E2305 - Microsystèmes
E2305 - Microsystèmes
L e concept de Microsystème est né, à la fin des années 1980, aux États-Unis,
des actions conduites à l’université de Berkeley pour intégrer, sur une même
puce de silicium, capteurs, traitement du signal et actionneurs. L’intégration de
certains capteurs avec leur traitement de signal était déjà bien explorée depuis
quelques années (capteurs thermiques, capteurs de vision, capteurs magnétiques
de Hall...) ; la nouveauté tenait à l’intégration des actionneurs électrostatiques
sous forme de moteurs rotatifs ou linéaires. Ce concept a très rapidement suscité
un vif intérêt dans le monde. Appelé MEMS (Micro Electro Mechanical Systems)
aux États-Unis, il s’est appelé Micromachines au Japon et MST (Microsystèmes
Technologies) en Europe. On utilise en France le terme de Microsystème.
Les raisons de cet intérêt et de la mobilisation qui s’en est suivie sont au
moins au nombre de deux :
— du point de vue du chercheur, ce concept pose des questions nouvelles en
termes de matériaux, de compatibilité technologique et de méthodologies de
conception des systèmes ;
— du point de vue de l’ingénieur, il y a, dans le concept, des perspectives
d’intégration et de fabrication collective de nouveaux produits qui, par leur faible
coût, devraient rapidement pénétrer des marchés tenus par des produits
assemblés de manière plus classique et même ouvrir de nouveaux marchés, ne
serait-ce que par le côté attractif de la réduction des dimensions.
En dix années, la situation a beaucoup évolué. De nombreux exemples de
réalisations ont été explorés. Des premières générations de produits ont été
commercialisées. On peut considérer aujourd’hui que la faisabilité est acquise
et que l’on s’engage dans une deuxième grande étape de recherche-dévelop-
pement de produits nouveaux en vue de leur industrialisation.
Ce recul de dix ans nous permet aussi de mieux délimiter le champ des
microsystèmes :
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MICROSYSTÈMES ______________________________________________________________________________________________________________________
Microcalorimétrie
Micromécanique Micro-optique
Biochimie Microfluidique
Microélectronique
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1. Les microsystèmes
par l’exemple
Ce deuxième exemple, mieux que le premier, illustre la multi- Élément ADXL-50 d’Analog Devices, premier accéléromètre industriel
disciplinarité qui s’impose au concepteur entre la commande élec- micro-usiné en surface, avec conditionnement du signal intégré sur la
tronique et un principe thermofluidique. Il illustre aussi la diversité puce.
des microsystèmes potentiels et leur impact possible sur le marché
où ils sont capables de bouleverser des positions considérées Figure 1 – Vue du microaccéléromètre de la société
comme très solides : l’innovation par les microsystèmes peut être Analog Devices [1]
très payante car elle apporte une amélioration ou un enrichisse-
ment technique en même temps qu’une réduction des coûts qui
rend très compétitif le produit final.
Le matériau « Roi » des microsystèmes reste le silicium que Dureté Brinnel ................(kg/mm2) 850 660
nous connaissons bien dans ses caractéristiques de semi-conduc-
Module d’Young......... (107 N/cm2) 1,9 2,0
teur appliqué à la microélectronique et que l’on redécouvre avec
d’excellentes propriétés mécaniques et d’innombrables possibilités Masse volumique.............. (g/cm3) 2,3 7,9
de combinaisons pour réaliser des fonctions optiques, chimiques
ou biochimiques. Le tableau 1 compare les propriétés mécaniques Conductivité
de l’acier et du silicium. Ajoutons à cette comparaison chiffrée le thermique .................. (W/cm · oC) 1,57 0,329
caractère cristallin du silicium qui permet d’assurer une totale Dilatation thermique ...... (10–6/ oC) 2,33 17,3
reproductibilité de ses propriétés.
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Tableau 2 – Quelques caractéristiques typiques des principales attaques (gravures) anisotropiques (1)
Performances EDP KOH TMAHW TMAHP
Vitesse de gravure du Si <100>...................... (µm/h) 30 à 65 150 40 à 100 55
Qualité de la gravure très bonne très bonne moyenne moyenne
Sélectivité <111>/<100> 1/20 1/30 à 1/130 1/10 à 1/60 1/10 à 1/60
Vitesse de sous-gravure ................................. (µm/h) 1,4 à 2,9 0,5 à 2 0,2 à 1,9 0,7 à 2,7
Compatibilité CMOS (face avant) oui non oui oui
Sélectivité SiO2/Si 1/104 1/100 à 1/400 1/102 à 1/103 1/102 à 1/103
Sélectivité Si3N4/Si 1/104 1/150 à 1/350 1/150 à 1/350
Gravure de l’aluminium moyenne rapide lente avec Si dopé lente avec Si dopé
Couche d’arrêt de la gravure couche dopée bore couche dopée bore couche dopée bore
Toxicité élevée faible faible faible
Stabilité à long terme médiocre très bonne moyenne moyenne
Coût élevé faible moyen moyen
(1) EDP : éthyldiaminepyrocatéchol ; KOH : potasse ; TMAH : hydroxyde de tétraméthylammonium, – W : avec eau, – P : avec propanol.
ϕ = 14°
OH
1 OH Si Si
P (3,4) 0,95 4
2
OH OH 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Si Si
P (3,3) 0,65
20
ϕ = 45°
2 OH
OH 10
OH Si Si P (2,4) 0,68
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
OH OH θ (°)
OH Si Si P (3,2)
OH OH
OH Si Si P (3,1)
4 OH
OH 2.2 Micro-usinage de surface
OH OH
OH Si Si OH P (2,2) Le principe est de réaliser des structures suspendues par le biais
d’une couche sacrifiée : l’exemple le plus utilisé est celui qui
consiste à sacrifier des couches de SiO2 pour réaliser des couches
OH OH de silicium polycristallin suspendues comme le montre le procédé
5 OH OH Si Si OH P (2,1) de la figure 5.
OH
Le principe est particulièrement bien illustré dans le cas du
(1) Les cas zéro OH (a) et six OH (b) ne sont pas pris en compte car substrat SIMOX qui comporte une couche de Si cristallin sur une
concernant : couche enterrée de SiO2 [8] [17]. L’enlèvement de la couche de
(a) une liaison dans le volume du substrat ; SiO2 au travers d’une fenêtre pratiquée dans le silicium est un pro-
(b) un doublet d’atomes de silicium détaché de la surface. cédé très performant de réalisation de microcapteurs de pression
(2) Valeurs des énergies de liaison des configurations prédominantes. (figure 6).
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10
a dépôt de la couche b ouverture de la
5 sacrifiée couche sacrifiée
5
Substrat Substrat
Concentration en KOH
2
10 %
10–1 24 % c dépôt de la couche d attaque sélective de la
42 % de structure couche sacrifiée
5
57 % La couche sacrifiée est de la silice ; la couche suspendue ou libérée est
Silicium < 100 > du silicium polycristallin.
2
60 °C
–2
10 Figure 5 – Micro-usinage de surface, basé sur les propriétés
1017 2 5 1018 2 5 1019 2 5 1020 d’attaque sélective des matériaux
Concentration en bore (cm–3)
10
5
2
1
5
2
10–1
5
Concentration en TMAH
2 40 % en masse
10–2 30 %
5 20 %
10 %
2
5% Figure 6 – Capteurs de pression réalisés par couches sacrifiées
10–3 et substrat SIMOX (source Leti)
1018 2 5 1019 2 5 1020 2 5 1021
Concentration en bore (cm–3)
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Couche de
polymère
Rayons X issus
du synchrotron
Masque pour
les rayons X Base galvanoplastique Métal déposé par électrolyse
1 2 3 4
Plaque de Moule en
Trous moulage plastique
d’injection
Matrice métallique
Couche de Métal déposé Structure métallique copiée
libération par électrolyse
5 6 7 8
1 Un substrat, recouvert d’un polymère, est exposé à un rayonnement UV émis par un synchrotron à travers un masque photolithographique
5 Du plastique est injecté par les trous d’injection d’une plaque de moulage
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Microélectronique Microsystème
hν Puce détectrice
Optique Antenne intégrée
hν
Microsystème Fibre optique
Interconnexion
fluidique
Circuit de lecture Interconnexion
silicium métallique
Signal vidéo
Éclairement IR
CCD silicium
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,
Puces de test
(température, Les capteurs sont nombreux et divers à pouvoir s’intégrer dans
contrainte)
une conception microsystème de type hybride. Mais nous
NMRC TIMA TUB
Interconnexions resterons, ici, très proches des technologies silicium qui restent la
électriques voie principale d’intégration monolithique, et nous ne présente-
rons que des principes bien établis par des réalisations effectuées
Film Alimentation Substrat
époxy de silicium au laboratoire ou dans l’entreprise.
adhésif
,,,,
Ils sont à base de membranes ou de poutres micro-usinées dont
le déplacement témoigne des forces qui s’y exercent, forces dues
à la pression ou à l’accélération. Cette mesure peut s’effectuer de
,,,,
deux manières :
Maillage en fils — par la voie capacitive : on mesure alors la distance qui sépare
,,
la membrane ou la poutre mobile de l’électrode placée sur la partie
fixe ;
,, ,,
Enveloppe de nylon — par jauges de contraintes, judicieusement placées dans la
Filtre en charbon poutre ou la membrane. Le plus souvent, ces jauges sont réalisées
de bois dans une couche mince de polysilicium par diffusion dans le sili-
,, ,,
cium massif.
,,
Maillage en fils Deux axes de réalisation sont couramment retenus :
Fil d’or — capteurs obtenus par usinage de volume et assemblage de
Enveloppe métallique
Puce (capteur) deux puces réalisé de manière hermétique, sous vide par exemple,
pour obtenir un capteur de pression absolue, ou encore réalisés
avec un accès des deux côtés de la membrane pour obtenir un
Support du boîtier capteur différentiel ;
en métal
— capteurs réalisés par usinage de surface dont on a donné,
déjà, deux exemples (cf. figure 1 et figure 6).
MGS 1100 La figure 13 détaille un exemple d’accéléromètre de très
grandes performances utilisant trois puces de silicium.
La puce du capteur est soudée au boîtier métallique de type
SENSEPACK. Une couche filtrante imprégnée de charbon de bois au- La figure 14 présente les modèles les plus simples pouvant être
dessus du boîtier métallique est protégée par une enveloppe de nylon utilisés pour les conceptions de systèmes plus complexes.
(le filtre réduit les effets des gaz qui peuvent interférer). Une structure
maillée est maintenue dans la partie supérieure ouverte de l’enveloppe
en nylon. 3.1.2 Capteurs optiques
L’intégration optique et optoélectronique sur puce de silicium est
Figure 12 – Exemple d’assemblage et de conditionnement engagée depuis plusieurs années, principalement supportée par
(SnO2 - Motorola-Sagem) les besoins pour les télécommunications par fibre optique mais
aussi par les applications en capteurs chimiques. On sait en parti-
culier réaliser des fibres optiques intégrées sur silicium et y repor-
ter une source de lumière réalisée en matériau III-V. Cela permet
l’obtention de différentes fonctions intégrées de couplage optique
3. Fonctions de base et ouvre la voie à l’intégration de systèmes plus complexes d’ana-
des microsystèmes lyse optochimique par interféromètre de Mach-Zende et par
spectrométrie. Les applications sont le sujet de nombreux travaux
de recherche.
L’objectif est, en microsystèmes comme en microélectronique, La demande en applications optiques a été marquée ces der-
de pouvoir procéder à une conception descendante, c’est-à-dire de nières années par le développement des matrices pour imageurs
partir des spécifications générales d’un produit et d’avancer par dans le domaine du visible et du proche IR et dans le domaine de
simulations d’assemblages proposées par le concepteur. Les résul- l’IR lointain : 3 à 5 µm et 8 à 14 µm. Dans le domaine du visible, le
tats des simulations donnent une évaluation précise des perfor- fait marquant est l’émergence des rétines intelligentes réalisées en
mances, de l’encombrement et des procédés de fabrication technologie CMOS ou BICMOS classiques. La possibilité de mettre
afférents : c’est la conception microélectronique qui permet de ne dans la même puce les éléments sensibles et un prétraitement ana-
lancer les fabrications qu’avec de très grandes chances de succès. logique et numérique permet de réaliser des traitements en temps
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a élément actif
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Si type P
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H+ Hexabutyltriamido- 55 /
phosphate
K+ Verre aluminosilicate 50 Na+
+
K+ Valinomycine 57 à 59 NH 4
Na+ Verre aluminosilicate 56 à 58 K+ Électrode en plomb
Na+ Calix [4] arèneéthylester 59 / Plaques de silicium micro-usinées et assemblées
F– LaF3 58 à 59 Cl–
Br– AgBr 49 à 59 Ag+ Plaquette
de silicium
Sel de tétracétyl-
Cl– ammonium
55 halogénures
Puce de
– Nitrate de tétradodécyl-
NO 3 ammonium
55 / N x 128
électrodes
2–
CrOH 4 PbSO4 29 /
Cu2+ As2Se3 29 /
Malgré des années d’effort, cette filière est encore, pour la plu- Figure 21 – Biochip réalisé par électrodéposition (CEA-Leti)
part des espèces, au stade de recherche-développement à cause
d’effets d’empoisonnement (espèces absorbées non désorbables),
d’instabilités de mesures à long terme et de non-sélectivité. En restant dans ce domaine de la mesure biologique, il faut
Les capteurs électroniques ont, plus récemment, été étendus signaler l’émergence d’une approche multisensorielle qui est en
dans la perspective de leur intégration sur silicium : nous pren- train de révolutionner le domaine de l’analyse et du diagnostic
drons ici l’exemple de la cellule de Hersch pour la mesure de médical. Cette approche se dénomme « Biopuce » pour Biochip en
l’oxygène : d’autres espèces sont mesurables lorsque l’on fait anglais. L’idée consiste à réaliser une matrice de points de mesure
varier la tension appliquée entre deux électrodes placées dans un où chaque point est rendu spécifique par fixation d’une espèce bio-
milieu électrolytique (cellule de Clarke). La figure 20 donne une chimique particulière : un segment d’ADN par exemple. Le point ne
vue en coupe de la cellule : une membrane perméable à l’oxydant sera réactif qu’à l’espèce qui lui correspond (hybridation) de sorte
est emprisonnée entre deux puces de silicium micro-usinées. La que, si l’on expose la matrice de points à un milieu inconnu, on
partie active comporte une cavité remplie de l’électrolyte et de pourra, en une seule exposition, connaître la présence ou non de
deux électrodes de la cellule réalisées en Au pour la cathode et en toutes espèces correspondant aux points sensibles. On peut faire
Pb pour l’anode. Toute trace de O2 diffusant jusqu’à l’électrode d’or ainsi, très vite, un séquencement génétique et établir un diagnostic
déclenche le passage d’un courant proportionnel à la concentration à partir des points ayant réagi ou n’ayant pas réagi. Le principe
de O2 en surface de l’électrode. s’applique aussi bien à l’analyse biologique qu’à l’analyse chimi-
que. Il tire parti de deux concepts :
Les capteurs chimiques peuvent aussi être utilisés pour mesurer
des espèces biologiques dans la mesure où ces espèces peuvent, 1) la spécification des points sur une matrice ;
dans les réactions propres et sélectives favorisées par la présence 2) la détection point par point de la réactivité au milieu inconnu.
d’enzymes, modifier l’équilibre de l’espèce sensible. En l’occur- Le point 1 est nécessairement long et délicat mais, s’il est réalisé
rence, la présence de l’enzyme glucooxydase dans la membrane collectivement sur un grand nombre de matrices, le coût ramené à
conduit à une mesure possible du glucose, par la réaction : une expérience peut être très faible. Les initiateurs de cette appro-
O2 + glucose → glucooxydase + gluconolactone + H2O che ont, aux États-Unis, choisi de fixer l’espèce détectrice par voie
d’excitation optique (photolithographique), ce qui permet de réali-
D’autres espèces peuvent être mesurées par le même principe ser des matrices très denses (plus de 10 000 points). [Link] en
(tableau 6). France utilise des fixations par voie d’électrodéposition (figure 21).
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Le point 2 utilise le plus souvent un marqueur fluorescent et une Ainsi, si l’on regarde comment varie le couple électrique Cm dans
mesure globale par caméra optique. Mais le domaine de la lecture les machines électromagnétiques comparativement [12] à celui des
est ouvert et devrait bénéficier des avancées de la nanoélectro- systèmes électrostatiques Ce lorsque les dimensions géométriques
nique et de la lecture par microsonde à force atomique. diminuent de façon homothétique selon un facteur d’échelle α :
— dans le domaine électromagnétique, on obtient dans le
meilleur des cas :
3.2 Fonctions actionneurs Cm′ = α 3,5C
m
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Si
Puce multicapteur
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Colle
Contacts électriques
Alumine
Résistance
chauffante Ta2N
Si Cavité
Couche
magnétique (Ni-Fe)
Entrée
du fluide Sortie Isolant (SiO)
Couche métallique du fluide
Si
Résistance diffusée Spire (Cu)
dc Wc
Puce multicapteur
tl
tc
tm
Figure 25 – Vue en coupe de la configuration bimétallique
d’une micropompe Couche magnétique Isolant Spire
Vue en coupe
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(1) V : tension
e : distance interplaque
V/e : champ électrique interplaque
B : induction magnétique
i : courant de bobine.
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,,,,
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,,,,,
,,,,
,,,,,,,,
,,
, ,,,,
,,
,,,,,
,,
,,,,,,,,
,, ,,,, ,,
,,
,, ,,,,, ,,
,,,,,,,,
, ,, ,
Figure 30 – Matrice de miroirs (Texas Instr.)
,,
Les microsystèmes devraient se positionner sur un marché en
croissance moyenne de 17 %, étant entendu que, le plus souvent,
,,
Nitrure 1er oxyde 2e oxyde Métal il s’agit de produits totalement nouveaux dont le marché se crée
avec le produit. Quelques exemples de réussites potentielles réper-
Polysilicium 0 Polysilicium 1 Polysilicium 2 toriées pour les six prochaines années (1998-2004) sont :
Couche photorésistante — les microsystèmes pour l’analyse médicale ;
Étapes du processus technologique (vues en coupe) utilisant trois — les systèmes d’administration de médicaments ;
couches de polysilicium et des couches d’oxyde sacrifiées
(représentation schématique d’un micromoteur) — les écrans de projection et les écrans plats.
Figure 28 – Procédé MUMPS Nous avons déjà donné un exemple des potentialités du dia-
gnostic médical par matrices biochip sur la figure 21. Nous présen-
tons, sur les figures 29 et 30, un exemple de chacune des deux
Module de commande, autres catégories.
alimentation, contrôle
Réservoir contenant
la solution de réhydratation ■ Administration de médicaments
Anode Cathode
Ag/AgCl C’est un secteur important d’application car il constitue une voie
Ag
privilégiée sur une base donnée de produits actifs : en gérer
Na+ , Cl –
NaCl l’administration et en obtenir ainsi la plus grande efficacité (chro-
1 1 nologie de l’administration, précision de dosage, combinaison des
produits actifs...). La figure 29 donne un exemple d’étude en cours
utilisant un microactionneur à poudre pour réaliser une vanne
monocoup et pour vider le contenu d’un réservoir sur un système
Peau d’injection, en l’occurrence par voie transdermique.
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