0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
109 vues4 pages

Étude numérique des EDP elliptiques

Ce document présente l'étude numérique d'équations elliptiques en une dimension. Il introduit la discrétisation d'un problème elliptique modèle et montre la convergence du schéma numérique proposé à l'ordre 2. Des exercices supplémentaires généralisent l'approche à d'autres conditions aux limites.

Transféré par

Ibtissam Elagri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
109 vues4 pages

Étude numérique des EDP elliptiques

Ce document présente l'étude numérique d'équations elliptiques en une dimension. Il introduit la discrétisation d'un problème elliptique modèle et montre la convergence du schéma numérique proposé à l'ordre 2. Des exercices supplémentaires généralisent l'approche à d'autres conditions aux limites.

Transféré par

Ibtissam Elagri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

École Normale Supérieure de Lyon Année 2013–2014

Département de Mathématiques Analyse-EDP TD 5

Estudio numérico de ecuaciones elípticas


Exercice 1. On s’intéresse à la résolution numérique du problème elliptique suivant en di-
mension 1 d’espace: 
−u00 (x) + c(x)u(x) = f (x), x ∈]0, 1[,
u(0) = α, u(1) = β.
où c, f ∈ C ∞ ([0, 1]) et c ≥ 0. On admettra que ce problème admet une unique solution
u ∈ C 4 ([0, 1], R).

1
On choisit N ∈ N grand et on pose h = N +1 le pas de discrétisation de l’intervalle [0, 1]. Pour
tout i = 0, . . . , N + 1, on définit
xi = ih, ci = c(xi ), ui = u(xi ), fi = f (xi ).

Première partie: Etude théorique.


1. Montrer que pour tout i = 1, . . . , N , il existe θih ∈ ]xi−1 , xi+1 [ tel que :
−ui+1 + 2ui − ui−1 h2 (4) h
−u00 (xi ) = + u (θi ).
h2 12
2. En déduire l’égalité suivante :

2 + c1 h2
  
−1 u1
 −1 2 + c2 h2 −1  u2 
1  .. .. ..

 ..


. . . .
h2 
  
 
 −1 2 + cN −1 h2 −1   uN −1 
−1 2 + cN h2 uN
 α 
f1 + 2 
u(4) (θ1h )

 h 
f2 (4) h
 h2  u (θ2 )
   
..
 
..
= − .
   
. .
 12 

 
 fN −1   u(4) (θh ) 
N −1
β
 
u(4) (θ h )
fN + 2 N
h
Nous écrirons cette égalité comme suit :
Ah uh = f h + εh .
Comme nous avons εh → 0 lorsque h → 0, nous nous intéressons au schéma numérique donné par :
Ah ϕ h = f h ,
où ϕh = (ϕ1 , . . . , ϕN )t sera une approximation de uh .
L’objectif de cet exercice est de montrer que ϕh − uh −→ 0 lorsque h → 0 et que le schéma
converge à l’ordre 2.

1
3. Intermède : Matrices monotones. Une matrice M ∈ Mn (R) est dite monotone si elle est
inversible et si son inverse est à coefficients positifs.

(a) Montrer que M est une matrice monotone si et seulement si

∀v ∈ Rn , Mv ≥ 0 =⇒ v ≥ 0.

(b) Montrer que Ah est monotone. On condérera v ∈ RN tel que Ah v ≥ 0 et on s’intéressera


au terme vp où p ∈ {1, . . . , N } et vp = mini=1,...,N vi . En particulier, Ah est inversible et
donc le schéma numérique est bien défini.

4. Un cas particulier : c = 0. On note B h la matrice égale à Ah dans le cas où c = 0. On veut


montrer que
1
k(B h )−1 k∞ ≤ .
8
(a) Pour M ∈ Mn (R) à coefficients positifs, montrer que kM k∞ = kM ek∞ où e = (1, . . . , 1).
(b) On note ψ h = (B h )−1 e. De quel problème continu ψ h est-il la solution approchée?
(c) En résolvant ce problème simple, montrer le résultat voulu.
1
5. Déduire de l’égalité (B h )−1 − (Ah )−1 = (B h )−1 (Ah − B h )(Ah )−1 que k(Ah )−1 k∞ ≤ .
8
6. Finalement, déduire de ce dernier résultat que notre schéma numérique est convergent d’ordre
2 au sens suivant :
h2 (4)
kuh − ϕh k∞ ≤ ku k∞ .
96

Deuxième partie: Etude pratique.

1. Dans le cas où f (t) = (1 + 2t − t2 )et , c(t) = t et (α, β) = (1, 0), vérifier que la solution exacte
est donnée par u(t) = (1 − t)et .

2. Implémenter le schéma numérique sur cet exemple et calculer l’erreur kuh − ϕh k∞ pour dif-
férents pas h. Attention ! La matrice Ah est tridiagonale et creuse ! Il est impératif de la
programmer comme telle (voir les fonctions ones, sparse et diag de Scilab). Penser à pro-
poser la représentation graphique des solutions exacte et approchée. Penser à la légende, titre,
etc.

3. Représenter l’erreur logarithmique sur un graphique en échelle ’loglog’ et retrouver l’ordre de


convergence obtenu ci-dessus. Pour éclairer le graph logarithmique, on pourra tracer deux
droites de pentes bien choisies aux côtés de la courbe d’erreur logarithmique.

Exercice 2. On s’intéresse à la discrétisation du problème aux limites de Poisson (avec con-


ditions mixtes Dirichlet-Neumann homogènes) suivant :

−u00 (x) = f (x), x ∈ ]0, 1[,
u(0) = 0, u0 (1) = α.

2
où f ∈ C ∞ ([0, 1]) et α ∈ R. On admettra que ce problème admet une unique solution
u ∈ C 4 ([0, 1], R).

1
On choisit N ∈ N grand et on pose h = N +1 le pas de discrétisation de l’intervalle [0, 1]. Pour
tout i = 0, . . . , N + 1, on définit

xi = ih, ui = u(xi ), fi = f (xi ).

et ϕh = (ϕ1 , . . . , ϕN +1 )t qui sera notre approximation de uh = (u1 , . . . , uN +1 )t .

Attention, dans cet exercice, notre système matriciel sera de taille N + 1 (et
B non plus N ) car ici on ne dispose pas de valeurs de type Dirichlet à attribuer à B
ϕN +1 .

Première partie: Etude théorique. La seule différence importante avec l’exercice précédent
est le choix de la discrétisation de la condition de Neumann en x = 1. Autrement dit, nous allons
imposer ϕ0 = 0 et discrétiser l’équation de Poisson comme suit :
−ϕi+1 + 2ϕi − ϕi−1
= fi , (1)
h2
pour tout i = 1, . . . , N . Il reste à gérer la (N + 2)-ème information correspondant à la condition de
Neumann en x = 1.

• Premier choix. On discrétise naïvement u0 (1) de la façon suivante :


ϕN +1 − ϕN
α = u0 (1) ' .
h

1. Montrer que le système d’équations obtenu peut s’écrire Ah ϕh = f h , où Ah = h12 A, avec


A indépendante de h. Expliciter la matrice Ah et le vecteur f h dans ce cas. On rappelle
que Ah et f h sont de taille N + 1.
2. Montrer que Ah uh = f h + εh avec

−h2 u(4) (θ1h )/12


   
0
 −h2 u(4) (θh )/12   0 
 2   
h
ε = .
. ..
+ ,
   
 .   . 
 −h2 u(4) (θh )/12   0 
N
hu(3) (θN
h
+1 )/6
f (1)/2

où θih ∈ ]xi−1 , xi+1 [ pour tout i = 1, . . . , N et θN


h
+1 ∈ ]xN , xN +1 [.
3. En déduire que le schéma n’est pas consistant si f (1) 6= 0.

• Deuxième choix. Pour gagner en consistance, on peut essayer de discrétiser plus précisément
(i.e. à l’ordre 1) la condition de Neumann en 1. On écrit alors

ϕN +1 − ϕN f (1)
α = u0 (1) ' − h.
h 2

3
1. Expliciter le vecteur f h dans ce cas.
2. Montrer que Ah uh = f h + εh avec

−h2 u(4) (θ1h )/12


 

 −h2 u(4) (θ2h )/12 

εh =  ..
,
 
 . 
 −h2 u(4) (θh )/12 
N
hu(3) (θNh
+1 )/6

où θih ∈ ]xi−1 , xi+1 [ pour tout i = 1, . . . , N et θN


h
+1 ∈ ]xN , xN +1 [.
3. En déduire que le schéma est consistant d’ordre au moins 1.

Deuxième partie: Etude pratique.

1. Dans le cas où f (t) = (1 + 2t − t2 )et , c(t) = t et (α, β) = (1, 0), vérifier que la solution exacte
est donnée par u(t) = (1 − t)et .

2. Implémenter le schéma numérique sur cet exemple et calculer l’erreur kuh − ϕh k∞ pour dif-
férents pas h. Attention ! La matrice Ah est tridiagonale et creuse ! Il est impératif de la
programmer comme telle (voir les fonctions ones, sparse et diag de Scilab). Penser à pro-
poser la représentation graphique des solutions exacte et approchée. Penser à la légende, titre,
etc.

3. Représenter l’erreur logarithmique sur un graphique en échelle ’loglog’ et retrouver l’ordre de


convergence obtenu ci-dessus. Pour éclairer le graph logarithmique, on pourra tracer deux
droites de pentes bien choisies aux côtés de la courbe d’erreur logarithmique.

Vous aimerez peut-être aussi