0 évaluation 0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 397 vues 52 pages Cours de Re - Glementation de Change Nta
la règlementation de change est une matière qui s'intéresse aux opérations se déroulant au niveau du bureau de change mais plus particulièrement à la législation en la matière
Copyright
© © All Rights Reserved
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
Accéder aux éléments précédents Accéder aux éléments suivants
Enregistrer Cours de re_glementation de change nta pour plus tard
Les pouvoirs publics ont toujours cherché a exercer un controle sur les opérations avec
Vextérieur. Ce qui justifie la dénomination de « Controle de change ».
Test intéressant d'explicter le terme « change ».
Le change est le prix d'une monnaie exprimé par rapport 8 une monnaie
6trangére. Le taux de change d'une monnaie par rapport a une autre dépend de leurs
offres et demandes respectives. Il se forme ainsi sur le marché des changes en fonction
des offres et des demandes des agents économiques et de l'intervention des autorités
monétaires. Les théories du change parviennent difficilement & expliquer, encore
moins & prévoir, ’évolution & cours terme des taux de change. Le marché des changes
est ainsi celui sur lequel s‘échangent les différentes monnaies,
Dans les syst#mes de parités fixes, les autorités monétaires sont tenues
dintervenir pour maintenir les taux de change 8 lintérieur des marges étroites de
fluctuations autour de la monnaie. Crest la situation qui a prévalu dans notre pays
Jusqu’a la promulgation du Décret-ioi n? 004/201 du 31 janvier 2001 libéralisant le
‘marché des changes.
Cette liéraisation qui sinscrit dans le cadre du régime de flottement des
monnaies n‘exclut pas totalement le contréle qui est exercé Ici @ posteriori sur les
operations liées aux transactions financiéres avec I'étranger,
On distingue ainsi quatre acteurs du marché des changes que sont :
* Banques et établissements financiers : Intermédiaires, teneurs de
Marché, chargés de coter les devises, Activités de centre de profit :
spéculation et arbitrage pour leur Propre compte ;
Glients finaux : Sociétés industrielles et commerciales cherchant a
satisfaire leurs besoins nés de "exportation ou de leurs
investissements a 'étranger ;‘international
capitaux
Négociation de
contrats :
- dechange 8
terme
de swap de
devises
Change 3 terme| Négociation de | Négociation
conditionnel contrats d’option | contrats ;
orc’ - doptions
standardisées
- de warrants
HL, OBJECTIFS POURSUIVIS
Les objectifs recherchés consistent 4 assurer la défense de la valeur
_ e@xteme de la monnaie en limitant son offre spéculative sur le marché des changes,
les réserves de change de la nation Pour un usage prioritaire, entraver les
pitaux, ou méme protéger \’économie nationale, en limitant le financement
0 Le contréle des changes Peut combiner et moduler¢
Lobjectif principal est de maltriser les opérations financiéres
'étranger.
JIT. MESURES UTILISEES
‘Ces mesures peuvent se rapporter 8 :
Umitation ou interdiction des transferts de fonds a I’étranger sauf des
importations autorisées ;
Fixation de délais pour le rapatriement des recettes a I'exportation ou pour l'achat
anticipé de devises 3 l'mportation (le termaillage),
Limitation aux rapatriements de bénéfices par les investisseurs étrangers ;
Limitation de carnets de change et montant de devises pour les touristes
nationaux.
A noter que le contréle des changes, par ce quil emp&che la création
d'un marché unifié international des capitaux, est condamné par les partisans du libre-
échange.
IV, LA BALANCE DES PAIEMENTS
Pour atteindre ces objectifs, les autorités doivent se fonder sur les
éléments de la balance des paiements. Celle-ci est constituée des principaux soldes
des agrégats les plus significatifs pour Vanalyse des relations €conomiques d’un pays
avec Iétranger.
Neuf principaux soldes sont désormais calculés aux fins d’analyse, six
Soles mensuels de la balance des Paiements, et trois soldes tirés de la Position
extérieure.
tirés de la balance des paiementsbruts : un signe positif «
i | des réserves de change de la Banque Centrale ; 7
Le solde de la balance globale ou création monétaire enduite par ea
comprend le compte des transactions courantes, le compte de capital, les
Investissements directs des autres secteurs (ménages, institutions financiéres non
‘monétaires), les flux financiers du secteur des administrations publiques, les flux
financiers des autres secteurs, les erreurs et omissions. Par construction, il est égal
& sa contrepartie : les flux financiers a court terme et 8 long terme du secteur
bancaire et de la Banque Centrale. Il indique le financement monétaire de la
balance des paiements.
. le solde a financer : il se substitue a ancienne balance de base, en excluant les
investissements de portefeuille.
8. Soldes tirés de la position extérieure
» La position extérieure : elle indique la variation du patrimoine financier de la nation
vis-&-vis du monde ;
- La position monétaire extérieure ou en contrepartie extérieure : elle comprend la
Position 4 court terme et 2 Jong terme du secteur bancaire (titres et investissements
directs inclus) et la position court terme de ce ‘stock aprés correction du flottement
des monnaies est égale au solde de la balance globale ;
} Les éléments mensuels de la position monétalre extérieure & court terme : il
comprend la position a court terme du secteur bancaire et dela Banque Centrale.
Tous ces soldes s‘intégrent dans le ‘systéme monétaire international.
V, LE SYSTEME MONETAIRE INTERNA TIONAL
Cest ensemble des régles et diinstitutions définissant les modes de
détermination du cours des monnales et la Nature des réserves internationales. Un
me monétaire international peut étre Codifié, lorsquiil résulte d'une. négociation —5 TEXTES APPLICABLES EN MATIERE DE CHARGE EN ROC
Lordonnance-lol n°67-272 du 25 juin 1967 fixe les grandes lignes de la
réglementation de change. D’autres textes nombreux complétent ce dispositif instauré
en 1967 instituant des régimes de change a parité fixe (entre 1967 et 1996, 1999
2000 et les régimes de flottement (1996 4 1998) et leurs hybrides (2000 a 2001) et
enfin un flottement administré par le décret-loi n°004 /2001 du 31 janvier 2001 relatif
aux régimes des opérations en monnaies nationale et étrangére.1 faut rappeler que objectif principal poursulvi consiste 8 connaitr
lspenbiites Fnanciées de la nation en devises en vue de Véqullixe de la balance
globale,
Historiquement, on peut noter que le régime des échanges de la
République avec la monde était inspiré de la politique de la « porte ouverte > telle
au‘elle a été. définie por les conventions dans le Bassin du Congo. Aux termes de ces
conventions (Berlin 1885, Bruxelles 1890 et Saint Germain-en-Laye-1919), il était
Interdit d'imposer un traitement différentiel aux marchandises appartenant aux
ressortissants des puissances signataires.
La liberté de commerce consacrée par ces conventions impliquait une
liberté quasi totale des importations et il_n’y eut pratiquement pas de contréle des
changes avant la seconde guerre mondiale, si ce n'est par application a la colonie du
régime métropolitain lorsque la Belgique y eut recours notamment de 1922 1926 et,
pendant un mois, en 1935.
‘Au plan juridique cest 8 la suite de la promulgation du décret du
12/12/1952 que le contr6le des changes recut une base juridique. Mis ce texte visait
surtout la simplification et la coordination de certaines dispositions antérieures.
Dans son principe, cette nouvelle réglementation restait trés libérale. En
matiére commerciale, 'epplicabilté de la politique de la porte ouverte demeurait la
régle de conduite. Les exportations et les importations étaient simplement soumises &
tne déclaration de change permettant & la banque centrale (Banque du Congo-Belge
et du Rwanda-Urundi) de suivre facilement I’évolution des recettes en devises.
Les importations étaient soumises 8 une double autorisation : une licence
importation accordée par ‘administration des affaires économiques et une
autorisation dacquisition de change émanant de la Banque Centrale, Comme le
systéme a lépoque était fortement décentralisé, es fonctions de controle des changes,
Géyolues 3 fa Banque centrale, étaient exeroées essentiellement par les banques
Commercales dans le cadre de la délégation des compétences. Ce systéme a
fonctionné jusqu’en 1960,
_—‘ +a
imbroalio politico-institutionnel eréé et Vinsécurté «
‘avec les sécessions eu Katanga et au Kasai, la rébellion dans le Ki ont 3
‘au désordre qui s‘étalt déja installé. La premiere réaction du 1 gouvernement ¢
Congo indépendant a été d’interdire la vente des devises étrangéres, décision qui a
&té diffcilement mise en ceuvre.
Cependant, dans cette recherche de maitrise des relations financiéres
avec 'étranger, un décret-loi fut pris le 3 octobre 1960 mettant en place un systéme
de controle de change reposant essentiellement sur le quota d’importation et les
autorisations de change, Le principal trait fondamental de ce Décret-loi consistait &
subordonner toute transaction en devises 3 une autorisation préalable.
Les transactions afférentes aux importations et aux exportations sont
soumises 8 une réglementation qui, précisait le Décret-iol, sera arrétée par le Ministre
des Finances en ce qui concerne le paiement et parle Ministre du commerce extérieur,
en ce qui concerne la délivrance de licence d’importation. Les autres transactions ne
peuvent se faire que sur base d’autorisations établies par le Ministre des finances ou
Sur Ses ordres par la Banque centrale ou les institutions agréées (Article 1-4),
II s‘agissait a la fois d'un contrdle financier et d'un contréle commercial.
Pour lexercice du contréle financier, action de I'Etat est confiée a une autorité centrale
spécialement chargée du contréle de change, le Ministre des finances, la Banque
centrale n‘agissant que sur son ordre.
Linstauration du contréle de change entraine pour les résidents amenés
| 2 effectuer des opérations dlachat et de vente de devises, obligation de passer parle
| Canal de cette autorité qui détient le monopole de transactions Officielles en devises,
Cest ce dispositif qui a servi de base a organisation d'un contréle
efficace instauré @ la fin de la 1** rébellion par "Ordonnance-loi n°67/272 du 23 juin
4 1967 relative la réglementation de change, Ordonnance-loi servant toujours de
soubassement au droit de change actuel, Llarticle 5 alinéas 1 de cette ordonnance-loi
est ainsi libelié : « La banque nationale définit par vole de réglement les modalités
i‘On déterminera d’abord le champ d’application ¢ se
relations financiéres avec ’étranger (chapitre 1), ensuite la typologie
change (chapitre 11).aéronefs:
= Toute administration publique située dans le pays, navires et
battant pavillon congolais ainsi que toute représentation diplomatique ou
officielle de la R.D.C. située en pays étranger ;
Toute personne physique installée dans le pays et qui y établit son habitation
principale ;
Toute personne morale qui se livre dans le pays & une activité économique
permanente ;
Toute organisation privée sans but lucratif installée dans le pays rendant aux
particuliers notamment des services d’enseignement, de santé, de loisirs et
des services sociaux et collectifs y compris toute mission & caractére culturel
ou religieux ;
Résident congolais : tout résident de nationalité congolaise ;
Résident étranger : tout résident de nationalité étrangére.
B. On entend par non-résident
Toute administration publique, toute personne physique, toute personne
morale et toute organisation sans but lucratif n’ayant pas la qualité de
résident notamment :
+ les représentants diplomatiques ou consulaires d'un pays étranger ;
* les représentants officiels d'un pays étranger occupant un poste
diplomatique ou consulaire ;
* les personnes physiques domiciliées en pays étranger et qui y ont leur
principal centre d‘intérét ;
* les représentants officiels des représentations des Pouvoirs publics
étrangers ou c’organisations internationales ou communautaires ;
* les personnes morales établies en pays étrangers ou d’organisations
iternationales ou communautaires ;
| Personnes morales établies en pays étrangers.§2. Une réglementation d‘ordre public
A. Les pouvoirs de contréle dévolus & la Banque Centrale
Ces pouvoirs sont précisés dans les dispositions de ordonnance-loi
de 1967 et également dans les textes ultérieurs pris par FAutorité compétente.
art. 3 de Yordonnance-loi précitée, spécifie les pouvoirs de la
Banque Centrale du Congo en matire de change. Celle-ci peut notamment
Réglementer tous les transferts des biens corporels et incorporels entre la
R.D.C. et étranger en soumettant a son autorisation les actes a lorigine de
ces transferts et en imposant toutes les formalités et conditions a exécution
de ces actes ;
Se faire céder contre paiement en monnaie nationale, les monnaies
étrangéres faisant parie ou provenant des patrimoines des personnes
établies en R.D.C. ;
Soumettre 4 son autorisation tout acte par lequel les changements
interviennent dans la composition du patrimoine existant a |’étranger ou en
monnaie étrangére et appartenant des personnes établies en R.D.C. ;
Réglementer les importations et les exportations d’or, de méme que la
détention, la circulation et la négociation d’or sous quelle que forme que ce
soit sur tout le territoire de la R.D.C. ;
Se faire céder contre paiement en monnaie nationale or produit sur le
territoire de la R.D.C.
Ce texte a subi plusieurs modifications, certaines de facon illégales
notamment a la suite de la publication du Réglement n° I de la Banque du Zaire
du 27/12/1996 qui avait instauré un régime plus que libéral de change.Sous Vempire de tOrd-loi de 1967, les opérations ci-aprés sont
soumises & lautorisation et au contréle de la B.C.C. Celle-ci détermine les
modalités de leur exécution :
1° Limportation, (‘exportation et le transit des biens et de valeurs
queleonques ; :
2° La détention, la circulation et Futlisation des marchandises, biens et
valeurs importés sur ’étendue du territoire national ;
3° La detention ou I’acquisition a /étranger des biens, des valeurs ou des
créances par un résident ;
4° La détention ou l’acquisition en R.D.C. des biens, des valeurs ou des
créances par un non-résident ;
5° Le paiement entre résident et non-résident ;
6° Le paiement en monnaie étrangére entre résidents ;
7° acquisition, importation et le transfert des billets de banque, des
espéces ou des valeurs libellés en monnaies étrangéres ;
8° importation ou toute exportation des billets de banque, des espéces
ou des valeurs libellés en monnaie nationale ;
9° L’acquisition, Vimportation, la détention, la cession, exportation, la
Circulation et la négociation de I’or ;
10° Tout acte par lequel des résidents prennent envers les non-résidents
des engagements dont découlent ou peuvent découler des paiements
de services ou encore de transferts de biens de valeurs ou de créances
de quelque nature que ce soit.Cae rent er
_ Lapplication dans le temps de la réglementation des t
financiéres avec I'étranger peut soulever des difficultés particuliéres npte
tenu de la nécessité d’agir rapidement et brutalement dans certaines
circonstances. Devant une telle situation, la tentation est grande pour les
Pouvoirs publics de prendre des mesures soit rétroactives soit s‘appliquant
immédiatement aux situations préétablies, et notamment aux contrats en cours.
En l’absence de cas de jurisprudence en R.D.C., on se référera aux solutions
étrangéres.
§L1 Le principe de non - rétroactivité en matiére économique
Ce principe n’est pas propre au domaine économique, mais il trouve
sy appliquer comme dans d'autres matiéres. On n’aurait pas eu a lui consacrer
ici certains développements sil n'y recevait dans certains cas quelque altération,
qui fait partie des singularités du droit économique.
A. Affirmation et rang hiérarchique du principe
Le principe de non-rétroactivité n’a ni le méme fondement ni la
méme valeur que des principes comme ceux de liberté et dégalité. 1! n’est
affirmé par la Déclaration de 1789 qu’en matiére Pénale. Si selon le Code civil
« la loi ne dispose que pour I’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif » ; cest
€ssentiellement pour déterminer comment la loi doit étre appliquée, non
comment elle doit étre composée ni pour régir les actes administratifs. C’est
€ principe général du droit, applicable méme sans texte, que la
Iministrative a reconnu le principe de non-rétroactivité, (Conse
Soc. Du journal ’Aurore, S. 1948, 3.69,
‘note Walin . 1948Iégislative (Conseil constitutionnel 22
11,9603, note NGUYEN QUOC DIHN).
a
En matiére économique, le Iégislateur n’est donc imité par lui que
pour Fédiction de sanctions pénales, pour le surplus ce principe ne simpose
qu’aux autorités administratives, & moins qu‘elles rient regu du légistateur la
possibilité de lécarter. On va voir qu’au surplus, les particularités de certaines
circonstances économiques justifient la rétroactivité meme de fa loi ( Décret-iot
n® 177 du 08/01/1999).
B. Le contenu du principe de non-rétroactivité
‘Au sens strict, le principe de non-rétroactivité interdit de faire
produire a un acte des effets & une date antérieure & son entrée en vigueur : tl
peut s‘agir d'une date antérieure & ‘adoption méme de Vacte ou d'une date
antérieure & la publicité dont il doit faire objet. Dans les deux cas, des lors que
facte entend régir une période révolue, il est rétroactifet se heurte @ ce titre au
principe de non-rétroactivité.
Celui-ci sentend également dans un sens large, pour s‘opposer &
application d'un acte dans l'avenir, mals 8 des situations qui ont leur base
| juridique dans le passé : tel est le cas par exemple d'une réglementation qui
| entend limiter les effets d'un contrat conclu antérieurement. Il ne s/agit pas de
rétroactivité au sens strict, puisque la période passée n’est pas remise en cause,
mais au sens large, on peut parler de rétroactivité dés lors que sont atteintes
| les bases initiales et antérieures dune situation. Une telle mesure comporte
| application immeéciate de ses dispositions méme aux situations juridiques
| établies sur base d'une réglementation antérieure.application d'une mesure nouvelle dans Vavenir & une situation
le passé. L’application d'une mesure nouvelle dans ‘avenir & des sit
constituées dans le passé, si elle ne comporte pas de rétroactivté, remet «
cause les bases de ces situations. Indirectement, est le passé qui se trouve
remis en cause. La sécurité juridique disperait si peuvent se trouver effacées
ultérieurement les solutions résultant d'une réglementation en vigueur 4 un
moment donné. Aussi bien, en principe, les mesures nouvelles ne peuvent-elles
sfappliquer aux situations qui ont été constituées sur la base dune
réglementation antériéure.
Le principe s‘applique particullérement en matiére contractuelle.
- Lorsque des contrats ont été conclus sous empire de certaines dispositions, la
} modification de ces dispositions ne s’applique pas a eux. A fortiori lorsqu’aucune
| ragie n’existait en la matiére, les nouvelles régles ne sont pas susceptibles
| daffecter les contrats en cours d'exécution au moment ol elles sont adoptées.
| Seuls les contrats qui viendront étre conclus ultérieurement subiront les effets
de la nouvelle réglementation.
Mais cest ici qu’apparait la véritable dérogation ou exception au
| principe de non application d'une mesure nouvelle dans l'avenir 4 une situation
| constituée dans le passé. Le Conseil d’Etat considére comme ne comportant pas
| remise en cause de contrats antérieurement conclus, Vobligation édictée par les
| Ministéres de I'Economie et des Finances, de conclure des opérations de change
inverses de celles que les intéressés avaient conclues antérieurement. Ce qui
procéde d’une vue juridique tras stricte, et n’empéche qu’en réalité, il s‘agisse
bien de remettre en cause des contrats réguliérement conclus dans le cadre de
la réglementation en vigueur A l’époque de leur conclusion.SECTION I. LA DETERMINATION DES REGIMES DE CHANGE
L’expérience historique révéle qu’entre ces deux grands types de
régimes se sont développés plusieurs sous-systémes dle régimes reposant sur
des arrangements internationaux différents, C'est pour préciser que le
fonctionnement d’un régime de change dépend de la nature du systéme
| monétaire intemational (SMI) dans lequel celui-ci s‘inscrit.
A ce propos, les Etats ont cherché & constituer des régies
| harmonisées dans le cadre du systéme monétaire international. Celui-ci se
| présente comme un ensemble de régles et dinstitutions définissant les modes
| de détermination des cours des monnaies et la nature des réserves
internationales.
§1. Les critéres de classification
Selon Plihon, trois critéres permettent de classer d’une maniére
édairante les SMI et les régimes de change que leur sont associés :
1° Le degré de rigueur de la régle de change (des changes flottants purs ou
Changes rigoureusement fixes) ;
2° Le degré de mobilité des capitaux (de la mobilité nulle a la mobilité
/ Parfaite) ;
| 3° Le degré de sensibiité des objectifs de la politique monétaire aux
j Contraintes extérieures (des politiques autonomes aux politiques
communes).Mobilité des mouvements de capitaux.
Source : Banque de France (1998).
Ce schéma, fondé sur le triangle de Mundell, donne une
i feprésentation des différents régimes de change et de leur évolution depuis la
| Seconde guerre mondiale. Il est constaté une grande dispersion des régimes de
| change a l’intérieur du triangle.
§2. Les étapes de l'histoire économique internationale
En se référant aux données fournies par le triangle, lon retient 3
Grandes étapes de I’histoire économique internationale.8. La période allant de 1971-1980
Elle est marquée par abandon des principes de Bretton Woods, Il
@ été constaté une mobilité croissante des mouvements de capitaux et un
affaiblissement des ragles dééquilibre extérieur, pour donner plus d’autonomie
aux politiques monétaires,
Au début de la décennie 80 : les Principaux Etats développés du
monde occidental adoptent des Politiques économiques _restrictives
caractérisées par la recherche d'une stabilisation des changes et par une
coopération monétaire internationale plus grande entre eux. Il en résulte ceci :
+ La signature des accords du Piazza de 1985 et du Louvre de 1987 ;
* Au niveau Européen, la mise en place par le systéme monétaire européen
(1979-1993) d’un régime de changes fixes, avec des marges de fluctuations
des parités limitées & + 2,25 %, ce qui contraint fortement les politiques
monétaires des pays membres.
C. Les années 1990
Caractérisées par un vaste mouvement de libéralisation financiére
et une instabilité accrue des taux de change : les pays européens créent le
‘marché unique des capitaux qui facilita la mobilité transfrontiére,té parfate etinaiénable des changes. U
Kine pene de ‘souveraineté monétaire des Etats membres.
§3. La flexibilité des régimes des changes
Il est constaté quill est difficile d’avoir un SMI qui soit unifié, les
différenciations de régime étant justifiées par les intéréts propres & chaque Etat.
Cest donc plus un SMI hybride impliquant adoption par les pays des régimes
de change différents qui est actuellement en vigueur. Ainsi, au sein de deux
grands types connus, plusieurs variantes ont été expérimentées par les pays.
A. Multiplicité des régimes de fixité
Les régimes de parités fixes avec étalon se différenciaient par la
nature de I’étalon :
1° L’étalon or (Gold Standard) : les parit’s des monnaies sont
fixées par rapport a Vor qui constitue une monnaie internationale qui sert au
réglement des échanges et un instrument de réserve. L’étalon or a deux
formes :
@) Le Gold Specie Standard : la convertibilité de la monnaie en or est assurée
Pour les piéces de métal ; il y a donc simultanément convertibilité interne
et externe ;
Le Gold bullion standard : la convertibilité de la monnaie en or n’est réalisée
qu’au niveau du lingot ; la convertibilité interne a disparu, mais une garantie
or est donnée aux étrangers détenteurs de monnaie nationale.4. La diversité de régimes de flottement
Nous distinguons :
1° Le flottement administré : c’est un sous-systéme dans lequel
les autorités monétaires peuvent intervenir sur le marché pour réguler la
formation du cours en achetant ou en vendant les devises.
2° Le flottement pur : cest un sous-systéme indiquant la non
__ intervention des autorités monétaires sur le marché.défenseurs. D’autre part, les régimes de changes fixes sont devenus.
impraticables dans le contexte de la finance globalisée.
§1. Les dysfonctionnements des changes flottants
Les changes flottants n’‘ont nullement répondu aux espoirs suscités
a savoir les vertus stabilisatrices vantées par leurs défenseurs. Pour eux, le
régime de flottement des monnaies présente quatre qualités principales qui
sont :
1° Le rééquilibrage automatique des balances des
paiements : Tout déficit extérieur entraine une demande excédentaire de
devises étrangéres, ce qui déprécie la monnaie nationale et améliore la
compétitivité. Les exportations sont stimulées, les importations freinées et le
solde commercial se rétablit. Un ajustement symétrique se produit en cas
_ d’excédent exterieur.
2° La spéculation : elle est rendue plus difficile qu’en changes
fixes car les opérateurs sont dans une plus grande incertitude quant al’évolution
future des taux de change.
3° L’autonomie des politiques économiques : car elles se
libérent de la contrainte de stabilisation du change. La politique monetaire
retrouve toute son efficacité pour agir sur Véquilibre interne de économie.
_études, n
niveau d'équilibre et les déséquilbres des balances des
atteint des niveaux records depuis que les changent flottant.
spéculation s'est ampiifiée donnant lieu 4 des bulles spéculatives que les
théoriciens ont bien analysées. Le flottement des changes s‘est tradult par une
instabilité monétaire et une incertitude accrues, & court et moyens terme, dont
les effets négatifs sur la croissance sont importants. Quant a I’autonomie des
politiques économiques, elle n'a guére été constatée, comme illustre
Vincapacité dans laquelle se sont trouvés la plupart des pays 4 se protéger
contre les hausses des taux d’intérét initiées aux Etats-Unis au cours des années
1980.
La raison fondamentale de I’échec du régime de changes flottants
tient a la nature de bien public de la monnaie, liée au caractére indivisible de la
communauté de paiements dont elle est le fondement. Il y a donc une incapacité
des marchés a gérer seuls I'échange des monnaies entre elles. Liintervention
des autorités monétaires et la fixation de régles dans le cadre d'un systeme
monétaire organisé est une nécessité car les monnaies ne peuvent étre ni
produites ni échangées entre elles de maniére concurrentielle,
Pour toutes ces raisons, les changes ont rarement flotté librement ;
les banques centrales, a l'exception de la Federal Reserve, ont toujours cherché
4 stabiliser les fluctuations de leurs monnaies, avec plus ou moins de réussite.
Le flottement impur des changes a donc été la régle. Les Etats-Unis eux-mémes
‘ont été amenés 4 abandonner leur doctrine du benign reglect, cest-a-dire du
laissez-faire concernant la parité du dollar en septembre 1985, a occasion de
Yaccord du Plaza, les forces du marché avaient alors poussé le dollar 4 des
niveaux dangereusement élevés (Plihon, op.cit., p.84).spéculatifs, obéissant 8 une logique dianticipations auto réalisatrices
désormais difficile la défense de parités fixes par les autorités monétaires.mnement financier rendu instable par Vextréme
citons notamment :
(§1. Les currency board ou caisses d'émission
Elles constituent une solution radicale. Ses principes sont les
mémes que ceux qui gouvernaient I’étalon or a ceci prés : une devise forte
(généralement le dollar) est substituée a lor dans le rdle d’étalon. Cest-a-dire
les autorités monétaires sengagent a gager toute émission monétaire sur les
réserves de change dont elles disposent un taux de change fixe. Cela signifie
| qu'un citoyen disposant des liquidités, dépéts 8 vue inclus, celles-ci sont
convertibles en dollars a tout moment, sans restriction, 4 un taux absolument
fixe. Cest le cas tenté par 14 pays @ économie du marché dont le Hong-Kong
en 1984 ; I'Argentine en 1991, 'Estonie en 1992, la Lituanie en 1994 et la
Bulgarie en 1997.
La logique de ce type de régime est que :
- le pays qui le pratique renonce a toute souveraineté monétaire ;
= au pouvoir discrétionnaire de la Banque Centrale est substituée une gestion
automatique de |‘offre de monnaie dont le niveau dépend du montant des
| réserves en devises ;
|= Ie taux de change est irrévocablement fixe et le taux d’intérét ne peut
S‘écarter du taux de la monnaie-étalon.
Parmi les raisons qui ont justifié le recours a cette formule Yon cite :
Poursuite par les Etats de deux objectifs principalement liés entre eux d’une
V'obtention de la confiance des marchés et c’autre part la restauration de
é monétaire. Ceci entraine pour ces pays la conséquence suivante : la
isation » de leurs économies, avec l’acceptation dajustements ‘{une zone est fonction de 'intensité des échanges commerciaux entre les
blocs économiques. Ex : La zone franc avec euro.
~ En second lieu, des impératifs de stabilisation macro&conomique : un taux
de change stable permet en effet, de réduire inflation grace a la stabilité
des prix des produits importés et & la contrainte de compétitivité imposée
‘aux producteurs nationaux.
SECTION IV. LES INSTRUMENTS DE POLITIQUE DE CHANGE
A. Les différentes catégories dinstrument
Trois catégories d’instrument sont généralement utilisés par les
autorités monétaires nationales dans la mise en ceuvre de politique de change :
la réglementation de change et la convertibilité des monnaies. Elle se traduit
généralement par la mise en place d'un dispositif réglementaire destiné a limiter
les opérations susceptibles d’entrainer de pressions sur le cours de la monnaie.
Il s‘agit de institution d’un contréle tendant limiter la convertibilité de la
Monnaie nationale en devise ou en or, et les sorties de monnaies du territoire.
Les objectifs recherchés sont les suivants :
~ La défense de la valeur de la monnaie en limitant son offre spéculative sur
q Marché de change ;propre monnaie & la demande de ses partenaires, et d'autre part garantir la libre:
circulation de sa monnaie sur le marché, Il faut noter que les pays africains
appartenant a la Zone franc ont un régime de convertibilité monétaire qui leur
a généralement permis de respecter la contrainte extérieure en restant ouvert
sure reste du monde. D’autres par contre ont souvent imposé des restrictions
rendant leur monnaie pratiquement inconvertible. Cest le cas de la Zambie et
fa R.D.C. avant la libéralisation de leur politique de change ala fin de la deriére
décennie du 208 Siécle.
Cette situation de convertibilité de leurs monnaies a eu 3 entrainer
le développement des marchés paralléles, des marchés libres fonctionnant
parallélement aux marchés régiementés.
Il est important de signaler que le processus de déréglementation
de change concerne la majorité des pays. La réglementation de change a été
| pratiquement levée dans les pays industralisés 8 économie des marchés au
milieu des années 80 — les pays de UE ont abolis leur barriére réglementaire
avec la création du marché unique des capitaux en 1990.
ie instrument : les modifications de parité
Dans un systéme international fondé sur un étalon, deux monnaies
‘ont la parté lorsque leur taux de change est égel au repport de leur valeur
fig Par convention on utilise le mot parité la place du mot paire pour
{a valeur officielle d'une monnaie nationale par rapport une «’ ., De facon générale, les dévaluations produisent deux types
deffets : dlune part elles agissent sur le prix des imports-exprots, d autre part
elles ont un impact sur le volume (quantités) importé et exporté. Dans la réalité,
la dynamique de dévaluation résulte du jeu de ces deux types deffets et de
leurs décalages dans le temps, elles s‘ordonnent autour de trois phases
- Acourt terme (moins d’un an), une dépréciation commence mamnl6
dépét commercial car le prix des importations exprimé en monnaie nationzle
augmente rapidement, alors que le prix des exportations reste constant. I! y
a une dégradation des termes de I'échange, définie comme le rapport prix
des exportations — prix des importations.
- A court moyen terme (entre un et quatre), [a dévaluation a des effets
favorables sur la balance commerciale car les échanges en volume
bénéficient progressivement de gain de compétitivité : les pays importent de
biens étrangers, devenu plus coliteux et accroit ses exportations dont le prix
exprimé en monnaie étrangére ont baissé.
= A moyen long terme, les effets de la dévaluation sfatténuent
propagation de Inflation importée & la suite de la hausse de prix des
importations.
3¢me instrument : les interventions prix sur le marché
Elle est le fait de banques centrales. Dans la plupart des pays, les
ies de la stabilité monétaire, elles surveillent et
banques centrales sont garantiIl convient de préciser
marché de change, tes ban
exemplatif, il a été constat
monétaires helvétique ont
non résident pour dissua
fappréciation continuelle
té au cours de la décannie 70, que les autorités
0 imposé de taux dintérét négatt sur le dépét de
‘der ceux-ci de se porter sur le franc suisse dont
avait des effets économiques dépressif.
Inversement, pour les monnaies faibles, les autorités monétaires
doivent généralement pratiquées une politique de taux dintéréts nominaux
devés afin de compenser le risque de dépréciation future de leur monnaie.
Lorsqu’elles ont un objectif de stabilité de leur parité, les banques centrales sont
amenées & mener de politique active de taux d’intéréts qui sont devenus un
complément nécessaire des interventions sur le marché de change. Le
fonctionnement du systéme monétaire économique avant 1990 a montré que
Vobjectif de stabilité de change est trés contraignant pour la politique monetaire
dans le contexte de la finance libéralisée. Ce constat est illustré par le triangle
incompatibilité mentionné selon lequel il ne peut y avoir simultanément
autonomie de la politique monétaire, fixité de taux de change et mobilité des
@pitaux (cfr, Triangle de MUNDEL).
B. Les stratégies nationales de changeconfirmé parla suite dans les dispositions du décretig
guxtransactions en monnaies natio
nele et étrangéres (Chap.1),
adoption au début de fan 2001 d'un régime de change de type libérat
ans (a réalisetion des transactions financiéres avec Vétranger vient confirmer la
vocation intemationale du pays qui a été das ia fin du 198 siécle le premier champ
dexpérimentation de ia moncialisaton (Chapt,En effet, historiquement le régime de change avec 'extérieur sétait
inspiré de la politique dite de la porte ouverte telle quielle avait été définie (les
conventions internationales qui régissaient le commerce dans lancien bassin du
Congo-Zaire).
‘Aux termes de ces conventions (Berlin 1885, Bruxelles 1890 et Saint Germain
en laye 1919), il était interdit dimposer un traitement commercial aux
marchandises européennes aux ressortissant des puissances signataires. Ces
instruments consacraient le principe de la liberté de commerce, calle-ci implique
une libéralisation de régime des importations. Ainsi jusqu’a la fin de la 2™=
querre mondiale, il n'y 2 pas eu de contréle de change.
Le contréle de change a été juridiquement consacré par le décret
du 12/12/1952. Cette régiementation est restée trés libérale. Ainsi, en matiére
commerciale, ‘application de la politique de porte ouverte demeurait la régle de
conduite, Les exportations étaient simplement soumises 8 une déciaration de
change permettant 4 la Banque centrale de suivre plus facilement l’évolution
des recettes en devise. Les importations étaient soumises & une double
autorisation a savoir une licence d’importation accordée par l'administration des
affaires économiques et une autorisation d'acquisition ce change, émanant de
la Banque centrale.
Ainsi, les dispositifs législatifs et réglementaires mis en place au lendemain de
Vindépendance tendaient 4 assurer un controle étroit par le pouvoir public du
marché des devises. L’évolution se présente donc en dents de scie ; d'une part,
le pays a connu 46 ans de politique de contre de change et dfautre part, un
Fe ibdrateation des changes, ie O-L n° 004 cei 21/01/2001 Gu cata as
n marché des devises original.cam
posé un principe de base en la matiére
de subordonner toute transaction en devise & une autorisation administrative
préalable. Le législateur de 1960 instituait par la un double contréle financier et
commercial.
Quelques années plus tard, l'ord-ioi n° 67-272 du 23/06/67 relative
4a réglementation de change, reprenait dans ses grandes lignes ’essentiel du
dispositif institué en 1960 en I'enrichissant avec le méme souci de maitriser de
relation financiére avec 'extérieur. Cette loi carde institue un régime de contrdle
de change inspiré du SMI issu des accords de BRETTON WOODS.
Avec la mobilité des capitaux observés au cours de la décennie 70
et fabandon progressif du systéme de Bretton Woods, le régime de contréle
devient inadapté d’oil les tentatives de libéralisation de change expérimenté
pendant deux ans de 1996 a fin 1998. Sans pour autant que les autorités aient
été amenés a modifier substantiellement le dispositif législatif de 1967, toute au
plus, a-t-on cherché a y apporter quelques assouplissements.
§1, Le contréle des changes
On sait que (Etat en instaurant le contréle de change laisse
subsister vis-a-vis de Vétranger certains aspects du marché de change. I!
meintent notamment la monnaie nationale en rapport avec les autres monnaies
Par lintermédiaire du taux de change. Cependant sur le plan interne
Tintervention de I'Etat aboutie & supprimé le marché de change,
régime de controle de change, les Etats ont
allant dans le sens d'une flexibilté, en
Dans l'application du
| ceuvre des formules diversesLe régime de corti de thas :
dens son application. 11 faut préciser quien fonction de leur mode de
fonctionnement, on distingue d'une part le systéme & taux unique et d’autre:
part le systéme taux multiples.
1° Le systéme a taux unique et contréle des transactions
a) Principe
Le principe de base de ce systéme consiste dans le fait que le taux
est fixé par l'autorité administrative. Ainsi, pour rendre les échanges conformes
a ce taux, les prescrits sont dans Vobligation de contréler également le marché
de devises. De facon générale, linstauration du contréle de change entraine
pour les résidents l’obligation de céder leurs recettes en devises aux autorités
monétaires, par contre, l'utilisation de devises pour effectuer de transfert
financiers ou de paiement d’importations est soumise a une autorisation dont la
forme varie suivant le type de contréle appliqué.
Conformément aux dispositions de lart. 46 al. 1 de l'Ord-loi
Cambrer de 1967, les opérations d’exportations aboutissaient en definitive 8 la
cession 4 I’Etat de monnaies étrangéres percues en paiement contre mise 4
disposition de léquivalent en monnaie nationale. S‘agissant des importations, le
Principe était posé dans les dispositions des arts. 67 et 68 de 'Ord-loi de 1967
Prescrivant obligation de souscrire une licence modéle I qui valait autorisation
‘achat des devises.
Mr. DUPRIEZ précise a cet effet que lautorisation préalable
delanvolbique économique, et les orientations
congolais a exercé un contréle strict ds chon oe
b) L’application
r Le systéme a taux unique a conduit a linstitution de 2 néo de
répartition de devises, l'une reposant sur un principe de répartition
administrative et autoritaire, l'autre introduisant un degré d/automatisme et une
plus grande réqularité dans la répartition. Il est important de préciser que de
variantes peuvent étre rencontrées, diverses combinaisons sont
possibles.
- La répartition administrative : il faut noter quand bien méme les
modalités de répartition sont fixées par le gouvernement en conseil des
ministres, la réalisation concréte de la répartition est assurée par un organe
ayant recu une délégation de pouvoir. II est évident que le détenteur d'une elle
fonction dispose du large pouvoir en matiére de politique économique, pour
décider en définitive de lutlisation & donner aux devises disponibles, En matiére
nction a été confiée tantét au ministére ayant le
dimportation, cette for
gé de ’économie nationale,
commerce dans ses attributions tantot a celui char
tantdt 4 la Banque centrale.
De facon générale, 12 situation se présente comme suit : rorgane
de répartition regoit les demandes des importateurs et se forgant de les
satisfaire en tenant compte des disponibiltés en devises et de besoin de
économie nationale en produits importes.La fonction de’ répartition des
gueate période de crise, a pee See etl
gree membres du. gouvernement cones eae
raat. cedi exige de Vautorité centrale eal a eee ee
morales inéprochables et surtout de Vhonnateté. De plus, ee ee
reparation des devises doit avoir une connaissance maar
économique et financiére des pays et de perspectives d’avenir dans un
environnement économique marqué par linstabilité.
Lexpérience révéle que le systéme a donné peu de résultat.
alisfaisant au plan économique en raison de Vincertitude sur Vattribution des
quotas des devises. Tout dépend en fait de utilisation économique des biens @
es a céder pouvant constituer parfois un gaspillage - !a
répartition automatique quasi contracuelle, pour pallier les inconvénients
administratives et donner 4 Vattribution des devises un caractére de certitude
etde régularité plus grande ; ona imaginé différentes formules jintroduisant uN
certain automatisme dans !2 repartition. Ces formules sont +
importer, les devis
a) La formule d’export bonus scheme, elle 2 été imaginée en
1959 au init dtune procedure ‘utorisant Vexportateur qui en
Pakistan. I! s’agit d'une P! A aes devs
| benéficie a co F ,
server une certaine part (general lement de
5 la forme “ dimport bonus youcher »-
ovenant de ses exportations sou! ie
Vouchers constituent un titre de ee
Banque Centrale pour proceder a vimportationproduits d'exportation a peut sta
rivise qui sera conservé au crédit de Vexportateur et, d'aulte part,
fete des produits susceptibles etre importés selon cette procédure.
Par rapport & la répartition administrative, cette formule Introduit
deux éléments nouveaux : tout d’abord, ‘attribution des devises est
automatique et échappe & Varbitraire ‘ob au mauvais fonetionnement des
‘organismes de répartition. Le principe de répartition est différent ; au lieu de
dépendre des critéres ‘administratifS variables, attribution de devises se fait au
prorata des exportations effectivement réalisées. En plus &n autorisant
Vexportateur & négocier sur le marché tes crédits d’importation dont i dispose,
le systéme réintroduit partiellement un marché libre des devises.
En effet, lorsque le crédit d'importation n’est pas utilisé par son
pénéficiaire initial, mais par une personne ayant acquit le titre de crédit au
marché, les importations ne sont pas effectuées au taux de change officiel mais
3 un prix substantiellement plus élevé. Ce qui correspond a la contre valeur des
devises au taux de change officiel & 18 quelle s’ajoute la prime payée,
Vacquéreur du crédit d’importation. La prime traduit Vécart entre la demande.
intérieure des produits importés et Foffre disponible au taux de change officiel.
b) Le régime des conventions, cest celle dont Vexpérimentation
a été faite en RDC de 1963-1967 contrairement a la premiére formule qui n’a
pas été formellement consacrée Par le légisiateur congolais. Cette ‘expérience
est plus simple car elle n’affecte principalement que les modalités d’attribution
ji iquée aux exportateurs ensuite
5 e formule fut diabord appliqu i
feces ee issait en fait des conventions de
étendus a d'autres utilisateurs. 1 saaLes devises rétrocédées sont destinées & couvrir |
transfert pour des opérations invisibles et certaines Importations
A instar de la premiére formule, ce régime a 'avantage de conférer
a attribution des devises un caractére automatique. Par contre, les conventions
sont en principe individuelles et ne peuvent faire objet de transaction sur le
marché.
Le régime congolais de rétrocession a la différence de la formule
Pakistanaise ne reconnait donc dans son prindpe, aucun marché libre des
devises. Signalons enfin que ce régime de convention fut également appliqué
au profit d'autres utilisateurs par la pratique des conventions « non
exportateur », passées entre la Banque Centrale et certaines grandes
Entreprises.
Les bénéficiaires se voyaient garantis pour une période déterminée
devises fixé dans la convention et délivré 2
utiles et ou a la réalisation des certains
Vachat des produits importés jugés
transferts définis également par la convention. Cette procédure présentait
de Ia disposition d’un montant des
jus réguliére et plus rapide dans I'attribution des
er du temps par l'accomplissement en une seule
fois des formalités auprés de la Banque Centrale, l'importateur conna
te smontant des devises quil pourra ubliser au cours de
contractées, Vimportateur est < «
Vavantage d’étre plus souple, pl
devises ; elle permettait de gagn'7
|
]
7
2° Le systéme a taux multiples
Il fonctionne sur la base de plusieurs taux de change. Il s’oppose
au précédent en ce quil permet d’échapper au contréle administratif exercer
sur la demande des devises pour rendre le volume de transaction compatible
avec l'offre au taux de change fixe ~ la RDC a eu a expérimenter ce systéme au
cours de la décennie 80 pendant prés de 5 ans, car 1986, le gouvernement avait
supprimé ce régime de contréle de change.
Dans le systéme 4 taux multiple, se sont les différences entre le
prix de la devise qui déterminent la structure et le volume des dépenses en
devise et les rendent conforme au désire des autorités nationales. Dés lors, la
situation résultante du systéme a taux multiple se rapproche de celle qui
prévaut en régime de change libre et fluctuant mais, dans le cas de taux multiple
les différences des taux multiples résultent d'une action des autorités en vue
d'encourager certaines opérations et d’en décourager d’autres.
Cependant on n’échappe pas &la_nécessité logique de contréle de
change car la fixation de taux de change multiple a pour effet de différencier
le produit offert cest-a-dire la devise. Les demandeurs vont s'efforcer de
Yobtenir au taux de change qui leur est le plus favorable et la demande a
tendance a dépasser les possibilites de loffre a ce taux. Ainsi réapparait la
nécessité de recourir au contrdle de change. Au moment de Vétablissement de
différent taux, il est nécessaire de déterminer des opérations qui pourront étreao :31/01/2001 libéralisant le change
Les objectifs poursuivis sont les suivants
Vintermédiation bancaire, la transparence dans les opérations de change, la
réduction du volume de transaction informelle au profit du circuit officiel, le
redressement économique, assainissement de Yenvironnement —macro-
économique.
(On peut discuter de la valeur juridique de ce réglement qui régit de
situation résultant de la loi cadre de 1967, celles de réglement entendait apporté
de solution pratique aux désordres économiques et financiers consécutifs ou
collectif adopté a ceux émanant du déclenchement du processus de
démocratisation des institutions politiques le 24 avril 1990 : désobéissance
= facile, désintermédiation bancaire,
civique, jeu de placement a ==
développement de marchés paraliéles de devises, acte de pillage et de
destruction de principales unités de production.
été préférable de respecter le pri
rant au service du parlement pour m
Cependant, il eut
me de force en recou!
Jus de sécurité économique. Cest pour
ont:SECTION II, UN REGIME LIBERAL DES
PARTICULIER
On I’a dit c-avant, le marché des changes est un marché planétaire
qui fonctionne avec plusieurs agents économiques, les entreprises,
gestionnaires des fonds et particuliers, (les autorités monétaires et
particuliérement les Banques centrales ; les banques et les courtiers).
Le marché des changes au Congo ne semble pas correspondre ce
schéma classique. Tout d’abord, il n’existe pas de marches financiers organisés
en tant que lieux de rencontre des besoins et des capacités de financement de
Véconomie moderne (bourse de valeurs, marchés des actions et des
obligations).
Ensuite, le marché des capitaux est a l'état embryonnaire pour les
banques dans leur gestion actif passif, celles-ci sont dans |’attente d'une
véritable restructuration, plusieurs d’entre-elles surtout publiques ayant été
liquidées.
Enfin, le marché des changes congolais fonctionne a deux vitesses ;
il ne concerne que quelques établissements de crédit. Cest un marché imparfeit.
Certes, ce marché est créé dans le cadre de la libéralisation des changes institue
par le décret-loi du 31/ 1/2001 mais son fonctionnement repose sur
convention signée en date du 18 mai 2001 entre la Banque Centrale
.de devises étrangéres librement convertibles.
§1. Fonctionnement du marché
Llune des particularités de ce marché consiste dans le fait quits
d'un marché non localisé, les opérations négociées se traitant soir par tel
et/ou, télex, soit par tout autre moyen de communication. Par ailleurs, article
4 de la convention précise que les intervenants peuvent réaliser, des”
transactions durant tous les jours ouvrables, que les transactions de change
sont traitées de gré a gré aux cours déterminés par le libre jeu de offre et de
la demande. Les régles de fonctionnement sont détaillées dans les libellés des
articles 4 et 7 et il est exigé en plus e >Z participants le respect des régles de
gestion des opérations de change notamment par la mise en place des
ures de contréle internes et la séparation entre les fonctions de
négociation des contrats de change (Front-office) et celles de contréle, de
le traitement comptable des contrats de change (Back offer).
procéd
dénouement et d
Sagissant de la réalisation des transactions, il est exigé de chaque
partie d’indiquer verbalement, par écrit ou par voie électronique, la date de la
transaction, la monnaie rendue, le montant acheté, le montant vendu, le «
de change, a date de la conclusion et la date d’échéance (pour les o
de change a terme), la date valeur, le correspondant et le lieu dep
la monnaie achetée et de la monnaie vendue. Au cas ou une 0
verbalement, elle doit étre confirmée le méme jour
f —-
are Feconvention par rapport au
opérations du marché des changes
Banque Centrale du Congo. .
§3. Des montants de transaction
transactions sont convenus fib
participant peut exiger du f
de cautions bancaires,
Les montants de
participants. Cependant, chaque
constitution de garanties sous forme
de dépéts en monnaie nationale @:
des cours de change F
~
§4, Modalités de calcul
Banque Centrale
Conformément aux dispositions deta
‘références publiées par la Banque Centrale du
tic ervenants . Ainsi,a seront obligatoirement transmi
Services Etrangers en qe
Tenant compte de econ du pa
@tre assez regardant quant i
operations. Ainsi, dans Véventualité of le participant 0’
achat et une ventre, il est exigé de ce participant, dinsarire a
dans les cases pre igées dans le tableau annexe 8 la ©
emplissant obligatoirement es cases relatives aux cours de
en utilisant les cours dé change quill aurait cotes a ses cients :
er UNE operation.)
Centrale semblentLes parties importantes sont accordées au
permettant d’apporter au temps dentraves aux relations
Vétranger qu'il le juge nécessaire pour assurer la défense des intéréts
Le gouvernement agit par intermédiaire de la Banque centrale & qui est confié
le pouvoir réglementaire en la matiére.
Par une sorte de police collective, le gouvernement de Monsieur
KENGO LOBITCH a imposé au réglement n° 1 du 27/07/1996 méconnaissant a
VEtat tout regard sur le commerce de la monnaie au nom de la logique de
Yimpérialisme, libertinage de change.
Le D-L n° 177 et ses mesures d’exécution vont ressusciter lOrd-Lot
du 23/06/1967. On se référe donc aux 2 circulaires de la Banque centrale du 05
et du 11 mars 1999.
SECTION I. LES MESURES DE CONTROLE DES OPERATIONS
valeurs qui en constituent l'objet en méme temps que I’instr
istituées par Vensemble des titres par lesquels les
r et qui représente une valeur po
| pret emonnaies étrangéres sont essentiels car ils constituent autant d
les pays dont elles relévent. Ce sont eux qui constituent les
instruments pouvant servir de paiement : I'or monétaire et les val
@trangéres. C’est de I'abondance ou de Iinsuffisance de ensemble de ces
valeurs que dépend la facilité ou la difficulté de ses relations. :
Il st donc essentiel pour le pouvoir public d’en assurer la maftrise.
C’est pourquoi ils ont été amenés a en réglementer le fonctionnement, 1a
détention, l'acquisition et le transfert.
§1. Détention des valeurs
Pour permettre & ‘économie nationale de disposer des valeurs
ux regiements des relations financiéres avec Vétranger, les
eur détention par le particulier et, le soumettent 2
d’obliger les opérateurs économiques de disposer
‘et habilité les valeurs mobiliéres étrangéres, les
le titre représentant une avance sur |’étranger
ppartiennent & un résident ou non résident.
nécessaires al
pouvoirs publics ont limité I
un contréle. Le principe est
chez un intermédiaire agree
devises étrangéres ainsi que
détenu R.D.C, que ses avoirs 2!
§2. Acquisition des valeurs : marché de change
Les obligations imposées aux détenteurs de valeurs étrangéres sont
destinges a permettre aux pouvoirs publics de connaitre les disponibilités
financiéres: permettant d’assurer les relations avec Vétranger, d’en o ro
utilisation vers le reglement conforme aux intéréts de Economie nati
e constituer une masse grace & laquelle se trouve faciliter les.
c effet on de disponibilEn R.D.C,, V'alimentation du marché de change est réalisée par le
provenance de I'étranger en faveur de résidant. Les paiements
par le bénéficiaire sur les formes de virement bancaire, ou chéque
endossable et sont & céder 8 une banque agrée dans les huit jours
réception.
Il faut noter que les cours de monnaie sont déterminés par la
confrontation entre loffre et la demande de devises et sont chaque jour publié
dans un journal officiel. En réalité, ils sont influencés par le pouvoir public 2
la===, de maniére générale, par de réglementation de change qui
nécessairement se répercute sur ce marché, et de maniére particuliére par les
interventions de la Banque centrale du Congo dans le cadre du Fonds de
stabilisation de change dans le but d’éviter les différences trop grandes de cours,
conformément aux engagements pris envers le FMI.
§3. Les opérations de transfert de valeur
Ce sont les opérations de transfert de valeur de la R.D.C. vers
étranger et inversement. Ils constituent fobjet méme de relations financiéres
entre la R.D.C. et létranger. Ce sont elles aussi qui sont plus dangereuse pour
économie nationale. Ex : Une fuite de valeur étrangére est de nature 4 priver
de moyens nécessaires pour assurer ce réglement, leur afflue est susceptible,
par la contre partie qu’ll provoque en monnaie nationale, d’engendrer un mot —
inflationniste-paiements vers ’étranger doivent étre
au crédit d'un compte de non résident en n
bénéficiaire sous forme de virement bancaire ou
endossable.
a aot
SECTION Il, LES REGLES RELATIVES AUX OP
FINANCIERES LIEES A DES ACTIVITES
L/ETRANGER
On |e constate, les relations avec 'étranger se traduisent
nécessairement la plupart du temps en ‘terme financier par leur réalisation, les
opérations financiéres sont autorisées. Elles concement les activités
commerciales, !es services et le déplacement de personnes.
§1. Les Activites commerciales
pérations financiéres liées 3Ux activités
générale aux importateurs
opérations dimport-
réés. L’obligation Jeur est faite de souscrire.
dlachat de devises PourLa détention par les voyageurs en provenance et 2
Fétranger, résidant et non résidant des instruments de paiement en
nationale est interdite tant 8 entrée qu’a la sortie du pays sauf pour les
suivants :
- A entrée et a la sortie du pays, aux voyageurs en provenance et a
destination des 2 autres pays de la CPGL produisant leur déclaration CEPGL
‘et dans les limites de montant en Franc mentionné sur celle-ci ;
Aux voyageurs détenant les instruments de paiement tracés sur des avoirs
en compte a |’étranger en franc pour autant que ces instruments portent la
mention expresse quils sont tirés sur de tel compte ;
‘Aux voyageurs qui produisent une autorisation écrite de la B.C.C. par la
détention des francs 4 lentrée ou a la sortie du territoire national.
Les voyageurs résidants ou non résidant sont autorisés & détenir, 8
Ventrée du pays des instruments de paiement en monnaie étrangére sans
limitation de montant condition de souscrire un formulaire qu’on appelle
« déclaration de change et de moyen de paiement » le voyageur résidant ou
non sont autorisé a détenir a la sortie du pays des instruments de paiement
monnaie étrangére =
- acquis auprés des intermédiaires agréés bancaires ;
constituant un reliquat de montant importé lors de Ientrée
connait des difficultés d’application de ce texte en R.
Vous aimerez peut-être aussi