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Gestion des horaires au format LMD en RDC

Ce document aborde la problématique de l'élaboration et de la gestion des horaires de cours au format LMD dans les établissements d'enseignement supérieur en RD Congo. Il propose un cadre référentiel en 12 points pour améliorer les pratiques actuelles, notamment pour assurer une meilleure planification des activités pédagogiques et éviter les conflits d'horaires.

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Gestion des horaires au format LMD en RDC

Ce document aborde la problématique de l'élaboration et de la gestion des horaires de cours au format LMD dans les établissements d'enseignement supérieur en RD Congo. Il propose un cadre référentiel en 12 points pour améliorer les pratiques actuelles, notamment pour assurer une meilleure planification des activités pédagogiques et éviter les conflits d'horaires.

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ELABORER ET GERER LES HORAIRES AU FORMAT LMD

Article · May 2024

CITATIONS

1 author:

Ildephonse Tshinyama Kadima


University of Lubumbashi
17 PUBLICATIONS 2 CITATIONS

SEE PROFILE

All content following this page was uploaded by Ildephonse Tshinyama Kadima on 06 May 2024.

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Elaborer et gérer des horaires de cours au format LMD. Regard sur les pratiques au
sein des établissements de l’Enseignement Supérieur et Universitaire de la RD Congo

Résumé
Quelle est l’effectivité du LMD dans tous ses aspects ou compartiments, en particulier dans son volet
enseignement-apprentissage impliquant la gestion des emplois du temps ? Pour y répondre, dans cet article, il est
abordé la problématique de l’élaboration et de la gestion des horaires de cours au format LMD, en prenant en
compte les pratiques actuelles dans les établissements d'Enseignement Supérieur et Universitaire en République
démocratique du Congo.

Mots-clés

Horaire de cours – Gestion des emplois de temps

Introduction
Il est important de noter qu’au moment où l’Enseignement Supérieur et Universitaire en
RD Congo entame la réforme LMD, les responsables pédagogiques des universités et instituts
supérieurs en l’occurrence les Secrétaires généraux académiques, les Doyens/Chefs de section
et Vice-Doyens, ainsi que les Chefs de département ont pour mission de superviser et
d’organiser les emplois du temps des différentes formations ou filières en vue d’améliorer le
niveau d’attractivité de leurs établissements à plus de mobilité des étudiants et des enseignants.
Cependant, lors de la mise en place des horaires, on observe des signes de résistance qui se
traduisent par la durabilité de certaines pratiques qui rappellent des formes traditionnelles de
gestion du temps1 qu'on refuse d'abandonner.
Cette situation s’explique notamment par le fait qu’à quelques exceptions près, les
Secrétaires généraux académiques se sont totalement exonérés de l’organisation, supervision,
contrôle ou surveillance de l’élaboration et de l’exécution ou mise en œuvre des horaires de
cours au sein de leurs établissements. En effet, la plupart d’entre eux ont tendance à réduire
l’essentiel de leur travail à l’unique tâche de recevoir et traiter ce qu’on nomme « fiches
d’avancement des cours », c’est-à-dire inventorier ou comptabiliser les cours enseignés, ceux
en cours ou non encore enseignés. Pourtant, ils ont, entre autres, la charge de garantir la qualité
des enseignements en veillant sur l’élaboration adéquate des horaires de cours d’autant plus que
la gestion du temps influe énormément sur la qualité du travail pédagogique en ce qu’elle
constitue la clé pour l’équilibre des activités académiques et parascolaires ou professionnelles,
ainsi que les engagements des enseignants et des étudiants2.
A ce sujet, il y a lieu de rappeler que du 14 avril au 3 novembre 2023, l’ANAQ-ESU3 a
entrepris une vaste campagne de formation des membres de CIAQ4 et comités de gestion des
établissements à l’auto-évaluation institutionnelle. Sur les 11 conférences des Chefs
d’établissement que compte la RD Congo, 9 ont été couvertes. En marge de la formation, le

1
Veyrunes Philippe, Gal-Petitfaux Nathalie, Durand Marc. La lecture orale au cycle 2 : configuration et viabilité
de l’activité collective dans la classe. In : Repères, recherches en didactique du français langue maternelle, n°36,
2007. Travail de l'enseignant, travail de l'élève dans l'apprentissage initial de la lecture. pp. 59-76 ; doi :
https://doi.org/10.4000/reperes.464. https://www.persee.fr/doc/reper_1157-1330_2007_num_36_1_2773.
2
https://www.google.com/search?sca_esv.
3
Agence Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur et Universitaire.
4
Cellule Interne d’Assurance Qualité.
temps a été mis à profit pour procéder à la collecte des horaires affichés dans certaines facultés
et Instituts supérieurs et ceux communiqués au travers des plateformes WhatsApp. Et les
entretiens avec les différents responsables pédagogiques ont permis d’approfondir la
compréhension de la pratique autour des horaires. L’une des inquiétudes que cela soulève, c’est
la moindre attractivité des établissements qui en découle et susceptible de mettre en mal la
mobilité tant souhaitée des étudiants et enseignants notamment étrangers. Par exemple,
comment être attractif si les horaires sont surchargés, peu flexibles en termes d’intervalles de
transition ou s’ils n’offrent pas assez d’espaces de repos notamment les pauses-midi, mais
également si certains jours non ouvrables (samedi5, dimanche et fériés) sont occupés par des
enseignements ? Existe-t-il des principes, normes ou référentiels en matière d’élaboration et
gestion des emplois de temps ou horaires de cours ?
Partant des données empiriques, le présent article se propose de discuter, en douze
points, d’un cadre référentiel d’élaboration et gestion des horaire de cours. Référentiel entendu
ici comme une norme consensuelle du fait de sa légitimité (Alpe, 2017) et la normalisation qu’il
implique6. L’objectif étant d’éveiller l’attention et susciter une prise de conscience dans le chef
des responsables pédagogiques, des enseignants et étudiants sur une question aussi cruciale qui
semble être invisibilisée dans les débats autour de l’effectivité de la réforme LMD en RD
Congo.

1. Qu’est-ce qu’un horaire de cours ?


Un horaire de cours, en plus d’être une liste de cours7, est un outil clé qui permet de planifier,
organiser, coordonner et faciliter les activités d’enseignement-apprentissage avec comme
avantage de permettre aux étudiants et aux enseignants d’avoir un plan détaillé des
enseignements et de mieux connaître l'organisation des cours tout au long d'un semestre voire
d'une année académique. Il s’agit donc d’un document essentiel dans la gestion des activités
d’enseignement-apprentissage au sein d’une faculté, section et département ou de
l’établissement dans son ensemble.
Dans un horaire, on y indique, entre autres :
- La semaine et le semestre : préciser la quantième semaine du semestre en indiquant
éventuellement les dates (la semaine qui va du … au …) ;
- Les jours de la semaine durant lesquels chaque cours va être dispensé8;
- Les heures de la journée auxquelles des enseignements sont programmés. En effet, À
chaque unité d’enseignement (UE) ou catégorie regroupant les enseignements sont
associés les volumes horaires de cours ou éléments constitutifs (EC) dispensés9 ;
- Les matières ou intitulé du cours (EC) ;
- Les noms des enseignants ;

5
Décret n°24/09 du 17 février 2024 portant règlement d’administration relatif à la discipline. En son article 1er,
ledit Décret fixe l’horaire de travail dans les services publics du lundi au vendredi, de 8h à 17h, avec une pause de
12 heures 30 à 13 heures. Avant, le samedi était une journée ouvrable.
6
Angela Barthes. Méthodologies d’analyse des systèmes curriculaires. Traité de méthodologie de la recherche en
sciences de l’éducation et de la formation, 2022. ffhal-03679681.
7
Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse, https://mathia.education/glossaire/horaire-de-cours.
8
Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse, https://mathia.education/glossaire/horaire-de-cours.
9
Angela Barthes. Méthodologies d’analyse des systèmes curriculaires. Traité de méthodologie de la recherche en
sciences de l’éducation et de la formation, 2022. ffhal-03679681.
- Les salles ou auditoires.

2. Les objectifs d’un horaire de cours


De ce qui précède résultent les objectifs ci-après :
1. Planifier l’emploi du temps :
En fonction des enseignements prévus, l’horaire permet aux étudiants et aux enseignants
de mieux planifier leur emploi du temps :
- Gérer le temps de manière efficiente et éviter la procrastination10 : organiser le temps
de préparation des enseignements, de révision, d’étude ou d’activités personnelles, etc.
- Se préparer en conséquence en maximisant les apprentissages.
Pour tout dire, « une bonne gestion du temps permet d'atteindre de meilleurs niveaux de
performance et de productivité »11 académique tout en réduisant le niveau de stress12.
2. Structurer les activités d’enseignement-apprentissage
L'horaire permet d’assurer un déroulement organisé de la semestrialisation13 et une
répartition hebdomadaire équilibrée des différents enseignements. Il est à noter que le volume
horaire est aussi fonction du nombre de semaines d’enseignement arrêté par année
académique14.
3. Éviter les conflits d'horaires
Un horaire bien élaboré permet de réduire, de minimiser ou d’éviter tout conflit
d'horaires tant pour les enseignants que pour les étudiants15. Ces derniers peuvent ainsi suivre
sans aucun problème tous les cours auxquels ils sont inscrits.
De même, l’absence d’un horaire de cours ou avec un horaire mal élaboré, on assiste à
des chevauchements. Par exemple, au même moment, deux enseignants, chacun avec son
groupe d’étudiants, peuvent s’improviser dans une même salle (auditoire) occasionnant de fait
une confrontation parfois violente. Par ailleurs, il a été rapporté le cas où un professeur expulse
de la salle un collègue enseignant moins gradé que lui qui l’a pourtant occupée en premier. Ce
qui engendre souvent des frustrations qui contribuent à polluer le climat au sein de
l’établissement. Il s’agit là de situations qui soulèvent des préoccupations d’ordre éthique !

10
https://fastercapital.com/fr/sujet/l’importance-de-la-gestion-du-temps-dans-la-r%C3%A9ussite-scolaire.html# :
11
https://www.bakkerelkhuizen.fr/expertise/les-10-principaux-avantages-de-la-gestion-du-temps/ ?
12
https://www.google.com/search?q=Pourquoi+planifier+l%E2%80%99emploi+du+temps.
13
https://dictionnaire.lerobert.com/definition/semestrialisation.
14
Université de Boumerdes, Guide pratique de mise en œuvre et de suivi du LMD. En ligne sur https://www.univ-
boumerdes.dz/arrete/guide_pratique_systeme_LMD_en_francais.pdf.
15
Philippe Perrenoud, Former les maîtres du premier degré à l’Université : le pari genevois. In : Lapierre, G. (dir.)
Qui forme les enseignants en France aujourd’hui ?, Grenoble, Université Pierre Mendès France, 1996, pp. 75-
100. https://scholar.google.com/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&q=Philippe+Perrenoud.
Il est donc important de veiller à ce qu'il n'y ait pas des chevauchements entre les cours
programmés car les conflits d'emploi du temps peuvent rendre difficile de suivre plusieurs cours
en même temps. Ce qui peut entraîner des retards et des difficultés d'apprentissage.
Par ailleurs, les conflits d'horaires peuvent aussi survenir du fait de programmer le même
jour, aux mêmes heures, dans des salles différentes, deux enseignements de la même promotion
mettant les étudiants face à des choix difficiles à opérer entre différents cours à suivre.
Enfin, les conflits d’horaires le sont à la suite d’une programmation des enseignements
ne permettant pas aux étudiants de suivre des cours de dettes dans la promotion antérieure. Le
point 5 est consacré aux horaires destinés à cette catégorie d’étudiants.

3. Qui est chargé de l’élaboration et du suivi des horaires ?


A l’Enseignement Supérieur et Universitaire, l'élaboration des horaires et leur gestion le
sont en fonction de la structure organisationnelle de l'établissement. Généralement, ils sont du
ressort des services tels que le service des affaires académiques, service de la scolarité, service
des études, etc. Mais dans la plupart d’établissements, cette tâche revient aux Appariteurs qui
sont responsables de la gestion des emplois du temps, de l’entretien des locaux et de la
coordination ou supervision des salles de cours.
En contexte congolais, dans les conditions idéales, l’Appariteur central et les
Appariteurs facultaires peuvent travailler en étroite collaboration avec les facultés/sections et
les départements pour élaborer des horaires cohérents et équilibrés. Pour ce faire, ils tiennent
compte des contraintes des programmes d'études, des disponibilités des enseignants et des
locaux, ainsi que des équipements nécessaires. Ils peuvent également s’assurer que les horaires
répondent aux besoins des étudiants.
Il est donc important que les horaires puissent satisfaire les contraintes « humaines » des
enseignants, celles des étudiants et celles pédagogiques qu’impose la progression des
enseignements, sans oublier les contraintes « physiques » liées aux ressources matérielles (les
salles, les équipements, etc.)16. Or, sur le terrain, il s’observe que l’Appariteur central s’occupe
plus des inscriptions, des listes des étudiants et, dans une certaine mesure, de la production ou
la distribution des cartes d’étudiant. Il n’est ni de loin, ni de près impliqué ou intéressé par la
question des horaires. Les Appariteurs facultaires, quant à eux, réduisent l’essentiel de leur
travail à l’établissement des relevés des notes et à la tenue des dossiers d’inscription spéciale.
Ils sont très peu nombreux à s’occuper des horaires, souvent faute d’avoir des compétences
requises notamment dans le maniement des outils informatiques ou numériques. En lieu et place
des appariteurs, c’est plutôt les Vice-doyens chargés de l’enseignement, les Secrétaires
académiques facultaires ou les Secrétaires de département en charge de l’enseignement qui
passent le gros de leur temps à élaborer et à faire le suivi des horaires de cours.
Il est pourtant tout à fait possible pour certains établissements d’instaurer un système
centralisé d’élaboration et de gestion des horaires en utilisant des logiciels spécialisés de gestion
des emplois du temps. Il est alors conseillé de faire recours à un logiciel plus souple du fait de

16
S. Piechowiak, C. Kolski, Analyse et conception d’un outil interactif d’aide à la gestion des emplois du temps
basé sur les points de vue. Revue d’Interaction Homme Machine (RIHM), volume 5, n° 2, pp. 1-30, 2004. En ligne
sur https://www.researchgate.net/publication/228700054. Consulté le 4/3/2024.
son interactivité17. Tout comme, ils peuvent eux-mêmes élaborés des outils qui leur permettent
de bien gérer les emplois du temps et cela nécessite d’avoir des compétences suffisantes en
informatique18. Ils peuvent ainsi être capables d’élaborer des horaires de cours précis et
cohérents. Par exemple, pour recueillir les informations nécessaires à propos des besoins,
contraintes et résoudre les conflits éventuels, le bureau central des horaires peut collaborer
étroitement avec les facultés/sections, les départements et les enseignants, ainsi que d'autres
parties prenantes.
Toutefois, le système centralisé des horaires ne peut réussir que si l’établissement
dispose d’un service efficace de maintenance et gestion intégrée des locaux, ainsi que des
équipements. Mais, dans la plupart des cas, les facultés s’érigent en propriétaires des locaux
souvent acquis dans un système d’auto-construction. Par ce fait, elles sont les seules à les
équiper et à les entretenir. Dans ce contexte, il leur est difficile de les céder craignant les casses,
graffitis et autres abus par les étudiants en provenance d’autres facultés. Faire passer un tel
patrimoine pour un bien commun, dont peut bénéficier toute la communauté universitaire, va
exiger une forte campagne de sensibilisation et de formation des parties prenantes.

4. Principes d’élaboration des horaires de cours


Ces principes valent autant pour l’ancien système que pour le système LMD. Ils visent
à contribuer à une expérience d'apprentissage optimale pour les étudiants et à garantir un
déroulement harmonieux des programmes d'études. Cela étant, pour assurer une organisation
efficace des programmes d'études, l'élaboration d'un horaire de cours repose sur plusieurs
principes clés :
1. Le respect et suivi du calendrier académique
On établit les horaires en fonction du calendrier académique qui reprend les périodes de
vacances, examens et autres événements académiques notamment des jours fériés. Cependant,
il s’observe que dans certains établissements, les étudiants n’ont pas assez de repos car les
horaires reprennent des cours même les jours fériés voire le dimanche ce de 8h à 18h. Les détails
d’une telle pratique sont repris au point 10.
Pour un bon suivi du calendrier académique, faut-il des horaires hebdomadaires,
mensuels ou semestriels ?
Il est conseillé d’éviter d’afficher des horaires dont la périodicité est imprécise ou
indéterminée. Lorsqu’on lit, par exemple, « Horaire applicable à partir du 9 au 14 octobre
2023 » ou encore « Horaire des cours de première Licence ». Dans l’élaboration des horaires,
il est utile de marquer le début et la fin du délai des cours car des horaires qui n’indiquent pas
des délais ou des échéances (début et fin de l’enseignement) peuvent laisser les enseignants et
les étudiants dans l’embarras : le cours va-t-il être dispensé dans quelques jours, une semaine,
un mois, un semestre ?

17
Claudie Jacquier-Duret, Emploi du temps en milieu hospitalier : Heuristiques stochastiques d’aide à
l’élaboration. https://theses.hal.science/tel-00325680v1/document.
18
S. Piechowiak, C. Kolski, Analyse et conception d’un outil interactif d’aide à la gestion des emplois du temps
basé sur les points de vue. Revue d’Interaction Homme Machine (RIHM), volume 5, n° 2, pp. 1-30, 2004. En ligne
sur https://www.researchgate.net/publication/228700054. Consulté le 4/3/2024.
De manière générale, la pratique en œuvre dans bon nombre d’universités ou instituts
supérieurs consiste à établir des horaires hebdomadaires : « Horaire des cours/semaine du …
au… ». On sort donc des horaires chaque semaine. L’avantage qu’offre une telle pratique est
d’avoir des horaires pratiques et « réalistes », dit-on, car à usage simplifié et contextualisé. Bien
entendu, certaines entités qui recourent à ladite pratique s’en sortent mieux.
Cependant, dans beaucoup de cas, lesdits horaires ne permettent pas d’avoir une vue
d’ensemble de la manière dont les enseignements vont se dérouler au courant du semestre ou
des deux semestres. En outre, des tels horaires peuvent consacrer la sous-utilisation de bon
nombre d’enseignants car il s’observe que certains sont « priorisés » au détriment des autres. Il
en résulte que certains enseignants passent des semaines entières à ne rien faire en attendant
que ceux qui sont « privilégiés » achèvent de donner leurs cours, souvent sans le moindre
respect de la cohérence des programmes. Par conséquent, pour gérer leur temps, la tentation
devient grande pour ces enseignants « inoccupés » d’aller ailleurs enseigner.
Au regard de ce qui précède, il s’avère utile, pour les établissements qui le peuvent, de
se doter d’un logiciel d’élaboration et de gestion des horaires car il est un outil important qui
facilite une planification semestrielle voire annuelle (bi-semestrielle) des enseignements. Ce
qui permet à chaque enseignant de mieux planifier les séances ou séquences d’enseignement
dans son(ses) descriptif(s) de cours. Il peut ainsi être possible à chaque enseignant de les
élaborer et de les présenter en début d’année académique ou de chaque semestre.
De manière pratique, il est utile que la réunion du Conseil de Faculté ou de Département
consacrée, en début d’année académique, à la répartition des enseignements soit
immédiatement suivie des réunions de planification semestrielle ou bi-semestrielle des
enseignements lors desquelles chaque enseignant exprimera sa disponibilité à telle ou telle autre
période. Les enseignants visiteurs pourront eux aussi être contactés quant à ce.
On ne le dira jamais assez, la disponibilité des enseignants dont question l’est non
seulement au regard des leurs préférences ou des contraintes auxquelles ils font face au
quotidien, mais également de leurs obligations notamment administratives et de recherche. Il
s’agit là des considérations dont on tient compte, autant que possible, lors de l’'élaboration de
l'horaire. Toutefois, il est également important de veiller à ce que les délibérations se déroulent
dans le temps pour bien démarrer l’année académique.
2. La flexibilité et l’adaptabilité
Dans l'enseignement supérieur, les horaires peuvent être sujets à des changements de
dernière minute ou des ajustements nécessaires en fonction des besoins des étudiants ou des
enseignants. D’où la nécessité d'être flexible et capable de s'adapter rapidement auxdits
changements.
Il ne s’agit pas non plus de procéder à des changements intempestifs dictés par le bon
vouloir de ceux qui sont chargés d’élaborer des horaires. Plutôt, le faire de manière motivée,
parce que des impératifs objectifs l’exigent.
3. Le respect des exigences du programme
En vue de garantir que tous les cours nécessaires à l'obtention du diplôme ont été
programmés, on élabore les horaires de manière à planifier tous les cours obligatoires et
optionnels du programme. Cela implique la cohérence dans la programmation des
enseignements. Les cours ou EC fondamentaux, ceux qui sont des prérequis à d’autres
enseignements sont alignés en amont et pas l’inverse.
Cependant, il s’observe que certains professeurs qui tiennent à la mobilité-visiting, font
pression pour commencer des cours alors même que les matières basiques qui constituent des
prérequis n’ont pas encore été enseignées. Leur seule préoccupation est de vite se
« débarrasser » ou d’« évacuer » des enseignements, pour se rendre en visiteurs dans d’autres
établissements. Certains préférant même d’enseigner les EC ou cours du second semestre au
premier semestre. Il va sans dire qu’ils se soucient moins de l’efficacité des apprentissages à
réaliser par les étudiants.
En plus, l’une des exigences du programme au format LMD, c’est le respect de la
semestrailisation. Par exemple, il est conseillé d’éviter qu’un cours (EC) qui s’enseigne au
premier semestre puisse se prolonger au second semestre. Le tout se déroule donc dans le cadre
du semestre concerné.
Il est vrai que la question de la semestrialisation constitue un casse-tête pour les
établissements ne disposant pas des ressources suffisantes en personnel enseignant. Il leur est
conseillé d’inviter les enseignants de manière à finir d’abord les cours inscrits au premier
semestre avant de faire venir ceux qui enseignent les cours du second semestre. Parfois, la
semestrialisation devient difficile à réaliser lorsqu’on a des professeurs à statut hybride, celui
de « permanents-visiteurs ». Le premier cas est celui des professeurs qui résident en RD Congo,
mais dans des provinces ou villes très éloignées de leurs lieux d’affectation. Le second cas est
constitué des professeurs qui sont installés à l’étranger, mais sont nommés professeurs dans des
universités ou instituts supérieurs en RD Congo. Certains viennent enseigner, souvent en
déphasage de la semestrialisation soit au gré de leur disponibilité, soit encore par suite de
contraintes indépendantes de leur bon vouloir.
Cela ne pose aucun problème lorsqu’ils interviennent à distance ou arrivent à temps. Ce
qui permet le respect de la semestrialisation. Cependant, le problème se pose lorsque parmi eux,
certains ont difficile de rejoindre leurs établissements d’affectation pour y prester ou y arrivent
mais avec grand retard. Généralement, une fois sur place, ils exigent que l’on suspende des
cours qui s’enseignent déjà pour bénéficier des plages horaires assez larges. Cela est souvent à
la base des perturbations des horaires établis et met en mal la semestrialisation des
enseignements.
Toutefois, il convient de préciser que certains ont été affectés faute de mieux, contre leur
gré ou indépendamment des choix qu’ils auraient dû opérer pour tel ou tel autre établissement
et cela leur oblige d’engager des frais supplémentaires pour gérer leurs séjours d’enseignement.
Enfin, l’autre exigence du programme au format LMD, c’est la prise en compte des
crédits attribué à chaque EC. A cet effet, les horaires sont élaborés en fonction des crédits
attribués à chaque cours ou élément constitutif de l’unité d’enseignement. Généralement, les
EC avec un nombre de crédits plus élevé sont programmés sur une durée plus longue, avec des
séances plus fréquentes. Si 1 crédit l’est pour 25 heures d’enseignement, lesdites heures peuvent
être réparties selon les trois composantes de la manière suivante : CMI19 pour 9 heures ; TD &
TP20 pour 8 heures et TPE21 pour 8 heures.
A titre d’illustration, pour un cours de 3 crédits, si 1 crédit est affecté aux TPE et
n’apparait pas à l’horaire, néanmoins, les 2 autres crédits restants, soit les 50 heures, peuvent
apparaitre à l’horaire. L’horaire peut être ventilé de sorte que si 25 ou 30 heures sont attribuées
aux CMI, il peut rester 25 ou 20 heures à attribuer aux TD (15 ou 10 heures) et aux TP (10
heures). Toutes ces heures peuvent apparaître à l’horaire.
4. La planification des séances de Travaux dirigés et Travaux pratiques
Comme indiqué ci-dessus, les séances de Travaux dirigés (TD) et Travaux pratiques
(TP) sont également à inclure dans les horaires car lesdits travaux sont nécessaires pour
l’approfondissement des connaissances théoriques et pour le développement des compétences
pratiques22.
Cependant, faute d’une planification semestrielle ou bi-semestrielle, il s’observe que les
enseignements se déroulent vaille que vaille avec des cours (EC) qui disparaissent des horaires
une fois que les CMI sont achevés. Parfois l’enseignant n’a même pas fini les heures de CMI
que le cours disparaît de l’horaire. Ou encore, l’enseignant se voit obligé de confiner CMI,
TD&TP dans les heures pourtant destinées à la seule composante CMI. Par conséquent, pour
un enseignement de 3 crédits, au lieu de couvrir les 50 heures (CMI, TD&TP), l’enseignant
n’en occupe que 25 ou 30. Autrement dit, au lieu de 50 heures d’enseignement, 25 ou 30 heures
seulement sont exécutées et les 25 ou 20 heures restantes ne sont pas programmées à l’horaire.
Si l’on se rapporte à l’échelle semestrielle, il est important de savoir que pour les deux
semestres réunis, sur les 1500 heures, le 1/3 soit 500 heures ont été d’avance affectées aux TPE
du reste non suivis. Et sur les 2/3 soit les 1000 heures destinées aux deux composantes CMI et
TD&TP, selon le cas, seules 500 à 600 sont effectivement exploitées pour les enseignements et
apparaissent à l’horaire. Les calculs sont alors simples à faire pour admettre que, à ce qui
concerne les 2/3 d’heures, la moitié reste non exploitée chaque année académique.
Il en résulte que pour un semestre, sur les 500 ou 550 heures de CMI, TD&TP, seules
300 ou 350 heures sont effectivement consacrées à l’enseignement essentiellement en Cours
Magistraux. En d’autres mots, en considérant l’ensemble des cours alignés au semestre, au lieu
de 500 heures d’enseignement, 250 ou 300 seulement sont consacrées de manière effective à
l’enseignement. Il y a lieu de se demander si un tel système n’est pas déficitaire du simple fait
que les horaires peinent à gérer l’utilisation optimale d’heures d’enseignement-apprentissage.
Il se pose donc un sérieux problème d’efficience et de qualité dans la gestion des horaires
et, par ricochet, de l’enseignement pris de manière globale. Et si l’on sait que les heures des
TPE ne sont jamais exploitées par les enseignants, auxquelles on ajoute celles des TD&TP non
accomplies, on pourrait se représenter l’ampleur du déficit en enseignement-apprentissage

19
Cours Magistraux Interactifs.
20
Travaux dirigés & Travaux pratiques.
21
Travaux personnels des étudiants.
22
TSHINYAMA KADIMA I., Regard sur la conduite des travaux dirigés (TD), Travaux pratiques (TP) et Travaux
personnels de l'étudiant (TPE). En ligne sur
https://www.researchgate.net/publication/376796213_Regard_sur_la_conduite_des_travaux_diriges_TD_Travau
x_pratiques_TP_et_Travaux_personnels_de_l'etudiant_TPE.
dispensé dans nos Universités et Instituts supérieurs. N’est-on pas là dans un cas de figure d’un
gaspillage temporel consacré ?
Il incombe donc aux Secrétaires généraux académiques, Doyens/Chefs de section et
Chefs de Département de vérifier si les horaires élaborés reprennent bien les deux composantes
des activités d’enseignement-apprentissage à savoir les CMI et les TD & TP. Mais, également
de voir dans quelle mesure les enseignants gèrent les TPE en vérifiant, par exemple, si ces
derniers prévoient des travaux ou exercices à réaliser de manière autonome par les étudiants ?23
De même qu’il appartient à chaque enseignant de veiller à ce que les activités planifiées
dans le(s) descriptif(s) de cours, intégrant justement les CMI, TD&TP, soient réalisées en
fonction du nombre de crédits attribué à l’enseignement. Les enseignants ont donc la
responsabilité de s'assurer que toutes les activités planifiées dans le(s) descriptif(s) sont reprises
à l’horaire et sont couvertes dans le temps imparti.
En résumé, il est important de retenir que lors de l'élaboration de l'horaire, il est essentiel
de veiller à ce que chaque EC (cours) respecte le nombre de crédits qui lui sont affectés. Ce qui
implique une répartition équilibrée des heures de cours par semaine en reprenant non seulement
les heures des CMI, mais également des TD et TP.
5. L’adaptation aux contraintes logistiques
En plus de prendre en compte les contraintes liées aux équipements ou matériels
didactiques, les horaires de cours dépendent également d’autres contraintes logistiques telles
que la disponibilité des salles de cours. Il est donc conseillé à ceux qui élaborent les horaires de
cours de trouver des créneaux horaires compatibles avec la disponibilité des salles de cours et
leur proximité géographique pour faciliter une transition fluide et efficace.
6. L’équilibre entre les différents enseignements
On conçoit les horaires de manière à éviter une surcharge de travail en assurant une
répartition équilibrée des cours dans les différentes filières et options. Cependant, il est des
pratiques à surcharger les horaires. Par exemple, dans des cas les plus extrêmes où deux cours
occupent toute la semaine :
HEURE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI DIMANCHE
8h-10h COURS A COURS B COURS A COURS B COURS A COURS B COURS A
10h-12h COURS A COURS B COURS A COURS B COURS A COURS B COURS A
14h-16h COURS A COURS B COURS A COURS B COURS A COURS B COURS A
16h-18h COURS A COURS B COURS A COURS B COURS A COURS B COURS A

En effet, on s’en rend peut-être moins compte, pareil horaire peut entrainer la fatigue
excessive des étudiants et, à la limite, poser des problèmes de santé mentale. Il n’en demeure
pas moins qu’il peut également constituer l’un des facteurs d’échecs, de décrochage ou
d’abandon massif qui guette les étudiants. D’autant que des dysfonctionnements institutionnels
peuvent justifier les taux « catastrophiques » d’échecs et d’abandon des étudiants surtout aux

23
Lire TSHINYAMA KADIMA I., Regard sur la conduite des travaux dirigés (TD), Travaux pratiques (TP) et
Travaux personnels de l'étudiant (TPE). En ligne sur
https://www.researchgate.net/publication/376796213_Regard_sur_la_conduite_des_travaux_diriges_TD_Travau
x_pratiques_TP_et_Travaux_personnels_de_l'etudiant_TPE.
premiers cycles universitaires24. On sait Bien sûr, sans compter la démotivation ou la
désimplication qui en découle et qui peut être à la base, elle aussi, de la non-réalisation des
apprentissages par les étudiants et, partant, justifier les échecs25.
Par ailleurs, l’horaire ci-dessus est plein de cours le samedi comme le dimanche ! Il est
préférable d’éviter des créneaux horaires inappropriés. En effet, certaines journées (journées
fériées, Samedi ou l’après-midi du samedi et le dimanche) et certaines heures de la journée
(entre 12h/12h30 et 14h) peuvent être moins propices à un apprentissage efficace. Comme il est
aussi déconseillé de programmer des cours très tôt le matin (à 7h) ou très tard dans la journée
au risque de diminuer l'attention et la concentration des étudiants. Au demeurant, il est
préférable de tenir compte des rythmes et des préférences des étudiants lors de l’élaboration ou
de la planification des horaires.
Spécifiquement pour les étudiants qui entrent dans les promotions de recrutement, ne
pas surtout ignorer qu’ils proviennent de l’enseignement secondaire où les séances de cours
sont généralement d’une durée de 45 minutes à 1 heure. C’est la durée appropriée et qui tient
compte de leur niveau d'attention limitée et de leur capacité à assimiler la matière sur une
période plus courte. Mais brutalement, dès leur entrée à l’université, ils se voient soumis à un
rythme très soutenu avec des cours dispensés en des séances trop longues dépassant leur
capacité d’attention. Sans ignorer que cela se déroule parfois dans des auditoires pléthoriques,
souvent en présence d’un nombre d’étudiants dépassant largement la capacité d’accueil,
certains étudiants étant obligés de suivre les cours débout, parfois dehors accrochés aux fenêtres
ou assis dans des couloirs ! Face à ce drame, d’autres étudiants peinent à s’adapter et peuvent
abandonner les études. On le voit bien, sur le plan psychopédagogique, cela nécessite une
transition, avec des horaires plus ou moins équilibrés, pour une adaptation progressive au
nouvel environnement de l’enseignement supérieur.
Toutefois, il y a lieu d’évoquer l’embarras où se retrouvent souvent des établissements
qui font recours, pour le gros lot d’enseignants, à des visiteurs, la pression financière étant telle
qu’ils n’ont pas souvent de choix. Même dans ce cas, les enseignants visiteurs viennent souvent
pour plus d’un enseignement. Il y a lieu d’alterner en ventilant les matières (EC) de manière à
éviter qu’un enseignant passe toute la journée à occuper un seul groupe d’étudiants. De sorte
que l’enseignant peut avoir deux séances de cours l’avant midi avec deux groupes différents et
l’après-midi prendre un troisième groupe. C’est tout à fait faisable ! Mais en surchargeant ainsi
les horaires, on ne se rend pas souvent compte de conséquences sur la santé des enseignants
concernés.
En effet, 8h des séances de cours soutenues et d’affilée pendant 7 ou 14 jours de visiting
ou non, peuvent devenir suicidaires ! Cela relève de la responsabilité non seulement
institutionnelle, mais aussi individuelle ou de l’enseignant lui-même qui accepte de se
soumettre à un tel rythme. Il est recommandé aux Secrétaires généraux académiques de veiller
sur ce fait.

24
Romuald Bodin et Mathias Millet, « L'université, un espace de régulation », Sociologie [En ligne], N°3, vol. 2 |
2011, mis en ligne le 06 janvier 2012, consulté le 05 avril 2024. URL :
http://journals.openedition.org/sociologie/998.
25
Karsenti, T. (1997). Comment le recours aux TIC en pédagogie universitaire peut favoriser la motivation des
étudiants : le cas d’un cours médiatisé sur le Web. Cahiers de la recherche en éducation, 4(3), 455–484.
https://doi.org/10.7202/1017306ar.
Certes que souvent les enseignants acceptent des tels horaires pour des raisons
pécuniaires : pallier l’insuffisance des salaires qu’il faudrait bien sûr que l’Etat congolais puisse
améliorer. Il sied pourtant de se préserver, en évitant, si peu que se peut, de s’imposer des
charges de travail contre nature puisqu’en fin de compte, tout ce que l’on gagne finit par être
reversé aux dépenses de santé. On est là dans une sorte de cercle vicieux ! Donc, même en
contexte de visiting, rien ne peut justifier l’intensité d’une telle prestation, du reste anti-
pédagogique. Il y a donc lieu d’œuvre dans le cadre d’un visiting équilibré pour des journées
de plus ou moins 6h maximum d’enseignement par jour, le tout étant ponctué des moments
raisonnables de repos.
L’idéal ne serait-il pas d’encourager les établissements, lorsqu’ils le peuvent, de faire
recours à l’enseignement à distance pour minimiser les coûts temporels et financiers qui
s’imposent à eux dans l’exécution des programmes ? La question reste posée car de nos jours,
autant d’outils numériques permettent de faciliter pareille stratégie d’enseignement.
En fin de compte, si l'objectif est d'établir un équilibre entre les différents
enseignements, il n’en demeure pas moins qu’il est dans l’intérêt de ceux qui élabore des
horaires de cours de tenir compte du bien-être à la fois des enseignants et des étudiants, surtout
de leur capacité à rester concentrés et engagés tout au long de la séance. Il est ainsi conseillé
d'éviter des journées surchargées en concentrant, par exemple, trop de EC (cours) ou de séances
d'enseignement sur une seule journée car en dépit de la fatigue que des telles journées peuvent
générer, elles rendent les étudiants moins réceptifs aux enseignements.
En dehors de la pression financière, les établissements se plaignent, avec raison, de la
surcharge des UE et partant des EC (cours) que consacrent les maquettes. En effet, si certaines
maquettes reprennent plus de 8 UE comportant 10 à 15 EC (cours) par semestre, c’est que pour
les deux semestres réunis, on en arrive à 20 ou 30 EC (cours) à achever. Il devient ainsi
impossible à réaliser un tel programme sans surcharger les horaires.
Que faire dans le cas d’espèce et comment se conformer à l’impératif de terminer à tout
prix le programme dans les délais tels que fixés par le calendrier académique ?
Il est vrai que certaines maquettes actuelles accusent ces faiblesses puisqu’élaborées en
marge des procédures d’ingénierie des maquettes au format LMD. Toutefois, ce problème
n’affecte pas l’ensemble de maquettes disponibles. Mais le principe étant que les programmes
sont à réviser chaque 5 ans, il incombe aux Secrétaires généraux académiques d’être proactifs.
Ils peuvent exiger que les facultés/Sections et Départements puissent procéder à des évaluations
assorties des recommandations pour des améliorations possibles lors de la révision prochaine
des programmes. Ce travail est à réaliser semestre par semestre, année académique par année
académique. Ainsi, pour clore ce point, il convient de retenir qu’il est préférable de répartir ou
d’articuler les EC (cours) de manière équilibrée sur la semaine ou le semestre. Pour cela, il est
important d'identifier les créneaux horaires permettant de proposer une variété de EC (cours).
En somme, dans le système LMD, les principes énumérés ci-dessus garantissent une
planification cohérente des horaires de cours, en prenant en compte à la fois les exigences
académiques et les contraintes logistiques. Toutefois, il est important d’évaluer régulièrement
la planification des horaires de cours afin d'identifier les problèmes potentiels et d'apporter les
ajustements26 nécessaires. Cela implique la prise en compte des avis des étudiants et des
enseignants pour pouvoir améliorer continuellement la gestion des horaires de cours.

5. Les horaires pour les étudiants ayant des crédits de dettes


Dans le système LMD, les étudiants qui reprennent les cours dans l’année antérieure
pour valider les crédits de dettes et, par ricochet, les unités d’enseignement (UE) restées en
suspens, constituent une catégorie emblématique nécessitant une attention particulière. Mais les
horaires de cours tels qu’ils sont actuellement établis dans certains établissements, laissent
penser que ces étudiants sont presqu’abandonnés à leur triste sort.
Afin de gérer de manière rationnelle les cohortes desdits étudiants, il important, en début
de chaque semestre ou année académique, d'identifier les étudiants qui ont des crédits de dettes
à valider et qui doivent suivre les cours de l'année antérieure. Cela peut être fait en consultant
simplement les grilles de délibération ou les palmarès.
Après l’identification, ces étudiants peuvent être invités à prendre une inscription en
remplissant une fiche pédagogique. Cette inscription leur confère un statut d’étudiants inscrits
aux UE non validées de l’année antérieure27.
Ensuite, dans le cadre d’un contrat pédagogique, trouver un accord entre le responsable
pédagogique (Chef de département) et chacun des étudiants concernés en termes
d’engagements mutuels et responsabilités où les deux parties conviennent des objectifs et
ententes, ainsi que des modalités de validation des crédits en dette28. Lesdites modalités peuvent
impliquer notamment la gestion et le suivi des horaires de cours.
S’il est difficile d’avoir des horaires permettant à ces étudiants de suivre les cours
régulièrement dans la classe antérieure, on peut adopter une approche flexible pouvant inclure
des horaires en dehors ou en parallèle des heures de cours régulières notamment des cours
organisés en soirée ou le week-end. Au-delà, cette offre de cours supplémentaires nécessaires
pour valider les crédits de dettes peut également comporter des cours en ligne et des sessions
de rattrapage spéciales ou cours de récupération, ainsi que de cours intensifs pendant les
vacances ou toute autre modalité adaptée à leur situation. Mais si les cours sont enregistrés, les
supports audio-visuels peuvent permettre à cette catégorie d’étudiants de revenir sur les
matières telles qu’elles ont été enseignées pour s’améliorer.
Par ailleurs, le responsable chargé de tutorat peut organiser un système de suivi
individuel et évaluation des progrès réalisés par les étudiants concernés dans la validation de
leurs crédits de dettes. A cette fin, il est utile d’organiser des réunions régulières avec ces
étudiants et les enseignants, organiser des retours sur leurs performances, leur apporter le
soutien nécessaire par des conseils individuels pour les aider à progresser dans leurs études et
les soutenir dans leur parcours académique. Le suivi et l’enregistrement précis et fiable des

26
Regina Teresa Santos Machado, Heloisa Albuquerque Costa, Préparation des étudiants de l’Université de São
Paulo aux savoir-faire académiques français : Les démarches pour la définition d’un programme de cours
FOU. https://dialnet.unirioja.es/descarga/articulo/6437124.pdf.
27
TSHINYAMA KADIMA I., Descriptif de cours : un contrat pédagogique ou didactique ?
https://www.researchgate.net/publication/377053230_LE_CONTRAT_PEDAGOGIQUE.
28
TSHINYAMA KADIMA I., Descriptif de cours : un contrat pédagogique ou didactique ?
https://www.researchgate.net/publication/377053230_LE_CONTRAT_PEDAGOGIQUE.
crédits de dettes validés par les étudiants peut être également fait à l’aide des logiciels de gestion
académique ou de systèmes de suivi intégrés.
En récapitulant, ces quelques mesures évoquées ci-dessus peuvent aider à gérer de
manière efficace les cohortes d'étudiants qui reprennent ou suivent des cours de l'année
précédente pour valider les crédits de dettes.
En ce qui concerne justement les crédits de dettes, on peut ouvrir une parenthèse. Il est
vrai que pour une unité d’enseignement (UE) ou des UE où l’étudiant a un seul ou des éléments
constitutifs (EC) ou cours non validés, l’UE ou les UE concernées ne sont pas acquises ou
mieux validées. Mais il est également un fait que les crédits de dettes ne concernent que les
éléments constitutifs non validés d'une unité d'enseignement, plutôt que l'unité dans sa globalité.
Prenons l'exemple de la progression (passage) de L1 à L2.
Il est important de noter que l’étudiant peut être autorisé à poursuivre les enseignements
ème
de la 2 année du cycle (L2) s’il valide au moins 75% (45 crédits sur 60 crédits des deux
semestres mis ensemble). Il est alors tenu de se réinscrire aux matières [EC ou cours] non
acquises des UE non acquises de la 1èreannée29.
Ainsi, lors de la délibération, il ne sera comptabilisé comme crédits de dettes
uniquement les crédits des éléments constitutifs (EC) ou cours non validés et non l'ensemble
des crédits affectés à l'unité d'enseignement (UE) dans sa globalité. Cela signifie qu’on ne
retiendra en dette que les crédits des EC (cours) déficitaires ou non validés, ceux où l’étudiant
a obtenu moins de 10/20. Si l’étudiant n’a pas obtenu une moyenne compensée supérieure ou
égale à 10/20 après la session de rattrapage, il conserve néanmoins les crédits des UE et des EC
(cours) où il a obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10/2030.
Il n’est donc pas de bonnes pratiques de retenir les étudiants au motif qu’ils n’ont pas
validé les crédits des UE dans leur globalité car il existe de garde-fous à cela. En effet, l’étudiant
qui passe avec des crédits de dettes en L1, ne peut dépasser le cap de L2 s’il n’a pas validé les
crédits de dettes de l’année antérieure. Cela signifie qu’on ne le laissera pas aller en L3 s’il n’a
pas validé les UE restées en suspens en L1 du fait des échecs dans certains de leurs éléments
constitutifs (EC) que l’étudiant est tenu à reprendre tout en étant dans la promotion supérieure.
En d’autres termes, si l'étudiant échoue ou ne parvient pas à valider tous les éléments
constitutifs d'une unité d'enseignement, il peut n’être redevable que des crédits de dettes qui
correspondent aux crédits des éléments (EC) non validés. Cela signifie que l’étudiant concerné
devra repasser ou valider ces éléments constitutifs (EC) ultérieurement. Ainsi, s’il n’y parvient
pas lors de la session de rattrapage, il le fera lors de la prochaine année académique et pourra
valider toutes les UE qu’il n’a pas pu valider l’année antérieure avant de passer en L3.

6. La diffusion et communication des horaires de cours

29
Université de Boumerdes, Guide pratique de mise en œuvre et de suivi du LMD (2011). En ligne sur
https://www.univ-boumerdes.dz/arrete/guide_pratique_systeme_LMD_en_francais.pdf.
30
Université de Boumerdes, Guide pratique de mise en œuvre et de suivi du LMD (2011). En ligne sur
https://www.univ-boumerdes.dz/arrete/guide_pratique_systeme_LMD_en_francais.pdf.
Pour assurer une large diffusion et une accessibilité maximale, il existe divers canaux
au travers desquels les horaires de cours peuvent être diffusés, communiqués ou partagés aux
enseignants et aux étudiants :
- L’affichage physique aux valves à la faculté, dans les auditoires ou dans des endroits clés tels
que les halls d'entrée et les bibliothèques. Donc, les horaires de cours sont à afficher, sur le
campus, dans des lieux spécifiques ou à des endroits clés pour être consultés facilement par les
enseignants et les étudiants. Il constitue l’un des canaux dont il est utile de ne pas se passer.
- Les systèmes ou plateformes de messagerie instantanée telles que WhatsApp31, Slack32 ou des
systèmes de messagerie interne à l'établissement peuvent être mises à profit pour partager les
horaires de manière efficace et rapide. Ces systèmes sont déjà très exploités dans nos
établissements.
- Les applications mobiles dédiées à la vie universitaire peuvent inclure des fonctionnalités qui
permettent également aux enseignants et aux étudiants de consulter facilement les horaires de
cours et autres informations connexes ou notifications sur leurs téléphones portables.
- Les plateformes en ligne dédiées à la vie universitaire telles que des portails étudiants ou des
systèmes de gestion de l'apprentissage et des sites web institutionnels permettent de publier des
horaires de cours et d'autres événements accessibles aux enseignants et aux étudiants.
- Les courriels permettent d’envoyer directement des horaires de cours aux enseignants et aux
étudiants accompagnés d'instructions supplémentaires ou de modifications éventuelles. En plus,
ils peuvent contenir des liens vers des documents en format PDF ou d'autres formats de fichiers
qui contiennent des horaires détaillés. D’où la nécessité pour chaque enseignant et étudiant
d’avoir une adresse électronique institutionnelle.
- Les calendriers partagés tels que Google Calendar33, Outlook Calendar34, ou d'autres outils
similaires, lorsqu’on y intègre des horaires de cours, offrent l’avantage de faciliter l’accès aux
informations et permettre aux enseignants et aux étudiants de recevoir chaque fois des
notifications pertinentes sur les horaires de cours et de les synchroniser avec leurs propres
calendriers personnels.
En résumé, tous ces canaux de communication visent à s'assurer que les horaires de
cours sont non seulement facilement accessibles et consultables par les enseignants et les
étudiants, mais peuvent également permettre une diffusion rapide d'informations en cas de
changements éventuels ou de mises à jour. Ainsi, pour la gestion rationnelle des horaires de
cours et de tous ces canaux de communication, il est utile que l’établissement ou le bureau des
horaires mettent à contribution le service chargé des ressources informatiques.

7. La durée régulière ou typique d’un cours à l’enseignement supérieur


Pour éviter la fatigue et l'inattention des étudiants, tout en permettant de couvrir le
contenu prévu pour chaque cours, la durée typique d'une séance de cours varie généralement
entre 1h30 et 3 heures, avec une durée moyenne de 2 heures assurée régulièrement chaque

31
https://fr.software.fish/project-management-software/best-project-management-software.
32
https://slack.com/intl/fr-fr/help/articles/115004071768-Qu%E2%80%99est-ce-que-Slack.
33
https://calendar.google.com/calendar/u/0/r.
34
https://plandisc.com/en/outlook-yearoverview/?gad_source=1&gclid.
semaine durant les 15 semaines d’un semestre35. Il convient de noter que la durée de 1h30 à 2
heures est souvent considérée comme standard à l’enseignement supérieur. Une telle durée
permet d'avoir suffisamment de temps pour couvrir le contenu du cours et faciliter les échanges,
ainsi que la participation des étudiants, tout en maintenant leur attention et engagement. Ceci
vaut autant pour l’ancien que pour le système LMD.
Il y a lieu de noter que, certains cours, notamment ceux qui exigent des travaux pratiques
intensifs, le travail en laboratoire ou dans des ateliers, peuvent s’organiser en des séances plus
longues, généralement entre 2 à 4 heures, avec des pauses éventuelles. Tandis que certains cours
plus théoriques peuvent être plus courts. Il en résulte que la durée réelle d'une séance de cours
peut varier en fonction de plusieurs facteurs, tels que la filière ou discipline académique, le
niveau d'étude ou d'enseignement, le contenu spécifique, les objectifs pédagogiques et besoins
pédagogiques spécifiques du cours, les méthodes d'enseignement utilisées et des spécificités
des matières enseignées. Tout dépend également des institutions et des programmes d'études
spécifiques.
Dans le contexte de l’ESU en RD Congo, les plages horaires habituelles sont en matinée
de 8h/8h30 à 12h/12h30, en après-midi de 13h/14h à 17h/18h. Pour la vacation soir, entre
16h30/17h et 20h30/21h.
Les séances de cours peuvent également être divisées en deux créneaux de 1h30 avec
une pause de 15 minutes entre les deux. Une pause qui permet aux étudiants de se reposer, de
se rafraîchir et de mieux se préparer mentalement à aborder la seconde partie du cours. Il est
conseillé de ne pas accorder de trop longues pauses entre les périodes de cours au risque de voir
les étudiants s’investir dans une autre activité. De longues pauses peuvent également entraîner
une perte de temps pour les étudiants. Il est donc préférable d’éviter les périodes d'inactivité
prolongées en planifiant les horaires de manière à maximiser l'utilisation du temps et
l’occupation des salles. Ainsi, les déplacements excessifs dus au changement de salles de cours
sont à éviter dans la mesure où ils peuvent entraîner des retards et des problèmes d'organisation
pour les étudiants. Si possible, pour favoriser leur utilisation optimale ou efficace, tenir compte
de la proximité des salles et éviter de programmer des cours dans des locaux très éloignés les
uns des autres.
Pour favoriser un apprentissage efficace et engagé des étudiants, lorsqu’on élabore un
horaire de cours, il est important de prendre en compte non seulement les besoins pédagogiques
des étudiants, mais également, les contraintes logistiques en vue de mieux planifier la durée des
séances de cours. Il est donc conseillé d’adopter une approche flexible permettant de s'adapter
aux besoins spécifiques des étudiants et des matières enseignées.
En résumé, lors de l'élaboration des horaires au format LMD, il est préférable de tenir
compte de la cohérence et de la praticité pour les étudiants. Pour ce faire, on devra éviter les
conflits d'emploi du temps, les créneaux horaires inappropriés, les journées surchargées et les
longues pauses, ainsi que les déplacements excessifs. En faisant ainsi, on contribue à une
expérience d'apprentissage plus efficace et à la satisfaction des étudiants.

8. La durée d'un cours en laboratoire ou dans un atelier technique

35
Université du Québec à Montréal, Futurs étudiants internationaux. En ligne sur
https://etudier.uqam.ca/etudiants-internationaux/organisation-etudes.
Comme déjà indiqué, 2 à 4 heures peuvent amplement suffire pour un cours en
laboratoire ou dans un atelier technique. Néanmoins, cela peut varier en fonction de plusieurs
facteurs. D’où l’intérêt de prendre en compte les facteurs ci-dessous :
1. Les ressources disponibles et le nombre d’étudiants à accueillir
Il est vrai que la durée d'un cours en laboratoire ou dans un atelier technique dépend des
ressources disponibles notamment les plannings des salles de laboratoire, les contraintes
budgétaires et l'accès aux équipements par les étudiants. Mais, en plus, il est utile pour
l’enseignant de travailler avec des groupes restreints d’étudiants en vue d’assurer des
apprentissages efficaces. Il y a alors lieu de s’interroger sur l’intérêt ou non d’inscrire ou
d’avoir, par exemple dans des structures techniques, plus de mille étudiants dans des promotions
dont au finish il est difficile de s’occuper lors des travaux pratiques en laboratoire ou en atelier.
Et que dire des structures qui ne disposent même pas des laboratoires ou des ateliers équipés
comme c’est les cas dans bon nombre d’établissements ?
2. La nature des activités à réaliser
Généralement, les cours en laboratoire ou dans un atelier technique ont souvent une
durée plus longue par rapport à des cours traditionnels dans un auditoire en raison des activités
pratiques qu’ils impliquent et du temps qu’ils exigent pour leur mise en place. En plus, il y a la
manipulation d'équipements et matériaux, ainsi que l'expérimentation qui en découle.
3. La complexité des expériences ou des projets à réaliser
Il est également observé que certaines expériences et projets, étant donné leur
complexité, nécessitent plusieurs séances pour être complétement réalisés, alors que d'autres
peuvent être terminés ou achevés en une seule séance. Par conséquent, la durée d'un cours en
laboratoire ou dans un atelier technique peut varier.
4. Le temps pour l'analyse et présentation des résultats
Lorsque que les expériences ou les projets sont achevés ou terminés, reste que les
étudiants ont souvent besoin de temps supplémentaire pour réaliser l’analyse des résultats. Ils
peuvent en plus consigner leurs observations, rédiger des rapports et des présentations. Il s’agit
également d’une étape qui prend une certaine durée et peut nécessiter des cours
supplémentaires.
On retient donc que la durée moyenne d’un cours en laboratoire ou dans un atelier
technique est de 2 à 4h. Cependant, cela peut varier en fonction des objectifs pédagogiques
visés et de la discipline enseignée, ainsi que des spécificités de chaque cours. Lors desdits
enseignements, il est également conseillé de prévoir des pauses régulières pour permettre aux
étudiants de se reposer et d'échanger des idées ou de réfléchir aux résultats à réaliser.

9. La gestion de l’intervalle de temps entre les enseignements successifs


L'équilibrage des enseignements, on peut également l'analyser au travers autant de cas
d'horaires, tel que celui proposé ici.
HEURE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI
8h-10h Cours A Cours A Cours A Cours A Cours A TPE
10h-12h Cours B Cours A Cours A Cours A Cours A TPE
12h/12h30- Cours C Cours C Cours C Cours C Cours C
13h/14h
14h-16h Cours A Cours B Cours B Cours B Cours B
16h-18h Cours B Cours B Cours B Cours B Cours B

Au regard de l'horaire ci-dessus, si les trois enseignements programmés sont dispensés


par trois enseignants permanents, qu'est-ce qui justifie qu'ils puissent à eux seuls occuper la
totalité des plages horaires hebdomadaires ? Il est vrai que pour des UE et EC (cours)
fondamentaux ou de prérequis, on attend souvent qu’ils soient achevés avant que ne soient
programmer de nouveaux EC (cours). Et même alors, un tel horaire reste tout de même indigeste
tant que les EC (cours) sont alignés de manière à fatiguer ou à ennuyer les étudiants. Il est à
noter que si aucun impératif ne s’impose, il y a lieu d’alterner ou ventiler les cours de manière
à permettre aux autres enseignants de commencer à dispenser le reste de cours inscrits au
semestre.
Le drame c’est que l’un des trois enseignants (Cours C) occupe les heures qui sont
censées être consacrées à la pause dite de midi (entre 12h/12h30 et 13h/14h). Bien souvent, ces
situations d’indisponibilité sont causées par le cumul d’emplois par lequel s’illustrent certains
enseignants. En effet, tout en étant professeur, on est en même temps agent d’une entreprise,
responsable politique ou membre d’un cabinet, etc. Il en résulte que les heures prestées ailleurs
deviennent plus contraignantes que celles à consacrer à l’université où il est facile de négocier
des espaces de temps à l’horaire selon sa convenance, l’intervalle de prédilection étant celle de
pause de midi (12h/12h30-13h/14h). Par conséquent, les étudiants sont privés du droit à manger
et/ou à se reposer pourtant nécessaire pour se reconstituer ! En outre, en raison du manque de
temps en semaine, certains enseignants ont même transformé le dimanche en une journée de
travail en occupant les étudiants du matin au soir, et cela pour autant que dureront leurs cours
ou continueront à enseigner. Il est légitime de se demander si une telle pratique ne peut pas être
interprétée comme une forme de violence ou d'atteinte aux droits des étudiants.
Fort malheureusement, la pratique semble s’installer de manière prégnante à telle
enseigne que certaines autorités décanales, qui cautionnent ce type d’arrangements, finissent
elles-mêmes par s’affaiblir face à des enseignants aussi « puissants » ou simplement
« incontournables ». Il appartient donc aux Comités de gestion et plus particulièrement aux
Secrétaires généraux académiques de se pencher sur la question, discuter avec les concernés,
afin d’éviter le préjudice dont sont souvent victimes les étudiants.
Par ailleurs, que dire des horaires qui se négocient entre les professeurs et les chefs de
promotion « CP »36 à l’insu des responsables pédagogiques (Doyens/Chefs de section ou de
département) ? Dans le but de mettre de l’ordre dans ce secteur des emplois de temps, il revient
aux chefs d’établissement de prendre des mesures qui s’imposent pour faire respecter les textes
en vigueur.
Du reste, en RD Congo, avant le Décret n°24/09 du 17 février 202437, le samedi était un
jour ouvrable. L’horaire présenté ci-dessus a l’avantage de réserver cette journée aux Travaux
personnels de l’étudiant. Mais on pourrait bien trouver une autre journée vide en semaine, un
avant ou une après-midi peut également être consacrée aux TPE. En dehors des Travaux

36
Le responsable élu des étudiants au sein d’une classe dite « promotion ».
37
Décret n°24/09 du 17 février 2024 portant règlement d’administration relatif à la discipline. En son article 1er,
ledit Décret fixe l’horaire de travail dans les services publics du lundi au vendredi, de 8h à 17h, avec une pause de
12 heures 30 à 13 heures.
personnels, un tel horaire peut permettre aux étudiants d’aller faire la file à la banque pour
s’acquitter des frais de scolarité. Ils le font autant pour les autres frais exigés par les
facultés/sections et départements. Avec l’entrée en vigueur du Décret précité, il conviendra de
trouver une autre journée, samedi étant désormais une journée non ouvrable en RD Congo.
On ne s’en rend peut-être pas assez compte. La bancarisation des frais amène son lot
d’effets pervers : les étudiants consacrent des journées entières à la banque pendant que les
cours se déroulent. Dans l’élaboration des horaires, il est utile de considérer cet aspect nocif de
la bancarisation et ne pas attendre que l’administration centrale de l’établissement impose des
jours de paie à la fin des échéances. D’où l’intérêt de trouver avec les banques d’autres
modalités de paiement, y compris celle en ligne, que d’exiger le paiement en mode présentiel
comme c’est le cas pour certains établissements. Ce qui oblige quelques étudiants de venir se
ranger en file devant des banques à partir de 4h ou 5h du matin pour être parfois reçus aux
guichets le soir.
Pour revenir à l’horaire ci-dessus, un autre bémol, c’est le fait qu’entre les cours
successifs du lundi (Cours A et Cours B), aucun temps de transition n’est prévu entre les deux
enseignements. Dans le cas où les étudiants doivent libérer la salle après un cours pour
permettre à un autre groupe d'étudiants d'occuper la même salle de cours, pour éviter des
bousculades entre les deux groupes d’étudiants (entrants et sortants), l’horaire peut prévoir un
intervalle de temps pour faciliter la transition. Par exemple un temps nécessaire pour ranger les
affaires ou effets sera nécessaire pour permettre une transition adéquate. En général, un
intervalle de 10 à 15 minutes est souvent considéré comme adéquat. Mais pour les grands
groupes d’étudiants, un intervalle de temps plus long, entre 15 à 30 minutes, sera nécessaire.
Dans le cas d’espèce, si le premier cours va de 8h à 10h, le second peut intervenir entre
10h15/10h30 et 12h15/12h30.
De ce qui précède, il est important d’inscrire les 15 ou 30 minutes de transition à
l’horaire. Dans tous les cas, il est mieux de sensibiliser les étudiants en les informant des
horaires et des intervalles de transition prévus notamment par le biais d'annonces, de courriels
ou de tout autre moyen de communication. Il s’agit de leur donner, entre autres, des directives
précises sur la manière de quitter la salle de classe de manière organisée afin de permettre au
groupe suivant d'entrer.
Autrement dit, il est question de trouver des mécanismes qui amènent les étudiants à
développer des routines ou des automatismes de transition leur permettant de se préparer
rapidement pour libérer la salle. Ceci vaut autant pour les enseignants car certains d’entre eux,
surtout s’ils ont commencé le cours en retard, ont difficile à arrêter à temps, préférant grignoter
des minutes sur le temps prévu pour le cours qui va immédiatement intervenir. On connaît la
fameuse phrase : « Permettez collègue, donnez-moi juste 5 minutes ! ». Les 5 minutes qui
deviennent souvent élastiques au point d’agacer tant l’autre enseignant que le groupes
d’étudiants qui l’accompagne pour prendre place dans la salle.
Par ailleurs, pour éviter de commencer le cours avec retard, il est préférable que
l’enseignant se présente dans la salle avant les étudiants pour les accueillir et se rassurer que
tout est prêt pour le cours. Si possible, préparer la salle de cours, vérifier le matériel audiovisuel
s’il procédera notamment par des projections notamment des présentations PowerPoint. De
même, les supports de cours en ligne seront déjà mis à la disposition des étudiants pour faciliter
le déroulement, dans le temps, de l’enseignement car les étudiants pourront les consulter avant
le début du cours. Cela permettra aux étudiants et aux professeurs de disposer de suffisamment
de temps pour terminer leurs activités, quitter la salle de classe de manière ordonnée et
permettre aux autres étudiants qui attendent d'entrer et de s'installer.
En somme, pour éviter tout désagrément, les horaires devront être planifiés et organisés
soigneusement afin de permettre le déroulement des cours successifs sans précipitation, sans
désordre et heurts en garantissant une transition fluide et efficace. La flexibilité, la souplesse
des horaires implique donc de tenir en compte des espaces de transition harmonieuse entre les
cours. En définitive, il est important d’observer un temps nécessaire aux étudiants de quitter la
salle et de laisser entrer le nouveau groupe.

10. Que dire de la pratique dite « 8-18 » ?


Il s’agit d’une pratique où des Cours Magistraux sont dispensés d’affilée ou de façon
très soutenue en occupant les étudiants par des journées pleines de cours qui vont de 8h à 18h.
On le sait, le Cours Magistral constitue un mode d’enseignement le plus couramment
utilisé à l’université depuis des siècles, généralement, dans un contexte de l’université de masse.
Ce mode présente autant d’avantages, entre autres, il est peu coûteux et permet d’enseigner au
plus grand nombre. Pour les étudiants, « il constitue un révélateur de la rupture avec
l’enseignement secondaire et de la transition dans un nouvel environnement pédagogique. 38»
Cependant, ce mode présente autant des limites notamment la passivité des étudiants,
l’enseignant seul effectuant les tâches intellectuelles les plus importantes : identifier, explorer
et confronter les informations et les savoirs (Langevin, 2011)39.
Pour quelques raisons reprises ci-dessous, de manière générale, dans un même auditoire,
avec le même groupe d’étudiants, il est déconseillé pour un enseignant d'avoir des Cours
Magistraux40 d’affilée ou de façon ininterrompue, soit de 8h à 18h ou pendant une durée
prolongée de 4h à 8h. Les raisons sont simples notamment la perte d'attention et fatigue des
étudiants.
C’est un fait bien documenté, de trop longues séances de cours magistraux exigent une
attention soutenue de la part des étudiants, surtout lorsqu’elles se succèdent sans pause. Elles
peuvent ainsi entrainer la fatigue mentale et physique des étudiants. Ce qui peut réduire
sensiblement leur capacité à assimiler et à retenir l’essentiel de l’enseignement par suite d’une
diminution de l'attention. Il important de retenir que plus la durée des séances de cours est
longue, plus il est difficile pour les étudiants de rester concentrés et de suivre le cours de manière
effective.
Toutefois, il est possible de dépasser ces limites en rendant le cours magistral interactif
et en maintenant l’attention des étudiants, ainsi qu’en les encourageant à participer

38
Université de Lorraine, Le cours magistral. En ligne sur https://sup.univ-lorraine.fr/files/2020/07/FC_cours-
magistral.pdf.
39
Langevin H. M. (2021). Reconnecting the Brain With the Rest of the Body in Musculoskeletal Pain
Research. The journal of pain, 22(1), 1–8. https://doi.org/10.1016/j.jpain.2020.02.006.
40
« Cours qui dépend totalement de l'enseignant, tant du point de vue du contenu que de la manière dont il se
déroule ; le cours magistral n'induit pas d'implication des étudiants ». Lire sur :
https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/cours-magistral.
activement41. Ainsi, il est idéalement recommandé de planifier les cours magistraux en fonction
de la capacité d'attention des étudiants. Pour ce faire, il est conseillé de diviser la journée en
séances plus courtes avec des pauses régulières de 15 minutes maximum pour permettre aux
étudiants et à l’enseignant de se reposer ou de se reconstituer. Autant que l’enseignant peut
proposer des « pauses d’apprentissage », des moments d’arrêt où il propose aux étudiants des
activités de réflexion, d’explication et d’application (Langevin, 2011). Il est également conseillé
aux enseignants de diversifier leurs méthodes d'enseignement en favorisant l'interaction des
étudiants pour maintenir leur attention et stimuler leur apprentissage.
En effet, l’efficacité des cours magistraux n’est possible que lorsqu'ils intègrent la
dimension interactive et permettent l'engagement des étudiants. Raison pour laquelle on préfère
parler des Cours Magistraux Interactives (CMI) car, en fonction des objectifs spécifiques de la
séance, l’enseignant peut proposer les activités interactives notamment les discussions en
groupe, travaux pratiques ou projets tutorés. Des telles activités sont essentielles pour favoriser
l'apprentissage actif des étudiants.
Il serait donc intéressant pour les enseignants de proposer des alternatives à des séances
de cours classiques auxquelles on a l’habitude d’assister en évitant des présentations orales
magistrales trop longues et qui peuvent sembler, aux yeux des étudiants, à des monologues ou
du simple bavardage.

11. Quelques problèmes inhérents à l’absence ou à un horaire mal élaboré


Il y a lieu de relever plusieurs problèmes inhérents à l’absence d'un horaire ou à un
horaire mal élaboré :
1. La mauvaise utilisation des ressources
En effet, l’horaire de cours permet une répartition efficace des salles de cours,
équipements et autres ressources disponibles. Par conséquent, l’absence d’un horaire clair peut
entrainer une mauvaise utilisation desdites ressources. Par exemple, alors qu’il y a des salles
vides ou des équipements non utilisés dans certaines facultés, celles qui en ont besoin ont
difficiles d’y accéder. C’est récurrent au sein des établissements où les auditoires et autres
ressources à usage pédagogique demeurent des propriétés de certaines facultés/sections ou
départements. Enseigner autrement exige de repenser le système de gestion des ressources
disponibles notamment des auditoires. Tout en acceptant qu’il existe des locaux, ateliers,
laboratoires et outils à usage spécifique, en vue d’améliorer la qualité des enseignements, il
serait important d’inventer ou de réinventer des mécanismes de gestion rationnelle des
ressources à utilité pédagogique.
2. La confusion ou désorganisation :
L’absence d’un horaire clair peut entraîner des absences ou des retards injustifiés. Il en
résulte que les étudiants se sentent souvent perdus et désorientés quant aux horaires des cours
ou travaux à effectuer et des interrogations et examens à passer.
4. La difficulté de coordination ou de planification

41
Université de Lorraine, Le cours magistral. En ligne sur https://sup.univ-lorraine.fr/files/2020/07/FC_cours-
magistral.pdf.
Tel que souligné ci-dessus, l’absence d’un horaire de cours peut entraîner des problèmes
d'organisation et de qualité de l'enseignement. Les enseignants peuvent rencontrer des
difficultés à prévoir des temps de préparation adéquats ou à coordonner leurs enseignements.
Il est aussi important de souligner que pour les étudiants, l'absence d'un horaire de cours va
faire qu’ils se retrouvent avec des emplois du temps surchargés de telle sorte que la conciliation
entre leurs différentes responsabilités devient compliquée. Par exemple, il va leur être difficile
de planifier les autres engagements qu’ils peuvent avoir, tels que des activités professionnelles,
des stages, des activités associatives ou des obligations familiales.
En résumé, tant pour les étudiants que pour les enseignants, l'absence d'un horaire de cours
peut créer de l'incertitude, de la confusion et de la désorganisation. Un horaire de cours
clairement défini peut donc garantir un bon déroulement des enseignements et optimiser
l'apprentissage des étudiants.

12. Quelques limites des horaires de cours


Après ce tour d’horizon, il y a lieu de relever certaines limites des horaires de cours que
l’on peut observer :
1. La surcharge horaire
La surcharge horaire, avec de nombreux cours et travaux à effectuer, peut entrainer une
pression excessive sur les étudiants voire les enseignants et nuire à leur bien-être mental et
physique. Mais également, comme déjà indiqué, les horaires de cours souvent trop chargés
peuvent entraîner le manque de temps pour les travaux personnels ou l'apprentissage individuel
en ce qu’ils limitent énormément le temps pour les étudiants d’approfondir leurs connaissances
de manière autonome et/ou de travailler sur des projets personnels ou de recherche. Les
enseignants ayant des heures excédentaires devraient bénéficier de la rémunération des heures
supplémentaires. Le Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale prévoit une
règlementation en la matière42 actuellement non appliquée par certains établissements de
l’enseignement supérieur et universitaire pour des raisons qui seraient peut-être évidentes.
2. La répartition inéquitable, non équilibrée et incohérente des cours
Comme déjà indiqué, une répartition inégale et non équilibrée des heures de cours, avec
des journées très chargées suivies de journées presque vides, peut rendre difficile pour les
étudiants de maintenir une organisation et une régularité dans leur travail. A cela peut s’ajouter
l’incohérence au niveau du programme si, comme cela s’observe, certains cours indispensables
ou fondamentaux à la formation sont programmés après ceux qui leur sont subsidiaires en
termes de prérequis.
3. La rigidité des horaires et l’absence de choix pour les étudiants
Les horaires de cours souvent fixes ou rigides ne permettent pas une grande flexibilité
pour les étudiants. Par conséquent, il devient difficile de tenir compte des contraintes

42
Pour preuve, lire, à titre purement illustratif, l’Arrêté ministériel 68/11 du 17 mai 1968 relatif au rémunération
des heures supplémentaires. En ligne sur
https://www.leganet.cd/Legislation/DroitSocial/AM.68.11.17.05.1968.htm. Consulté le 02/04/2024.
personnelles, professionnelles ou de transport qui s’imposent aux étudiants et cela peut les
empêcher de suivre certains cours. Par exemple, les activités extra-scolaires (sport ou autres
engagements associatifs) où sont impliqués certains étudiants peuvent entrer en conflit avec les
horaires de cours. Ainsi, la rigidité des horaires peut les empêcher de jouir de leur plein
épanouissement personnel ou réduire leur engagement dans lesdites activités. Sans ignorer que
pour financer leurs études, certains étudiants ont besoin de travailler à temps partiel et d’autres
le sont à temps plein. Il va sans dire que si les horaires de cours deviennent incompatibles avec
leurs horaires de travail, cela peut entraîner des difficultés financières pour ces étudiants. D’où
l’intérêt d’avoir des horaires adaptés ou spécifiques à cette catégorie d’étudiants. Cela justifie
le fait que certains établissements mettent en place des vacations de soir pour permettre aux
étudiants travailleurs de se former.
Par ailleurs, dans le système LMD, les étudiants devraient également avoir la possibilité
de choisir leurs horaires de cours en fonction de leurs préférences. Un pari encore difficile à
réaliser étant donné le contexte actuel car le faire peut entraîner des conflits d'horaire ou des
décalages entre les cours. Mais certains établissement ou entités peuvent bien s’y exercer sans
accroc.
Il existe certes, de manière générale, des contraintes structurelles qui limitent la capacité
des établissements de l’enseignement supérieur et universitaire à offrir des horaires de cours
plus adaptés. Cependant, il y a assez de possibilités pour certains établissements de mettre en
place des programmes spécifiques avec des horaires plus flexibles impliquant, entre autres, des
options d'apprentissage en ligne ou à distance. Une flexibilité offrant des options alternatives
en cas de conflits d'horaires. Il est donc utile de s'assurer que les horaires répondent aux besoins
des étudiants et du corps enseignant.

Conclusion
Dans le contexte de l’Enseignement Supérieur et Universitaire de la RD Congo, il est
problématisé, en douze points, la question de l’élaboration et gestion des horaires de cours au
format LMD partant des pratiques en cours dans les Etablissements au travers de 9 conférences
sur les 11 que compte l’Enseignement Supérieur et Universitaire de la RD Congo en insistant
plus particulièrement sur le rôle d’organisation, supervision, contrôle et surveillance qui
incombe aux responsables pédagogiques en l’occurrence les Secrétaires généraux académiques.
Il est donc essentiel, si les établissements tiennent à améliorer la qualité de
l’enseignement et leur niveau d’attractivité pour plus de mobilité des étudiants, ainsi que des
enseignants, de veiller à la mise en place des emplois de temps ou des horaires de cours plus ou
moins équilibrés. Cela implique une planification préalable et efficiente des enseignements en
ventilant les horaires de manière non seulement à couvrir les semestres sans heurts, mais
également dans la stricte observance de temps d’enseignement à consacrer aux CMI, TP&TD
et TPE, ainsi que les temps de transition ou de repos notamment les jours fériés et ceux non
ouvrables de la semaine.

REFERENCES

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Dictionnaire critique des enjeux et concepts des « éducations à ». Paris : L’Harmattan. Barthes,
A. Alpe, Y., Bader, B. (2013). Questions and positions on education for sustainable development
at university in France : example of short professional cycles ? Environmental Education
Research, 19, Issue 3, 269- 281.
Arrêté ministériel 68/11 du 17 mai 1968 relatif au rémunération des heures supplémentaires.
En ligne sur https://www.leganet.cd/Legislation/DroitSocial/AM.68.11.17.05.1968.htm.
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d’aide à l’élaboration. https://theses.hal.science/tel-00325680v1/document. Consulté le
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