Système d’information
Transformation digitale des entreprises
Objectifs du cours
• Comprendre les problématiques du management de l’information et des stratégies digitales
• Se familiariser avec les transformations digitales des organisations
• Maîtriser le vocabulaire du marketing digital
• Savoir échanger autour de questions d’analyse SI
• Appréhender le management de projet digitaux : planification et conduite de projet, analyse
des risques
Modalités de contrôle des connaissances
• Evaluation en CC – Maîtrise d’outils informatiques bureautiques : travail individuel en temps
limité sous Excel – Etude de cas : travail en groupe
• Evaluation en TE : QCM, analyse d’une situation d’entreprise, commentaire d’article de
presse professionnelle
Plan du cours
Introduction : Digitalisation de l’entreprise et évolution des SI
Rôle de la DSI, sécurité des SI et management des risques
ERP (SIRH, CRM, SCM...) : gestion de l’information dans les organisations
Analyse et conception des SI : modélisation des données et processus
Management de projet SI : cycle de vie de projet, planification de projet
« L’une des principales contraintes qui pèsent sur l’entreprise est sa capacité limitée à
rassembler, stocker et utiliser les connaissances. » (Cyert, March, 1970)
Introduction : Digitalisation des organisations
Un peu de storytelling
Une petite histoire pour commencer… l’achat d’un abri de plage
Une autre histoire pour continuer… la société Coup d’Esprit
- Activité dans l’événementiel et le conseil en communication publique
- Fondation par son propriétaire-dirigeant actuel
- Une TPE en croissance (CA, effectifs)… avec un fort turn-over
- Problèmes : pertes de mémoire, manque de visibilité, encadrement insuffisant
- Solutions : outils informatiques de gestion, stockage et partage de l’information
- … et de nouveaux problèmes : contrôle mal vécu, données perdues,
management du système d’information
TIC et Société de l’information
Ère de l’information : rôle fondamental des TIC (Technologies de l'information et de la
communication)
Société de l’information, société de la connaissance :
- Possibilités ouvertes par les moyens de partage de l’information et de la
connaissance
- Changements profonds dans la vie quotidienne des citoyens, dans la conduite
des entreprises (ex : big data, marketing personnalisé), dans l’intervention des
pouvoirs publics (ex : open data, smart cities…)
TIC : terme d’origine anglo-saxonne (IT, ICT)
- Terme français originel : télématique
- Terme juridique et réglementaire : communications électroniques
« Ensemble des technologies issues de la convergence de l’informatique et des
techniques évoluées du multimédia et des télécommunications, ayant permis
l’émergence de moyens de communication plus efficaces, en améliorant le
traitement, la mise en mémoire, la diffusion et l’échange de l’information»
(Dictionnaire OQLF)
D’ARPANET au web 3.0…
1957 : recherches menées par l’Advanced Research Projects Agency (ARPA) pour la
création d’un réseau de communications décentralisé
Fin de la décennie suivante : ARPANET (Stanford, UCLA, BBN)
1971 : @ choisi par Tomlinson lors de l’invention de l’e-mail
1973 : protocole TCP/IP, au fondement du réseau Internet
1983 : invention du DNS (gestion des noms de domaine)
1984 : création des TLD (Top Level Domains)
1989 : World Wide Web mis au point au CERN (Tim Berners-Lee)
D’ARPANET au web 3.0…
Web 1.0 : sites et pages web, moteurs de recherche, e-mails
- 215 milliards d’e-mails par jour en 2016 (hors spam)
- 40 000 requêtes par seconde sur Google (3,5 milliards par jour)
Web 2.0 (O’Reilly, 2004) : le web social
- Ouverture des standards, mouvement open source Production de contenus,
réseaux
- Émergence des réseaux sociaux : 2 milliards d’utilisateurs actifs sur Facebook
(2017)
Web 3.0 : web mobile et IoT
- Développement des réseaux mobiles haut débit, y compris dans des pays
émergents
- Technologies NFC, Bluetooth…
Mesures de la diffusion des TIC et de la société de l’information : IDI, indice
composite développé par l’UIT
- Accès aux TIC
- Utilisation des TIC
- Compétences en TIC
Transformations macroéconomiques
- Gains de productivité
- Croissance économique due à des TIC à renouvellement rapide Accélération
du progrès technologique
Effets des TIC sur les organisations
Gains de productivité ? (paradoxe de Solow)
Globalisation des communications, délocalisation d’activités (en particulier, activités
support)
Veille économique accrue, connaissance de l’environnement socioéconomique
Diminution des niveaux hiérarchiques dans l’organisation
Evolution de la gestion des ressources humaines
Transformation des circuits logistiques, des circuits d’approvisionnement et de vente
(e-commerce)
Marketing digital, etc…
Notion d’information, Notion de système, Systèmes d’information
Vocabulaire et définitions
Qu’est-ce que l’information?
• Information : représentation de la réalité
– Pas seulement une donnée, mais aussi la signification de cette donnée, qui peut varier
(dans le temps, ou suivant les personnes)
– Pour l’entreprise, nécessité d’une information structurée (extraite, manipulée à partir d’une
information brute) qui soit plus concise, plus fiable, plus aisée à traiter et à communiquer que
l’information brute
• Caractéristiques de l’information
– Contenu de l’information (sélectivité, degré de synthèse, précision, temporalité)
– Coût et valeur de l’information (pertinence, fiabilité, disponibilité)
Qu’est-ce qu’un système ?
• Caractéristiques des systèmes (Boulding, Lemoigne)
– Ensemble identifiable…
– … opérant à partir d’entrées et produisant des sorties
– … selon un comportement régulé, en adaptant son action à l’environnement
– … en générant des informations
– … en décidant de son comportement
– … et en mémorisant des informations
• « Ensemble identifiable pratiquant la régulation, composé de sous-systèmes reliés entre
eux permettant l’action, la prise de décisions et la mémorisation des informations » (Moine)
Définition des SI
• « Ensemble de ressources et de processus (informatisés ou non) destinés à appuyer la
mission de l’entreprise et à lui fournir l’information utile pour atteindre ses objectifs » (Roux)
• Quelques caractéristiques
– Un SI est ouvert, afin de recevoir des données à travers des interfaces
• Ex. échange d’informations entre SI comptable, SI paie, SI logistique/stocks…
– Un SI est adaptable et évolue selon les transformations de l’environnement
Finalités et fonctions du système d’information
• Trois finalités
– Aider à la prise de décision (reporting)
– Permettre de contrôler l’évolution de l’organisation
– Coordonner l’activité des différentes composantes de l’entreprise
• Quatre fonctions
– Collecter l’information
– Mémoriser l’information
– Exploiter l’information : la consulter, l’organiser, la modifier pour produire des informations
nouvelles
– Diffuser l’information
Définition fonctionnelle des SI
• « Ensemble organisé de ressources qui permet de… collecter, stocker, traiter, diffuser
l’information. » (De Courcy)
• Approche systémique de l’organisation = vision élargie des composantes de l’organisation,
de leurs relations et influences réciproques
• Système sociotechnique : des machines et des hommes en interaction
Définition systémique des SI
• « Ensemble organisé de ressources : personnel, données, procédures, matériel, logiciel…
… structuré pour permettre d’acquérir, de stocker, de traiter et de communiquer des
informations dans et entre des organisations » (Reix)
Une autre conception du SI
• Système de travail = « ensemble coordonnée d’activités, exécuté par des acteurs humains
ou automates, utilisant des ressources, visant à produire un résultat pour des clients internes
ou externes » (Alter)
• Système de travail est un système d’information lorsque les activités des processus
relèvent de traitement de l’information : saisie, stockage, transmission, recherche,
manipulation…
• Système d’information = ensemble de processus, acteurs et ressources, qui alimente en
informations d’autres systèmes de travail
A retenir
Un SI n’est donc pas qu’un système informatique, mais un ensemble structuré :
- Une ou des organisations
- Des hommes
- Des technologies : matérielles, logicielles, protocoles…
- Des processus, méthodes et procédures
Typologies des SI, Composants des SI
FONCTIONNEMENT DES SYSTEMES D’INFORMATION
Typologie des SI
• Pas une, mais des typologies des SI très variables suivant taille, secteur, culture de
l’entreprise
• Exemple de typologie (Roux)
– SI pour les dirigeants : outils d’aide à l’établissement de la stratégie, construction des
budgets, prévisions des effectifs…
– SI de gestion : outils d’encadrement de l’activité quotidienne
– SI décisionnels : outils d’aide à la décision, systèmes experts destinés à la conduite
d’analyse – SI de simulation et projection
– SI bureautiques
– SI de traitement des transactions : paie, stocks, facturation, trésorerie…
• Typologie historique ([Link])
Système d’information et système informatique
• Informatique: science du traitement rationnel de l’information
“L’informatique est une science qui a pour objet le traitement et la circulation de l’information
et une méthode qui se doit d’être rationnelle et rigoureuse” (JO, 17 septembre 1982)
• Système informatique : ensemble d’équipements informatiques ou de télécommunications
interconnectés dans le but d’acquérir, stocker, traiter, communiquer des données par
l’intermédiaire de matériels et de logiciels
Composants des SI informatisés
• Informatique : matériel et logiciel, systèmes d’aide à la décision (SIAD), systèmes experts
• Bureautique : traitement de texte, tableur, messagerie, gestion d’agenda…
• Réseaux de communication : LAN, intranet, extranet, VPN…
Qualités d’un SI Management des SI et rôle de la DSI
SI ET STRATEGIE DE L’INFORMATION
Fonction et place des SI dans la stratégie
• Fonction support pour l’atteinte des objectifs métiers, facilitateurs du contrôle, de
l’administration, de la logistique, de la production…
• Scepticisme des métiers sur le « mal pas toujours nécessaire de l’informatique» ([Link])
• Enjeux forts de création de valeur conforme aux investissements
– Associée à la vitesse de réalisation des projets et d’appropriation par l’entreprise
– Besoin de collaborateurs « bilingues » entre technologies et métiers
– Place accordée aux décideurs métiers et aux utilisateurs, intervenant de plus en plus dans
la conception des systèmes et dans l’évolution de leurs usages (innovation collaborative)
– Influence des pratiques et comportements issus du public
Qualités recherchées pour les SI
• Rapidité et facilité d’accès à l’information (disponibilité)
– Lenteur ou complexité excessive => non utilisation
– Nécessité de technologies et d’architectures performantes, et d’interfaces hommes-
machines (IHM) correctement conçues
• Fiabilité des informations
– Nécessité de mises à jour rapides en fonction des événements (idéalement,
automatiquement et en temps réel)
• Intégrité des informations
– Nécessité d’un système autorégulé, maintenant les informations dans un état cohérent
• Pertinence de l’information
– Nécessité d’adaptation de l’information au destinataire et aux usages
• Sécurité et confidentialité de l’information
– Nécessité de sauvegarde de l’information
– Nécessité de protection contre les atteintes à l’intégrité de l’information
Composantes du management des SI
• Management stratégique des SI : planifier, déployer, comprendre et améliorer le SI (PDCA)
– Planification et urbanisation (schéma directeur)
– Gestion de projet SI
– Architecture (distribuée, centralisée, externalisée, ouverte…)
– Développement du SI : analyse et conception (données, flux, processus, interfaces…)
• Usage des SI
– Animation et évaluation des performances (KPI)
– Gestion des connaissances (KM)
– Appropriation par les utilisateurs et accompagnement du changement
Enjeux stratégiques du management des SI
• Enjeux des SI pour la stratégie d’entreprise
– Adéquation des systèmes d’information avec la stratégie poursuivie par l’entreprise
– Efficacité et efficience des ressources mobilisées
– Intégration des développements successifs
• Nécessité d’une gouvernance des systèmes d’information : règles et méthodes pour le
pilotage en adéquation avec les objectifs et les ressources
Manager les SI : notion d’alignement du SI
• Rôle premier de la DSI : assurer l’alignement stratégique (Venkatraman) entre stratégie
générale de l’entreprise et stratégie de développement technologique
• Démarche de mise en cohérence entre stratégie d’entreprise, infrastructure
organisationnelle, et infrastructure informatique
• Garantir l’évolutivité et l’adéquation des systèmes aux objectifs et aux besoins des
décideurs comme des utilisateurs
Manager les SI : notion d’alignement stratégique
• Exemple d’alignement : Ryanair et la création du modèle d’affaires low cost dans le secteur
aérien
– Objectifs stratégiques : stratégie de volume, bas coûts, et yield management = adaptation
fine du prix aux fluctuations de la demande
– Système d’information permettant suivi temps réel des taux de remplissage, et mise à jour
des tarifs, suppression des billets…
– Système d’organisation permettant la cohérence des dimensions stratégiques et
informationnelles : maîtrise des canaux, absence de points de vente physique
• Evolution ultérieure du modèle : nécessité de points d’accès depuis les moteurs et
comparateurs
Illustration : le cas Chronopost
• Filiale de La Poste avec développement à l’international
– 97% du CA en BtoB ou BtoC
– Influence des démarches des concurrents
• Stratégie d’entreprise : plan stratégique « Préférence Client » avec levier du service client
• Promesse : transformation de l’expérience client, avec objectifs de fidélisation et de
satisfaction
• Programmes d’action pour la Direction de la Relation Client
– Simplification du parcours client : amélioration des processus
– Adaptation de l’offre par connaissance fine du client : CRM
– Déploiement de solutions de self care
• Alignement stratégique : faire coïncider intentions stratégiques, leviers d’action et
dispositifs/outils SI
– Outil « ScanPSM » : suivi des étapes de livraison dans BDD
– Multiplicité de projets Service Client en Ligne (SCL) : Colioutai (visualisation temps réel par
SIG), Predict (instruction de livraison)…
– Connaissance des clients par outil CRM : Salesforce
• Difficultés : transformation des métiers en interne (digitalisation), nécessité
d’accompagnement du changement
Gouvernance du SI
• Ensemble des mesures mis en place dans une organisation permettant d’assurer le bon
fonctionnement et le contrôle du SI
• Focalisation sur les performances (qualités et valeur économique du SI), la gestion des
ressources et la gestion des risques
• 3 composants majeurs
– Architecture du SI : définition globale de l’infrastructure, des configurations matérielle et
logicielle, choix des applications…
– Processus du SI : mécanismes opérationnels, choix de développement, maintenance,
contrôle/supervision…
– Compétences internes du SI : formation, KM…
Modèles de qualité
• Modèle McCall pour la qualité logicielle
– Définition de 11 facteurs de qualité pour évaluer la valeur d’une solution informatique
– Facteurs de qualité
• Exploitation de l’application : conformité aux besoins, fiabilité, efficacité, intégrité, facilité
d’emploi • Évolution de l’application : maintenabilité, souplesse, testabilité
• Adaptabilité de l’application : portabilité, réutilisabilité, interopérabilité
• Modèle ISO 9126
– Évolution de la norme ISO 9000
– Caractéristiques de qualité regroupées en 6 catégories
• Capacité fonctionnelle
• Fiabilité
• Facilité d’utilisation
• Rendement
• Maintenabilité
• Portabilité
Management des risques SI
• Objectifs (« CIA ») de la sécurité des SI
– Confidentialité (Confidentiality) : offre d’un niveau satisfaisant d’accès et de préservation
des données sensibles
– Intégrité (Integrity): mise à disposition de données de qualité dans les temps et espaces
prévus
– Disponibilité (Availability): garantie du fonctionnement des outils pour la continuité des
services aux utilisateurs
– Traçabilité : garantie d’une chaîne de suivi conservée et exploitable (« Preuve ») des
accès et tentatives d’accès aux ressources
Gestion de l’information et Digitalisation de l’entreprise
Définition Intérêts et limites
LES ERP
Définition d’un ERP
▪ Enterprise Resource Planning (Progiciels de Gestion Intégrés ou PGI)
▪ Solution logicielle utilisée par plusieurs entreprises ayant des problématiques similaires,
avec une adaptation limitée aux spécificités
▪ Architecture en modules pré-intégrés pour les différents besoins (comptabilité, logistique,
gestion du personnel, formation…) partageant en temps réel les mêmes données
Caractéristiques des ERP
• Degré d’intégration : capacité à fournir à l’ensemble de l’entreprise une image intégrée de
l’information = unique, intègre, cohérente
• Couverture opérationnelle : capacité à fédérer de manière transversale les différents
processus de gestion dans différents domaines de l’entreprise
Partage par plusieurs applications modulaires d’une même base de données par un
moteur de workflow
Acteurs majeurs : SAP, Oracle, IBM, Salesforce…
Avantages et inconvénients des solutions ERP
Avantages
• Intégration () des processus
• Cohérence, intégrité et fiabilité des informations
• Disponibilité et maturité de la solution
• Rationalisation des coûts sur l’ensemble des modules (économies d’échelle faites
par l’éditeur)
Inconvénients
• Complexité de mise en œuvre
• Coût d’investissement élevé (dont coûts d’accompagnement et formation)
• Caractère inadapté du périmètre fonctionnel
• Maturité préalable nécessaire du SI (connaissance des processus)
• Pouvoir d’influence de l’éditeur (lock-in)
Evolutions et attentes autour des ERP
▪ Business Intelligence / décisionnel : intégration de modules décisionnels traitant d’autres
sources que les données de l’ERP
▪ Mobilité : adaptation des fonctionnalités aux outils mobiles
▪ Intégration avec les réseaux sociaux
▪ Évolution vers des modèles en SaaS (cloud computing), y compris sur les modalités
financières
Exemple d’ERP : la suite
Progiciel multifonctionnel dominant du marché
Possibilité de développer des applications composites grâce à une plateforme
technique spécifique (SAP NetWeaver)
Fonctionnalités couvertes par 3 grandes familles de modules : logistique, gestion
comptable, ressources humaines
• Logistique : modules de gestion des achats (MM), de la production (PP), des ventes (SD),
de la qualité (QM), de la maintenance (PM)…
• Gestion comptable : modules de contrôle des frais généraux (CO-OM), des coûts par
produits (CO-PC), de suivi des projets (PS)…
• Ressources humaines : module HR, gestion des compétences (PD), recrutement (PB)…
Cas de mise en place : Criteo
Ingénierie des besoins Elaboration de cahier des charges Planification de projet
MANAGEMENT DE PROJETS DIGITAUX
Besoin et demande
▪ Besoin : interne à une organisation/personne, exprimé ou sous-entendu (voire nié)
▪ Demande : expression d’un besoin, peut lui être > ou < en coût/qualité/fonctions
▪ Exigence : prend en compte des contraintes, formulée par le client et acceptée par le
prestataire, mesurable et vérifiable
▪ Spécification : traduction des exigences dans un langage commun pour les expliciter et
éviter les écarts de compréhension
▪ Ingénierie des exigences (Constantinidis, 2011) = Expression des besoins, traitement et
arbitrage des demandes et spécification des exigences
Checklist sur la définition des besoins
Préparation de l’élaboration du cahier des charges
• Définition du concept et des objectifs
• Analyse des parties prenantes
• Définition des catégories d’utilisateurs
• Sélection des représentants des utilisateurs
• Choix des techniques de recueil des besoins
• Définition du périmètre du produit
• Définition des échanges entre le produit et les autres domaines
• Identification des cas d’utilisation
• Élaboration des priorités entre cas d’utilisation
Production du cahier des charges
• Description des cas d’utilisation
• Description des exigences non fonctionnelles
• Description des contraintes
• Modélisation des données
• Définition des exigences fonctionnelles
• Spécification des exigences
Analyse des parties prenantes
Lister toutes personne ayant un intérêt dans le projet ou le livrable
• Donneur d’ordre
• MOA/AMOA
• Utilisateurs
• Concepteurs
• Supports techniques et fonctionnels
Analyser leur impact, pouvoir et influence en lien avec le projet/produit pour
connaître leurs intérêts, détecter des exigences, des risque potentiels, des freins et
savoir qui informer
Grille d’analyse possible
Qu’est-ce qu’un projet ?
▪ Définition ISO10006:2003 : « Processus unique, consistant en un ensemble d’activités
coordonnées et maîtrisées comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but
d’atteindre un objectif conforme à des exigences spécifiques telles que les contraintes de
délais, de coûts et de ressources » ▪ Définition du PMI : « entreprise temporaire décidée pour
obtenir un produit ou un service unique » (Guide du PMBOK)
▪ Définition de l’AFITEP/AFNOR : « un projet vise la satisfaction d’une demande ou d’un
besoin exprimé ou potentiel et présente une novation plus ou moins partielle, nécessitant un
travail d’analyse spécifique et apportant des réponses nouvelles »
Définitions du management de projet
Définition du PMI : «application de connaissances, de compétences, d’outils et de
techniques aux activités d’un projet afin d’en satisfaire les exigences »
Définition de l’AFITEP/AFNOR/ISO10006:2003 : « planification, organisation, suivi,
maîtrise et compte rendu de tous les aspects d’un projet et de la motivation des
personnes impliquées pour atteindre les objectifs du projet »
• Distinction entre les fonctions de direction de projet et de gestion de projet
Le découpage de projet
Découpage temporel : répartition du travail dans le temps, succession d’étapes et de
phases/activités/tâches avec des débuts et des fins prévus, et un livrable par
phase/activité/tâche
• Ensemble ordonné des activités d’un projet = cycle de vie du projet
Intérêts du découpage temporel
• Validation et orientation du projet par le client
• Balisage du déroulement du projet par le chef de projet
Les découpages normalisés
▪ Découpage PBS
▪ Découpage WBS
▪ Découpage OBS
Méthodes de découpage structurel
Les méthodes dites agiles
▪ Développement itératif et incrémental à partir de composants
▪ Importance de la communication entre acteurs du développement
▪ Gestion des exigences et des risques en continu
▪ Recours fréquents aux tests
▪ Fonctionnalité des applications
▪ Acceptation des changements de planning
▪ Méthodes appelées ASD, DSDM, FDD, SCRUM…
Méthode SCRUM
Objectif d’amélioration significative de la productivité du développement
Méthode en 3 phases adaptable hors projet informatique
• Initialisation : élaboration d’un planning détaillé des tâches, fonctionnalités, échéances,
gestion des risques et des coûts, actions de formation
• Sprints : petites équipes travaillant en isolement, avec point d’avancement quotidien, et
démonstration à la MOA en fin de sprint
• Clôture : validation pour mise en production ou itération et réinitialisation
Estimation de la durée des activités
Évaluation des charges = quantité de travail nécessaire pour la réalisation d’une
tâche
• Unité classique : jour/homme
Durée = temps nécessaire à la réalisation d’une opération compte tenu de la
disponibilité des ressources
• Ex : si salarié disponible à mi-temps, durée = charge x 2
Méthodes d’estimation
• À dire d’experts (ex : méthode Delphi)
• Par analogie (expériences passées/projets similaires
• Suivant des paramètres estimés (modélisation)
Ordonnancement du projet
Établissement des contraintes entre activités
Ex : contrainte d’antériorité entre tâches (liaison fin-début)
• « Il faut avoir validé la problématique de mémoire avec son professeur suiveur avant
d’élaborer le plan »
Facilité par une modélisation préalable de l’enchaînement des activités…
Méthodologie de planification : construction du réseau logique de l’enchaînement
des activités et détermination du chemin critique
Méthode PERT : Program Evaluation and Review Technique
• Visualisation de l’enchaînement logique des activités sous forme de graphe
- Activités = nœuds du graphe
- Conditions d’antériorité = arcs du graphe
• Évaluation des dates de début et de fin au plus tôt et au plus tard des activités
• Détermination du chemin critique = parcours du graphe pour lequel les dates au plus tôt et
au plus tard coïncident
Ordonnancement par méthode PERT
Construction du graphe à partir du tableau des activités (activités, durées et
contraintes)
• Activités de 1er niveau = activités sans contrainte d’antériorité
• Activités de 2ème niveau = activités ayant uniquement des contraintes provenant d’activités
de 1er niveau
• Activités de 3ème niveau = activités ayant uniquement des contraintes provenant d’activités
de 1er et/ou de 2ème niveau
• Etc.
Indication sur les nœuds du graphe des dates de début et de fin au plus tôt de
chaque activité
• Date de début au plus tôt d’une activité de rang n = date de fin au plus tôt la plus tardive de
ses antécédents + 1
• Date de fin au plus tôt d’une activité = date de début au plus tôt de l’activité + durée – 1
Indication sur les nœuds du graphe des dates de début et de fin au plus tard de
chaque activité
• Parcours du graphe depuis la fin du projet
• Date de fin au plus tard d’une activité = minimum des dates de début au plus tard des
activités suivantes – 1
• Date de début au plus tard d’une activité = Date de fin au plus tard de l’activité
– durée de l’activité +1
Mesure des marges disponibles pour chaque activité = écart entre date au plus tôt
et date au plus tard
Détermination du chemin critique = activités sur lesquelles toute prise de retard
entraîne un retard pour l’ensemble du projet
A partir du diagramme PERT, représentation du projet sous forme de planning de
Gantt
Illustration : ordonnancement d’un projet de construction
M. Cappelletti envisage un agrandissement de son domicile. L’analyse des activités
nécessaires à la réalisation du projet fait apparaître le découpage suivant:
• Élaboration des plans avec l’architecte et le maître d’œuvre et signature du contrat : 15
jours.
• Instruction du permis de construire : 90 jours. Indispensable au démarrage de la
construction. Nécessite les plans de l’architecte.
• Préparation du chantier = commande des matériaux, livraison sur site, déménagement du
mobilier : 7 jours. Indispensable au démarrage de la construction. Nécessite la signature du
contrat.
• Gros œuvre = charpente, maçonnerie, conduites de fluides et électricité, couverture : 45
jours. Nécessite fin de la préparation de chantier et obtention du permis de construire.
Indispensable au démarrage du second œuvre.
• Second œuvre = plâtrerie, peintures, poses des prises électriques : 15 jours. Nécessite fin
du gros œuvre. Indispensable au démarrage des finitions.
• Finitions = nettoyage, reprises des peintures : 3 jours. Nécessite fin du second œuvre.
Indispensable à la clôture du chantier.
• Remise en place du mobilier : 1 jour. Nécessite fin du second œuvre. Indispensable à la
clôture du chantier.
Modélisation des données Modélisation des processus : BPMN
ANALYSE ET CONCEPTION DES SYSTÈMES D’INFORMATION
(ACSI)
Analyse et Conception des SI
▪ Analyse: décomposition
▪ Conception: représentation
▪ Système: ensemble d’éléments coordonnés
▪ Information: renseignement
▪ ACSI: décomposition et modélisation d’ensembles structurés d’informations
• … avec but d’automatisation (informatisation) du passage des données au résultat
▪ Bonnes pratiques
• Commencer par la description des grandes lignes
• Valider auprès des utilisateurs et des décideurs
• Avoir une démarche itérative ▪ Pièges à éviter
• Penser qu’un modèle est d’autant plus juste qu’il est détaillé
• Faire un modèle sans savoir à qui on veut le montrer
• Confondre modèle et réalité…
Illustration d’utilisation : les BDDR
▪ Base de données relationnelle : BD où les données visibles par l’utilisateur sont organisées
sous forme de tables de données
▪ SGBD/SGBDR : ensemble de logiciels permettant de définir, relier, valider, stocker, mettre
à jour, traiter, interroger, diffuser le contenu d’une BD/BDR
• Ensemble de logiciels systèmes permettant stockage et interrogation dans une BD
• Outil permettant de modéliser et gérer les données d’une organisation
▪ Exemples de produits :
• Oracle Database 11g/12c, MS SQL Server 2012, IBM DB2
• Sybase, Informix
• MySQL, PostgreSQL, SQLite
• MS Access, Base (OpenOffice, LibreOffice)
Mots-clés de la modélisation entité-association
▪ Entité ▪ Association ▪ Propriété ▪ Attribut ▪ Table ▪ Donnée
▪ Identifiant ▪ Clé ▪ Mutiplicité ▪ Contrainte ▪ Requête
Conception d’une BDD avec l’approche entité-association
▪ 3 phases pour la création d ’une base via la modélisation entité-association
• Conception « papier » ou assistée (Access, MySQLWorkbench, Modelio,
PowerAMC, Bizagi, JMerise…)
• Création et saisie ou migration des données
• Utilisation
Introduction à la modélisation de processus
▪ Processus : « ensemble d’activités corrélées ou interactives qui transforment des éléments
d’entrée en éléments de sortie » (définition ISO)
▪ Modéliser un processus = représenter une séquence ordonnée d’activités de production /
communication / contrôle, et les ressources et acteurs prenant part à ces activités, visant
l’atteinte d’un objectif
▪ Notions-clés à comprendre avant de modéliser
• Activité • Ressource • Acteur • Événement • Résultat • Objectif
▪ Activité = action, unité de travail réalisée au cours d’un processus
▪ Ressource = moyen informationnel, financier ou matériel utilisé par une activité, non
transformé par l’activité
▪ Acteur = personne, entité ou application ayant la responsabilité de la réalisation d’une
activité
▪ Événement = phénomène influençant par sa survenue le déroulement d’une activité (ex :
événement déclencheur d’une activité)
▪ Résultat = concrétisation de la réalisation d’une activité, pouvant être un événement, une
ressource ou une entrée pour une autre activité
▪ Objectif = visée d’un processus, concrétisation de l’ensemble des résultats des activités le
composant
▪ Modélisation de processus possible avec des formalismes variés
▪ Ex : modèle organisationnel des traitements (Merise), diagramme de séquence (UML),
diagramme d’activités (UML), logigramme, BPMN
▪ BPMN : Business Process Modeling and Notation = modèle et notation de processus
métier (notation graphique)
Stratégies et innovation dans les modèles d’affaires Bonnes pratiques en SEO
MODÈLES ET MÉTHODES POUR LES STRATÉGIES DIGITALES
Stratégie et innovation dans les modèles d’affaires
▪ Détermination des espaces stratégiques : la stratégie « Océan Bleu » (Kim, Mauborgne,
2005)
• Recherche de sorties des marchés ultra-concurrentiels et de la dichotomie
domination par les coûts / différenciation
• Diagnostic par un canevas stratégique : identification d’un nombre réduit de
facteurs-clés de succès (ex : prix / qualité de service / distribution / image de
marque…)
• Quatre options ERAC sur chaque variable : Eliminer / Réduire / Augmenter / Créer
Ex : marché des tablettes et proposition de valeur de l’iPad
▪ Stratégies d’innovation frugale
• « L’innovation Jugaad », Radjou & al., 2013
• Recherche d’opportunités par diagnostic de problème, identification des facteurs
bloquants ou limitants, techniques de créativité
• Réutilisation et combinaison de ressources existantes, réduction des frais de
structure par mutualisation ou coopération (ex : espaces de co-working)
• Recherche de simplicité (MVP), agilité et droit à l’erreur/échec
Stratégies digitales et méthode des 6C (Cazals, 2015)
▪ Comprendre : phase de diagnostic, avec recours aux grilles d’analyse et méthodes
classiques, avec adaptation des variables à analyser
▪ Cibler : identification des publics visés (analyse des acteurs)
▪ Choisir : définition des objectifs
▪ Concevoir : logique de projet transversal
▪ Convertir : attraction des cibles (utilisateurs, clients) = rôle du marketing digital (inbound
marketing) ▪ Changer : accompagnement du changement
Convertir et attirer des cibles
▪ Stratégies de SEO = Search Engine Optimization
• Objectif d’apparition dans les résultats les plus élevés de référencement naturels
• 60% des internautes cliquent sur l’un des trois premiers résultats
• Alternative : paiement pour apparition dans les résultats sponsorisés (SEM = Search
Engine Marketing)
Convertir et attirer des cibles
▪ Quelques bonnes pratiques dans une stratégie de SEO
• Identification de mots-clés pertinents (ex : avec [Link] ou les outils
webmaster Google)
• Détermination des critères de recherche des visiteurs actuels (ex : HubSpot Sources)
• Choix de mots-clés spécifiques (« long-tail keywords »)
• Ajout des mots-clés et des noms d’entreprise dans les titres de page
• Ajout des mots-clés dans les URL et les descriptions
▪ Quelques bonnes pratiques dans une stratégie de SEO
• Ajout de liens entre les pages du site et vers des ressources extérieures
• Mise en place de versions pour mobile du site Internet
• Développement de relations avec des sites faisant autorité et pointant vers le site
• Présence sur différents réseaux sociaux