 , 𝛼 ∈]0, 𝜋[
Activité
On considère les deux nombres complexes 𝑢 = 2 − 2𝑖 et 𝑣 = √6 + 𝑖√2
1) Déterminer l’écriture trigonométrique de chacun des nombres 𝑣, u
𝑢 7𝜋 7𝜋
2) Écrire 𝑣 sous forme trigonométrique en déduire cos 12
; sin 12
Proposition
Activité
Soient 𝐴, 𝐵 et 𝐶 des points dans le plan complexe d'affixes respectifs 𝑎 = 2 + 𝑖, 𝑏 = 3 + 2𝑖 et 𝑐 = 5 − 𝑖
⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗
Soit 𝛼 une mesure de l'angle orienté: (𝐴𝐵 𝐴𝐶 ) Calculer tan 𝛼
Déterminer un ensemble de points
Les droites
• Si (D) n'est pas une droite verticale, elle admet une équation réduite de la forme :
𝑦 = 𝑚𝑥 + 𝑝.
• Toute droite (D) admet comme équation cartésienne :
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 = 0
• Droites particulières :
1 L'axe des abscisses a pour équation : 𝑦 = 0
2 L’axe des ordonnées a pour équation : 𝑥 = 0
3 Si 𝑀 est un point de la médiatrice de [AB] ⇔ AM = BM ⇔ ห𝑧M − 𝑧A ห = ห𝑧M − 𝑧B ห
4 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐵𝑀
Si 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires ⇔ A, B et M sont alignes ⇔ 𝑀 ∈ (𝐴𝐵)
5 Si ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑀 sont colinéaires et de même sens ⇔ 𝑀 ∈ (𝐴𝐵) ∖ [𝐴𝐵]
6 Si ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑀 sont colinéaires et sens opposé ⇔ 𝑀 ∈ [𝐴𝐵]
Les cercles
• M ∈ 𝒞(Ω, 𝑟) ⇔ ΩM = 𝑟 ⇔ ห𝑧M − 𝑧Ω ห = 𝑟
2 2
• M ∈ 𝒞(Ω, 𝑟) ⇔ ΩM 2 = 𝑟 2 ⇔ (𝑥M − 𝑥Ω ) + (𝑦M − 𝑦Ω ) = 𝑟 2
• Si ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ⊥ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑀 ⇔ 𝑀 ∈ 𝒞 de diamètre [𝐴𝐵]
Activité
Soit 𝑀 un point d’affixe 𝑧. Dans chaque cas, déterminer et représenter :
1) L’ensemble des points 𝑀 tels que |𝑧 − 2𝑖 | = 3.
2) L’ensemble des points 𝑀 tels que |𝑖𝑧 − 3| = 1.
3) L’ensemble des points 𝑀 tels que |𝑧̅ − 3 + 𝑖 | = |𝑧 − 5|.
|𝑧−𝑖|
4) L’ensemble des points 𝑀 tels que |𝑧|
= 2.
𝜋
5) L’ensemble des points 𝑀 tels que arg(𝑧) = 4
[𝜋].
𝜋
6) L’ensemble des points 𝑀 tels que arg(𝑧 − 2 + 𝑖) = [2𝜋].
4
1+𝑧
7) L’ensemble des points 𝑀 tels que 𝑧−𝑖
∈ℝ
𝑧+𝑖
8) L’ensemble des points 𝑀 tels que 2−𝑖𝑧 ∈ 𝑖ℝ
9) L’ensemble des points 𝑀 tels que 𝑧 = 1 + 𝑡 + 𝑖𝑡 , 𝑡 ∈ ℝ
10) L’ensemble des points 𝑀 tels que 𝑧 = 1 + 𝑡 + 𝑖𝑡 , 𝑡 ∈ [−1, +∞[
11) L’ensemble des points 𝑀 tels que 𝑧 = 2 + 3𝑖 cos 𝜃 , 𝜃 ∈ [0, 𝜋]
12) L’ensemble des points 𝑀 tels que 𝑧 = 𝑖 + 2𝑒 𝑖𝜃 , 𝜃 ∈ [0, 𝜋]
Activité
1) Déterminer les racines carrées de 𝑎 dans chacun des cas suivants 𝜃 ∈ R
𝑎 = −5, 𝑎 = 2𝑖 , 𝑎 = −𝑖 , 𝑎 = 2 + 2𝑖√3 ,𝑎 = 8 + 6𝑖 , 𝑎 = cos2 (𝜃) − 1 et 𝑎 = 1 + 2𝑖𝑒 𝑖𝑜 − 𝑒 𝑖2𝜃 ,
𝜋 𝜋
2) Déterminé de deux manière les racines carrées de 𝑎 = 1 + 𝑖 puis déduire cos ( 8 ) et 𝑠𝑖𝑛 ( 8 )
Activité
Résoudre dans ℂ les équations suivantes :
1) (𝐸): 𝑧 2 − 𝑧 + 2 = 0 2) (𝐸): 𝑧 2 − 𝑧 − 2 = 0
3) (𝐸): 𝑧 2 − 2𝑧 + 1 = 0 4) (1 + 𝑖)𝑧 2 − (1 + 7𝑖)𝑧 + 14 + 12𝑖 = 0
Activité
1 Pour quelle valeur de 𝑎 l'équation 𝑧 2 − 2𝑧 + 𝑎 = 0 admet-elle le nombre 1 + 𝑖 comme solution ?
2 Quelle est alors l'autre solution ?